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“ Votre magazine a changé ! Découvrez le vite ”

> ENFANT

Le nourrisson, peau douce et hygiène attentive >

BEAUTÉ

> Mieux connaître les aide-minceur

SPORT

Course à pied et crampe musculaire

MAGAZINE

PRINTEMPS 2010 - N° 44

Prix : 3,50 € Ce numéro vous est offert par votre pharmacien.


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Mylan, 2 ème laboratoire pharmaceutique en France (1), offre la plus large gamme (2) de médicaments afin de soulager, soigner ou guérir le plus grand nombre de patients. Vous connaissiez le nom de votre médecin et celui de votre pharmacien, découvrez celui de vos médicaments.

Mylan, votre nouvelle référence santé.

(1) En nombre de médicaments délivrés Source GERS, données ville en cumul mobile à fin novembre 2009 (2) En nombre de présentations commercialisées inscrites au Répertoire Source GERS à fin novembre 2009

* Votre vie - Crédit photo : Christian Duchet - Mylan - DBG Studios 6893e

Mylan, votre nouvelle référence santé


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éditorial

« Nouvelles feuilles... »

“ NOUVEAU

Printemps et bourgeonnement vont de pair. C’est le moment choisi par votre magazine pour changer ! Pour une lecture encore plus agréable, votre magazine se modernise. Il change de formule et de mise en pages. Il s’adapte à vos attentes exprimées à travers vos nombreux courriers. Bref, il change parce que le monde évolue. Mais ce qui ne change pas, c’est tout ce qui fait son succès et que vous plébiscitez numéro après numéro.

* Votre vie - Crédit photo : Christian Duchet - Mylan - DBG Studios 6893e

MAGAZINE Écrit par des pharmaciens et d’autres professionnels de santé, il reste attentif à traiter de sujets qui font votre quotidien, vous préoccupent ou simplement interpellent votre curiosité. Ce qui ne change pas non plus, c’est qu’il continue à vous être offert par votre pharmacien, membre du Groupe PHR à travers l’un de ses réseaux. Ce qui ne change pas, enfin, c’est que dans chaque pharmacie du Groupe PHR exerce un professionnel entouré d’une équipe compétente. Ensemble, ils sont attentifs à vous accompagner de conseils personnalisés adaptés à votre situation que ce soit pour préserver votre santé ou pour la soigner. Ce magazine complète l’information qu’ils vous délivrent. Bon printemps, bonne découverte des nouvelles feuilles !

Votre Pharmacien PHR Référence vous remercie de votre fidélité. Parce qu’on ne joue pas avec sa santé, votre pharmacien adhérent du Groupement PHR Référence et son équipe, vous écoutent, vous guident, vous accompagnent.

Editeur : Groupe PHR SAS, 78, boulevard de la République, 92100 BOULOGNE-BILLANCOURT. Tél. : 01 55 20 93 70 – Fax : 01 46 09 92 58. www.groupephr.fr <http://www.groupephr.fr/> - Directeur de la publication : Lucien BENNATAN. Directeurs de la rédaction : Emmanuel BARBIER, Willy HODIN. - Photos : BSIP/Phanie - Photo couverture : Getty Images. Imprimerie Fabrègue (87). Tirage : 24 300 exemplaires. Prix du numéro : 3,50 € - ISSN 1620-9109.


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VOTRE NOUVEAU MAGAZI >

Nouveau sur le fond

• De nouvelles rubriques : > Plante médicinale : la mode est aux médecines dites « douces », pourtant les plus violents poisons se trouvent dans la nature. Une plante peut avoir des effets bénéfiques, elles peut aussi avoir des effets toxiques. Votre pharmacien vous donne les éléments qui vous permettront d’utiliser au mieux « nos amies les plantes ». > Sport et santé : le sport est nécessaire et bon pour la santé. Encore faut-il le pratiquer avec raison et en distinguant les gestes adéquats de ceux qui ne le sont pas. Les conseils de votre pharmacien vous aideront à limiter les risques et à remédier aux problèmes qui pourraient survenir malgré tout. > Santé et environnement : pollution, environnement, développement durable…, des mots (et des « maux ») auxquels nous sommes de plus en plus souvent confrontés. Après une vision d’ensemble dans ce premier numéro, nous envisagerons en détail chaque problème de santé lié à l’environnement dans les numéros suivants.

• De nouveaux rédacteurs uniquement pharmaciens et professionnels de santé (médecins, infirmiers, diététiciens, kinésithérapeutes…) qui vous donnent dans votre magazine, les conseils qu’ils vous prodiguent lorsque vous les consultez ou qu’ils vous donneraient s’ils avaient toujours le temps de le faire… !

• Un questionnaire pour vous aider à faire le point de vos connaissances.

>

Nouveau sur la forme

• Des textes courts et dynamiques avec des encadrés et des conseils. • Un magazine avec des couleurs vives et joyeuses. Ce n’est pas parce que l’on parle de santé qu’il faut être triste… !

• Des codes-couleurs qui vous permettront de mieux vous y retrouver d’un numéro à l’autre.

… Et tellement d’autres choses que vous vous ferez un plaisir de découvrir au fil des pages… !


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ZINE Un code couleur que vous retrouverez dans chaque numéro En alternance, une rubrique enfant et une rubrique senior

Des conseils de bon sens pour optimiser les gestes de la vie quotidienne en rapport avec la santé

Lutter contre les idées reçues Quand faut-il aller voir le médecin ?


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Écoutez votre cœur, surveillez votre tension !

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SOMMAIRE > ACTUALITÉ En bref

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> SANTÉ PAGE 10

Le diabète, une maladie longtemps silencieuse

> PLANTE MÉDICINALE PAGE 15

L’arnica, une fleur jaune pour des “bleus”

> PRÉVENTION PAGE 17

Vaccination, un bouclier contre les infections

> ENFANT PAGE 22

Le nourrisson, peau douce et hygiène attentive

> DICTIONNAIRE DE LA SANTÉ PAGE 25

> SPORT & SANTÉ PAGE 31

Course à pied et crampe musculaire

> SANTÉ & ENVIRONNEMENT PAGE 35

Pollution environnementale et santé

> BEAUTÉ PAGE 40

> JEUX

Mieux connaître les aide-minceur Quiz

PAGE 44

> NUTRITION & HYGIÈNE DE VIE PAGE 45

Allergie aux aliments ou aux pollens, difficile à vivre

> VÉTÉRINAIRE PAGE 49

Chiens, chats, contraception : mode d’emploi

> ZOOM SUR... PAGE 50


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> ACTUALITÉ

en brefen bref e

> Prédire le risque de diabète Certaines données médicales durant l’enfance permettraient de prédire le risque de diabète de type 2 à l’âge adulte, montre l’analyse des résultats de deux études menées sur plus de 1 000 enfants suivis depuis l’âge de 9 ans et pendant 26 ans. Il s’agit de la pression artérielle, de l’index de masse corporelle et des taux sanguins de glucose et de lipides. Quand ces paramètres sont élevés, le risque de diabète augmente chez les enfants qui ont un parent diabétique. Arch Pediatr Adolesc Med 2010 ; 164 : 53-60.

E R F F I CH 2 , 5 : CLÉ tonnes

e iné par dpar les m a t n o c uvertes n poudre de lait e ine ont été décooises l’année la mélan s sanitaires chin épidémiologique autorité . (source : « Bulletin dernière al » n° 221, 2009). n internatio

> La femme enceinte fume, les oreilles du bébé trinquent Une équipe de médecins a étudié les relations entre le tabagisme pendant la grossesse et après la naissance, d’une part, et les otites chez l’enfant au cours des 18 premiers mois de vie, d’autre part. Après avoir analysé les dossiers de 32 077 enfants nés entre 2000 et 2005, elle conclut que, même lorsque l’exposition au tabagisme parental est faible, les enfants nés de mère ayant fumé pendant leur grossesse ont un risque d’otite plus élevé que ceux de parents non tabagiques. Acta Paediatr 2010 ; 99 : 99-105.

> Comment faire respecter les vitesses limitées ?

> Pourquoi la rougeole n’a-t-elle pas disparu ? La vaccination contre la rougeole a été introduite dans le calendrier vaccinal français il y a près de trente ans. Et pourtant, cette maladie n’a pas disparu. Il faut dire que nos enfants sont encore insuffisamment vaccinés. La conséquence de cette insuffisance de la couverture vaccinale explique les épidémies de rougeole qui ont été décrites au cours des dernières années. Lors d’un récent congrès de dermatologie, des spécialistes franciliens ont précisé que ces épidémies n’épargnent pas les adultes. Chez ces derniers, l’infection se présente à peu près comme la rougeole pédiatrique, mais elle entraîne fréquemment des complications (une fois sur trois). Journées de dermatologie de Paris, décembre 2009.

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Non seulement la vitesse est un facteur de risque d’accident de la route, mais elle contribue aussi à la pollution de l’air. D’où l’intérêt du respect des limitations de vitesse par les conducteurs. Des spécialistes de l’INRETS (Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité) notent que, pour y parvenir, l’argument « pollution » est plus efficace que celui de « risque d’accident ». La protection de l’environnement pourrait donc être une piste intéressante à explorer dans le cadre de la sécurité routière. Accid Anal Prev 2010 ; 42 : 327-38.


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fen brefen bref > Comment expliquer l’alimentation aux ados ?

Depuis le 2 février dernier, les 9-14 ans (et leurs parents) peuvent obtenir toutes les informations qu’ils souhaitent sur l’alimentation en visitant la nouvelle exposition temporaire de la Cité des sciences et de l’industrie. Baptisée « Bon appétit », cette exposition, qui va durer un an, développe cinq thèmes à travers une trentaine d’éléments interactifs. Ceux qui souhaitent garder une trace de leur visite peuvent acheter le livre qui a été édité pour l’occasion : « Bon appétit, l’alimentation dans tous ses états ». Pour tout renseignement : www.cite-sciences.fr

> Quel est l’effet du cacao sur la pression artérielle ? Les produits à base de cacao, comme le chocolat noir ou les boissons chocolatées, pourraient être capables de faire baisser la pression artérielle. Cette action potentielle est attribuée aux grandes quantités de flavanols qu’ils contiennent. Pour en avoir le cœur net sur le sujet, des auteurs ont analysé les résultats de dix études scientifiques auxquelles ont participé des adultes ayant une pression artérielle normale ou élevée. Ils concluent que le cacao a bien un effet hypotenseur en précisant toutefois que des points restent à éclaircir, en particulier la dose la plus appropriée pour obtenir cet effet. Pour l’instant, il n’est donc pas question de proposer le cacao comme un traitement éventuel de l’hypertension artérielle.

PAR CATHERINE FABER

> Ascaris et carottes crues Il faut faire attention à l’eau utilisée pour irriguer les légumes. C’est la leçon qui doit être tirée d’une observation fait par des médecins britanniques. Ces professionnels ont constaté que les enfants qui consommaient des carottes crues, arrosées avec des eaux usées, étaient plus fréquemment infectés par des ascaris, des vers responsables d’une parasitose intestinale. Le traitement des eaux usées fait chuter ce risque parasitaire. J Water Health 2010 ; 8 : 35-8.

> Pour un bon usage des antibiotiques chez les animaux On sait qu’une utilisation excessive des antibiotiques en médecine vétérinaire peut contribuer au développement des bactéries résistantes à ces médicaments (antibiorésistance). Les pouvoirs publics s’en préoccupent, comme en témoigne la mise en place à la fin de l’année dernière d’un « comité national vétérinaire pour un usage raisonné des antibiotiques » par les ministères de l’Agriculture et de la Santé, en lien étroit avec l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Le rôle de ce comité, explique l’AFSSA, « sera de fournir des éléments d'orientation et de décision sur la stratégie de prévention et de lutte contre l’antibiorésistance, ainsi que sur la mise en œuvre d’un plan national d’action ». http://www.afssa.fr

E R F F I H C 7 1 1 , CLÉ : 1million

qui, rsonnes ocation e p e d e e l’all nombr C’est le , bénéficiaient d ie et de la presmi-2009 lisée d’autonom du handicap. personnae compensation tation d .sante.gouv.fr) www (source :

Am J Hypertens 2010 ; 23 : 97-103.

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santé

LE DIABÈTE, UNE MALADIE LONGTEMPS SILENCIEUSE PA

L

e diabète est un trouble du métabolisme du glucose qui se traduit par une élévation permanente du taux de sucre dans le sang, ou glycémie. Le diagnostic de diabète est confirmé lorsque la glycémie à jeun est > 1,26 g/l lors de deux dosages répétés à quelques semaines d’intervalle. Le diabète est la conséquence de deux grands mécanismes : une production insuffisante d’insuline, hormone fabriquée par le pancréas et dont le rôle est d’abaisser la glycémie et/ou une incapacité des cellules de l’organisme à utiliser cette insuline.

> Deux formes de diabète Selon les mécanismes en cause, on distingue deux formes de diabète : Le diabète de type 1, qui était auparavant appelé diabète insulinodépendant, résulte de la destruction de cellules du pancréas, les cellules bêta, qui sont responsables de la production d’insuline. Parmi les facteurs impliqués dans le développement de ce diabète : la génétique et une réaction auto-immune, l’organisme détruisant ses propres cellules. Le diabète de type 1 se déclare plutôt chez des adolescents et les jeunes adultes et concerne environ 10 % des diabétiques.

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Le diabète de type 2, autrefois dénommé diabète non insulinodépendant ou diabète gras, résulte d’une résistance progressive de l’organisme aux effets de l’insuline, suivie à plus ou moins long terme d’une destruction progressive des cellules bêta du pancréas. Il est beaucoup plus fréquent que le diabète de type 1 (90 % des cas) et apparaît plus tard au cours de la vie, le plus souvent après l’âge de 40 ans.

> Une véritable explosion des cas de diabète de type 2 Le développement du diabète de type 2 est fortement lié au surpoids et à l’obé-

sité, et plus globalement au mode de vie « occidental », qui associe une alimentation trop riche en sucres et en graisses et un manque d’exercice physique. Le nombre de cas de diabète n’a cessé de croître depuis une vingtaine d’années, parallèlement à l’augmentation du surpoids et de l’obésité, mais aussi de l’allongement de l’espérance de vie. Certains parlent même d’épidémie : dans le monde, environ deux cents millions de personnes sont atteintes de diabète. Après l’Amérique du Nord et l’Europe, l’augmentation des cas de diabète gagne peu à peu l’Asie et l’Afrique. Aujourd’hui, en France, on estime que 3,3 % de la population est traitée pour un diabète, ce qui représente environ 2 millions de personnes en plus des 500 000 diabétiques qui s’ignorent.

NE PA S

Le diabète est un trouble métabolique très fréquent et il représente l’un des principaux facteurs de risque de maladie cardio-vasculaire. Compte tenu de son caractère souvent silencieux, il est essentiel de le dépister le plus tôt possible, puis de le prendre en charge afin de réduire le risque de complications.

> Les signes qui doivent alerter Le diabète, surtout celui de type 2, est une maladie volontiers silencieuse, diagnostiquée par la mesure de la glycémie

premier test de dépistage : > Le mesure de la glycosurie

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> Un sujet normal n’a jamais de sucre dans les urines. Sa recherche à l’aide d’une bandelette réactive plongée dans les urines est un test de dépistage grossier utilisé, par exemple, en médecine du travail. Le sucre n’est retrouvé dans les urines que quand sa concentration dans le sang dépasse 1,8 g/l. Ce qui est élevé et suggère un diabète qui doit être vérifié par une mesure de la glycémie. À savoir qu’un sujet qui a une glycémie comprise entre 1,2 g/l et 1,8 g/l peut avoir une glycosurie négative, mais avoir quand même une glycémie trop élevée. En cas de doute, une glycémie de contrôle doit toujours être effectuée.

NFO O C

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GLYCÉM sucre (gluc dans le sa GLYCOSU sucre (gluc dans le urines


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E E PAR LE DR ISABELLE HOPPENOT

O N DR E LYCÉMIE : e (glucose) ns le sang. COSURIE : e (glucose) dans les urines.

qu’il est conseillé de contrôler régulièrement, notamment tous les trois ans à partir de l’âge de 45 ans. Mais le diabète peut, et c’est très souvent le cas pour le diabète de type 1, être à l’origine de symptômes : envies fréquentes d’uriner (obligeant par exemple à se lever la nuit), soif intense, perte de poids, mauvaise cicatrisation, infections répétées de la peau et des muqueuses, en particulier des mycoses et des furoncles, fatigue. Des malaises hypoglycémiques (insuffisance de sucre dans le sang) peuvent aussi être observés en raison de la mauvaise régulation du métabolisme des glucides chez les sujets diabétiques. Ces signes doivent attirer l’attention et il est conseillé d’en parler à son pharmacien et/ou à son médecin. Parfois, le diabète est révélé par des complications : troubles visuels, troubles neurologiques à type de fourmillements, troubles de l’érection, pathologie cardiaque (angine de poitrine, infarctus du myocarde), coma.

> Des complications multiples Les hyperglycémies répétées et prolongées provoquent une altération des vaisseaux et des nerfs ainsi qu’une augmentation du risque infectieux qui ont des répercussions sur de nombreux organes. Il est donc particulièrement important de dépister un diabète le plus tôt possible afin de le traiter et de prévenir ces complications. > En raison de l’atteinte des gros vaisseaux, ou macroangiopathie, le diabète favorise le développement d’une athérosclérose (épaississement des artères) à l’origine :

Surveiller sa glycémie à domicile, un geste primordial pour le diabétique

et > Dépister traiter aussi les autres facteurs de risque > Pour prévenir les complications micro- et macrovasculaires, en plus de contrôler la glycémie, il faut aussi contrôler d’autres facteurs qui s’associent pour accroître le risque de complications (on les appelle des facteurs de risque cardio-vasculaire). Il s’agit de la pression artérielle qui doit être inférieure à 130/80 mmHg chez le diabétique, du LDL cholestérol (le « mauvais » cholestérol) qui doit être < 1,60 g/l. Enfin, les fumeurs doivent arrêter de fumer.

• au niveau des coronaires (artères qui irriguent le cœur), d’angine de poitrine et d’infarctus du myocarde ; • au niveau cérébral, d’accident vasculaire cérébral avec des répercussions neurologiques variables. > L’atteinte des petits vaisseaux, ou microangiopathie, touche préférentiellement : • les yeux, et plus précisément les petits vaisseaux capillaires de la rétine, qui est alors mal irriguée et sujette à des hémorragies. La rétinopathie diabétique est, en France, la première cause de cécité avant l’âge de 50 ans ; • les reins, dont la capacité de filtration diminue progressivement. La néphropathie diabétique est la première cause d’insuffisance rénale dans notre pays. > L’atteinte des nerfs périphériques aboutit à la neuropathie diabétique qui touche surtout les membres inférieurs, sujets à des crampes, à des fourmillements et à des troubles de la sensibilité.

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LE DIABÈTE, UNE MALADIE LONGTEMPS SILENCIEUSE > L’augmentation du risque infectieux chez le diabétique doit conduire à respecter une hygiène rigoureuse au niveau de : • la bouche avec un contrôle régulier des dents et des gencives ; • la peau (risque de mycose) et à surveiller toute lésion cutanée qui pourrait s’infecter ; • des pieds. Une surveillance particulière doit être apportée aux pieds du diabétique. En effet, l’atteinte des nerfs, des vaisseaux, la macération dans des chaussures trop serrées favorisent les infections et risquent de provoquer des

un soin “ Apporter particulier à l’hygiène des pieds du diabétique

lésions à type d’ulcères dont la cicatrisation est extrêmement longue et difficile. Toute plaie à ce niveau doit être signalée au médecin.

> Le traitement du diabète par insuline Le traitement du diabète de type 1 et, maintenant aussi, de certains cas de diabète de type 2, repose sur les injections d’insuline, qui viennent remplacer l’insuline normalement produite par le pancréas. Il est important d’adapter la dose d’insuline au niveau de glycémie car un excès d’insuline risque d’induire une hypoglycémie. Pour cela, les patients sous insuline doivent surveiller leur glycémie à l’aide d’un appareil (lecteur de glycémie) qui mesure le taux de glucose dans une goutte de sang prélevée au bout du doigt avec un stylo autopiqueur. C’est ce que l’on appelle l’autosurveillance glycémique.

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Marcher au moins 30 minutes par jour, c’est simple

> L’index glycémique > L’index glycémique (IG) d’un aliment donne une idée du pouvoir glycémiant de l’aliment par rapport au glucose dont l’IG est 100. Exemples : – IG < 55 : fruits frais, lait, viande. – IG < 69 : pommes de terre à l’eau, bananes. – IG > 70 : frites, barres chocolatées.

> Alimentation équilibrée et activité physique régulière Dans le diabète de type 1, des règles diététiques strictes, adaptées au mode de

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vie de chaque patient, sont associées à l’insuline toute la vie durant. Dans le diabète de type 2, la prise en charge commence par la mise en place de règles hygiéno-diététiques, qui sont dans la majorité des cas, proposées seules pendant deux ou trois mois. L’objectif est de retrouver une bonne hygiène de vie et de perdre quelques kilos. Cela permet, dans un certain nombre de cas, de réduire suffisamment la glycémie pour éviter tout traitement médicamenteux. Le régime alimentaire doit être rééquilibré, avec notamment la suppression des sucres rapides et l’éviction du grignotage (voir les conseils de la diététicienne). Une activité physique doit être pratiquée plusieurs fois par semaine : elle améliore l’équilibre glycémique et favorise la perte de poids. Attention, activité


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Les conseils d’une diététicienne avec “ Courrir son chien : bon pour le chien et pour le maître !

Rééquilibrer son alimentation > D’après un entretien avec Anne-Sophie Allavoine, diététicienne, Paris

physique ne veut pas dire pratique intensive d’un sport, surtout si l’on a mené une vie plutôt sédentaire depuis plusieurs années. Il s’agit plutôt de « bouger » : marche rapide, vélo, natation, mais aussi faire le ménage ou du jardinage. Et au quotidien, courir avec son chien, monter les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur, descendre un arrêt de bus avant…

> Des médicaments antidiabétiques par voie orale Les règles hygiénodiététiques ne suffisent pas toujours à bien contrôler la glycémie et un traitement médicamenteux s’impose alors. Il existe plusieurs familles d’antidiabétiques et le choix de l’une ou l’autre dépend du profil de chacun. L’objectif du traitement est de normaliser durablement la glycémie afin de prévenir les complications micro- et macrovasculaires. Pour avoir un bon reflet de la glycémie sur plusieurs semaines, un paramètre appelé l’HbA1c, ou hémoglobine glyquée, est dosé dans le sang tous les trois mois. L’HbA1c doit être inférieure à 6,5 %. Pour atteindre ce résultat, un seul médicament peut suffire au début en plus des règles hygiénodiététiques. Cependant, le diabète est une maladie évolutive qui nécessite souvent un traitement de plus en plus intense au fil des années. Il faut alors associer un, éventuellement deux autres antidiabétiques oraux, voire à terme de l’insuline.

Huit fois sur dix, le diabète de type 2 concerne des sujets en surpoids. L’objectif est donc de rééquilibrer le mode d’alimentation pour maîtriser l’apport calorique et engendrer une perte de poids. Quelques kilos en moins permettent non seulement de diminuer la glycémie, mais aussi de réduire la pression artérielle et, par là même, le risque cardio-vasculaire global. S’il s’agit de retrouver une répartition équilibrée entre les glucides (de 50 à 55 % de l’apport énergétique total), les lipides (35 %) et les protides (14 %), il faut éviter les interdits, source de frustration et donc d’échec sur le long terme. L’alimentation doit rester un plaisir et un moment de convivialité. Il faut par ailleurs prendre le temps de manger, autour de la table, lentement, pour une durée de 15 à 20 minutes au minimum, ce qui permet d’être plus rapidement rassasié et de mieux réguler les quantités ingérées.

Une alimentation équilibrée Les conseils diffèrent bien sûr selon chaque personne, mais un meilleur équilibre alimentaire passe parfois par une revalorisation des différents repas, voire

la réintroduction d’un repas chez certains. • Certes, la consommation de sucres rapides (index glycémique élevé) doit être limitée, mais il n’est pas interdit de manger à l’occasion (1 fois/semaine) un bonbon ou une pâtisserie, à condition que cela soit en fin de repas et non pas en milieu d’après-midi pour éviter un pic glycémique. Il est important aussi de tenir compte de l’index glycémique des aliments. • De même, toutes les matières grasses ne sont pas à supprimer, mais à contrôler en privilégiant les « bonnes graisses » (globalement les graisses végétales par rapport aux graisses animales). – Quant à l’apport en protéines, il est préférable de consommer poissons et viandes blanches, mais ne pas exclure totalement la viande rouge pour sa richesse en fer. • L’alcool peut également être consommé, avec modération, en milieu de repas, mais il est à éviter à jeun, en apéritif car il augmente le risque d’hypoglycémie. • Enfin, l’équilibre alimentaire passe aussi par une bonne qualité de sommeil : bien dormir réduit la sensation de faim, voire même la glycémie.

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Première mondiale

MATRICIUM : Dispositif Médical de régénération cellulaire

SD-AF (0106)-02.2008

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« Plus que traiter la peau, il faut lui réapprendre à vivre ». C’est sur ce principe que repose la démarche du laboratoire BIODERMA : mettre la biologie au service de la dermatologie, concevoir des produits dont les composants s’insèrent parfaitement dans la biologie de la peau et le respect de ses mécanismes naturels de fonctionnement. MATRICIUM est l’aboutissement le plus parfait de cette démarche.

Régénération tissulaire : une 1ère mondiale Matricium n’est pas un cosmétique : c’est un Dispositif Médical, composé d’éléments naturellement présents dans la peau. Sa prouesse ? Recréer les conditions de vie optimales des cellules, en leur apportant les substrats nutritifs nécessaires à leur régénération. Ces éléments de vie apportés au coeur de la peau vont lui permettre de retrouver ses fonctionnalités biologiques naturelles et originelles. Elle est régénérée et à nouveau protégée du stress oxydatif, cause majeure du vieillissement cutané.

Un soin universel Matricium s’adresse à tous les types de peaux, à tous les âges de la vie. On l’utilise en complément de son soin habituel, à chaque changement de saison. Également en cas de signes visibles de fatigue, de stress, d’abus de soleil, suite à des troubles hormonaux ou une prise de médicaments, après un acte dermatologique (laser, peeling, dermabrasion…).

MATRICIUM : 100 % approuvé par la peau Formulé sans adjuvant cosmétique (conservateurs, parfums, colorants…), Matricium vit en osmose totale avec la peau. C’est la garantie de sa parfaite innocuité et tolérance, même sur les peaux sensibilisées. Cela fait de lui le complément régénérant idéal de tout traitement anti-âge cosmétique, dermatologique ou chirurgical.

Un statut unique : celui de Dispositif Médical stérile Parce qu’il crée l’environnement parfait et nécessaire à une véritable régénération tissulaire, Matricium a obtenu le statut de Dispositif Médical. Sa formule est définie selon les standards de l’industrie pharmaceutique et garantit une sécurité et une efficacité du plus haut niveau.

L’histoire d’une découverte La Recherche Bioderma, en travaillant sur l’innovation Matricium, a découvert les propriétés exceptionnelles de ce milieu sur la relance de production du collagène et de l’élastine dans la peau. Par ailleurs, une étude clinique* a mis en évidence la réversion de l’indice mitotique sur des peaux âgées. De là l’idée de Bioderma de créer Matriciane et de mettre à disposition des dermatologues et des médecins esthétiques une nouvelle ligne de soins biocosmétiques permettant de régénérer biologiquement le tissu cutané, et de pallier les disgrâces esthétiques liées aux signes de l’âge. Matriciane (19 € à 29 € env) est disponible en pharmacie et parapharmacie. Pour plus de renseignements, rendez-vous sur www.matriciane.com


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PLANTE MÉDICINALE

L’arnica une fleur jaune

pour des « bleus » PAR MARION GIRARD

Premiers pas, premiers exploits, chutes… les mamans connaissent bien le « réflexe arnica » pour soigner les bosses et les bleus des enfants. Si cet usage est bien connu, la plante a des indications thérapeutiques moins traditionnelles à ne pas négliger. Arnica montana, classé dans les Heliantheae, est une espèce spontanée de notre flore qui croît dans les pâturages des régions montagneuses. Elle est actuellement protégée et non cultivable. Les fleurs sont jaune orangé, l’odeur est aromatique et la saveur un peu amère. Dans l’inflorescence, on trouve des polysaccharides, des polyphénols (coumarines, tanins, flavonoïdes) et des composés terpéniques. Tous ces constituants lui confèrent, depuis des siècles, des propriétés « vulnéraires » : anti-inflammatoire, anti-ecchymotique et antalgique.

Quelques précautions d’emploi L’arnica est habituellement réservé à l’usage externe et on utilise la partie aérienne (capitule). Il est indiqué pour traiter les hématomes, les œdèmes, les contusions, les troubles musculaires et articulaires (rhumatismales), l’inflammation de la cavité orale (gingivite et ulcères aphteux), les furoncles, les piqûres d’insectes. Il est disponible en pharmacie sous forme d’extrait en gel, crème ou pommade à appliquer dès que possible après un coup. L’application est contre-indiquée chez le nourrisson et la femme enceinte. Il est prudent d’éviter le contact avec les yeux, les muqueuses et les plaies. La racine est utilisée pour la préparation de la teinture mère destinée à l’usage interne. En dehors de l’homéopathie, l’administration orale est strictement contrôlée, voire évitée. En effet, l’arnica peut provoquer des maux de tête, des douleurs abdominales et des troubles vasomoteurs.

Un remède homéopathique de référence La souche Arnica montana est le médicament des traumatismes physiques et psychiques, du surmenage intellectuel. Il est apprécié des sportifs pour soulager les contusions, les meurtrissures ou les courbatures ; des chanteurs ou des orateurs qui malmènent leurs cordes vocales ; des personnes souffrant de fragilité capillaire, de varices douloureuses, de saignements de nez ou d’engelures. Il est recommandé en prévention des chocs opératoires : il calme la douleur, favorise la cicatrisation et réduit le risque hémorragique. En postintervention, il facilite la récupération et la résorption des hématomes.

> Choisir la bonne dilution La dilution dépend du type de traumatisme :

• Physique : 5 CH * pour un choc ou un coup localisé et très récent ; 7 ou 9 CH si l’hématome est déjà formé ; 30 CH en doses pour un traumatisme plus important. • Pratique sportive avant, pendant et après l’effort : 5 CH à l’échauffement pour stimuler les muscles ; 7 ou 9 CH pour soutenir l’effort et éviter crampes et contractures : 15 CH durant la récupération pour son effet relaxant. • Psychique : 15 ou 30 CH en doses en cas de fatigue nerveuse ou de choc affectif.

* CH : centésimale hahnemannienne, selon le nom du Dr Hahnemann, fondateur de l'homéopathie. CH correspond au nombre de dilutions successives effectuées à partir de la teinture mère de la plante. Par exemple : 5 CH = 5 dilutions au centième.

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Vaccination, un bouclier contre les infections

vaccins bouclier PAR JULIE RAYNAUD

Selon les estimations de l’OMS, 3 millions de vies sont sauvées chaque année dans le monde par la vaccination. La vaccination a permis d’éradiquer de nombreuses maladies qui, autrefois, étaient fréquentes comme le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie, la coqueluche, la rougeole, la rubéole, les oreillons…

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nviron une soixantaine de vaccins sont aujourd’hui disponibles en France. Seules trois vaccinations, parmi les plus anciennes, contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, sont obligatoires pour tous les enfants. Les autres vaccins sont « recommandés » : leur importance est tout aussi grande, mais ils sont apparus plus tard et les autorités de santé préfèrent maintenant convaincre plutôt que contraindre… Cependant, le bénéfice des vaccinations ne peut être préservé que par le maintien d’une couverture vaccinale large.

Quel est le principe de la vaccination ? Les vaccins consistent à injecter un micro-organisme tué ou inactivé, donc sans danger. Le système immunitaire

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tures prolongées : par exemple, BCG, « voit » alors l’ennemi et enclenche des vaccins contre la rubéole, les oreillons, défenses spécifiques contre lui (antila varicelle, la rougeole, le rotavirus… corps). Il sera alors prêt à attaquer le même micro-organisme s’il vient à • les vaccins inactivés s’introduire dans l’organisme. Les bactéries ou les virus L’immunité doit être entresont inactivés par un tenue par des rappels procédé chimique ou vaccinaux réguliers qui physique qui les renpermettent de maintedent non infectieux, Conserver les vaccins nir une concentration mais capables de au réfrigérateur (entre suffisante d’anticorps produire une pro+ 2 °C et + 8 °C) à l’abri protecteurs. tection immunitaire de la lumière et dans efficace.

CONSEIL

Comment les vaccins sont-ils fabriqués ?

leur emballage d’origine

Il existe différents types de vaccins : • les vaccins vivants atténués Ce sont des bactéries et surtout des virus qui ont subi une atténuation de leur pouvoir pathogène par des cul-

Qu’est-ce qu’un adjuvant ?

Dans les vaccins, les adjuvants sont des produits dits inertes qui, ajoutés au vaccin, stimulent la réaction immunitaire, donc renforcent la production d’anticorps.

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PRÉVENTION

conseils Les adjuvants sont utilisés depuis toujours dans la plupart des vaccins et ils ont fait la preuve de leur bonne tolérance.

vaccination “ Laprotège aussi indirectement l’entourage du vacciné

Pourquoi vacciner contre des maladies qui ont (ou semblent avoir) disparu de notre pays ? La vaccination doit se poursuivre pour plusieurs raisons : • la plupart des microbes (bactéries, virus…) à l’origine de ces maladies existent toujours et demeurent une menace pour les personnes non protégées par la vaccination ; • certaines personnes ne peuvent pas être vaccinées pour des raisons médicales (allergie, grossesse…), il est donc indispensable que leur entourage soit immunisé contre certaines maladies afin qu’il ne les leur transmette pas ; • enfin, beaucoup de maladies évitables par la vaccination sévissent toujours dans d’autres parties du monde.

CONSEIL Si un retard intervient dans une vaccination, ne pas tout recommencer. Reprendre le programme au stade où il a été interrompu géographique visitée (fiè-

vre jaune, encéphalite japonaise, encéphalite à tiques, hépatite A et B, fièvre typhoïde…). Le voyage peut aussi être l’occasion de mettre à jour les vaccinations prévues dans le calendrier vaccinal et souvent oubliées, en particulier chez l’adulte. Il faut savoir que des maladies pratiquement éradiquées dans notre pays reviennent « importées » par des voyageurs. C’est le cas de la rougeole et de la tuberculose. La vaccination contre la Ne pas oublier les rappels de l’adulte rage est recommandée en cas de séjour aventureux et en situation d’isolement. Les recommandations concernant la Les voyageurs peuvent propager ces vaccination contre la grippe dépendent microbes d’un pays à l’autre. de la saison et des facteurs de risque le calendrier vaccinal individuels. Ces recommandations incluent aussi Le calendrier vaccinal, qui fixe les vaccides mesures de prévention contre des nations applicables aux personnes résimaladies comme le paludisme pour dant en France en fonction de leur âge, lesquelles il n’existe pas de résume les recommandations vaccin mais qui sont encore vaccinales « générales » très présentes dans de émises par le Conseil sunombreux pays étranpérieur d’hygiène pugers. Dans ce cas, il blique de France. s’agit de médicaChaque année, le caTenir à jour le calenments à prendre en lendrier vaccinal est drier de vaccination prévention (chimioremis à jour en foncdans le carnet prophylaxie) qui ne tion des données épide santé doivent pas empêcher démiologiques et des une protection stricte progrès apportés par les contre les piqûres de mousnouveaux vaccins. Il existe tiques (répulsifs, moustiquaires et aussi des recommandations vaccivêtements appropriés). nales « particulières » propres à des Si les moustiques transmettent d’autres expositions professionnelles, à des maladies que le paludisme, de nomconditions spéciales ou à des voyages. breux insectes et autres « bestioles » Les vaccinations transmettent des maladies. Il faut ainsi des voyageurs penser à se protéger des tiques, aoûtats, poux et punaises qui piquent et Chaque année, au mois de juin, l’Institut sont des vecteurs potentiels d’infecnational de veille sanitaire (InVS) met à tions. jour les recommandations sanitaires pour le voyageur. Ces recommandations (disponibles sur http://www.invs.sante.fr) intègrent les vaccinations nécessaires en fonction de la situation épidémiologique de la zone

CONSEIL

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PRÉVENTION

vaccins

VACCINATION, OÙ EN ÊTES-VOUS ? Âge

BCG

Diphtérie Tétanos Poliomyélite

Coqueluche

Hib

Hépatite B

Haemophilus influenzae de type b

Pneumocoque Rougeole Oreillons Rubéole

Papillomavirus Grippe humain (HPV)

Naissance 2 mois 3 mois 4 mois 12 mois 16-18 mois 24 mois 6 ans 11-13 ans 14 ans 16-18 ans 26-28 ans 36-65 ans > 65 ans

VACCINATION DANS CERTAINES CONDITIONS Recommandations de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) et du ministère de la Santé et des Sports - Mise à jour : février 2009.

• BCG Dès la naissance chez les enfants à risque élevé et jusqu'à 15 ans chez les enfants à risque élevé non encore vaccinés.

• DIPHTÉRIE TÉTANOS POLIOMYÉLITE Rappel tous les dix ans à partir de 16 ans.

• COQUELUCHE Une dose de vaccin contenant la composante « coqueluche » est recommandée chez les futurs parents et chez certaines professions en contact avec les nourrissons.

• HÉPATITE B La vaccination débute dès le jour de la naissance (si la mère de l’enfant est

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infectée par l’hépatite B), et pour tous les autres enfants à partir de l'âge de 2 mois. Si la vaccination n’a pas été effectuée au cours de la première année de vie, elle peut être réalisée en rattrapage pour les enfants et les adolescents. Chez l’adulte, elle est recommandée chez les personnes à risque.

au moins un mois plus tard et, au plus tard, à 24 mois. Les enfants de plus de 2 ans et jusqu’à 16 ans doivent avoir reçu deux doses de vaccin à un mois d’intervalle. Un rattrapage avec une dose est proposé aux adolescents et aux adultes non vaccinés jusqu’à 28 ans. Un vaccin contre la rubéole seule est recommandé pour toutes les femmes non vaccinées et en âge d’avoir des enfants.

• PNEUMOCOQUE La vaccination est recommandée pour tous les nourrissons à 2, 4 et 12 mois. Pour les prématurés et les nourrissons à haut risque, une dose supplémentaire est nécessaire à 3 mois. Au-delà de 24 mois, cette vaccination est recommandée pour les enfants et les adultes à risque.

• ROUGEOLE OREILLONS RUBÉOLE La vaccination est recommandée dès l’âge de 9 mois pour les enfants vivant en collectivité et à 12 mois pour tous les autres enfants avec une deuxième dose

• PAPILLOMAVIRUS La vaccination est recommandée à toutes les jeunes filles de 14 ans, avant exposition au risque d’infection. Un rattrapage est possible entre 15 et 23 ans pour les femmes qui n’ont pas eu de rapports sexuels ou au cours de l’année qui suit le début de leur vie sexuelle.

• GRIPPE La vaccination contre la grippe est recommandée chaque année à partir de l'âge de 6 mois pour les personnes à risque et pour les personnes âgées de plus de 65 ans.

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LE NOURRISSON, PEAU DO ET HYGIÈNE ATTENTIVE PAR JULIE RAYNAUD

> Conseils > Bain quotidien en utilisant des savons à pH neutre. > Augmenter la fréquence des changes (au moins six fois par jour).

> Une peau sèche, sensible, mal protégée Après la naissance, les glandes sébacées fonctionnelles in utero dès le sixième mois de grossesse restent encore actives quelques semaines après la naissance pour s’arrêter presque totalement vers l’âge de 6 mois. Cette carence en sébum, à laquelle s’ajoute une absence de sécrétion de sueur, prive l’épiderme d’une bonne lubrification de surface et entraîne une sécheresse cutanée. La couche cornée (partie externe de l’épiderme) est très mince, par conséquent, la fonction barrière est moins efficace et la peau est plus perméable. Le risque de passage dans l’organisme d’une substance appliquée sur la peau du bébé est trois fois plus important que chez l’adulte.

de l’alcool à 60 °, bien sécher et protéger par une compresse stérile maintenue par une bande ou un filet ombilical.

> Que faire après la chute du cordon ? En tombant, le cordon ombilical laisse une plaie suintante pendant quelques jours ; la cicatrisation n’est complète que vers le quinzième jour. En attendant, il faut la nettoyer avec une compresse et

> Les croûtes de lait Dans les premiers mois, des plaques jaunâtres, un peu grasses peuvent s’installer sur le cuir chevelu et les sourcils (parfois sur le visage). Enduire les plaques du cuir chevelu d’huile d’amande douce ou d’un gel spécial, faire suivre d’un shampooing

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> Effectuer la toilette de l’avant vers l’arrière avec un produit nettoyant doux. > Sécher soigneusement les fesses et les plis. > Appliquer à chaque change une crème isolante et protectrice. > Laisser les fesses à l’air libre le plus possible pour permettre à la peau de sécher. > Éviter d’utiliser des culottes de plastique.

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> Éviter les fesses rouges Les fesses de bébé doivent, bien sûr, faire l’objet de soins attentifs car la peau du siège est très vulnérable lorsqu’elle est au contact de l’urine (alcaline), des selles (acides) et du frottement des couches. Toutes ces agressions incontournables, bénignes mais répétées peuvent, à force, entraîner un érythème fessier. Deux tiers des nourrissons en souffrent, principalement entre 6 et 12 mois. Il débute souvent à l’occasion d’une diarrhée et se caractérise par une coloration rouge de la peau due à une irritation, à l’endroit normalement couvert par les couches, donc au niveau des fesses ou des plis de l’aine. La peau peut être plus ou moins rouge, voire irritée et suintante. L’érythème fessier est douloureux et peut avoir comme complication un eczéma ou une surinfection.

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a peau des nourrissons et des enfants est plus douce au toucher, plus lisse et plus souple que celle des adultes. Mais elle est immature sur le plan de la protection et des échanges cutanés. Sa physiologie la rend hypersensible et irritable.

et recommencer cette opération tous les deux jours jusqu’à disparition des croûtes. La prévention repose sur un lavage régulier du cuir chevelu et des cheveux. Le shampooing doit être quotidien jusqu’à l’âge de 1 an.

ATTE

La peau du nourrisson particulièrement délicate a besoin de douceur et de protection. La toilette et les soins prodigués aux tout-petits sont des moments d’intimité et de complicité entre la maman et son enfant.

> Attention aux antiseptiques Compte tenu des problèmes d’absorption cutanée et de toxicité, les produits contenant des antiseptiques ne doivent pas être utilisés à long terme pour la toilette quotidienne (sauf cas dermatologiques particuliers). Leur utilisation doit être ponctuelle ou de courte durée en complément d’une infection cutanée déclarée (varicelle, impétigo, dermite du siège…). Il faut limiter leur application à de petites surfaces (jamais sur une peau lésée) et bien rincer, si besoin.

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OUCE NAUD

bain quotidien “ Un pour allier hygiène et détente

N savon Marseille st trop lcalin

> Le bain : un moment privilégié Le bain permet bien sûr de laver bébé, mais c’est aussi un moment de détente et de plaisir. La température du bain doit être comprise entre 35 et 37 °C (à contrôler avant de plonger bébé), la température ambiante de 20-22 °C et la durée du bain ne doit pas dépasser deux ou trois minutes chez le nouveau-né. Fermer les fenêtres pour éviter les courants d’air. Pour les nourrissons, choisir une baignoire en plastique. Si bébé est sale, nettoyez-lui les fesses avant de le plonger dans le bain afin que les selles ne souillent pas l’eau dans laquelle il va se baigner. Tenir bébé d’une main sûre et caler sa tête et sa nuque sur l’avant-bras, le plonger doucement dans le bain et laver de l’autre main. Les bains moussants sont réservés aux bébés de plus de 8 mois. Ne pas utiliser d’éponges qui sont des repaires à microbes. Les formules lavantes sans savon « 2 en 1 » nettoient en toute sécurité la peau sensible et les cheveux délicats. À la sortie du bain, enrouler entièrement bébé dans une grande serviette douce afin qu’il ne prenne pas froid. Sécher le soigneusement au niveau des plis car l’humidité résiduelle irrite la peau. Après séchage, masser le corps de bébé avec un lait hydratant ou une crème contre la sécheresse cutanée.

Le bain, un moment que bébé apprécie particulièrement

> Comment nettoyer les yeux et les oreilles ? Un nettoyage quotidien des yeux est nécessaire le premier mois, en procédant de l’angle extérieur vers le nez, avec une compresse stérile. L’emploi de doses unitaires stériles de sérum physiologique garantit une excellente hygiène en toute sécurité. Les oreilles sont net-

voir > Allez votre pédiatre > S’il y a formation de petits boutons, d’ulcérations. > Si bébé a de la fièvre, s’il perd du poids ou s’il ne mange pas autant que d’habitude. > Si l’irritation se manifeste sur d’autres parties du corps. > Si l’irritation ne s’améliore pas malgré un traitement bien conduit.

toyées avec des fusettes de coton imbibées de sérum physiologique, uniquement au niveau de l’entrée du conduit auditif et du pavillon pour éviter tout risque de blessure. Ne pas oublier les plis derrière l’oreille.

> L’hiver, une saison à risques À tout âge, mais particulièrement pendant l’enfance, la peau est plus vulnérable au froid, au vent et nécessite une protection accrue pour éviter qu’elle ne s’irrite trop facilement. Des rougeurs, des craquelures et même des petites gerçures sont couramment observées chez les tout-petits dès que le froid survient. Les soins doivent être renforcés l’hiver. On recommande d’appliquer quotidiennement sur le visage, les mains et le corps une crème nutritive. Certaines zones du visage exposées sont extrêmement fragiles : pourtour de la bouche, joues, bout du nez, oreilles… Faire plusieurs applications par jour (après le bain, avant chaque sortie…).

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ARA : Acide Arachidonique et DHA : acide DocosahexaènoĂŻque Important : Enfamil Premium 2 avec Lipil* est destinĂŠ aux nourrissons dès 6 mois jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă  1 an. Enfamil Premium 2 constitue la base essentielle de lâ&#x20AC;&#x2122;alimentation progressivement diversiďŹ ĂŠe rĂŠpondant aux besoins nutritionnels de bĂŠbĂŠ. Le lait de suite nâ&#x20AC;&#x2122;est pas un substitut au lait maternel et ne peut ĂŞtre utilisĂŠ pendant les 6 premiers mois. Demandez conseil Ă  un professionnel de santĂŠ pour lâ&#x20AC;&#x2122;alimentation de votre bĂŠbĂŠ. * Marque dĂŠposĂŠe de Mead Johnson & Company


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Les ulcères gastro-duodénaux regroupent, en raison des similitudes de leurs symptômes et de leurs possibles complications, les ulcères gastriques, apparaissant dans l’estomac, et les ulcères duodénaux, qui se forment dans le duodénum, première partie de l’intestin grêle. L’ulcère peut être assimilé à une plaie, superficielle ou profonde, s’accompagnant de douleurs périodiques, associées éventuellement à d’autres manifestations (nausées, vomissements…). Une grande découverte, faite dans les années 1980, a été de mettre en évidence que la grande majorité des ulcères gastro-duodénaux (70 % des ulcères gastriques et plus de 90 % des ulcères duodénaux) est due à une infection chronique (souvent contractée dans l’enfance) causée par une bactérie vivant dans l’estomac et l’intestin dénommée Helicobacter pylori, dont l’éradication entraîne une guérison définitive. Il en existe aussi d’autres causes, comme la prise prolongée de certains médicaments (antiinflammatoires non stéroïdiens, aspirine…), un stress (associé à une maladie grave, à des tensions intenses dans la vie professionnelle ou personnelle), un choc ou encore une brûlure grave.

À savoir

La maladie ulcéreuse, qui touche les adultes (surtout entre 40 et 65 ans), évolue typiquement par poussées pouvant durer plusieurs semaines et se répétant durant l’année. Le symptôme clé est représenté par la survenue d’une douleur au-dessus du nombril (douleur épigastrique), ressemblant à une brûlure ou à une crampe. En cas d’ulcère gastrique, la douleur est déclenchée ou aggravée par le fait de manger ou de boire. Phénomène inverse pour l’ulcère duodénal, au cours duquel la douleur s’apaise au moment des repas et réapparaît 2 ou 3 heures après (quand l’estomac est vide), durant la nuit, par exemple. Le diagnostic est réalisé par une fibroscopie, qui permet aussi de mettre en évidence sur des prélèvements la présence de Helicobacter pylori. Les complications sont représentées par des saignements ou des hémorragies (source éventuellement d’une anémie), une perforation et, très rarement, par une cancérisation. Si la bactérie est identifiée, le traitement de base est représenté par une association de trois médicaments : deux antibiotiques et un puissant inhibiteur de la sécrétion acide de l’estomac. Si l’ulcère est provoqué par la prise d’un médicament, il faut arrêter celui-ci et prendre pendant un certain temps un inhibiteur de la sécrétion acide de l’estomac.

Ce qu’il faut faire

• Suivez la prescription de votre médecin et les conseils de votre pharmacien. • Si vous avez déjà souffert d’un ulcère gastro-duodénal, pensez à le signaler systématiquement à votre médecin ou à votre pharmacien, car cela peut être important pour la prescription ou le conseil ultérieur de certains médicaments. • Prenez régulièrement vos médicaments aux heures prescrites ; l’interruption ou l’arrêt du traitement expose à un risque de rechute. • Ne négligez pas les examens de contrôle. • Signalez à votre médecin ou à votre pharmacien l’apparition éventuelle de nouveaux symptômes en cours de traitement. • Limitez votre consommation d’alcool, de café, thé, d’épices et d’aliments gras. • Arrêtez un éventuel tabagisme.

Votre pharmacien est membre du réseau PHR Référence qui regroupe plus de 1 600 pharmacies en France. Ces pharmaciens s’organisent pour répondre à vos attentes, pour vous proposer plus de services et pour mieux appréhender les évolutions de la profession.


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Votre pharmacien est membre du réseau PHR Référence qui regroupe plus de 1 600 pharmacies en France. Avec son équipe, il est : – le spécialiste du médicament ; – le professionnel de santé toujours disponible.

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Les varices correspondent à des veines altérées de manière permanente dans lesquelles le sang circule mal. Celles-ci affectent près de 30 % de la population, les femmes étant 3 fois plus souvent touchées que les hommes. Si, le plus souvent, les varices concernent les veines des jambes, elles peuvent apparaître aussi dans d’autres régions, comme la vulve (varices vulvaires) ou le scrotum (varicocèles). Dans l’immense majorité des cas, les varices se développent au dépens des veines saphènes, qui sont des veines superficielles remontant le long de la jambe ou des veines (appelées veines collatérales) qui les font communiquer entre elles. Les principales causes des varices sont une prédisposition familiale (le rôle de l’hérédité est très important), un excès de poids (il induit une augmentation de pression sur le système veineux des jambes), la grossesse, l’âge (dégénérescence progressive de la paroi des veines et des valvules, dont le rôle est d’empêcher le sang de refluer), le mode de vie (station debout prolongée avec piétinement, ou, à l’inverse, station assise durant de longues périodes), manque d’activité physique, ou encore des expositions multiples à la chaleur (bains de soleil, bains très chauds, saunas…).

À savoir

Les premiers signes, qui surviennent parfois dès la trentaine, sont des douleurs, des fourmillements, une sensation de jambes lourdes, des crampes survenant la nuit, des démangeaisons, une augmentation de volume (œdème) aux pieds et aux chevilles. Ces symptômes sont typiquement majorés en fin de journée. Puis apparaissent des varicosités, qui touchent de très petites veines, devenues bleutées et saillantes (elles ressemblent à des toiles d’araignée), souvent non douloureuses, puis les varices proprement dites, qui sont des veines dilatées pouvant être sources de douleurs et saigner à l’occasion d’un traumatisme minime. Les complications possibles sont constituées par l’apparition d’une coloration brunâtre de la peau (dermite ocre), résultant de l’épanchement interne de sang, des ulcères survenant dans le voisinage de varices, qui peuvent être très douloureux, et une phlébite, autrement dit la formation d’un caillot de sang à l’intérieur d’une veine, qui est à l’origine d’une douleur locale. Si ce caillot se forme dans une veine profonde, et non pas superficielle, il existe un risque élevé d’embolie pulmonaire pouvant conduire au décès. La prévention consiste en mesures d’ordre général (maigrir, avoir une activité physique…) et dans le port de bas de contention, très efficaces pour les personnes travaillant debout. Le traitement dépend du stade et met en œuvre les médicaments veinotoniques (surtout pour soulager la sensation de jambes lourdes), la compression élastique (bas, collants, chaussettes), la destruction des varices par injection de produits sclérosants (sclérothérapie) et les différentes techniques chirurgicales.

Ce qu’il faut faire

• Consultez un médecin dès les premiers symptômes afin de réaliser un bilan complet et d’éviter l’aggravation. • Consultez en urgence un médecin en cas de survenue brutale d’une sensation de chaleur, accompagnée d’enflure et d’une douleur sourde au niveau du mollet ou de la cuisse (signes de phlébite). • Faites des cures de veinotoniques, de deux mois par exemple, plusieurs fois dans l’année, et notamment durant les périodes chaudes, et à chaque fois que des symptômes gênants refont leur apparition. • Pratiquez régulièrement un sport : marche, natation, gymnastique, vélo… • Évitez les ambiances chaudes et notamment les bains de soleil prolongés.


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Toutes les sensations vertigineuses ne sont pas de vrais vertiges. Les vrais vertiges correspondent à une sensation de déplacement dans les trois plans de l’espace (ce que les médecins appellent des sensations rotatoires), donc d’une illusion de mouvement, parfois accompagnée de nausées, de vomissements, de sueurs froides ou d’une accélération du rythme cardiaque (tachycardie). Les faux vertiges sont de simples sensations d’instabilité ou des troubles de l’équilibre, sans impression de rotation. On range, notamment, dans cette dernière catégorie, les malaises parfois suivis d’une chute, pouvant être provoqués par une baisse brutale de la pression artérielle, qui peut s’observer lors d’un traitement contre l’hypertension artérielle (hypotension orthostatique), ou encore à l’occasion d’une hypoglycémie ou d’une anémie (manque de globules rouges dans le sang). Environ 5 % des personnes consultant un médecin généraliste se plaignent de symptômes. Bien que pouvant être inquiétants, voire handicapants, les vertiges sont heureusement souvent bénins et transitoires.

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À savoir

La notion de vertiges est fortement associée à celle de mouvements dans l’espace. Or l’organe de perception de ces mouvements correspond à ce que l’on appelle le système vestibulaire, situé dans l’oreille interne. C’est également lui qui est impliqué dans le mal des transports. Les causes à l’origine des vertiges sont très nombreuses et ne concernent pas que le système vestibulaire ; la cause doit, bien entendu, être identifiée avant tout traitement. On distingue les causes siégeant dans le cerveau (origine centrale) et celles qui n’y siègent pas (origine périphérique). Parmi les causes centrales : compression d’artères irriguant le cerveau, migraines, accident vasculaire cérébral, sclérose en plaques, traumatismes crâniens, tumeurs cérébrales (bénignes ou malignes)... Parmi les causes périphériques : troubles des vaisseaux irriguant l’oreille, otite aiguë ou chronique, otospongiose (maladie héréditaire associée à une perte de l’audition), banal bouchon de cérumen, arthrose des vertèbres du cou, atteinte du nerf vestibulaire par un virus, neurinome de l’acoustique (tumeur bénigne se développant lentement sur le nerf « acoustique », accompagnée d’une surdité progressive). Citons encore l’absorption d’alcool, la prise de certains médicaments à trop fortes doses, les accidents de plongée, les voyages en avion, les traumatismes acoustiques (bruits très forts et violents)...

Ce qu’il faut faire

• La survenue d’un vertige doit conduire à une consultation médicale ; surtout s’il se répète ou s’il est accompagné d’une baisse de l’audition. • Expliquez au médecin le plus précisément possible les circonstances d’apparition du vertige et tous les symptômes ressentis à cette occasion : juste avant, pendant et après. • Des examens complémentaires sont très souvent nécessaires, réalisés alors généralement par un médecin spécialiste, ORL ou neurologue. • Si le ou les vertiges sont apparus à la suite de la prise de médicaments, parlez-en rapidement à votre médecin ou à votre pharmacien ; il s’agit peut-être d’un surdosage. • Suivez la prescription de votre médecin : certains médicaments améliorent fortement les vertiges.

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Le zona est une infection caractérisée par une éruption formée de petites vésicules réunies en grappes, généralement douloureuses et situées sur le trajet d’un nerf ou d’un ganglion nerveux. L’éruption est souvent localisée à un côté du corps, le plus souvent au thorax, en « demi-ceinture », sur le dos, un bras, une jambe. Elle peut aussi survenir au niveau d’un œil (zona ophtalmique), ou, très rarement, d’une oreille. Le zona correspond à une réactivation localisée du virus de la varicelle, contractée très souvent durant l’enfance. Les virus ne sont pas totalement éliminés de l’organisme après l’épisode de varicelle et demeurent à l’état dormant dans des ganglions nerveux situés près de la moelle épinière. Si un zona peut survenir à tout âge, sa fréquence augmente avec l’âge et il se voit surtout entre 60 et 80 ans. Chez l’adulte n’ayant pas de problème d’immunité, tout commence généralement par une sensation de brûlure, de picotements ou encore de décharge électrique. Certaines personnes ont un peu de fièvre et/ou des maux de tête. Puis apparaissent dans la même zone quelques heures ou jours plus tard une rougeur, bientôt parsemée d’un très grand nombre de vésicules, semblables à celles de la varicelle et renfermant un liquide clair. L’éruption évolue vers la guérison en deux ou trois semaines, mais plusieurs poussées peuvent se succéder. Chez l’immunodéprimé, par exemple atteint d’une infection par le VIH (virus à l’origine du sida) ou recevant un traitement diminuant l’immunité, on peut observer, sans traitement, des extensions considérables de l’éruption.

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À savoir

Le zona est contagieux, provoquant alors une varicelle. Il existe donc un risque élevé de transmission de la varicelle à une personne non immunisée ou qui ne l’est plus. Ce peut être le cas d’un enfant, d’une personne âgée ou immunodéprimée. Une personne ayant un zona évitera tout contact avec une femme enceinte. Aucun examen n’est nécessaire si l’éruption est typique. Un zona survenant chez une personne jeune doit faire suspecter par principe une infection par le VIH. Des douleurs peuvent persister après l’épisode du zona (on les appelle des douleurs postzostériennes) durant plusieurs mois, voire plusieurs années.

Ce qu’il faut faire

• Consulter un médecin dès les premiers symptômes ; plus le traitement est précoce et plus il est efficace. • Le traitement consiste le plus souvent en un médicament antiviral prescrit par un médecin ; dans ce cas, il est essentiel de le prendre rapidement et au maximum dans les trois premiers jours qui suivent l’apparition des symptômes. • Un zona ophtalmique doit conduire à consulter en urgence un ophtalmologiste, car il existe un risque de perte de la vision et un traitement spécifique doit être commencé très rapidement. • Le zona étant souvent douloureux, il est essentiel d’utiliser des antalgiques à une dose suffisante. • Ne pas gratter les vésicules. • Afin de prévenir les surinfections de lésions, on conseille d’appliquer régulièrement un antiseptique. • La prise en charge des douleurs postzostériennes est souvent difficile et nécessite d’utiliser des médicaments particuliers, employés habituellement dans d’autres maladies, comme des anti-épileptiques ou des antidépresseurs. • Un zona récidive très rarement (dans seulement 1 % des cas) ; si c’est le cas, il convient de consulter sans délai un médecin.


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Publi-communiqué

Anxiété légère, spasmes, sommeil agité…

AGISSEZ dès les premiers signes du stress ! Le stress est une réaction naturelle de notre

Quelle stressé(e) êtes-vous ? Selon les scientifiques, il existe deux types de personnalités : sType A : les « dépendants à l’adrénaline ». Ils ont besoin de stress pour être efficaces. sType B : les « zen », qui ne supportent pas le stress. Ils ne sont efficaces qu’en travaillant dans le calme. On est rarement 100 % A ou B. Cependant, il est certain que l’organisme des personnalités de type A est mis à rude épreuve !

organisme face à la difficulté ou au danger. Mais il engendre parfois des symptômes qui perturbent notre équilibre. Ne prenez pas ces symptômes à la légère.

Le stress perturbe vos journées et gâche vos nuits ? Vous vous sentez angoissé(e) ? Vous souffrez de spasmes ? Votre sommeil est agité et vos nuits ne sont plus réparatrices ? Il est temps de dire « STOP » !

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Réagissez avec SÉDATIF PC® ! Sa formule unique contribue à calmer les symptômes du stress tels que les états anxieux et émotifs, l’irritabilité, la nervosité, les douleurs spasmodiques et les troubles mineurs du sommeil. Il ne provoque pas d’accoutumance, ni de somnolence. Il n’a pas d’interaction avec d’autres médicaments. Vous pouvez le prendre en toute sécurité.

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SPORT & SANTÉ

Course à pied, crampes et autres problèmes musculaires

course crampes PAR MARION GIRARD

• C comme contracture, crampe,

claquage, courbature. > La contracture musculaire correspond à une contraction involontaire et prolongée. Vous pouvez la ressentir suite à un surmenage important du muscle. La douleur est très localisée et amplifiée par un étirement passif. > La crampe survient en général après l’effort. Il s'agit là encore d'une contracture soudaine et involontaire, brutale et douloureuse, mais qui cède en étirant le muscle de façon passive. Les causes ? Un muscle mal nourri, mal oxygéné pendant l'effort et une accumulation de toxines (acide lactique). > Le claquage se produit brutalement. Vous éprouvez une douleur en coup de poignard et vous pouvez percevoir un craquement ou un claquement. Le muscle se met à gonfler et une ecchymose apparaît. > Les courbatures se manifestent après un effort prolongé et/ou intense. C'est

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bien après l'effort qu'elles viennent vous surprendre, souvent même au réveil après une bonne nuit de repos.

Les autres traumatismes • D comme déchirure. Les symptômes sont les mêmes, mais plus marqués et plus graves que ceux du

aromathérapie et sport > L’action antalgique, anti-inflammatoire et relaxante des huiles essentielles sur les muscles est scientifiquement reconnue, et elles trouvent naturellement leur place dans un sac de sport. Avec les huiles, le contact avec la peau et les muscles est plus fusionnel et l’on obtient une meilleure pénétration des actifs et un plus grand confort de massage. La présentation en roller permet d’exercer un effet acupresseur : le déplacement du roller sur la zone douloureuse reproduit la technique de massage transversal profond effectué par les kinésithérapeutes.

claquage. Il peut se produire une rupture des fibres ou une désinsertion complète. • E comme élongation. La lésion se produit lorsque vous soumettez un organe (muscle, tendon, nerf) à une traction excessive, la douleur est le plus souvent brutale. • T comme tendinites. Elles sont dues à une inflammation du tendon d'un muscle trop sollicité par un effort durable ou répété. Elles concernent le plus souvent le coude (les joueurs de tennis connaissent bien le fameux tennis-elbow), ou la cheville et le tendon d'Achille.

Les carburants du sportif L'énergie nécessaire à la pratique d'un exercice physique vient essentiellement des aliments. L'activité musculaire né-

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SPORT & SANTÉ

conseils s’hydrater “ Bien avant, pendant et après la course

Toujours attendre qu’une crampe disparaisse avant de repartir

cessite de l'énergie fournie par une substance appelée ATP (adénosine triphosphate), qui joue un rôle de starter. Elle fait travailler les muscles en leur fournissant une énergie immédiatement disponible, mais elle est présente en faible quantité et l'organisme doit vite puiser dans ses réserves pour que les muscles continuent leur travail. L'énergie est stockée dans le corps grâce aux glucides (sucres et amidon) sous forme de glycogène, et aux lipides (acides gras et graisses), qui sont les deux carburants indispensables à toute activité physique. Pendant l'exercice, les muscles transforment l'énergie stockée en énergie cinétique (mouvement) et en chaleur. Sur le plan diététique, vous devez bien évaluer vos besoins avant, pendant et après l'effort. Plus l'effort est intense,

plus il faut apporter de sucres. Plus il est prolongé et d'intensité moyenne, plus il fait appel aux graisses.

Les coulisses de l’exploit

drater régulièrement, par petites quantités, sans attendre d'avoir soif. Les boissons isotoniques sont riches en sucres rapides qui vont éviter la contracture. Votre sac doit contenir un équipement en bon état. Pour la course à pied, le choix des chaussures est primiordial : pour bien accompagner le déroulement de la foulée, elles doivent amortir les vibrations et envelopper le mouvement pour éviter le risque de tendinite. De même, il faut préparer les pieds à l’effort avec des pommades adaptées et, en cas d’ampoules, les protéger avec des pansements type seconde peau.

Que vous soyez sportif amateur ou professionnel, avant de commencer à courir, ne négligez pas Les conseils musclés les échauffements et les La poche du pharmacien étirements. Ne mangez de glace pour le pas juste avant de parLa transpiration est intraumatisme tir, sinon l’oxygénation dispensable pour est mobilisée au niabaisser la température Le massage veau du système dicorporelle. En hiver, il chauffant pour la gestif et les muscles faut courir suffisamment relaxation sont moins bien irrigués. couvert pour éviter le Le repas précédant la moindre refroidissement et course (2-3 heures) est comun claquage, mais les vêtements posé de sucres lents (pâtes) qui vont doivent laisser passer l’air (microfibres). aider à constituer le stock de glycoEn été, il ne faut jamais courir torse nu : gène. Surtout, n'oubliez pas de vous hyle port d’un tee-shirt en coton ou en maille empêche la déperdition rapide de la sueur. Ne pas courir non plus en plein soleil et porter une casquette pour éviter un coup de chaleur. La phase de récupération ne doit pas être escamotée. Après l’effort, une bonne douche chaude évite la survenue de courbatures. Elle est > Il ne faut pas les confondre avec les crampes musculaires d’effort. Elles n’ont suivie de massages avec des produits aucune cause apparente et la douleur qu’elles génèrent est insupportable à qui combinent une action chauffante et type de broiement. D’une durée allant de quelques secondes à quelques mimyorelaxante et qui procurent un effet nutes, elles s’accompagnent d’un durcissement intramusculaire palpable, poudécontracturant. Le massage fait par un vant entraîner un raccourcissement. Leur survenue est préférentiellement « amateur » peut aggraver les sympnocturne, chez le sujet âgé, et le muscle peut rester endolori pendant plusieurs tômes et, en cas de douleurs intenses, heures. Leur physiopathologie peut s’expliquer par l’hyperstimulation d’un nerf confiez vos muscles aux mains expertes suivi d’un effet garrot comprimant les vaisseaux sanguins à l’intérieur du musd'un kiné. Prenez une collation glucicle. Ce dernier libère des substances qui vont autoentretenir la douleur. Le traidique et buvez une boisson bicarbonatement fait appel aux mesures physiques visant à étirer le muscle « crampé » tée pour neutraliser l’acidité gastrique. et à des médicaments de prescription.

Les crampes musculaires essentielles

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Le Groupe PHR est partenaire national de L’ASSOCIATION VAINCRE LA MUCOVISCIDOSE La Virade de l’Espoir La Virade de l’espoir est un événement festif, familial, pérenne et un moment d’intense mobilisation, une manifestation de loisirs et de solidarité qui permet de collecter des fonds et de sensibiliser le grand public à la gravité de la maladie le dernier week-end de septembre. Enfants, parents, bénévoles, scolaires…Tout le monde peut participer pour donner son souffle symboliquement lors d’une marche, d’un parcours sportif, etc. En 2009, 467 communes de France ont répondu à l’appel de la solidarité et ont permis de recueillir 6 305 000€. Cependant en France, nous avons un potentiel de 36 000 communes, il est donc possible de développer le nombre de ces manifestations.

Ce projet vous séduit, inscrivez-vous et nous vous aiderons à lui donner vie.

Pour gagner, nous avons besoin de vous…. Le 26 septembre, combien serons-nous à faire vivre l’espoir ?

Le Green de l’Espoir Chaque année, depuis bientôt 16 ans, Vaincre la Mucoviscidose organise près de 120 compétitions de golf dans toute la France. En 2009, ces 114 compétitions ont permis de mobiliser près de 9 000 golfeurs et de collecter 325 000 €. 480 clubs de golf en France peuvent encore répondre présents à la lutte contre la mucoviscidose en inscrivant une date sur leur calendrier entre mars et septembre prochain.

Ce projet vous intéresse, vous êtes presque décidé… Vous pensez à un golf mais vous vous interrogez sur l’organisation de cette manifestation ? Nous pouvons lever vos derniers doutes : • La gestion de la compétition sportive est prise en charge par le club organisateur • Vaincre la Mucoviscidose tient à votre disposition tous les outils nécessaires à la réussite de ce projet (conseils pratiques, pistes de partenariats, supports de communication, possibilité de dotations pour récompenser les gagnants)

VOTRE MISSION SI VOUS L’ACCEPTEZ : RELEVER L’UN DE CES DEFIS AVEC NOUS ! Pour mémoire : chaque année, près de 200 enfants naissent atteints de mucoviscidose, une maladie génétique mortelle qui se traduit par des troubles digestifs sévères et une destruction progressive des poumons. Depuis 1965, l’Association Vaincre la Mucoviscidose regroupe patients, parents, médecins, chercheurs et sy mpathisants autour de 4 missions : Guérir demain, Soigner aujourd’hui, Vivre mieux et sensibiliser. Contact Vaincre la Mucoviscidose Mme Odile THEBAULT Responsable des Partenariats et du développement des manifestations 01.40.78.91.63 / othebault@vaincrelamuco.org

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Pollution environnementale et santé

pollution santé PAR MARION GIRARD

Les thèmes de santéenvironnement ont pris une place grandissante sur la scène médiatique, et la pharmacie est au cœur des problématiques écologiques et de leurs conséquences sur la santé.

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’intérêt accordé à la protection de la nature et à la gestion durable de nos ressources a longtemps occulté le souci de la santé présente et future de l’homme au sein de son environnement. On est passé peu à peu d’un problème de société à un problème de santé, et les pharmaciens sont en mesure de vous apporter des informations fiables et des conseils de qualité.

Allergies et environnement L’allergie ne cesse de progresser et cette affection génétiquement déterminée, dont l’expression est liée à l’environnement, progresse sous l’influence de la pollution atmosphérique. Si la pollution n’est pas un facteur déclenchant des allergies, elle les aggrave et il existe un parallélisme entre les variations journalières des polluants et certains événements sanitaires (hospitalisation pour asthme, appel d’urgence). Les polluants atmosphériques les plus fréquents sont le dioxyde de soufre produit par les systèmes de chauffage industriels, les particules en suspen-

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sion ou fumées noires, l’oxyde d’azote et le monoxyde de carbone produits en grande partie par les automobiles. Les allergies professionnelles expriment parfaitement l’importance de l’environnement dans le déclenchement de la pathologie allergique soit sous forme respiratoire (allergènes inhalés), soit cutanée (allergènes de contact).

Santé et aménagement de l’habitat Longtemps l’environnement a été assimilé de manière restrictive à la pollution atmosphérique et au climat. Il a fallu plusieurs années pour que l’environnement intérieur soit pris en considération et, peu à peu, l’importance que représente l’habitat et les locaux fermés sur la santé s’est confirmée.

inaliénable “ Lededroit chacun de respirer un air propre

Nos habitudes de consommation et nos choix pour améliorer l’aménagement de l’habitat, sous couvert de notre confort et de notre santé, ont également fait l’objet d’un constat alarmant. Contrairement à un phénomène de mode actuel, tout ce qui est naturel et écologique n’est pas forcément bon pour la santé. Certaines de nos attitudes bien intentionnées peuvent s’avérer dangereuses (huiles essentielles, essences aromatiques, brûle-parfums, bougies parfumées, bâtons d’encens, peaux de

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SANTÉ & ENVIRONNEMENT

polluants Les particules solides peuvent être inhalées par les poumons quand leur diamètre est inférieur ou égal à 0,01 mm

Ne pas oublier de mettre un masque pour repeindre l’appartement

intérieure “ Pollution et extérieure, un impact grandissant sur la santé

bêtes…), contribuent à augmenter la pollution de l’air intérieur et peuvent provoquer des réactions allergiques

sévères. Les sources de pollution résultent de nos activités (chauffage, cuisine, bricolage…), mais elles sont aussi la conséquence des matériaux présents.

Les principaux polluants domestiques Le formaldéhyde est un polluant particulièrement nocif. On le trouve dans

les bons réflexes antipollution > Le pharmacien s’est engagé depuis plusieurs années dans la gestion des médicaments non utilisés (MNU), et il a obligation de collecter gratuitement les médicaments périmés ou non utilisés. En rapportant à l’officine vos MNU ou vos médicaments périmés, vous participerez à la protection de la nature. Ce geste doit devenir systématique et automatique pour des raisons écologiques et de santé publique. Ventiler et assainir son habitat est une autre mesure reconnue comme un enjeu de société, tant sur le plan de la santé humaine que sur le plan énergétique et environnemental. Le manque d’entretien des systèmes de ventilation peut avoir des répercussions sur la santé en favorisant le développement de moisissures, champignons et bactéries. S’il y a doute sur la qualité de l’air d’un local, vous devez faire appel à un technicien qui établira un diagnostic de l’hygiène de l’air intérieur et un état de lieux qui permettront de savoir s’il y a danger ou non.

les colles employées pour la fabrication de cloisons, plafonds, planchers, meubles et dans les résines utilisées pour fabriquer les bois agglomérés et contreplaqués, mais aussi dans les peintures, les vernis pour parquets, les moquettes. C’est la fumée de tabac qui reste la source intérieure de formaldéhyde de loin la plus importante. Quant aux composés organiques volatils (COV), ils se retrouvent essentiellement dans les produits de finition : revêtements de sols et de murs, peintures, ameublement. Les désodorisants et les parfums d’ambiance sont aussi de grandes sources de COV. Cependant, il ne faut pas faire d’amalgame entre danger et risque, et il est inutile de vous affoler. Le danger, c’est la toxicité du produit, une fois qu’il est identifié, il faut évaluer le risque, c’està-dire la possibilité de contact cutané, respiratoire ou autres, entre l’occupant de l’habitat et l’agent toxique.

Médicaments et pollution de l’eau Les déchets issus de médicaments, éliminés avec les ordures ménagères, représenteraient en France 3 milliards de boîtes, soit 70 000 tonnes d’emballages et de médicaments. Le sort des résidus de médicaments dans l’environnement et de ceux arrivant au robinet du consommateur pose la question d’une exposition généralisée avec un danger potentiel pour la santé. Il existe encore très peu de données permettant de prévoir le comportement des principes actifs à travers la chaîne de traitement des eaux.

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plastiques

SANTÉ & ENVIRONNEMENT

Ne pas jeter les médicaments à la poubelle

Les effets engendrés par la présence des médicaments à l’état de traces dans les compartiments environnementaux sont encore peu connus et restent à explorer. En effet, tous les polluants organiques ne sont pas éliminés avec la même efficacité lors de leur passage dans les stations d’épuration, et certains métabolites inactifs redeviennent parfois actifs sous l’effet des bactéries présentes dans ces stations. Les molécules les plus retrouvées dans les eaux sont les antalgiques, les antibiotiques, les anti-inflammatoires, les hormones et les anticancéreux. Il est donc de première importance de ne pas jeter les médicaments non utilisés « à la poubelle » mais de les rapporter dans une pharmacie. Ils seront ensuite collectés et éliminés sans danger pour l’environnement.

l’Afsset peut être consultée sur :

www.afsset.fr (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail)

Poumons et cœurs sensibles Dans les zones où l’air est très pollué, une augmentation des décès pour une cause cardiovasculaire a été constatée. Il semblerait que les particules polluantes inhalées déclenchent au niveau des poumons une inflammation et une irritation qui, non seulement peuvent

les plastiques alimentaires > Les phtalates sont des plastifiants assouplissant les plastiques. Non liés chimiquement aux matières plastiques mais simplement dissous, ils peuvent donc migrer dans l’air ou par contact avec les liquides. L’un deux, le bisphénol A (BPA), déjà incriminé dans la composition des biberons, est présent dans les canettes et les conserves (revêtement interne), et il est facilement libéré si ces produits contiennent des composants acides. On le retrouve dans le sang et les urines à des taux souvent élevés. Chez les rongeurs, des études rigoureuses ont établi un lien entre l’exposition au BPA et des effets endocriniens, des perturbations hormonales, métaboliques (surpoids, obésité), mais aussi des perturbations intestinales avec risque de développer une maladie inflammatoire. À suivre.

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exacerber une bronchite chronique existante, mais peuvent aussi, être à l’origine de la libération de substances inflammatoires qui se répandent dans tout l’organisme. Le sang devient alors plus visqueux et tend à coaguler plus facilement. Il en résulterait des dépôts dans les artères (athérosclérose) et la formation de caillots pouvant obstruer des artères de petit calibre comme les artères coronaires qui irriguent le cœur. Le risque d’angine de poitrine et d’infarctus du myocarde serait donc augmenté.

Téléphones portables et antennes relais L’exposition aux radiofréquences fait couler beaucoup d’encre et il n’est pas toujours aisé de faire la part des choses. Différents troubles leur sont attribués : maux de tête, insomnies et vertiges. Les expérimentations cherchant à vérifier l’existence de ces troubles n’ont pas permis d’établir un lien objectif avec l’exposition aux radiofréquences. Ils sont regroupés sous le terme « d’hypersensibilité aux champs électromagnétiques », majorés par le stress et pourraient survenir chez des sujets particulièrement sensibles. Il a été dit aussi que l’usage immodéré des téléphones portables pourrait augmenter le risque de tumeurs de la tête. Le recul sur la téléphonie mobile n’est pas suffisant à ce jour pour tirer des conclusions. En attendant les résultats d’études sur des populations importantes et des périodes plus longues, un usage raisonnable de ces téléphones semble approprié surtout chez les jeunes enfants. Enfin, le niveau d’exposition aux ondes émises à proximité des antennes relais étant beaucoup plus faible que celui des téléphones portables, il semble peu probable que les antennes puissent augmenter le risque tumoral.


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beauté

MIEUX CONNAÎTRE LES AIDE-MINCEUR PAR YVONNE EVRARD

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es aide-minceur présentés, seuls ou associés, sous forme de compléments alimentaires sont de plus en plus nombreux. Tous n’ont pas les mêmes propriétés. De même, les exigences minceur ne sont pas toutes identiques. Il est important de connaître les différentes catégories de produits afin de les adapter aux besoins de chacun.

Pour exercer une activité optimale, ils doivent être pris avec un grand verre d’eau, une trentaine de minutes avant le repas. Les formes solides (carrés, barres…) ont l’avantage par rapport

> Ventre plat ?

> Les modérateurs d’appétit Les « coupe-faim » limitent la sensation de faim par une action mécanique en lestant l’estomac. Ce sont des produits d’origine végétale, le plus souvent des extraits d’algues ou de fruits, capables d’absorber entre 50 et 100 fois leur poids en eau. Ils gonflent dans l’estomac et procurent une sensation de satiété. Ils aident à mieux contrôler la prise de nourriture et à limiter les grignotages, mais ils ne remplacent pas un vrai repas.

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> Les complémentaires à allégation « ventre plat » n’ont pas d’effet sur le poids corporel. Ils réduisent la constipation et les ballonnements intestinaux. Ils renferment des ferments (acidophilus, bifidus), des fibres (oligofructose, inuline, mucilages…) et des composés minéraux ou organiques (charbon, mannitol). Attention à ne pas abuser des laxatifs qui ne font pas maigrir et peuvent induire des déséquilibres en sels minéraux.

aux formes en poudre ou semi-liquides de nécessiter une mastication qui induit la production de salive et de suc gastrique renforçant la sensation de satiété. La plupart des coupe-faim ont aussi un léger effet laxatif et limitent l’absorption des sucres et des graisses. Quelques exemples : • Le konjac est une plante asiatique dont la racine contient des glucomannanes qui ont un fort pouvoir absorbant. • Les gommes (caroube, gomme guar, karaya) et les algues (fucus = varech, laminaire, spiruline) gonflent en se réhydratant dans l’estomac. • Les graines d’ispaghul, riches en mucilages, ainsi que la pectine de pomme et de citron, ont un fort pouvoir gélifiant.

TER I D

ÀM É

Qui ne souhaiterait pas, avant l’été, perdre les kilos inutiles qui se sont installés insidieusement sur les hanches ou les cuisses pendant l’hiver ? Chacun sait qu’il n’y a qu’une solution : réduire ses apports alimentaires et pratiquer un exercice physique régulier. Cependant, une aide permettant de réduire les fringales et d’activer la perte de poids est toujours la bienvenue. De nombreux produits regroupés sous le nom d’aideminceur peuvent répondre à cette attente. Encore faut-il les choisir avec discernement.

> Les « anti-graisses » et les « anti-sucres » Ces composés diminuent l’absorption digestive des graisses ou des sucres en limitant l’action des enzymes qui les métabolisent. • Ainsi, le marc de raisin diminue l’absorption des graisses alimentaires et leur stockage dans le tissu adipeux. • La cosse de haricot contient une protéine, la phaséolamine qui ralentit la digestion de l’amidon, limitant ainsi sa transformation en glucose, puis en graisse. • Le chitosan, extrait de la carapace de crustacés, fixe de 10 à 15 fois son poids de graisse et forme un complexe non absorbé par l’organisme et éliminé avec les selles. • Le chrome est un élément minéral présent en petites quantités dans de

1 França sur 3 es surpoi (enquête O


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nombreux aliments (viande, fromage, levure de bière, pain complet…). Il joue un rôle essentiel dans le métabolisme des sucres et intervient dans le contrôle de la glycémie (sucre sanguin).

R 1 ançais 3 est en rpoids uête Obépi)

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> Les brûleurs de calories Certaines substances dites « thermogéniques » orientent le métabolisme des sucres et des graisses vers la production d’énergie, sous forme de chaleur, plutôt que vers le stockage. La substance type de cette catégorie est la caféine qui est présente (avec d’autres substances proches), dans le café, le thé, le guarana, le kolatier, le maté. La caféine est incorporée dans de nombreux aideminceur et est le brûleur de graisses par excellence car elle augmente le nombre de calories dépensées même au repos. Dans le thé vert, des polyphénols associés à la caféine renforcent son action sur la thermogenèse. La caféine et ses dérivés possèdent une activité diurétique ainsi qu’un effet éveillant qui peuvent perturber le sommeil. Il est donc préférable de ne pas

Quelques centimètres en moins avant l’été sont toujours appréciables

la graisse “ Brûler pour éviter qu’elle ne soit stockée

prendre de compléments alimentaires contenant de la caféine, le soir avant de se coucher. De plus en plus souvent évoqué, le CLA (acide linoléique conjugué) est un acide gras de la famille des oméga 6.

> Ne pas se contenter des aide-minceur > Les aide-minceur ne sont une aide que s’ils sont accompagnés d’une moindre consommation de graisses et de sucres. En aucun cas, ils ne permettent de manger plus. > Pour perdre du poids de manière efficace et durable, il faut modifier définitivement ses habitudes alimentaires et comportementales. > L’exercice physique est essentiel pour garder la ligne mais, surtout, pour rester en bonne santé.

Présent dans le lait et la viande de bœuf, il diminue le stockage des graisses et favorise leur dégradation en acides gras libres qui sont libérés dans la circulation sanguine pour se transformer en énergie disponible pour les cellules et le muscle.

> Les « draineurs » ou « détoxifiants » Des végétaux diurétiques sont souvent associés dans les régimes minceur car ils facilitent la perte d’eau superflue. Ils se justifient en cas de rétention d’eau, assez fréquente chez la femme, mais n’ont pas d’action directe sur le tissu adipeux. Ils facilitent la désinfiltration des tissus et peuvent réduire la cellulite au niveau des cuisses et des fesses. Ils doivent s’accompagner d’une prise de liquide assez importante afin d’éviter le dessèchement cutané et de maintenir le drainage par les voies urinaires. On recommande en général la consommation quotidienne de 1,5 litre d’eau en complément du drainage.

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beauté

LES AIDEMINCEUR : MIEUX LES CONNAÎTRE POUR MIEUX LES CHOISIR

> CONSEILS > Ne pas attendre d’avoir pris de 8 à 10 kilos pour réagir. Plus le temps passe et plus il est difficile de perdre le poids en excès. > Un régime raisonnable et progressif est préférable à un régime drastique. Attention au poids qui évolue en yo-yo. > Une vraie collation (produits protéinés ou fruits) en milieu de matinée et en milieu d’après-midi est préférable à des grignotages toute la journée.

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Le thé vert : un détoxifiant à consommer régulièrement

> Le poids idéal Un indice appelé indice de masse corporelle (IMC) permet de connaître le poids souhaitable en fonction d’une taille donnée. Pour un adulte, il se calcule de la façon suivante :

IMC = poids en kg/(taille en m)2 Exemple : une personne qui pèse 60 kg et qui mesure 1,64 m a un IMC de : 60/(1,64 x 1,64) = 22,3 Entre 20 et 24 : IMC normal. Entre 25 et 30 : léger surpoids qui peut être corrigé par un contrôle de l’alimentation. Au-delà de 30 : obésité. Un régime amaigrissant est à envisager avec le médecin traitant. Au-delà de 40 : obésité sévère qui nécessite une prise en charge spécialisée en collaboration avec le médecin traitant. Qu’il s’agisse de conserver ce poids idéal ou de le regagner parce que quelques kilos ont réussi à s’implanter solidement entre la taille et les genoux, une activité physique régulière s’ajoutera à l’effet des aide-minceur, en particulier des brû-

leurs de graisse, pour un plus grand bénéfice. A titre d’exemple, pour une femme de 55 kilos, voici la dépense énergétique après 30 minutes de : • Marche (4,5 km/h) : 96 kcal • Ménage : 108 kcal • Danse aérobic : 138 • Natation (2 km/h) : 207 kcal • Vélo (20 km/h): 240 kcal • Course à pied : 420 kcal Quelque soit l’activité que vous choisirez, elle vous permettra de brûler des calories supplémentaires mais aussi de transformer des tissus infiltrés par de la graisse en masse musculaire. En plus de l’avantage esthétique de posséder des jambes et des fesses raisonnablement musclées, il faut se souvenir que le tissu musculaire consomme plus d’énergie que la graisse, même au repos… !

Référence : « Le Guide conseil de tous les aide-minceur ». Dr Daniel Sincholle, pharmacologue. Thierry Soucar, éditions 2007.

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• Les végétaux diurétiques tels que : les queues de cerises, le bouleau ou le thé vert ont plutôt un effet détoxifiant en favorisant l’élimination des déchets et des toxines au niveau des reins et du foie. • Les draineurs comme la reine-després, le marc de raisin ou le frêne, riches en flavonoïdes et en potassium, favorisent les échanges cellulaires et activent l’évacuation des excès d’eau. • Les racines d’ortie et de chiendent, l’orthosiphon, la piloselle, le pissenlit, l’asperge… ont des propriétés similaires. • L’ananas et la papaye sont considérés comme des anticellulite car ils contiennent des enzymes qui dégradent les protéines. Ils pourraient ainsi fractionner les fibres de collagène qui entourent le tissu cellulitique et favoriser la mobilisation des graisses.

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COMPLÉMENT C O M PLÉ PLÉM M ENT AL ALI ALIMENTAIRE I M ENT ENTA A IR IRE RE

Pour mincir : UÊiÊ̅jÊÛiÀÌÊVœ˜ÌÀˆLÕiÊDÊLÀ׏iÀʏiÃÊ}À>ˆÃÃià UÊiÊÀœ“>Àˆ˜Êv>ۜÀˆÃiʏ>Ê`ˆ}iÃ̈œ˜

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QUIZ Testez vos connaissances >

Questions :

1

Le nombre de personnes atteintes de diabète de type 2 en France est de :

2

Le savon de Marseille est un produit naturel conseillé pour l’hygiène des bébés

3

Quelles sont les vaccinations obligatoires ?

4

La caféine est :

5

L’administration d’arnica par voie orale est conseillée

6

Helicobacter pylori ?

❏ a) 500 000 ❏ b) 1 million ❏ c) 2 millions

❏ a) Vrai ❏ b) Faux ❏ a) BCG, tétanos, polio ❏ b) BCG, diphtérie, tétanos ❏ c) Diphtérie, tétanos, polio ❏ a) un coupe-faim ❏ b) un brûleur de graisse ❏ c) un diurétique ❏ a) Vrai ❏ b) Faux ❏ a) Est une bactérie présente dans l’estomac

> Réponses :

1) c - 2) b : faux, il peut être irritant car trop alcalin - 3) c - 4) b et c - 5) b : faux, la voie orale n’est utilisée qu’en homéopathie - 6) a

qui peut provoquer des ulcères b) Est un virus que l’on attrape lors des voyages en hélicoptère c) Est une forme de vertige


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Allergie aux aliments ou aux pollens, difficile à vivre

allergies pollens

[

PAR JULIE RAYNAUD

L’allergie est une maladie évolutive qui peut se manifester sous différentes formes dès le plus jeune âge. Parfois considérée à tort comme une simple gêne, l’allergie est encore trop souvent insuffisamment traitée. Une prise en charge précoce est nécessaire pour réduire, voire interrompre, le développement de l’allergie à l’âge adulte et l’aggravation des symptômes. Qu’est ce que l’allergie ? L’allergie est une réaction excessive de l’organisme vis-à-vis de substances qu’il considère à tort, comme nocives : les allergènes. Ces allergènes peuvent être issus de plantes, de poils d’animaux, d’aliments, d’acariens, de moisissures… Après des contacts répétés de l’organisme avec l’allergène (surtout dans l’enfance), une réaction allergique se déclenche. En général, les symptômes apparaissent rapidement après le contact avec l’allergène, dans un délai de quelques minutes à quelques heures.

L’enquête allergologique Le médecin allergologue peut réaliser différents tests pour confirmer le diagnostic

L’allergie alimentaire

Identifier l’allergène en premier lieu

• Les tests cutanés Les « prick-tests » réalisables dès les premiers mois de la vie sont rapides et peu douloureux. Ils consistent à déposer une goutte d’allergène sur la peau et à pratiquer à travers cette goutte une incision superficielle de la peau. Le patch-test consiste à maintenir l’allergène au contact de la peau pendant 48 heures. • Le test sanguin Il permet de mesurer spécifiquement les anticorps de l’allergie (les IgE) développés par l’organisme en réaction à un ou des allergènes.

L’allergie alimentaire est la première allergie à apparaître chez le nourrisson. Elle dépend de facteurs génétiques et environnementaux. L’allergie est en effet souvent une affaire de famille et un « terrain familial » est fréquemment retrouvé. Un bébé présente un risque allergique lorsqu’un de ses parents au premier degré est lui-même allergique. Il est alors conseillé de lui donner un régime nutritionnel particulier (lait infantile hypoallergénique [HA], retard de la diversification alimentaire…). Ses manifestations L’allergie alimentaire peut se manifester sous différentes formes. Les plus fréquentes sont les manifestations cutanées (eczéma chez l’enfant et urticaire aiguë chez l’adulte) digestives

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NUTRITION & HYGIÈNE DE VIE

allergies conseils > Pour éviter les allergènes de la maison : • protéger le matelas, ainsi que les oreillers par une housse antiacariens ;

L’allergie au lait doit être dépistée très tôt

(vomissements, diarrhées, coliques) et les manifestations buccales (prurit, œdème labial…). Les allergènes alimentaires étant le plus souvent sensibles à la chaleur, les allergies disparaissent lorsque l’aliment est consommé cuit. La réaction allergique peut parfois aller jusqu’au choc anaphylactique. L’allergie alimentaire est à distinguer de l’intolérance qui peut être consécutive à un mécanisme toxique dû à l’aliment lui-même ou à un contaminant.

mois révolus. L’introduction des aliments les plus allergéniques (poissons, crustacés, œufs, fruits exotique, arachide…) devra être repoussée au-delà de l’âge de 1 an. Conseil : bien lire les étiquettes Le régime sans protéines du lait de vache exclu non seulement le lait et les produits laitiers, mais aussi tous les produits dont la liste des ingrédients comprend la mention : lait, protéines du lait, lactoprotéine, protéine du lactosérum, caséine, caséinates, lactalbumine, lactose, protéines animales, margarine, crème, beurre, bas-beurre, fromages.

L’allergie aux protéines de lait de vache L’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) est une L’évolution de l’allergie allergie fréquente qui Les différentes manifestouche de 1 à 2 % des des enfants tations de l’allergie surnourrissons (220 000 de moins de 15 ans viennent généralement nourrissons). Elle disseraient concernés dans l’ordre suivant : paraît spontanément par l’allergie • allergie alimentaire ; dans 50 % des cas avant alimentaire • dermatite (ou eczéma) l’âge de 1 an et dans la atopique chez le nourrisson ; majorité des cas avant l’âge de 3 ans. • rhinite allergique chez les enLe traitement consiste à élimifants scolarisés ; ner complètement le lait • asthme et « bronchites de vache et ses dérivés. sifflantes ». Les nourrissons allerLa rhinite giques reçoivent des est l’allergène le plus allergique formules de lait bien souvent rencontré, particulières dans lesDe 20 à 30 % des 34 % des cas, quelles les protéines Français sont touchés suivi par l’arachide sont hydrolysées. La par la rhinite allergique. 25 % diversification alimentaire Les premiers symptômes devra se faire après l’âge de 6 apparaissent généralement

6à8%

L’œuf

• le sommier, sauf s’il est en lattes ou en métal, doit être entouré d’un plastique ; • toute la literie doit être lavée deux fois par mois, à 60 °C si possible ; • la chambre doit être aérée et nettoyée régulièrement ; • sur le sol, éviter les descentes de lit et les moquettes ; • éviter les animaux domestiques, en particulier les chats.

r à note s aux pollen ie rg e ll a e n U ne ssociée à u peut être a ntaire, par me en allergie ali rgie au poll e ll a le p m exe à la et allergie de bouleau ). rue pomme (c

pour diminuer l’exposition aux pollens : > Dans votre jardin, diversifiez les plantations, en évitant les espèces les plus allergisantes (cyprès, thuyas, bouleaux) ; > évitez de tondre vous-même le gazon pendant la saison pollinique ; > jardinez de préférence avec des lunettes et un masque de protection ; > évitez toute entrée d’air dans la voiture lors de vos déplacements.

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NUTRITION & HYGIÈNE DE VIE on i t n e t t a taminiques is h ti n a s in Certa sceptibles H1 sont su une d’entraîner . Si vous devez e somnolenc véhicule, ne n u ie conduire la posolog s a p z e s s a dép luez dée et éva recomman ce. Cette n votre vigila est accentuée e c n le s somno de boisson e s ri p la r a p . alcoolisées Un rhume qui revient à chaque printemps

pendant l’enfance ou au début de l’âge adulte. Ils sont caractéristiques : un écoulement nasal clair, une sensation de nez bouché, des éternuements à répétition, des démangeaisons et des picotements du nez. Ils sont souvent accompagnés d’irritations des deux yeux (larmoiements, rougeurs). Ces symptômes sont soulagés par des médicaments antiallergiques (antihis-

taminiques H1) que votre pharmacien pourra vous conseiller. Les deux formes de rhinite allergique On distingue : • la rhinite saisonnière ou rhume des foins déclenchée chaque année à la même saison, lorsque la concentration des pollens dans l’air augmente ;

• la rhinite non saisonnière, chronique ou permanente est due le plus souvent à des allergènes domestiques comme les acariens, les poils d’animaux…

Sites utiles www.asthme-allergies.org www.allergienet.com

Principaux pollens allergisants Tous les pollens ne sont pas allergisants. Pour l’être, ils doivent contenir des substances particulières qui sont immunologiquement réactives pour des sujets sensibles. Ils doivent de plus, arriver au contact des muqueuses respiratoires. En conséquence, seuls les pollens transportés par le vent (pollinisation anémophile) sont allergisants.

Quelques exemples de pollens allergisants *: ARBRES Bouleau Cyprès

Potentiel allergisant 5 5

Aulne Chêne Frêne Charme Noisetier Olivier Platane Saule Tilleul HERBACÉES Ambroisie Graminées Armoise Pariétaire Plantain

4 4 4 3 3 3 3 3 3 Potentiel allergisant 5 5 4 4 3

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Evaluation du risque allergique début mars 2010 Risque allergique élevé dans la région PACA Risque faible dans la région sud-Ouest Risque allergique faible dans le Sud-Ouest et en Corse Risque allergique moyen dans le Languedoc et la région PACA Risque allergique faible sur la majorité du territoire français -

Potentiel allergisant : 0 = nul ; 5 = très fort *Données disponibles sur le site du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (R.N.S.A.) http://www.pollens.fr


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chats Chiens, chats, contraception : mode d’emploi chiens >

VÉTÉRINAIRE

PAR CATHERINE FABER

Choisir une contraception pour votre chienne ou votre chatte permet d’éviter les portées non désirées et les inconvénients des chaleurs, mais aussi, lorsque la méthode est définitive (stérilisation), de la protéger contre certaines maladies de l’appareil génital.

L

e cycle sexuel des chiennes et des chattes diffère. Les premières ont normalement des cycles réguliers, survenant deux fois par an, alors que chez les chattes, s’ils se succèdent en général toutes les trois semaines, leur durée et leur fréquence varient selon l’animal. En revanche, l’âge d’apparition des premières chaleurs est assez similaire : entre 8 et 15 mois pour les chiennes et 6 et 12 mois pour les chattes. Les chaleurs s’accompagnent de comportements qui peuvent être gênants comme les chevauchements sur les jambes des humains, l’agressivité ou encore les fugues.

tomie). Le choix de l’une ou l’autre de ces deux opérations revient au vétérinaire. Il faut savoir que, depuis 1999, la stérilisation est une obligation pour les chiens classés dans la première catégorie des chiens dangereux (pitbull, types américain staffordshire terrier, mastiff et tosa).

Des idées reçues

Plusieurs idées reçues circulent sur la pratique et les conséquences du contrôle de la reproduction de la chienne et de la chatte. Ainsi, s’il est préférable de laisser apparaître les premières chaleurs avant de débuter une contracepLe choix • augmentation de la durée tion ou de stériliser les femelles, il du vétérinaire des chaleurs (chienne) est inutile d’attendre qu’elles • réduction de la durée du repos sexuel aient eu une première portée. Les chaleurs peuvent être préve(chienne) De même, contrairement à ce que nues ou supprimées par une pensent certains propriétaires, la contraception hormonale admi• pertes vaginales à la fin des chaleurs stérilisation n’est pas nocive pour nistrable sous la forme de compri(chienne et chatte) la santé de leur animal. Mieux, elle més ou en injections pratiquées • soif importante (chienne) augmente leur espérance de vie et tous les 5 à 6 mois. Cette méthode prévient certaines maladies, comme les contraceptive est habituellement • gonflement abdominal tumeurs mammaires et les infections et conseillée aux maîtres qui souhaitent que (chatte) les tumeurs de l’utérus. Enfin, les animaux leur animal ait un jour des petits. Quoi qu’il sous contraception hormonale ou stérilisés ont en soit, elle ne doit pas être utilisée systématitendance à grossir. Ils doivent donc avoir une alimentaquement lors de tous les cycles en raison des risques d’intion adaptée. fections de l’utérus. La stérilisation est une intervention chirurgicale qui consiste à Sources : – Chez la chienne, une ovario-hystérectomie est-elle requise lors de stérilisation ? enlever les ovaires de l’animal. Cette opération appelée ovaPoint Vétérinaire - n° 298 du 1er septembre 2009. riectomie est pratiquée sous anesthésie générale par un vétéri– Florence Desachy. Conseil vétérinaire à l'officine pour les animaux de compagnie. naire. Éditions Groupe Liaisons SA, 2007. – Brochure « Vivre avec un animal de compagnie ». http://agriculture.gouv.fr Elle peut être associée à l’ablation de l’utérus (ovario-hystérec-

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En cas de digestion difficile

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Avant ou après les repas

VISUEL PHCGBOZ

Digérez bien Médicament. Lire attentivement la notice. Si les symptomes persistent, consultez votre médecin. L’utilisation de ce médicament est déconseillée pendant la grossesse. En raison de la présence de saccharose, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas d’intolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose, ou de déficit en sucrase-isomaltase (maladies métaboliques rares). Ce médicament contient 118,6 mg de sodium par comprimé : en tenir compte chez les personnes suivant un régime pauvre en sel, strict. Un avis médical est nécessaire en cas d'utilisation prolongée, un phénomène de rebond peut s'observer à l'arrêt du traitement.

Demandez conseil à votre pharmacien.

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