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Transparence


Transparence Exposition collective des BTS DE1 au CDI du Lycée du Gué à Tresmes. Du 6 au 13 octobre 2017.

Le projet Transparence s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le Musée de la Grande Guerre et le BTS Design d’Espace. Les travaux présentés ici sont issus de recherches sur les effets de transparence, de rythme et de lumière. Ils sont conçus en vue d’un projet d’installation in situ dans les espaces d’accueil du musée. Les propositions tendent à dialoguer avec le musée et son architecture, mais aussi avec les collections et l’histoire de la Grande Guerre.


Zoé Chanson, Plonger Recouvre les vitres du sas

En entrant au musée, on voyage dans le temps. Les parois de verre courvertes de feuilles transparentes troublent la vue du visiteur. L’espace transitoire devient flou. La lumière est changeante, le paysage se tort. Les interprétations sont libres, on peut voir les feuilles cristal tachée d’encre comme un rappel et l’on parle ici d’histoire passée, de recherches, d’archives. La guerre ne se joue pas que sur le front : l’encre et le papier se font mémoire du conflit. à chacun de faire son interprétation.


Amandine Colaud, À travers champ Dimensions variables (du sol au plafond). 2017

Ce projet se compose de cloisons quadrillées en matière transparente qui permettent à la fois de séparer un espace et de voir à travers sans perdre de luminosité. Les quadrillages font écho aux rythmes architecturaux du musée. Ces cloisons sont attachées au plafond et flottent jusqu’au sol, il y a donc une double notion de mouvement : le visiteur déambule entre les cloisons qui sont elles-mêmes mobiles. Ce projet se situera dans les escaliers monumentaux du hall d’entrée du musée.


Mélany Desnous, Explosion Dimensions variables, Papier bulle et colorants. 2017

Ce projet interactif exprime l’idée de mixité au sein du champ de bataille. Au début de la guerre, les camps ennemis se différenciaient par deux couleurs (le rouge pour la France et le vert pour l’Allemagne). Au fur et à mesure de la guerre, les identités disparaissent, les soldats fusionnent en une entité, rassemblés par la fosse commune. Ce projet utilise de l’encre rouge et de l’encre verte réparties dans des bulles distinctes, que le visiteur est amené à éclater. Le mélange s’opère au contact (explosif) des différentes bulles.


Justine Ebeyan, Impact Dimension variable. Polymère transparent. 2017

Ce projet se compose de 11 tétraèdres de différentes dimensions, fixés sur les vitres. Dans le contexte de la Musée de la Grande Guerre, ce projet évoquerait l’image d’une vitre brisée par les bombardements. La transparence permet une uniformité, une intégration avec le matériau verre tandis que les volumes donnent un aspect brisé aux baies vitrées. Cette installation prend la forme d’un impact marquant le corps du musée.


Tristana Esquerré, Lévitation Dimensions variables, film plastifié transparent. 2017

Ce projet consiste en un enchaînement de volumes de film plastifié qui vient jouer avec la transparence de la vitre. L’effet de verticalité créé dans cette composition a pour but la cohabitation avec l’horizontalité du musée. Il y a également un jeu qui est fait entre l’intérieur et l’extérieur, notamment avec ces formes qui semblent s’élever vers le haut : est-ce qu’elles sont arrêtées par le plafond ou continuent-elles en dehors du bâtiment ?


Michelle Felsina, Le Flou Du Temps Dimensions variables, papier calque, plastiques translucide et transparent. 2017

Le projet Le flou du temps présente une vision de l’époque de la guerre dans un ensemble de carrés transparents nuancés. À cette époque, les ressentis et les modes de vies sont différents. à l’arrière des conflits, on mène une vie d’inquiétude et de trouble signifié par les carrés transparents, tandis que dans les tranchées on retrouve la panique et la peur. On est alors plongé dans un flou total. La représentation de cette oeuvre se fait au travers de formes géométriques évoquant les principes du cubisme, mouvement artistique contemporain de la Grande Guerre.


Marion Grellé, Dissonance Dimensions variables. Carton teinté, plastique brulé, film plastifié. 2017

Conçu comme une mise en tension du présent et du passé, ce projet expose la matière torturée, recroquevillée de la mémoire de guerre face à l’impulsion moderne de notre temps. Confrontation, dénonciation, révélation, Dissonance est une mise en oeuvre de notre conscience projetée plastiquement sur la matière.


Asia Houis, Émersion Dimensions variable, acrylique sur film plastique. 2017

Cette installation est un sas de sortie du musée de la Grande Guerre. De ton sépia, elle fait référence aux pellicules photographiques et renvoie directement à la notion de mémoire. Le motif aléatoire rappelle le désordre et le chaos de la Grande Guerre. La forme allongée renvoie à l’architecture du musée et évoque l’idée de la frise chronologique. Aussi le dégradé de matière nous guide jusqu’au présent : la porte du musée. L’installation se trouvera le long de la baie vitrée dans les escaliers de sortie du musée.


Matthieu Le Hoenen, Sans Nom Dimensions variables, peinture et rhodoïd sur vitre. 2017

Cette installation est constituée de différentes formes angulaires, réalisées à l’aide de tampons et de rhodoïd coloré. Leur disposition suit les lignes et les formes de l’architecture environnante. Leurs formes dures amènent l’idée d’une destruction, d’une explosion suivie d’un bruit strident et de désolation. La couleur du rhodoïd , si l’on regarde à travers, nous donne une vision de la guerre sombre et lugubre. Les veines de la peinture rappellent les corps, les tranchées et la violence des confilts. Le titre du projet, Sans Nom, évoque les soldats disparus, dont l’identité s’efface dans la violence du conflit.


Laureen Marka, Mémoires Dimensions variables, feuille plastique, fil de nylon. 2017

Cette oeuvre présente la trace du passage des soldats de la Grande Guerre. Fabriquée à partir de feuilles de plastique, un matériau léger et flottant, elle indique au public une présence fantomatique.


Sandra Rivoal, Sans Titre Dimensions variable, poches plastique, acrylique. 2017


Félix Salvetti Krausz, Battement ombrée Papier face noire - face blanche, env 60x200 cm. 2017

Représenter l’homme sur le champ de bataille, le sol déformé en un espace de souffrances. Ce projet consiste à exprimer la vie sous forme d’un horizontalité en continue, ne tenant qu’à un fil. La forme évoque l’oscillogramme, battements des coeurs angoissés, désorientés des troupes sur le champ de bataille. Les soldats sont identiques, résumés en des silhouettes noires sur l’horizon.


Marion Sueur, La Destruction Dimension variable, Plaque et Encre pour linogravure. 2017

L’idée est partie de la destruction d’une feuille de papier. Chaque morceau donne une irrégularité évoquant un plan de ville, écho au thème du parvis du Musée de la Grande Guerre de Meaux. La technique de linogravure permet de répéter régulièrement le motif. Lorsqu’on regarde à travers la vitre, la vision est divisée (destruction interne du soldat), le paysage est détruit (destruction matérielle).


Lycée du Gué à Tresmes, octobre 2017

Transparence  
Transparence  

exposition des BTS DE1 au CDI

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