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Les ingredients: une bonne ville – du dénivelé mais pas que – du module urbain – un nid d’artistes contemporains urbains un rien alternatifs, ces messieurs de la politique d’accord pour un tel concept. C’est San Francisco qui a gagné ouéééééé. Le concept? Unir l’art et la matière, le fixie en l’occurrence, pour un monde beau et sportif. L’injustice? Seul le sport est recompensé. Fixie il y a donc dans les deux activités: piste, ou parcours, et freestyle. Piste ou parcours, comme dérivé du job de coursier, et freestyle comme freestyle. Le contest réuni 60 participants d’un peu partout. Au niveau des artistes contemporains urbains un rien alternatifs, la section piste ou parcours s’est vu embellie et anoblie de la signature de Mark et Ilana Spector. Les modules de l’éphémère fixie park sont signés Jeremy Witek, et c’est le collectif constitué d’Aaron De La Cruz, Erik Otto, N8 Van Dyke et Arlo Eisenberg qui se sont chargés des illustrations.

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La belle histoire. Belle histoire il y a eu, vu que c’est justement un jadis coursier, Jason Clary, qui a masterié sur le parcours, alors que personne n’aurait parié un copec sur lui. A juste titre. Il n’a eu la possibilité de participer au contest qu’en tant que remplacant. C’est son experience du bike urbain, sa fluidité requise dans le traffic, ses réflexes ultra rapides qui en incombent et sa façon de se jouer des modules urbains qui lui ont fait prendre le dessus dans ce parcours très technique, mettant une sévère pâtée aux vrais cyclistes, athlètes de prénom. En freestyle, ca devient carrément chaud bouillant. Pignon fixe, pas de frein, le free du style prend toute sa signification dans son aspect le plus brut. Le back flip sublimé par Kohei «Kozo» Fuji d’Osaka, au Japon, est ainsi une vraie première mais surtout une vraie performance. La foule, exatique, envahit le spot et le porte au nue. Genial. Du spectateur spontané. Enfin. Kohei n’a fini que second, le style et la fluidité de Matt Reyers / Gilroy ont fait la différence. Ils le dissent tous: “notre plus belle recompense est d’avoir pu d’une part évaluer notre niveau face à des mecs qui viennent des quatres coins du monde. De pouvoir s’imprégner de leur style, leur technique, leur approche de la discipline. On travaillait chacun dans notre coin de monde sur notre vision du freestyle et là, de se retrouver avec chacun sa technique, c’était juste énorme.” Conclusion: énergie débordante, spontanéité, sale gosse attitude, des figures à inventer chaque jour… Cette effervescence autour de l’évolution d’un nouveau sport nous manque un chouillat. Et ça c’est la troisième et la meilleure raison de parler de ce concept. http://www.redbullusa.com/cs/Satellite/en_US/Red-Bull-Ride/001242989113783

Gustav Mag No20 / FR  

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