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- 2015 WORKSHOP PHOTOGRAPHIQUE Centre Culturel Franco-Nigérien Jean Rouch à Niamey, Niger 09 > 20.02.2015

KOUDJINA EN HÉRITAGES bureau@myop.fr Tel: +33 1 42 33 82 35

PHILIPPE GUIONIE

guioniep@wanadoo.fr 33 (0) 6 09 39 70 29 www.philippe-guionie.com


Après deux workshops photographiques réalisés à Niamey en 2012 et 2013, le photographe français Philippe Guionie est revenu au Niger en février 2015 dans le cadre d’un nouveau projet : rendre un hommage inédit au célèbre photographe nigérien Philippe Koudjina Ayi décédé en 2014 en accompagnant pendant 15 jours une sélection de photographes nigériens dont la plupart sont issus de cette double formation initiale. Célèbre chroniqueur des nuits “folles” à Niamey dans les années 70, Philippe Koudjina Ayi est l’auteur d’une oeuvre remarquable. Durant cet atelier, chaque stagiaire a produit une série autour d’un thème traité à l’époque par Philippe Koudjina Ayi : les fêtes, le monde de la nuit, le portrait en studio, le portrait documentaire en situation, la vie quotidienne,… Chaque série ainsi réalisée constitue à la fois un hommage singulier à ce célèbre photographe nigérien et un regard d’auteur sur les multiples facettes du Niger contemporain.

© François Mouriès


BIOGRAPHIE

Historien de formation, Philippe Guionie revendique une photographie documentaire autour des thèmes de la mémoire et des constructions identitaires. Son mode principal de figuration est le portrait. Son postulat photographique : poser des visages sur des mémoires humaines qui n’en ont pas, en associant souvent photographies et enregistrements sonores. Philippe Guionie écrit en photographie une histoire humaine et l’inscrit dans le temps, celui de la mémoire partagée et celui du temps présent. Auteur de plusieurs ouvrages - “Anciens combattants africains”, “Un petit coin de paradis” (Les Imaginayres/Diaphane, 2006), “Africa-America” (Diaphane, 2006) & “Swimming in the black sea” (Filigranes éditions, 2014) ses sujets personnels sont présentés dans des galeries et festivals, en France et à l’étranger (Rencontres d’Arles, festival ImageSingulières à Sète, galerie du Château d’Eau à Toulouse, galerie Polka à Paris, Tbilisi Photo festival en Géorgie, instituts culturels français en Afrique et réseau des alliances françaises en Amérique du Sud, ...). Lauréat de plusieurs prix photographiques dont le Prix Roger Pic 2008 pour la série “le tirailleur et les trois fleuves”, il est chargé des cours de sémiologie de l’image à l’école de formation de la photographie et du multimédia (ETPA) à Toulouse. Il encadre de nombreux workshops en France (Rencontres d’Arles) et à l’étranger. Membre de l’agence Myop depuis 2009, Philippe Guionie est représenté par la galerie Polka à Paris. Membre de l’agence Myop depuis 2009 Représenté par la galerie Polka (Paris) depuis 2011 Enseignant à l’ETPA Toulouse depuis 2008 Maître de stage aux Rencontres d’Arles depuis 2012


Philippe Koudjina

ARCHIVES

Célèbre chroniqueur des nuits “folles” à Niamey dans les années 60 et 70, Philippe Koudjina Ayi est l’auteur d’une oeuvre remarquable et pourtant encore largement méconnue. Il est décédé en 2014.

Philippe Koudjina par Didier Frappier


Apsatou Bagaya TOTEMS

Les portraits d’Apsatou Bagaya sont d’une étrangeté déconcertante. Ils nous interrogent sur la nature même du sujet photographié. Pourtant, même si les visages et les corps sont cachés au regard du spectateur, ces portraits décontextualisés racontent une histoire bien singulière, celles de jeunes étudiantes nigériennes, photographiées chaque matin sur le campus de l’Université Abdou Moumouni à Niamey. En recréant les conditions d’un studio photographique in situ (portraits réalisés sur fond blanc), Apsatou nous propose un arrêt sur images inédit sur les modes de représentation de la femme nigérienne contemporaine à un moment où ce pays sahélien est traversé par de nombreuses tensions sociales et religieuses.


Oumarou Kadry LES NUITS D’OUMAROU

Philippe Koudjina Ayi était le célèbre chroniqueur des nuits “folles” à Niamey dans les années 60 et 70. Cinquante ans plus tard, Oumarou Kadry revisite à sa façon la vie nocturne de Niamey en associant flous évanescents, formes improbables et couleurs suggestives.


Souley Abdoulaye MONOLITHES

Frontalité et netteté sont les deux mots d’ordre de Souley Abdoulaye dans cette série intitulée «Monolithes». Sur le mode de l’inventaire systématique (même cadrage, même distance au sujet), Souley photographie les nombreuses carcasses de véhicules en tout genre, abandonnées dans les quartiers périphériques de la capitale : automobile, camion, tracteur,… proposant ainsi un regard décalé à la fois sur le quotidien de la population et son espace environnant. A y regarder de plus près, le propos du photographe est bien plus précis. En photographiant systématiquement les carcasses en état de décomposition avancée, à mi-chemin entre abandon et revisitation par les actions conjuguées de l’Homme et de la Nature, Souley nous propose une chorégraphie urbaine improbable. Chaque photographie est le constat d’une performance visuelle, le tableau vivant d’une réalité urbaine marquée par l’emprise du temps. Le temps qui déforme la matière et détourne les formes géométriques de leur sens originel. En adoptant plastiquement les codes de la photographie de paysage et de patrimoine, la série «Monolithes» nous invite à nous questionner sur le temps qui passe.


Dourfaye Zourkalleyni

NIAMEY BLUES

«Niamey Blues» est un voyage unique au coeur de Niamey, au coeur de la nuit. Peu ou prou de présence humaine mais quelques silhouettes à connotation iconique. Les photographies de Dourfaye sont floues pour la plupart. Peu importe car le propos n’est pas de restituer fidèlement l’architecture débridée ou l’agitation urbaine de Niamey mais d’en proposer un regard subjectif dans une sorte de temps suspendu. Dourfaye nous laisse deviner la ville où il a grandi et où il vit aujourd’hui. Il photographie le réel pour mieux en proposer une vision irréelle, sensible et distanciée. Il photographie comme il vit. A l’instinct. Cette série s’inscrit pleinement dans la grande famille des photographes au regard d’auteur. Suggérer à défaut de vouloir tout montrer. Donner à voir. Une invitation aux rêves.


Tagaza Djibo FACES

La série «Faces» est une déclaration d’amour à la femme nigérienne. Tagaza Djibo nous en montre la subtile beauté à travers le filtre du voile religieux, à la fois frontière interdite et sujet de toutes les curiosités. Dans un face-à-face frontal et respectueux, son regard focalise sur les visages, représentés partiellement ou en totalité. Pas totalement net, pas réellement flou, ces portraits atemporels, interrogent autant l’existence même de ces femmes que leur anonymat dans la sphère publique.


Ousmane Ibrahim RYTHMES URBAINS

Serait-ce les pas d’un géant ? Cette série «Rythmes urbains» réalisée par Ousmane Ibrahim nous interpelle au premier regard. Où suis-je ?. Nous n’avons pas l’habitude de voir la ville de cette manière. Vu du sol, le monde est différent. Ousmane nous en propose ici quelques extraits tels les morceaux choisis d’une chorégraphie urbaine encore incomplète. Il nous montre Niamey comme personne l’avait dévoilé avant lui. En assumant un point de vue photographique fort et singulier, il revisite chaque geste de la vie quotidienne avec malice et audace.


PARTENAIRES © Stan Akamah


MAKING OF


- 2015 -

PHILIPPE GUIONIE - tous droits réservés guioniep@wanadoo.fr Tél:33(0)609397029 w w w. p h i l i p p e - g u i o n i e . c o m Photographe membre de l’agence Myop

bureau@myop.fr Tel: +33 1 42 33 82 35

Koudjina en héritages  

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