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DOSSIER DE PRESSE

Christine Lemaire

À contretemps GÉRER MOINS, VIVRE MIEUX

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À propos des publics concernés : Pour les femmes : Peu de femmes écrivent sur la gestion du temps. La réalité des femmes modernes n’y est donc jamais vraiment abordée, sauf quand il s’agit de prétendre que les ­techniques décrites peuvent s’appliquer aussi à la vie privée et domestique. Bien qu’il ne leur soit pas adressé de façon spécifique, je pense que mon essai, partant d’une expérience de femme tiraillée entre sa vie professionnelle et sa vie privée, pourra toucher les femmes d’une façon particulière.

Pour les personnes à la retraite : Il n’est plus à démontrer que la population du Québec vieillit et que de plus en plus de gens seront à la retraite dans les prochaines années. On dit souvent que ces personnes rencontrent de multiples difficultés en commençant cette nouvelle période de leur vie. Elles perdent leurs repères, ce qui les rend vulnérables à la dépression. Et elles manquent encore de temps ! Je suis certaine que les idées présentées dans mon manuscrit pourront aider ces personnes à s’inventer ou à valoriser d’autres façons de vivre le temps, beaucoup plus fidèles à leur nouvelle réalité.

Pour les travailleurs et travailleuses autonomes :

On peut penser que la volonté de devenir travailleur ou travailleuse autonome tient beaucoup à un désir de vivre un travail gratifiant autrement que dans le cadre rigide du 9 h à 5 h. Cependant, malgré tous les critères de gestion du temps provenant d’un milieu organisationnel extrêmement structuré, il est difficile d’ajuster notre rythme à ce qui nous convient vraiment. Dans ce cas aussi, les idées de cet essai pourront amorcer des réflexions pertinentes.

Pour les parents à la maison :

Dans le documentaire de Marie-Pierre Duval intitulé Bébé ou CV ? (Productions Virage, 2009), les femmes interviewées affirment toutes avoir abordé le travail très particulier de mère à la maison, avec les connaissances qu’elles avaient acquises en entreprise. Je raconte dès l’avant-propos ce réflexe qui consiste à gérer la famille comme une entreprise… Pour en découvrir peu à peu les limites. Cet essai est avant tout le résultat de ce contraste énorme entre le temps vécu dans l’organisation et le temps de la maison, le temps privé et le temps domestique.

Blogue de l’auteure : http://christinelemaire.com

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communiqué Po ur diffusion im m éd ia te

e n l ib ra irie l e 23 s e p t e m b re 20 1 1

Gérer moins, vivre mieux: é l a r G i r l’ e x p é r i e n c e h u m a i n e À contretemps Gérer moins, vivre mieux

Montréal, le 2 septembre 2011 Ce livre — qui part d’une expérience de vie et qui a valeur de témoignage — propose une réflexion originale sur le concept de « gestion » du temps tel qu’il est présenté en Occident depuis une trentaine d’années. Afin d’être efficace en toute chose et dans tous les domaines de ma vie, j’ai mis en pratique bien des méthodes de gestion du temps, sans toutefois parvenir à atteindre la sérénité qu’elles promettaient. J’en suis arrivée à me demander si cette volonté de gérer mon temps ne me tenait pas éloignée de la vie elle-même... En effet, appartenant au système de valeurs du monde des affaires, ces méthodes de gestion du temps privilégient certains types d’actions au détriment d’autres, transformant tout notre rapport au temps, à nous-mêmes, aux autres et à l’environnement. Cette perception du temps comme une ressource à exploiter au maximum ne serait-elle pas la cause principale de notre angoisse, de cette sensation perpétuelle de manque de temps, de cette course sans trève contre la montre ? Notre manière actuelle de vivre le temps ne serait-elle pas le premier obstacle à l’avènement d’un monde plus sain, plus paisible et plus respectueux de la nature ? À trop vouloir gérer le temps, nous avons peut-être, peu à peu, oublié de vivre.

Fides est sur Twitter twitter.com/EditionsFides

Auteure et conférencière, Christine Lemaire a une maîtrise en histoire et un baccalauréat en administration des affaires ; elle a travaillé plusieurs années dans les domaines de la vente et du marketing. Elle est mère de deux enfants.

Stéphane Najman • www.photoman.ca

26,95 $ • 312 pages 

— 30 —

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pour toute information :

www.editionsfides.com

Marie-Claude Bressan, attachée de presse Tél.: (514) 745-4290, poste 365 Courriel : marie-claude.bressan@fides.qc.ca

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GÉRER MOINS, VIVRE MIEUX

Ce livre — qui part d’une expérience de vie et qui a valeur de témoignage — propose une réflexion originale sur le concept de « gestion » du temps tel qu’il est présenté en Occident depuis une trentaine d’années. Afin d’être efficace en toute chose et dans tous les domaines de ma vie, j’ai mis en pratique bien des méthodes de gestion du temps, sans toutefois parvenir à atteindre la sérénité qu’elles promettaient. J’en suis arrivée à me demander si cette volonté de gérer mon temps ne me tenait pas éloignée de la vie elle-même... En effet, appartenant au système de valeurs du monde des affaires, ces méthodes de gestion du temps privilégient certains types d’actions au détriment d’autres, transformant tout notre rapport au temps, à nous-mêmes, aux autres et à l’environnement. Cette perception du temps comme une ressource à exploiter au maximum ne serait-elle pas la cause principale de notre angoisse, de cette sensation perpétuelle de manque de temps, de cette course sans trève contre la montre ? Notre manière actuelle de vivre le temps ne serait-elle pas le premier obstacle à l’avènement d’un monde plus sain, plus paisible et plus respectueux de la nature ? À trop vouloir gérer le temps, nous

Stéphane Najman • www.photoman.ca

avons peut-être, peu à peu, oublié de vivre.

À contretemps

À contretemps

CH RISTI N E LEMAI RE

Quatrième de couverture

Auteure et conférencière, Christine Lemaire a une maîtrise en histoire et un baccalauréat en administration des affaires ; elle a travaillé plusieurs années dans les domaines de la vente et du marketing. Elle est mère de deux enfants.

isbn 978-2-7621-3107-9

F

26,95 $

A contretemps-couv-final.inddÀ 1contretemps.

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À


À propos de l’auteure Notes biographiques

CHRISTINE LEMAIRE détient une maîtrise en histoire de l’Université de Montréal (1990). Son mémoire s’intitule : Les femmes à l’Université de Montréal vues à travers un journal étudiant Le Quartier Latin (1927-1945). En 1989, elle obtient un baccalauréat en Marketing à l’école des Hautes Études Commerciales de Montréal. Elle y arrive dans le peloton de tête et, de ce fait, obtient quelques bourses d’excellence ainsi que le titre, très prisé, d’étudiante de l’année. Elle a travaillé au sein d’entreprises québécoises prestigieuses : Imprimeries Transcontinental,

Imprimeries Québecor et Provigo. Elle a pu toucher à plusieurs

domaines du marketing : ventes, développement de nouveaux produits, mise en marché. Elle connaît bien le climat d’urgence et de pression continuelle. Elle se sert abondamment de cette expérience dans ce livre. Dans le cadre de son travail en mise en marché, elle a eu à donner des séances de formation sur la gestion par catégories à plusieurs employés de l’entreprise. Enfin, son adhésion au groupe L’autre Parole lui a permis de faire quelques interventions à la radio ainsi qu’à la télévision. Elle a pu donner des conférences et animer des ateliers de réflexion.

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Mot de l’auteure

Cet essai est avant tout une entreprise de déculpabilisation personnelle, qui s’est peu à peu transformée en une réflexion sur notre manière moderne de vivre le temps. J’ai mis en pratique bien des méthodes de gestion du temps sans jamais atteindre la sérénité qu’elles me promettaient. J’en suis venue à me demander si c’était moi le problème ou si ce n’était pas plutôt les auteurs de ces méthodes… Je suis donc partie à la recherche des origines des techniques de gestion du temps et me suis rendu compte : • qu’elles orientent notre façon de vivre le temps • qu’elles s’appuient sur un système de valeurs néo-libérales En conséquence, nous devons tous les jours nous conformer à un système temporel qui peut réduire dramatiquement notre richesse humaine. J’ai découvert six façons de voir et de vivre le temps et que j’ai nommées : • Le temps panoramique • Le temps en spirale • Le temps écosystème • Le temps maillon • Le temps mosaïque • Le temps à double fond.

Ces temps multiples existent depuis toujours; je vise à les présenter de façon moderne et concrète. Notre perception d’un temps exclusivement linéaire est la cause principale de notre angoisse devant sa précarité. Cette sensation qu’il manque toujours, qu’il se rétrécit, qu’il nous est compté.

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Notre manière actuelle de vivre le temps est le premier obstacle à l’avènement d’un monde plus sain, plus paisible et plus respectueux de la Nature. Deux conceptions du temps se superposent : •Le temps long de l’Histoire •Le temps toujours plus court, toujours plus urgent, du monde des affaires. Le but de cet essai n’est pas de démolir les méthodes de gestion du temps. J’utilise encore ces techniques quand il s’agit d’accomplir des tâches. Je veux plutôt montrer que : • la gestion du temps a envahi notre quotidien. • La gestion de temps appliquée à tous les domaines de notre vie ne garantie pas le bonheur. Je propose : • d’élargir la perspective et remettre la gestion du temps à sa juste place dans un éventail beaucoup plus riche de manières de vivre le temps. • de montrer qu’à trop gérer le temps, nous avons peu à peu oublié de le vivre.

Un regard différent

Un livre déculpabilisant Quand nous achetons un livre sur la gestion du temps, c’est généralement parce que nous nous sentons à l’étroit dans le nôtre… Souvent, notre premier réflexe est de nous en culpabiliser. Bien sûr, nous savons que notre société et notre époque ont fait du manque de temps un malaise chronique. Mais nous voyons autour de nous des gens qui semblent tout à fait bien s’en sortir. Alors, que faisons-nous de travers? Si seulement nous faisions preuve d’un peu plus de discipline et de volonté… Bref, nous nous sentons inadéquats.

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En fait, notre situation face au temps est bien plus complexe que ce qui nous en est présenté dans les ouvrages sur sa gestion. Et le fait de sortir notre cravache pour nous en asséner un coup supplémentaire a ses limites; nous savons aujourd’hui que cela peut même nous mener à l’autodestruction. Dans ce livre, je veux démontrer que, si nous sommes responsables de notre temps, nous sommes aussi conditionnés par le système de valeurs de la société dans laquelle nous vivons. Ce système est solide et très cohérent. Ainsi, vivre «à contretemps», c’est bien souvent vivre à contre-courant d’un système idéologique bien établi. D’où l’ampleur du défi!

Concret … Cet essai s’adresse au commun des mortels qui lutte au quotidien contre sa montre. Les concepts que j’aborde sortent de l’ordinaire et remettent en question des idées acquises, des «paradigmes» jamais remis en question. Pour les expliquer, j’adopte un style très personnel et concret. Afin d’appuyer mes affirmations, je donne toujours beaucoup d’exemples. … avec quelques accents poétiques! Pour aborder les notions de temps et de gestion du temps, le langage de la gestion des affaires est le plus employé. Mais, comme je voulais aller en amont de la gestion, comme je voulais ouvrir d’autres perspectives, j’ai pu adopter un autre langage, souvent plus poétique que celui auquel nous sommes habitués dans ce genre de livre.

Un partage J’ai bien pris soin, en écrivant cet essai, de ne pas me présenter en gourou de la gestion du temps. Je n’ai pas la science infuse et les erreurs que je raconte sont, la plupart du temps, les miennes. Je n’ai pas de méthode infaillible à vendre. Je veux simplement partager ma réflexion. De fait, les statistiques accablantes au sujet du taux d’accroissement des maladies professionnelles, l’engouement pour les pèlerinages et

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les séjours dans les ashrams (pour ne nommer que ces deux exemples), m’indiquent que je ne suis pas la seule à chercher d’autres manières de vivre le temps.

Analyse du marché

Regroupement québécois pour la Simplicité Volontaire Au mois d’avril 2008, j’ai présenté deux ateliers sur les sujets de mon livre. Le premier, intitulé Et si le temps était généreux?, était la présentation de la deuxième partie de ce manuscrit. Le deuxième, intitulé Le temps écosystème. Réflexion sur la surchauffe de nos agendas, allait plus en profondeur sur ce temps écosystème élaboré dans les chapitres 5 et 8. La réaction a été extrêmement positive. J’ai par la suite écrit un texte sur le même sujet dans le numéro de la revue Simpli-Cité portant sur ce colloque (« Élargir la perspective », Simpli-Cité, vol 9, no 2, été 2008, p. 46). Cet article a été repris dans : GARIÉPY, Diane. Nous, de la simplicité volontaire, Montréal, Éd. Écosociété, 2011.

Université de Montréal En octobre 2010, dans le cadre d’un cours de théologie intitulé Éthique théologique donné au premier cycle par Denise Couture (professeure titulaire au département de Théologie de l’Université de Montréal), j’ai été invitée à présenter une conférence sur le sujet de mon essai.

b) Publics cibles : Mon livre s’adresse à tous ceux et celles qui remettent en question notre façon effrénée de vivre le temps aussi bien que les valeurs de notre société néo-libérale. Les gens que la

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maladie oblige à une telle remise en question ou qui cherchent à simplement ralentir la course folle de leur vie, seront interpellés par cet essai. Voici des exemples de personnes que je souhaite rejoindre :

Les femmes : Peu de femmes écrivent sur la gestion du temps. La réalité des femmes modernes n’y est donc jamais vraiment abordée, sauf quand il s’agit de prétendre que les techniques décrites peuvent s’appliquer aussi à la vie privée et domestique. Bien qu’il ne leur soit pas adressé de façon spécifique, je pense que mon essai, partant d’une expérience de femme tiraillée entre sa vie professionnelle et sa vie privée, pourra toucher les femmes d’une façon particulière.

Personnes à la retraite : Il n’est plus à démontrer que la population du Québec vieillit et que de plus en plus de gens seront à la retraite dans les prochaines années. On dit souvent que ces personnes rencontrent de multiples difficultés en commençant cette nouvelle période de leur vie. Elles perdent leurs repères, ce qui les rend vulnérables à la dépression. Et elles manquent encore de temps! Je suis certaine que les idées présentées dans mon manuscrit pourront aider ces personnes à s’inventer ou à valoriser d’autres façons de vivre le temps, beaucoup plus fidèles à leur nouvelle réalité. Travailleurs et travailleuses autonomes : On peut penser que la volonté de devenir travailleur ou travailleuse autonome tient beaucoup à un désir de vivre un travail gratifiant autrement que dans le cadre rigide du 9 h à 5 h. Cependant, tous les critères de gestion du temps provenant d’un milieu organisationnel extrêmement structuré, il est difficile d’ajuster notre rythme à ce qui nous

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convient vraiment. Dans ce cas aussi, les idées de cet essai pourront amorcer des réflexions pertinentes.

Les parents à la maison : Dans le documentaire de Marie-Pierre Duval intitulé Bébé ou CV? (Productions Virage, 2009), les femmes interviewées affirment toutes avoir abordé le travail très particulier de mère à la maison, avec les connaissances qu’elles avaient acquises en entreprise. Je raconte dès l’avant-propos ce réflexe qui consiste à gérer la famille comme une entreprise… Pour en découvrir peu à peu les limites. Cet essai est avant tout le résultat de ce contraste énorme entre le temps vécu dans l’organisation et le temps de la maison, le temps privé et le temps domestique.

Blogue : http://christinelemaire.com

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Plan de l’essai

AVANT-PROPOS INTRODUCTION : Élargir la perspective

PREMIÈRE PARTIE : La force du courant Introduction à la première partie Chapitre 1. De l’usine à la maison

Avant la « gestion du temps » Un autre rythme de travail Gérer le temps, tout le temps Chapitre 2. Discours de la méthode

Des promesses Une méthode Deux outils Chapitre 3. De l’usine à la maison : un transfert de valeurs

Progrès et croissance illimitée Performance et compétition Rationalité et mesure Utilité et efficacité Ordre et discipline Confusion des genres Conclusion de la première partie : La fatigue du gestionnaire

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DEUXIÈME PARTIE : La route et le paysage Introduction à la deuxième partie Chapitre 4. Troubles de vision

Le focus est réducteur L’objectif souffre de presbytie L’objectif n’a pas de vision périphérique L’objectif est myope Chapitre 5. Questions d’équilibre

Le poids énorme du faire L’insoutenable légèreté de l’être Le temps spirale Le temps comme un écosystème Marcher en équilibre Chapitre 6. Quelques réhabilitations afin d’équilibrer la marche

Des travers à apprivoiser Les ennemis de la gestion du temps De la beauté d’être humain Conclusion de la deuxième partie

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TROISIÈME PARTIE : Conduire en Angleterre Introduction à la troisième partie Chapitre 7. Dégager l’essentiel

Le choix, un cadeau de la modernité Remonter à la source La mission La mission au cœur de nos pas S’inscrire dans la durée Chapitre 8. Le temps vivant

Les grandes décisions Observer Comprendre Créer Soigner Chapitre 9. Sur la route

Le corps Le domestique Le travail Les compagnons de voyage La vie citoyenne L’argent et la consommation Conclusion de la troisième partie

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CONCLUSION : En pratique Une seule méthode, la nôtre Vivre le temps, dans tous ses états ÉPILOGUE : Un pas de plus Bibliographie

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Structure de l’essai

Cet ouvrage se compose de trois parties principales, composées de trois chapitres chacune.

Partie 1 : La force du courant En passant de la vie paysanne à la vie en entreprise, nous avons considérablement changé notre façon de vivre le temps. En confiant à l’entreprise la gestion de nos heures de travail, nous lui avons remis aussi, progressivement et par souci de vivre un temps « unifié », l’ensemble de notre vie. L’entreprise a assumé la charge de notre éducation face au temps. Sous-produits des grandes théories managériales, les méthodes de gestion du temps nous ont fourni des outils et des manières de faire nous promettant de vivre le temps de la meilleure façon qui soit, c'est-à-dire de façon efficace. Jean-Jacques ServanSchreiber affirme : « … seuls peuvent profiter du temps ceux qui ont appris à l’utiliser au mieux »1. Et, à ce titre, quel meilleur professeur pourrons-nous trouver que l’organisation? Cette première partie a donc pour but de montrer d’où vient la gestion du temps en analysant (chapitre 1) dans quel contexte elle a été développée, (chapitre 2) de quelle manière et en fonction de quels besoins, ainsi que le système de valeur bien particulier sur lequel elle s’appuie (chapitre 3). Cette démarche nous amène à mieux nous rendre compte de la force du courant qui nous entraîne quand il s’agit de vivre le temps.

Partie 2 : La route et le paysage Et si le temps était beaucoup plus riche et plus complexe que cette course sans limite vers le progrès; s’il pouvait évoluer autrement que vers le sommet d’un plan incliné? S’il 1

SERVAN-SCHREIBER, Jean-Louis. Le nouvel art du temps, 2000, p. 39.

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pouvait aussi aller vers la profondeur, s’arrêter et même marquer un recul? S’il était aussi éternel, immobile et même, en de très courts instants, parfait? S’il pouvait aussi s’étendre aux autres, se fondre dans le temps des autres ou se gonfler du temps des autres? Si le chemin était quelque chose d’autre qu’une piste étroite et balisée? Et si le temps n’était pas un, mais multiple et varié, une palette de couleurs à choisir pour chaque heure de notre vie? Si tous ces temps qui ont déjà existé, existaient encore? Si nous les avions simplement oubliés ou mis de côté? Les deux premiers chapitres de cette deuxième partie vont à la recherche de ces temps perdus. Le troisième chapitre s’attarde ensuite sur quelques « défauts » spécifiquement humains, qui ne sont considérés comme des tares que parce qu’ils appartiennent à une autre manière de vivre le temps que celle de l’organisation. Tout au long de cette partie, les conséquences très concrètes que l’évincement de ces autres visions du temps provoque, tant dans nos vies personnelles que dans la vie des communautés, seront évoquées.

Partie 3 : Conduire en Angleterre Conduire en Angleterre nous oblige à la pleine conscience, en nous méfiant de nos propres biais, des réflexes de conduite que nous avons développés au cours de notre vie. Non seulement avons-nous à marcher à contre-courant mais, puisque ce courant nous habite et nous constitue, nous avons à choisir chaque jour de marcher avec un regard renouvelé dans le pays que nous avons choisi. On nous a dit qu’avec un peu d’efficacité, nous pourrions tout faire, que nous n’aurions pas (ou très peu) besoin de choisir. Mais dans les faits, le choix s’impose souvent, parfois conscient, parfois par défaut. Car nos journées elles, n’ont et n’auront toujours que 24 heures. Je propose le mot dégagement pour parler d’une longue démarche à accomplir afin d’arriver à faire face au foisonnement de possibles qui s’offrent à nous dans nos sociétés modernes. Dégager l’essentiel, un essentiel singulier, très réfractaire aux méthodes, voilà le sentier à dessiner, pour soi. Ce n’est pas en devenant efficaces que nous célébrerons la générosité du temps, mais en devenant épicuriens.

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Dans cette troisième partie, je m’emploie à concrétiser les implications de ces autres façons de voir et de vivre le temps, développées précédemment. Les temps panoramique, maillon, mosaïque et à double fond élargissent sensiblement notre perspective, ils complexifient un chemin que les techniques de gestion du temps s’efforcent pourtant de simplifier à l’extrême et de baliser. Nous verrons comment le temps en spirale (chapitre 7) et le temps écosystème (chapitre 8), peuvent nous aider à vivre cette nouvelle complexité de façon plus sereine. Enfin, le dernier chapitre donne des exemples très concrets de domaines de notre vie professionnelle ou personnelle, où un changement de regard provoque un changement d’attitude et donc des changements de comportements.

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DANS LES MÉDIAS

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Publié le 16 septembre 2011 à 14h26 | Mis à jour le 16 septembre 2011 à 14h26

Vous courez? Ralentissez maintenant! Silvia Galipeau La Presse Le hasard fait parfois bien les choses. C'est en faisant ma recherche pour le dossier sur la conciliation famille-travail publié ici que je suis tombée sur ce titre, fort approprié: À contretemps. Gérer moins, vivre mieux, sur l'art non plus de gérer son temps, mais de bien le vivre. Une fois pour toutes. Tiens, tiens, comme ça tombe bien... L'occasion était donc trop bonne, et j'ai voulu en savoir plus. Sans surprise, l'auteure de l'ouvrage publié chez Fides, Christine Lemaire, ex-femme de Couverture du livre À contretemps. Gérer moins, vivre mieux carrière désormais auteure, s'est rendu Photo: La Presse compte, un jour, après avoir posé son fiston de quelques mois aux petites heures à la garderie, pour le récupérer à la nuit, malade comme un chien en prime (bonjour la culpabilité), que sa vie était devenue un «non-sens». «C'est absurde. J'ai fait un enfant et je vais le voir seulement deux heures dans ma journée!» Et ainsi s'est entamée sa réflexion sur le temps... Ce qui est intéressant, c'est que l'auteure aborde ici la question du temps sous l'angle de la gestion, et ce, à fort juste titre: elle est elle-même issue du monde de l'administration des affaires, et a travaillé plusieurs années en vente et marketing. Le saviez-vous? Nous avons aussi tous tendance à «gérer» ainsi notre temps. Quelle erreur, dit-elle. Car nous gérons du coup notre vie privée comme notre vie professionnelle, avec des objectifs quantifiables, des délais à respecter, des résultats escomptés. D'où l'épuisement. Et d'où la culpabilité. En effet, si nous n'y arrivons pas, sommes-nous pour autant de mauvais parents? «Quand on arrive dans tout ce qui est relationnel, être disponible pour nos enfants, les éduquer, cela devient beaucoup plus bancal, parce qu'il n'y a pas de résultats concrets! Cela nous fait perdre pied.» Pas surprenant, dit-elle, qu'il soit plus facile de gérer un après-midi au cinéma avec notre enfant que de «passer une journée» tout simplement avec lui. «On est toujours en train de faire des affaires, parce que c'est ce qu'on sait faire! déplore-t-elle. C'est pour ça qu'on est essoufflés et qu'on se sent coupables. On a une vision d'entreprise, selon laquelle on doit faire des choses, toujours plus en moins de temps!» Mais est-ce que c'est ça, la vie de famille? Évidemment... non. D'où l'importance, croit-elle, d'être présent là, maintenant, en faire moins, mais mieux, et, surtout (surtout!), valoriser autant sa vie professionnelle que personnelle, aussi improductive soit-elle. Non, ce ne sont pas là des suggestions révolutionnaires. Mais avouez qu'elles ont le mérite de remettre en perspective notre manque de temps... Sur le même thème Le fameux guide du Dr Yves Lamontagne, Être parent dans un monde de fous, aux éditions Guy Saint-Jean, revient en librairie ces jours-ci dans une nouvelle version revue et améliorée, avec, notamment, des conseils entourant les questions de la cyberintimidation, de l'internet et des réseaux sociaux. Un livre qui se veut inspirant et non directif, complice et, surtout, optimiste. À lire. À contretemps. Gérer moins, vivre mieux / Dossier de presse 25 Partager

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Entrevues avec Christine Lemaire

Entrevue avec Isabelle Maréchal http://bit.ly/AcDoZ9

Entrevue Radio-Canada - Au coeur du monde http://bit.ly/AnObJu

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À contretemps. Gérer moins, vivre mieux  

Gestion du temps, réflexion, trucs et conseils

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