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No 31 - Octobre 2013

l’oiseau présente la revue trimestrielle de l’Interprofession du Gruyère

Swissness, une percée décisive pour valoriser les produits suisses


Sommaire 03 Message du Directeur 04 Swissness, une percée décisive pour valoriser les produits suisses

10 Les derniers-nés de la maison HUG: Des ramequins et des snacks au Gruyère AOP

11 Le Gruyère AOP associé à de grandes manifestations

12 L’importance de l’étiquetage

pour la marque Le Gruyère AOP Switzerland

14 Une année riche en

inaugurations et réouvertures de fromageries

15 Le Gruyère AOP choisi par les autorités vaudoises

16 Le Gruyère AOP en Allemagne

Grande augmentation des ventes et engouement croissant!

19 Distinctions pour Le Gruyère AOP lors de concours internationaux

20 Recettes

13 La protection du Gruyère AOP fait un nouveau pas en avant

Impressum Editeur : Interprofession du Gruyère   Case postale 12, CH - 1663 Gruyères e-mail : interprofession@gruyere.com www.gruyere.com

Rédaction : Interprofession du Gruyère Microplume, www.microplume.ch Tirage : 3’100 exemplaires

Traduction : Trait d’Union 3000 Bern www.traitdunion.ch

Graphisme : Effet-i-media   e-mail : bepbep@bluewin.ch


L’importance d’une déclaration précise Lors de sa dernière session, le Parlement fédéral a pris u n e d é c i s i o n t r è s i m p o rtante concernant le dossier Swissness. Après des années de débats et de tergiversations de tout ordre, il a été clairement défini quels produits pouvaient se targuer d’être porteurs de la croix blanche. L’Interprofession salue la ligne adoptée correspondant à 100% de produits suisses dans les aliments à base de lait et à 80% pour tous les autres produits alimentaires transformés. En ce qui concerne les produits industriels, c’est la solution du 60% qui a été retenue. Le secteur horloger a soutenu cet accroissement des exigences qui représente un exemple pour la défense du savoir-faire indigène. En effet, s’il n’y avait pas eu des personnalités clairvoyantes pour maintenir des emplois manufacturiers dans cette tranche d’activité en Suisse, nous souffririons aujourd’hui assurément des mêmes problèmes économiques que les autres pays environnants. Nous devons ainsi nous battre pour conserver des travaux de transformation sous nos latitudes qui confortent ainsi un tissu économique vivant. Ce n’est pas par hasard si la Fédération de l’in-

dustrie horlogère suisse compte au nombre des membres fondateurs de l’organisation oriGIn, laquelle fête en 2013 ses 10 années d’existence. De tout temps, les produits d’appellation et les montres ont eu des intérêts communs pour défendre le savoir-faire helvétique en l’occurrence. Que ce soit pour des aliments ou des produits transformés, on ne peut utiliser la croix blanche que si l’on respecte un cahier des charges précis issu d’un savoir-faire où l’origine et le travail en Suisse a toute sa force. Pour ce qui est des produits alimentaires, l’origine de la matière première est ainsi très importante. Même si pour une AOP cette règle de base est une évidence, il est salutaire que la nouvelle législation empêche d’appeler «suisse» un fromage élaboré à base de lait étranger. Ces nouveaux textes législatifs représentent une avancée qui permettra une transparence encore accrue dans la déclaration de la composition des produits mis sur le marché. Pour être efficace, cette démarche s’accompagnera d’un contrôle renforcé pour garantir le respect de ces nouvelles dispositions. A ce titre, il ne faudra

pas s’étonner d’une exigence plus précise sur la composition des mélanges-fondue par exemple. Ainsi, une moitié-moitié doit comprendre deux fromages à raison de 50% pour chaque sorte. Il est décevant de rencontrer un type de mélange y faisant référence où, par exemple, Le Gruyère AOP n’atteint pas 50%, même si ce même mélange provient d’une fromagerie dont la production de Gruyère AOP dépasse le 80% du volume total. La défense d’une désignation a un prix qui ne peut pas se négocier sur des poussières de centimes de marge à court terme, entraînant des pertes de notoriété à long terme. Le Gruyère AOP est l’une des grandes marques helvétiques grâce à sa qualité, son goût et sa facilité d’utilisation. Il est donc aisé d’en faire une déclaration correcte pour une utilisation optimale garantissant un plaisir sans faille au consommateur.

Philippe Bardet Directeur

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Swissness, une percée décisive pour valoriser les produits suisses L’utilisation de la croix suisse sur des produits, ainsi que l’indication de provenance telle que «Made in Switzerland» bénéficieront très prochainement d’un cadre légal clair. Le projet Swissness a été adopté en juin dernier par les Chambres fédérales. Cette nouveauté permet de renforcer la crédibilité des emblèmes suisses. Elle est d’importance. En effet, selon des études de l’EPFZ, notamment les biens de consommation typiquement suisse bénéficient d’une réelle plus-value grâce à leur provenance. C’est le cas pour les montres et le chocolat, mais aussi pour les produits naturels tels que les abricots ou la viande de poulet. Pas étonnant dès lors que la croix blanche sur les produits prolifère sur les étalages. Intérêt économique Entre 2000 et 2010, le nombre de marques co-labelisées «swiss», «suisse», etc. ont plus que quadruplé. Cette tendance montre que les entreprises ont compris l’intérêt économique du label «Suisse». Celui-ci véhicule des valeurs comme la tradition, la qualité, la rigueur, la fiabilité, l’exclusivité. Cette réputation per-

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met à de nombreux produits de se positionner sur le marché. En effet, selon une étude de l’Office fédéral de l’agriculture, plus de 60% des personnes interrogées sont prêtes à payer davantage pour des pommes, du lait, du fromage, de la viande ou des œufs lorsque ces produits sont helvétiques. Certains jusqu’à plus du double du prix. Pour les produits alimentaires enregistrés comme AOP ou comme IGP, la plus-value liée à la provenance suisse représente environ 20% du produit des ventes, soit quelque 200 millions de francs sur un chiffre d’affaires annuel d’un milliard de francs. Multiplication des abus Ce succès attire les convoitises. La désignation suisse et la croix suisse sont de plus en plus souvent utilisées abusivement, tant au niveau international que national. Deux exemples: On trouve à l’étranger des desserts vendus avec la croix suisse uniquement parce que la recette de fabrication est typiquement helvétique. Ils ne contiennent aucune matière première suisse. De la même manière, des tranches de dindes européennes arborent la croix suisse sur l’emballage simplement parce que cette viande a été fumée en Suisse. Avec la multiplication de ces abus, l’image de ce label ris-

quait de se ternir et la confiance de s’effilocher. Et ce n’est pas la législation encore en vigueur qui pouvait améliorer la situation. Celle-ci ne correspond plus aux besoins actuels de l’économie, car elle ne définit pas avec suffisamment de précision les critères permettant d’établir si un produit est suisse. La nouvelle réglementation La nouvelle réglement ation «Swissness» permettra dorénavant d’utiliser la croix suisse pour des produits réellement suisses. La loi définira pourtant aussi, pour un produit et un service, dans quelles conditions on peut utiliser la croix suisse et les différentes indications de provenance «Suisse». Cellesci peuvent prendre des formes différentes: «Suisse», «Made in Switzerland», «Swissmade»,… en français ou dans une autre langue. Cette nouvelle réglementation permet de lutter contre les abus, au niveau national et international. Elle s’intègre dans la loi fédérale sur la protection des armoiries de la Suisse et autres signes publics ainsi que dans la loi fédérale sur la protection des marques et des indications de provenances. Trois catégories pour les produits «suisses»


Jusqu’à quel point les produits doivent-ils être suisses pour pouvoir utiliser la désignation «suisse»? La réponse est différente selon les produits. Ceux-ci sont classés en trois catégories : – Les produits naturels: Ces produits bruts ne comportent qu’un seul ingrédient. Ils doivent contenir 100% de matières premières suisses. Il s’agit de produits issus de la nature, tels que des fruits et légumes, de la viande, du lait. La provenance d’un produit naturel correspond: • au lieu de récolte pour les produits végétaux, • au lieu où les animaux ont passé la majeure partie de leur existence, pour la viande qui en est issue, • au lieu de détention des animaux pour les autres produits qui en sont issus (lait, œufs ou laine), • au lieu de la chasse ou de la pêche pour les produits qui en sont tirés, • au lieu de l’élevage pour les poissons d’élevage, • au lieu d’extraction pour les produits minéraux. – Les denrées alimentaires: Il s’agit par exemple de boîtes de petits pois, de biscuits, d’épinards à la crème congelés, de lasagnes. 80% au moins du poids des matières premières ou ingrédients qui composent ces produits alimentaires transformés doivent provenir de Suisse. Pour les produits laitiers (fromage, yogourts, séré), la proportion du lait se monte à 100%. Il y a des exceptions à la règle des 80% pour tenir compte des réalités du terrain. Les exigences sont plus faibles pour des matières

premières qui n’existent pas en Suisse ou qu’on ne trouve pas en quantité suffisante pour satisfaire aux besoins de l’industrie alimentaire. Il s’agit par exemple du cacao pour le chocolat et des myrtilles ou des framboises pour la fabrication de confiture. Enfin, l’activité qui a donné au produit ses caractéristiques essentielles doit se dérouler en Suisse. – Les produits industriels: 60% au moins du coût de revient du produit doivent être réalisés en Suisse. De plus, l’activité qui a donné au produit ses caractéristiques essentielles (la fabrication ou la recherche et le développement) doit se dérouler en Suisse. Une catégorie pour les services suisses Une entreprise peut proposer des services suisses à condition que son siège et son administration soient en Suisse. Une simple boîte postale ne permet pas de remplir cette condition. Registres officiels Swissness prévoit de créer un registre des indications géographiques pour les produits non agricoles. On le sait, ce registre existe déjà depuis de nombreuses années pour les produits agricoles et les produits agricoles transformés. Le Gruyère AOP, comme d’autres produits, est inscrit dans un registre et enregistré auprès de l’Office fédéral de l’agriculture. Avec la nouvelle législation, tous les produits qui ont obtenu une telle reconnaissance officielle peuvent aussi être protégés à titre de marque géographique. Ces deux nouvelles possibilités faciliteront la

mise en œuvre de la protection notamment aussi à l’étranger. Des règles spécifique s p o u r chaque branche En marge de Swissness, chaque branche aura la possibilité d’édicter une ordonnance qui spécifie les critères légaux pour son domaine particulier. L’horlogerie est la seule branche qui dispose déjà d’une ordonnance spécifique. Elle est en train de la réviser pour la rendre plus sévère. Lorsqu’elle sera prête, elle devra être examinée et, le cas échéant, approuvée par le Conseil fédéral. Utilisation simple et responsable Il est possible d’utiliser l’indication «Suisse» ou la croix suisse pour chaque produit ou service qui répond aux critères définis par Swissness. Aucune autorisation ne sera nécessaire. «Nous ne voulons pas créer un appareil étatique géant, cher et indigeste. Nous voulons que ce soit simple pour les utilisateurs et qu’ils soient responsabilisés», explique Anja Herren, chef du service juridique marques et indications de provenance, à l’Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle. Soupçons d’abus et tricherie en Suisse… Il n’y aura donc pas une super-entité qui va se battre pour s’assurer qu’un produit ou un service labellisé suisse répond aux critères. En revanche, chacun pourra dénoncer les abus aux autorités pénales du canton compétentes pour ce genre d’infraction. «De plus, les concurrents, les associations professionnelles et de

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consommateurs pourront porter plainte», précise Anja Herren. Pour les cas extrêmes, l’Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle (pour la Confédération), ainsi que les cantons pourront également porter plainte. Et c’est l’entreprise soupçonnée d’abus qui devra amener la preuve qu’elle respecte les critères imposés par Swissness. … et à l’étranger Lorsqu’il y a une utilisation abusive de l’indication de provenance ou de la désignation «Suisse» en particulier, le droit suisse ne peut s’appliquer à l’étranger. Les chances de pouvoir contrer cet abus varient d’un pays à l’autre. La protection des indications de provenance dépend donc des différents droits nationaux, complétés par des éventuelles conventions signées avec le pays concerné. Or, il n’est pas rare que le droit de ce pays étranger diffère nettement du droit suisse sur ce point. De plus, les procédures judiciaires sont coûteuses et longues. Toutefois, la réglementation légale «Swissness», qui clarifie la protection, aura valeur d’exemple à l’étranger. Lorsqu’un pays n’a pas de règles concrètes à ce sujet, il s’inspire volontiers à titre indicatif des règles suisses. De plus, le registre des indications géographiques pour les produits non agricoles et l’introduction de la marque géographique seront des outils essentiels. En effet, de nombreux

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pays étrangers exigent une reconnaissance officielle de l’indication géographique dans le pays d’origine pour accorder une protection sur leur territoire. Avec un tel titre en main, le titulaire pourra donc plus facilement obtenir la protection à l’étranger. Les retombées de Swissness La nouvelle réglementation sera un atout pour les acteurs de l’économie helvétique. • Les consommateurs ont tout à gagner de l’introduction de cette nouvelle réglementation. Ils auront la certitude qu’un produit affichant une indication de provenance suisse provient bel et bien de notre pays. • Du côté de l’agriculture, la demande en matières premières suisses devrait augmenter pour répondre aux besoins de l’industrie alimentaire. • Les entreprises exportatrices non agricoles auront aussi la possibilité que leurs produits ou leurs services soient reconnus officiellement comme suisses, ce qui renforce leur crédibilité et leur permet de mettre en œuvre leurs droits à l’étranger. • Les branches qui ont une forte activité de recherche pourront inclure les coûts de la recherche et du développement dans le calcul du coût de revient réalisé en Suisse.

• Enfin, le marché suisse du travail profitera de cette nouvelle réglementation. En effet, les exigences de Swissness inciteront sans doute des entreprises à rapatrier en Suisse des emplois ou à en créer de nouveaux. Elles permettront aussi de préserver des emplois dans notre pays. Pour des renseignements plus précis, consultez le site de l’Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle (IPI), www.ipi.ch.

Le délai référendaire court jusqu’au 10 octobre 2013. Puis les ordonnances d’exécution pourront être finalisées et mises en consultation externe. La mise en œuvre interviendra sur décision finale du Conseil Fédéral, probablement dans le courant 2015.


Soigner l’image de qualité, fiabilité et sécurité de nos produits L’association suisse des AOPIGP se réjouit que le processus sur la loi Swissness soit arrivé à terme et dans le sens qu’elle souhaitait. Pour les AOP, la nouvelle réglementation ne changera rien, car les cahiers des charges vont au-delà des exigences de base. Géraldine Savary, présidente de l’association et Alain Farine, directeur, font part de leur point de vue. Géraldine Savary (GS): Comme organisation soucieuse de la qualité, de la provenance et de la traçabilité des produits, nous nous sommes beaucoup engagés dans ce débat. Pour tous les aspects liés aux produits alimentaires, la confiance est la clé de voûte entre les producteurs et les consommateurs. Si la confiance autour de la croix suisse est mise à mal, l’emblème suisse est affaibli. Donc, en tant qu’association suisse des AOP-IGP, nous avions des intérêts stratégiques à défendre les productions indigènes. Nous avions aussi un intérêt direct parce que la qualité suisse doit être respectée par tout le monde. Voilà pourquoi nous nous sommes investis, même si apparemment nous n’étions pas directement concernés. Alain Farine (AF): Si nous voulons maintenir l’image de qualité, fiabilité et sécurité associée aux produits suisses, nous devons la soigner. Il était donc important que les critères du Swissness soient stricts. C’est la condition pour maintenir notre positionnement pour les consommateurs

du monde entier. Cette exigence est d’autant plus justifiée que les frontières continuent à s’ouvrir et que les échanges deviennent de plus en plus globalisés. Les instruments pour empêcher les excès seront-ils suffisants ? G S : Av e c l a n o u v e l l e r é g l e ment ation, un cert ain nombre d’industries alimentaires devront être plus attentives aux matières premières qu’elles utilisent. Elles devront notamment être pointilleuses sur leur origine helvétique. Nous devrons donc être particulièrement attentifs à cet aspect. Le problème, c’est qu’aujourd’hui on ne dispose pas de suffisamment d’instruments de contrôle. AF: Un point important à relever : si des exceptions aux critères de base ont été prévues, elles ont été rédigées d’une façon claire et précise. Cela devrait permettre d’éviter les abus. De plus, lorsqu’une entreprise sera soupçonnée de ne pas respecter les critères, c’est elle qui devra apporter la preuve qu’elle se conforme à la réglementation en vigueur. C’est le renversement du fardeau de la preuve. Parmi les IGP, il y a un produit qui ne respecte pas les exigences du Swissness, c’est la viande des Grisons… AF: Sur les 29 AOP-IGP suisses reconnues aujourd’hui, il n’y a effectivement que la viande des Grisons

qui jouisse d’une exception. Elle peut continuer à utiliser la dénomination « Viande des Grisons », bien qu’une partie de la matière première provienne de l’étranger. Mais les producteurs n’ont pas le droit d’utiliser la dénomination suisse, la croix suisse ou un autre symbole helvétique. La viande des Grisons peut bénéficier de l’IGP, parce que ce signe de qualité lui a été décerné avant l’entrée en vigueur de Swissness. Il faut préciser cependant qu’elle ne fait pas partie de l’association suisse des AOP-IGP et qu’elle ne peut donc pas utiliser son logo IGP rouge et gris à croix suisse. Si le caractère suisse des produits alimentaires est désormais consacré dans la loi, la question de la traçabilité n’est pas encore résolue… GS: Pour les produits alimentaires estampillés «suisses», la traçabilité devient globalement suffisante. Mais elle n’est pas satisfaisante d’une façon générale. C’est l’enjeu de la révision de la loi sur les denrées alimentaires qui est en discussion aux Chambres fédérales. Le projet impose de déclarer véritablement la provenance de tous les ingrédients qui composent le produit. Il améliorera la transparence pour les consommateurs. Avec la loi Swissness et une nouvelle loi sur les denrées alimentaires, nous pourrons dire que des progrès sensibles auront été réalisés.

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Une plus-value répartie de façon équitable De tout temps, l’Union suisse des paysans a fait la promotion d’une production alimentaire suisse de qualité. Swissness est un pas important allant dans ce sens. Pas étonnant dès lors que l’USP se soit battue pour que la réglementation soit exigeante. Pour l’organisation, seuls les «vrais produits suisses» doivent pouvoir arborer la croix. Jacques Bourgeois, directeur de l’Union suisse des paysans, nous précise sa vision de la situation. A mes yeux, ce qui est important et surtout pour l’agriculture suisse, c’est que la croix suisse ait une valeur. Si elle figure sur un produit, son contenu doit corresponde à la promesse. C’est une question de crédibilité. Nous ne devons pas tromper le consommateur. La confiance des consommateurs à l’égard des produits suisses s’estelle effritée ces dernières années? Il faut toujours se battre dans un marché qui offre des produits de plus en plus diversifiés, de plus en plus transformés, mis en valeur avec des emballages vendeurs. Nous devons pouvoir sortir notre épingle du jeu. Il est essentiel que le consommateur puisse faire son choix en toute connaissance de cause. Il faut qu’il sache qu’un produit labellisé «suisse» a des exigences de qualité précises. Pour les produits transformés, 80% des matières premières de base devront provenir du pays pour pou-

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voir arborer l’emblème national. Cette exigence ne risque-t-elle pas de poser des difficultés financières à certaines firmes alimentaires? Précisons d’abord que l’industrie alimentaire a tout à gagner à utiliser des matières premières suisses et à mettre en valeur son savoir-faire suisse pour mieux se positionner sur les marchés. De plus, Swissness prévoit deux exceptions à la règle des 80% pour pallier certaines difficultés. Celles-ci devraient permettre à l’industrie alimentaire de ne pas avoir de grands problèmes. Ces exceptions concernent d’une part les matières premières qui ne sont pas produites dans notre pays, comme le cacao pour le chocolat, et d’autre part les matières premières qui sont temporairement indisponibles en Suisse. Dans ces deux situations, les firmes peuvent continuer à arborer la croix suisse si elles n’ont pas de produits indigènes à disposition. Qu’est-ce que Swissness va changer pour les paysans? La nouvelle réglementation nous permettra de mieux positionner nos produits, de les rendre plus visibles aux yeux des consommateurs. Elle nous permettra aussi d’augmenter la valeur ajoutée de nos produits. On sait déjà que la suissistude de nos produits apporte une plus-value estimée à environ 400 millions de francs, soit environ +5% grâce à Swissness.

Les paysans verront-ils concrètement la différence? Nous en sommes convaincus. On sait que par rapport aux productions de masse, nous ne pouvons pas être concurrentiels. Avec la topographie de la Suisse, nos structures ne peuvent être que de petites tailles. Nous avons en moyenne entre 18 et 20 hectares par exploitation. On ne peut se comparer avec les EtatsUnis, et même avec la France. Notre positionnement doit donc passer par cette stratégie qualité. La haute valeur ajoutée des produits doit donc aussi être récupérée dans le paiement de la matière première. Il faut que tous les acteurs puissent bénéficier de la plus-value, que celle-ci soit répartie de manière équitable entre tous les échelons. Dans le domaine de l’alimentation, quelle est la prochaine étape dans cette stratégie qualité? A l’époque j’avais fait une motion demandant une véritable stratégie qualité qui a débouché sur une charte qualité signée par de nombreuses entreprises. Dans ce cadre-là, nous travaillons sur un premier projet lié à l’approvisionnement en protéines. Le prochain pas sera une marque d’origine commune pour tous les produits suisses hors appellation d’origine. Cette démarche permettra aux consommateurs de pouvoir distinguer les produits suisses sur les étalages et de faire leur choix en toute connaissance de cause.


Swissness renforce la réputation de l’horlogerie suisse La Fédération de l’industrie horlogère suisse, qui compte plus de 500 petites, moyennes et grandes entreprises, s’est engagée avec vigueur pour le projet Swissness. Elle s’est impliquée pour renforcer la protection de la marque suisse. Elle a lutté pour que le 60% au moins du prix de revient des produits industriels soient réalisés en Suisse. Elle entend ainsi maintenir la crédibilité du swissmade horloger auprès des consommateurs du monde entier. Elle est également convaincue que Swissness permettra de maintenir un tissu industriel de fabricants et de sous-traitants en Suisse. Nous avons donné la parole à Jean-Daniel Pasche, président de la FH. La montre est un produit typique qui s’appuie sur la valeur suisse, avec toute sa dimension émotionnelle. Nous utilisons le label suisse sur pratiquement tous nos produits. Il est porteur d’un message. Et les consommateurs ont de grandes attentes à son égard. Cette nouvelle réglementation est donc importante pour l’horlogerie. Pour les montres de moyenne et de haut de gamme, Swissness ne va rien changer. A l’étranger, la marque de ces montres est plus connue que le label suisse... Les consommateurs connaissent certaines marques, mais assurément

pas toutes. Dans le haut de gamme, certaines marques indépendantes ne sont pas vraiment connues. Dans l’entrée de gamme, la même chose: vous avez des marques connues et d’autres qui le sont moins. Il est possible que certaines marques n’aient pas besoin de mettre le label sur leurs montres pour avoir cette reconnaissance. Par contre, le consommateur sait pertinemment qu’elles sont fabriquées en Suisse. Si on avait accepté une dévalorisation de swissmade à cause d’une réglementation trop faible, l’effet négatif qui en serait résulté aurait aussi pesé sur les marques renommées. Si le swissmade avait perdu de sa valeur, cela aurait aussi porté ombrage aux entreprises qui ne souhaitaient pas le voir se renforcer. 60% au moins du coût de revient du produit doivent être réalisés en Suisse. Ce sera difficile économiquement pour certaines entreprises de remplir ces conditions. Pour l’industrie horlogère suisse, comme pour l’industrie en général, Swissness est un avantage. Nous estimons avoir trouvé le juste milieu entre le renforcement de la valeur du swissmade à long terme et l’intérêt des entreprises à se fournir où elles le souhaitent et au prix qu’elles veulent. Songez qu’aujourd’hui certaines montres suisses sont fabriquées avec seulement 20 ou 25% de valeurs suisses. Ce n’est pas crédible sur le long terme.

Certaines entreprises horlogères, notamment des entreprises qui vendent des montres très bon marché disent qu’elles ne peuvent pas augmenter leurs coûts de production en achetant des composants en Suisse. Face aux difficultés que pourront ressentir certaines entreprises, nous avons eu la volonté d’accorder un délai transitoire assez généreux pour que ces entreprises puissent s’adapter. Nous ne fermons pas les frontières. Elles pourront continuer à importer des composants étrangers, mais dans une moindre mesure que jusqu’à présent. Certaines entreprises devront investir dans des fabrications de composants suisses. C’est aussi important pour la survie de la branche. Nous devons renforcer un tissu industriel de PME qui fabriquent la base de nos montres, les composants. Swissness va-t-il faciliter votre lutte contre les abus à l’étranger? Nous en sommes persuadés. Le swissmade est une des indications géographiques les plus célèbres au monde. Il n’est dès lors pas étonnant que certains soient surpris de la faiblesse des exigences de ce label. Avec Swissness, nous serons plus à l’aise pour expliquer les règles en vigueur en Suisse.

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Les derniers-nés de la maison HUG: des ramequins et des snacks au Gruyère AOP Depuis quelques mois, les consommateurs peuvent savourer des ramequins et des DAR-VIDA extra fin fromage, tous deux préparés avec 100% de Gruyère AOP, et vendus par la maison HUG. Ces amusebouche surgelés et ces crackers sont confectionnés avec notre pâte dure affinée durant dix à douze mois. C’est HUG SA qui s’est approché de l’Interprofession du Gruyère pour concevoir ces deux produits à la saveur du Gruyère AOP. Pourquoi la firme lucernoise a-t-elle lancé cette proposition à l’IPG: «Les deux marques ont une longue tradition, non seulement dans le commerce de détail, mais aussi dans la restauration, relève Bruno Grossrieder, directeur marketing chez HUG. Elles utilisent des produits suisses et pratiquent un marketing professionnel».

C’est la qualité du produit qui est décisive. Nous devons travailler avec notre partenaire, afin d’être tous deux gagnants. Nous sommes ravis de cette nouvelle relation que nous avons créée avec la maison HUG. Cela nous permet aussi d’avoir des échanges globaux sur le marché de l’alimentaire.»

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Afin de motiver ses forces de vente, HUG est venu en voyage en Gruyère avec son personnel. Les participants ont passé une journée mémorable, accompagnée et guidée par l’IPG. Des contrôles de qualité réguliers L’IPG réalise régulièrement des contrôles sans préavis. «Nous devons veiller à ce que leur produit soit façonné avec la meilleure qualité possible et dans le respect des règles fixées, poursuit Laure Rousseau. C’est une exigence face au produit, mais aussi face aux producteurs de lait et de Gruyère AOP». Le dernier-né des apéritifs HUG

Le Gruyère AOP a séduit les experts

Partenariat réussi C’est ainsi qu’une collaboration fructueuse a pu voir le jour entre l’IPG et HUG SA, car le spécialiste d’articles de boulangerie voue une attention particulière à la qualité de ses produits. «Lorsqu’il s’agit de collaborer avec l’industrie, nous sommes prudents, explique Laure Rousseau, du service marketing et promotion du Gruyère AOP à l’IPG. La marque Le Gruyère AOP ne doit pas être utilisée uniquement à des fins marketing.

produits originaux, tant au niveau du goût que visuellement», explique Bruno Grossrieder.

Pour concevoir le ramequin, la maison HUG a fait appel à des experts. Une centaine de chefs de cuisine a testé des ramequins confectionnés avec différents fromages suisses. Et c’est le Gruyère AOP qui a séduit la grande majorité des testeurs. HUG a choisi la forme carrée pour ce ramequin, ce qui permet des présentations originales sur un buffet d’apéritif. «Nous voulons nous démarquer de ce qui est déjà disponible sur le marché, avec des

Ce ramequin au Gruyère AOP est désormais vendu aux côtés des autres surgelés pour l’apéritif HUG: les mini pizzettes, les mini croissants au jambon, les quiches apéro. Les ventes sont déjà prometteuses: «Les deux produits ont nettement dépassé nos attentes, conclut Bruno Grossrieder. Ils sont très appréciés des consommateurs et des restaurateurs. Ils sont déjà aujourd’hui des produits import ants dans l’assortiment HUG.»


Le Gruyère AOP associé à de grandes manifestations Fribourg Gottéron Durant toute la saison d’hiver, le HC Gottéron affiche les couleurs du Gruyère AOP sur son maillot et autour de la glace. www.gotteron.ch Giant Xtour Cette compétition interscolaire attire chaque hiver pas moins de 2000 gymnasiens et apprentis. www.giantxtour.ch Tavolago Durant tout l’hiver, soirée fondue le vendredi sur les bateaux du lac des Quatre-Cantons. www.tavolago.ch Olma Du 10 au 20 octobre 2013, St-Gall accueille la grande foire agricole de la Suisse orientale. Le Gruyère AOP y est présent avec un stand toujours très couru. www.olma.ch

se déroulent les compétitions du 23 au 30 novembre 2013. www.ecc2013. curlingevents.com Salon des Goûts et Terroirs Les produits AOP-IGP en vedette du 27 novembre au 1er décembre 2013 à Bulle. Le Gruyère AOP est partenaire de cette manifestation qui réjouit les sens et le palais. www.gouts-et-terroirs.ch Marché aux saveurs Du 6 au 8 décembre 2013 à Martigny Spar European Cross Country Championships Le 8 décembre 2013, les athlètes s’affrontent sur les terrains difficiles de Belgrade en Serbie. www.belgrade2013.com

Slow Food Market Du 8 au 10 novembre 2013 à Zurich. www.slowfoodmarket.ch

Raquette Aventure Du 26 décembre 2013 au 23 mars 2014, une dizaine d’étapes sont prévues en Suisse romande et en Suisse alémanique. Le principe est simple et séduisante: une balade en raquettes et une fondue moitié-moitié à l’arrivée pour la somme de CHF 40.-, matériel et ravitaillement compris. www.raquette-aventure.ch

Le Gruyère European Curling Championships C’est à Stavanger, dans un climat norvégien propice aux glaces, que

Courses masculines de ski FIS à Adelboden Les meilleurs skieurs mondiaux se retrouvent les 11 et 12 janvier 2014

Comptoir gruérien Du 25 octobre au 3 novembre 2013 se tient le Comptoir gruérien à Bulle. www.comptoir-gruerien.ch

sur le légendaire Chuenisbärgli. La hot-fondue est aussi entrée dans la légende de ce week-end très prisé. www.weltcup-adelboden.ch Swiss Expo Du 16 au 19 janvier 2014 à Beaulieu, Lausanne, le Salon de l’agriculture et les concours internationaux bovins attirent chaque année près de 22’000 visiteurs et professionnels de la branche. www.swiss-expo.com Muba Le Gruyère AOP participe pour la 2e année à la grande foire de Bâle, du 14 au 23 février 2014. www.muba.ch Le Salon International de l’Agriculture de Paris (SIA) Du 22 février au 2  mars 2014, le rendez-vous de la diversité et de la richesse de l’agriculture française et internationale. Une opportunité pour le Gruyère AOP d’asseoir sa renommée. www.salon-agriculture.com

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L’importance de l’étiquetage pour la marque Le Gruyère AOP Switzerland Depuis l’obtention de l’appellation au mois de juillet 2001, l’Interprofession du Gruyère a mis un accent particulier sur la visibilité de la marque «Le Gruyère AOC Switzerland». Ce logo se transformera graduellement en «Le Gruyère AOP Switzerland» comme cela a été expliqué dans le dernier Oiseau (no 30, rapport annuel 2012). Sur le marché national, l’IPG a eu le souci constant que l’étiquetage du fromage Gruyère corresponde en tous points au cahier des charges et à la charte graphique. Après 10 ans d’efforts constants, on peut noter avec satisfaction que le commerce de détail dans son ensemble applique les règles de manière cohérente. Il reste quelques soucis lorsque cela concerne des marques propres, soit de distributeurs ou de vendeurs. En effet, les dispositions d’étiquetage ne concernent pas seulement le style de lettres, la couleur de celles-ci, mais également leurs grandeurs par rapport aux autres indications. Il est donc important que tous les points soient respectés afin de garantir au Gruyère AOP la place qu’il mérite. Malgré cette bonne situation, il faut continuellement rester vigilant, car de nouveaux emballages apparaissent ré-

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gulièrement et de nouveaux modes de présentations de produit voient également le jour. Ces aspects peuvent facilement remettre en question tous les progrès effectués jusqu’à maintenant. A titre d’exemple, depuis quelques années, il apparaît sur les étalages ce qu’il a lieu d’appeler la présentation en «frais-emballé». 

A la base, il s’agit de morceaux coupés dans le magasin et emballés sous cellophane ou sous-vide dans le même local. Certaines fois, ces mêmes « frais-emballé » apparaissent sous cette forme «fraîcheur», mais ont été préparés dans un autre site. Ces morceaux de fromage sont souvent étiquetés de manière très sommaire, une étiquette imprimée contenant le nom du produit (pas le logo), le poids et le prix. Avec cette façon de procéder, la marque disparaît et on rend les morceaux de fromage très anonymes. L’Interprofession propose dans ce cadre l’application d’une étiquette autocollante qui peut être

collée sur le cellophane. Ce même système peut être utilisé par les plus petits magasins ou les fromageries. Aujourd’hui que le Gruyère AOP est aussi reconnu au niveau européen, il est primordial de suivre la même ligne sur les marchés internationaux. C’est un travail fastidieux basé sur la conviction qui porte graduellement ses fruits. Seule une cohérence entre l’étiquetage et les démarches publicitaires peut garantir un succès sur le front de vente. Bien entendu la qualité du produit et sa notoriété jouent un rôle primordial. Mais si la visibilité n’existe pas à l’étalage, notre consommateur ne trouvera pas le produit pour l’acheter. Il est donc vital de poursuivre ce travail de positionnement de la marque. A ce titre, chacun a son rôle à jouer, du producteur de lait à l’affineur, en passant par le fromager. L’identification précise du produit phare qu’est Le Gruyère AOP est une garantie pour l’avenir économique de la filière. Elle doit donc être renforcée. Chaque logo visible est une chance supplémentaire que le produit soit acheté sur le front de vente.


La protection du Gruyère AOP fait un nouveau pas en avant Après des années de tractations juridiques ardues, l’Interprofession du Gruyère est heureuse de pouvoir annoncer l’enregistrement d’une marque de certification pour les Etats-Unis ainsi qu’une marque «Trade Mark» pour l’Afrique du Sud. En effet, depuis le début septembre, les instances officielles de ces deux pays ont reconnu ces marques sur leurs territoires respectifs. Ce résultat est une avancée importante pour la protection du nom Gruyère à travers le monde. Après la protection obtenue au sein de l’Union Européenne, l’enregistrement de ces deux marques confirme le caractère non-générique du nom Gruyère. L’Interprofession du Gruyère tient à remercier tous les acteurs qui ont rendu possible cette démarche et plus particulièrement les autorités fédérales qui ont soutenu, par le biais de leurs différentes administrations, le travail des juristes mandatés par l’Interprofession du Gruyère.

Grâce à ces différentes protections, on donne une chance supplémentaire à ceux qui élaborent ce noble fromage, qu’ils soient producteurs de lait, fromagers ou affineurs. Il s’agit d’un atout majeur pour les maisons de commerce qui se battent chaque jour sur le front de vente pour obtenir la meilleure valorisation possible du Gruyère AOP. Pour rappel, le volume vendu sur le territoire américain est de l’ordre de grandeur de 2’500 tonnes en progression en 2013, et de quelques 40 tonnes en Afrique du Sud. Ainsi, après l’acceptation de la loi Swissness, ces deux nouveaux enregistrements réjouissent la filière. Il représente un encouragement à poursuivre un travail de qualité afin d’apporter dans les meilleures conditions possibles Le Gruyère AOP sur le marché et d’éviter toute tromperie pour le consommateur.

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Une année riche en inaugurations et réouvertures de fromageries Comme démonstration de la vitalité de la filière, 2013 a connu plusieurs inaugurations et autres réouvertures de fromageries. Villaz-St-Pierre, issue du regroupement de la fromagerie homonyme, de Fuyens et Lussy, a commencé sa production au début de l’année. Dans le même temps Gumefens, avec une production mixte de Gruyère AOP traditionnel et Bio, s’ouvrait sur la rive gauche du lac de Gruyère. Ce printemps, Montbovon inaugurait des nouvelles caves et installations. Un peu plus loin, à Palézieux, c’était la mise en place d’une production également mixte qui prenait corps dans des installations entièrement rénovées, mais sous le toit de l’ancien bâtiment. Du côté de Prez-vers-Siviriez, l’inauguration de nouvelles caves permet de rendre le travail de la fromagerie plus attractif. Ce même investissement a été consenti au Nord du canton de Vaud, à l’Auberson. La société d’Autigny a également mis en place des caves rénovées pour permettre l’élaboration de Gruyère AOP de qualité.

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Aux confins Ouest de la zone de production, c’est la fromagerie du Solliat, dont les installations entièrement mises à neuf reprenaient du service, en mettant fin à des mois de péripéties. A ce rapide tour d’horizon s’ajoute la nouvelle fromagerie de Guin. On peut encore souhaiter un joyeux anniversaire à la fromagerie d’Ecoteaux, aujourd’hui centenaire. En parcourant ces différents sites, on note qu’il s’agit de fromageries situées entre 2 millions à 4 millions de litres de lait transformé par année. C’est bien là la représentation qu’il est encore possible d’investir avec un tel volume et de maintenir des outils performants pour l’avenir. Il y a lieu de souhaiter plein succès à ces différentes sociétés, à leurs fromagers et ainsi qu’aux différents affineurs, qui sans le succès sur le front de vente, rendraient ces investissements totalement vains.


Copyright photo: Dany Schaer

Le Gruyère AOP choisi par les autorités vaudoises Le canton de Vaud participe pour 30% de la production totale de Gruyère AOP avec 8’431 tonnes élaborées dans 44 fromageries et pour 60% du Gruyère d’alpage AOP avec 20 alpages. Le territoire de ce canton accueille également trois entreprises d’affinage munies principalement de caves naturelles. Le 40% de la production de Gruyère AOP est exporté dans pas moins de 55 pays, principalement en Europe ainsi vers que les pays du Nord de l’Amérique. L’Interprofession du Gruyère salue le choix du Conseil d’Etat vaudois de prendre un Gruyère AOP pour agrémenter ses parties officielles. Ce noble fromage se marie à merveille avec les nectars viticoles de ce canton et peut s’apprêter sous toutes formes de plats chauds ou froids. Le Gruyère AOP retenu est celui de la fromagerie de Peney-le-Jorat. Il a été choisi par le Conseil d’Etat lors d’une dégustation à l’aveugle basée principalement sur les critères de goût et de qualité de la pâte. Pour participer à cette dégustation, seuls les fromages issus des fromageries ayant obtenu une moyenne de plus de 19 points sur 20 pendant une année ont été choisis. Ainsi, 11 Gruyère AOP produits au mois de septembre 2012, provenant des fromageries de Bière, Brenles,

Combremont-le-Petit, Corcelles-leJorat, Essertines-sur-Rolle, Grandcour, Peney-le-Jorat, Penthéréaz, StCierges ainsi que les alpages de La Moesettaz et des Prés de Bière ont été présentés de manière neutre au Conseil d’Etat. Sur la base des critères définis, Le Gruyère AOP de Peney-le-Jorat a obtenu le meilleur résultat et sort ainsi vainqueur de cette dégustation. S’il y a lieu de féliciter le lauréat M. René Pernet, fromager, sa société, la coopérative du Haut-Jorat et son affineur Fromco SA à Moudon, membre du groupe Emmi, les dégustateurs ont pu constater l’excellente qualité du Gruyère AOP produit dans le canton de Vaud. Ce résultat est encore renforcé par la médaille récemment obtenue par Le Gruyère AOP Bio de la fromagerie des Moulins, lors des «Nantwich International Cheese Awards» en Angleterre (voir les résultats complets en page 19). L’Interprofession du Gruyère est ainsi fière de participer avec Le Gruyère AOP de M. René Pernet à Peney-leJorat aux représentations officielles du canton de Vaud pour cette prochaine année.

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Le Gruyère AOP en Allemagne, grande augmentation des ventes et engouement croissant! Après des années de promotion des ventes active en Allemagne, les ventes du Gruyère AOP affichent une croissance continue à un haut niveau de prix à la consommation (>20 €/kg). En 2013, les ventes devraient totaliser plus de 3’000 tonnes. C’est surtout au rayon des fromages à la coupe que notre AOP a le plus de succès et monte continuellement dans le hit parade des fromages les plus vendus. Un succès d’autant plus remarquable qu’en Allemagne, la vente à la coupe ne cesse de décliner.

En Allemagne, Le Gruyère AOP a depuis des années le vent en poupe: • Au top 15 des fromages à la coupe les plus vendus!1 • Progression des ventes de plus de 72% au cours des 8 dernières années! 2 • Distribution pondérée dans la vente au détail: 96%! 1 1 TOP 15, Nielsen 1. Hj. 2012, Hitliste Gelbe Linie Theke 2 Statistique des exportations, Fiduciaire de l’économie laitière, Berne

Le Gruyère AOP a probablement bénéficié du concours de plusieurs facteurs favorables. À la base de son succès, il y a incontestablement sa qualité excellente et constante. SCM Allemagne (Switzerland Cheese Marketing, Baldham) demande aux importateurs et aux grossistes des évaluations qualitatives mensuelles sur les diverses variétés de fromage, où Le Gruyère AOP est toujours parmi les fromages les mieux notés. Par ailleurs, les études prouvent que le consommateur allemand de fromage a une préférence de plus en plus marquée pour les fromages corsés. Le Gruyère AOP répond précisément à cette tendance. Pour mettre en avant auprès des consommateurs le profil gustatif unique du Gruyère AOP, SCM organise toute l’année en Allemagne des dégustations chez les détaillants. De nombreux salons spécialisés permettent par ailleurs à un public de gastronomes et à bon pouvoir d’achat de découvrir et d’apprécier Le Gruyère AOP.

E n 2 012 , Sw i t ze r l a n d C h e e s e Marketing a conjugué les dégustations avec une enquête aux résultats très positifs: Le Gruyère AOP tout en haut de l’échelle de la perfection («perfectomètre») Pendant la dégustation, les consommateurs ont été priés de répondre à quelques questions sur le goût du Gruyère AOP ainsi que sur la manière dont ils aiment l’utiliser. Les utilisateurs devaient en outre donner une évaluation du fromage Le Gruyère AOP sur une échelle «de perfection». Les résultats obtenus sont excellents. Sur 10 consommateurs de fromage, 9 apprécient Le Gruyère AOP. Plus de 50% le trouvent parfait pour les jeunes et les adultes, et 2/3 de tous les sondés ont indiqué qu’ils recommandaient Le Gruyère AOP à leurs amis. Le Gruyère AOP Tout en haut de l’échelle de la perfection selon une étude consommateurs

• Apprécié par 9 consommateurs de fromage sur 10 • Plus de 50% le trouvent parfait pour les jeunes et les adultes • 2/3 des sondés le recommandent à leurs amis!

Ce résultat a également dynamisé la campagne publicitaire actuelle.

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«Ein leckeres Stück vom Glück»: la nouvelle campagne entre en force Le positionnement initial du Gruyère AOP, vantant son caractère naturel et son origine, une tradition presque millénaire, sa pureté et son droit au qualificatif «fromage haut de gamme», ne suffisait plus à le différencier durablement dans le segment des pâtes dures et des fromages de coupe en Allemagne, et surtout face à des concurrents en train de monter (p. ex. le Comté). Le but est maintenant de faire ressortir plus fortement le caractère unique du Gruyère AOP en le différenciant sur le plan émotionnel, car il faut qu’en Allemagne, Le Gruyère AOP poursuive son avancée. Le «perfectomètre» a confirmé la nouvelle stratégie: avec son profil gustatif unique, Le Gruyère AOP n’est pratiquement jamais mal coté. En Allemagne, il est apprécié autant par les femmes et que par les hommes, et même par les enfants et les adolescents. Le Gruyère AOP est donc le fromage parfait pour toute la famille.

Le Gruyère AOP est le fromage suisse qui vient couronner de nombreuses situations de la vie courante grâce à son authenticité et son goût inoubliable. Élaboré depuis presque 1000 ans dans de petites fromageries villageoises selon des pratiques ancestrales, il offre une expérience pure nature, une immersion dans la Suisse originelle. Le Gruyère AOP régale et comble tous les passionnés de fromage «Ein leckeres Stück vom Glück, auf das man sich freut».

C’est aussi le message que SCM a utilisé systématiquement en Allemagne dans sa communication pour Le Gruyère AOP. La campagne aux points de vente incluant 10 000 rayons de fromage à la coupe dans tout le pays était accompagnée d’une campagne nationale d’annonces dans la presse spécialisée gastronomique et grand public à fort tirage. Un présentoir, un jeu accrocheur avec à la clé des prix et des étiquettes de préemballage en faisaient partie au même titre qu’un affichage dynamique de la marque sur des écrans TV aux points de vente. Pendant 6 mois, la clientèle est invitée sur plus de 1353 écrans à s’offrir «un petit bout de paradis» pendant leurs emplettes à EDEKA.

Campagne publicitaire: plus de 23 millions de contacts-clients de novembre 2012 à mars 2013.

Rayons de fromages à la coupe: 10 000 séduisants kits publicitaires pour le commerce.

Télévision au point de vente: plus de 83 millions de contacts-acheteurs d’avril à septembre 2013.

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Une présentation parfaite pour un fromage parfait: le test probant de la campagne Afin d’être sûrs d’avoir choisi pour l’avenir la bonne formule de communication, les auteurs de la nouvelle campagne Le Gruyère AOP l’ont fait tester en mars 2013 auprès de la maison d’édition Hamburger Verlag Gruner+Jahr. Plus de 200 lecteurs du magazine «essen&trinken» ont sacré l’annonce Le Gruyère AOP gagnante parmi toutes les annonces d’aliments de marque testées. Le score la place parmi les meilleurs 10% des tests effectués par l’éditeur au cours de ces dernières années. Appétissant, crédible, précieux: au supermarché, 50% des sondés ont porté leur choix sur Le Gruyère AOP et l’ont acheté. En Allemagne, Le Gruyère AOP doit continuer de progresser Goût concluant, succès auprès du public toutes catégories d’âge confondues, positionnement parfait et marketing-mix ingénieux, mais la liste des mesures de soutien à l’avancée du Gruyère AOP ne s’arrête pas là. Si, en Allemagne, les ventes à la coupe sont en recul, le segment du libre-service est depuis des années sur la courbe ascendante. Ici aussi, le

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consommateur révèle déjà ses préférences pour Le Gruyère AOP: dans le mélange de fromages suisses, Le Gruyère AOP est presque toujours très rapidement épuisé, même comme fromage de coupe. Une présentation uniforme dans les étalages réfrigérés donnerait certainement plus de chances à ce fromage typique de la Romandie. Raison pour laquelle une procédure d’emballage coordonnée dans le secteur discount et dans le rayon libre-service haut de gamme serait souhaitable pour les détaillants. Une concurrence croissante règne par contre entre les fromages vendus à la coupe: la force de la marque (célébrité, popularité) est de plus en plus déterminante pour le consommateur. Le Gruyère AOP est sur la voie d’être perçu par les consommateurs allemands comme un fromage de marque majeur. Pour réussir sur cette voie et s’affirmer contre la forte concurrence, il faudrait investir davantage dans la publicité ces prochaines années.

Switzerland Cheese Marketing Deutschland D e p u i s 19 9 9 , Sw i t ze r l a n d Cheese Marketing GmbH veille en Allemagne et en Autriche à la bonne commercialisation des fromages suisses. Il ne s’agit pas seulement de stimuler les ventes, mais de développer la marque de chaque variété distincte. Depuis Baldham près de Munich, l’équipe responsable de la publicité et du marketing projette et coordonne les mesures dans tout le pays. Pour tous les importateurs, grossistes et détaillants, les promotions sont réalisées selon un planning annuel. L’objectif premier de SCM est de présenter les différentes variétés de fromage suisse de la manière la plus appétissante possible afin non seulement d’attirer l’attention sur ces spécialités, mais aussi d’entretenir et de développer l’engouement chez les consommateurs et dans le commerce. SCM accompagne et suit depuis presque dix ans l’essor du Gruyère AOP en Allemagne, où il est entre-temps devenu un des fromages suisses les plus prisés. Andreas Müller, directeur de Switzerland Cheese Marketing GmbH depuis 2002.


Distinctions pour Le Gruyère AOP lors de concours internationaux L’Interprofession du Gruyère est fière de pouvoir compter de nombreux lauréats dans les différents concours qui se sont déroulés. Elle félicite tous les membres de la filière qui ont permis ces excellents résultats, rendus possibles grâce à un lait de très haute qualité, une production et un affinage remarquables. La très haute qualité qui en ressort est le meilleur gage pour l’avenir du Gruyère AOP. Ces distinctions renforcent l’image positive de notre pâte dure. Elles rappellent aussi que le mot qualité rime avec respect d’une tradition, d’une nature, d’un savoir-faire et d’une rigueur dans le travail de tous les jours. Par ces concours, le travail de toute une filière est récompensé.

I n t e r n a t i o n a l C h e e s e Awa r d s 2013 – 31 juillet 2013 - Nantwich (Angleterre)

M. Benoît Kolly, Fromagerie du Mouret, pour son Gruyère AOP affiné chez Emmi SA.

Médailles d’or: M. Pierre Buchillier, Fromagerie Les Moulins, pour son Gruyère AOP Bio affiné chez Fromco SA,

Médailles d’argent: M. Roland Pittet, Fromagerie de Bouloz, pour son Gruyère AOP affiné chez Lustenberger & Durst AG, M. Vincent Tyrode, Fromagerie de L’Auberson, pour son Gruyère AOP affiné chez Margot Fromages SA. Médailles de bronze: M. Gérald Raboud, Fromagerie de Courgenay, pour son Gruyère AOP affiné chez Fromco SA, M. Adrian Scheidegger, Fromagerie de Niedermuhren, pour son Gruyère AOP affiné chez Cremo SA - von Mühlenen.

1er rendez-vous du Mondial du fromage - 1-3 juin 2013 – Tours (France) Médaille d’or: M. Pascal Fauville, crémier belge, pour ses macarons Gruyère AOP et fruits rouges. Médailles d’argent: M. Grégoire Kern, Fromagerie de Misery, pour son Gruyère AOP affiné chez Margot Fromages SA, M. Nicolas Rey, Alpage de Plan Rion, pour son Gruyère d’alpage AOP affiné chez Margot Fromages SA.

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Recettes à base de produits

A

Potage de chou-fleur au Safran de Mund AOP, Pain de seigle valaisan AOP et Gruyère AOP Pour 4 personnes 150 g de Gruyère AOP 750 g de chou-fleur 1 oignon 3 cs de beurre 1 dl de vin blanc 6 dl de bouillon 2 cs de crème acidulée env. 10 brins de safran de Mund AOP 3 tranches minces de Pain de seigle valaisan AOP

B 2 gousses d’ail 1 bouquet de ciboulette Sel, poivre Préparation: Partager le chou-fleur en bouquets, couper le cœur en petits morceaux. Hacher fin l’oignon. Chauffer 1 cuiller à soupe de beurre, y faire revenir l’oignon, ajouter le chou-fleur, mouiller avec le vin blanc. Verser le bouillon, laisser mijoter 10 -15 minutes. Quand les bouquets de chou-fleur sont encore un peu croquants, en réserver environ un tiers. Cuire le potage encore 5 minutes. Ajouter la crème acidulée et le Safran de Mund AOP, et mixer.

Couper le Pain de seigle valaisan AOP en petits dés. Couper les gousses d’ail en deux, chauffer avec le reste de beurre, y faire dorer les dés de pain. Râper le Gruyère AOP à l’aide d’une râpe à gros trous. Couper la ciboulette en petits morceaux. Assaisonner le potage avec du sel et du poivre. Ajouter les bouquets de chou-fleur, réchauffer brièvement. Dresser le potage dans des assiettes et saupoudrer avec le Gruyère AOP, les dés de pain et la ciboulette.

B

Gratin aux légumes avec Saucisson vaudois IGP, Safran de Mund AOP et Gruyère AOP

Préparation: Laisser tremper le Saucisson vaudois IGP dans de l’eau à 75°C environ pendant 45 minutes. Laisser refroidir, ôter la peau et couper en tranches.

Pour 4 personnes 125 g de Gruyère AOP, râpé 1 Saucisson vaudois IGP 500 g de chou frisé 600 g de pommes de terre Sel 2 petites pommes env. 10 brins de Safran de Mund AOP 3 œufs 3 dl de lait Poivre

Couper le chou frisé en quatre, ôter le cœur, émincer les quartiers et étuver 5 minutes. Éplucher les pommes de terre, les couper en tranches de 5 mm d’épaisseur et les précuire 5 minutes dans de l’eau salée bouillante. Ôter le cœur des pommes et les couper en tranches.

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P i l e r o u h a ch e r f i n l e s a f r a n . Mélanger les œufs, le lait, le safran et le Gruyère AOP, saler et poivrer. Disposer le chou frisé, les pommes de terre, les pommes et le saucisson par couches dans un plat à gratin. Verser la liaison par-dessus, et cuire environ 30 minutes dans la moitié inférieure du four préchauffé à 180°C.


Nr. 31 - Oktober 2013

l’oiseau präsentiert die Trimesterausgabe der Sortenorganisation Gruyère

Swissness, ein grosser Durchbruch für die Schweizer Produkte


Inhalt 03 Botschaft des Direktors 04 Swissness, ein grosser

Durchbruch für die Schweizer Produkte

10 Die neusten Kreationen aus dem Hause HUG: Chäs-Chüechli und Snacks mit Gruyère AOP

11 Le Gruyère AOP beteiligt sich an grossen Veranstaltungen

12 Bedeutung der Kennzeichnung für die Marke Le Gruyère AOP Switzerland

13 Einen Schritt weiter beim

14 Mehrere Käsereien

feierten 2013 ihre Neu- oder Wiedereröffnung

15 Le Gruyère AOP von den

Waadtländer Behörden auserkoren

16 Le Gruyère AOP in Deutschland:

Starke Zuwachsraten und immer gröSSere Beliebtheit!

19 Auszeichnung für den Gruyère AOP an internationalen Wettbewerben

20 Rezepte

Schutz des Gruyère AOP

Impressum Herausgeber: Interprofession du Gruyère Postfach 12, CH - 1663 Gruyères e-mail : interprofession@gruyere.com www.gruyere.com

Redaktion : Interprofession du Gruyère Microplume, www.microplume.ch Auflage : 3’100 Exemplare

übersetzung : Trait d’Union 3000 Bern www.traitdunion.ch

Grafische Gestaltung : Effet-i-media e-mail : bepbep@bluewin.ch


Eine präzise Deklaration ist wichtig An seiner letzten Session h a t d a s e i d g e n ö s s i s ch e Pa r l a m e n t e i n e n ä u s s e r s t w i ch t i g e n E n t s ch e i d z u m Swissness-Dossier gefällt. Nach jahrelangen Debatten und zögerlichem Vorgehen wurde nun klar definiert, welche Produkte künftig mit dem Schweizer Kreuz bezeichnet werden dürfen. Die Sortenorganisation begrüsst den eingeschlagenen Kurs, wonach bei Milchprodukten die Milch zu 100%, und bei allen übrigen verarbeiteten Lebensmitteln die Rohstoffe zu 80% aus der Schweiz stammen müssen. Bei den Industrieprodukten gilt die 60%-Regel. Der Uhrensektor hat diese steigenden Anforderungen zur Verteidigung des einheimischen Know-hows unterstützt. Hätte es keine weitsichtigen Persönlichkeiten g e g e b e n , u m A r b e i t s p l ä t ze i m Uhrengewerbe zu erhalten, würden wir heute mit Sicherheit unter den gleichen wirtschaftlichen Problemen leiden wie unsere Nachbarländer. Wir müssen also dafür kämpfen, dass die Verarbeitungsprozesse in unseren Breitengraden erhalten bleiben, welche unsere Wirtschaftsstrukturen stärken. Es ist kein Zufall, dass der Verband

der Schweizerischen Uhrenindustrie zu den Gründungsmitgliedern der Organisation oriGIn gehört, die im Jahr 2013 ihr 10-jähriges Bestehen feiert. Seit jeher haben die AOP-Produkte und die Uhren gemeinsame Interessen verfolgt, um das Schweizer Knowhow zu verteidigen. Sei es bei den Lebensmitteln oder verarbeiteten Produkten: Das Schweizer Kreuz darf nur ver wendet werden, wenn das Pflichtenheft erfüllt wird. Dieses basiert auf einem Know-how, bei dem Herkunft und Verarbeitung in der Schweiz massgebend sind. Bei den Lebensmitteln ist die Herkunft der Rohstoffe äusserst wichtig. Auch wenn diese Grundregel für eine AOP selbstverständlich ist, ist es nun von grossem Nutzen, dass mit der neuen Gesetzgebung verhindert wird, einen mit ausländischer Milch hergestellten Käse „Schweizer“ Käse zu nennen. Diese neuen Gesetzestexte stellen einen Fortschritt dar. Sie schaffen noch mehr Transparenz bei der Deklaration der Inhaltsstoffe eines vermarkteten Produkts. Damit diese neuen Bestimmungen auch greifen, sind verschärfte Kontrollen notwendig. Insofern ist nicht verwunderlich, dass

beispielsweise bei Fonduemischungen genauere Forderungen in Bezug auf die Zusammensetzung gestellt werden. So muss der Anteil der beiden Käsesorten eines Fondue moitié-moitié je 50% ausmachen. Enttäuschend ist festzustellen, dass es eine solche Mischung gibt, wo der Anteil von Gruyère AOP nicht 50% entspricht, obschon diese Mischung aus einer Käserei stammt, deren Gruyère AOPProduktion 80% des Gesamtvolumens überschreitet. Die Verteidigung einer Bezeichnung hat ihren Preis. Die Marge kurzfristig zu verhandeln lohnt sich nicht, denn dies schadet langfristig dem Bekanntheitsgrad des Produkts. Le Gruyère AOP ist dank seiner Qualität, seinem Geschmack und seiner einfachen Verwendung zu einer der grossen Schweizer Marken geworden. Es ist also leicht, das Produkt für eine optimale Nutzung korrekt zu deklarieren und dem Konsumenten einen uneingeschränkten Genuss zu garantieren.

Philippe Bardet Direktor

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Swissness, ein grosser Durchbruch für die Schweizer Produkte Schon bald be s t e h e n k l are gesetzliche Vorschriften, wie das Schweizerkreuz und Herkunftsangaben wie „Made in Switzerland“ auf Produkten verwendet werden dürfen. Im Juni verabschiedeten die Eidgenössischen Räte die Swissness-Vorlage. Dank dieser Neuregelung k ann die Glaubwürdigkeit der schweizerischen Hoheitszeichen gestärkt werden. Sie ist von grosser Bedeutung. Laut Studien der ETH Zürich profitieren vor allem die typisch schweizerischen Konsumgüter von einem reellen Mehrwert aufgrund ihrer Herkunft. Dies ist bei Uhren und Schokolade der Fall, aber auch bei Naturprodukten wie Aprikosen oder Pouletfleisch. Daher überrascht es kaum, dass auf immer mehr Produkten ein Schweizerkreuz prangt. Wirtschaftliche Interessen Zwischen 2000 und 2010 vervierfachte sich die Zahl der Produkte, welche die Marke „Schweiz“, „Swiss“ usw. als Co-Brand einsetzen. Dieser Trend zeigt, dass die Unternehmen den wirtschaftlichen Wert der Marke „Schweiz“ erkannt haben. Diese vermittelt Werte wie Tradition, Qualität, Genauigkeit, Zuverlässigkeit und

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Exklusivität. Der gute Ruf erlaubt es zahlreichen Produkten, sich auf dem Markt zu positionieren. Einer Studie des Bundesamtes für Landwirtschaft zufolge sind mehr als 60% der Befragten bereit, mehr für Äpfel, Milch, Käse, Fleisch oder Eier zu bezahlen, wenn diese aus der Schweiz stammen. Manche sogar mehr als das Doppelte. Bei Lebensmitteln, die als AOP oder IGP registriert sind, macht der Mehrwert aufgrund der Herkunft Schweiz rund 20% des Verkaufspreises aus. Bei einem Jahresumsatz von einer Milliarde Franken entspricht dies 200 Millionen Franken. Anstieg der Missbräuche Dieser Erfolg weckt Begehrlichkeiten. Die Bezeichnung „Schweiz“ und das Schweizerkreuz werden in der Schweiz wie auch im Ausland immer häufiger missbräuchlich verwendet. Zwei Beispiele: Man findet im Ausland Desserts, die mit dem Schweizerkreuz versehen sind, einzig weil deren Rezepturen typisch schweizerisch sind. Schweizer Rohstoffe sucht man darin allerdings vergebens. Ebenfalls ziert das Schweizerkreuz die Verpackung von europäischen Trutenscheiben, weil das Fleisch in der Schweiz geräuchert wurde. Mit der stetigen Zunahme der Missbräuche stieg

auch das Risiko, dass die Marke „Schweiz“ ver wässert wird und das Vertrauen in sie schwindet. Die bestehende Gesetzgebung konnte diesbezüglich keine Abhilfe schaffen. Sie entspricht nicht mehr den aktuellen Bedürfnissen der Wirtschaft, denn ihr mangelt es an klaren Kriterien die vorschreiben, wann ein Produkt als „schweizerisch“ gilt. Die neue Gesetzgebung Mit der neuen SwissnessGesetzgebung darf das Schweizerkreuz von nun an nur noch für echte Schweizer Produkte ver wendet werden. Ausserdem wird das Gesetz definieren, unter welchen Bedingungen für ein Produkt oder eine Dienstleistung das Schweizerkreuz oder eine d e r ve r s ch i e d e n e n S ch we i ze r Herkunftsangaben verwendet werden darf. Herkunftsangaben sind beispielsweise „Schweiz“, „Made in Switzerland“, „swiss made“, usw. in Deutsch oder einer anderen Sprache. Die neue Gesetzgebung ermöglicht die Missbrauchsbekämpfung sowohl auf nationaler wie auch auf internationaler Ebene. Sie ist Bestandteil des Bundesgesetzes zum Schutz öffentlicher Wappen und anderer öffentlicher Zeichen und des Bundesgesetzes über den Schutz von Marken und Herkunftsangaben.


Drei Kategorien für Schweizer Produkte W ie viel Schweiz muss in den Produkten stecken, damit sie die Bezeichnung „Schweiz“ ver wenden dürfen? Die Antwort variiert je nach Produkt. Diese werden in drei Kategorien unterteilt: – Naturprodukte: Dabei handelt es sich um Rohstoffe, die aus einer einzigen Zutat bestehen. Sie müssen zu 100% aus Schweizer Rohstoffen bestehen. Sie stammen aus der Natur, wie Früchte, Gemüse, Fleisch oder Milch. Die Herkunft eines Naturprodukts entspricht: • für pflanzliche Erzeugnisse: dem Ort der Ernte, • für Fleisch: dem Ort, an dem die Tiere den überwiegenden Teil ihres Lebens verbracht haben, • für andere aus Tieren gewonnene Erzeugnisse: dem Ort der Haltung der Tiere (z.B. Milch, Eier oder Wolle), • für Jagdbeute und Fischfänge: dem Ort der Jagd oder des Fischfangs, • für Zuchtfische: dem Ort der Au f z u ch t , f ü r m i n e r a l i s ch e E r ze u g n i s s e : d e m O r t d e r Gewinnung. – L e b e n s m i tt e l : H i e r b e i h a n delt es sich beispielsweise um Erbsen in Dosen, Kekse, tiefgefrorenen Rahmspinat oder Lasagne. Mindestens 80% des Gewichts der Rohstoffe oder der Zutaten, aus denen sich das Produkt zusammensetzt, müssen aus der Schweiz kommen. Bei Milchprodukten (Käse, Joghurt, Quark usw.) muss 100% der Milch aus der Schweiz stammen. Es sind bestimmte Ausnahmen

v o n d i e s e r 8 0 % - R e g e l v o rgesehen, um den Schweizer Gegebenheiten Rechnung zu tragen. Die Anforderungen sind weniger streng für Rohstoffe, die in der Schweiz nicht oder nicht in genügender Menge verfügbar sind, um so den Bedürfnissen der Lebensmittelindustrie ger e ch t z u w e r d e n . D a ru n t e r fallen zum Beispiel Kakao für die Schokoladenherstellung und Heidelbeeren oder Himbeeren für die Herstellung von Konfitüre. Zudem muss die Tätigkeit, die dem Produkt seine wesentlichen Eigenschaften verleiht, in der Schweiz erfolgen. – Industrieprodukte: Mindestens 60% der Herstellungskosten müssen in der Schweiz anfallen. Zudem muss die Tätigkeit, die dem Produkt seine wesentlichen Eigenschaften verleiht, in der Schweiz erfolgen (Herstellung oder Forschung und Entwicklung). Eine Kategorie für schweizerische Dienstleistungen Ein Unternehmen kann schweizerische Dienstleistungen anbieten, sofern sich sein Sitz und ein tatsächliches Ver waltungszentrum in der Schweiz befinden. Folglich erfüllen Briefkastenfirmen diese Anforderungen nicht. Amtliche Register Die Swissness-Vorlage sieht vor, e i n Re g i s t e r f ü r g e o g r a f i s ch e Angaben für nicht landwirtschaftliche Produkte zu schaffen. Bekanntlich besteht ein solches Register bereits seit mehreren Jahren für landwirtschaftliche Erzeugnisse und verarbeitete landwirtschaftliche

Erzeugnisse. Le Gruyère AOP ist, neben anderen Produkten, in einem Register sowie beim Bundesamt für Landwirtschaft eingetragen. Mit der neuen Gesetzgebung können alle Produkte, die über eine solche offizielle Anerkennung verfügen, auch als geografische Marke hinterlegt werden. Diese zwei neuen Möglichkeiten werden den Schutz insbesondere im Ausland erleichtern. Branchenspezifische Regeln Im Rahmen der Swissness-Vorlage erhält jede Branche die Möglichkeit, mittels Verordnung die gesetzlichen Regeln für die jeweilige Branche zu präzisieren. Bisher verfügt einzig die Uhrenindustrie über eine branchenspezifische Verordnung. Sie ist daran, diese zu überarbeiten und strengere Kriterien festzulegen. Sobald sie fertiggestellt ist, wird sie überprüft und gegebenenfalls vom Bundesrat genehmigt. Einfache und verantwortungsbewusste Verwendung Die Bezeichnung „Schweiz“ oder das Schweizerkreuz kann für alle Produkte oder Dienstleistungen verwendet werden, welche die Kriterien der Swissness-Gesetzgebung erfüllen. Eine Bewilligung ist nicht notwendig. „Wir wollten keinen teuren und schwerfälligen Staatsapparat schaffen. Wir möchten, dass die Ver wendung einfach ist und die Unternehmen in die Verantwortung genommen werden“, erklärt Anja H e rr e n , Le i t e r i n Re ch t s d i e n s t Marken beim Eidgenössischen Institut für Geistiges Eigentum.

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Verdacht auf Missbrauch und Betrug in der Schweiz… Somit gibt es keine übergeordnete Behörde, die sicherstellt, dass ein mit der Marke „Schweiz“ versehenes Produkt die notwendigen Kriterien erfüllt. Dafür ist es allen möglich, Missbräuche der zuständigen kantonalen Strafbehörde zu melden. „Zudem können Ko n k u rr e n t e n , Be ru f s ve r b ä n d e und Konsumentenorganisationen Beschwerde einreichen“, führt Anja Herren aus. Ausserdem können in Extremfällen s owo h l d a s E i d g e n ö s s i s ch e Institut für Geistiges Eigentum (als Vertreterin des Bundes) als auch die Kantone Beschwerde einreichen. Die Beweislast liegt jeweils beim Unternehmen, das im Verdacht steht, die Kriterien der SwissnessGesetzgebung nicht einzuhalten.

D e n n o ch w i r d d i e Sw i s s n e s s Gesetzgebung, welche den Schutz festlegt, im Ausland Signalwirkung h a b e n . L ä n d e r o h n e ko n k r e t e Regelungen in diesem Bereich werden sich vermutlich gerne an den Schweizer Regelungen orientieren. Im Weiteren sind das Register für geografische Angaben für nicht landwirtschaftliche Produkte und die Einführung der geografischen Marke wichtige Instrumente. Denn zahlreiche Länder verlangen, dass die geografischen Angaben in den Herkunftsländern offiziell anerkannt sind, damit ein Schutz in ihrem Land erwirkt werden kann. Mit einem solchen Titel wird es für den Inhaber im Ausland einfacher, Schutz zu erlangen. Die Auswirkungen der Swissness Die neue Gesetzgebung ist ein Vorteil für alle Schweizer Wirtschaftsakteure.

… und im Ausland Das schweizerische Recht kann bei einer missbräuchlichen Verwendung der Herkunftsangabe und insbesondere der Bezeichnung „Schweiz“ im Ausland nicht angewendet werden. Die Erfolgsaussichten, einen Missbrauch ahnden zu können, variieren von Land zu Land. Der Schutz der Herkunftsangaben hängt somit von der jeweiligen nationalen Gesetzgebung ab sowie von eventuellen Abkommen, welche zwischen der Schweiz und dem betreffenden Land bestehen. Nicht selten unterscheidet sich das schweizerische Recht in diesem Punkt stark vom Recht in anderen Ländern. Zudem sind juristische Prozesse kostspielig und langwierig.

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• Die Konsumenten profitieren von der Einführung der neuen Gesetzgebung. Sie werden von nun an die Gewissheit haben, dass überall, wo „Schweiz“ draufsteht auch „Schweiz“ drin ist. • Die Landwirtschaft wird profitieren, weil die Nachfrage der L e b e n s m i tt e l i n d u s t r i e n a ch Schweizer Rohstoffen steigen dürfte. • Exportierende Unternehmen aus dem nicht landwirtschaftlichen Bereich werden neu auch die Möglichkeit haben, ihre Produkte oder Dienstleistungen offiziell als schweizerisch anerkennen zu lassen. Dadurch wird ihre Glaubwürdigkeit gestärkt und sie

können ihre Rechte im Ausland geltend machen. • Forschungsintensive Branchen werden ihre Forschungs- und Entwicklungskosten zu den schweizerischen Herstellungskosten rechnen können. • D e r S ch we i ze r A r b e i t s m a r k t wird ebenfalls von den neuen Bestimmungen profitieren. Denn die Anforderungen der Swissness schaffen für die Unternehmen zweifellos Anreize, Arbeitsplätze zurück in die Schweiz zu holen oder neue zu schaffen. Ausserdem werden bestehende Arbeitsplätze dank der Swissness erhalten. Weitere Informationen zum Thema finden Sie auf der Website des E i d g e n ö s s i s ch e n I n s t i tu t s f ü r Geistiges Eigentum (IGE), www.ige.ch. Die Referendumsfrist läuft a m 10 . O k t o b e r 2 013 a b . Anschliessend werden die Ausführungsverordnungen zum Abschluss gebracht und bei den betroffenen Kreisen in die Vernehmlassung gegeben. Die Umsetzung erfolgt, nach Entscheid des Bundesrates, voraussichtlich im Laufe des Jahres 2015.


Qualität, Zuverlässigkeit und Sicherheit unserer Produkte stehen im Vordergrund Die Schweizerische Vereinigung der AOP-IGP freut sich, dass die Swissness-Gesetzgebung in ihrem Sinne unter Dach und Fach gebracht wurde. Mit der neuen Regelung wird sich für die AOP nichts ändern, denn deren Pflichtenhefte gehen über die Grundanforderungen hinaus. Géraldine Savary, Präsidentin der Vereinigung, und Alain Farine, Geschäftsführer, äussern sich dazu. Géraldine Savary (GS): Unsere Vereinigung legt grossen Wert auf die Qualität, die Herkunft und die Rückverfolgbarkeit der Produkte, daher haben wir uns stark an dieser Debatte beteiligt. Geht es um Lebensmittel, ist das Vertrauen der Angelpunkt zwischen Produzenten und Konsumenten. Wenn es an Vertrauen in das Schweizerkreuz mangelt, wird die Marke Schweiz geschwächt. Als Schweizerische Vereinigung der AOPIGP war es somit unsere Aufgabe, die strategischen Interessen der inländischen Produktion zu vertreten. Zudem hatten wir auch ein unmittelbares Interesse daran, dass die Schweizer Qualitätsstandards von allen eingehalten werden. Aus diesen Gründen engagierten wir uns, auch wenn wir auf den ersten Blick nicht direkt betroffen schienen. Alain Farine (AF): Schweizer Produkte gelten als hochwertig, zuverlässig und sicher. Um dieses Image aufrechtzuerhalten, müssen wir es pflegen. Daher waren strenge Kriterien in Bezug auf die Swissness nötig. Nur so können wir unsere Stellung bei den

Konsumenten auf der ganzen Welt beibehalten. Diese Anforderungen sind umso mehr gerechtfertigt, als sich die Grenzen immer stärker öffnen und der Warenverkehr immer globaler wird. Re i ch e n d i e vo r h a n d e n e n Instrumente, um Auswüchse zu verhindern? GS: Mit der neuen Gesetzgebung werden gewisse Firmen der Lebensmittelindustrie bei den verwe n d e t e n Ro h s t o ffe n g e n a u e r hinschauen müssen. Insbesondere werden sie genaue Angaben bezüglich der Schweizer Herkunft machen müssen. In diesem Punkt gilt es für uns, äusserst achtsam sein. Das Problem liegt darin, dass heute nicht genügend Kontrollinstrumente zur Verfügung stehen. AF: Ein ganz wichtiger Punkt: Sind Ausnahmen bei den Grundkriterien vorgesehen, so wurden sie klar und genau beschrieben. Dadurch sollten Missbräuche verhindert werden können. Sollte zudem ein Unternehmen im Verdacht stehen, die Kriterien nicht einzuhalten, ist es am Unternehmen, zu belegen, dass es die geltenden Gesetzesvorschriften einhält. Die Beweislast wird also umgekehrt. Bei den IGP gibt es ein Produkt, das die Swissness-Anforderungen n i ch t e r f ü l l t , n ä m l i ch d a s Bündnerfleisch… A F : Vo n d e n a k tu e l l 2 9 a n e rk a n n t e n AO P- I G P s t e l l t i n d e r Tat nur das Bündnerfleisch eine Ausnahme dar. Es kann sich wei-

terhin „Bündnerfleisch“ nennen, obschon ein Teil des Rohmaterials aus dem Ausland stammt. Allerdings dürfen die Produzenten weder die Herkunftsbezeichnung Schweiz, noch das Schweizerkreuz oder ein anderes Schweizer Hoheitszeichen verwenden. D a s B ü n d n e r f l e i s ch d a r f d a s Q u a l i t ä t s z e i ch e n I G P n u t z e n , da ihm dieses vor in Kraft treten der Swissness verliehen wurde. Diesbezüglich ist jedoch festzuhalten, dass Bündnerfleisch nicht Mitglied der Schweizerischen Vereinigung der AOP-IGP ist und somit das grau-rote IGP-Logo mit dem Schweizerkreuz nicht verwenden darf. Auch wenn die Swissness von Lebensmitteln nun im Gesetz verankert ist, so ist das Problem der Rückverfolgbark eit noch nicht gelöst… G S : D i e R ü ck ve r fo l g b a r ke i t von Lebensmitteln, die mit der Bezeichnung „Schweiz“ versehen sind, ist international ausreichend geregelt. Allgemein betrachtet ist sie aber nicht zufriedenstellend. Dieser Punkt ist Gegenstand der Revision des Lebensmittelgesetztes, über welches zurzeit in den Eidgenössischen Räten debattiert wird. Die Vorlage schreibt vor, dass die Herkunft sämtlicher Zutaten eines Produkts korrekt angegeben werden muss. Sie verbessert damit die Transparenz für die Konsumenten. Erst mit dem Swissness-Gesetz und einem neuen Lebensmittelgesetz werden wir sagen können, dass bedeutende Fortschritte erzielt wurden.

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Eine gerechte Verteilung des Mehrwerts Der Schweizerische Bauern­ verband (SBV) setzt s i ch s e i t j e h e r f ü r e i n e hochwertige Schweizer Nah­ rungs­­mit­telproduktion ein. Die Swissness ist ein wichtiger Schritt in diese Richtung. Daher überrascht es nicht, dass sich der SBV für strenge Vorschriften stark machte. Für ihn ist klar, dass das Schweizerkreuz nur „echte Schweizer Produkte“ zieren darf. Jacques Bourgeois, Direktor des SBV, stellt uns seine Sicht der Dinge vor. Der zentrale Punkt – insbesondere für die Landwirtschaft – ist in meinen Augen, dass das Schweizerkreuz einen Wert verkörpert. Wird es auf einem Produkt abgebildet, muss der Inhalt dem Versprechen standhalten können. Es ist eine Frage der Glaubwürdigkeit. Wir dürfen die Konsumenten nicht täuschen. Hat das Vertrauen der Konsumenten in Schweizer Produkte in den letzten Jahren gelitten? Dieser Markt, in dem die Produkte immer stärker diversifiziert und verarbeitet werden und in verkaufsfördernden Verpackungen daherkommen, ist hart umkämpft. Wir müssen uns dennoch behaupten können. Wichtig ist, dass die Konsumenten über alle nötigen Informationen verfügen, damit sie eine fundierte Wahl treffen können. Sie sollten wissen, dass ein Produkt mit dem Label „Schweiz“ genauen Qualitätsanforderungen entsprechen muss.

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Damit sich verarbeitete Produkte mit dem Schweizerkreuz schmücken dürfen, müssen 80% der Rohstoffe aus der Schweiz stammen. Riskiert man durch diese Regelung nicht, dass Nahrungsmittelfirmen vor f i n a n z i e l l e Pr o b l e m e g e s t e l l t werden? Vorweg ist zu erwähnen, dass die Nahrungsmittelindustrie nur gewinnen kann, wenn sie Schweizer Rohstoffe verwendet und Schweizer Know-how einsetzt, um sich auf dem Markt besser zu positionieren. Ausserdem sieht die Swissness bei der 80%-Regelung zwei Au s n a h m e n vo r, u m b e s t i m mte Probleme zu lösen. Daher sollte die Nahrungsmittelindustrie kaum Schwierigkeiten haben. Die Ausnahmen betreffen einerseits Rohstoffe wie Kakao, die hierzulande nicht vorhanden sind, und andererseits solche, die vorübergehend nicht verfügbar sind. In beiden Situationen, also wenn ihnen keine Schweizer Produkte zur Verfügung stehen, dürfen die Firmen weiterhin das Schweizerkreuz verwenden. Was ändert sich mit der Swissness für die Bauern? Dank der neuen Regelung können wir unsere Produkte besser positionieren und dafür sorgen, dass sie von den Konsumenten besser wahrgenommen werden. Auch kann dadurch die Wertschöpfung unserer Produkte erhöht werden. Man weiss, dass unsere Produkte dank der Swissness einen Mehrwert von rund 400 Millionen Franken, also etwa +5%, erzielen können.

Werden die Bauern eine konkrete Veränderung feststellen? Davon sind wir überzeugt. Wir wissen, dass wir mit der M a s s e n p r o d u k t i o n n i ch t k o n kurrieren können. Aufgrund der topographischen Gegebenheiten sind die Strukturen in der Schweiz zwangsläufig eher klein. Unsere Betriebe umfassen im Durchschnitt 18 bis 20 Hektar. Wir können uns nicht mit den USA oder mit Frankreich vergleichen. Daher ist die Qualität bei unserer Positionierung sehr wichtig. Die hohe Wertschöpfung der Produkte muss über die Bezahlung der Rohstoffe zurückgeholt werden. Sämtliche Akteure sollen vom Mehr wert profitieren können, dazu muss dieser gerecht zwischen den verschiedenen Stufen der Wertschöpfungskette verteilt werden. Welches ist bezüglich Nahrungs­ mittel der nächste Schritt in dieser Qualitätsstrategie? Ich reichte damals eine Motion ein, in der ich eine echte Qualitätsstrategie forderte. Daraus ging eine Qualitätscharta hervor, welche von diversen Firmen unterzeichnet wurde. Diesbezüglich arbeiten wir an einem ersten Entwurf im Zusammenhang mit der Eiweissversorgung. Der nächste Schritt wird eine gemeinsame Herkunftsmarke für alle Schweizer Produkte ausserhalb der Geschützten U r s p ru n g s b e ze i ch n u n g e n s e i n . Mit diesem Vorgehen wäre es den Konsumenten möglich, Schweizer Produkte im Regal zu erkennen und eine Entscheidung in voller Kenntnis der Sachlage zu treffen.


Die Swissness stärkt das Ansehen der Schweizer Uhrenindustrie Der Verband der Schweizer Uhrenindustrie (FH), dem über 500 kleine, mittlere und grosse Unternehmen angehören, kämpfte an vorderster Front für die Swissness-Vorlage. Er setzte sich für den Schutz der Marke „Schweiz“ ein und dafür, dass bei Industrieprodukten mindestens 60% der Herstellungskosten in der Schweiz anfallen müssen. So will er erreichen, dass das Uhren-Qualitätszeichen „swiss made“ bei Kunden auf der ganzen Welt glaubwürdig bleibt. Zudem ist man b e i m Ve r b a n d ü b e r z e u g t , dass mit der Swissness die Industriestrukturen in der Schweiz mit Herstellern und Zulieferern erhalten werden können. Wir sprachen mit Jean-Daniel Pasche, Präsident der FH. Die Uhr mit ihrer gesamten emotionalen Dimension ist ein Paradebeispiel für ein Produkt, das sich auf Schweizer Werte stützt. Wir ver wenden die Marke „Schweiz“ für praktisch all unsere Produkte. Sie vermittelt eine Botschaft. Und die Konsumenten haben grosse Erwartungen an diese Marke. Für die Uhrenindustrie ist die neue Gesetzgebung daher wichtig. Für Uhren des mittleren und oberen Preissegments wird sich durch die Swissness nichts ändern. Im Ausland sind diese Uhrenmarken bekannter als die Marke „Schweiz“…

Die Konsumenten kennen bestimmte Marken, aber gewiss nicht alle. Es gibt selbstständige Marken im oberen Preissegment, die nicht sehr bekannt sind. Das gleiche Bild zeigt sich bei den günstigeren Uhren: es gibt bekannte und weniger bekannte Marken. Womöglich sind nicht alle Uhren­ marken darauf angewiesen, dass die Bezeichnung „Schweiz“ auf ihren Produkten ersichtlich ist, um diese Anerkennung zu erhalten. Die Kunden wissen allerdings ganz genau, dass sie in der Schweiz hergestellt werden. Eine Abwertung von „swiss made“ aufgrund einer zu laschen Regelung hätte sich auch negativ auf die renommierten Marken ausgewirkt. Eine Schwächung der Bezeichnung „swiss made“ hätte auch den Unternehmen geschadet, die sie nicht stärken wollten. Mindestens 60% der Her stel­ lungskosten des Produkts müssen in der Schweiz anfallen. Für einige Unternehmen wird es wirtschaftlich schwierig, dies zu erfüllen. Für die Schweizer Uhrenindustrie, wie auch für die Industrie im Allgemeinen, ist die Swissness-Vorlage ein Vorteil. Wir gehen davon aus, dass wir die goldene Mitte gefunden haben zwischen der langfristigen Stärkung der Bezeichnung „swiss made“ und dem Wunsch der Unternehmen, ihre Ware dort zu beziehen, wo sie wollen, und zu dem Preis, den sie wollen. Es ist zu bedenken, dass einige Schweizer Uhren heute mit nur 20 bis 25% Schweizer Wertschöpfung hergestellt

werden. Langfristig ist dies nicht glaubwürdig. Einige Uhrenfirmen – vor allem solche, die sehr preisgünstige Uhren verkaufen – sagen, dass sie ihre Produktionskosten nicht durch den Kauf von Bauteilen in der Schweiz erhöhen können. Angesichts der Schwierigkeiten, mit welchen manche Uhrenfirmen konfrontiert werden könnten, haben wir eine ziemlich grosszügige Übergangsfrist gewährt, damit diese sich anpassen können. Die Grenzen werden nicht geschlossen. Sie können weiter Bauteile aus dem Ausland importieren, jedoch in geringerem Umfang als bisher. Manche werden in die Herstellung von schweizerischen Bauteilen investieren müssen. Das ist auch wichtig, damit die Branche überleben kann. Unsere Aufgabe ist es, die Industriestruktur mit ihren KMU, welche die Grundbauteile unserer Uhren herstellen, zu stärken. Erleichtert die Swissness Ihren Kampf gegen Missbrauch im Ausland? Davon sind wir überzeugt. „swiss m a d e“ i s t w e l t w e i t e i n e d e r b e k a n n t e s t e n g e o g r a f i s ch e n Herkunftsangaben. Daher ist es kein Wunder, dass manche darüber erstaunt sind, wie gering die Anforderungen an diese Marke sind. Mit der Swissness wird es für uns leichter, die in der Schweiz geltenden Regeln zu erklären.

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Die neusten Kreationen aus dem Hause HUG: Chäs-Chüechli und Snacks mit Gruyère AOP Seit ein paar Monaten warten zwei neue Köstlichkeiten der Firma HUG darauf, genossen zu werden: Chäs-Chüechli und DAR-VIDA extra fin Fromage mit 10 0% Gruyère AOP. Die tiefgekühlten Appetithäppchen und die Cracker werden mit unserem während zehn bis zwölf Monaten gereiften Hartkäse hergestellt. Es war die HUG AG, welche auf die Sortenorganisation Gruyère zukam, um die beiden Produkte mit dem einzigartigen Geschmack des Gruyère AOP zu entwickeln. Wie kam die Luzerner Firma auf die Idee? „Beides sind Traditionsmarken, nicht nur im Detailhandel, sondern auch in der Gastronomie“, erklärt Bruno Grossrieder, Leiter Marketing bei HUG. „Wir beide ver wenden Schweizer Produkte und betreiben professionelles Marketing.“ Gelungene Partnerschaft So kam es zu einer erfolgreichen Zusammenarbeit zwischen der Sortenorganisation Gruyère und der HUG AG. Denn der BackwarenSpezialist legt besonderen Wert auf hochwertige Zut aten. „Bei der Zusammenarbeit mit der Nahrungsmittelindustrie sind wir vorsichtig“, führt Laure Rousseau vom Bereich Marketing und Promotion der Sortenorganisation Gruyère aus. „Die Marke Le Gruyère AOP darf nicht nur zu Marketingzwecken verwendet

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werden. Die Qualität des Produkts ist entscheidend. Für uns ist wichtig, dass wir mit dem Partner zusammenarbeiten können, damit für beide eine Win-win-Situation entsteht. Wir sind stolz auf die neue Partnerschaft mit HUG. Diese verschafft uns einen internationalen Austausch auf dem Nahrungsmittelmarkt.“

Produkten abheben“, begründet Bruno Grossrieder den Entscheid. Zwecks Motivation der Aussendienst­ mitarbeitenden organisierte HUG einen Ausflug nach Greyerzerland. Die Teilnehmenden erlebten einen unvergesslichen Tag unter der Leitung der Sortenorganisation Gruyère. Regelmässige Qualitätskontrollen Die Sortenorganisation Gruyère führt regelmässig und unangemeldet Qualitätskontrollen durch. „Wir müssen dafür sorgen, dass die Produkte mit der bestmöglichen Qualität und unter Einhaltung der festgelegten Regeln hergestellt werden“, fährt Laure Rousseau fort. „Das ist eine Verpflichtung gegenüber dem Produkt, aber auch gegenüber den Milch- und Gruyère AOP-Produzenten.“

Le Gruyère AOP überzeugte die Experten Für die Entwicklung der Chäs-Chüechli zog die Firma HUG Experten bei. Rund hundert Küchenchefs testeten Chäs-Chüechli, die mit verschiedenen Schweizer Käse hergestellt wurden. Schliesslich war es der Gruyère AOP, der die Mehrheit der Tester überzeugen konnte. HUG wählte für die Chüechli eine eckige Form, was eine besondere Präsentation auf einem Apéro-Buffet ermöglicht. „Durch geschmacklich und visuell originelle Produkte wollen wir uns von bereits bestehenden

Die neuste Apéro-Kreation von HUG Das Chäs-Chüechli reiht sich in die vielfältige Palette von ApéroT i e f k ü h l b a ck w a r e n d e r F i r m a H U G e i n : M i n i P i z ze tt e n , M i n i Schinkengipfeli, Mini Quiches. Die Verkaufszahlen sind erfolgsversprechend: „Beide Produkte übertrafen unsere Erwartungen deutlich“, freut sich Bruno Grossrieder von HUG. „Die Kunden und Gastrobetriebe mögen sie. Sie zählen bereits heute zu den wichtigen Produkten in unserem Sortiment.“


Le Gruyère AOP beteiligt sich an grossen Veranstaltungen Fribourg Gottéron Während der ganzen Wintersaison tragen die Spieler des HC Gottéron die Farben des Gruyère AOP auf ihren Leibchen. Zudem ist Le Gruyère AOP auf der Bande rund ums Spielfeld präsent. www.gotteron.ch

G ru y è re E u ro p e a n C u rl i n g Championships Dieser Wettkampf wird vom 23. bis 30. November 2013 in Stavanger/ Norwegen ausgetragen, wo sich das Klima für Eissport besonders gut eignet. www.ecc2013.curlingevents.com

Giant Xtour Dieser schulübergreifende Wettkampf zieht jeden W inter rund 2’0 0 0 Gymnasiasten und Lernende an. www.giantxtour.ch

Salon des Goûts et Terroirs Die AOP-IGP-Produkte im Vordergrund! Vom 27. November bis 1. Dezember 2013 in Bulle. Le Gruyère AOP ist Partner dieser Veranstaltung - eine wahre Freude für die Sinne und den Gaumen. www.gouts-et-terroirs.ch

Tavolago Den ganzen Winter über findet jeden Freitag ein Fondueabend auf den Schiffen des Vierwaldstättersees statt. www.tavolago.ch Olma Vom 10. bis 20. Oktober 2013 findet in St. Gallen die grösst e L a n d w i r t s ch a ft s m e s s e d e r Ostschweiz statt. Le Gruyère AOP wird mit einem viel besuchten Stand vertreten sein. www.olma.ch Comptoir gruérien Das Comptoir gruérien findet vom 25. Oktober bis 3. November 2013 in Bulle statt. www.comptoir-gruerien.ch Slow Food Market Vom 8. bis 10. November 2013 in Zürich. www.slowfoodmarket.ch

Marché aux saveurs Vom 6. bis 8. Dezember 2013 in Martigny.

Zwischenverpflegung inbegriffen. www.raquette-aventure.ch Männer FIS Skirennen in Adelboden Die weltweit besten Skifahrer treffen sich am 11. und 12. Januar 2014 auf dem legendären Chuenisbärgli. Auch das Hot-Fondue hat an diesem sehr begehrten Wochenende mittlerweile legendären Charakter erzielt. www.weltcup-adelboden.ch Swiss Expo Vom 16. bis 19. Januar 2014 finden in der Expo Beaulieu, Lausanne, die Fachmesse für Agrotechnik und der internationale Rinder wettbewerb statt, die jährlich beinahe 22’000 Besucherinnen und Besucher und Fachleute der Branche anziehen. www.swiss-expo.com

Spar European Cross Country Championships Am 8. Dezember 2013 messen sich die Athleten in schwierigem Gelände in Belgrad/Serbien. www.belgrade2013.com

Muba Le Gruyère AOP nimmt zum zweiten Mal an der grossen Messe in Basel teil. Diese findet vom 14. bis 23. Februar 2014 statt. www.muba.ch

Schneeschuh-Erlebnis Vo m 2 6 . D e z e m b e r 2 013 b i s 23. März 2014 sind rund 10 Etappen in der Westschweiz und in der Deutschschweiz geplant. Das Prinzip ist einfach und attraktiv: Angeboten wird eine Schneeschuhwanderung und ein Fondue moitié-moitié am Ziel zum Preis von CHF 40.--, Material und

Internationale Landwirtschafts­ messe in Paris (SIA) Vom 22. Februar bis 2. März 2014 geben sich die Pracht und Vielfalt der französischen und internationalen Landwirtschaft ein Stelldichein. Eine optimale Gelegenheit für den Gruyère AOP, um sein Image zu stärken. www.salon-agriculture.com

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Bedeutung der Kennzeichnung für die Marke Le Gruyère AOP Switzerland Seit Anerkennung der geschützten Ur sprungsbezeichnung im Juli 2001 hat die Sorten­ organisation Gruyère besonderes Gewicht auf die Wahrnehmung der Marke „Le Gruyère AOC Switzerland“ gelegt. Dieses Logo wird nun schrittweise in „Le Gruyère AOP Switzerland“ umgewandelt, wie dies in der letzten Ausgabe des „l’oiseau“ (Nr. 30, Jahresbericht 2012) erklärt wurde. Auf dem Inlandmarkt war die Sortenorganisation Gruyère stets darum bemüht, dass d i e Ke n n ze i ch n u n g d e s Gruyère-Käses in sämtlichen Punkten dem Pflichtenheft und der grafischen Chart a entsprach. Nach 10 Jahren konstanter Bemühungen können wir zufrieden feststellen, dass der Detailhandel die Vorschriften im Grossen und Ganzen konsequent beachtet. Einzig bei den Eigenmarken von Verteilern und Verkäufern gilt es noch einige Punkte zu klären. Die Kennzeichnungsbestimmungen betreffen nämlich nicht nur die Schrift und deren Farbe, sondern auch deren Grösse gegenüber den übrigen Angaben. Es ist deshalb wichtig, dass alle Punkte respektiert werden, damit dem Gruyère AOP jener Platz eingeräumt wird, den er verdient. Tr o t z d i e s e r e r f r e u l i ch e n L a g e

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gilt es stets wachsam zu bleiben. Es erscheinen regelmässig neue Produktverpackungen und -aufmachungen am Markt. Diese können die bis anhin gemachten Fortschritte leicht infrage stellen. Ein Beispiel sind die seit einigen Jahren in den Regalen vorhandenen „frisch verpackten“ Produkte. Dabei handelt es sich grundsätzlich um im Laden geschnittene Stücke, die im gleichen Laden in Klarsichtfolie gewickelt oder

vakuumverpackt werden. Manchmal e r s ch e i n e n Pr o d u k t e i n d i e s e r „Frische“-Aufmachung, obschon sie an einem anderen Standort vorbereitet wurden. Diese Käsestücke werden oft nur sehr grob gekennzeichnet, d.h. die gedruckte Etikette enthält den Produktnamen (ohne Logo), das Gewicht und den Preis. Mit dieser Vorgehensweise geht die Marke verloren und die Käsestücke werden sehr anonym. In diesem Zusammenhang schlägt die Sortenorganisation vor, eine Selbstklebeetikette zu verwenden, die auf der Klarsichtfolie angebracht werden kann. Das glei-

che System kann von den kleineren Läden oder den Käsereien angewandt werden. Heute ist Le Gruyère AOP europaweit anerkannt. Es ist daher äusserst wichtig, die gleiche Linie auf den internationalen Märkten zu verfolgen. Dies ist ein langwieriger Prozess, den wir aus Überzeugung leisten und der nach und nach seine Früchte tragen wird. Nur eine Kohärenz zwischen Kennzeichnung und Werbemassnahmen kann zum Erfolg an der Verkaufsfront führen. Selbstverständlich spielen die Produktqualität und der Bekanntheitsgrad des Produkts eine zentrale Rolle. Aber wenn die Produkte im Regal nicht wahrgenommen werden, kann sie der Konsument auch nicht finden und kaufen. Es ist deshalb extrem wichtig , mit den Bemühungen rund um d i e Po s i t i o n i e ru n g d e r M a r ke weiterzufahren. Jeder hat dabei seine Rolle wahrzunehmen – vom Milchproduzenten über den Käser bis zum Affineur. Die präzise Identifikation des Leaderprodukts Le Gruyère AOP muss gestärkt werden, denn sie sichert die wirtschaftliche Zukunft unserer gesamten Branche. Jedes sichtbare Logo stellt eine zusätzliche Chance dar, damit das Produkt an der Verkaufsfront gekauft wird.


Einen Schritt weiter beim Schutz des Gruyère AOP N a ch j a h r e l a n g e n u n d z ähen Verhandlungen kann die Sortenorganisation Gruyère die Registrierung einer Zertifizier­u ngsmarke für die Vereinigten Staaten und eines Markenzeichens „Trade Mark“ für Südafrika bekannt geben. Seit Anfangs September haben die offiziellen Stellen dieser beiden Länder diese Marken auf ihrem jeweiligen Hoheitsgebiet anerkannt. Dieses Ergebnis ist ein wichtiger Schritt für den Schutz des Namens Gruyère auf der ganzen Welt. Nach der erfolgten Anerkennung innerhalb der Europäischen Union bestätigt die Eintragung dieser beiden Marken, dass es sich beim Namen Gruyère nicht um eine Gattungsbezeichnung handelt. Die Sortenorganisation Gruyère dankt allen Akteuren, die zu diesem Erfolg beigetragen haben. Insbesondere r i ch t e t s i ch d e r D a n k a n d i e Bundesbehörden, welche mit ihren verschiedenen Fachbereichen die von

der Sortenorganisation Gruyère beauftragen Juristen unterstützt haben. D a n k d i e s e n ve r s ch i e d e n e n Schutzmechanismen entstehen zusätzliche Chancen für die Milch­ produzenten, Käser und Affineure, w e l ch e d i e s e n e d l e n K ä s e s herstellen. Es ist auch ein wichtiger Erfolg für die Handelshäuser, die tagtäglich an der Verkaufsfront für die bestmögliche Wertschöpfung des Gruyère AOP kämpfen. Die verkauften Volumen in Amerika sind im Jahr 2013 zunehmend und liegen im Bereich von 2‘500 Tonnen. Nach Südafrika werden rund 40 Tonnen exportiert. Nach der Annahme der SwissnessVorlage freut sich die Branche über diese beiden neuen Registrierungen. Sie bilden einen Anreiz für die Weiterführung der qualitativ hochstehenden Arbeit zu Gunsten möglichst guter Marktbedingungen für den Gruyère AOP und zur Vermeidung jeglicher Täuschungen der Konsumenten.

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Mehrere Käsereien feierten 2013 ihre Neuoder Wiedereröffnung In diesem Jahr wurden mehrere Käsereien neu oder wieder eröffnet – ein Zeichen dafür, dass es der Branche gut geht. Die Käserei Villaz-St-Pierre ging aus dem Zusammenschluss der gleichnamigen Käserei mit denjenigen in Fuyens und Lussy hervor und nahm die Produktion Anfang Jahr auf. Ebenfalls anfangs Jahr eröffnete die Käserei Gumefens am linken Ufer des Greyerzersees, welche auf eine gemischte Produktion setzt und traditionellen Gruyère AOP sowie Gruyère AOP Bio herstellt. In Montbovon wurden diesen Frühling neue Keller und Anlagen eingeweiht. Etwas weiter weg, in Palézieux, wurde ebenfalls die gemischte Produktion aufgenommen. Die Käserei nutzt dazu das bisherige Gebäude, aber mit komplett renovierten Anlagen. Bei Prez-versSiviriez wurden neue Keller eröffnet, welche die Arbeit der Käserei attraktiver machen. In L’Auberson, im Norden des Kantons Waadt, wurde ebenfalls in Keller investiert. Auch die Genossenschaft Autigny renovierte die Keller, damit der Herstellung von hochwertigem Gruyère AOP nichts mehr im Wege steht.

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An der westlichen Grenze des Produktionsgebiets, in der Käserei Solliat, wurden die Anlagen vollumfänglich auf den neusten Stand gebracht und setzten den Zeiten diverser Zwischenfälle ein Ende. Diese kurze Übersicht ist um die neue Käserei in Düdingen zu ergänzen. Ausserdem gratulieren wir der Käserei in Ecoteaux zu ihrem hundertjährigen Bestehen! Überfliegt man die Liste dieser Käsereien, stellt man fest, dass diese zwischen 2 und 4 Millionen Liter Milch pro Jahr verarbeiten. Sie liefern den Beweis, dass es bei solchen Volumen möglich ist, Investitionen zu tätigen und auch in Zukunft mit leistungsstarken Anlagen zu arbeiten. Wir wünschen diesen Genossen­ schaften sowie ihren Käsern und Affineuren viel Erfolg. Durch Erfolg an der Verkaufsfront werden sich diese Investitionen auszahlen.


Copyright photo: Dany Schaer

Le Gruyère AOP von den Waadtländer Behörden auserkoren Der Kanton Waadt leistet einen Anteil von 30% an die Gesamtproduktion von Gruyère AOP (Produktion von 8’431 Tonnen in 44 Käsereien). Beim Gruyère d’alpage AOP liegt der Anteil mit 20 Alpen bei 60%. Im Kantonsgebiet liegen ferner drei Reifungsbetriebe, die hauptsächlich mit Naturkellern ausgestattet sind. 40% der G r u y è r e A O P- P r o d u k t i o n werden in nicht weniger als 55 Länder – hauptsächlich nach Europa sowie nach Nordamerika – exportiert. Die Sortenorganisation Gruyère begrüsst die Wahl des Waadtländer Staatsrats, seine offiziellen Anlässe mit einem Gruyère AOP zu bereichern. Dieser edle Käse passt gut zu den feinen Waadtländer Weinen und lässt sich in unterschiedlichster Form kalt oder warm zubereiten. Der auserkorene Gruyère AOP stammt aus der Käserei in Peneyle-Jorat. Er wurde vom Staatsrat an einer Blinddegustation ausgewählt, wo Geschmack und Teigqualität als Kriterien im Vordergrund standen. Zu dieser Degustation waren nur Käse aus Käsereien zugelassen, die im Verlaufe eines Jahrs im Schnitt über 19 von 20 Punkten erzielt hatten. So wurden dem Staatsrat in neutraler Weise 11 im September 2012 hergestellte

Gruyère AOP aus den Käsereien von Bière, Brenles, Combremont-le-Petit, Corcelles-le-Jorat, Essertines-surRolle, Grandcour, Peney-le-Jorat, Penthéréaz, St-Cierges sowie von den Alpen La Moesettaz und Les Prés de Bière vorgestellt. Aufgrund der festgelegten Kriterien erzielte Le Gruyère AOP aus Peney-le-Jorat das beste Resultat und ging demnach als Gewinner aus dieser Degustation hervor. Auch wenn es angebracht ist, dem Gewinner, Herrn René Pernet, Käser, seiner Genossenschaft, der Genossenschaft von Haut-Jorat, und seinem Affineur, Fromco SA in Moudon, Mitglied der Emmi-Gruppe, zu gratulieren, so konnten sich die Degustanten von der allgemein hervorragenden Qualität des Gruyère AOP, der im Kanton Waadt hergestellt wird, überzeugen. Verstärkt wurde dieses Resultat noch durch die kürzlich an den „Nantwich International Cheese Awards“ in England gewonnene Medaille des Gruyère AOP Bio der Käserei Les Moulins (siehe vollständige Resultate auf Seite 19). Die Sortenorganisation Gruyère freut sich, mit dem Gruyère AOP von René Pernet aus Peney-le-Jorat an den offiziellen Anlässen des Kantons Waadt im nächsten Jahr vertreten zu sein.

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Le Gruyère AOP in Deutschland: Starke Zuwachsraten und immer grössere Beliebtheit! Nach Jahren kontinuierlicher Absatzförderung in Deutschland, verzeichnet Le Gruyère AOP ein stetiges Absatzwachstum a u f h o h e m Ko n s u m e n t e n Preisniveau (>20€/Kg). In 2013 soll ein Gesamtabsatz von über 3.000 Tonnen erzielt werden. Besonders an der Käsetheke feiert der ehemalige „Greyerzer“, wie er manchmal noch von Handel und ‚älteren’ Fans genannt wird, grosse Erfolge und steigt kontinuierlich im UmsatzRanking der dort meistgekauften Käse. Das ist bemerkenswert vor allem deswegen, weil das Thekengeschäft in Deutschland seit vielen Jahren konstant rückläufig ist. I n D e u t s ch l a n d i s t L e Gruyère AOP seit Jahren auf Erfolgskurs: • Unter den Top 15 der umsatzstärksten Käse an der Käsetheke!1 • Über 72% Absatzsteigerung in den letzten 8 Jahren! 2 • Gewichtete Distribution an der Theke: 96%! 1 TOP 15, Nielsen 1. Hj. 2012, Hitliste Gelbe Linie Theke 2 Exportstatistik Treuhandstelle Milch, Bern 1

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Wa h r s ch e i n l i ch w i r ke n f ü r d e n Le Gruyère AOP gleich ein paar Komponenten glücklicherweise zusammen. Grundlage für den Erfolg ist auf jeden Fall die durchwegs hohe und konstante Qualität. Die SCM (Switzerland Cheese Marketing, Baldham) holt monatlich von Importeuren und Grossisten Qualitätsbewertungen zu den Käsesorten ein, in denen Le Gruyère stets zu den best bewerten Käsen gehört. Weiterhin belegen Verbraucherstudien beispielsweise, dass der Deutsche Käsegeniesser zunehmend milde, würzige Käse bevorzugt. In diesem aktuellen Geschmacksraster der Verbraucher liegt Le Gruyère AOP unmittelbar. Um gerade das einzigartige Geschmacksprofil des Le Gruyère AOP in den Fokus der Verbraucher zu rücken, organisiert die SCM in Deutschland landesweit und über das ganze Jahr Verkostungen im deutschen Einzelhandel. Ebenso wird auf zahlreichen Gourmetmessen der Le Gruyère einem an guten Lebensmittel interessiertem und zahlungskräftigen Publikum schmackhaft gemacht.

D i e Ve r k o s tu n g e n n u t z t e d a s Switzerland Cheese Marketing in 2012 gleichzeitig für eine eigene Umfrage – mit sehr positivem Ausgang: Le Gruyère AOP: ganz vorn auf dem „Käse-Perfektometer“ Während die Verbraucher den Le Gruyère AOP probierten, wurden Sie gebeten, einige Fragen zu seinem Geschmack und ihrer persönlichen Verwendung und Einschätzung von Le Gruyère AOP zu beantworten. Zudem sollten die Verwender auf einem sogenannten Käse-Perfektometer angeben, wie perfekt sie Le Gruyère AOP als Käse finden. Das Ergebnis war hervorragend. Le Gruyère AOP ist bei 9 von 10 Käsegeniessern beliebt, über 50% finden ihn perfekt für Gross und Klein und 2/3 aller Befragten gaben an, dass sie Le Gruyère AOP Freunden weiterempfehlen.

Das Ergebnis beflügelte auch die aktuelle Werbekampagne, die sich in Deutschland seit dem Vorjahr in Entwicklung befand.


Ein leckeres Stück vom Glück: neuer starker Werbeauftritt Die ursprüngliche Positionierung des Le Gruyère AOP über Natur und Herkunft, fast 1000-jährige Tradition, Reinheit und Premiumanspruch reichte zur langfristigen Differen­ zierung im deutschen Hart- und Schnittkäsesegment und vor allem gegenüber aufstrebenden Mitbewerbern (wie z. B. Comté) nicht mehr aus. Ziel ist es nun, die Einmaligkeit von Le Gruyère AOP stärker herauszuarbeiten und emotional differenzierend umzusetzen – denn Le Gruyère AOP soll in Deutschland weiter und möglichst noch stärker wachsen. Mit dem „Käse-Perfektometer“ kam die Bestätigung für die neu konzipierte Strategie: Durch sein einmaliges Geschmacksprofil, trifft Le Gruyère AOP unter Käsegeniessern so gut wie nie auf Ablehnung. Er wird von Frauen und Männern gleichermaßen und sogar von Kindern und Jugendlichen in Deutschland gemocht und geliebt: Le Gruyère AOP ist der perfekte Käse für die ganze Familie. L e G r u y è r e AO P i s t d e r Schweizer Käse, der mit seiner Authentizität und seinem unvergesslichen Geschmack viele Situationen erst wirklich perfekt macht. Ein Käseerlebnis aus reinster Schweizer Natur, seit fast 1000 Jahren in kleinen Dorfkäsereien traditionell hergestellt. Fü r p a s s i o n i e r t e K ä s e ­ konsumenten ist Le Gruyère AOP das leckere Stück vom Glück, auf das man sich freut.

Mit dieser Werbebotschaft setzte die SCM die Kommunikation für Le Gruyère AOP in Deutschland konsequent um. Eine nationale Anzeigenkampagne in auflagenstarken Genuss- und Publikums-Titeln begleitete den POS-Auftritt an 10.0 0 0 Käsetheken im ganzen Land. Thekendisplay, attraktives Kundengewinnspiel und PrepackingEtiketten zählten ebenso dazu wie ein bewegter Auftritt der Marke im POS-TV. Über 1353 Monitore werden die Kunden während der 6-monatigen Sendezeit während ihres Einkaufs bei EDEKA aufgefordert, sich an der Käsetheke ein leckeres Stück vom Glück zu gönnen.

Print: Über 23 Millionen Kunden­ kontakte von Nov. 2012 bis März 2013.

Theke: 10.000 attraktive Werbe­ mittel-Pakete für den Handel.

POS-TV: Über 83 Millionen Käufer­ kontakte von April bis Sept. 2013.

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Perfekter Käse, perfekter Auftritt: der überzeugende Kampagnentest Um auch für die Zukunft sicher zu sein, den richtigen Weg in der Kommunikation zu beschreiten, wurde die neue Le Gruyère AOP Kampagne im Mär z 2013 beim Hamburger Verlag Gruner+Jahr getestet. Über 200 Leser der Zeitschrift „essen&trinken“ kürten die Le Gruyère AOP Anzeige zum Testsieger von allen getesteten Marken-FoodAnzeigen – das Ergebnis zählt zu den obersten 10% aller Verlagstestungen der letzten Jahre. Appetitanregend, glaubwürdig, hochwertig: 50% der Befragten haben anschliessend gezielt im Supermarkt nach Le Gruyère AOP gesucht und den Käse gekauft. Le Gruyère AOP soll in Deutschland weiter wachsen Ü b e r z e u g e n d e r G e s ch m a ck , Beliebtheit bei Alt und Jung, eine perfekte Positionierung und ein ausgefeiltes Marketing-Paket – wie kann man Le Gruyère AOP noch zu weiterem Wachstum verhelfen? I s t d a s Th e ke n g e s ch ä ft i n Deutsch­land auch rückläufig, das SB-Segment wächst seit Jahren. Präferenzen für den Le Gruyère AOP lässt der Verbraucher auch hier bereits durchblicken: im Schweiz-Mix

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ist der Le Gruyère AOP selbst als Schnittware nahezu immer sehr schnell vergriffen. Mehr Chancen hätte der beliebte West-Schweizer sicher noch mit einem einheitlichen Erscheinungsbild im Kühlregal. Ein koordiniertes Verpackungsvorgehen im Discount sowie im hochwertigen SB-Regal bei Detailisten wäre wünschenswert. In der Theke herrscht dagegen mehr und mehr die Verdrängung: Markenkraft (Bekanntheit, Belieb­ theit) spielt beim Verbraucher eine immer wesentlichere Rolle. Le Gruyère AOP befindet sich auf dem besten Weg, als bedeutender Markenkäse von deutschen Verbrauchern wahrgenommen zu werden. Um diesen Weg weiter erfolgreich zu beschreiten und sich gegen den starken Wettbewerb zu behaupten, wäre eine Erhöhung der Werbeinvestitionen in den nächsten Jahren empfehlenswert.

Switzerland Cheese Marketing Deutschland Seit 1999 sorgt die Switzerland Cheese Marketing GmbH in Deutschland und Österreich dafür, dass Schweizer Käse in den beiden Nachbarländern erfolgreich vermarktet wird. Dabei geht es nicht nur um Absatzförderung, sondern auch um den Markenaufbau jeder einzelnen Sorte. Von Baldham bei München aus, entwirft und koordiniert das Team Werbeund Marketingmassnahmen im ganzen Land. Bei allen Importeuren, Grossisten und auch Detailisten werden die Pro mo ti o ne n i n For m vo n Jahresplänen realisiert. Das Kernziel der SCM ist es, die Käsesorten bei Verbraucher und bei 
Handel so begehrlich darzustellen, dass das Bewusstsein für diese Spezialitäten
 geweckt, erhalten und ausgebaut wird. Den Aufstieg des Le Gruyère AOP zu einem der beliebtesten Schweizer Käse in Deutschland begleitet und betreut die SCM seit fast einem Jahrzehnt. Andreas Müller, seit 2002 D i r e k t o r d e r Sw i t z e r l a n d Cheese Marketing GmbH


Auszeichnung für den Gruyère AOP an internationalen Wettbewerben Die Sortenorganisation Gruyère ist stolz auf die zahlreichen Preisträger der verschiedenen Wettbewerbe. Sie gratuliert allen Mitgliedern der Sortenorganisation, welche mit der sehr hohen Milchqualität u n d e i n e r b e m e r k e n s w e rten Produktion und Reifung zu diesen Resultaten beigetragen haben. Die sehr hohe Qualität auf Grund dieser Anstrengungen bildet die beste Garantie für die Zukunft des Gruyère AOP. Diese Auszeichnungen verstärken das positive Image unseres Hartkäses. Sie erinnern gleichzeitig daran, dass Qualität auch Respekt einer Tradition, der Natur, des Wissens und einer strengen täglichen Arbeitsweise bedeutet. Durch diese Wettbewerbe wird die Arbeit der Gesamtheit der Sortenorganisation honoriert.

seinen bei Margot Fromages AG affinierten Gruyère d’alpage AOP Nantwich 2013 - International Cheese Awards. Goldmedaillen: Herr Pierre Buchillier, Käserei Les Moulins, für seinen bei Fromco AG affinierten Gruyère AOP Bio

Herr Benoît Kolly, Käserei Mouret, für seinen bei Emmi AG affinierten Gruyère AOP Silbermedaillen: Herr Roland Pittet, Käserei Bouloz, für seinen bei Lustenberger & Dürst AG affinierten Gruyère AOP H e r r V i n c e n t Ty r o d e , K ä s e r e i L ‘ Auberson, für seinen bei Margot Fromages AG affinierten Gruyère AOP Bronzemedaillen: Herr Gérald Raboud, Käserei Courgenay, für seinen bei Fromco AG affinierten Gruyère AOP Herr Adrian Scheidegger, Käserei Niedermuhren, für seinen bei Cremo AG - von Mühlenen affinierten Gruyère AOP.

1. Mondial du fromage in Tours/ Frankreich vom 1. bis 3. Juni 2013 Goldmedaille: Herr Pascal Fauville, belgischer Käsehändler, für seinen Makronen mit Gruyère AOP und Beeren Silbermedaillen: Herr Grégoire Kern, Käserei Misery, für seinen bei Margot Fromage AG affinierten Gruyère AOP Herr Nicolas Rey, Alp Plan Rion, für

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Produkten

Rezepte mit

A

Blumenkohlsuppe mit Munder Safran AOP, Walliser Roggenbrot AOP und Gruyère AOP Für 4 Portionen 150 g Gruyère AOP 750 g Blumenkohl 1 Zwiebel 3 EL Butter 1 dl Weisswein 6 dl Bouillon 2 EL Sauerrahm ca. 10 Fäden Munder Safran AOP 3 d ü n n e S ch e i b e n Wa l l i s e r Roggenbrot AOP

B 2 Knoblauchzehen 1 Bund Schnittlauch Salz, Pfeffer Zubereitung: Blumenkohl in Röschen teilen, Strunk in kleine Stücke schneiden. Zwiebel fein hacken. 1 Esslöffel Butter erhitzen, Zwiebel darin andünsten. Blumenkohl zufügen, mit Weisswein ablöschen. Bouillon dazugiessen und 10-15 Minuten garen. Sobald die Blumenkohlröschen noch ein wenig Biss haben, etwa einen Drittel davon herausheben. Suppe weitere 5 Minuten köcheln. Sauerrahm und Munder Safran AOP zufügen und alles fein pürieren.

Walliser Roggenbrot AOP in kleine Würfel schneiden. Knoblauchzehen halbieren, mit der restlichen Butter erhitzen. Brotwürfel darin rundum anbraten. Gruyère AOP an einer groben Raffel reiben. Schnittlauch in Röllchen schneiden. Suppe mit Salz und Pfeffer abschmecken. Blumenkohlröschen zufügen, kurz erhitzen. Suppe in Teller anrichten und mit Gruyère AOP, Brotwürfel und Schnittlauch bestreuen.

B

Gemüseauflauf mit Saucisson vaudois IGP, Munder Safran AOP und Gruyère AOP Für 4 Portionen 125 g geriebener Gruyère AOP 1 Saucisson vaudois IGP 500 g Wirsing 600 g Kartoffeln Salz 2 kleine Äpfel ca. 10 Fäden Munder Safran AOP 3 Eier 3 dl Milch Pfeffer

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Zubereitung: Saucisson vaudois IGP 45 Minuten in ca. 75 Grad heissem Wasser ziehen lassen. Abkühlen lassen, häuten und in Scheiben schneiden. Wirsing vierteln, Strunk entfernen, die Viertel in Streifen schneiden und im Dampf 5 Minuten garen. Kartoffeln schälen, in 5 mm dünne Scheiben schneiden und in kochendem Salzwasser 5 Minuten vorgaren. Äpfel entkernen und in Spalten schneiden.

Safranfäden mörsern oder fein zerreiben. Eier, Milch, Safran, Gruyère AOP verquirlen. Mit Salz und Pfeffer würzen. Wirsing, Kartoffeln, Äpfel und Wurstscheiben in eine Form schichten. Guss darüber giessen und in der unteren Hälfte des 180 Grad heissen Ofens etwa 30 Minuten backen.

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