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Grand Projet de Ville Le temps de l’ambition

N°10 FICHE ARGUMENTAIRE Mai 2010

La ville de Toulouse s’est engagée dès 1977 dans les différents dispositifs nationaux de politique de la ville pour lutter contre les processus de ségrégation urbaine et sociale caractérisant les quartiers classés en Zones Urbaines Sensibles (ZUS). A Toulouse comme ailleurs, force est de constater que les tendances lourdes n’ont pas été inversées dans les ZUS : concentration de logement locatif social, accroissement du chômage plus important que dans les autres secteurs de la ville, paupérisation de la population et accélération du départ des résidants anciens qui remet en cause la mixité sociale, développement de la petite délinquance et de l’économie parallèle, niveau élevé d’insécuN rité… Pour en finir avec cette situation, le Gouvernement de Lionel Jospin avait entrepris de changer de braquet en instaurant, en 2000, les GPV. Il s’agissait de mobiliser des moyens financiers importants de nature à permettre la transformation urbaine sur quelquesNuns des territoires prioritaires pour donner à ces quartiers une nouvelle place au sein de leurs agglomérations et à leurs habitants une véN ritable insertion dans la société. Parmi les 50 territoires retenus figuraient les ZUS toulousaines de BagatelleNFaourette, ReynerieNBellefontaine. Le quartier d’Empalot a été rattaché au projet de GPV après la catastrophe d’AZF. Dans ces quartiers qui comptent 49500 habitants (6500 habitants à Empalot, 25.000 au Mirail, 18.000 à Bagatelle) et un taux de chômage de 36%, il est donc question à travers des opérations de renouvellement urbain (démolition/reconstruction, traitement des voiries et espaces publics) de relier ces quartiers à la ville, les rendre plus attractifs, y (ré)instaurer la mixité sociale, de créer les conditions du mieux vivre ensemble. Mais aussi de réduire le chômage et l’insécurité, par le biais d’une intervention axée sur : l’éducation, la prévention, l’égalité et l’accès à l’emploi pour tous. En 2008, l’Agence Nationale de rénovation Urbaine (ANRU) avait fortement critiqué le GPV toulousain (important retard dans la mise en œuvre des opérations, faiblesses du pilotage, absence de schéma d’ensemble du projet d’Empalot). Compte tenu de ces faiblesses, le financement du GPV par l’ANRU risquait d’être remis en cause. Aujourd’hui, la réorientation de ce projet que nous avons engagée a permis d’inverser la tendance et commence se traduire de manière concrète dans le quotidien des habitants.

D’un GPV en panne vers un projet ambitieux Du lancement du projet à mars 2008 : Une gestion au fil de l’eau

Si le GPV est une politique d’initiative nationale, sa mise en œuvre est assurée par les communes en partenariat avec l’Etat, les collectivités locales (Départements, Régions), les établissements publics de coopération intercommunale et les organismes HLM. Sous la précédente municipalité, le projet toulousain était en retard et mal engagé. Début 2008, on notait l’avance des démolitions sur les constructions ; Un an et demi de retard sur les prévisions dans la reconstruction de l’offre locative sur ReynerieNBellefontaine (seulement 8% des opéN rations terminées) ; Deux ans de retard sur BagatelleNFaourette ; Aucune reconstruction sur Empalot. De plus, la participation des habitants était marginale et le volet social peu ambitieux. La logique de foncier à libérer pour des opérations immobilières avait pris le dessus sur les projets globaux.

Avril 2008 : Relance du GPV

Après une année de concertation, nous avons choisi de réorienter les projets autour de 5 principes et 5 axes de travail. 5 principes :  L’intervention doit être pensée sur 3 échelles de temps (immédiateté, dans 5 ans, dans 15 ans).  Le GPV doit s’adresser d’abord aux habitants.  Il nous faut reconstruire la confiance collective dans l’action publique.  La jeunesse doit être une priorité.  Il nous faut retrouver un cycle normal d’anticipation du renouvellement urbain. 5 axes de travail :  Réviser les projets urbains.  Intensifier l’intervention sociale.  Repenser l’évolution des parcs de logements.  Faire du relogement un tremplin.  Ajuster les moyens et la programmation à 5 ans. Contact : 27 rue des Lois - 31000 Toulouse - T. 05 62 27 45 70 - groupe.srr@mairie-toulouse.fr


Vers des quartiers « comme les autres » Notre volonté est de réaliser des quartiers où l’on n’habite pas parce qu’on ne trouve pas un logeN ment ailleurs, mais par choix. Nous nous employons donc à rendre les quartiers plus attractifs et à les réinsérer dans la ville en associant ambition urbaine et qualité de vie. Après consultation des haN bitants, des intervenants, des partenaires et l’analyse des projets, certaines opérations ont été confirmées, nous avons identifié des inflexions, des réorientations, réorganisé le mode de pilotage, débloqué de nombreuses opérations de reconstitution de l’offre sociale démolie et relancé des opéN rations après adaptation : Bibliothèque Lysop, école Jean Gilles, école Bastide, Espace petite enfance à Bagatelle, constructions à Bagatelle, prolongement de la rue du Lot.

Un vrai pilotage du projet par la municipalité

 Le foncier nécessaire à la reconstitution de l’offre sociale est maintenant maîtrisé à 100%. Le retard des livraisons de logements sur les démolitions (890 logements fin 2008) sera rattrapé à l’été 2012.  Le relogement des ménages s’effectue désormais sous la responsabilité directe de la Ville de Toulouse, garante de l’amélioration de la qualité du relogement des 450 ménages restant à reloN ger.

Des choix en faveur de la mixité sociale

 Sur l’ensemble du territoire du GPV : 6271 logements sociaux seront réhabilités et 2234 logeN

ments vont être démolis. Pour deux logements sociaux démolis, un est reconstruit sur le site et l’auN tre dans un autre quartier de la ville.  Pour encourager la mixité sociale dans les quartiers, 1306 habitations seront réalisées au titre de la diversification de l’offre de logement et 1980 logements permettront la reconstitution de l’offre locative sociale.

Des quartiers décloisonnés

 Le réseau de voirie est également revu pour permettre une meilleure circulation à l’intérieur des quartiers, relier ces territoires au reste de la ville et donner plus d’envergure à certaines places puN bliques.

Un budget en hausse

 De 314 millions d’euros à l’origine, le budget global du projet a sensiblement augmenté et atN

teint 696 M€. L’investissement moyen sera de 78 M€/an sur les années 2010 à 2015 contre 59 M€/an sur la période 2005 – 2008.  Le budget consacré à l’amélioration de l’habitat existant augmente de 24M€.  25 768 heures d’insertion ont été permises par les chantiers de 2009 contre 20 388 heures réaN lisées de 2006 à 2008.  12 nouvelles opérations d’investissements publics, portées par la Ville et la Communauté urN baine, ont été engagées en 2009 pour un budget en augmentation de +50% (17,2 M€ engagés en 2009 contre 58 M€ de 2004 à 2008) 

Des résultats prévus à court terme

Vu le sentiment d’abandon qui prévaut dans les quartiers, il est nécessaire que nos actions se traN duisent rapidement et concrètement dans le vécu quotidien des habitants concernés.

Amélioration de la qualité de vie : Sur la période 2009 – 2013, nous accordons notre priorité

aux opérations qui auront un réel effet levier pour la transformation de la situation sociale dans ces quartiers.

Des investissements publics renforcés : Un effort supplémentaire sur les investissements puN

blics est prévu avec 14 nouveaux équipements à Bagatelle (aménagement de locaux pour les asN sociations, surfaces d’activités économiques), à Empalot (centre commercial et équipements sociaux) et au Mirail (surfaces d’activités à Glück et Jean Gilles) et 12 espaces publics à créer ou à réaménager, notamment en lien avec la place commerciale d’Empalot, le mail Jean Gilles au Mirail, la rue du Gard à Bagatelle.

Un travail déjà reconnu

L’ANRU qui avait fortement critiqué le GPV toulousain en 2008, vient de reconnaître et de conforter notre travail en décidant d’augmenter de 3 millions d’euros la subvention initialement prévue.

Contact : 27 rue des Lois - 31000 Toulouse - T. 05 62 27 45 70 - groupe.srr@mairie-toulouse.fr

Les chiffres clés 696 M€. C’est le budget global du GPV 25768. C’est le nombre d’heures d’insertion permises par les chantiers de 2009 3286. C’est le nombre de logeN ments qui seront reconstruits au titre du GPV

Quelques repères chronologiques 2000 : le gouvernement Jospin lance le programme de 50 GPV – Toulouse candidate pour le Mirail et Bagatelle Septembre 2001 : AZFN Empalot intègre le GPV Mars 2002 : signature de la convention cadre GPV 1er Août 2003 : loi d’orientaN tion et de programmation sur le programme de renouvelleN ment urbain (création de l’Agence Nationale de RenouN vellement Urbain) Octobre 2003 : signature de la convention démolition reN constructionNrelogement Février 2005 : signature de la convention ANRU BagatelleN FaouretteNPapusNTabarNBordeN longue Mars 2007 : signature des conventions ANRU ReynerieN Bellefontaine –Empalot Mars 2008 : arrivée de notre équipe municipale Septembre 2008 : mise en place d’un nouveau comité de pilotage GPV

A savoir Avec les mises en chantier de 2009, le retard des livraisons de logements sera rattrapé en 2012 Le GPV implique une baisse du nombre de logements sociaux dans ces quartiers au profit du nombre de logements privés. Pour 2 logements sociaux démolis, 1 est reconstruit sur le site et l’autre dans un autre quartier de la ville.


10. Fiche GPV