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Sommaire Christophine et Paco Cristophe Colomb Le chocolat Le piment Parcours de Christophine et Paco Arles / Cuisine romaine Fête de l’olive En route pour la Grèce

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Version espagnole Christophine y Paco Cristobal Colón El chocolate El pimiento Trayecto de Christophine y Paco Arles / Cozina romana Fiesta de la oliva En route pour la Grèce


PACO

• Originaire du Sud de la France • Etudiante en Hôtellerie Sa grande passion : la cuisine !

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• Extrêmement attentive à son régime alimentaire et à sa ligne !

E N I H P O T CHRI S

La cuisine, la nourriture, la gastronomie : c’était une obsession permanente pour Christophine qui savait qu’une alimentation saine est essentielle pour mener d’une vie saine. Etudiante à l’Ecole hôtelière, elle n’avait de cesse d’apprendre sur tout ce qui touchait à la nourriture et aimait faire de nouvelles expériences et en particulier ...voyager. Christophine avait décidé de s’inscrire, il y avait déjà quelques temps, au programme Erasmus +, qu’elle avait découvert à travers E-Twinning. Et quelle ne fut pas sa surprise quand elle apprit

que sa candidature était retenue et que sa destination d’affectation était Séville Comme elle était heureuse ! Elle aimait Séville. Elle avait toujours voulu s’y rendre, d’autant que ses grands-parents vivaient là-bas, mais elle n’avait jamais eu l’occasion jusqu’à présent de découvrir cette ville qui la fascinait .Et puis, c’est là aussi que vivait Paco ...

• Passionné de sports, intrépide

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• Étudiant en hôtellerie,

• Originaire de Séville - Andalou

• Grand intérêt porté à l’alimentation énergétique.

Paco et Christophine s’étaient rencontrés sur le canal “sympa” dédiés aux passionnés des fourneaux. Ils communiquaient ensemble depuis plusieurs mois déjà et étaient devenus véritablement amis. Ce soir même ils se connecteraient à nouveau. Elle avait hâte de le retrouver pour lui apprendre la nouvelle, car elle était aussi, il faut bien le dire, maintenant impatiente de le connaître Retour Sommaire


été 2013 Au milieu des valises Christophine s’affairait, très excitée par cette nouvelle aventure. Ce jour du départ, elle l’avait tant attendu ! Séville : elle y voyait l’occasion d’apprendre l’espagnol, de rencontrer ses grands-parents et de connaître enfin Paco en personne !! Elle pourrait apprendre et échanger avec lui de nouvelles recettes, concepts, techniques ...

A peine arrivée, Paco proposa une balade dans le centre de Séville et, sans cesser de parler de leurs affaires, ils parvinrent jusqu’à la Plaza de Espana. Quelle merveille ! Christophine repéra d’emblée les azulejos représentant l’expédition de Colomb avec la Pinta, la Nina et la Santamaria. Le soleil éclairait de mille feux les pierres en soulignant les tons chauds des arcades. Ils poursuivirent jusqu’à la Fabrique de Tabac aujourd’hui devenue Faculté des Lettres, toute proche.

Ce bâtiment immense était autrefois la fabrique de tabac que l’on importait d’Amérique. Ils restèrent un bon moment devant l’édifice dont la magnificence et les dimensions imposantes témoignaient de son importance à l’époque.

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Como ya era casi medio día y la temperatura invitaba a pasear, Pablo le propuso a Cris ir hasta la puerta de Jerez y de allí a la orilla del Guadalquivir, río que atraviesa Sevilla y único navegable.

Paco était tel qu’elle l’avait imaginé. Tous deux étaient étroitement liés par des préoccupations communes qui les rapprochaient encore plus.

Comme il faisait bon en ce début d’après-midi et que la température invitait à se promener, Paco proposa à Christophine de poursuivre jusqu’à la Porte de Jerez, et de là jusqu’au bord du Guadalquivir. Paco expliquait à Christophine que le fleuve avait dû être dévié de son cours pour des questions d’urbanisme mais la Torre de Oro témoignait encore des taxes et impôts à acquitter en des temps où le commerce était important et intense avec les Amériques. Ils poursuivirent alors jusqu’à la Cathédrale.

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Tout commença devant la tombe de Christophe Colomb !

La Pinta, La Niña y La Santamaría : Paco et Christophine étaient là, au départ de Moguer, avec 120 hommes qui formaient l’équipage.

Laissant libre cours à leur imagination, Paco regarda Christophine et Christophine Paco. Ils poussèrent un cri si bien que plusieurs personnes s’approchèrent. Mais, le plus étrange c’est que ces personnes n’étaient pas des touristes ...c’étaient des nobles de l’époque des Rois Catholiques et eux, .... Eux ils étaient là au milieu avec Isabelle et Fernand.

Un long périple les attendait. Des tas de victuailles avaient été chargées dans les cales qui regorgeaient de produits frais ... et pourtant au bout de trois mois entourés d’eau salée, sans avoir touché terre, tout était épuisé. Plusieurs membres d’équipage étaient touchés par la maladie - le scorbut - dont un marin était déjà mort. Sur le point de ne plus pouvoir maintenir l’ordre et la paix à bord, c’est alors que Rodrigo de Triana avait crié : Terre ! Terre !

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Les Rois étaient attablés à une immense table, entourés de gens vêtus de manière luxueuse avec des habits de fils d’or, des perles fines, les hommes portaient des pantalons et une épée au côté.

senti Colomb. Christophine se regarda : elle aussi était vêtue d’une marinière. Un vrai loup de mer ! Logique, il fallait qu’elle soit une femme forte pour pouvoir embarquer vers ces nouvelles terres avec Colomb. Elle allait vivre et ressentir ce qu’avait ressenti Martin Alonso, Pinzon ! C’était elle qui était au commandement de la Pinta ! et comme tout était favorable maintenant après la discussion qui avait eu lieu avec les Rois Catholiques, il n’y avait plus qu’à prendre la route !

Paco y Christophine estaban encantados. Lo estaban viviendo todo de primera mano y no podían renunciar a tan privilegiada situación, así que encarnados en los sentimientos de ambos conquistadores siguieron adelante con la experiencia. Aprendieron qué tipo de cereales, hortalizas, tubérculos… usaban normalmente en su dieta.

4 Cette aventure folle au demeurant avait commencée quand un marin nommé Colomb avait présenté aux Rois Catholiques, au cours de l’année 1486, un projet de navigation vers les Indes, en traçant une nouvelle route en Atlantique vers l’ouest.

Un marin se tenait à ses côtés, un marin bien connu ... C’était Paco et il parlait comme Colomb ! il pouvait ressentir tout ce qu’avait resRetour Sommaire


Paco et Christophine n’en revenaient pas : ils étaient embarqués dans ce voyage fabuleux, Ils étaient réellement privilégiés de pouvoir faire cette expérience unique ! Que de nouveautés ! Ce qui les avait le plus surpris c’était d’avoir été témoins d’un acte pour le moins curieux. Les indigènes alors qu’ils se reposaient fumaient une plante - le tabac - qu’ils utilisaient par ailleurs comme poison à rat !

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Colomb comme tous, avaient constaté que son utilisation était fréquente au cours de certaines cérémonies : le tabac selon ces indigènes possédait la vertu de plaire aux Dieux et de purifier l’esprit. Il avait en outre, selon les dires de certains la vertu de combattre l’asthme, les fièvres, les convulsions, les problèmes intestinaux et également le pouvoir de guérir les morsures d’animaux. Connu en 1560 au Portugal et en France, c’est Jean Nicot qui fit, en France, la promotion du tabac après de la Reine Catherine de Médicis. On surnomma cette plante « l’herbe de la Reine » ou « Nicotine » !

Et les changements alimentaires : que de légumes, tubercules, céréales qu’ils ne connaissaient pas ! Dans les champs jaunes immenses, on voyait une grande fleur pousser : le tournesol, dont on extrayait les graines. La culture d‘une autre plante était aussi très étendue : le maïs, un aliment basique au Mexique utilisé depuis plus de 4600 ans par les civilisations aztèques et mayas et devenu, en Espagne, un aliment basique de l’alimentation tant sa culture et son adaptation au milieu ambiant furent aisés. Aujourd’hui une céréale des plus importantes dans l’alimentation quotidienne espagnole après le blé et le riz. et cuisinée de multiples façons : en omelettes, galettes, crêpes ou grillés !

Emplacement dessin

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Carte interactive CLIQUER ICI Retour Sommaire


Y el chocolate…

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ce a l p Em

! T A L O C O H C A h ! Le 3

Cet aliment, certains l’affirmaient catégoriquement, Colomb l’aurait ramené au retour de son 4e voyage des Indes en 1502, d’autres soutenaient mordicus que le chef Moctezumale l’aurait offert au Conquistador Hernan Cortés en 1519 qu’il prit, à son arrivée, pour un Dieu ! Cortés introduisit le cacao à la Cour du Roi Charles V d’Espagne ... Son arrivée en Europe était donc pour le moins confuse et contestée ! Oh ! Paco ! le chocolat c’est pas bon pour ma ligne, ça mais c’est tellement bon et puis il y en a tellement de différents ... A chaque fois c’est pareil, je ne peux pas résister, faut que je gôute! s’exclama Christophine La rumeur disait aussi que les moines du Monastère de Piedra récupérèrent le chocolat ramené par Colomb et le préparèrent selon ses indications. Il était si bon que les gouvernants espagnols considérèrent que la recette était « secret d’Etat » et la gardèrent un siècle durant. On dit que c‘est un voyageur, un jour, qui s’empara de la recette et, en la faisant connaître à

sin s e d ent

Le PIMENT COMMENT RACONTER L’EXPLOSION DE SAVEURS RESSENTIES EN GOÛTANT AU PIMENT ? dit Paco à Christophine

l’Europe entière, s’enrichit considérablement. Une autre version veut que ce soit la Reine Marie-Thérèse d’Espagne qui en se mariant avec Louis XIV, la révélât.

Comme le chocolat dit Christophine, c’est un aliment qui a été adopté en Europe dès le départ... on sait que les indigènes l’utilisaient dans des rituels cannibales... On dit qu’ils ont essayé de manger ainsi Bernal Diaz del Castillo et ses hommes en les dégustant avec de l’ail, de l’oignon, des tomates !

Enfin on assure que, bien que la France fût le 2ème pays à recevoir cette boisson, on se montra à son égard très dubitatif vis-à-vis ce celle-ci que l’on considérait comme une « production barbare » ou une « drogue nocive » à cause de ses effets revigorants .... Et ce ne fut que lorsque la Faculté de Médecine eut donné le feu vert et que le reine Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII l’eut nommée « boisson officielle de la Cour » en 1615 qu’elle connut un véritable succès !

Mais attention, il y a plusieurs sortes de piments : un piment rouge extraordinairement piquant fut présenté aux Rois Catholiques... Il brûlait la langue et les Indiens l’utilisaient beaucoup pour préparer le poisson. On l’appela « chili » et pouvait se substituer au poivre

Ce qui pique dans le piment comme l’explique le Père José de Acosta, dans son œuvre écrite en 1590, et intitulée Histoire naturelle et morale des Indes, c’est les graines. On peut le manger vert ou rouge, frais ou sec, entier ou en morceaux, en marmite, en ragoût. Consommé avec modération, il aide à la digestion mais en excès il peut avoir des effets désastreux !

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Perdus dans leurs pensées, Paco et Christophine réalisaient combien leur alimentation était influencée aujourd’hui par ces terres inconnues et les produits qu’on en avait ramené.

la p m E

n i s s e td n e m ce

C’est la sonnerie de leurs portables respectifs qui les ramena à la réalité alors que le gardien de la Cathédrale les invitait à sortir C’était l’heure de fermer.

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Mi-aout 2013…

pour votre Bonjour ! Le sujet ude sera : mémoire de fin d’ét rranéenne. la cuisine médite d Tour de Vous ferez un gran éenne afin l’Europe méditerran rticularid’analyser les pa e et d’en tés de cette cuisin hantillons présenter des éc tre trareprésentatifs. Vo 25 août et vail débutera le 30 mai. devra être rendu le

Paco : Un tour de la méditerranée ! Christophine : Prends une carte on va voir par où on va passer !

! Bon courage à tous de cuisine -votre professeur

France (Provence)

3 Portugal (Porto)

4 Italie (Rome)

Espagne (Séville)

Grèce (Athènes)

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Arles, 26 août 2013

J’ai faim ? pas toi ? La veille, ils avaient rencontré un homme qui n’avait cessé de leur parlé durant le film du restaurant de son frère spécialisé dans la cuisine romaine.

Si on allait au restaurant romain dont on nous a parlé ? Tu te rappelles le nom ?

Oui ! je risque pas d’oublier ! « À table en Méditerranée », 13 b rue Hugo à Arles. Ils se mirent à la recherche de la rue Hugo qu’ils finirent après de nombreuses errances dans les ruelles en dédales d’Arles, par trouver par le plus grands des hasards

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y va ? on ! Allez, on s, ça a l’air trop b Ouai

Herbae rusticae à l’embamma (mesclun de salades dans une sauce au garum, graines de moutarde, thym et huile d’olive)

Cicerona ( pois chiches à l’ail et au cumin )

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Pullum in elixam (Poulet bouilli dans un bouillon de céleri, cumin, poivre garum puis rôti au four et nappé d’une délicieuse sauce aux dattes et pignons)

Lenticulae ( lentilles aux châtaignes, menthe fraîche et coriandre)

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Apo-tina (flan de semoule et fruits secs au miel et au poivre)

Globi (brousse de vache au sésame, pavot et miel , frit) Retour Sommaire


Après les avoir installés à une table en plein air ombragée et avec vue sur le Rhône, le serveur, sans plus attendre, leur apporta une grande assiette d’herbae rusticae à l’embamma.

Il s’écroula soudain dans les bras de Christophine ... Des bruits de rue lui parvenaient maintenant du lointain, des ombres flottantes s’agitaient autour de lui mais il ne comprenait plus la langue qu’on lui parlait ... Dans son délire tout devenait confus ! Il n’avait plus aucun repère ! Il marchait au milieu de champs d’oliviers et se retrouva aux portes de la ville où deux centurions discutaient :

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Bonjour Monsieur... Tu ne vois pas Que veux-tu ?

que

nous

sommes

occupés

C’est vrai ça nous sommes toujours en pleine discussion ! c’est inadmissible !

?

dérangés

Heu ! excusez-moi mais... auriez-vous l’amabilité de me dire où nous sommes ? Où ? il est marrant ce gars... on est où ! Hahahahaha ! Elle est bonne celle-là, vieux ! Dès la 1re fourchetée Paco devint rouge écarlate ! De la fumée sortait de ses oreilles et de son nez. Il se leva, sortit en courant vers le fleuve.

« J’étouffe ! J’étouffe ! On m’a empoissonné ! » Retour Sommaire


Délaissant son camarade prit d’un fou rire inexplicable, le premier centurion s’avança et demanda :

- Qui es-tu ? Que viens-tu faire ici étranger ? - Eh bien je suis un citoyen espagnol… - Un Espagnol ! Comment oses-tu te présenter ici ?

La ruelle déjà n’était pas très accueillante, mais cette boutique était encore pire. La puanteur qui y régnait rappelait celle des cadavres en décomposition et les animaux en cage semblaient agoniser les plantes étaient malades et l’obscurité régnait en maître dans ce « magasin » Il allait faire demi-tour quand un nain sorti de nulle part se planta devant lui et demanda :

- Justement c’est où ici ? s’il vous plaît ! pourriez-vous me dire où l’on est ? Je crains de m’être un peu égaré… - Mais on est à Arelate, pardi ! et aujourd’hui est un grand jour ! Oui monsieur, un grand jour ! Pour récompenser Arelate de sa loyauté, l’empereur a décidé de fêter son anniversaire ici !

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blème ? - Alors jeune homme, quel est votre pro mm, allons voyons... Hoho petit Ne dites-rien, laissez-moi deviner… Hm dites-moi à quoi elle ressemble... couquin... une affaire de cœur... allons, perdre la tête à un aussi beau garelle doit être drôlement jolie pour faire le, hein ? Julia, Faustina, Aurelia ? çon que vous… Comment s’appelle t’el

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Perdus dans ses pensées, Paco franchit les portes d’Arelate. Au loin, un homme proclamait que le grand masterchef Apicius embauchait des marmitons. Paco s’éloigna et finit par trouver une petite boutique dans une impasse sombre et humide dont l’enseigne signifiait à peu près ceci : « le Grand Enchanteur résout tous vos problèmes en un tour de main… »

Des problèmes, soupira Paco, j’en ai bien des problèmes .... Alors entrons ! »

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Voyant qu’on ne pourrait vraiment rien faire pour lui, Paco profita d’un moment d’inattention de l’Enchanteur et s’enfuit à toute jambes .. Il errait depuis un long moment, sans but, dans les rues embaumées d’Arles quand une odeur alléchante de rôtis l’attira vers la Taverne d’Apicius. C’est que la faim le taraudait toujours. Mais dès l’entrée un homme aux allures de colosses s’approcha :

- Eh : dis donc toi : que fais-tu ici ? - J’ai faim et je voudrais manger ! - On n’a pas que ça à faire.... aujourd’hui le restaurant est fermé on doit servir le repas pour l’anniversaire de l’Empereur et en plus on a trois marmitons malades! - Moi, je peux vous aider ... - Toi ? Et qu’est-ce-que tu sais faire ?

- Eh bien, je sais cuisiner ...

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- Mouais ... ça va (après l’avoir longuement regardé) tu feras l’affaire ... Viens tu commences tout de suite. Au fait, moi c’est Junius Tullius Ciceron. Et toi ? - Heu ... Paco ? Ils contournèrent les marmitons et entrèrent dans une petite pièce ; l’homme désigna des tonneaux.

- Alors, ici on garde la viande. Il ouvrit un tonneau et fit signe à Paco de s’approcher

- Elle est salée pour être conservée, expliqua t’il voyant l’air effaré de l’adolescent Il emmena Paco dans une seconde pièce où des personnes s’affairaient.

- C’est ici que l’on prépare le garum. C’est le liquide qui est à la base de tous les plats que tu prépareras. Il est obtenu à partir de la macération des entrailles de poisson.

Il soupira devant la mine dégoutée du jeune homme puis remontèrent tout deux vers la lumière. Lorsqu’ils arrivèrent en haut devant un comptoir, la queue était déjà longue car l’Empereur avait annoncé qu’en ce grand jour, il offrait le repas au peuple.

- Tu vas commencer par faire le service au thermopolium* .. Tu vois les trous creusés dans le comptoir ? la nourriture est conservée au chaud là. Ici il y a de la patina*, dans le pot à côté c’est l’esicia* et le dernier contient les lenticula* . Tout est au chaud ! - Tullius, tu peux me parler un peu de la cuisine romaine... j’y connais pas grand-chose ! - C’est vrai que tu es étranger ! - Eh bien ! pour commencer il y a trois repas dans la journée : le 1er est le jentaculum que l’on prend en se levant, on mange un petit bout de pain dur frotté à l’ail. Le second est celui que tu vas servir : on mange sur le pouce à midi, mais c’est le 3ème , la cena, qui est le plus important : on le prend dans le triclinium de la domus. Elle est appelée ainsi car il y a trois sièges et ...

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- Seulement trois ? Mais quand il y a des invités ? - He bien, on s’installe à plusieurs ... d’ailleurs nous ne sommes pas vraiment assis ni couchés. - Et que mangez-vous ? Tullius se tut un moment, réfléchit et finit par répondre :

- Nous mangeons de la viande, des canards des paons.. nous ne mangeons pas les bêtes que nous élevons, elles ne servent qu’à fournir du lait, de la laine ... mais nous utilisons beaucoup d’épices et tous nos plats sont à base de garum, je t’en ai déjà parlé ! mais assez parlé ! au travail !

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Thermopolium : fast food antique Patina : sorte d’omelette ou flan aux herbes et asperges Esicia : plat à base de porc haché, mie de pain, cardamome, pignons, poivre et garum Lenticula : lentilles ( aux châtaignes ou poireaux confits) Paco, assigné au service termina son service tard car il dut s’affairer ensuite à la préparation du pullum pour le repas impérial.

Perna : jarret de porc généralement au miel et figues

Lorsque le soleil commença à se coucher Paco éteignit son feu, et s’en alla après avoir grignoté un bout de perna* Alors qu’il marchait dans la rue, il croisa un groupe d’adultes tenant chacun une petite serviette*

- Cette petite orgie était plutôt amusante dit l’un.

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- Oh oui, tu as raison, les plats étaient délicieux.

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- Exact, j’enverrai les restes demain à ma mère Paco, intrigué par ce qu’il venait d’entendre aurait bien demandé des explications mais les voix s’éloignaient déjà et le groupe n’était plus qu’ombres imperceptibles qu’il tentait de rattraper en vain... Car l’adolescent se réveillait, Christophine assise à ses côtés qui lui tenait la main. Lorsqu’elle le vit revenir enfin à lui, elle bondit de joie et le serra si fort qu’il manqua de s’étouffer.

Carte : diffusion des produits dans le bassin méditerranéen.

- Que s’est-il passé ? demanda Paco - Tu ... tu t’es étouffé, puis tu t’es évanoui après notre repas romain sur les quais du Rhône… tu es resté plusieurs jours allongé sur ce lit sans aucune réaction... les médecins ont dit que tu as fait une allergie à une épice ... ils cherchent encore à quoi ! Les médecins revenaient enfin... ils avaient trouvé la cause de l’allergie de Paco : le garum !

L’identité gastronomique méditerranéenne.

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Paco et Christophine, à peine remis de leurs dernières émotions, reçurent chacun un message venant de leurs différentes écoles, où on les priait de se rendre, toute affaire cessante, à la fête des olives. En fait cela tenait plus de l’ordre que la demande c’est pourquoi ils empruntèrent une voiture et se mirent en route, longeant tout d’abord le Rhône avant de s’enfoncer dans les Alpilles où ils roulèrent un moment dans la chaude journée d’été.

-Que... Quoi... !!! Non mais attends !! Qu’est-ce que tu sous-entends ??!! Hé, tu m’écoutes ? Non mais, attendsmoi !! »

Alors qu’à la radio passait une chanson d’où il était question de « boum », le moteur se mit à tousser, à cracher et finit par rendre l’âme dans un boum sonore en accord avec la chanson.

Ils ne marchèrent d’ailleurs pas longtemps.

3 « Non mais c’est pas vrai !! C’est bien le moment de nous lâcher !! Dans un endroit pareil ! Comment va-t-on faire maintenant ? Rhaaa !! C’est pas vrai ! Et mon portable qui ne capte même pas !! » Christophine faisait les cent pas. Tantôt, elle retournait la terre de ses pieds et levait les bras au ciel, tantôt elle jurait après Obange à cause du manque de réseau. Voyant que son amie était sur le point d’exploser, Paco proposa :

- « Bon, ben... On n’a plus qu’à marcher. Ce n’est pas bien grave. Et puis ça te fera faire un peu d’exercice, ce qui ne te fera pas de mal.

Ils s’enfoncèrent dans les Alpilles ou plutôt Paco s’éloigna de l’endroit de l’accident (à la manière de James Tean dans « A l’est dé Den ») suivi de Christophine grognant et soufflant.

Ils arrivèrent rapidement à une petite clairière où trônait en son centre une maisonnette qui semblait sortir tout droit du MoyenÂge. Ils toquèrent à la vieille porte en bois. Elle s’ouvrit.

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« Ho, hé, il y a quelqu’un ? lança sans grand espoir un Paco pas si rassuré que cela. -Arrête ! Tu vois bien qu’il n’y a personne. » Christophine poussa la porte et entra sans plus de cérémonie. L’intérieur était sombre et humide. L’eau gouttait du plafond et formait une petite mare au sol, seul témoin du violent orage de la nuit passée. Un crapaud faisait la brasse dans la flaque. Dès qu’il s’aperçut que la porte était ouverte et que quelqu’un entrait, il s’enfuit sans un regard en arrière. La table était cassée et la nature avait commencé à reprendre ses droits comme l’attestait le majestueux olivier qui poussait au beau milieu des restes de ce qui avait dû être une chaise et dont les branches traversaient de parts et d’autres le modeste plafond. La mousse recouvrait entièrement une statuette de pierre qui devait autrefois représenter un dragon.

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Au fond de la pièce, quelques bouteilles étaient alignées sur une étagère moisie et qui menaçait sans cesse de s’écrouler. Christophine s’approcha et aperçut les flacons. Elle les observa un instant et remarquant qu’un liquide mauve était contenu dans une bouteille de cora-cora, elle en défit le capuchon et sentit le breuvage.

Paco s’affola. Il tenta de composer le numéro des urgences mais dans sa précipitation, il lâcha son portable qui tomba dans la petite mare. Il sortit de la maisonnette en courant espérant trouver à l’extérieur du secours. Il ne trouva rien d’autre que de l’herbe. Il rentra. Il passa devant Christophine qui cette fois enlaçait l’olivier en citant « Cyragnio de Bergelac ».

Il sentait l’huile d’olives.

-« Bah, probablement une nouvelle recette... » pensa t’elle. Et sur ces paroles rassurantes, elle l’avala d’un trait tandis que Paco se décidait enfin à entrer.

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Sa tête se mit à tourner, son esprit se perdit dans une épaisse brume rose, elle n’y voyait plus, ne pensait plus, elle ne sut plus bientôt qui elle était. Elle ne voyait plus que ce merveilleux inconnu, face à elle, elle ne voyait plus que lui, ne connaissait plus que lui, ne pensait plus qu’à lui. Elle s’éveilla. Elle ne vit pas Paco penché sur elle, l’air inquiet. Elle ne voyait que Lui, ce bel inconnu. Elle fit quelques pas, elle chancelait. Ses jambes tremblaient bien malgré elle. Lorsqu’il lui sembla qu’il se tournait vers elle, elle manqua de défaillir. Paco, dépassé par le comportement de son amie, ne sut tout d’abord comment réagir lorsqu’elle se jeta dans les branches de l’olivier pour lui déclarer ce qui lui sembla être un poème d’amour dont voici un aperçu :

« Mon amour, Loin de toi tout le jour,

Il passa en revue les flacons qui se trouvaient sur l’étagère. Il arrêta son regard sur un élixir noir contenu dans une bouteille de Peterier. Il la prit et en lut l’étiquette : « MORTEL, authentique élixir de sorcière par la société Magiage. A ne pas utiliser à la légère » Paco, de prime abord, s’en désintéressa mais voyant que Christophine embrassait désormais avec fougue les racines de l’olivier, son sang se glaça. Il s’approcha de son amie et sans vraiment comprendre ce qu’il était en train de faire, il lui glissa à l’oreille :

-Ouiiiiii !! Il est malade, je suis malade, nous sommes malade d’amour !! Mon cher Olivier, viens ici que je t’embrasse !

Mon cœur pour toi, Ô belle oie,

-Ta nuit de... ?!! Mais tu ne peux pas te...

Se meurt,

-Mais chut, hein ! Rien n’est encore officiel ! Nous l’annoncerons demain matin, au banquet de la fête des olives, avant de partir en lune de miel. N’est-ce pas mon chou ?

Nous arrêterons ici l’extrait. Paco se mit à rire de la blague de son amie, la félicitant pour sa trouvaille mais voyant qu’elle ne lui répondait pas et continuait,

Recette secrète pour assassiner des vilains oliviers (besoin d’un décodage)

-Oui, bon, heu... Non...Je suis sérieux. Il s’agit d’une maladie grave. Il risque de mourir. -Tu dis n’importe quoi ! Et puis tu m’embêtes, à la fin !! Laisse-moi célébrer ma nuit de noces tranquille !

Dans l’heure ! »

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« Christophine, ton fiancé est malade.

-Mais heu... -Et puis que fais-tu ici ? Personne ne t’a invité. Sors d’ici immédiatement !!

a=a

j=j

s=s

un bras de professeur

b=b

k=k

t=t

deux pattes nouilles

c=c

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m=m

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g=g

p=p

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h=h

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i=i

r=r

une

goutte

de de

gregarum

et les yeux d’une professeur d’arts plastiques

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-Mais enfin ! Je suis ton ami et il est normal que je mette mes connaissances en médecine au service de ton fiancé. -Tiens donc ! Et depuis quand as-tu des connaissances en médecine, toi ? -Depuis que j’écoute les cours d’SVT, moi ! -Mmmf... Enfin, que veux-tu ? M’obliger à rompre ? Si c’est ça, tu peux t’en aller car je... -Pas du tout. Ton fiancé est soupçonné d’avoir la Grippalolive, je suis venu pour m’ assurer que tu ne l’attrapes pas. -Vraiment ? Comme c’est aimable de t’être déplacé ! Dommage que l’on soit venu ensemble, alors. J’aurais aimé être l’objet de tant de dévouement...

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-Oui, bon... En tout cas, c’est une maladie très dangereuse. Il risque de mourir. -Mais... Mais... Mais c’est horrible !!! C’est une catastrophe !! Il faut appeler le SAMU ! Il faut contacter les urgences ! Mon dieu !! C’est horrible !! Ouiiiiin,ouinnn... -Mais Christophine cesse de pleurer ! Cela ne sert à rien et tu es en train de salir mes habits ! Rien n’est encore perdu. Ne t’affole pas, je détiens le remède. -C’est vrai, snirlf ? C’est vraiment vrai ? Pas de blague, hein ? -Non, non. D’ailleurs je l’ai ici avec moi mais il faut l’administrer au malade rapidement... -Hé bien qu’attends-tu, triple buse ! » Paco sortit de sa poche la bouteille de Peterier et sans remords en versa le contenu sur les racines de l’olivier. Le résultat ne se

fit pas attendre. Aussitôt les racines absorbèrent l’élixir Mortel et les feuilles se racornirent, les olives tombèrent, le tronc se flétrit, les branches jaunirent ; l’olivier venait de rendre l’âme.

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Et Christophine se mit à pleurer. Les larmes roulaient sur ces joues sans que Paco ne puisse rien n’y faire. Lorsqu’elle posa son regard sur le jeune homme, il était voilé par les larmes. Elle se mit à hurler :

« Tout cela c’est de ta faute ! Médecin de malheur! Traître! Assassin ! Bandit ! Ectoplasme ! Misérable lâche ! Goujat ! Je ... » Elle sortit de la maisonnette comme un ouragan et c’est à peine si Paco la vit traverser la clairière. Il n’eut pas le courage de se lancer à sa poursuite. Il resta un moment abattu, il s’assit sur une chaise et se prit la tête dans les mains et soupira. Il s’assoupit. Il fut réveillé par un grincement. Il ouvrit les yeux et frissonna. Devant lui, se tenait une vieille femme.

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Elle prit la parole :

-Heu... Par la porte...

« -Qui êtes-vous et que faites-vous ici ? Dépêchez-vous de répondre, je n’ai pas de temps à perdre contrairement à certains. Je suis une femme très occupée. Alors ?

-La DIRECTION triple buse !

-Heu... Je... -Comment ? Soyez plus clair ! Et cessez de bredouiller cela me porte sur les nerfs ! -Bien madame. » La petite dame tourna la tête vers l’étagère et aperçut les bouteilles vides. Elle fronça les sourcils et se retourna vers Paco.

« -Qui a bu mon philtre d’amour ? Vous ? Bien sûr que non... QUI ? -Heu... Nous croyons cette maison abandonnée et... -Veuillez répondre à la question que je vous ai posée !

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-Une amie...

-Je... Je ne sais pas. -Vous êtes d’une utilité étonnante, mon garçon ! -Heu... Merci. -Hmff. Enfin... Vous trouverez l’antidote à la fête des olives. Une fois là-bas, achetez des chocolats, ils sont vraiment délicieux. Je suis sûre que votre amie les aimera. -Mais c’est à dire que je ne sais pas où se trouve Mouriès... -Tout droit sur une centaine de mètres puis à gauche et ensuite tout droit. -M...Merci ! -Maintenant, dehors ! Du balai ! Vous m’avez assez fait perdre mon temps !! Débarrassez-moi le plancher ! Plus vite, allez !! Une ! Deux ! Une ! Deux ! Une !.. »

-Où est-elle ? -Elle s’est enfuie. -Par où ?

vertes et noires : es liv ’o d se ba à r ou m Philtre d’a eux de profs -Une poignée de chev yeux de profs d’arts plastiques. ou éventuellement des gants, les (à manier avec des rô nt co de les icu rt pa -Des es). certains sont très toxiqu é ensanglanté (ça va donn of pr de e ug ro o yl st -Un potion). une couleur rouge à la oisies. -Deux olives vertes m en guise de pattes. -Des queues de souris

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Paco s’enfuit sans demander son reste. Il courut droit devant lui et lorsqu’il estima avoir dépassé les cent mètres, il tourna à gauche. Il arriva essoufflé. Il commença par déambuler au hasard dans les petites rues de Mouriès avant de se retrouver sur la grande place où étaient installés les commerçants. Il s’approcha et s’aperçut que les produits mis en vente étaient tous à base d’huile d’olives. Un marchand lui fit signe. Paco s’approcha et le marchand lui demanda :

« -Bonjour monsieur ! Voulez-vous goûter ma tapenade ? La meilleure de la région ! Je vous l’offre, tenez ! -Heu... Et bien, merci. » Ici insertion de publicité imaginées par les élèves sur les produits locaux à base d’huile d’olive

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Le jeune homme prit un bout de pain dur sur lequel était étalée une substance noire. Il déglutit et porta lentement le bout de pain à sa bouche. Il en avala une bouchée et s’exclama :

-Oui, bien sûr et merci. »

« -Mais c’est DELICIEUX !!!

Menu du banquet

-Heureusement que c’est délicieux ! C’est moi qui l’ai faite ! Bon, vous en voulez ? 500 grammes ? 1Kg ?

Christophine marchait depuis un moment déjà. Elle aperçut un moulin et s’avança. L’après- midi était déjà bien avancé et elle craignait de devoir passer la nuit dehors. Aussi s’approcha-t-elle et voyant qu’un groupe de touristes visitaient le moulin, elle fit comme eux et prêta une oreille distraite aux explications du guide.

Menu du banquet de la fête des olives

Elle apprit que les olives étaient moulues pour faire de l’huile de couleur or. Cette huile était très utilisée dans la cuisine, pour faire des produits de beauté, des savons...

-Salade à l’huile d’olive -Toasts de tapenade verte et noire et cake aux olives -Olives à l’eau fenouillée et menthe fraîche

-Mmmm... 500 grammes s’il vous plaît. Merci. » Il quitta le commerçant et se mit en quête de chocolats. Il déambula sur la place observant tour à tour un homme faire des savons à l’huile d’olives, un marchand faisant la publicité de son huile d’olives qui était d’après lui la « meilleure de la région, que dis-je ! Du monde ! ».

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cuper de mes clients.

Il arriva près d’un étalage où l’on vendait quantités de gâteaux possibles et inimaginables. Il s’approcha. Il y avait des cakes aux olives, des cookies aux olives et une multitude d’autres gâteaux. Plus loin, une jeune femme vendait des produits de beauté à base d’huile d’olives. Il reconnut du shampoing, du savon, du maquillage, des huiles essentielles... Il trouva de tout à commencer par des baumes aux lèvres à l’huile d’olives en passant par les olives aux épices à manger en apéritif. Il trouva tout et n’importe quoi, tout sauf des chocolats. Il parcourut de long en large la place mais nul signe de chocolats. Assis sur les marches de l’église, il était sur le point de perdre espoir.

Lorsque le soleil se mit en pyjama, elle descendit vers la ville la plus proche. La nuit était tombée quand elle pénétra dans un hôtel. On lui donna la clef d’une chambre et elle monta. Le lendemain, elle fut réveillée par de la musique. Elle se leva, chancela et se rattrapa au bord de la table de chevet. Elle jeta un œil par la fenêtre. Une fanfare défilait devant l’hôtel. Elle s’habilla rapidement et descendit à la réception :

« Bonjour madame. Savez-vous ce qu’il se passe aujourd’hui ? -Mais ma petite dame ! Vous n’êtes pas au courant ? C’est la fête des olives. A midi aura lieu le banquet. -Le banquet ?

Soudain, il se leva et marcha jusqu’à l’échoppe de tapenade. Il appela le marchand :

-Quoi ? Que voulez-vous ?

-Un banquet préparé uniquement avec des plats à base d’huile d’olives. C’est délicieux. Il paraît qu’il y aura de nouvelles créations comme ces chocolats dont tout le monde parle depuis quelques temps et...

-S’il vous plaît... Savez-vous où l’on vend des chocolats ?

-Merci !! »

-Personne ne vend des chocolats. Si tu veux en goûter, assiste au banquet. Ils seront distribués au dessert.

La jeune fille sortit. Parler d’olives venait de rouvrir la plaie, trop récente pour qu’elle puisse en être guérie. Elle n’arrivait plus à pleurer. Elle était trop fatiguée. Elle aurait voulu remonter dans sa

« -Monsieur... Hep !... Monsieur... S’il vous plaît...

-Mais je ne peux pas attendre jusque-là !

Pain aux olives à volonté

Entrées

Plats

- Canard aux olives vertes ou - poulet aux olives noires -Pâtes aux olives

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Desserts

Assortiments de pâtisseries -Fougasse à l’huile d’olive -Chocolats à l’huile d’olive et aux oranges confites - sablés à l’huile d’olive, - spéculoos à l’huile d’olive et au thym, - macarons à l’huile d’olive, - gâteaux secs au poivre et à l’huile d’olive… -Surprise du chef !

-Il faudra bien. Maintenant excusez-moi mais je dois m’ocRetour Sommaire


chambre mais la perspective de revoir son cher Olivier lui redonna assez d’énergie pour se rendre à la grande place. En effet, elle n’arrivait pas à croire au brusque trépas de son amant de quelques minutes. Et si son Olivier était encore vivant ce dont elle était sûre, il se rendrait au banquet comme ils l’avaient tous deux convenus la veille, avant le drame. Paco se trouvait sur la place depuis l’aube. Il n’avait pas réussi à dormir. Ses pensées étaient tournées vers son infortunée amie. Il n’avait eu de cesse de se demander si elle avait pu trouver un abri pour la nuit. Il avait imaginé des centaines et des milliers de scénarios ...

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Il était assis sous le porche d’une maison, lorsqu’enfin, arriva l’heure tant attendue, Paco se dirigea vers le banquet où il se délecta de dizaines de plats et de boissons inconnus de lui jusqu’à ce jour. Le jeune homme passa le repas à triturer son téléphone portable (qu’il avait pu sortir de la flaque et qui n’avait -par miracle- subi aucun dommage) espérant un SOS de la part de son amie afin qu’il puisse aller la sauver héroïquement. Mais Christophine était bien loin de s’inquiéter de tout cela. Elle scrutait la foule avec l’espoir d’apercevoir le visage de son unique Amour. Aussi ne fit-elle pas grand cas des plats qui défilaient devant elle. Bien au contraire. Ne le voyant pas, elle finit par se persuader qu’Olivier devait se trouver au bar. Elle finit par quitter sa table et se dirigea vers le comptoir du bar auquel elle s’accouda. Un serveur lui demanda si elle désirait boire quelque chose mais elle l’ignora et se remit à scruter la foule.

Les chocolats furent distribués. Christophine tourna la tête. Son regard croisa celui de Paco. Elle se mordit la lèvre et se détourna rapidement. Mais il était trop tard. Paco l’avait vue. Il se leva et se doutant qu’elle risquait de s’enfuir de nouveau, il fit comme s’il ne l’avait pas vue. Il contourna le bar de façon à arriver, ses chocolats en poche, dans le dos de son amie. Le jeune homme était tout de même un peu de déçu. Lui qui rêvait d’aventures, il n’avait, de piège mortel à déjouer, que la faible méfiance de son amie. Il s’approcha sans un bruit, à la manière des chats. Il s’y prit si bien que nul ne l’entendit arriver. Soudain il se trouva à porter de main de Christophine ; il lui saisit le bras et avant que son amie eut pu réagir, il l’avait entraînée loin du bar et de la fête. Il ne laissa pas le temps à la jeune fille de se ressaisir. Il lui fourra dans la bouche un chocolat semblable à une truffe. Celle-ci n’eut pas d’autres choix que de l’avaler. Le résultat ne se fit pas attendre :

« -Mince ! cria Christophine. Je n’ai pas fait attention aux plats ! J’étais trop occupée à chercher... A chercher qui, déjà ?

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-Que veux-tu que j’en sache ?! Probablement l’une de tes robes. - Bah ! Heureusement que j’ai visité ce moulin hier... -On devrait y retourner avant que le banquet ne se termine. -Au fait Paco, sais-tu qui est Olivier ? -Non... Pas le moins du monde. Pourquoi ? -Pour rien... »

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Chap 4 bientôt autorisés à se rendre dans l’avion. Ils franchirent une passerelle et s’assirent. Le vol fut monotone, les nuages laissaient place aux nuages, et la seule distraction fut un trou d’air où un homme n’eut pas le temps d’attacher sa ceinture et se retrouva au plafond et où une jeune femme tentait désespérément d’expliquer à une hôtesse de l’air qu’elle désirait un sandwich jambon-fromage sans jambon. On lui apporta une pizza aux anchois. Une fois arrivés, ils retirèrent leurs bagages et hélèrent un taxi qui les emmena à leur hôtel. Ils arrivèrent en fin d’après-midi et n’avaient toujours pas échangé une seule parole. Ils prirent leur clef et montèrent dans leur chambre respective sans mot dire. Lorsque le lendemain matin, Paco se rendit à la chambre de son amie, il la trouva close. Il toqua. Personne ne vint lui ouvrir. Il s’en alla.

3 Paco et Christophine venaient de quitter Mouriès après avoir emprunté une voiture car la leur -on s’en souvient- avait rendu l’âme dans les Alpilles et devait à l’heure actuelle servir de gîte à quelques écureuils de passage. Ils roulaient maintenant en direction de Marseille d’où leur avion décollait à 11 heures précises en direction de la Grèce (destination imposée par leurs patrons respectifs). Ils descendirent devant l’entrée de l’aéroport et enregistrèrent leurs bagages. Ils s’assirent dans la salle d’attente et patientèrent jusqu’à ce qu’une voix appelle les passagers pour le vol en direction d’Héraklion. Ils se levèrent de concert et se dirigèrent vers la porte A. De son sac en cuir rouge, Christophine sortit un passeport neuf. Elle le présenta à l’hôtesse de l’air et Paco fit de même. Ils pénétrèrent dans une nouvelle pièce où les passagers attendaient entassés les uns sur les autres. Ils furent

Le jeune homme se rendit à la réception où il demanda dans un anglais passablement correct qu’aurait condamné n’importe quel professeur d’anglais, si la jeune femme qui était arrivée avec lui était sortie. On lui répondit que oui, très tôt ce matin. Mais elle avait laissé un message : «Partie à Cnossos, à la rencontre du Minotaure. Ne m’attends pas».

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Paco soupira. Il avait espéré que la nuit aurait effacé la rancœur que lui portait son amie. Mais il s’était trompé. Il soupira. Il avait peut-être exagéré. S’il avait su, il n’aurait pas remplacé la crème chibouste de la tarte tropézienne par de l’aiòli… Mais il n’avait pas pu résister et les six autres personnes qui eurent une part piégée lui offrirent un spectacle des plus amusants. Évidemment, s’il avait su il ne s’en serait pas vanté le soir suivant, auprès de son amie. Elle ne l’avait d’autant pas bien pris, qu’elle s’était elle-même abondamment servie. Il retourna dans sa chambre et il s’endormit rapidement. Paco marchait. Il marchait la tête basse, plongé dans ses réflexions. Il ne vit pas le jeune homme. Il lui rentra dedans et ils s’effondrèrent sur le trottoir. L’homme se mit à hurler :

« -Mais regardez donc devant vous ! Vous êtes un danger public ! Retour Sommaire


Abruti ! Andouille !! Zigomar !! Vous… Hé !! Mais oui !! Hahahhahahhahahahaaahhaah !!! C’est pas vrai !!! Quel heureux hasard !! Je suis Robin Monkey ! -... ? -Allons, tu ne me remets pas ? -Ben... Je devrais ? -Hahahaha !!! Sacré Rico !! Toujours aussi drôle !! Allez, viens, je te paie à boire, vieux ! -Attendez, je ne m’appelle pas Rico mais Paco.

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-Hahahahahahahahhahhahahhahaha !!! Impayable, vieux !! Tu n’as pas changé d’un poil, l’ami !!! -Mais puisque je vous dis que vous faites erreur sur la personne !! Je ne suis pas... -Hahahahahahahahahahaha !!! ‘Faudra que tu me dises d’où tu les sors !! -Hein ? Mais de quoi...

4 mement le bras et ne semblait pas décider à le lâcher. L’homme continua :

« -Alors que deviens-tu ? Paco déglutit et annonça d’une voix tremblante :

-Allez, va, je te paie un ouzo ! Alors, l’ami, qu’est-ce que tu deviens ?

-Je... Je travaille pour une école de cuisine... Et... Et.. vo... Et toi ?

-Mais je ne suis pas votre ami !!

-Ha ! Moi je suis devenu athlète. Tu sais, on ne fait pratiquement rien et c’est très bien payé.

-Hé, serveur !! Un coca pour moi et un ouzo pour mon ami ! -Vous êtes bouché ou quoi ? Puisque je vous dis que je ne suis pas votre ami !!

-C’est vrai ???? Ouahh !!! Et que fais-tu ici ?

-Hahahahahahahahahahahahaha... Décidément, Rico, tu es très drôle !!! Allons, tu ne te souviens pas de moi ? Robin Monkey ! On était ensemble en maternelle !!

-Magnifique !! Peux-tu me signer un autographe, l’ami ?

-Heu.. Paco eu un rire nerveux. Il aurait voulu partir loin d’ici mais l’homme lui tenait fer-

-Je suis venu pour les pré-sélections des Jeux Olympiques mais... -Bien sûr... Voiiici. -Wow !! Dans quelle discipline participes-tu ? -Je devais concourir pour le 400 mètres, le... Retour Sommaire


-Pourquoi parles-tu au passé ? -Hé bien, il y a un mois, je me suis fait une entorse au genou et je ne peux plus courir... -Quel dommage ! Je suis moi-même, sans vouloir me vanter, un champion incontesté. Nul ne peut me battre à la course à pied. Je suis imbattable. Une fois, j’ai couru contre... -Parfait ! Je ne pouvais rêver mieux ! -Coccocoment ça ?

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-Je ne te l’ai pas dit ? Mon entraîneur m’a chargé de choisir un athlète capable de me remplacer. Tu feras l’affaire. Viens, je t’emmène le voir pour les présentations.

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-Mais... -Dépêche-toi ! » Paco sortit en hâte du bar à la poursuite du jeune homme. Il finit par le rattraper devant un stade. Quelques temps plus tard, des journalistes étaient venus lui demander une interview. Il n’avait pas su refuser.

-Merci. C’était Maria Castillo Martez pour ... avec M. Paco, certain de remporter haut la main la victoire dans sa catégorie.

-Encore une question s’il vous plaît !! demanda une jeune femme.

-Mais attendez !!! Je n’ai jamais dit ça !!!

-Heu... Bien sûr !! répondit Paco quelque peu déboussolé.

-Nous vous retrouverons demain pour un reportage sur la déforestation amazonienne. Merci d’être resté avec nous.

-Comment se fait-il, que vous, un jeune homme inconnu de tous, remplace le champion espagnol de la course à pied ? -Hé bien... C’est arrivé par hasard... En fait, je... -Merci pour toutes ces précisions. Mais êtes-vous sûr de vous ? -Hé bien, oui...

Le reportage télévisé ne comportait pas tout à fait les mêmes réponses :

-Alors, M. Paco, comment vous êtes-vous retrouver à ces J.O ? -Hé bien, il se trouve que le champion actuel s’est malencontreusement blessé la jambe et il m’a demandé, à moi (champion de la course à pied, n’ayant jamais subi de défaite, moi, son maître) de le remplacer. -Mais pourquoi avoir accepté ? Retour Sommaire


-Je voulais mettre du piment dans ma vie... -Mais, êtes- vous sûr de vous ? Vos adversaires sont redoutables. Surtout un qui a déjà remporté par deux fois la médaille d’or... Etes-vous certain de vouloir le défier ? -Bien sûr !! Il est normal que je gagne. Je suis en meilleure forme physique que beaucoup de sportifs de haut niveau. -Vraiment ? Et pourquoi cela ?

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C’est tout de même étrange... La voix de l’interviewer lui ressemblait étrangement. Bon, il est vrai qu’il avait la fatigue du voyage et la chaleur accablante de la Crète l’avait surpris ...

-Parce que cela fait des années que je suis le régime crétois. Je ne mange pas de viande rouge et tout est cuisiné à l’huile d’olive. Le fromage de brebis est la base de mon régime aussi. A moi la médaille d’or !!!!

Le jour de l’épreuve, il eut la pêche !

-Mais pourtant, le régime crétois n’a aucune influence sur la force, si ? Pouvez-vous nous en dire plus sur ce régime méditerranéen ?

Il franchit la ligne d’arrivée le dernier.

-Hé bien, il est vrai qu’il a surtout la particularité de prévenir les maladies cardio- vasculaires mais ce n’est pas tout !! Il me maintient en bonne santé. Grâce à lui, mon poids idéal est maintenu sur une longue période. -Nous vous souhaitons tous beaucoup de chance, M. Paco ! Nous espérons tous de tout cœur que vous allez remporter la médaille d’or. »

Ces adversaires étaient tous des asperges. Le départ fut donné. Ils s’élancèrent. Ils ne coururent pas longtemps. Il se retrouva, il ne sait plus trop comment, en tête quelques secondes. Tous se souviendront de lui comme l’homme le plus nul de toute l’histoire des Jeux Olympiques.

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Il s’éveilla en sursaut. Il fut agréablement surpris de voir que tout cela n’avait été qu’un mauvais rêve. Il s’habilla rapidement et sortit. Il traversa un long couloir et toqua de nouveau à la chambre de son amie. Il attendit un instant. Un bruit se fit entendre à travers la porte. Elle s’ouvrit.

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Christophine apparut dans l’encadrement de la porte. Ses cheveux étaient en bataille, ses vêtements en partie déchirés. Sur son front avait poussé une énorme bosse et ses chaussures étaient pleines de boues. Elle fit signe à son ami d’entrer ; ce qu’il fit sans un mot. Elle semblait épuisée.

« -Que t’est-t-il arrivé ? -J’étais parti visiter le labyrinthe du Minotaure et... -Quoi ? Cette arnaque pour touriste ?! -Tais-toi ! -Bon, ça va... Pas besoin de prendre la mouche pour si peu... -Bien. Je disais donc que j’étais partie au labyrinthe mais les rues d’Héraklion sont elles- même un vrai labyrinthe.

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-Et tu t’es perdu. Tu n’es vraiment pas douée, quand même ! -Ca suffit ! Si tu sais tout mieux que moi, c’est inutile que je raconte... Tu peux prendre ma place. -Bon, ça va. Promis. Je me tais. -Hmmf...Enfin, passons. Oui, je me suis perdue et j’ai dû entrer dans un bar sombre et glacé afin d’y demander mon chemin. Au moment où je posais la question à l’un des vendeurs (celui qui avait l’air le plus sympathique), un jeune homme guère plus âgé que moi aux cheveux bruns en bataille et aux yeux émeraudes c’est approcher et... Humm... Je crois que je vais sauter ce passage, ajouta Christophine devenue soudain aussi rouge qu’une tomate. -Pourquoi ? -Tu n’as pas besoin de le savoir, c’est tout. Il se trouvait que ce

beau jeune homme allait dans la même direction que moi et il a aimablement proposé de m’y conduire. -Oui, enfin... Beau c’est vite dit, moi aussi je suis beau et pourtant je ne m’en vante pas, parce que... -Ha, ça suffit ! Tu ne vas pas recommencer ?! Tais-toi et écoute. Nous sommes partis ensemble en direction du labyrinthe où nous sommes entrés. Nous marchions depuis un petit moment en conversant aimablement lorsque nous avons atteint son centre. C’est alors que j’ai ressenti une vive douleur à la tête et tout est devenu noir. Je ne me suis réveillée que quelques heures après et il n’y avait plus personne autour de moi. Le labyrinthe était vide. Je n’entendais ni cris d’enfants, ni aboiements, ni rien. J’ai commencé par penser que mon ami était allé chercher du secours quand j’avisai mon sac ouvert et son contenu vidé à terre.

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-Sympathique ton nouvel ami ! Il t’a volé ton portefeuille ! Tu es... AIE ! Pourquoi est-ce que tu m’as frappé ? -Paco ? -Mmm ? -Tais-toi ! Effectivement, mon portefeuille avait disparu et... CESSE DE RICANER BETEMENT ! Or, je n’avais pas fait attention au chemin que nous avions pris car il m’avait assuré qu’il connaissait parfaitement le chemin. J’étais donc seule et j’errais quelques temps en proie au désespoir le plus total. J’arrivai finalement à une sorte de clairière de pierres où un panneau affichait : ‘’Garde- manger du minotaure. Prière de ne pas écraser les os (collection du Louvre, Paris).’’ Au centre de cette étrange place, Retour Sommaire


me l’ont fait tous mes ancêtres avant moi... Prépare-moi un bon repas. Mais attention ! Lorsque le sable de ce sablier ce sera écoulé, tu devras me servir. Et si le repas n’est pas à ma convenance, je te mangerai. Acceptes-tu ce défi ou préfères-tu être mangée de suite ?

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se tenait une masse informe, noire et immobile. L’on entendait d’étranges bruits ressemblant vaguement à des pleurs ou des reniflements venant de la statue. J’ai tout d’abord pensé à une bande-son pour mieux reconstituer l’effet dramatique et je n’y ai pas vraiment prêté attention. Mais tandis que j’observais la statue, je n’ai pas vu un fémur et j’ai marché dessus distraitement. Les pleurs se sont immédiatement tus. La statue a lentement tourné la tête et deux yeux verts se sont arrêtés sur mon visage. Je n’ai pu réprimer un rire nerveux, commençant à croire en l’efficacité des Grecs pour les effets spéciaux. La... statue s’avança vers moi lentement, me dévorant des yeux. Sa queue se balançait. Les pleurs reprirent. La statue s’assit à quelques centimètres de moi et ouvrit une gueule d’où il ne sortit tout d’abord qu’un feulement. Puis, la statue annonça d’une voix rauque : « Bienvenue. Je suis un sphinx, dernier représentant de mon espèce. Cela fait dix jours que je suis parti d’Égypte sans manger. Aussi, ne vais-je pas te poser d’énigme com-

-Je... J’accepte. -À la bonne heure. » Je l’ai regardée de plus près, cette... créature était pourvue d’un corps de lion, d’un buste et d’une tête de femme et d’ailes d’aigle.

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Elle a posé un sablier gigantesque sur une pierre plate et s’est allongée, un œil ouvert, l’autre fermé, en alternance. Probablement pour surveiller son dîner. J’ai eu beaucoup de mal à trouver de bons ingrédients mais heureusement, il me restait quelques tomates, feuilles de salades, œufs, tranches de pain dur et blanc de poulets que je comptais manger sur le chemin du labyrinthe. Mais ce n’était pas grand-chose et ces aliments ne me semblaient pas inscrits dans le régime alimentaire des sphinx ; aussi me suis-je mis en quête de viande ou d’œufs. J’entendais encore pleurer mais je n’étais pas d’humeur à y prêter grande attention. J’ai finalement pu concocter un plat dont je n’étais pas peu fière avec une quinzaine d’oeufs trouvés dans un nid et un peu de viande qu’il restait autour des os (dont je ne préféRetour Sommaire


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rais pas savoir à qui ils appartenaient). Lorsque le temps fut écoulé, j’apportais avec crainte mon repas au sphinx. Celui-ci sembla l’apprécier et m’en demanda la recette que je lui donnai avec plaisir, certaine de m’en être tirée à bon compte. Nous discutâmes de choses et d’autres avant de nous séparer le cœur serré. J’appris ainsi qu’il se rendait sur Olympe afin de délivrer aux dieux grecs un message de la part de ses employeurs. Avant de s’envoler, il m’indiqua le chemin de la sortie et celui du commissariat le plus proche pour déposer plainte (n’oublions pas que mon portefeuille contenant une photo dédicacée de Mickael Iacsoun avait été volée ! Un comble ! On n’est plus en sécurité nulle part !).

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Après que le sphinx ce fut envolé, je découvris, tremblante de peur, une petite fille cachée derrière un pan du labyrinthe. C’est ainsi que grâce aux indications du sphinx et de la petite fille (en état de choc, ça se comprend) j’ai pu revenir à l’hôtel et déposer plainte. -Pourquoi n’avoues-tu pas que tu n’as pas pu sortir du labyrinthe et que la police a dû venir te chercher ? -Pfff... Crois ce que tu veux, ça m’est égal... »

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PACO

• De la parte sur de Francia • Estudiante de hosteleria, su gran pasión ¡

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• Tremendamente cuidadosa y veladora de su dieta.

E N I H P O CHRI ST

• Apasionado deportista, intrépido,

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• Estudiante de hostelería,

• Interesado por todo ese mundo de sensaciones culinarias.

Christophine sabía que una dieta sana era primordial para disfrutar de una vida saludable. Como siempre estaba intentando obtener información de todo lo concerniente a la gastronomía y encantaba aprender y vivir nuevas experiencias, como por ejemplo viajar,Cristophine se animó a participar en Erasmus +, oportunidad que obtuvo a través de Etwinning. Cuál sería su sorpresa cuando se enteró había sido elegida y su destino era Sevilla.

¡ Qué contenta estaba ! Ella adoraba Sevilla. Desde siempre había tenido ganas de conocerla, y aunque sus abuelos vivieran allí, nunca tuvo la oportunidad de visitarla.Por otro lado, allí vivía Paco... Ese amigo tan especial que conoció en el canal « sympa » dedicado a todo lo relacionado con. Los amantes de los fogones. Esta misma noche conectaría y se lo diría.

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Era verano de 2013 Y llegó el día, maletas, despedidas y una gran ilusión. Aprendería bien el idioma español, conviviría con su abuela y con los sevillanos y conocería a Pablo en persona y podría continuar sus estudios aprendiendo nuevos conceptos y aplicando nuevas técnicas.

Pasearon por el centro de Sevilla sin dejar de hablar de sus cosas, llegaron hasta la Plaza de España, y vieron los azulejos que representa la expedición de Cristóbal Colón con La Pinta, La Niña y La Santamaría, plaza que se encuentra casi al lado la Fábrica de tabaco que ahora aloja las facultades de Humanidades. Image des bateaux Antiguamente era la fábrica de tabaco, tabaco procedente de América. Allí estuvieron un buen rato viendo la majestuosa construcción. Era evidente el papel relevante que tuvo en su época y que actualmente tiene por su importancia monumental.

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Como ya era casi medio día y la temperatura invitaba a pasear, Pablo le propuso a Cris ir hasta la puerta de Jerez y de allí a la orilla del Guadalquivir, río que atraviesa Sevilla y único navegable.

Pablo era tal cual ella imaginaba, y no por no haberlo visto por cam, sino como persona. Los dos eran muy afines y eso les hacía estar muy unidos y pasar muy buenos momentos.

Pablo le explicaba a Cris que el río había sido desviado por cuestiones de urbanismo pero que, en otros tiempos en los que el comercio con América era tan importante y tan fluido, a ambos lados de él ,para pagar los impuestos y controlar la mercancía procedente de esas nuevas tierras, se podían ver las dos Torres del Oro, nombré evidente dada su función. (dessin de la Torre del Or) Retour Sommaire


Todo comenzó delante de la tumba de Cristóbal Colón… Paco miró a Christophine, Christophine a Paco. Ambos se sorprendieron tanto que Chris emitió un grito tan fuerte que hizo que algunas de las personas que estaban a su alrededor acudieran rápidamente a interesarse por el suceso. Pero lo más extraño del caso es que no eran turistas, ni visitantes asiduos del lugar. Eran nobles de la época de los Reyes Católicos y ellos… ellos estaban allí, viviendo la escena con Isabel y Fernando.

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Los reyes estaban sentados en una enorme mesa, rodeados de gente que vestían lujosamente amplios ropajes adornados con perlas y oro. Los hombre portaban capas y espadas, pantalones unos y faldones otros, también adornados con nobles materiales El marinero era tan especial, tan conocido para Christophine… ¡ERA PACO! ¡Y hablaba como

Cristóbal Colón! Paco, milagrosamente podía sentir todo lo que experimentaba Cristóbal Colón ! Christophine se miró y también iba vestida de marinera. Parecía realmente una loba de mar. Lógico, en aquellas fechas no podría embarcar en busca de nuevas tierras junto a Colón si no se era una mujer fuerte. ¡Realmente ella podía sentir todo lo que vivió Martín Alonso Pinzón ¡ Era la gobernadora de La Pinta! Y como todo era favorable después de hablar con los Reyes Católicos, ambos pusieron rumbo a nuevas tierras.

La Pinta, La Niña y La Santamaría, Paco y Christophine partieron de Moguer junto con unos 120 hombres que formaban parte de la tripulación. Un largo viaje que después de aunque bien dotados de víveres frescos. Tres largos meses tan sólo rodeados de agua salada. Se acabaron los alimentos frescos. La tripulación comenzó a enfermar, una enfermedad peligrosa pues finalizaba con la muerte de la persona lo que provocó que se amotinaran, el escorbuto. Casi a punto de no poder mantener el orden Rodrigo de Triana gritó ¡Tierra! Paco y Christophine estaban encantados. Lo estaban viviendo todo de primera mano y no podían renunciar a tan privilegiada situación, así que encarnados en los sentimientos de ambos conquistadores siguieron adelante con la experiencia. Aprendieron qué tipo de cereales, hortalizas, tubérculos… usaban normalmente en su dieta.

4 Corría el año 1486 cuando un marino llamado Cristóbal Colón ofreció a los Reyes Católicos un proyecto: viajar a las Indias hacia el oeste, en una nueva ruta por el Atlántico.

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Durante los descansos fueron testigos de un acto cuanto menos curioso. Los indígenas fumaban una planta: el tabaco que en otras ocasiones también usaban como matarratas. El padre Gonzalo Fernández de Oviedo y Valdez, quien en su obra “Historia general de las Indias” (Sevilla 1535) relata: “entre otras costumbres reprobables los indios tienen una que es especialmente nociva y que consiste en la absorción de una cierta clase de humo a lo que llaman “tabaco” para producir un estado de estupor”…”algunos absorben el humo por medio de una caña hueca, eso es lo que los indios llaman “tabaco” y no a la hierba”.

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Emplacement dessin Colón, afirman algunos cronistas, quedó sorprendido por aquellas costumbres, pues los indígenas la practicaban en ciertas ceremonias y no como una costumbre cotidiana y de placer, sino que se realizaban en ceremonias de paz y de purificación del espíritu, pues para ellos el uso del tabaco poseía poderes mágicos y agradaba a los dioses. El tabaco era considerado como panacea, ya que se utilizaba como un fármaco para combatir el asma, fiebres, convulsiones, trastornos intestinales o nerviosos, y también mordeduras de animales. Hacia 1560 el tabaco era ya conocido en España y Portugal. En este último país, para esos años, se encontraba como embajador de Francia el caballero Jean Nicot, quien se interesó por la exótica planta. Cuando el mencionado embajador regresó a su país, llevó consigo hojas de tabaco para obsequiárselas a la reina Catalina de Medicis por lo que se la llamó “hierba de la reina”, “Nicotiana” o “hierba del embajador”.

En los campos de cultivo cogían la semilla de una planta con una gran flor que giraba buscando el sol: El girasol, extraían las pipas. Se dieron cuenta de la existencia de grandes extensiones de terreno con altas plantas que al cortarlas y pegarlas del verde pasaban a amarillo : El maíz. Un alimento básico procedente del sur de México, hace 4.600 años que los indígenas utilizaban muchos siglos antes que llegasen los conquistadores a América y que en las civilizaciones maya y azteca jugó un papel fundamental en las creencias religiosas, en sus festividades y en su nutrición. En tiempos precolombinos se cultivaba desde Chile hasta Canadá. En el año 1604 se inició su cultivo en España. Debido a su productividad y a su fácil adaptación al medio, el cultivo del maíz se extendió rápidamente en la dieta popular. Durante el siglo XVIII el cultivo se difundió de forma gradual por el resto de Europa, primero por los lugares de clima más cálido del Mediterráneo y posteriormente por la Europa septentrional. Es el único cereal proveniente del Nuevo Mundo. Actualmente se cultiva en la mayoría de los países del mundo siendo la tercera cosecha más importante después del trigo y el arroz Se cocinaba de manera diferente en cada parte del nuevo continente. Hacían tortillas, tostadas, arepas, cachapas…

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Carte interactive CLIQUER ICI Retour Sommaire


Y el chocolate…

m

¡ 3

! E T A L O C O H C EL

La palabra chocolate proviene de la palabra «xocolatl», vocablo que significa «agua Espumosa». Moctezumale ofreció esta bebida al conquistado Hernán Cortés a su llegada en 1519 al confundirlo con un dios. Pero su llegada a Europa es confusa. Algunos piensan que fue Cristóbal Colón, al regreso de su 4e viaje a las Indias en 1502. Otros dicen que Hernán Cortéz, luego de probar esta bebida, introdujo el cacao en la corte del Rey Carlos V de España. ¡Paco! El chocolate es bueno pero inflarse… le dijo Christophine a Paco Mientras este no hacía más que probar todas las variades de chocolates que le ofrecían los aztecas. Se rumoreaba por España que, cierto monje del monasterio de piedra, aceptó el chocolate que Cristóbal Colón trajo de nuevas tierras y que lo preparó según las indicaciones que éste le dio sobre el asunto. Pero se les ocurre quitar las fuertes especias con las que los indígenas lo condimentaban por azúcar, leche y miel. Tan bueno estaba que los gobernantes españoles consideraron la receta secreto de estado, receta

que tan sólo los monjes sabían, logrando la corona española mantener el secreto aproximadamente un siglo. Dicen por ahí que un viajero se hizo con la receta y la dio a conocer por Europa para enriquecerse. Otros que fue la reina Ma Teresa de España que al casarse con el rey Sol se la reveló. Una tercera versión, aunque coincide con el hecho que Francia fue el segundo país en recibir el chocolate, difiere en la manera. Dicen que la corte Francesa se mostraba bastante dubitativa en cuanto a la aceptación de lo que se llegó a llamar «una producto barbárico» y «una droga nociva», probablemente a causa de sus efectos vigorizantes. No fue hasta que la Facultad de Medicina de Paris le otorgó el visto bueno y que la Reina Ana de Austria, esposa del rey Louis XIII de Francia la nombrara «la bebida oficial de la corte Francesa», en el año de 1 615, que ésta no se convirtió verdaderamente en un suceso.

ce a l p Em

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si s e d ent

EL PIMIENTO ¿Y CÓMO CONTAMOS LA EXPLOSIÓN DE SABORES QUE EXPERIMENTAMOS AL PROBAR EL PIMIENTO? LE DIJO Paco a Christophine…

Fue aceptado en Europa desde el principio, al igual que el chocolate. Los indígenas lo utilizaban en sus rituales caníbales, de hecho quisieron comerse a Bernal Díaz del Castillo y a sus hombres aderezándolos con él, ajitos, cebollitas silvestres y tomate. Había una clase de pimiento rojo que picaba extraordinariamente en el paladar que fue presentado al regresar a los Reyes Católicos y que “quemaba la lengua”. Les informaron que los indios la usaban mucho al preparar el pescado y que era muy abundante por aquellos lares. Lo llamaban “ají” y podía sustituir a la pimienta. Incluso se aprovechaba el caldo realizado con sus hojas. Tan bueno se consideró el producto, en especial para combatir los fríos inviernos, que se expandió por toda Europa.

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sin s e d ent

Según el padre José de Acosta, en su obra, escrita en 1590, titulada ‘Historia natural y moral de las Indias’ nos dice como se llamaba al pimiento según el lugar, de modo que en España se denominaba pimiento de las indias, en las islas del Caribe axí, en Perú axú y en México chili. Continúa diciendo: “Esta ya es cosa bien conocida, y así hay poco que tratar de ella, sólo es de saber que cerca de los antiguos indios fue muy apreciada, y la llevaban a las partes donde no se da por mercancía importante. No se da en tierras frías, como la sierra de Pirú: dase en valles calientes y de regadío. Lo que pica del axí es las venillas y pepitas, lo demás no muerde; cómese verde y seco; molido y entero, y en la olla, y en el guisado. Es la principal salsa y toda la especiería de Indias. Comido con moderación ayuda al estómago para la digestión, pero si es demasiado tiene ruines efectos”.

Y es así como Paco y Christophine descubren en tierras lejanas muchas de las tan importantes aportaciones que hemos tenido de manos de aquellos indígenas y que tanta y tan repercusión ha tenido en toda Europa y que invita a ser compartida.

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Mediados de agosto de 2013

ma de tra¡Buenos días! El te memoria fibajo para vuestra :La cocina nal de curso será is el reMediterránea. haré la Europa corrido por toda el objeto mediterránea con culiaridade analizar las pe y de hacer des de esta cocina ejemplos una presentación de entativas y muestras repres comenzará .Vuestro trabajo berá esel 15 de agosto y de cumentado tar terminado y do el 30 de mayo. ¡Suerte a todos¡ de hoste-Vuestro profesor lería.

Paco : ¡ Un recorrido por el Mediterráneo ! Christophine : ¡ Píllate una mapa y vamos a ver el recorrido a seguir !

France (Provence)

3 Portugal (Porto)

4 Italie (Rome)

Espagne (Séville)

Grèce (Athènes)

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Arles, 26 de agosto de 2013

Tengo hambre ¿tu no? El día anterior encontraron a un hombre que no les dejó de hablar durante la película en el restaurante , de su hermano especializado en la antigua cocina romana.

¿Dónde podríamos encontrar en restaurante del que nos ha hablado? ¿Te acuerdas del nombre?

¡Claro! ¡Me he cuidado de no olvidarlo! «Una mesa en el Mediterráneo»

Herbae rusticae à l’embamma (mezcla de ensaladas aderezadas con garum,

Comienzan a buscar la calle de Hugo que encontraron después de muchos in- granos de mostaza, Romero y aceite de oliva) tentos fallidos por encontrarla por las callejuelas de Arles. Fue la suerte quién los Cicerona (Guisantes al ajo y cominos) ayudó a encontrarla.

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¿Vamos? ¡S

!

as pintas

ne buen ÍÍÍÍÍÍÍÍÍ! ¡Tie

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***

Pullum in elixam

(pollo en salsa de apio! comino! pimienta! garum. asado y bañado con una deliciosa salsa de dátiles y piñones)

Lenticulae (Lentejas a las castañas, menta, fresas y cilantro)

***

Apo-tina (Flan de sémola y frutas secas con miel y pimienta)

Globi (Brocheta de vacuno al sésamo pavor y miel, todo ellos frito) Retour Sommaire


Depués de sentarse en una mesa fresca a la sombra y con vistas a Ródano, el camarero sin haberlos atendido les sirve un gran plato de d’herbae rusticae à l’embamma.

Se apoya de golpe en los brazos de Cristophine... Oía de lejos los ruidos de la calle, en torno a él se agitaban grandes sombras y en este estado delirante, no llegaba a comprender la lengua que se hablaba a su alrededor, estaba muy confuso , no tenía ningún tipo de referencias... Caminaba por medio de olivares y llega a las puertas de la ciudad en la que habían dos centuriones hablando:

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4

Buenos días señor... ¿No te das ¿Qué quieres?

cuenta

que

estamos

ocupados?

¡Es cierto! ¡Siempre nos molestan en plena discusión! ¡ Es inadmisible! Umm... Disculpenmé pero...¿Tendrían la amabilidad de decirme dónde estamos? ¿Dónde? Este chaval es tonto... ¡Donde estamos...! ¡Ahhhhhhhhhh! ¡Esto es alucinante!

Desde la primera cuchara Paco se pone rojo escarlata. le salía el humo hasta por las orejas e incluso por la nariz. se levanta y se ha corriendo hacia el río.»

« ¡Me ahogo, me ahogo! ¡Me han envenenado! »

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Dejando a su compañero riéndose inexplicablemente como un loco, e primer centurión de adelanta y pregunta:

- ¿Quién eres ?¿ Qué vienes a hacer aquí extranjero? - Bueno, soy ciudadano español... - ¡Un español! ¿ Cómo osas presentarte aquí?

- Exactamente ¿qué lugar es este? ¡Por favor! Podría decirme dónde estamos? Temo haberme perdido...

La callejuela no estaba ya muy concurrida, pero esta boutique estaba aún más solitaria. El hedor que allí reinaba recordaba a el de los cadáveres en descomposición y los animales enjaulados que parecían agonizar. Las plantas estaban marchitas y la oscuridad era la dueña de esa particular tienda. Iba a dar una vuelta cuando un enano salió de alguna parte. Se planta delante suya y le pregunta:

- ¡Por Dios! Estamos en Arelate. Y precisamente hoy es un gran día, sí señor, un gran día. Para recompensar a la cuidad de su lealtad el emperador ha decidido celebrar su cumpleaños aquí. stro problema? No diga nada, - Entonces joven hombre ¿ cuál es vue s..... Ohhhhh pequeña couquin una déjeme adivinar.... Ummmmm, veamo a que se parece... Debe ser muy cuestión de amores... Vamos dígame un jovencito tan apuesto como us- 4 guapa para hacer perder la cabeza a Aurelia...? ted. ¿Cómo se llama? ¿Julia, Faustina,

3 Perdido en sus pensamientos, paco atravesó las puertas de Arelate. De lejos, un hombre proclamaba que el gran misterchef Apicius contrataba pinches de cocina. Paco se aleja y termina por encontrar una pequeña boutique en un callejón sin salida sombría y húmeda en la que el rótulo decía más o menos esto: «El gran encantador, mago, resuelve todos vuestros problemas con una vuelta de mano, (leyendo la palma de la mano).»

¡Los problemas! Suspira Paco, yo sí que tengo problemas... ¡Vamos, entremos!

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Viendo que no podía hacer verdaderamente nada por él, Paco aprovecha un momento de distracción del encantador y se escapa a toda velocidad... Erró durante un gran tiempo por las calles estáticas, frías, envejecidas de Arles quitando un tentador olor de asado le atrae hacia la taberna de Apicius. Es el hambre el que aún lo atormentaba .Pero desde su entrada, un hombre con un aspecto de coloso se aproxima:

- Y dime ¿qué haces aquí? - ¡Tengo hambre y me gustaría comer! - No hay nada que hacer (imposible)Precisamente hoy, el restaurante está cerrado. Debemos servir la comida por el cumpleaños del emperador y encima tenemos a tres pinches de cocina enfermos. - Yo puedo ayudarle... - ¿Tu? ¿Qué sabes hacer?

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- Bueno... Se cocinar... - UMMMMM... Vale...(después de haberlo mirado detenidamente) es tu problema, es asuntó tuyo. Ven comienzas enseguida.De hecho, yo soy Junius Tullius Cicerón. ¿Y tú? - ¿Paco? Ellos rodean a los pinches y entran en una pequeña habitación ; El hombre apunta los toneles

- Aquí guardamos al carne.

do que usamos como base en todos los platos que tu prepararás. Lo obtenemos a partir de la maceración de las entrañas de pescados. Suspira delante de la cara decaída del joven, luego vuelven a dirigirse hacia la luz. Cuando llegan a la parte superior de un contenedor, la cola ya era muy larga porque el emperador había anunciado que ese gran día ofrecería la comida al pueblo

- Tu vas a empezar a servir al trermopolium ... ¿Ves los agujeros de dentro en el contenedor? La comida se conserva así caliente. Aquí hay patina*, la cazuela de la lado es la esicia* y la última contiene la lenticula* ¡Y todo está caliente! - Tullius, ¿me puedes hablar un poco de la cocina romana? No conozco gran cosa. - ¡Es cierto que eres extranjero! - Bueno, para comenzar tenemos tres comidas al día: La primera es el jentaculum que se toma al levantarse, consiste en un trozo de pan duro frotado con ajo. La segunda es esta que vas a servir:se come a las medio día en punto Pero es la tercera, la cena la que es la más importante. La comemos en el triclinium de la domos. Se llama así porque está compuesta por tres sillones... - ¿Sólo sois tres? ¿Y cuándo hay más invitados? - Bueno nos sentamos más en cada una... Por otro lado, ni estamos verdaderamente sentados ni acostados. - ¿Qué coméis?

Abre un tonel y le hace un signo a Paco para que se acerque.

Tullius se calló un momento, reflexionó y terminó por contestar:

- Está salada para poderla conservar, le explica el hombre viendo el aspecto de estupefacción del adolescente

- Comemos carne, patos y pavos reales... No comemos las bestias que criamos, sólo sirven para producir leche, lana... Pero utilizamos muchas especies y todos nuestros platos están hechos con garum. ¡Ya te lo comenté! Y varias veces, al trabajo.

Lleva a Paco a una segunda habitación donde algunas personas estaban atareadas.

- Aquí es donde preparamos el garum. Esos el líqui-

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Paco, asignado al servicio, terminó su servicio tarde ya que después, tuvo que ponerse a preparar pullum para la cena imperial. Cuando el sol empezó a acostarse, Paco apagó el fuego y se fue después de haber tapeado un trozo de perna.* Mientras anduvo en la calle, se encontró con un grupo de adultos que llevaron cada uno una toallita.*

- Aquella pequeńa orgía fue bastante divertida, dijo el uno. - Oh sí, tienes razón, los platos fueron deliciosos.

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Thermopolium : fast food antique Patina : sorte d’omelette ou flan aux herbes et asperges Esicia : plat à base de porc haché, mie de pain, cardamome, pignons, poivre et garum Lenticula : lentilles ( aux châtaignes ou poireaux confits) Perna : jarret de porc généralement au miel et figues

- Efectivamente, mańana traeré los restos a mi madre.

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A Paco, intrigado por lo que acabó de oír, le hubiera gustado pedir explicaciones pero las voces ya se alejaban y el grupo ya sólo era unas sombras imperceptibles que intentaba coger en vano. Porque el adolescente se despertó, Christophine sentada a su lado le cogía de la mano. Cuando lo vio ser otra vez él, saltó de alegría y lo apretó tan fuerte que casi se agobió.

- ¿Que ha pasado? Preguntó Paco. - Te.... Te agobiaste, y te desmayaste después de nuestra cena romana sobre los muelles del Rhône.... Te quedaste varios días tumbado en esta cama sin ninguna reacción.... Los médicos me dijeron que hiciste una alergia a una especie... ¡Todavía buscan cual de ellas!

Carte : diffusion des produits dans le bassin méditerranéen.

L’identité gastronomique méditerranéenne.

Por fin los médicos regresaron... Habían encontrado la causa de la alergia de Paco: ¡el garum!

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Paco y Cristophine apenas repuestos de sus últimas emociones, reciben un mensaje procedente de sus respectivos centros, en el que les rogaban que volviesen, en primer lugar, a la fiesta de los olivos. Era la fiesta de las aceitunas y por supuesto esa actividad tenía preferencia, por lo que pidieron prestado un coche y emprendieron camino bordeando el Ródano antes de meterse de lleno en Les Alpilles por dónde tenían que pasar en un caluroso día de verano.

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En la radio emitían una canción de estas modernas cuyo sonido más usado era «bom».El motor comienza a hacer ruidos extraños, a despedir líquidos por aquí y por allá y termina por dejar de funcionar totalmente, emitiendo un «Bom» casi al unísono de la canción. Dessin de la voiture

« ¡ No puede ser verdad ! ¡No es el momento más oportuno de dejarnos tirados y menos en un lugar como este! ¿ Qué vamos a hacer ahora? ¡Agggggggg! ¡ No doy crédito ! ¡Y para colmo mi móvil no tiene seña, no pillo onda! » Cristophine no dejaba de andar de un lado a otro. Bien movía y removía la tierra bajo sus pies y levantaba sus brazos hacia el cielo, bien ella juraba ante Obange por la falta de recursos. Dándose cuenta que su amiga está a punto de explotar, Paco propone:

-« Ejem..., bueno, sólo tenemos que andar, no es tan

grave, y encima eso te forzará a hacer un poco de ejercicio que te va a venir hasta bien.» -¿ Qué? ¿ Cómo? ¡Espera! ¿ Qué es lo que has creído entender?¡ No me escuchas! ¡ Espérame! Comienzan a adentrarse en Les Alpilles cuando de pronto Paco se separa del sitio del accidente (a la manera de Team en «Al este del Edén» seguido de Cristophine protestando y resoplando. Ils ne marchèrent d’ailleurs pas longtemps. No caminarían mucho. Llegarían pronto a un pequeño claro del bosque en el que en el centro reinaba una casita que parecía salir de la Edad Media. Llamaron a la puerta y se abrió .

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«¡¡¡¡¡EHHHHH!!!!! ¿Hay alguien? », gritó Paco intranquilo y sin gran esperanza. - ¡ Para! Sabes bien que aquí no hay nadie » Cristophine cruza la puerta y entra sin más. El interior estaba sombrío y húmedo . Goteaba agua del techo que formaba un gran charco en el suelo, la única prueba que quedaba de la violenta tormenta de la pasada noche. Un sapo chapoteaba en el charco. Desde que el sapo se dio cuenta que la puerta se abría y que entraba alguien, se escondió rápidamente sin ni tan siquiera mirar hacia atrás. La mesa estaba rota y la naturaleza comenzaba ya a retomar lo que le correspondía por derecho como así lo atestiguaba el majestuoso y espectacular olivo que crecía en medio de todos aquellos bonitos restos que debía haber sido una silla y cuyas ramas atravesaban de parte a parte la sencilla lámpara. El moho recubría enteramente la estatua que, en otros tiempos, debía haber representado un dragón. Retour Sommaire


Al fondo de la habitación, algunas botellas estaban alineadas en una corroída estantería que amenazaba con romperse de un momento a otro. Cristophine se acercó y notó algo en los recipientes, los observó más detenidamente y se dio cuenta que la botella de cora-cora contenía un líquido con mal aspecto. Quitó el tapón y olió el brebaje. Olía a aceite de oliva.

su puesta en escena tan maravillosa. Pero observando que ella lejos de responderle, continuaba, Paco se asustó e intentó marcar el número de urgencias, cuando con las prisas, se le cayó su teléfono móvil al charco. Salió de la cabaña corriendo, esperando encontrar ayuda fuera. Sólo se vió rodeado de una gran zona verde. Pasó por delante de Christophine que, esta vez se enlazaba al olivo, recitando «Cyrano de Bergelac»

-« ¡Bah, otra nueva receta!» Y con estas tranquilizadoras palabras, Chris lo tragó de un golpe mientras que Paco se decidió al fin a entrar. Su cabeza le dió vueltas. Todo se iba volviendo como rosa a causa de una especie de neblina que la iba envolviendo hasta que sin casi poder ver ni pensar, llegó un punto que no supo ni quién era.

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Ella no veía más que a ese desconocido frente a ella, sólo pensaba en él. Se desmayó. No se dió cuenta que Paco estaba inclinada sobre ella con cara de preocupado. Sólo lo veía a él, a ese guapo desconocido. Chris dio algunos pasos. Temblaba , sus piernas temblaban a pesar de sus intentos por mantenerlas firmes. Ciando parecía que él se giraba hacia ella,Chris notaba desfallecer. Paco sorprendido por el comportamiento de su amiga, no supo como reaccionar, cuando ve que su amiga se deja caer en las ramas del olivo para abrazarlo y declararle su amor mediante un poema.

«Mi amor, Aparatado de tí todo el día, Mi corazón es tuyo,

Pasó revista a los líquidos que se encuentran en las estanterías y detiene su mirada en un elixir negro contenido en la botella de Peterier La cogió y leyó la etiqueta: « MORTAL, auténtico elixir de bruja para la sociedad mágica. Cuidado con su utilización» Dessin de la bouteille et l’étiquette en gros plan + recette de l’elixir imaginé par les élèves Paco, en principio, no le dió importancia pero se le heló la sangre viendo que Christophine besaba con pasión las ramas del olivo. Se acercó a su amiga y, sin saber verdaderamente qué hacer, le dijo al oído :

«Christophine, tu novio está enfermo» -« SIIIIIIII!!!!!! está enfermo, estoy enferma, estamos enfermos de amor.¡¡ Mi querido y amado Olivier, ven hacia mí, deja que te bese!!! » -« Te lo estoy diciendo seriamente , le djo. Se trata de una enfermedad grave. Su vida está en peligro . »

Muere con el pasos de las horas

« -Tu me dices cualquier cosa para engañarme. ¡Déjame celebrar tranquila mi noche de bodas! »

¡Oh bella oca «

-« ¿¿Tu noche de quéééééé...?? Pero no puedes.... »

Dejamos aquí el fragmento. Paco se echó a reír por la broma de su amiga, felicitándola por

« ¡¡ Shuuuu!! ¡ Aún no es oficial! Lo anunciaremos mañana por la mañana en el banquete de la fiesta de la aceituna, antes de irnos de luna de miel ¿ No es verdad cariño? » -« Pero... »

4 Recette secrète pour assassiner des vilains oliviers (besoin d’un décodage) a=a

j=j

s=s

un bras de professeur

b=b

k=k

t=t

deux pattes nouilles

c=c

l=l

u=u

d=d

m=m

v=v

e=e

n=n

w=w

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h=h

q=q

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r=r

une

goutte

de de

gregarum

et les yeux d’une professeur d’arts plastiques

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-« Y por cierto ¿ qué haces tu aquí? ¡Nadie te ha dado velas en este entierro ! ¡ Sal inmediatamente! » -« Pero ¿qué dices? Soy tu amigo y es normal y es normal que ponga a disposición de tu novio todos mis conocimientos en medicina ! » -« ¡Para! desde cuándo tienes tu idea de medicina? » -« ¡Desde que escucho los cursos de SVT! » -« Mmmmmm... En fin ¿y tu qué quieres, obligarme a romper, estropearlo todo?, Si es eso, ya te puedes ir porque yo... » -« Al contrario. Tu novio es sospechoso de tener la Grippalolive. Yo he venido para asegurarme de que no te has contagiado y no te contagiarás. »

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-« ¿ En serio? Eres muy amable por haberte desplazado. Lástima que no hayamos venido juntos, me hubiera gustado confesarte tantas cosas... » -« Vale, bueno... En todo caso es muy enfermedad muy peligrosa. Está en peligro de muerte. » -« Pero... ¡ Es horrible! Es una catástrofe! ¡ Llamemos al SAMU ! ¡Debemos contactar con urgencias! ¡ Madre mía! ¡ Es horroroso! » -« Pero Christophine ¡ deja de llorar! Llorar no sirve de nada y tu estas. Aún a tiempo, Nada esta perdido aún . No te asustes que yo tengo el remedio. » -« ¿Es verdad? ¿ Es verdad? ¿ No me estás engañando ? » -« No, no. Pro otra parte, la tengo conmigo Es necesario suministrársela al enfermo lo antes posible, a toda prisa, rápidamente » -« Pero bueno, ¿A qué esperas ? ¡Triple dosis ! »

Paco sacó de la bolsa la botella de Peterier y sin remordimientos ni dudas le echó su contenido sobre las raices del olivo. El resultado no se hizo esperar. Tan pronto como las raices absorvieron el elixir MORTAL , las hojas se endurecieron, las aceitunas cayeron al suelo, el tronco se secó, las hojas se amarillearon : el olivo acababa de entregar su alma, de morir.

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Dessin de l’olivier mort Y Christophine comenzó a llorar desconsoladamente. Sus lágrimas corrían a lo largo de sus mejillas sin que Paco pudiéra hacer nada realmente.

« ¡Todo esto es culpa mía, médico de pacotilla !¡ Traidor !¡Asesino !¡Ectoplasma ! ¡ Miserable cobarde !¡Patán ! YO... » Ella salió de la cabaña como un huracán. Tan rápido iba que Paco apenas la pudo ver cruzar el claro del bosque. No tuvo el arrojo de ir detrás de ella. Está abatido. Se sentó en una silla con la cabeza entre sus manos y suspiró. De este estado, lo sacó un crujido. Se levantó, abrió los ojos y se los frotó. Delante suya vió a una anciana. Retour Sommaire


La anciana, haciendo uso de la palabra, le dijo :

-« ¿Y dónde está su amiga ? »

« - ¿Qué hace usted aquí ? Dese prisa en responder, no puedo perder el tiempo con ciertas personas, soy una mujer tremendamente ocupada. ¿ Y bien ? »

-« Ha huido. »

-« Bueno...yo... » -« ¿ Cómo ? ¡Sea más claro ! ¡ Y deje de tartamudear ! ¡Eso me pone de los nervios ! » -« Como usted diga, señora »

-« ¿ Por dónde ? » -« Ummm... ¡Por la puerta ! » -« ¡ La DIRECTION imbécil ! » -« No lo se ». -« ¡Es usted de una utilidad pasmosa, querido ! » -« Gracias por el cumplido ».

La viejecita giró su cabeza hacia la estantería y percibe las botellas vacías .Pestañea, se vuelve hacia Paco y pregunta :

« -¿ Quién se ha bebido mi filtro de amor ? Usted no , desde luego... Quién ? »

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-« En fin, dijo la anciana... Encontrará el antídoto en la fiesta de las aceitunas. Una vez allí, compre chocolates, son verdaderamente deliciosos. Estoy segura de que les gustarán a vuestra amiga ». -« Pero a decir verdad,no se dónde se encuentra Muriès... »

Ici insertion de la recette du philtre d’amour imaginée par les élèves ( pièce jointe

-« Siga recto unos cien metros , después a la izquierda y seguidamente a la derecha. »

« ¡Ehhh ! Nosotros creíamos abandonada esta cabaña y... »

-« ¡Gracias ! »

- « ¡Tenga la amabilidad de responderme a la pregunta que le he hecho ! » -« Una amiga... »

es et noires : rt ve es liv ’o d se ba à r Philtre d’amou eux de profs -Une poignée de chev yeux de profs d’arts plastiques. ou éventuellement des s, (à manier avec des gant les rô nt co de les icu rt -Des pa es). certains sont très toxiqu lanté (ça va donné ng sa en of pr de e ug ro -Un stylo potion). une couleur rouge à la oisies. -Deux olives vertes m en guise de pattes. -Des queues de souris

-« Y ahora ¡ fuera ! ¡Escarabajo ! ¡ Me habeis hecho perder mi tiempo ! ¡Ahuque el ala ! ¡Rápido ! ¡Un ! ¡Dos ! ¡Un ! ¡Dos !... »

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Paco huyó sin preguntarse nada. Corrió derecho y cuando creyó haber alcanzado los cien metros, giró a la izquierda, luego a la derecha y terminó por alcanzar su meta asfixiado. Comienzó a deambular desorientado por las estrechas calles de Mouriès antes de encontrarse sobre la gran plaza en la que están instalados los comerciantes. Se acercó y observó que todos los alimentos que estaban en venta habían sido realizados a base de aceite de oliva. Un comerciante le hizo un signo, Paco se acercó y el comerciante le preguntó :

- Buenos días, señor.¿Querría pobrar mi tapenade ?¡ Es la mejor de toda la región ! ¡ Pruébela ! ¡ Tenga ! - « Vaya.. Muchas gracias. » Ici insertion de publicité imaginées par les élèves sur les produits locaux à base d’huile d’olive Retour Sommaire


El jovencito cogió un poco de pan duro sobre el cual había una sustancia negra. Acercó el trozo de pan a su boca y tragó. Ante su sorpresa, por el excelente sabor exclamó :

« ¡Está delicioso ! » -¡ Afortunadamente que lo está ! ¡ Soy yo quién lo ha hecho ! ¿Qué cantidad quereis ? ¿ Quinientos gramos ? ¿Un quilo ?» -« Ummm... Quinientos gramos, por favor ! » Dejó al comerciante y se puso a buscar la cola del chocolate. Deambuló por la plaza observando, cada cual en su puesto, a un hombre que hace jabones de aceite de oliva, otro, haciendo publicidad de su aceite de oliva que , según él, era « la mejor de toda la región, qué digo de la región , del mundo entero ! »

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Posteriormente, llegó a un escaparate en el que se vendían todas las variantes de dulces posibles. ¡Era increible e inimaginable que algo así existiese !. Se acercó y vió que había cakes con sabor a aceitunas, cookies de aceite de oliva, y multitudes de otras especialidades. Un poco más lejos, una jovencita vendía productos de belleza realizados a base de aceite de olivas : champú, jabón, maquillaje, esencias de aceites... Comienzó por el bálsamo para los labios, pasando también por probar las aceitunas con especias a modo de aperitivo. Encuentró de todo menos chocolate. Recorrió la plaza a lo largo y ancho pero ningún signo de chocolate. Sentado en los escalones de la iglesia, estaba a punto de perder toda esperanza.

tarlos, asista al banquete. Los distribuirán de postre » -« ¡No puedo esperar tanto ! » -« ¡Debería !. Ahora excúseme, he de atender a mis clientes. » -« Sí, claro que sí, señor » Menu du banquet Christophine caminaba desde hacía un tiempo ya. Vió un molino y se dirigió hacia él. Era medio día bien avanzado y temía tener que pasar la noche al raso. Se aproximó a un grupo de turistas que estaba visitando el molino e hizo como si prestase atención a las explicaciones del guía. Aprendió que las aceitunas debían estar molidas para hacer el aceite de color dorado tan utilizado en la cocina, en los productos de belleza, en los jabones... A la caída del sol, descendió encaminándose hacia la ciudad más cercana. Era noche cerrada cuando llegó al hotel. El recepcionista le dió la llave de la habitación y entró. Al día siguiente, se despertó a causa de la música. Se levantó y tambaleándose se apoyó en el borde de la mesa de noche. Echó un vistazo por la ventana . Delante del hotel actuaba una charanga. Se arregló inmediatamente y bajó a toda prisa a recepción :

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« Buenos días señora. ¿ Me podría decir qué día es hoy ? -« ¡Pero mi dulce damita ! ¿No lo sabéis ? ¿ No estáis al corriente ? ¡Es la fiesta de las aceitunas ! Al medio día tendrá lugar un banquete. » -« ¿Un banquete ? »

De pronto, se levantó y se dirigió hasta el lugar en el que probó la tapenade. Llamó al comerciante y le dice :

¡ Señor ! ¡Señor ! ¡Ayuda por favor ! » -« ¿ Qué es lo que usted quiere ? » -« Por favor... ¿ Sabría usted decirme dónde podría encontrar chocolate ? » -« Nadie vende aquí chocolate. Pero si usted quiere degus-

-« Un banquete preparado únicamente a base platos con aceite de oliva. Es delicioso . Habrá novedades culinarias como esos chocolates de los que todo el mundo habla desde hace tiempo y... » -« ¡ Gracias ! » La jovencita salió. Hablar de aceitunas era reabrir la herida, esa herida demasiado reciente aún por la que ella se sentía herida. Retour Sommaire


Pero no podía llorar. Estaba demasiado cansada. Realmente , su intención hubiera sido regresar a su habitación pero la idea de volver a ver a su amado Olivier le reportó la energía necesaria para dirigirse hacia la plaza. Desde luego, no terminaba de creerse la tan repentina muerte de su amante. Y si su amado estuviera aún vivo, cosa de la que ella está segura., se dirigiría al banquete como habían acordado el día anterior al drama. Por su parte, Paco se encontraba en la plaza desde el amanecer, no había logrado dormir. Sus pensamientos giraban en torno a su infortunada amiga. Había imaginado esa noche centenares, millares de posibles situaciones. Sentado en el porche de una casa esperaba la hora de producirse el tan deseado evento. Se dirige hacia el banquete en el que se deleiteó con docenas de platos y de bebidas desconocidas para él hasta ese día. El hombre pasó toda la comida marchando con su mirada el móvil ( ese que había rescatado del charco y que por alguna especie de milagro, no había sufrido dañó alguno)’ esperando un SOS de su amiga para ir a salvarla heroicamente.

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Pero Christophine estaba bien lejos de preocuparse de todo eso. Ella escrutaba a la gente con la esperanza de percibir el rostro de su único amor. Tampoco le hizo gran caso a los platos que desfilaban ante ella. Al contrario, al no verlo termina por autoconvencerse que Olivier está en el bar. Dejó la mesa y se dirigió a la barra en la que se apoyó. Un camarero le preguntó si desea algo de beber pero Christophine lo ignoró y se dedicó a escrutar a la muchedumbre.

pudiera reaccionar, la llevó lejos del bar y de la fiesta. Sin dejar aún que la joven tuviese tiempo de nada, le metió uno de los chocolates en la boca, un chocolate parecido a una trufa. Ella no tuvo ya más remedio que tragar. El resultado no se hizo esperar.

« ¡Caramba!, grita Christophine, ¡Yo que no le he prestado atención a los platos ! He estado muy ocupada buscando.... ¿ Buscando a quién? » -¿ Qué pretendes que yo sepa de eso? Probablemente una de tus prendas de vestir. -¡Bah! Menos mal que visité ayer ese molino... -Deberíamos volver antes de que el banquete termine. -Por cierto Paco ¿ sabes quién es Olivier? -No ... Ni la menor idea ¿ Por qué? -Por nada... »

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Los chocolates fueron repartidos. Christophine giró la cabeza. Su mirada se cruzó con la de Paco. Se muerde el labio y se da la vuelta rápidamente. Demasiado tarde, Paco ya la habría visto. Él, se levantó dudando que ella se enfadase de nuevo e hizo como el que no la ha visto. Llevando los chocolates en el bolsillo, rodeó el bar hasta colocarse detrás de su amiga. Paco estaba un poco decepcionado. Él, que siempre soñaba con aventuras, no tenía otra jugada que demoler la trampa mortal de la desconfianza de su gran amiga. Se aproximó a Christophine sigilosamente, como un gato. Se aseguró que nadie lo escuchara acercarse. Y en el momento ya estuvo totalmente cerca de Christophine , la cogió por el brazo y antes que su amiga

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chap4 llegó con él había salido. Paco y Christophine acababan de dejar atrás Mouriès después de alquilar un coche, porque el suyo - acordémonos que su coche se había estropeado del todo en Les Alpilles y que el pobre a estas alturas serviría de refugio a algunas aves de paso. Iban dirección Marsella desde donde su avión despegaba a las 11 en punto en dirección Grecia , lugar al que forzosamente tenían que encaminarse por orden de sus respectivos jefes. Bajaron delante de la entrada del aeropuerto y facturaron sus maletas. Se sentaron en la sala de espera pacientemente hasta que una voz indicó a los pasajeros que ya podían embarcar en el vuelo dirección Héraklion.

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Se levantaron a la vez y se dirigieron hacia la puerta. De su bolso de cuero rojo, Christophine sacó un pasaporte nuevo que le enseñó a la azafata de vuelos. Paco hizo exactamente lo mismo. Entraron en otro compartimento en el que los pasajeros esperaban amontonados los unos sobre los otros. Rápidamente fueron Utorizados a dirigirse al avión. Atravesaron la puerta y se sentaron.

El conserje le contesta que sí, que ella salió esa mañana muy temprano aunque sí que le había dejado un mensaje: «Me voy a Cnossos, a encontrarme con el Minotauro. No me esperes». Paco suspira . Esperaba que la noche hubiera disipado el rencor que su amiga le tenía. pero se había equivocado. Vuelve a suspirar, probablemente todo hubiera sido un equívoco. Si lo huera sabido, jamás hubiese remplazado la crema chiboust de la tarta «tropézienne» Pero no lo pudo resistir y las otras seis personas que fueron engañadas le ofrecieron un más que divertido espectáculo Desde luego, si lo hubiera sabido no se hubiera jactado la noche siguiente junto a su amiga.Ella misma no le había dicho que se había servido un gran trozo. Vuelve a su habitación y se duerme rápidamente . Paco caminaba y lo hacía con la cabeza baja, totalmente abandonado a sus reflexiones. No vio al joven. Vuelve dentro y se acomodaron, desmoronaron en el sofá. El hombre se puso a gritar:

El vuelo fue muy monótono, las nubes se sucedían unas tras otras, y la sola distracción fue una perturbación por la que un hombre no tuvo el tiempo de abrocharse el cinturón de seguridad y casi toca techo y el de una jovencita que de forma desesperada trataba de explicarle a la azafata que quería un sándwich de jamón y queso pero sin jamón. Le sirvieron una pizza de anchoas.

-«Mirad hacia adelante! ¡ Usted es un peligro público! ¡ Bruto, imbécil , idiota!»

Una vez que hubieron llegado,retiraron sus maletas y pillaron un taxi que los llevó hasta el hotel. Llegaron al medio día y en todo este tiempo no habían intercambiado ni una sola palabra. Pidieron en conserjería la llave de su habitación y se encaminaron hacia ella totalmente en silencio.

«A ver,

Cuando al día siguiente, Paco se dirigió a la habitación de su amiga , la encontró cerrada. LLama y absolutamente nadie abrió. Al esperar un rato y nada, optó por marcharse.

«¡¡¡AHHHHH!!!!!! ¡ Pajolero Rico! Siempre tan bromista. venga ven que te invito a beber algo.»

Ella joven se encaminó hacia la recepción en la que pregunta con un correcto inglés que le habría aprobado cualquiera de sus Profes de inglés, si la jovencita que

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-«¡¡¡ EHHHHHH!!!! ¡Pero bueno! ¡¡¡ AHHHHHHHH!!!!! ¡ No es verdad! ¡ Qué maravillosa sorpresa! Soy Robin Monkey» «...????????» ¿ No me recuerdas?» «¿ Debería?»

«Perdone, no me llamo Rico sino Paco»

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-«¡¡¡¡AHHHHHHHHHHH!!!!!!! ¡ Viejo bromista! ¡ No has cambiado ni un pelo amigo!»

-¡os digo que os equivocáis de persona! Yo no soy...

« ¡ Claro que sí!»

-«¡¡¡¡AHHHHHHHHHHH!!!!!!! ¡¡¡¡Tendría que decirme de dónde los sacas!!!!»»

«¿ En qué disciplina juegas?»

«¿Eh? ¿ El qué..?»

-« Tenía que correr los 400 metros, el...»

«¡ Venga, vamos! te pago un ouzo Mi querido amigo ¿ Qué es de ti?»

¿ Por qué hablas en pasado?»

«¡ Qué yo no soy su amigo!»

«Hace un mes he tenido una torcedura de rodilla y no puedo correr...»

« ¡ Camarero! Una coca para mí y un ouzo para mi amigo.

«¡ Qué pena! . Yo mismo, sin querer vanagloriarme,soy un indudable campeón de carreras a pie. Nadie puede ganarme. Soy invencible. Una vez, yo corrí contra otro que...»

«¡ Es usted duro de mollera o qué!¡ Estoy cansado de decirle que no soy su amigo!

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«¡ Genial! ¿ Me puedes firmar un autógrafo amigo?»

-«¡ AHHHHHHHH! ¡ Decididamente, Rico eres tremendamente divertido!, Venga dime ¿ Realmente no te acuerdas de mí? ¡Robin Monkey! ¡ Estuvimos juntos en la guardería! ¡Glub! «¡¡¡¡Ehhhh!!!!» Paco tenía una risa nerviosa. Hubiera querido irse lejos de allí pero el hombre que lo tenía fuertemente sujeto por el brazo, parecía decidido a no dejarle escapar. Y ese mismo hombre continuó diciendo:

« Entonces ¿Tú qué eres o cual es tu oficio?¿ De dónde sales? Paco traga y le contesta con una voz temblona:

- «Trabajo en una escuela de hostelería... Y... Y...¿ Y tu? ¡Ah! Yo soy atleta. Tu sabes, no hacemos prácticamente nada pero estamos muy bien pagados.» -«¡Ah! ¿ Es verdad? ¡ Andaaaaaaaaa! ¿ y qué haces aquí?» -« He venido para la preselección de los Juegos Olímpicos, pero...»

-«¿No te lo he dicho? Mi entrenador me ha encargado de elegir a un atleta que sea capaz de sustituirme. Tu te encargarás del asunto. Ven, te lo presentaré.» -«Pero...»

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-«¡Date prisa!» Paco sale a toda prisa del bar siguiendo los pasos del joven. Consigue llegar a su altura ya en el estadio. Algunos minutos más tarde, los periodistas llegaron para hacerle una entrevista y él no se opuso.

-«¡ Otra cuestión más, si no le molesta! Preguntó una joven muchachita. -«¿Cómo es que un deportista tan joven y desconocido por todos puede sustituir al campeón español casi cuando ya se va a realizar la carrera?» -«Bueno... Ejem.... Todo ha sido por casualidad... De hecho, yo...» -«Gracias por precisarnos pero, ¿Está usted seguro de usted mismo? -«Ummmmm...Creo que sí» -«¡Gracias! María Castillo Martez , reportera para... Con el deportista Paco, Retour Sommaire


un desconocido capaz de conseguir la victoria en su categoría»

de tiempo.»

-«¡Oiga! ¡Espere!¡Jamás he dicho eso!

«Todos nosotros le deseamos muchísima suerte. Deseamos de todo corazón que gane la medalla de oro»

-¡Les esperamos de nuevo mañana en el reportaje sobre la deforestación en el Amazonas. Gracias por acompañarnos en esta emisión! No todo el reportaje tenía las mismas respuestas :

-«Entonces díganos Paco, ¿ cómo es que usted al final va a participar en estos Juegos Olímpicos?» -«Pues usted verá, resulta que actual campeón tiene desgraciadamente herida la pierna y me preguntó sí yo podría sustituirlo. -« Pero por qué el hecho de haber acertado?» «Porque quería algo de emoción en mi vida...»

3 «Pero... Reitero...¿Está usted seguro de usted mismo?¡Sus adversarios son tremen-

damente buenos! Sobre todo uno que ya ha logrado dos veces la medalla de oro... ¿ Está seguro de poder ganarle? «¡Claro que sí! lo normal será que yo gane. Estoy en mejores condiciones físicas que cualquier deportista de alto nivel.»

Todo es muy extraño... La voz del entrevistador le parecía tan extraña... No obstante, él estaba cansado del viaje y el calor agobiante de Creta le había sorprendido. En el día en el que la prueba se iba a celebrar estaba dudoso, vacilante. Sus adversarios tenían todos buena disposición. Por su forma de estar tan derechos, se les notaba esa seguridad. Se produjo el disparo de salida. Se lanzaron a correr. No habían corrido mucho cuando en esos pocos segundos se da cuenta que él iba a la cabeza de la carrera sin saber muy bien por qué . Pasa la línea de meta el último. Todos los recordarían como el hombre con los peores resultados corriendo de toda la historia de los Juegos Olímpicos. Se despertó sobresaltado. Fue tremendamente agradable el darse cuenta de que todo había sido un mal sueño. Se vistió rápidamente y salió. Atravesó el largo corredor y llamó a la puerta de la habitación de su amiga.

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Esperó un momento. Escuchó un ruido procedente del interior de la habitación. Ella lo dejó pasar.

«¿Sí? ¿Usted cree? ¿Por qué lo dice? « Porque hace ya muchos algunos años que sigo un régimen cretense. No como carnes rojas y todo lo que como está cocinado con aceite de oliva. El queso de oveja es la base de mi régimen.¡La medalla de oro es mía ! «Por lo tanto, el régimen cretense no tiene ninguna influencia sobre la fuerza ¿ No le parece? Podría explicarnos un poco más sobre la dieta Mediterránea ? «Está bien. Si bien es cierto que previene todas las enfermedades cardiovascularvasculares, no es todo el bien que nos reporta. Nos proporciona buena salud. Gracias a ese régimen me mantengo en el peso ideal desde hace ya un largo periodo

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