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fait quoi… Sinon, nous faisons des sorties de kot. Le simple fait d’être en contact autour d’un projet est sympa. Florence: On s’est tout de suite vraiment bien entendus et nos différences se complètent parfaitement pour notre organisation. Jacqueline: Un des plus de ce kot est aussi que nous cohabitons avec une dizaine d’Erasmus. Moi qui reste souvent les week-ends, je n’ai aucune de raison de m’ennuyer. GUIDO: Avez-vous tout de suite accroché les uns aux autres? Justine: On ne vient pas du tout des mêmes facs et on peut se révéler très différents les uns des autres. Mais très sincèrement, se retrouver dans le même bateau, vivre les mêmes stress et imprévus, ça force à se connaître directement et à s’apprécier! Laurent-Emmanuel: Je pense que les gens qui s’engagent dans ce type de kot ont à la base des profils compatibles. Au Kap For Live, dès la première réunion, tout le monde avait trouvé sa place. GUIDO: Vous pourriez nous donner quelques souvenirs en vrac de cette première année de KAP? Laurent-Emmanuel: Les réunions interminables qui se prolongent par un jeu de cartes! Damien: Je pense que l’on se souviendra toujours de la veille de notre première soirée lorsque l’on a dû faire face à pas mal de problèmes. On était assez fatigués et on se demandait si ça allait demander autant de travail pour les concerts suivants. Mais tout est heureusement rentré dans l’ordre! Justine: Il y a bien quelques anecdotes croustillantes que je préfère ne pas révéler ici. Mais si j’en donne d’autres plus «sages», on risquerait de passer pour de braves petits bonhommes… (rires) GUIDO: Allez, lancez-vous, je suis sûr qu’il y a des souvenirs nettement plus inavouables à partager avec nos lecteurs! Aimeric: J’ai envie de dire le moment où ma cokoteuse s’est trompée de chambre pour rentrer dans celle d’un Erasmus au retour d’une soirée bien arrosée! Jacqueline: Une fois, deux d’entre nous se sont endormies dans le canapé. ça a fait un de ces scandales! Ambiance de vandales! (rires)

student life

t-on pas de retentissement suffisant pour que des étudiants s’intéressent aux KAP et aient l’envie d’en créer un. Ce serait vraiment dommage, car je pense qu’il y a encore bien d’autres choses à promouvoir. Florence: Je pense qu’il y a moyen que ça se développe, mais cela va nécessiter du temps. Ce n’est pas en un an que nous créerons un réseau de KAP comme il existe à Namur et Louvain-la-Neuve, mais petit à petit, cela peut entrer dans les mœurs. Laurent-Emmanuel: Cette expérience est vraiment une réussite. Nous espérons que c’est le début d’une longue série de kots du même genre. GUIDO: Quel est le projet de votre kot? Laurent-Emmanuel: Nous organisons des petits concerts, pour permettre à de jeunes talents de monter sur la scène, de quitter leur chambre ou leur garage pour jouer devant un autre public. Florence: Ce qui permet aussi aux étudiants de

passer des soirées originales, qui changent de leurs habituelles sorties dans le Carré. Cela met une ambiance sympa dans la soirée lors de laquelle ils pourront découvrir de jeunes talents voire des styles musicaux qu’ils ont moins l’habitude d’écouter. GUIDO: Organiser des concerts est-il quelque chose de difficile? Damien: Plus difficile qu’on ne le pense. Nous devons faire la promotion (confection d’affiches et flyers), rechercher des groupes, organiser le backline (s’organiser entre les groupes pour s’entendre sur quels instruments les groupes vont jouer), assurer le matériel, préparer le catering et enfin trouver les salles de concert. Toutes les deux à trois semaines, il faut à nouveau repartir presque de zéro. Jacqueline: La veille de notre premier événement, ce fut presque la panique. Heureusement, nous formons une bonne équipe. On a réussi à tout surmonter ensemble sans prise de tête. Laurent-Emmanuel: Nous somme maintenant bien rodés, chacun a ses responsabilités et tout se passe comme sur des roulettes. GUIDO: Comment décririez-vous l’ambiance qui règne dans le kot? Justine: C’est sympa, on a toujours des choses à se dire, d’où des réunions improvisées sur le pallier qui s’ajoutent à nos réunions et soupers en salle de réunion. Et en plus du côté sérieux, il ne faut aussi pas oublier tout le côté «amis qui savent faire la fête ensemble». Aimeric: On se voit au minimum une fois par semaine autour d’un repas pour discuter des événements passés et à venir. Pour décider qui

«Vivre le même stress, ça force à se connaître directement et à s’apprécier»

avril~mai 2012

| GUIDO MAGAZINE

Texte Sébastien Daloze

Plus d’infos sur www.kapforlive.be

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Guido Magazine N°62  

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