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Les conseils de ®

N° 17

Rhume et Rhinopharyngite Le rhume est une rhinite infectieuse ; on désigne par le terme général de rhinite les inflammations aiguës ou chroniques de la muqueuse des fosses nasales. Chez les très jeunes enfants, les manifestations de la maladie étant différentes, on parle alors de rhinopharyngite. Le rhume et la rhinopharyngite sont des infections très souvent virales ; plus de 200 virus (surtout des rhinovirus) peuvent en être responsables. La rhinopharyngite est la maladie infectieuse la plus fréquente chez l’enfant entre 6 mois et 7 ans. A la naissance, l’enfant ne dispose comme moyens de défense immunitaire que les anticorps transmis par sa mère, or ceux-ci disparaissent progressivement entre 4 et 8 mois pour laisser place aux anticorps développés peu à peu par l’enfant lui-même, au hasard de ses rencontres avec les virus et bactéries. La rhinopharyngite est considérée comme une maladie d’adaptation « normale » à l’environnement, mais qui peut néanmoins devenir pathologique si les récidives sont trop fréquentes ou en cas de complications.

Quels sont leurs symptômes ? L’incubation d’un rhume ou d’une rhinopharyngite est d’environ 2 jours. Les principaux signes sont représentés par un mal de gorge, un enrouement, une obstruction nasale (consécutive au gonflement de la muqueuse nasale, elle peut être cause de ronflements), une toux (d’abord sèche puis grasse), pouvant être gênante, notamment la nuit, des éternuements, des maux de tête et un écoulement du nez. Certaines personnes développent une fièvre peu élevée.

En moyenne, la guérison survient spontanément en 7 à 10 jours. Dans la rhinopharyngite infantile, une fièvre modérée (38 – 38,5°C) est quasi constante, mais au-dessus de 39°C il faut se poser la question de savoir si celle-ci n’a pas une autre cause : une rougeole ou une surinfection par exemple. Les complications sont surtout bactériennes chez l’enfant et varient en fonction de l’âge : otite, sinusite, conjonctivite.


Quels sont les traitements ? Des thérapeutiques complémentaires peuvent être mises en oeuvre, soit durant l’accès aigu (gouttes et pommades nasales, pommades à frictionner sur la poitrine, inhalation à partir de 12 ans), soit après la guérison pour éviter ou limiter le risque de récidive, comme certains oligo-éléments (manganèse, cuivre...), des préparations à base de soufre, de vitamines... Les antibiotiques par voie générale sont inutiles dans les rhinopharyngites simples et ne doivent être utilisés qu’en cas de complications, comme les otites et les sinusites «purulentes» (infection bactérienne).

Prévention On peut être contagieux pendant la période d’incubation. Mais le risque de contagion est à son maximum lors de l’apparition des premiers signes. Afin de diminuer le risque de contagion, il est notamment conseillé de : - se laver souvent les mains, à l’eau et au savon ; il est pratique d’utiliser une solution hydroalcoolique - se couvrir la bouche lorsqu’on tousse ou éternue, de préférence avec un mouchoir en papier que l’on jettera dans une poubelle

- s’essuyer le nez avec un mouchoir jetable - éviter de se frotter les yeux avant de s’être laver les mains, car les virus peuvent aussi pénétrer dans l’organisme par cette voie - ne jamais embrasser un enfant quand on est enrhumé

Les conseils de votre pharmacien UÊÊQuel que soit l’âge, il est recommandé de consulter un médecin si les signes n’ont pas quasiment disparu après une dizaine de jours ; il en est de même si surviennent une douleur d’oreille ou un écoulement d’une oreille, de violents maux de tête, ou encore des douleurs au niveau des yeux ou des joues.

UÊÊChez le jeune enfant, le recours au médecin est conseillé si une fièvre d’environ 38,5°C persiste plus de 2 jours ou, si absente au début, elle survient dans les 3 jours.

UÊÊBannissez tout tabagisme, actif ou passif UÊÊAttention : certains médicaments utilisés dans le rhume sont déconseillés si le patient est atteint également de certaines maladies chroniques, comme une hypertension artérielle, un glaucome, une hypertrophie de la prostate...

Groupe PHR : www.groupephr.fr - E-mail : contact@groupephr.fr

Groupe PHR - Février 2009 - Reproduction interdite

Soigner un rhume est facile, c’est moins souvent le cas d’une rhinopharyngite. Il est conseillé de nettoyer souvent et soigneusement le nez (en utilisant un mouche bébé pour les plus jeunes), de laver celuici avec du sérum physiologique ou une préparation à base d’eau de mer qui présente l’avantage de renfermer de nombreux oligo-éléments favorisant la décongestion, de rester au chaud autant se faire que peut, d’utiliser un “antipyrétique“ en cas de fièvre à base de paracétamol ou d’ibuprofène ; un “vasoconstricteur“ soulage l’obstruction nasale.


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