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King Deco Words by Jasmine Perrier

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ana Salah, plus connue sous le nom King Deco, incarne une touche de douceur dans le monde de la musique électro-pop. Grandissant en Jordanie, la musique a toujours été la seule chose qui pouvait naturellement capter sa concentration. ‘‘Je savais au fond de moi qu’il y avait ce monde de visuels et de paysages sonores que je voulais créer’’, raconte-t-elle. Mais sa voix n’est pas la seule chose unique et touchante. Son monde artistique baptisé la ‘‘Decosphere’’ révèle un esthétique construit autour de ses racines du Moyen-Orient, d’ères spécifiques de l’histoire et de thèmes abordant l’unification avec la nature, l’autonomisation de la femme. ‘‘La seule chose qui rende cela unique est le fait que ce soit authentique. Personne n’est pareil et si vous pouvez faire quelque chose qui soit vousmême de manière authentique, les chances sont telles que ce sera différent.’’

Photo by Yasmine Salah

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ana Salah, best-known as King Deco, represents a touch of sweetness in the world of electro-pop music. Growing up in Jordan, music was always the only thing that could naturally lock in her focus. ‘‘I knew in the back of my mind that there was this world of visuals and soundscapes that I wanted to create,’’ she tells. Not only her voice is unique and touching. Her whole artistic world that she calls the ‘‘Decosphere’’ reveals an aesthetic built around her Middle Eastern roots, specific eras in history and themes about being one with nature, female empowerment. ‘‘The only thing that makes it unique is the fact that it is authentic. No two people are the same and if you can make something that is authentically yourself, odds are it will be different.’’

‘‘Gender equality has always been a passion of mine’’ L’égalité des genres a toujours été une de mes passions

Avant que King Deco naisse, il y avait seulement Dana. L’artiste indépendante chante et compose depuis aussi longtemps qu’elle s’en souvienne. Souffrant d’hyperactivité et ne voulant pas prendre de médicaments contre cela, la musique semblait être le chemin le plus naturel pour en faire une carrière. ‘‘Le réel point de départ de tout cela était le jour où j’ai écrit One avec Felix (Snow). C’était ma première session d’écriture et également le jour où j’ai décidé du nom King Deco.’’ Parlant de sa volonté de prendre un nom de scène pour poursuivre une carrière dans la musique, Deco explique qu’elle voulait établir une séparation entre la personne qu’elle était en grandissant, et la personne qu’elle voulait devenir. ‘‘En grandissant au Moyen-Orient, l’égalité des genres a toujours été une de mes passions’’, dévoile-t-elle. ‘‘J’ai choisi King car je pensais qu’en tant que femme cela rendrait en quelques sortes neutre cette notion du genre. Deco était mon surnom quand j’étais DJ.’’ Son parcours musical l’a ensuite menée à quitter sa terre natale pour déménager à 17 ans à Brooklyn, New York. ‘‘Le retour de flamme que j’ai eu à la maison face à mon départ pour

Before King Deco comes to life, it was just Dana. The indie artist has been singing and songwriting as long as she can remember. Struggling with ADD (Attention Deficit Disorder) and not wanting to take medication for it, music seemed like the most natural path to take career-wise. ‘‘The real starting point of doing music professionally was the day I wrote One with Felix (Snow). It was my real writing session and also the day I decided on the name King Deco.’’ Talking about her desire to pick a stage name to pursue a career in music, Deco tells she wanted there to be a bit of separation between the person she grew up being and the person she wanted to become. ‘‘Growing up in the Middle East, gender equality has always been a passion of mine,’’ she says. ‘‘I chose King because I thought as a female it would be sort of this gender neutralizing thing. Deco was my nickname when I used to DJ.’’ Her musical path lead her then to leave her native land at 17 to move to Brooklyn, New York. ‘‘The backlash I got from home for

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GRUMPY MAGAZINE #9 (Winter 2017/2018) - Tasya Teles  

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