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cinéma

Bye Bye Blondie Après le sulfureux Baise-moi, l’écrivaine Virginie Despentes repasse derrière la caméra pour mettre en scène un autre de ses romans, Bye Bye Blondie. Pour sa transposition à l’écran, elle a choisi de changer l’identité de ses héros et d’en faire une fable sur l’amour lesbien qui unit les personnages incarnés par Béatrice Dalle et Emmanuelle Béart. Pourtant, que les esprits échauffés se calment, la réalisatrice a délibérément choisi de ne pas filmer de scènes de sexe entre ses protagonistes, préférant mettre en lumière la pureté de leur amour.

Texte Sébastien Daloze

L’histoire: Après avoir vécu une relation passionnelle dans les années 80, rythmée par la drogue, le sexe et le rock’n’roll, Gloria et Frances se retrouvent vingt ans plus tard et leur amour, même si elles ont chacune pris un chemin différent, semble toujours aussi indestructible.

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Notre avis: Même si elle commet çà et là quelques maladresses de mise en scène, Virginie Despentes nous livre, avec Bye Bye Blondie, un réjouissant duel d’actrices au sommet. En roue libre, Béatrice Dalle balade sa légendaire désinvolture pendant tout le film face à une Emmanuelle Béart qui semble avoir adoré casser son image pour les besoins de ce film. A noter également les excellentes prestations de Soko et de Clara Ponsot qui jouent Frances et Gloria jeunes.

GUIDO MAGAZINE | avril~mai 2012

L’enfant d’en haut Tous les films se déroulant dans une station de ski ne sont pas obligatoirement destinés à devenir de franches comédies telles que Les Bronzés font du ski ou La première étoile. La preuve avec L’enfant d’en haut, un drame familial poignant de la réalisatrice franco-suisse Ursula Meier qui a remporté l’Ours d’Argent au dernier Festival du Film International de Berlin.

L’histoire: A douze ans, Simon vit seul dans un petit appartement avec sa sœur, Louise (Léa Seydoux). Pour tuer le temps, il vole les touristes sur les pistes de ski et revend paires de skis, gants ou lunettes à ses amis de la cité. Alors que sa sœur perd de nouveau son boulot, elle compte sur l’ingéniosité de son petit frère pour développer son business et ainsi subvenir à leurs besoins à tous les deux… Notre avis: Tout en délicatesse et en petites touches dramatiques, Ursula Meier (qui nous avait déjà bluffés avec le surprenant Home) nous raconte une histoire banale mais terriblement enivrante. Si Léa Seydoux est comme à son h ab i t u d e

impeccable, il est intéressant de souligner la prestation hyper juste de son partenaire de douze ans, Kacey Mottet Klein. Si cette histoire ne prête pas à sourire, elle nous permet de réfléchir.

A l’aveugle Un réalisateur habitué à nous faire bondir d’effroi (Xavier Palud a mis en scène The Eye et Ils). Deux des acteurs les plus talentueux du paysage cinématographique français, Jacques Gamblin et Lambert Wilson. Une idée de départ intéressante. La promesse d’une partie d’échecs entre un meurtrier et un policier. Tous ces éléments nous promettaient un bon moment de cinéma. Et pourtant, ce film de seconde zone n’a jamais réussi à nous enthousiasmer.

L’histoire: Une jeune femme est retrouvée découpée en plusieurs morceaux à son domicile. Le premier meurtre d’une série d’assassinats tous plus différents les uns que les autres. Appelé à témoigner au cours de l’enquête, Narvik, un aveugle, va mettre la puce à l’oreille du commandant Lassalle qui ne va cesser de le pousser dans ses moindres retranchements, convaincu de sa culpabilité. Notre avis: «Quel gâchis!» Tel est le sentiment qui prédomine à l’issue de la vision de ce film policier sans envergure ni originalité. Des acteurs sous-employés, des répliques qui tombent à plat, une intrigue qui ne décolle jamais, un personnage de flic désabusé complètement éculé, un meurtrier de pacotille, … On vous passe les détails, vous l’aurez compris, ce polar a complètement loupé le coche.

Guido Magazine N°62  

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