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points forts par univers l’univers de la fantaisie et du flou

L’univers de la séduction et de la fantaisie ne cesse de parfaire et d’ajuster poids et comportements à de nouveaux emplois, adaptés aux modes de vie contemporains. Les manteaux et pièces à manches s’animent sans limite, la laine s’immisce ou s’impose dans la soierie, les dentelles et broderies. L’air emplit et allège les tissus en volumes épaissis, boursouflés, exacerbés pour de savantes combinaisons de matérialité et de malléabilité. Dans tous les métiers, la brillance se fait vibrante, plastique ou assourdie. Les décors se partagent entre abstraction organique et graphismes complexes. décors : d’une part, une nature en pleine métamorphose inspire des décors informels entre mimétisme et effets de matières imaginaires. Impressions marbrées, jacquards granuleux, digressions animalières ou minéralogiques, dentelles sismiques, broderies griffonnées, bouillonnées, organiques. En contradiction, le décor risque la grandiloquence, le géant se transforme en dessins envahissants, les échelles sont outrées, les dentelles « grand siècle », les soieries précieuses sont modernisées par des dessins hors tradition et la broderie ose les accumulations, les applications sur bases décorées. L’impression affiche ses références artistiques en citant peintres, illustrateurs et artistes d’aujourd’hui et d’hier. Les graphismes hybrident nature et géométrie, les contrastes sont tempérés pour ne jamais être agressifs. Les motifs ultra codés cachemire, foulard et exotisme, sont traités avec humour et ironie, manipulés avec une virtuosité grinçante. manteaux : le manteau adopte le décor avec gourmandise. Les lainages épais se brodent généreusement ou sont sculptés de structures visibles, de nids d’abeilles géants, de jacquards extravertis. Combinant volume et légèreté, les gaufrés, matelassés et reliefs gonflés suggèrent des formes inédites et des emplois sans doublure. La brillance se fait plastique ou oxydée. Les laines s’animent de fils cellophane, se couvrent de transparences vinyles ou évoquent le métal patiné. Les tweeds et laines cardées s’attendrissent pour des formes déstructurées et enveloppantes recherchant l’épaisseur sans le poids. Plus irrévérencieux les carreaux frôlent l’excentricité, ultra graphiques ou méchamment bouillis. ensembles : les poids medium alliés à une densité légèrement augmentée visent les ensembles composés de robes et manteaux. La laine et la soie multiplient leurs connivences : en jacquards bi-matières, gaufrés géométriques, reliéfés écorce, sandwich précieux, ou tissages gonflants à la fois cosy et vaporeux. Les structures des ottomans et des armurés soyeux sont amplifiées et surlignées. Les métallisés unis ou jacquards sont oxydés, charbonnés, les changeants sont noircis. Les lamés et brocards évoquent des carrosseries sophistiquées, des carapaces de scarabée animées de graphismes somptueusement modernisés. Un esprit couture 40 s’exprime en tissages brouillés, moulinés et tweedés soyeux, rythmés de mini géométriques rétro pour des tailleurs au volume gonflant ultra féminin. robes et petites pièces : les robes et les blouses s’ouvrent à la sophistication des dentelles chaleureuses ou synthétiques invitant à des emplois au quotidien, à des superpositions et des détournements. Le décor se place résolument en base ou en détail ouvragé. Les soies aux effets laqués, les aspects mouillés et les crêpes trouvent leur interprétation en maille et en chaîne et trame assortis de comportements plombants ou lavés pour des robes ou des tops. La maille joue la carte de la brillance discrète avec des jerseys aux étincelles sous jacentes. La légèreté laine s’impose dans les petites pièces avec des voiles brumeux, des étamines délicatement bouillies ou opacifiées, des mailles à la finesse chaleureuse et suave, des jeux de points liseuse ou trou-trou.

l’univers de l’élégance, du formel, du structuré

L’univers de la distinction et du tailoring emprunte des chemins déterminés vers une mode sous influence couture d’un côté, et une élégance douce et décontractée de l’autre. Au delà du visible, les tissus intériorisent toute leur richesse dans les comportements et les touchers, matières à sculpter, à modeler. Ils suggèrent de véritables partis pris pour des vêtements aux lignes arrondies ou anguleuses, des silhouettes réservées ou exacerbées. Au masculin comme au féminin, maille et chaîne et trame cultivent l’ambiguïté. Les chemises s’assombrissent en jouant le total look ou créent subtilement le décalage avec des rythmes ou des contrastes affirmés. manteaux : toute la force d’expression textile s’incarne dans le manteau : les réversibles mettent en scène des doubles jeux de matières ou de couleurs, alternant discrétion et fantaisie. Les doubles tissages et mailles s’épaississent jusqu’à des poids pardessus. La douceur est extrême avec des cachemires et des alpagas presque suaves, des poilus et brossés profondément moelleux. Les bouillis et les mailles feutrées sont écrasés, compressés pour des cabans endurcis. Les cotons aux visuels lustrés ou satinés sont resserrés, hermétiquement clos. La technicité chic est affirmée avec des synthétiques purs ou en mélanges qui assument leur toucher et leur craquant spécifiques. vestes : une influence uniforme avec des tricotines, covers et mailles laine/coton resserrés, pour des mains presque dures. Les flanelles, rayures tennis, et Prince de Galles élégants adoptent des visuels fondus et des finissages délicatement lavés. Les tweeds et shetlands sont assouplis et dessinés de carreaux aux coloriages paisibles. Franchement maltraités, des bouillis bruts aux surfaces légèrement grumeleuses font ressortir les oppositions de matières, laine, coton ou lin. Consistance et souplesse s’associent en doubles crêpes et tissages à la rondeur épaisse pour des vestes et paletots au féminin. costumes et tailleurs : une noblesse hi-tech se profile au travers de laines compactes aux touchers secs ou glacés, presque techniques. Une élasticité tonique enrichit la fluidité des mélanges laine/ polyamide ou viscose. La finesse touche à la performance avec des légèretés parfaitement opaques, des flanelles duveteuses, des laines superfines aux brossages effleurés. Les draperies masculines jouent l’archétype du sérieux : fils à fils microscopiques, rayures simplissimes, performances invisibles. robes et jupes : des lainages clairement féminins et des poids spécifiques, ciblés sur la robe avec des crêpes de laine, des mélanges viscose fluides et chaleureux, des brillances glacées ou satinées, des petits bicolores esprit 40, des jerseys et interlocks à utiliser comme du chaîne et trame. chemises : toujours plus fins, toujours plus chics, denses et légers, les cotons s’approchent de touchers soyeux avec des mercerisés impeccables et des aspects glacés. Les dessins se miniaturisent jusqu’aux faux-unis, imitant la draperie avec des fils à fils ou des micro pieds de poule aux coloriages optiquement grisés, tandis que plus audacieusement, les rayures aux contrastes forts s’amusent de rythmes scandés ou désynchronisés. La maille fine, bloquée et mercerisée, se frotte à l’élégance city. petites pièces maille : avec toujours plus de finesse, les dessins s’apparentent aux faux-unis avec des effets de fil à fil et des mini géométriques. Pied de nez à la tradition, les losanges s’amusent de jeux d’échelle, se recomposent placés et jouent les coloriages extra doux. doublures : pour s’allier toujours mieux à l’évolution des matières, les doublures se font performantes, stretch, easy care ou anti bactériennes. Pour jouer la surprise et le contraste, luisances métallisés, dessins extravagants, rayures spectaculaires n’attendent que le décalage.

focus homme travestir la discrétion : détourner le chic des mélanges gris, flanelles, vigoureux et fils à fils pour un véritable total look. Faire avec le manteau, le costume, la chemise et le polo des tons sur tons quasiment maniaques. jouer les ambiguïtés : élire l’imperfection au rang de perfection et allier l’impeccable au décontracté, le net au généreusement brouillé. Soigner les finitions dans le brut et traiter négligemment le strict. Associer dans la silhouette la chicissime chemise aux lainages gonflants, en maille ou chaîne et trame.

l’univers du casualwear, du sportswear et du jeanswear

L’univers du relax poursuit sa quête de raffinement en favorisant les connexions entre attitude décontractée et exigence de qualité. Plus que jamais, les poids, les touchers et les comportements visent la justesse pour des produits équilibrés, construits avec douceur et sans raideur. Le coton se fait complice des synthétiques, la consistance s’allie à la suavité, les armures se dessinent discrètement et la matité gagne du terrain. Les visuels draperie assument une identité clairement cotonnière et sportswear. Les aspects bitume s’imposent transversalement en denim, coton et maille avec une luisance assourdie et des touchers caoutchouteux. La maille allie confort et fantaisie en flirtant avec des poids veste ou blouson. slacks : l’influence draperie génère des dessins aux multiples interprétations : clairement contrastés avec des petits carreaux country et tattersall à l’anglaise ou discrètement fondus. Avec netteté et douceur, les cotons et velours arborent des surfaces impeccables aux armures imperceptibles. Ils s’adoucissent de finissages émerisés, subtilement blanchis, se réchauffent d’une touche de laine. Les tissages irréguliers laissent affleurer les irrégularités de fils pour des visuels bruts et des mains douces. La brillance est synthétique, sous-jacente, atténuée par des armures couvrantes ou des finissages émerisés. pièces à manches et outerwear : le coton se met au service du confort et de la protection. Technique et 100 % naturel, imperméable grâce à des traitements imperceptibles, mœlleux et généreux avec des moleskines et des velours à grosses côtes, compact et doux avec des doubles faces façon caban. Les mailles s’imposent en poids veste et blouson avec des interlocks ou des doubles laineux. Une luisance technique habille les coton/polyamide qui jouent les contrastes tactiles, opposant envers grattés et endroits lisses et glacés. La brillance plastique s’exprime avec des vinyles et vernis craquelés jouant l’ambiguïté entre animal et minéral. denim : le denim poursuit sa quête du chic avec des visuels nets presque comme de la draperie, des armures denses et couvrantes jusqu’aux satins, des finissages « flanelle » et de vrais mélanges laine en touche pour réchauffer sans perdre l’identité denim. Du raffinement en contraste, avec des indigo au verso couleur ou brillant, pour soigner l’envers du vêtement ou les revers. Flirtant avec le brut, les tissages mettent en valeur les irrégularités de fils et jouent les fibres aux caractères forts, lin, soie sauvage ou même banane. chemises et surchemises : variations déterminées autour du carreau : tartans redimensionnés en tout petit ou très grand, mouchoirs assombris ou carreaux évidés aux coloriages adoucis et rehaussés de touches de fraîcheur. Des cotons aux finissages décontractés ou surteints. En impression, pour les chemises et petites pièces, des fleuris remplis aux coloriages assourdis, des mini géométriques et des motifs Art Nouveau. sweat et petites pièces maille : la maille relax fait la part belle aux mélanges nobles et visuels raffinés. La laine se marie au coton en doubles faces alliant chaleur à l’extérieur et confort à même la peau. Elle se mêle à la viscose pour des mailles onctueuses, et pousse le luxe jusqu’au 100 % cachemire. Les jerseys s’affinent jusqu’au translucide pour des superpositions et combinaisons de couleurs gourmandes. Denses et flexibles, les cotons favorisent une élasticité poussée pour des produits aux lignes galbées. Question décor, la simplicité bicolore des rayures marinières se sophistique de duos de couleurs assourdies, chinées et unies.

déjouer la rigueur : détourner les codes des tissus aux allures d’uniformes pour des vêtements aux formes décalées. Cabans de marin, capotes militaire, tricotines réglementaires, vêtements de fonction pacifiés par l’ingénuité colorée des petites pièces, quadrillées ou fleuries. assumer les contrastes : cultiver l’art de la surprise des dessus dessous. Dessiner avec assurance des silhouettes aux noirceurs précieuses qui s’animent de contrastes de couleurs franches. Dévoiler sous les pardessus aux reflets d’asphalte, des costumes nerveux et des chemises aux accents graphiques forts et osés.

l’univers du sport, de la technique, de la performance

L’univers de l’actif et de la technicité, qu’elle soit sportive, beach ou lingerie, confirme son enthousiasme pour les recherches les plus pointues dédiées à la performance et aux enjeux environnementaux. Les exigences esthétiques sont aussi de plus en plus importantes et porteuses de différence. La nature, source du plaisir sportif, demande le respect et la réciprocité, la mode impose des produits séduisants, innovants et fantaisie. Les technologies les plus avancées se mettent au service des aspects visuels et des comportements recherchés, les matières visent fonctionnalité et protection sur mesure : selon les destinations produits, l’extensibilité est ciblée confort ou ressort, les poids et les comportements oscillent entre légèreté et densité. outdoor/pièces de dessus : un sport actif au visuel très urbain où nature et technologie s’associent pour le meilleur : la laine se dope de fibres thermiques ou de contrecollages et membranes performants, les denims et cotons adoptent des fonctionnalités climatiques et/ou imperméables pour un usage adapté aux sports de glisse. Pour les renforts et vêtements de protection, les synthétiques haute résistance adoptent une allure soignée, une flexibilité confortable, des armures nettement dessinées jusqu’à de discrets jeux de mat et brillant damassés. L’esprit soierie s’installe dans l’outerwear avec des imper changeants et des carreaux fils teints d’esprit taffetas, des brillances métallisées, brossées ou poudrées. Les poids plume craquants se parent de reflets laqués pour des produits à ouatiner ou à matelasser. Pour les pièces intermédiaires qui peuvent se porter dessus ou dessous, l’ultra stretch vise la performance en s’additionnant avec des produits membranés, contrecollés, windproof, respirants et/ou imper. Doubles faces et softshells jouent l’alliance technologie/confort avec des synthétiques protecteurs aux envers chaleureux. Les polaires sont complexes, enrichies de fonctions imper, respirantes ou ennoblies de laine pour plus de moelleux et de chaleur. pièces de dessous, sous vêtement, beachwear : toujours plus de performance adaptée à un usage à même la peau : climatique, thermique, anti bactérien, séchage rapide. Pour le beachwear les fonctions anti UV et anti chlore sont proposées sur des mailles gainantes, graphiques en ton sur ton pour les jacquards, ou toniques pour les impression et rayures. lingerie : des matières aux fonctionnalités parfaitement adaptées qui s’intègrent avec discrétion au profit du bien-être et du confort. La lingerie oscille entre la technicité affichée ou la douceur plus intimiste. Les visuels se font discrets, les rayures sont miniaturisées et neutres. Les dentelles corseterie sont ultra fines et s’amusent de fleurs piquantes et délicates.

LY O N 2 0 B O U L E VA R D E U G È N E D E R U E L L E 6 9 4 3 2 LY O N C E D E X 3 F R A N C E T É L : 3 3 [ 0 ] 4 7 2 6 0 6 5 0 0 / FA X : 3 3 [ 0 ] 4 7 2 6 0 6 5 0 9 PA R I S 7 R U E D U PA S T E U R WA G N E R 7 5 0 1 1 PA R I S F R A N C E T É L : 3 3 [ 0 ] 1 4 4 7 4 3 2 5 0 / FA X : 3 3 [ 0 ] 1 4 4 7 4 3 2 6 0

les innovations matières, les réalisations textiles : envisager l’avenir du produit dès sa création, anticiper sur chacune des étapes de sa fabrication jusqu’à sa disparition, avec les fibres naturelles ou synthétiques, recyclables ou recyclées. La famille des fibres respectueusement issues de la nature s’agrandit : banane, noix de coco, maïs, soja, papier, kapok, algues, lait, ou chitine de crustacés.

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l’esprit de la saison ambivalence S’engouffrer dans la dualité avec l’énergie de ses atouts et de ses richesses. Trouver l’accord entre l’intime et le superficiel, le personnel et le public, le pudique et le débridé. Satisfaire simultanément le besoin d’essentiel et l’envie de frivolité. Soigner l’apparence à l’extrême tout en cultivant ses jardins secrets. Multiplier les étincelles de contacts entre le visible et le caché, l’intérieur et l’extérieur. Se délecter des affinités entre le quotidien et l’exceptionnel, l’ironie et la perfection, l’esthétique et l’éthique. S’amuser des ambiguïtés entre le diffus et le net, troubler la réalité de chinés perturbés de netteté. Ecouter les confidences troublées des tissus, aux structures brouillées de fils généreux et contrastés, ou de brossages déterminés. S’envoûter d’ombres bénéfiques et délicates, parer les tissus de brumes blanchies pour mieux révéler leurs matières. Mettre à jour ses hésitations et ses perplexités avec des dessins griffonnés, griffés, vacillants. Cultiver les connivences entre animal et végétal, avec des laines infiltrées de lin, de chanvre, de coton ou de papier pour exalter des comportements et des touchers inédits. Entretenir les confusions et créer des êtres mutants et des animaux hybrides avec des soieries matelassées, des jacquards aux volumes luisants, des laines mouillées aux carapaces souples. Jouer les énigmes en augmentant les confusions entre maille et chaîne et trame. Savourer les complicités entre noirceur et couleurs, faire vibrer les papillons en pleine nuit pour des changeants exaltants, des noirceurs mystérieuses et éclatantes. S’enivrer de digressions étranges et laisser éclater au grand jour des dessins déviants, divagants. Assumer la force du tout, pour combler l’apparence, le confort et l’esthétique avec des réversibles parfaits, des doubles faces aux couleurs, aspects, et dessins contrastés, ou insidieusement opposés.

alchimie S’émouvoir des transformations de la matière et se plonger dans la puissance du vivant. S’inspirer des métamorphoses, naturelles ou provoquées, pour retranscrire la beauté du bouillonnement, de la fusion, de la dispersion. Chercher l’harmonie dans le chaos, déconstruire pour reconstruire, modifier pour embellir. Expérimenter avec passion les mutations du brut pour atteindre l’exception visuelle et tactile.

Une saison pour inventer le réel de demain et écrire avec le tissu des fables contemporaines. Unir amoureusement la matérialité textile à l’air pour affirmer l’alchimie d’une mode construite sans carcan. Accentuer la déchirure pour prendre son envol avec toute la légèreté du coloré, du dense et du suave. Jouer des ambiguïtés de l’ultra monochrome ou du contraste extrême. Travestir la discrétion en énergie prospective. Détourner les axes et digresser avec anachronisme. Croiser la souplesse, frôler le brut et rendre généreusement visible. Tenir avec confiance le fil imaginaire de la création pour réaliser les possibles.

Plonger dans les turbulences de la nature pour s’envelopper dans des tissus aux surfaces tourmentées, striées, veinées. Parer le temps d’éternité pour fossiliser les gaufrages et gélifier les motifs. S’emparer des visuels du végétal pour les transformer en feutrés aux volumes aléatoires. Jouer sur les forces de l’improbable pour dépasser le connu avec des jacquards, mailles et dentelles soufflés et généreux. S’appuyer sur les irrégularités des fils et des matières pour se lover dans une rusticité décalée, avec des cotons costauds, des laines aux brossages sophistiqués ou des mailles évanescentes. Exacerber les touchers rudes et piquants des laines sèches et des crêpes. S’approcher de la dureté visuelle des bouillis pour donner aux militaires des parfums romantiques avec des draps brossés en désordre, des draperies chauffées, des feutres bosselés. Se plonger dans les changements d’états de la matière fluide et parfaire les bouillonnements en moires improbables. Cultiver le versatile des reflets liquides, et figer dans les tissus des ombres polluées, avec des soieries onctueuses aux épaisseurs coulantes, des denims et cotons aux enductions visqueuses ou aux reflets cuir. Se transformer en chercheur de pépite et capter le fugitif d’oxydations irréelles, de substances merveilleuses avec des tweeds, des broderies et des impressions mouvantes.

anticipation Se projeter au-delà du connu et adopter une approche futuriste et poétique. Opter pour l’anachronisme qui bouscule les logiques et invite aux décalages et dérivations inspirantes. S’ancrer dans le présent pour se projeter et rêver d’une réalité autre, encore floue, en devenir. S’appuyer sur l’énergie optimiste de l’imaginaire pour découvrir des tissus qui initient le vêtement autrement. Tenter de mettre les technologies au profit de l’imagination pour provoquer des complicités entre recherche esthétique et scientifique, entre bio et industriel. S’appuyer sur le visible pour prendre son envol et ouvrir les voies entre la plus grande discrétion ou l’emphase. User de toutes les performances pour les adapter à la réalité quotidienne, avec des lainages, draperies et cotons aux fonctions clairement nécessaires et parfaitement invisibles. Parfaire l’esprit synthétique pour l’adapter à la dynamique urbaine avec des tissus denses et lisses, mats et plombants, nettement éloignés des traditionnels reflets luisants. Approcher les contraires et défier les antinomiques avec des tissus à l’épaisseur généreuse mais souple, à la lourdeur intense mais tendre. Sublimer la noblesse de la matière fine pour lui donner le poids de rondeur et la détermination vers l’ampleur. Puiser dans les contradictions et déjouer les impossibles, allier la souplesse au carré, détourner la rigueur des diagonales creusées et des ottomans en placements anachroniques. Jongler avec les divergences entre l’extérieur et l’intérieur, s’égayer de la froideur apparente des doubles faces aux visuels techniques et aux intérieurs chaudement grattés. S’inventer des focales imprévisibles entre le microscopique et le grandiose, en passant des faux unis aux graphiques géants. Les contrastes ne se modulent pas, ils s’affichent, les dessins se font envahissants et les tissus se dématérialisent en voiles vitrifiés. Visualiser la technicité en structures aux excroissances organisées, avec des matelassages et jacquards gonflés, des rembourrages aux reliefs affûtés, des brillances plastiques. Afficher ouvertement ses influences futuristes et s’envelopper dans des tissus aux visuels et aux fonctions techniques, dopés de motifs fantaisie.

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l’esprit de la saison ambivalence S’engouffrer dans la dualité avec l’énergie de ses atouts et de ses richesses. Trouver l’accord entre l’intime et le superficiel, le personnel et le public, le pudique et le débridé. Satisfaire simultanément le besoin d’essentiel et l’envie de frivolité. Soigner l’apparence à l’extrême tout en cultivant ses jardins secrets. Multiplier les étincelles de contacts entre le visible et le caché, l’intérieur et l’extérieur. Se délecter des affinités entre le quotidien et l’exceptionnel, l’ironie et la perfection, l’esthétique et l’éthique. S’amuser des ambiguïtés entre le diffus et le net, troubler la réalité de chinés perturbés de netteté. Ecouter les confidences troublées des tissus, aux structures brouillées de fils généreux et contrastés, ou de brossages déterminés. S’envoûter d’ombres bénéfiques et délicates, parer les tissus de brumes blanchies pour mieux révéler leurs matières. Mettre à jour ses hésitations et ses perplexités avec des dessins griffonnés, griffés, vacillants. Cultiver les connivences entre animal et végétal, avec des laines infiltrées de lin, de chanvre, de coton ou de papier pour exalter des comportements et des touchers inédits. Entretenir les confusions et créer des êtres mutants et des animaux hybrides avec des soieries matelassées, des jacquards aux volumes luisants, des laines mouillées aux carapaces souples. Jouer les énigmes en augmentant les confusions entre maille et chaîne et trame. Savourer les complicités entre noirceur et couleurs, faire vibrer les papillons en pleine nuit pour des changeants exaltants, des noirceurs mystérieuses et éclatantes. S’enivrer de digressions étranges et laisser éclater au grand jour des dessins déviants, divagants. Assumer la force du tout, pour combler l’apparence, le confort et l’esthétique avec des réversibles parfaits, des doubles faces aux couleurs, aspects, et dessins contrastés, ou insidieusement opposés.

alchimie S’émouvoir des transformations de la matière et se plonger dans la puissance du vivant. S’inspirer des métamorphoses, naturelles ou provoquées, pour retranscrire la beauté du bouillonnement, de la fusion, de la dispersion. Chercher l’harmonie dans le chaos, déconstruire pour reconstruire, modifier pour embellir. Expérimenter avec passion les mutations du brut pour atteindre l’exception visuelle et tactile.

Une saison pour inventer le réel de demain et écrire avec le tissu des fables contemporaines. Unir amoureusement la matérialité textile à l’air pour affirmer l’alchimie d’une mode construite sans carcan. Accentuer la déchirure pour prendre son envol avec toute la légèreté du coloré, du dense et du suave. Jouer des ambiguïtés de l’ultra monochrome ou du contraste extrême. Travestir la discrétion en énergie prospective. Détourner les axes et digresser avec anachronisme. Croiser la souplesse, frôler le brut et rendre généreusement visible. Tenir avec confiance le fil imaginaire de la création pour réaliser les possibles.

Plonger dans les turbulences de la nature pour s’envelopper dans des tissus aux surfaces tourmentées, striées, veinées. Parer le temps d’éternité pour fossiliser les gaufrages et gélifier les motifs. S’emparer des visuels du végétal pour les transformer en feutrés aux volumes aléatoires. Jouer sur les forces de l’improbable pour dépasser le connu avec des jacquards, mailles et dentelles soufflés et généreux. S’appuyer sur les irrégularités des fils et des matières pour se lover dans une rusticité décalée, avec des cotons costauds, des laines aux brossages sophistiqués ou des mailles évanescentes. Exacerber les touchers rudes et piquants des laines sèches et des crêpes. S’approcher de la dureté visuelle des bouillis pour donner aux militaires des parfums romantiques avec des draps brossés en désordre, des draperies chauffées, des feutres bosselés. Se plonger dans les changements d’états de la matière fluide et parfaire les bouillonnements en moires improbables. Cultiver le versatile des reflets liquides, et figer dans les tissus des ombres polluées, avec des soieries onctueuses aux épaisseurs coulantes, des denims et cotons aux enductions visqueuses ou aux reflets cuir. Se transformer en chercheur de pépite et capter le fugitif d’oxydations irréelles, de substances merveilleuses avec des tweeds, des broderies et des impressions mouvantes.

anticipation Se projeter au-delà du connu et adopter une approche futuriste et poétique. Opter pour l’anachronisme qui bouscule les logiques et invite aux décalages et dérivations inspirantes. S’ancrer dans le présent pour se projeter et rêver d’une réalité autre, encore floue, en devenir. S’appuyer sur l’énergie optimiste de l’imaginaire pour découvrir des tissus qui initient le vêtement autrement. Tenter de mettre les technologies au profit de l’imagination pour provoquer des complicités entre recherche esthétique et scientifique, entre bio et industriel. S’appuyer sur le visible pour prendre son envol et ouvrir les voies entre la plus grande discrétion ou l’emphase. User de toutes les performances pour les adapter à la réalité quotidienne, avec des lainages, draperies et cotons aux fonctions clairement nécessaires et parfaitement invisibles. Parfaire l’esprit synthétique pour l’adapter à la dynamique urbaine avec des tissus denses et lisses, mats et plombants, nettement éloignés des traditionnels reflets luisants. Approcher les contraires et défier les antinomiques avec des tissus à l’épaisseur généreuse mais souple, à la lourdeur intense mais tendre. Sublimer la noblesse de la matière fine pour lui donner le poids de rondeur et la détermination vers l’ampleur. Puiser dans les contradictions et déjouer les impossibles, allier la souplesse au carré, détourner la rigueur des diagonales creusées et des ottomans en placements anachroniques. Jongler avec les divergences entre l’extérieur et l’intérieur, s’égayer de la froideur apparente des doubles faces aux visuels techniques et aux intérieurs chaudement grattés. S’inventer des focales imprévisibles entre le microscopique et le grandiose, en passant des faux unis aux graphiques géants. Les contrastes ne se modulent pas, ils s’affichent, les dessins se font envahissants et les tissus se dématérialisent en voiles vitrifiés. Visualiser la technicité en structures aux excroissances organisées, avec des matelassages et jacquards gonflés, des rembourrages aux reliefs affûtés, des brillances plastiques. Afficher ouvertement ses influences futuristes et s’envelopper dans des tissus aux visuels et aux fonctions techniques, dopés de motifs fantaisie.

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points forts par univers l’univers de la fantaisie et du flou

L’univers de la séduction et de la fantaisie ne cesse de parfaire et d’ajuster poids et comportements à de nouveaux emplois, adaptés aux modes de vie contemporains. Les manteaux et pièces à manches s’animent sans limite, la laine s’immisce ou s’impose dans la soierie, les dentelles et broderies. L’air emplit et allège les tissus en volumes épaissis, boursouflés, exacerbés pour de savantes combinaisons de matérialité et de malléabilité. Dans tous les métiers, la brillance se fait vibrante, plastique ou assourdie. Les décors se partagent entre abstraction organique et graphismes complexes. décors : d’une part, une nature en pleine métamorphose inspire des décors informels entre mimétisme et effets de matières imaginaires. Impressions marbrées, jacquards granuleux, digressions animalières ou minéralogiques, dentelles sismiques, broderies griffonnées, bouillonnées, organiques. En contradiction, le décor risque la grandiloquence, le géant se transforme en dessins envahissants, les échelles sont outrées, les dentelles « grand siècle », les soieries précieuses sont modernisées par des dessins hors tradition et la broderie ose les accumulations, les applications sur bases décorées. L’impression affiche ses références artistiques en citant peintres, illustrateurs et artistes d’aujourd’hui et d’hier. Les graphismes hybrident nature et géométrie, les contrastes sont tempérés pour ne jamais être agressifs. Les motifs ultra codés cachemire, foulard et exotisme, sont traités avec humour et ironie, manipulés avec une virtuosité grinçante. manteaux : le manteau adopte le décor avec gourmandise. Les lainages épais se brodent généreusement ou sont sculptés de structures visibles, de nids d’abeilles géants, de jacquards extravertis. Combinant volume et légèreté, les gaufrés, matelassés et reliefs gonflés suggèrent des formes inédites et des emplois sans doublure. La brillance se fait plastique ou oxydée. Les laines s’animent de fils cellophane, se couvrent de transparences vinyles ou évoquent le métal patiné. Les tweeds et laines cardées s’attendrissent pour des formes déstructurées et enveloppantes recherchant l’épaisseur sans le poids. Plus irrévérencieux les carreaux frôlent l’excentricité, ultra graphiques ou méchamment bouillis. ensembles : les poids medium alliés à une densité légèrement augmentée visent les ensembles composés de robes et manteaux. La laine et la soie multiplient leurs connivences : en jacquards bi-matières, gaufrés géométriques, reliéfés écorce, sandwich précieux, ou tissages gonflants à la fois cosy et vaporeux. Les structures des ottomans et des armurés soyeux sont amplifiées et surlignées. Les métallisés unis ou jacquards sont oxydés, charbonnés, les changeants sont noircis. Les lamés et brocards évoquent des carrosseries sophistiquées, des carapaces de scarabée animées de graphismes somptueusement modernisés. Un esprit couture 40 s’exprime en tissages brouillés, moulinés et tweedés soyeux, rythmés de mini géométriques rétro pour des tailleurs au volume gonflant ultra féminin. robes et petites pièces : les robes et les blouses s’ouvrent à la sophistication des dentelles chaleureuses ou synthétiques invitant à des emplois au quotidien, à des superpositions et des détournements. Le décor se place résolument en base ou en détail ouvragé. Les soies aux effets laqués, les aspects mouillés et les crêpes trouvent leur interprétation en maille et en chaîne et trame assortis de comportements plombants ou lavés pour des robes ou des tops. La maille joue la carte de la brillance discrète avec des jerseys aux étincelles sous jacentes. La légèreté laine s’impose dans les petites pièces avec des voiles brumeux, des étamines délicatement bouillies ou opacifiées, des mailles à la finesse chaleureuse et suave, des jeux de points liseuse ou trou-trou.

l’univers de l’élégance, du formel, du structuré

L’univers de la distinction et du tailoring emprunte des chemins déterminés vers une mode sous influence couture d’un côté, et une élégance douce et décontractée de l’autre. Au delà du visible, les tissus intériorisent toute leur richesse dans les comportements et les touchers, matières à sculpter, à modeler. Ils suggèrent de véritables partis pris pour des vêtements aux lignes arrondies ou anguleuses, des silhouettes réservées ou exacerbées. Au masculin comme au féminin, maille et chaîne et trame cultivent l’ambiguïté. Les chemises s’assombrissent en jouant le total look ou créent subtilement le décalage avec des rythmes ou des contrastes affirmés. manteaux : toute la force d’expression textile s’incarne dans le manteau : les réversibles mettent en scène des doubles jeux de matières ou de couleurs, alternant discrétion et fantaisie. Les doubles tissages et mailles s’épaississent jusqu’à des poids pardessus. La douceur est extrême avec des cachemires et des alpagas presque suaves, des poilus et brossés profondément moelleux. Les bouillis et les mailles feutrées sont écrasés, compressés pour des cabans endurcis. Les cotons aux visuels lustrés ou satinés sont resserrés, hermétiquement clos. La technicité chic est affirmée avec des synthétiques purs ou en mélanges qui assument leur toucher et leur craquant spécifiques. vestes : une influence uniforme avec des tricotines, covers et mailles laine/coton resserrés, pour des mains presque dures. Les flanelles, rayures tennis, et Prince de Galles élégants adoptent des visuels fondus et des finissages délicatement lavés. Les tweeds et shetlands sont assouplis et dessinés de carreaux aux coloriages paisibles. Franchement maltraités, des bouillis bruts aux surfaces légèrement grumeleuses font ressortir les oppositions de matières, laine, coton ou lin. Consistance et souplesse s’associent en doubles crêpes et tissages à la rondeur épaisse pour des vestes et paletots au féminin. costumes et tailleurs : une noblesse hi-tech se profile au travers de laines compactes aux touchers secs ou glacés, presque techniques. Une élasticité tonique enrichit la fluidité des mélanges laine/ polyamide ou viscose. La finesse touche à la performance avec des légèretés parfaitement opaques, des flanelles duveteuses, des laines superfines aux brossages effleurés. Les draperies masculines jouent l’archétype du sérieux : fils à fils microscopiques, rayures simplissimes, performances invisibles. robes et jupes : des lainages clairement féminins et des poids spécifiques, ciblés sur la robe avec des crêpes de laine, des mélanges viscose fluides et chaleureux, des brillances glacées ou satinées, des petits bicolores esprit 40, des jerseys et interlocks à utiliser comme du chaîne et trame. chemises : toujours plus fins, toujours plus chics, denses et légers, les cotons s’approchent de touchers soyeux avec des mercerisés impeccables et des aspects glacés. Les dessins se miniaturisent jusqu’aux faux-unis, imitant la draperie avec des fils à fils ou des micro pieds de poule aux coloriages optiquement grisés, tandis que plus audacieusement, les rayures aux contrastes forts s’amusent de rythmes scandés ou désynchronisés. La maille fine, bloquée et mercerisée, se frotte à l’élégance city. petites pièces maille : avec toujours plus de finesse, les dessins s’apparentent aux faux-unis avec des effets de fil à fil et des mini géométriques. Pied de nez à la tradition, les losanges s’amusent de jeux d’échelle, se recomposent placés et jouent les coloriages extra doux. doublures : pour s’allier toujours mieux à l’évolution des matières, les doublures se font performantes, stretch, easy care ou anti bactériennes. Pour jouer la surprise et le contraste, luisances métallisés, dessins extravagants, rayures spectaculaires n’attendent que le décalage.

focus homme travestir la discrétion : détourner le chic des mélanges gris, flanelles, vigoureux et fils à fils pour un véritable total look. Faire avec le manteau, le costume, la chemise et le polo des tons sur tons quasiment maniaques.

information mode

jouer les ambiguïtés : élire l’imperfection au rang de perfection et allier l’impeccable au décontracté, le net au généreusement brouillé. Soigner les finitions dans le brut et traiter négligemment le strict. Associer dans la silhouette la chicissime chemise aux lainages gonflants, en maille ou chaîne et trame. l’univers du casualwear, du sportswear et du jeanswear

L’univers du relax poursuit sa quête de raffinement en favorisant les connexions entre attitude décontractée et exigence de qualité. Plus que jamais, les poids, les touchers et les comportements visent la justesse pour des produits équilibrés, construits avec douceur et sans raideur. Le coton se fait complice des synthétiques, la consistance s’allie à la suavité, les armures se dessinent discrètement et la matité gagne du terrain. Les visuels draperie assument une identité clairement cotonnière et sportswear. Les aspects bitume s’imposent transversalement en denim, coton et maille avec une luisance assourdie et des touchers caoutchouteux. La maille allie confort et fantaisie en flirtant avec des poids veste ou blouson. slacks : l’influence draperie génère des dessins aux multiples interprétations : clairement contrastés avec des petits carreaux country et tattersall à l’anglaise ou discrètement fondus. Avec netteté et douceur, les cotons et velours arborent des surfaces impeccables aux armures imperceptibles. Ils s’adoucissent de finissages émerisés, subtilement blanchis, se réchauffent d’une touche de laine. Les tissages irréguliers laissent affleurer les irrégularités de fils pour des visuels bruts et des mains douces. La brillance est synthétique, sous-jacente, atténuée par des armures couvrantes ou des finissages émerisés. pièces à manches et outerwear : le coton se met au service du confort et de la protection. Technique et 100 % naturel, imperméable grâce à des traitements imperceptibles, mœlleux et généreux avec des moleskines et des velours à grosses côtes, compact et doux avec des doubles faces façon caban. Les mailles s’imposent en poids veste et blouson avec des interlocks ou des doubles laineux. Une luisance technique habille les coton/polyamide qui jouent les contrastes tactiles, opposant envers grattés et endroits lisses et glacés. La brillance plastique s’exprime avec des vinyles et vernis craquelés jouant l’ambiguïté entre animal et minéral. denim : le denim poursuit sa quête du chic avec des visuels nets presque comme de la draperie, des armures denses et couvrantes jusqu’aux satins, des finissages « flanelle » et de vrais mélanges laine en touche pour réchauffer sans perdre l’identité denim. Du raffinement en contraste, avec des indigo au verso couleur ou brillant, pour soigner l’envers du vêtement ou les revers. Flirtant avec le brut, les tissages mettent en valeur les irrégularités de fils et jouent les fibres aux caractères forts, lin, soie sauvage ou même banane. chemises et surchemises : variations déterminées autour du carreau : tartans redimensionnés en tout petit ou très grand, mouchoirs assombris ou carreaux évidés aux coloriages adoucis et rehaussés de touches de fraîcheur. Des cotons aux finissages décontractés ou surteints. En impression, pour les chemises et petites pièces, des fleuris remplis aux coloriages assourdis, des mini géométriques et des motifs Art Nouveau. sweat et petites pièces maille : la maille relax fait la part belle aux mélanges nobles et visuels raffinés. La laine se marie au coton en doubles faces alliant chaleur à l’extérieur et confort à même la peau. Elle se mêle à la viscose pour des mailles onctueuses, et pousse le luxe jusqu’au 100 % cachemire. Les jerseys s’affinent jusqu’au translucide pour des superpositions et combinaisons de couleurs gourmandes. Denses et flexibles, les cotons favorisent une élasticité poussée pour des produits aux lignes galbées. Question décor, la simplicité bicolore des rayures marinières se sophistique de duos de couleurs assourdies, chinées et unies.

LY O N 2 0 B O U L E VA R D E U G È N E D E R U E L L E 6 9 4 3 2 LY O N C E D E X 3 F R A N C E T É L : 3 3 [ 0 ] 4 7 2 6 0 6 5 0 0 / FA X : 3 3 [ 0 ] 4 7 2 6 0 6 5 0 9 PA R I S 7 R U E D U PA S T E U R WA G N E R 7 5 0 1 1 PA R I S F R A N C E T É L : 3 3 [ 0 ] 1 4 4 7 4 3 2 5 0 / FA X : 3 3 [ 0 ] 1 4 4 7 4 3 2 6 0 www.premierevision.fr / e-mail : info@premierevision.fr

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déjouer la rigueur : détourner les codes des tissus aux allures d’uniformes pour des vêtements aux formes décalées. Cabans de marin, capotes militaire, tricotines réglementaires, vêtements de fonction pacifiés par l’ingénuité colorée des petites pièces, quadrillées ou fleuries. assumer les contrastes : cultiver l’art de la surprise des dessus dessous. Dessiner avec assurance des silhouettes aux noirceurs précieuses qui s’animent de contrastes de couleurs franches. Dévoiler sous les pardessus aux reflets d’asphalte, des costumes nerveux et des chemises aux accents graphiques forts et osés.

l’univers du sport, de la technique, de la performance

L’univers de l’actif et de la technicité, qu’elle soit sportive, beach ou lingerie, confirme son enthousiasme pour les recherches les plus pointues dédiées à la performance et aux enjeux environnementaux. Les exigences esthétiques sont aussi de plus en plus importantes et porteuses de différence. La nature, source du plaisir sportif, demande le respect et la réciprocité, la mode impose des produits séduisants, innovants et fantaisie. Les technologies les plus avancées se mettent au service des aspects visuels et des comportements recherchés, les matières visent fonctionnalité et protection sur mesure : selon les destinations produits, l’extensibilité est ciblée confort ou ressort, les poids et les comportements oscillent entre légèreté et densité. outdoor/pièces de dessus : un sport actif au visuel très urbain où nature et technologie s’associent pour le meilleur : la laine se dope de fibres thermiques ou de contrecollages et membranes performants, les denims et cotons adoptent des fonctionnalités climatiques et/ou imperméables pour un usage adapté aux sports de glisse. Pour les renforts et vêtements de protection, les synthétiques haute résistance adoptent une allure soignée, une flexibilité confortable, des armures nettement dessinées jusqu’à de discrets jeux de mat et brillant damassés. L’esprit soierie s’installe dans l’outerwear avec des imper changeants et des carreaux fils teints d’esprit taffetas, des brillances métallisées, brossées ou poudrées. Les poids plume craquants se parent de reflets laqués pour des produits à ouatiner ou à matelasser. Pour les pièces intermédiaires qui peuvent se porter dessus ou dessous, l’ultra stretch vise la performance en s’additionnant avec des produits membranés, contrecollés, windproof, respirants et/ou imper. Doubles faces et softshells jouent l’alliance technologie/confort avec des synthétiques protecteurs aux envers chaleureux. Les polaires sont complexes, enrichies de fonctions imper, respirantes ou ennoblies de laine pour plus de moelleux et de chaleur. pièces de dessous, sous vêtement, beachwear : toujours plus de performance adaptée à un usage à même la peau : climatique, thermique, anti bactérien, séchage rapide. Pour le beachwear les fonctions anti UV et anti chlore sont proposées sur des mailles gainantes, graphiques en ton sur ton pour les jacquards, ou toniques pour les impression et rayures. lingerie : des matières aux fonctionnalités parfaitement adaptées qui s’intègrent avec discrétion au profit du bien-être et du confort. La lingerie oscille entre la technicité affichée ou la douceur plus intimiste. Les visuels se font discrets, les rayures sont miniaturisées et neutres. Les dentelles corseterie sont ultra fines et s’amusent de fleurs piquantes et délicates. les innovations matières, les réalisations textiles : envisager l’avenir du produit dès sa création, anticiper sur chacune des étapes de sa fabrication jusqu’à sa disparition, avec les fibres naturelles ou synthétiques, recyclables ou recyclées. La famille des fibres respectueusement issues de la nature s’agrandit : banane, noix de coco, maïs, soja, papier, kapok, algues, lait, ou chitine de crustacés.

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points forts par univers l’univers de la fantaisie et du flou

L’univers de la séduction et de la fantaisie ne cesse de parfaire et d’ajuster poids et comportements à de nouveaux emplois, adaptés aux modes de vie contemporains. Les manteaux et pièces à manches s’animent sans limite, la laine s’immisce ou s’impose dans la soierie, les dentelles et broderies. L’air emplit et allège les tissus en volumes épaissis, boursouflés, exacerbés pour de savantes combinaisons de matérialité et de malléabilité. Dans tous les métiers, la brillance se fait vibrante, plastique ou assourdie. Les décors se partagent entre abstraction organique et graphismes complexes. décors : d’une part, une nature en pleine métamorphose inspire des décors informels entre mimétisme et effets de matières imaginaires. Impressions marbrées, jacquards granuleux, digressions animalières ou minéralogiques, dentelles sismiques, broderies griffonnées, bouillonnées, organiques. En contradiction, le décor risque la grandiloquence, le géant se transforme en dessins envahissants, les échelles sont outrées, les dentelles « grand siècle », les soieries précieuses sont modernisées par des dessins hors tradition et la broderie ose les accumulations, les applications sur bases décorées. L’impression affiche ses références artistiques en citant peintres, illustrateurs et artistes d’aujourd’hui et d’hier. Les graphismes hybrident nature et géométrie, les contrastes sont tempérés pour ne jamais être agressifs. Les motifs ultra codés cachemire, foulard et exotisme, sont traités avec humour et ironie, manipulés avec une virtuosité grinçante. manteaux : le manteau adopte le décor avec gourmandise. Les lainages épais se brodent généreusement ou sont sculptés de structures visibles, de nids d’abeilles géants, de jacquards extravertis. Combinant volume et légèreté, les gaufrés, matelassés et reliefs gonflés suggèrent des formes inédites et des emplois sans doublure. La brillance se fait plastique ou oxydée. Les laines s’animent de fils cellophane, se couvrent de transparences vinyles ou évoquent le métal patiné. Les tweeds et laines cardées s’attendrissent pour des formes déstructurées et enveloppantes recherchant l’épaisseur sans le poids. Plus irrévérencieux les carreaux frôlent l’excentricité, ultra graphiques ou méchamment bouillis. ensembles : les poids medium alliés à une densité légèrement augmentée visent les ensembles composés de robes et manteaux. La laine et la soie multiplient leurs connivences : en jacquards bi-matières, gaufrés géométriques, reliéfés écorce, sandwich précieux, ou tissages gonflants à la fois cosy et vaporeux. Les structures des ottomans et des armurés soyeux sont amplifiées et surlignées. Les métallisés unis ou jacquards sont oxydés, charbonnés, les changeants sont noircis. Les lamés et brocards évoquent des carrosseries sophistiquées, des carapaces de scarabée animées de graphismes somptueusement modernisés. Un esprit couture 40 s’exprime en tissages brouillés, moulinés et tweedés soyeux, rythmés de mini géométriques rétro pour des tailleurs au volume gonflant ultra féminin. robes et petites pièces : les robes et les blouses s’ouvrent à la sophistication des dentelles chaleureuses ou synthétiques invitant à des emplois au quotidien, à des superpositions et des détournements. Le décor se place résolument en base ou en détail ouvragé. Les soies aux effets laqués, les aspects mouillés et les crêpes trouvent leur interprétation en maille et en chaîne et trame assortis de comportements plombants ou lavés pour des robes ou des tops. La maille joue la carte de la brillance discrète avec des jerseys aux étincelles sous jacentes. La légèreté laine s’impose dans les petites pièces avec des voiles brumeux, des étamines délicatement bouillies ou opacifiées, des mailles à la finesse chaleureuse et suave, des jeux de points liseuse ou trou-trou.

l’univers de l’élégance, du formel, du structuré

L’univers de la distinction et du tailoring emprunte des chemins déterminés vers une mode sous influence couture d’un côté, et une élégance douce et décontractée de l’autre. Au delà du visible, les tissus intériorisent toute leur richesse dans les comportements et les touchers, matières à sculpter, à modeler. Ils suggèrent de véritables partis pris pour des vêtements aux lignes arrondies ou anguleuses, des silhouettes réservées ou exacerbées. Au masculin comme au féminin, maille et chaîne et trame cultivent l’ambiguïté. Les chemises s’assombrissent en jouant le total look ou créent subtilement le décalage avec des rythmes ou des contrastes affirmés. manteaux : toute la force d’expression textile s’incarne dans le manteau : les réversibles mettent en scène des doubles jeux de matières ou de couleurs, alternant discrétion et fantaisie. Les doubles tissages et mailles s’épaississent jusqu’à des poids pardessus. La douceur est extrême avec des cachemires et des alpagas presque suaves, des poilus et brossés profondément moelleux. Les bouillis et les mailles feutrées sont écrasés, compressés pour des cabans endurcis. Les cotons aux visuels lustrés ou satinés sont resserrés, hermétiquement clos. La technicité chic est affirmée avec des synthétiques purs ou en mélanges qui assument leur toucher et leur craquant spécifiques. vestes : une influence uniforme avec des tricotines, covers et mailles laine/coton resserrés, pour des mains presque dures. Les flanelles, rayures tennis, et Prince de Galles élégants adoptent des visuels fondus et des finissages délicatement lavés. Les tweeds et shetlands sont assouplis et dessinés de carreaux aux coloriages paisibles. Franchement maltraités, des bouillis bruts aux surfaces légèrement grumeleuses font ressortir les oppositions de matières, laine, coton ou lin. Consistance et souplesse s’associent en doubles crêpes et tissages à la rondeur épaisse pour des vestes et paletots au féminin. costumes et tailleurs : une noblesse hi-tech se profile au travers de laines compactes aux touchers secs ou glacés, presque techniques. Une élasticité tonique enrichit la fluidité des mélanges laine/ polyamide ou viscose. La finesse touche à la performance avec des légèretés parfaitement opaques, des flanelles duveteuses, des laines superfines aux brossages effleurés. Les draperies masculines jouent l’archétype du sérieux : fils à fils microscopiques, rayures simplissimes, performances invisibles. robes et jupes : des lainages clairement féminins et des poids spécifiques, ciblés sur la robe avec des crêpes de laine, des mélanges viscose fluides et chaleureux, des brillances glacées ou satinées, des petits bicolores esprit 40, des jerseys et interlocks à utiliser comme du chaîne et trame. chemises : toujours plus fins, toujours plus chics, denses et légers, les cotons s’approchent de touchers soyeux avec des mercerisés impeccables et des aspects glacés. Les dessins se miniaturisent jusqu’aux faux-unis, imitant la draperie avec des fils à fils ou des micro pieds de poule aux coloriages optiquement grisés, tandis que plus audacieusement, les rayures aux contrastes forts s’amusent de rythmes scandés ou désynchronisés. La maille fine, bloquée et mercerisée, se frotte à l’élégance city. petites pièces maille : avec toujours plus de finesse, les dessins s’apparentent aux faux-unis avec des effets de fil à fil et des mini géométriques. Pied de nez à la tradition, les losanges s’amusent de jeux d’échelle, se recomposent placés et jouent les coloriages extra doux. doublures : pour s’allier toujours mieux à l’évolution des matières, les doublures se font performantes, stretch, easy care ou anti bactériennes. Pour jouer la surprise et le contraste, luisances métallisés, dessins extravagants, rayures spectaculaires n’attendent que le décalage.

focus homme travestir la discrétion : détourner le chic des mélanges gris, flanelles, vigoureux et fils à fils pour un véritable total look. Faire avec le manteau, le costume, la chemise et le polo des tons sur tons quasiment maniaques.

information mode

jouer les ambiguïtés : élire l’imperfection au rang de perfection et allier l’impeccable au décontracté, le net au généreusement brouillé. Soigner les finitions dans le brut et traiter négligemment le strict. Associer dans la silhouette la chicissime chemise aux lainages gonflants, en maille ou chaîne et trame. l’univers du casualwear, du sportswear et du jeanswear

L’univers du relax poursuit sa quête de raffinement en favorisant les connexions entre attitude décontractée et exigence de qualité. Plus que jamais, les poids, les touchers et les comportements visent la justesse pour des produits équilibrés, construits avec douceur et sans raideur. Le coton se fait complice des synthétiques, la consistance s’allie à la suavité, les armures se dessinent discrètement et la matité gagne du terrain. Les visuels draperie assument une identité clairement cotonnière et sportswear. Les aspects bitume s’imposent transversalement en denim, coton et maille avec une luisance assourdie et des touchers caoutchouteux. La maille allie confort et fantaisie en flirtant avec des poids veste ou blouson. slacks : l’influence draperie génère des dessins aux multiples interprétations : clairement contrastés avec des petits carreaux country et tattersall à l’anglaise ou discrètement fondus. Avec netteté et douceur, les cotons et velours arborent des surfaces impeccables aux armures imperceptibles. Ils s’adoucissent de finissages émerisés, subtilement blanchis, se réchauffent d’une touche de laine. Les tissages irréguliers laissent affleurer les irrégularités de fils pour des visuels bruts et des mains douces. La brillance est synthétique, sous-jacente, atténuée par des armures couvrantes ou des finissages émerisés. pièces à manches et outerwear : le coton se met au service du confort et de la protection. Technique et 100 % naturel, imperméable grâce à des traitements imperceptibles, mœlleux et généreux avec des moleskines et des velours à grosses côtes, compact et doux avec des doubles faces façon caban. Les mailles s’imposent en poids veste et blouson avec des interlocks ou des doubles laineux. Une luisance technique habille les coton/polyamide qui jouent les contrastes tactiles, opposant envers grattés et endroits lisses et glacés. La brillance plastique s’exprime avec des vinyles et vernis craquelés jouant l’ambiguïté entre animal et minéral. denim : le denim poursuit sa quête du chic avec des visuels nets presque comme de la draperie, des armures denses et couvrantes jusqu’aux satins, des finissages « flanelle » et de vrais mélanges laine en touche pour réchauffer sans perdre l’identité denim. Du raffinement en contraste, avec des indigo au verso couleur ou brillant, pour soigner l’envers du vêtement ou les revers. Flirtant avec le brut, les tissages mettent en valeur les irrégularités de fils et jouent les fibres aux caractères forts, lin, soie sauvage ou même banane. chemises et surchemises : variations déterminées autour du carreau : tartans redimensionnés en tout petit ou très grand, mouchoirs assombris ou carreaux évidés aux coloriages adoucis et rehaussés de touches de fraîcheur. Des cotons aux finissages décontractés ou surteints. En impression, pour les chemises et petites pièces, des fleuris remplis aux coloriages assourdis, des mini géométriques et des motifs Art Nouveau. sweat et petites pièces maille : la maille relax fait la part belle aux mélanges nobles et visuels raffinés. La laine se marie au coton en doubles faces alliant chaleur à l’extérieur et confort à même la peau. Elle se mêle à la viscose pour des mailles onctueuses, et pousse le luxe jusqu’au 100 % cachemire. Les jerseys s’affinent jusqu’au translucide pour des superpositions et combinaisons de couleurs gourmandes. Denses et flexibles, les cotons favorisent une élasticité poussée pour des produits aux lignes galbées. Question décor, la simplicité bicolore des rayures marinières se sophistique de duos de couleurs assourdies, chinées et unies.

LY O N 2 0 B O U L E VA R D E U G È N E D E R U E L L E 6 9 4 3 2 LY O N C E D E X 3 F R A N C E T É L : 3 3 [ 0 ] 4 7 2 6 0 6 5 0 0 / FA X : 3 3 [ 0 ] 4 7 2 6 0 6 5 0 9 PA R I S 7 R U E D U PA S T E U R WA G N E R 7 5 0 1 1 PA R I S F R A N C E T É L : 3 3 [ 0 ] 1 4 4 7 4 3 2 5 0 / FA X : 3 3 [ 0 ] 1 4 4 7 4 3 2 6 0 www.premierevision.fr / e-mail : info@premierevision.fr

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déjouer la rigueur : détourner les codes des tissus aux allures d’uniformes pour des vêtements aux formes décalées. Cabans de marin, capotes militaire, tricotines réglementaires, vêtements de fonction pacifiés par l’ingénuité colorée des petites pièces, quadrillées ou fleuries. assumer les contrastes : cultiver l’art de la surprise des dessus dessous. Dessiner avec assurance des silhouettes aux noirceurs précieuses qui s’animent de contrastes de couleurs franches. Dévoiler sous les pardessus aux reflets d’asphalte, des costumes nerveux et des chemises aux accents graphiques forts et osés.

l’univers du sport, de la technique, de la performance

L’univers de l’actif et de la technicité, qu’elle soit sportive, beach ou lingerie, confirme son enthousiasme pour les recherches les plus pointues dédiées à la performance et aux enjeux environnementaux. Les exigences esthétiques sont aussi de plus en plus importantes et porteuses de différence. La nature, source du plaisir sportif, demande le respect et la réciprocité, la mode impose des produits séduisants, innovants et fantaisie. Les technologies les plus avancées se mettent au service des aspects visuels et des comportements recherchés, les matières visent fonctionnalité et protection sur mesure : selon les destinations produits, l’extensibilité est ciblée confort ou ressort, les poids et les comportements oscillent entre légèreté et densité. outdoor/pièces de dessus : un sport actif au visuel très urbain où nature et technologie s’associent pour le meilleur : la laine se dope de fibres thermiques ou de contrecollages et membranes performants, les denims et cotons adoptent des fonctionnalités climatiques et/ou imperméables pour un usage adapté aux sports de glisse. Pour les renforts et vêtements de protection, les synthétiques haute résistance adoptent une allure soignée, une flexibilité confortable, des armures nettement dessinées jusqu’à de discrets jeux de mat et brillant damassés. L’esprit soierie s’installe dans l’outerwear avec des imper changeants et des carreaux fils teints d’esprit taffetas, des brillances métallisées, brossées ou poudrées. Les poids plume craquants se parent de reflets laqués pour des produits à ouatiner ou à matelasser. Pour les pièces intermédiaires qui peuvent se porter dessus ou dessous, l’ultra stretch vise la performance en s’additionnant avec des produits membranés, contrecollés, windproof, respirants et/ou imper. Doubles faces et softshells jouent l’alliance technologie/confort avec des synthétiques protecteurs aux envers chaleureux. Les polaires sont complexes, enrichies de fonctions imper, respirantes ou ennoblies de laine pour plus de moelleux et de chaleur. pièces de dessous, sous vêtement, beachwear : toujours plus de performance adaptée à un usage à même la peau : climatique, thermique, anti bactérien, séchage rapide. Pour le beachwear les fonctions anti UV et anti chlore sont proposées sur des mailles gainantes, graphiques en ton sur ton pour les jacquards, ou toniques pour les impression et rayures. lingerie : des matières aux fonctionnalités parfaitement adaptées qui s’intègrent avec discrétion au profit du bien-être et du confort. La lingerie oscille entre la technicité affichée ou la douceur plus intimiste. Les visuels se font discrets, les rayures sont miniaturisées et neutres. Les dentelles corseterie sont ultra fines et s’amusent de fleurs piquantes et délicates. les innovations matières, les réalisations textiles : envisager l’avenir du produit dès sa création, anticiper sur chacune des étapes de sa fabrication jusqu’à sa disparition, avec les fibres naturelles ou synthétiques, recyclables ou recyclées. La famille des fibres respectueusement issues de la nature s’agrandit : banane, noix de coco, maïs, soja, papier, kapok, algues, lait, ou chitine de crustacés.

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points forts par univers l’univers de la fantaisie et du flou

L’univers de la séduction et de la fantaisie ne cesse de parfaire et d’ajuster poids et comportements à de nouveaux emplois, adaptés aux modes de vie contemporains. Les manteaux et pièces à manches s’animent sans limite, la laine s’immisce ou s’impose dans la soierie, les dentelles et broderies. L’air emplit et allège les tissus en volumes épaissis, boursouflés, exacerbés pour de savantes combinaisons de matérialité et de malléabilité. Dans tous les métiers, la brillance se fait vibrante, plastique ou assourdie. Les décors se partagent entre abstraction organique et graphismes complexes. décors : d’une part, une nature en pleine métamorphose inspire des décors informels entre mimétisme et effets de matières imaginaires. Impressions marbrées, jacquards granuleux, digressions animalières ou minéralogiques, dentelles sismiques, broderies griffonnées, bouillonnées, organiques. En contradiction, le décor risque la grandiloquence, le géant se transforme en dessins envahissants, les échelles sont outrées, les dentelles « grand siècle », les soieries précieuses sont modernisées par des dessins hors tradition et la broderie ose les accumulations, les applications sur bases décorées. L’impression affiche ses références artistiques en citant peintres, illustrateurs et artistes d’aujourd’hui et d’hier. Les graphismes hybrident nature et géométrie, les contrastes sont tempérés pour ne jamais être agressifs. Les motifs ultra codés cachemire, foulard et exotisme, sont traités avec humour et ironie, manipulés avec une virtuosité grinçante. manteaux : le manteau adopte le décor avec gourmandise. Les lainages épais se brodent généreusement ou sont sculptés de structures visibles, de nids d’abeilles géants, de jacquards extravertis. Combinant volume et légèreté, les gaufrés, matelassés et reliefs gonflés suggèrent des formes inédites et des emplois sans doublure. La brillance se fait plastique ou oxydée. Les laines s’animent de fils cellophane, se couvrent de transparences vinyles ou évoquent le métal patiné. Les tweeds et laines cardées s’attendrissent pour des formes déstructurées et enveloppantes recherchant l’épaisseur sans le poids. Plus irrévérencieux les carreaux frôlent l’excentricité, ultra graphiques ou méchamment bouillis. ensembles : les poids medium alliés à une densité légèrement augmentée visent les ensembles composés de robes et manteaux. La laine et la soie multiplient leurs connivences : en jacquards bi-matières, gaufrés géométriques, reliéfés écorce, sandwich précieux, ou tissages gonflants à la fois cosy et vaporeux. Les structures des ottomans et des armurés soyeux sont amplifiées et surlignées. Les métallisés unis ou jacquards sont oxydés, charbonnés, les changeants sont noircis. Les lamés et brocards évoquent des carrosseries sophistiquées, des carapaces de scarabée animées de graphismes somptueusement modernisés. Un esprit couture 40 s’exprime en tissages brouillés, moulinés et tweedés soyeux, rythmés de mini géométriques rétro pour des tailleurs au volume gonflant ultra féminin. robes et petites pièces : les robes et les blouses s’ouvrent à la sophistication des dentelles chaleureuses ou synthétiques invitant à des emplois au quotidien, à des superpositions et des détournements. Le décor se place résolument en base ou en détail ouvragé. Les soies aux effets laqués, les aspects mouillés et les crêpes trouvent leur interprétation en maille et en chaîne et trame assortis de comportements plombants ou lavés pour des robes ou des tops. La maille joue la carte de la brillance discrète avec des jerseys aux étincelles sous jacentes. La légèreté laine s’impose dans les petites pièces avec des voiles brumeux, des étamines délicatement bouillies ou opacifiées, des mailles à la finesse chaleureuse et suave, des jeux de points liseuse ou trou-trou.

l’univers de l’élégance, du formel, du structuré

L’univers de la distinction et du tailoring emprunte des chemins déterminés vers une mode sous influence couture d’un côté, et une élégance douce et décontractée de l’autre. Au delà du visible, les tissus intériorisent toute leur richesse dans les comportements et les touchers, matières à sculpter, à modeler. Ils suggèrent de véritables partis pris pour des vêtements aux lignes arrondies ou anguleuses, des silhouettes réservées ou exacerbées. Au masculin comme au féminin, maille et chaîne et trame cultivent l’ambiguïté. Les chemises s’assombrissent en jouant le total look ou créent subtilement le décalage avec des rythmes ou des contrastes affirmés. manteaux : toute la force d’expression textile s’incarne dans le manteau : les réversibles mettent en scène des doubles jeux de matières ou de couleurs, alternant discrétion et fantaisie. Les doubles tissages et mailles s’épaississent jusqu’à des poids pardessus. La douceur est extrême avec des cachemires et des alpagas presque suaves, des poilus et brossés profondément moelleux. Les bouillis et les mailles feutrées sont écrasés, compressés pour des cabans endurcis. Les cotons aux visuels lustrés ou satinés sont resserrés, hermétiquement clos. La technicité chic est affirmée avec des synthétiques purs ou en mélanges qui assument leur toucher et leur craquant spécifiques. vestes : une influence uniforme avec des tricotines, covers et mailles laine/coton resserrés, pour des mains presque dures. Les flanelles, rayures tennis, et Prince de Galles élégants adoptent des visuels fondus et des finissages délicatement lavés. Les tweeds et shetlands sont assouplis et dessinés de carreaux aux coloriages paisibles. Franchement maltraités, des bouillis bruts aux surfaces légèrement grumeleuses font ressortir les oppositions de matières, laine, coton ou lin. Consistance et souplesse s’associent en doubles crêpes et tissages à la rondeur épaisse pour des vestes et paletots au féminin. costumes et tailleurs : une noblesse hi-tech se profile au travers de laines compactes aux touchers secs ou glacés, presque techniques. Une élasticité tonique enrichit la fluidité des mélanges laine/ polyamide ou viscose. La finesse touche à la performance avec des légèretés parfaitement opaques, des flanelles duveteuses, des laines superfines aux brossages effleurés. Les draperies masculines jouent l’archétype du sérieux : fils à fils microscopiques, rayures simplissimes, performances invisibles. robes et jupes : des lainages clairement féminins et des poids spécifiques, ciblés sur la robe avec des crêpes de laine, des mélanges viscose fluides et chaleureux, des brillances glacées ou satinées, des petits bicolores esprit 40, des jerseys et interlocks à utiliser comme du chaîne et trame. chemises : toujours plus fins, toujours plus chics, denses et légers, les cotons s’approchent de touchers soyeux avec des mercerisés impeccables et des aspects glacés. Les dessins se miniaturisent jusqu’aux faux-unis, imitant la draperie avec des fils à fils ou des micro pieds de poule aux coloriages optiquement grisés, tandis que plus audacieusement, les rayures aux contrastes forts s’amusent de rythmes scandés ou désynchronisés. La maille fine, bloquée et mercerisée, se frotte à l’élégance city. petites pièces maille : avec toujours plus de finesse, les dessins s’apparentent aux faux-unis avec des effets de fil à fil et des mini géométriques. Pied de nez à la tradition, les losanges s’amusent de jeux d’échelle, se recomposent placés et jouent les coloriages extra doux. doublures : pour s’allier toujours mieux à l’évolution des matières, les doublures se font performantes, stretch, easy care ou anti bactériennes. Pour jouer la surprise et le contraste, luisances métallisés, dessins extravagants, rayures spectaculaires n’attendent que le décalage.

focus homme travestir la discrétion : détourner le chic des mélanges gris, flanelles, vigoureux et fils à fils pour un véritable total look. Faire avec le manteau, le costume, la chemise et le polo des tons sur tons quasiment maniaques.

information mode

jouer les ambiguïtés : élire l’imperfection au rang de perfection et allier l’impeccable au décontracté, le net au généreusement brouillé. Soigner les finitions dans le brut et traiter négligemment le strict. Associer dans la silhouette la chicissime chemise aux lainages gonflants, en maille ou chaîne et trame. l’univers du casualwear, du sportswear et du jeanswear

L’univers du relax poursuit sa quête de raffinement en favorisant les connexions entre attitude décontractée et exigence de qualité. Plus que jamais, les poids, les touchers et les comportements visent la justesse pour des produits équilibrés, construits avec douceur et sans raideur. Le coton se fait complice des synthétiques, la consistance s’allie à la suavité, les armures se dessinent discrètement et la matité gagne du terrain. Les visuels draperie assument une identité clairement cotonnière et sportswear. Les aspects bitume s’imposent transversalement en denim, coton et maille avec une luisance assourdie et des touchers caoutchouteux. La maille allie confort et fantaisie en flirtant avec des poids veste ou blouson. slacks : l’influence draperie génère des dessins aux multiples interprétations : clairement contrastés avec des petits carreaux country et tattersall à l’anglaise ou discrètement fondus. Avec netteté et douceur, les cotons et velours arborent des surfaces impeccables aux armures imperceptibles. Ils s’adoucissent de finissages émerisés, subtilement blanchis, se réchauffent d’une touche de laine. Les tissages irréguliers laissent affleurer les irrégularités de fils pour des visuels bruts et des mains douces. La brillance est synthétique, sous-jacente, atténuée par des armures couvrantes ou des finissages émerisés. pièces à manches et outerwear : le coton se met au service du confort et de la protection. Technique et 100 % naturel, imperméable grâce à des traitements imperceptibles, mœlleux et généreux avec des moleskines et des velours à grosses côtes, compact et doux avec des doubles faces façon caban. Les mailles s’imposent en poids veste et blouson avec des interlocks ou des doubles laineux. Une luisance technique habille les coton/polyamide qui jouent les contrastes tactiles, opposant envers grattés et endroits lisses et glacés. La brillance plastique s’exprime avec des vinyles et vernis craquelés jouant l’ambiguïté entre animal et minéral. denim : le denim poursuit sa quête du chic avec des visuels nets presque comme de la draperie, des armures denses et couvrantes jusqu’aux satins, des finissages « flanelle » et de vrais mélanges laine en touche pour réchauffer sans perdre l’identité denim. Du raffinement en contraste, avec des indigo au verso couleur ou brillant, pour soigner l’envers du vêtement ou les revers. Flirtant avec le brut, les tissages mettent en valeur les irrégularités de fils et jouent les fibres aux caractères forts, lin, soie sauvage ou même banane. chemises et surchemises : variations déterminées autour du carreau : tartans redimensionnés en tout petit ou très grand, mouchoirs assombris ou carreaux évidés aux coloriages adoucis et rehaussés de touches de fraîcheur. Des cotons aux finissages décontractés ou surteints. En impression, pour les chemises et petites pièces, des fleuris remplis aux coloriages assourdis, des mini géométriques et des motifs Art Nouveau. sweat et petites pièces maille : la maille relax fait la part belle aux mélanges nobles et visuels raffinés. La laine se marie au coton en doubles faces alliant chaleur à l’extérieur et confort à même la peau. Elle se mêle à la viscose pour des mailles onctueuses, et pousse le luxe jusqu’au 100 % cachemire. Les jerseys s’affinent jusqu’au translucide pour des superpositions et combinaisons de couleurs gourmandes. Denses et flexibles, les cotons favorisent une élasticité poussée pour des produits aux lignes galbées. Question décor, la simplicité bicolore des rayures marinières se sophistique de duos de couleurs assourdies, chinées et unies.

LY O N 2 0 B O U L E VA R D E U G È N E D E R U E L L E 6 9 4 3 2 LY O N C E D E X 3 F R A N C E T É L : 3 3 [ 0 ] 4 7 2 6 0 6 5 0 0 / FA X : 3 3 [ 0 ] 4 7 2 6 0 6 5 0 9 PA R I S 7 R U E D U PA S T E U R WA G N E R 7 5 0 1 1 PA R I S F R A N C E T É L : 3 3 [ 0 ] 1 4 4 7 4 3 2 5 0 / FA X : 3 3 [ 0 ] 1 4 4 7 4 3 2 6 0 www.premierevision.fr / e-mail : info@premierevision.fr

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déjouer la rigueur : détourner les codes des tissus aux allures d’uniformes pour des vêtements aux formes décalées. Cabans de marin, capotes militaire, tricotines réglementaires, vêtements de fonction pacifiés par l’ingénuité colorée des petites pièces, quadrillées ou fleuries. assumer les contrastes : cultiver l’art de la surprise des dessus dessous. Dessiner avec assurance des silhouettes aux noirceurs précieuses qui s’animent de contrastes de couleurs franches. Dévoiler sous les pardessus aux reflets d’asphalte, des costumes nerveux et des chemises aux accents graphiques forts et osés.

l’univers du sport, de la technique, de la performance

L’univers de l’actif et de la technicité, qu’elle soit sportive, beach ou lingerie, confirme son enthousiasme pour les recherches les plus pointues dédiées à la performance et aux enjeux environnementaux. Les exigences esthétiques sont aussi de plus en plus importantes et porteuses de différence. La nature, source du plaisir sportif, demande le respect et la réciprocité, la mode impose des produits séduisants, innovants et fantaisie. Les technologies les plus avancées se mettent au service des aspects visuels et des comportements recherchés, les matières visent fonctionnalité et protection sur mesure : selon les destinations produits, l’extensibilité est ciblée confort ou ressort, les poids et les comportements oscillent entre légèreté et densité. outdoor/pièces de dessus : un sport actif au visuel très urbain où nature et technologie s’associent pour le meilleur : la laine se dope de fibres thermiques ou de contrecollages et membranes performants, les denims et cotons adoptent des fonctionnalités climatiques et/ou imperméables pour un usage adapté aux sports de glisse. Pour les renforts et vêtements de protection, les synthétiques haute résistance adoptent une allure soignée, une flexibilité confortable, des armures nettement dessinées jusqu’à de discrets jeux de mat et brillant damassés. L’esprit soierie s’installe dans l’outerwear avec des imper changeants et des carreaux fils teints d’esprit taffetas, des brillances métallisées, brossées ou poudrées. Les poids plume craquants se parent de reflets laqués pour des produits à ouatiner ou à matelasser. Pour les pièces intermédiaires qui peuvent se porter dessus ou dessous, l’ultra stretch vise la performance en s’additionnant avec des produits membranés, contrecollés, windproof, respirants et/ou imper. Doubles faces et softshells jouent l’alliance technologie/confort avec des synthétiques protecteurs aux envers chaleureux. Les polaires sont complexes, enrichies de fonctions imper, respirantes ou ennoblies de laine pour plus de moelleux et de chaleur. pièces de dessous, sous vêtement, beachwear : toujours plus de performance adaptée à un usage à même la peau : climatique, thermique, anti bactérien, séchage rapide. Pour le beachwear les fonctions anti UV et anti chlore sont proposées sur des mailles gainantes, graphiques en ton sur ton pour les jacquards, ou toniques pour les impression et rayures. lingerie : des matières aux fonctionnalités parfaitement adaptées qui s’intègrent avec discrétion au profit du bien-être et du confort. La lingerie oscille entre la technicité affichée ou la douceur plus intimiste. Les visuels se font discrets, les rayures sont miniaturisées et neutres. Les dentelles corseterie sont ultra fines et s’amusent de fleurs piquantes et délicates. les innovations matières, les réalisations textiles : envisager l’avenir du produit dès sa création, anticiper sur chacune des étapes de sa fabrication jusqu’à sa disparition, avec les fibres naturelles ou synthétiques, recyclables ou recyclées. La famille des fibres respectueusement issues de la nature s’agrandit : banane, noix de coco, maïs, soja, papier, kapok, algues, lait, ou chitine de crustacés.

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points forts par univers l’univers de la fantaisie et du flou

L’univers de la séduction et de la fantaisie ne cesse de parfaire et d’ajuster poids et comportements à de nouveaux emplois, adaptés aux modes de vie contemporains. Les manteaux et pièces à manches s’animent sans limite, la laine s’immisce ou s’impose dans la soierie, les dentelles et broderies. L’air emplit et allège les tissus en volumes épaissis, boursouflés, exacerbés pour de savantes combinaisons de matérialité et de malléabilité. Dans tous les métiers, la brillance se fait vibrante, plastique ou assourdie. Les décors se partagent entre abstraction organique et graphismes complexes. décors : d���une part, une nature en pleine métamorphose inspire des décors informels entre mimétisme et effets de matières imaginaires. Impressions marbrées, jacquards granuleux, digressions animalières ou minéralogiques, dentelles sismiques, broderies griffonnées, bouillonnées, organiques. En contradiction, le décor risque la grandiloquence, le géant se transforme en dessins envahissants, les échelles sont outrées, les dentelles « grand siècle », les soieries précieuses sont modernisées par des dessins hors tradition et la broderie ose les accumulations, les applications sur bases décorées. L’impression affiche ses références artistiques en citant peintres, illustrateurs et artistes d’aujourd’hui et d’hier. Les graphismes hybrident nature et géométrie, les contrastes sont tempérés pour ne jamais être agressifs. Les motifs ultra codés cachemire, foulard et exotisme, sont traités avec humour et ironie, manipulés avec une virtuosité grinçante. manteaux : le manteau adopte le décor avec gourmandise. Les lainages épais se brodent généreusement ou sont sculptés de structures visibles, de nids d’abeilles géants, de jacquards extravertis. Combinant volume et légèreté, les gaufrés, matelassés et reliefs gonflés suggèrent des formes inédites et des emplois sans doublure. La brillance se fait plastique ou oxydée. Les laines s’animent de fils cellophane, se couvrent de transparences vinyles ou évoquent le métal patiné. Les tweeds et laines cardées s’attendrissent pour des formes déstructurées et enveloppantes recherchant l’épaisseur sans le poids. Plus irrévérencieux les carreaux frôlent l’excentricité, ultra graphiques ou méchamment bouillis. ensembles : les poids medium alliés à une densité légèrement augmentée visent les ensembles composés de robes et manteaux. La laine et la soie multiplient leurs connivences : en jacquards bi-matières, gaufrés géométriques, reliéfés écorce, sandwich précieux, ou tissages gonflants à la fois cosy et vaporeux. Les structures des ottomans et des armurés soyeux sont amplifiées et surlignées. Les métallisés unis ou jacquards sont oxydés, charbonnés, les changeants sont noircis. Les lamés et brocards évoquent des carrosseries sophistiquées, des carapaces de scarabée animées de graphismes somptueusement modernisés. Un esprit couture 40 s’exprime en tissages brouillés, moulinés et tweedés soyeux, rythmés de mini géométriques rétro pour des tailleurs au volume gonflant ultra féminin. robes et petites pièces : les robes et les blouses s’ouvrent à la sophistication des dentelles chaleureuses ou synthétiques invitant à des emplois au quotidien, à des superpositions et des détournements. Le décor se place résolument en base ou en détail ouvragé. Les soies aux effets laqués, les aspects mouillés et les crêpes trouvent leur interprétation en maille et en chaîne et trame assortis de comportements plombants ou lavés pour des robes ou des tops. La maille joue la carte de la brillance discrète avec des jerseys aux étincelles sous jacentes. La légèreté laine s’impose dans les petites pièces avec des voiles brumeux, des étamines délicatement bouillies ou opacifiées, des mailles à la finesse chaleureuse et suave, des jeux de points liseuse ou trou-trou.

l’univers de l’élégance, du formel, du structuré

L’univers de la distinction et du tailoring emprunte des chemins déterminés vers une mode sous influence couture d’un côté, et une élégance douce et décontractée de l’autre. Au delà du visible, les tissus intériorisent toute leur richesse dans les comportements et les touchers, matières à sculpter, à modeler. Ils suggèrent de véritables partis pris pour des vêtements aux lignes arrondies ou anguleuses, des silhouettes réservées ou exacerbées. Au masculin comme au féminin, maille et chaîne et trame cultivent l’ambiguïté. Les chemises s’assombrissent en jouant le total look ou créent subtilement le décalage avec des rythmes ou des contrastes affirmés. manteaux : toute la force d’expression textile s’incarne dans le manteau : les réversibles mettent en scène des doubles jeux de matières ou de couleurs, alternant discrétion et fantaisie. Les doubles tissages et mailles s’épaississent jusqu’à des poids pardessus. La douceur est extrême avec des cachemires et des alpagas presque suaves, des poilus et brossés profondément moelleux. Les bouillis et les mailles feutrées sont écrasés, compressés pour des cabans endurcis. Les cotons aux visuels lustrés ou satinés sont resserrés, hermétiquement clos. La technicité chic est affirmée avec des synthétiques purs ou en mélanges qui assument leur toucher et leur craquant spécifiques. vestes : une influence uniforme avec des tricotines, covers et mailles laine/coton resserrés, pour des mains presque dures. Les flanelles, rayures tennis, et Prince de Galles élégants adoptent des visuels fondus et des finissages délicatement lavés. Les tweeds et shetlands sont assouplis et dessinés de carreaux aux coloriages paisibles. Franchement maltraités, des bouillis bruts aux surfaces légèrement grumeleuses font ressortir les oppositions de matières, laine, coton ou lin. Consistance et souplesse s’associent en doubles crêpes et tissages à la rondeur épaisse pour des vestes et paletots au féminin. costumes et tailleurs : une noblesse hi-tech se profile au travers de laines compactes aux touchers secs ou glacés, presque techniques. Une élasticité tonique enrichit la fluidité des mélanges laine/ polyamide ou viscose. La finesse touche à la performance avec des légèretés parfaitement opaques, des flanelles duveteuses, des laines superfines aux brossages effleurés. Les draperies masculines jouent l’archétype du sérieux : fils à fils microscopiques, rayures simplissimes, performances invisibles. robes et jupes : des lainages clairement féminins et des poids spécifiques, ciblés sur la robe avec des crêpes de laine, des mélanges viscose fluides et chaleureux, des brillances glacées ou satinées, des petits bicolores esprit 40, des jerseys et interlocks à utiliser comme du chaîne et trame. chemises : toujours plus fins, toujours plus chics, denses et légers, les cotons s’approchent de touchers soyeux avec des mercerisés impeccables et des aspects glacés. Les dessins se miniaturisent jusqu’aux faux-unis, imitant la draperie avec des fils à fils ou des micro pieds de poule aux coloriages optiquement grisés, tandis que plus audacieusement, les rayures aux contrastes forts s’amusent de rythmes scandés ou désynchronisés. La maille fine, bloquée et mercerisée, se frotte à l’élégance city. petites pièces maille : avec toujours plus de finesse, les dessins s’apparentent aux faux-unis avec des effets de fil à fil et des mini géométriques. Pied de nez à la tradition, les losanges s’amusent de jeux d’échelle, se recomposent placés et jouent les coloriages extra doux. doublures : pour s’allier toujours mieux à l’évolution des matières, les doublures se font performantes, stretch, easy care ou anti bactériennes. Pour jouer la surprise et le contraste, luisances métallisés, dessins extravagants, rayures spectaculaires n’attendent que le décalage.

focus homme travestir la discrétion : détourner le chic des mélanges gris, flanelles, vigoureux et fils à fils pour un véritable total look. Faire avec le manteau, le costume, la chemise et le polo des tons sur tons quasiment maniaques.

information mode

jouer les ambiguïtés : élire l’imperfection au rang de perfection et allier l’impeccable au décontracté, le net au généreusement brouillé. Soigner les finitions dans le brut et traiter négligemment le strict. Associer dans la silhouette la chicissime chemise aux lainages gonflants, en maille ou chaîne et trame. l’univers du casualwear, du sportswear et du jeanswear

L’univers du relax poursuit sa quête de raffinement en favorisant les connexions entre attitude décontractée et exigence de qualité. Plus que jamais, les poids, les touchers et les comportements visent la justesse pour des produits équilibrés, construits avec douceur et sans raideur. Le coton se fait complice des synthétiques, la consistance s’allie à la suavité, les armures se dessinent discrètement et la matité gagne du terrain. Les visuels draperie assument une identité clairement cotonnière et sportswear. Les aspects bitume s’imposent transversalement en denim, coton et maille avec une luisance assourdie et des touchers caoutchouteux. La maille allie confort et fantaisie en flirtant avec des poids veste ou blouson. slacks : l’influence draperie génère des dessins aux multiples interprétations : clairement contrastés avec des petits carreaux country et tattersall à l’anglaise ou discrètement fondus. Avec netteté et douceur, les cotons et velours arborent des surfaces impeccables aux armures imperceptibles. Ils s’adoucissent de finissages émerisés, subtilement blanchis, se réchauffent d’une touche de laine. Les tissages irréguliers laissent affleurer les irrégularités de fils pour des visuels bruts et des mains douces. La brillance est synthétique, sous-jacente, atténuée par des armures couvrantes ou des finissages émerisés. pièces à manches et outerwear : le coton se met au service du confort et de la protection. Technique et 100 % naturel, imperméable grâce à des traitements imperceptibles, mœlleux et généreux avec des moleskines et des velours à grosses côtes, compact et doux avec des doubles faces façon caban. Les mailles s’imposent en poids veste et blouson avec des interlocks ou des doubles laineux. Une luisance technique habille les coton/polyamide qui jouent les contrastes tactiles, opposant envers grattés et endroits lisses et glacés. La brillance plastique s’exprime avec des vinyles et vernis craquelés jouant l’ambiguïté entre animal et minéral. denim : le denim poursuit sa quête du chic avec des visuels nets presque comme de la draperie, des armures denses et couvrantes jusqu’aux satins, des finissages « flanelle » et de vrais mélanges laine en touche pour réchauffer sans perdre l’identité denim. Du raffinement en contraste, avec des indigo au verso couleur ou brillant, pour soigner l’envers du vêtement ou les revers. Flirtant avec le brut, les tissages mettent en valeur les irrégularités de fils et jouent les fibres aux caractères forts, lin, soie sauvage ou même banane. chemises et surchemises : variations déterminées autour du carreau : tartans redimensionnés en tout petit ou très grand, mouchoirs assombris ou carreaux évidés aux coloriages adoucis et rehaussés de touches de fraîcheur. Des cotons aux finissages décontractés ou surteints. En impression, pour les chemises et petites pièces, des fleuris remplis aux coloriages assourdis, des mini géométriques et des motifs Art Nouveau. sweat et petites pièces maille : la maille relax fait la part belle aux mélanges nobles et visuels raffinés. La laine se marie au coton en doubles faces alliant chaleur à l’extérieur et confort à même la peau. Elle se mêle à la viscose pour des mailles onctueuses, et pousse le luxe jusqu’au 100 % cachemire. Les jerseys s’affinent jusqu’au translucide pour des superpositions et combinaisons de couleurs gourmandes. Denses et flexibles, les cotons favorisent une élasticité poussée pour des produits aux lignes galbées. Question décor, la simplicité bicolore des rayures marinières se sophistique de duos de couleurs assourdies, chinées et unies.

LY O N 2 0 B O U L E VA R D E U G È N E D E R U E L L E 6 9 4 3 2 LY O N C E D E X 3 F R A N C E T É L : 3 3 [ 0 ] 4 7 2 6 0 6 5 0 0 / FA X : 3 3 [ 0 ] 4 7 2 6 0 6 5 0 9 PA R I S 7 R U E D U PA S T E U R WA G N E R 7 5 0 1 1 PA R I S F R A N C E T É L : 3 3 [ 0 ] 1 4 4 7 4 3 2 5 0 / FA X : 3 3 [ 0 ] 1 4 4 7 4 3 2 6 0 www.premierevision.fr / e-mail : info@premierevision.fr

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déjouer la rigueur : détourner les codes des tissus aux allures d’uniformes pour des vêtements aux formes décalées. Cabans de marin, capotes militaire, tricotines réglementaires, vêtements de fonction pacifiés par l’ingénuité colorée des petites pièces, quadrillées ou fleuries. assumer les contrastes : cultiver l’art de la surprise des dessus dessous. Dessiner avec assurance des silhouettes aux noirceurs précieuses qui s’animent de contrastes de couleurs franches. Dévoiler sous les pardessus aux reflets d’asphalte, des costumes nerveux et des chemises aux accents graphiques forts et osés.

l’univers du sport, de la technique, de la performance

L’univers de l’actif et de la technicité, qu’elle soit sportive, beach ou lingerie, confirme son enthousiasme pour les recherches les plus pointues dédiées à la performance et aux enjeux environnementaux. Les exigences esthétiques sont aussi de plus en plus importantes et porteuses de différence. La nature, source du plaisir sportif, demande le respect et la réciprocité, la mode impose des produits séduisants, innovants et fantaisie. Les technologies les plus avancées se mettent au service des aspects visuels et des comportements recherchés, les matières visent fonctionnalité et protection sur mesure : selon les destinations produits, l’extensibilité est ciblée confort ou ressort, les poids et les comportements oscillent entre légèreté et densité. outdoor/pièces de dessus : un sport actif au visuel très urbain où nature et technologie s’associent pour le meilleur : la laine se dope de fibres thermiques ou de contrecollages et membranes performants, les denims et cotons adoptent des fonctionnalités climatiques et/ou imperméables pour un usage adapté aux sports de glisse. Pour les renforts et vêtements de protection, les synthétiques haute résistance adoptent une allure soignée, une flexibilité confortable, des armures nettement dessinées jusqu’à de discrets jeux de mat et brillant damassés. L’esprit soierie s’installe dans l’outerwear avec des imper changeants et des carreaux fils teints d’esprit taffetas, des brillances métallisées, brossées ou poudrées. Les poids plume craquants se parent de reflets laqués pour des produits à ouatiner ou à matelasser. Pour les pièces intermédiaires qui peuvent se porter dessus ou dessous, l’ultra stretch vise la performance en s’additionnant avec des produits membranés, contrecollés, windproof, respirants et/ou imper. Doubles faces et softshells jouent l’alliance technologie/confort avec des synthétiques protecteurs aux envers chaleureux. Les polaires sont complexes, enrichies de fonctions imper, respirantes ou ennoblies de laine pour plus de moelleux et de chaleur. pièces de dessous, sous vêtement, beachwear : toujours plus de performance adaptée à un usage à même la peau : climatique, thermique, anti bactérien, séchage rapide. Pour le beachwear les fonctions anti UV et anti chlore sont proposées sur des mailles gainantes, graphiques en ton sur ton pour les jacquards, ou toniques pour les impression et rayures. lingerie : des matières aux fonctionnalités parfaitement adaptées qui s’intègrent avec discrétion au profit du bien-être et du confort. La lingerie oscille entre la technicité affichée ou la douceur plus intimiste. Les visuels se font discrets, les rayures sont miniaturisées et neutres. Les dentelles corseterie sont ultra fines et s’amusent de fleurs piquantes et délicates. les innovations matières, les réalisations textiles : envisager l’avenir du produit dès sa création, anticiper sur chacune des étapes de sa fabrication jusqu’à sa disparition, avec les fibres naturelles ou synthétiques, recyclables ou recyclées. La famille des fibres respectueusement issues de la nature s’agrandit : banane, noix de coco, maïs, soja, papier, kapok, algues, lait, ou chitine de crustacés.

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