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LA LETTRE

des élu-es de la majorité de Gauche au Conseil Départemental du Finistère

< Numéro 43 > troisième trimestre 2016

Le chiffre

Edito du groupe Depuis 18 mois, la droite départementale ne cesse d’annoncer le déclin du Finistère. Le discours est centré sur les peurs. Peur de la France pour la Bretagne, de l’est de la Bretagne pour notre département, de Brest pour les autres communes. Pour parler d’un territoire ils en font systématiquement un tableau noir, rien n’est jamais mis en valeur, jamais les réussites ne sont exposées. Mois après mois, ils ont un discours de perdants qui affaiblit le Finistère. Nous avons surtout une conception opposée de notre rôle d’élu.e. Pour nous, la vie politique n’est pas une tribune permanente où les effets de manche l’emportent sur le travail de fond.

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C’est le petit nombre de secondes de trajet supplémentaires liées à la mise à 90 km/h d’une courte portion de la route départementale reliant Quimper à Douarnenez. La droite locale et notamment Didier Guillon ont dénoncé dans la presse une « injustice » (sic). Tristes et irresponsables propos d’un candidat à la Législative qui devrait pourtant savoir que 30 % des accidents sont liés une vitesse excessive.

Nous connaissons les difficultés qui touchent nos concitoyen.nes. Nous approchons ces réalités chaque jour sur le terrain. Nous agissons au quotidien. Les élu.e.s sont aussi là pour porter un discours d’avenir, pas naïf non, mais positif, qui peut avoir un effet d’entraînement pour les citoyens. Un discours mobilisateur. Un discours qui prend en compte les faiblesses et les fragilités mais aussi les forces et les atouts d’un territoire.

L’image Belvédère du pont de Térénez

Il faut donc combattre cette vision pessimiste portée par la droite. Elle ne correspond pas à la réalité. Elle s’insinue par contre dans l’esprit des citoyens. La droite joue un jeu pervers. S’ils prétendent vouloir conquérir le pouvoir, ils s’y emploient en caressant dans le sens du poil le pessimisme ambiant. Bref, ils en rajoutent, noircissent tant et plus le tableau, comme si c’était le plus sûr moyen de gagner les élections. C’est un cercle vicieux. C’est une attitude irresponsable et dangereuse. Nous sommes la seule collectivité à attribuer les allocations individuelles de solidarité. Nous sommes mobilisés pour obtenir des moyens nationaux supplémentaires pour faire face à l’augmentation des besoins de solidarité : vieillissement, précarité, handicap. Nous sommes également le garant de la solidarité territoriale. Nous nous battons et portons la voix du Finistère, pour le Finistère et son développement équilibré et solidaire.

En début octobre, Nathalie Sarrabezolles et de nombreux élu.e.s départementaux et locaux inauguraient les deux belvédères du pont de Térénez.

Loin des jeux de rôle politiciens dans lesquels s’enferme l’opposition départementale, voilà les vrais combats que nous devons tous mener collectivement.

Ces ouvrages, raccordés à des boucles de randonnées et au GR34 vont permettre la mise en valeur de ce site incroyable.

Les élu.e.s du groupe Finistère et Solidaires

Ils symbolisent surtout l’achèvement d’un long projet en faveur de l’accessibilité de ce territoire.

Retrouvez toute notre actualité sur notre site :

www.finistereetsolidaires.fr


Lecture publique : priorité maintenue pour le Département Le 10 octobre dernier les travaux de rénovation de l’antenne Quimpéroise de la bibliothèque départementale du Finistère s’achevaient par une inauguration en présence d’Anne Maréchal, déléguée à la culture.

Quimper à Ste-Sève, de Plonévez-du-Faou à St-Divy. Cette présence dans les zones rurales du Finistère traduit la volonté du Département d’être présent là où les communes ont parfois moins de moyens pour offrir un service de lecture publique de qualité.

Notre majorité a toujours affiché son ambition en faveur de l’éducation et de la culture dont la lecture publique est une composante forte.

La BDF : la bibliothèque au service des bibliothèques.

Aujourd’hui, le Finistère est maillé de 4 bibliothèques départementales, de

Même si la bibliothèque départementale est accessible à tous, elle est en premier lieu au service des communes et des lieux de lecture publique. En quelques mots, ses principales missions : • L’ingénierie et le conseil aux communes et intercommunalités dans la construction, l’aménagement, le fonctionnement des bibliothèques , •

Le prêt de documents (livres, CD, DVD) aux 250 bibliothèques

C

La professionnalisation des équipes des bibliothèques, bénévoles et salariés, à partir de programmes de stages, de journées de rencontres...

La langue bretonne est constitutive de notre culture bretonne. Le Finistère compte le plus grand nombre de locuteurs en breton, la vie associative est forte, les filières bilingues sont en développement.

Malgré les contraintes budgétaires actuelles, maintenir les politiques de lecture publique est une nécessité. Ces politiques permettent l’accès à tous à la lecture, à toutes sortes de lectures, mais aussi à outiller les citoyens, les aider à se construire, à développer un esprit critique en mettant à disposition des livres qui, d’une manière ou d’une autre, tendent au développement et à l’enrichissement de la vie personnelle. La lecture est un outil d’émancipation, une arme contre le repli sur soi.

Depuis plusieurs mois, nous assistons de la part d’une partie de la droite française au concours de celui qui aura la position la plus extrême concernant l’accueil des réfugiés, des hommes, des femmes mais aussi des enfants. En Finistère, l’Alliance dénonce régulièrement la mise en œuvre de la loi qui serait selon les termes d’un élu de l’Alliance, « un aspirateur à immigrés »... Ce que dit la loi La loi du 5 mars 2007 sur la protection de l’enfance, renforcée par la loi du 14 mars 2016, nous charge ainsi de « prévenir les difficultés que peuvent rencontrer les mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille ». L’accueil des mineurs non accompagnés rentre dans ce cadre, quelle que soit leur nationalité.

Notre majorité s’applique à mettre en œuvre un accompagnement le plus complet possible pour ces mineurs privés de familles, parfois en grande difficulté. C’est une obligation légale autant qu’une nécessité morale.

Le Conseil départemental a mis en place une procédure de prise en charge et d’évaluation des jeunes avant la décision du Parquet. Car c’est la justice qui juge de la minorité de chaque jeune. Aujourd’hui, près de 150 jeunes reconnus mineurs sont accueillis en structures dédiées ou en famille d’accueil et accompagnés dans leurs besoins : santé, scolarisation, aide administrative... La loi demande une répartition équitable de l’accueil des jeunes non accompagnés. Nous avons rejoint cette

Le Département souhaite donc accompagner cette dynamique en renforçant les actions déjà menées par notre collectivité depuis de nombreuses années. Le schéma linguistique est le fruit d’une longue démarche qui a rassemblé près de 80 acteurs et partenaires du milieu bretonnant lors des 25 réunions de travail. Autour des deux piliers : la transmission de la langue et des actions pour faire vivre la langue au quotidien, des projets concrets seront déployés pour mettre en œuvre le schéma. Ainsi, le Département interviendra directement en mobilisant des moyens en faveur du bilinguisme précoce (actions de sensibilisation dans les structures d’accueil de la petite enfance) ou encore en renforçant son effort auprès des réseaux régionaux de l’enseignement bilingue. Objectif : doubler le taux d’élèves scolarisés dans les filières bilingues - dans les 6 prochaines années.

C’est pourquoi la parité graphique sera généralisée à toute la signalétique routière départementale. Plus encore, les aides départementales aux collectivités lors de projets d’équipements sportifs, culturels ou de bâtiments publics ne seront versées qu’en cas de prise en compte de la signalétique bilingue.

L’action de notre majorité départementale

Quelles procédures d’accueil ?

’était un engagement de notre majorité : renforcer l’action du Conseil départemental en faveur de la langue bretonne. C’est chose faite aujourd’hui avec le vote en Séance plénière du 20 octobre du Schéma linguistique breton. De la démarche d’évaluation de nos dispositifs, menée par Fanch Broudic, au travail collaboratif avec les acteurs du domaine, près de 2 ans ont été nécessaires.

Favoriser l’usage du breton passe également par une prise de conscience au niveau des collectivités de s’engager en ce sens. Les territoires doivent donc être des acteurs du bilinguisme.

L’accueil des mineurs non accompagnés

Ce que dit la droite

ZO

municipales et intercommunales, centre de documentation des collèges, établissements de la petite enfance.

E T S O P

RI

R U S Agir en faveur de la langue bretonne OM

Le Département s’engage également à être signataire de la Charte Ya d’Ar Brezhoneg et à mettre en œuvre son cahier d’actions. démarche et fait le choix de la solidarité, à contrario de plusieurs départements gérés par la droite (prise en charge à minima comme dans la Manche...). Lors de la Séance plénière d’octobre nous avons décidé de la création de 60 places supplémentaires afin d’assurer la l’accueil et répondre aux besoins croissants. Si nous pensons cette solidarité comme indispensable, il est nécessaire d’engager le dialogue avec l’État sur la nécessité de nous accompagner financièrement afin de pérenniser ce dispositif, le Département étant durement impacté par la baisse des dotations.

Enfin, l’usage du breton dans la culture, les médias sera renforcé et un portail web à destination des bretonnants créé. Autant d’outils pour faire vivre la langue au quotidien et favoriser sa transmission.

« Engagé dans le soutien à la langue bretonne depuis longtemps, le Département du Finistère a souhaité renforcé ses actions en faveur de la langue bretonne. Les contributions des acteurs de la langue bretonne pour bâtir un schéma dynamique et ambitieux au service de la langue sur le territoire, ont constitué le fil rouge de ces travaux Il s’agit de mettre en œuvre une politique qui permette la transmission à tous les âges de la vie d’une part et qui valorise l’usage du breton dans la vie quotidienne d’autre part. L’objectif est bien de faire du breton une langue vivante, une langue de tous les jours qui ne soit pas cantonnée à l’enseignement et qui permette le développement du nombre de locuteurs. Ce travail collaboratif d’une année aboutit aujourd’hui à ce schéma. Il nous reste maintenant à le faire vivre avec nos partenaires sur le territoire. » Solange Creignou, vice-présidente et déléguée à la langue bretonne


Les Elus du Groupe

Joëlle HUON

Bernadette ABIVEN

(Plouigneau)

(Brest 1)

Isabelle ASSIH

Armelle Huruguen

(Quimper 2)

BONNARD LE FLOC’H (Brest 5)

Solange CREIGNOU

Didier LE GAC

(Saint-Renan)

(Concarneau)

Marie GUEYE

Muriel LE GAC

(Brest 2)

(Quimper 2)

(Moëlan-sur-Mer)

En Bref 1er « Rallye pour l’emploi » en Cornouaille Les 11-12 & 13 octobre derniers ACTIFE en Cornouaille et la Fédération des Crepi (Clubs régionaux d’entreprises partenaires de l’insertion) organisaient le 1er Rallye pour l’emploi en Cornouaille. Isabelle Assih lançait la dernière journée de ce « rallye » au Département en présence d’une cinquantaine de demandeurs d’emploi et d’une trentaine d’entreprises mobilisées.

Hosny TRABELSI (Brest 5)

(Pont-de-Buis)

(Quimper 1)

Jacques FRANÇOIS

(Guipavas)

Françoise PÉRON

Stéphane LE BOURDON

(Morlaix)

SARRABEZOLLES

Jean-Marc TANGUY

(Saint-Renan)

(Brest 3)

Nathalie

(Pont-de-Buis)

Elyane PALLIER

Marc LABBEY

(Brest 3)

(Brest 2)

Roger MELLOUËT

(Moëlan-sur-Mer)

Florence CANN

Réza SALAMI

(Quimperlé)

Claude JAFFRÉ

Frédérique

(Brest 1)

(Plouigneau)

Anne MARÉCHAL

(Quimper 1)

Franck RESPRIGET

Georges LOSTANLEN

Stéphane PÉRON

Jean-Paul VERMOT

(Guipavas)

(Morlaix)

Michaël QUERNEZ

(Quimperlé)

Nicole ZIEGLER

(Concarneau)

Inauguration du collège de Briec Le 17 octobre dernier, Nathalie Sarrabezolles, accompagnée de Franck Respriget, a inauguré les nouveaux locaux du collège de Briec. 10,4 millions d’euros ont été investis pour rénover la demi pension et réaliser une extension du collège nécessaire pour améliorer l’accueil des collégiens de ce territoire. Un projet qui illustre notre volonté d’offrir aux 25 200 collégiens des collèges publics les bonnes conditions d’apprentissage.

Objectif : que soit créé un Crepi en Finistère pour renforcer l’offre en insertion portée par les entreprises.

Agenda •

3 novembre : réunion de travail des Pays autour du Plan départemental d’insertion

4 novembre : inauguration du Centre d’exploitation des routes et des espaces de permanences du Centre de l’action sociale de Huelgoat

7 novembre : Commission permanente

Contactez-nous Par mail : contact@finistereetsolidaires.fr Par téléphone : 02 98 76 60 32 Par courrier : 32 boulevard Dupleix - 29196 Quimper Cedex

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