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Live act Kasabian (Brit de chez Brit) Ce sont 4 beaux gosses originaires de Leicester, avec des barbes, des slims et des franges. British de chez british quoi, et qui balancent des riffs lourds, obsédants et réguliers, pour un rock qui pompe volontiers dans l’électro ou le vintage. Avec trois albums et 12 ans d’existence, ceux qu’on positionne volontiers à côté de Blur ou d’Oasis ont tourné, l’année dernière, en première partie du groupe Muse. De quoi faire leurs armes pour envoyer la purée lors de leur live du vendredi. Kaiser Chiefs (God save the Queen) Les raisons d’aller voir Kaiser Chiefs en concert: 3 Brit Awards 2006, dont celui du meilleur concert, sa Majesté la Reine, Ruby Ruby Ruby Ruby !, un nouvel album sorti en juin, dont on peut choisir les 10 morceaux sur 20 proposés en se rendant sur leur site internet, l’honorable 7e place de Leeds United après leur retour en ligue Championship, leur unique concert en Suisse au Gurten, I-pre-dict-a-riot !, le costard et la chemise jaune poussin de Ricky Wilson sur scène, parce qu’on aime de plus en plus I love you less and less.

Bloody Beatroots Death Crew 77 (Betteraves sanglantes) Le style musical des italiens de Bloody Beatroots Death Crew 77 est d’une désarmante simplicité: Électro acide-punk à tendance progressive (un soupçon de house), voguant sporadiquement dans les remix french touch, déviant parfois sur l’electroclash (on peut d’ailleurs se demander, comme sur Wikipédia, l’électroclash est «éphémère ou syncrétique»). Accessoirement, ça tabasse dans ta face, guitare-batterie-basse, samples agressifs et masques de Venom (il serait d’ailleurs judicieux de se demander si l’utilisation de masques par les DJ’s est «éphémère ou syncrétique»). Trentemoeller (Minimal qui vient du froid) Le DJ danois Trentemoller fait partie de ceux qui peuvent se maintenir sur la durée, tout en se renouvelant avec des projets frais. Depuis 1997, le DJ tape dans l’electronica, la techno ou la progressive. En 2006, il sort sont premier album, «The Last Resort», chez le label electro Poker Flat Recordings. Ceci après toute une série d’EP’s qui font le tour des remix et des radios, et un son qui flirte tant avec la transe que le new wave. Depuis lors, il est l’une des références de la minimal dansante et inclassable.

Découvertes 77 Bombay Street (Folk « up in the sky ») Les 77 Bombay Street ce sont quatre frangins originaires de Bâle, fan de Sergent Pepper au point de porter des costumes inspirés de la mythique pochette. Et comme les Beatles ne suffisent pas aux jeunes de nos jours, ils revendiquent aussi l’influence des Beach Boys. Agés de 20 à 28 ans, tous ont vécu à Adélaïde durant deux ans, à l’adresse… 77 Bombay Street. A leur retour, fini la ville: direction Scharans, dans le canton des Grisons. Le groupe de folk-rock ne sera pas dépaysé le vendredi sur la colline du Gurten, sur la Waldbühne. 7 dollar taxi (Brit, pas de chez Brit) Tous les ingrédients sont là. Des petites gueules de college students, la nonchalence presque tête à claques du chanteur, des pantalons trop serrés, des chemises à lignes ou à carreaux et un léger accent UK. On est comme chez sa Majesté la Reine. Sauf que les gosses viennent de Lucerne, ils ne savent pas que «dollar» prend un «s» au pluriel. Les 4 gamins écument tout de même les scènes helvétiques pour tourner leurs trois albums, dont le dernier, «Well, it’s about time», est sorti cette année.

Gustav Mag No20 / FR  

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