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P Architecte O R T F O L

GrĂŠgoire Hennequin Ensa Marseille

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Originaire du Sud de la France, j’ai grandi dans la ville d’Aix en Provence avant de com-

mencer mes études à Marseille par une année préparatoire aux arts appliqués. J’y ai découvert les différentes disciplines liées aux arts, au design et à la communication, avant d’orienter mon choix vers l’architecture.

En 2011, j’intègre l’école nationale superieure d’architecture de Marseille, où j’obtiens ma licence en 2014. L’année suivante m’a conduite à Madrid, à la Escuela politecnica superior

du CEU San Pablo, au sein de laquelle j’ai pu developper mes compétences linguistiques (anglais et espagnol). J’ai également pu partager des expériences de travail avec des étudiants venus d’autres pays, au parcours et aux visions du métier differentes de la mienne.

Lors de mon retour à Marseille, je me suis orienté dans le département H21, ( « Habiter le monde, penser la décroissance au 21e siècle » ). J’y ai développé mes pistes de travail pour

mon TPE et PFE, validés au cours de l’année 2016. Sensible aux nouvelles problématiques

de notre siècle, je suis convaincu que la génération d’architecte à venir doit contribuer à

une transition douce vers une nouvelle pratique du projet en accord avec le contexte économique, social et écologique actuel.

Je suis avide de nouvelles expériences, de voyages et de découvertes, il me semble que le métier d’architecte est un apprentissage permanent. Car c’est une discipline universelle, liée à des facteurs sociaux, historiques et culturels, qui rassemble de nombreux savoirsfaires et corps de métier.

Sommaire : Travaux académiques : - Projet de fin d’étude......................................................................................................6 - Le Micro projet.............................................................................................................14 - Projets Madrid : Projets Urbains..................................................................................20 - Projets Madrid : « Urban Rythms »..............................................................................24 - Travaux de Licence......................................................................................................32

Travaux Théoriques : - L’habitat évolutif, une réponse aux changements des modes de vie ?.......................42 - Les installations éphémères dans l’espace public, le cas ETC à Belsunce................44

Autres Travaux ( en construction ) : - Stages..........................................................................................................................48 - Video............................................................................................................................54 - Graphisme....................................................................................................................56 - Photographie & expression plastique

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Travaux

Académiques Il s’agit là d’une sélection de certains projets et pièces graphiques réalisés dans le cadre universitaire, censés refléter les capacités d’analyse, de compréhension, de re-transcription, de dessin et parfois un positionnement personnel face à certaines problématiques.

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Projet de fin d’études

Un autre mode d’habiter le Cabot Marseille, Le Cabot, 2016

Le studio « relation & sobriété » s’appuie sur les visions de la ville proposées par Alberto Magnaghi dans Le projet local ou encore Salvador Rueda avec ses « stratégies de survie ». Cela afin de mener notre site d’étude à fonctionner à l’image d’un « village urbain » ou encore d’un « super-îlot auto-soutenable ». Dans cette optique, la ville est considérée comme un ensemble d’interactions entre les humains, fortement liés et associés à leur environnement direct et à leur territoire . L’association « Sauvons la Mathilde », qui défend la conservation du parc du même nom face à un grand projet de voirie, nous a permis de nous intéresser tout au long de l’année au cas du quartier du Cabot. Dans un premier temps, à travers un « micro-projet » (interventions minimales aux impacts maximaux) pour ensuite, penser un projet qui s’inscrit dans une logique de la ville telle qu’elle devrait être pensée au XXIe siècle. Le Cabot présente de multiples typologies : un noyau villageois qui témoigne de son histoire, des logements individuels de type pavillonnaire, ainsi que des résidences privées qui occupent une grande partie du territoire sud de la ville. Dans ce désordre urbain et suite à la mise en réseau de la ville, le Cabot est progressivement devenu dépendant du centre de Marseille et a perdu son identité. Ses limites ne sont plus identifiables et l’attractivité de son centre urbain est réduite. Les formes d’habitations et les espaces publics dénués de leurs fonctions premières, occupés par les voitures, privilégient un mode de vie individualiste. Le projet du B.U.S est un axe structurant de 8,5 km, un boulevard urbain fonctionnant à l’échelle du territoire marseillais qui a pour fonction de relier les quartiers nord avec les quartiers sud en se connectant à la L2. Il est composé de 2 x 2 voies ou de 2 x 1 voie. Cet axe structurant se veut être un projet de voirie à l’échelle de la ville tout en arborant une dimension urbaine et paysagère, ayant la capacité d’absorber les flux existants. Toutefois, en créant cette voie et en densifiant son pourtour comme le souhaite MPM (Marseille Provence Métropole), le projet risque d’inciter plus encore à l’utilisation de la voiture et de provoquer une augmentation du trafic. De nombreuses réserves foncières sur lesquelles diverses activités se sont développées sont aujourd’hui menacées. Comme les jardins de la Mathilde au Cabot.

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C’est donc dans un site en future mutation et aux multiples enjeux que j’ai choisi de porter mon intérêt et développer une stratégie de projet. Face au mode d’habiter résidentiel, individualiste, qui freine le « vivre ensemble » et génère des espaces privés inertes, peuton proposer un nouveau mode d’habiter au sein du Cabot, redonnant une dimension conviviale et frugale au quartier ? Comment produire des espaces publics et privés appropriables pour rendre l’habitant acteur et responsable au sein d’une collectivité, tout en conservant son individualité ? Complexifier, structurer et habiter La stratégie implique d’aborder le projet en créant de la complexité. Selon Alberto Magnaghi, « La définition et la délimitation de nouvelles «centralités» permet une répartition des établissements de la métropole non plus à partir de fonctions, mais en tenant compte d’identités urbaines complexes. «En biologie, la complexité mesure la capacité de conserver des ressources, leur complexité et leur diversification constituent pour un écosystème la principale garantie de son pouvoir innovant. L’écosystème qui ne conserve pas sa complexité est plus menacé par les changements contextuels. (...) Identité et mémoire sont l’autre face de la conservation et de la complexité. Autrement dit, la ville est une mémoire génotypique, dont l’identité et le pouvoir d’innovation sont garantis par la conservation de sa complexité. Cette condition met bien en évidence l’interdépendance des catégories temporelles, qualitatives et esthétiques.» Ici, c’est en apportant de la complexité à une parcelle menacée que l’on pourrait assurer sa conservation : en diversifiant les fonctions et créant du lien entre les différentes entités du site. En ouvrant une partie de la parcelle agricole mitoyenne pour établir de nouvelles connexions primordiales dans le quartier et augmenter la mobilité dans ce tissu très peu poreux. En proposant de nouveaux espaces publics appropriables et en lien avec l’environnement, tournés en partie vers le voisinage afin de susciter l’intérêt des voisins, habitants des résidences privées. En redonnant de la valeur et une visibilité à la maison de quartier. Dans un scénario idéal, on verrait ainsi une ouverture progressive des résidences, une mise en réseau des différentes entités, une appropriation et une complexification des espaces délaissés. à terme, cela pourrait redonner une porosité optimale au Cabot à travers la mobilité douce pour ainsi obtenir un « cercle de 10 minutes à pied » étendu et efficace. (schémas)

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Le programme qui découle de la stratégie propose les éléments suivants. • Une vingtaine de maisons individuelles appropriables/flexibles qui laissent la liberté à l’habitant d’exprimer son individualité mais dans un système commun. Elles sont définies par un gabarit, une hauteur à l’égout et un mur mitoyen. • Des espaces destinés à l’accueil d’associations diverses, pour dynamiser et favoriser la prise de décisions communes. • Une extension des locaux de la maison de quartier pour développer ses activités, son influence et sa visibilité. • La conservation, la mise en valeur et la création d’espaces destinés à la parcelle agricole mitoyenne, pour que la production redevienne locale ; notamment un espace de revente, et des jardins partagés. • Un espace destiné à la culture (bibliothèque), pour être un point signal dans le projet et apporter une valeur ajoutée au système. Aussi, pour revaloriser le Cabot et son identité. • Des espaces de stationnement en périphérie pour favoriser la mobilité douce au cœur du quartier.

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Ré-activer la maison de quartier pourrait, à terme, redéfinir une nouvelle centralité pour le Cabot, un point identifiable, cœur de l’activité et des décisions du quartier. La proposition vise à mettre en lien la parcelle agricole source de production, l’habitant et la maison de quartier afin de faire fonctionner le tout dans un système général. Cet espace en lisière du quartier a le potentiel d’être une véritable rotule entre différents lieux stratégiques du quartier. En effet, ce site enclavé pourrait joindre à la fois la place du Cabot (noyau villageois) avec le B.U.S, mais aussi le jardin Infossi, square de jeu à proximité de la résidence des pins.

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Le projet du BUS prévoit dans une phase 2 une voie de sortie qui amputerait les espaces maraîchers (le domaine des charmerettes) a proximité. C’est un rare lieu de production agricole en milieu urbain. Afin de conserver cette activité existante et de favoriser le développement d’une mobilité douce dans cette nouvelle centralité il faut penser à une échelle plus large un système de maillage général des flux et du stationnement en périphérie du super-ilot. Cela permettrait d’améliorer la perméabilité et les connexions autour du site, tout en favorisant l’abandon de la voiture au profit du piéton. Il apparaît que les propriétaires du domaine des Charmerettes seraient disposés à s’ouvrir vers le quartier. De plus, la conservation de l’activité des maraîchers permettrait d’occuper un partie de la parcelle par le projet (partie constructible et non cultivée, sans usages et anciennement publique). Dans ce cas, l’activité maraîchère bénéficie de moyens pour améliorer la production ainsi que des nouveaux espaces dédiés à la revente locale. Un système associatif est préconisé pour la gestion et la revente, il peut s’apparenter à une forme d’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) qui naît de l’association et de la collaboration entre producteurs et consommateurs locaux.

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L’espace appropriable pour structurer Afin de voir se développer des espaces appropriables individuellement ou collectivement, il est nécessaire de donner les outils et les moyens aux habitants. Ainsi, ils prennent possession de leurs espaces et deviennent les acteurs de la gestion de leur environnement. Cette démarche permet également de favoriser et développer les relations entre habitants et donc le « vivre ensemble ». Aux abords de la maison de quartier, en ayant cette nouvelle conscience du lieu, en lien direct avec la production locale, le projet propose des espaces associatifs destinés à l’appropriation. Démontrer que l’intérêt personnel peut aller de pair avec l’intérêt commun pourrait installer une dynamique collective locale. Ici, les espaces appropriables ne sont pas uniquement publics, il s’agit également des espaces domestiques et des espaces collectifs. Il s’agit donc de définir graphiquement un cahier des charges, explicitant ce qui peut et ne peut pas être réalisé. « Agir dans l’incertitude est une manière de se dire que la posture n’est pas celle de faire un projet autoritaire. C’est d’être dans la force de proposition ». Roger Perrinjaquet.

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Le pavillon du réemploi

pavillon du réemplo Micro Projet

Marseille, Le Cabot, 2015

Le Micro projet est une intervention minimale en terme de dépenses; matérielles, financières, énergétiques et spatiales. C’est une action écologique et réversible, mais aux impacts maximaux sur les pratiques urbaines.

Mon groupe d’étude et moi-même avons décidé de nous concentrer sur la question du déchet et sa gestion en milieu urbain pour satisfaire la problématique générale suivante : Comment au travers du micro-projet peut-on re-impliquer le citoyen dans la gestion et l’appropriation de l’espace public ? Mener le Cabot à fonctionner de manière conviviale et frugale.

L’espace public, un nouveau bien grâce aux déchets ?

nvivialité par l’espace public me bien commun Dans notre société de consommation actuelle,

t une situation de symbiose entre les intérêts de chaque individu. nos rapports aux objets et au consumérisme ont puissent se croiser, il faut donc un lieu de rencontre où la diversité des intérêts généré superficiels qui nous poussent exprimer. L’espace public peutdes jouer besoins ce rôle d’agora en étant considéré comme un te fonction est en effet rendue impossible si on considère que l’espace public : toujours à acheter et à substituer, créant ainsi un à personne (aucun intérêt ne s’exprime), cycle de consommation infini. Ce système une seule personne ou groupe de personnes (espace monopolisé).

économique générateur des modes de vie occidentaux a ace public comme un bien qui appartient à tout le monde, c’est donc laisser la ntérêts divergents deeu se un croiser et doncsur de tendre la convivialité. impact notrevers rapport aux objets, particulièrement d’un point de vue temporel. C’est ce que remarque Jean Baudrillard dans son livre le système des objets:

roprier l’espace public nsidérant le déchet

es à la gestion des «Songeons déchets ainsi qu’à la propreté définissent rapports entre que, si pendant deslessiècles, ce furent environnement. Plutôt que confier entièrement ces tâches à autrui, impliquer les les hommes dont les générations se succédèrent rtains processus de valorisation des déchets, c’est :

dans àun stable d’appropriation d’objets, qui leur survier un outil gratuit, disponible tous,décor local et réversible de l’espace, lus responsables vis-à-vis de leur environnementce (diminution du volume de déchets, d’obvaient, aujourd’hui sont les générations pace public, entretient...), jets qui se succèdent à un rythme accéléré dans s problèmes actuels qui empêchent de considérer l’espace public comme bien adation, saleté, encombrement des dispositifs de ramassage...) une même existence individuelle. Si auparavant,

c’était l’homme qui imposait son rythme aux objets, aujourd’hui ce sont les objets qui imposent leurs rythmes discontinus aux hommes, leur façon discontinue et soudaine d’être là, de se détraquer ou se substituer lesquiuns autres sans vieillir. » xpose des modes dede valorisation des déchets vont aux au-delà du simple tri sélectif

emploi des nouveaux es d’intérets

ectement aux habitants du quartier en générant : es de réemploi, Auparavant on achetait par besoin, dorénavant, on multifonctionnel (stockage des matériaux utiles à de futures créations, espace de orisation de ces matériaux, lieu de rencontre...), a le besoin d’acheter. Les objets ont donc évolué, des usages existants en les rendant plus agréables, passant x usages dans l’espace public, d’une valeur fonctionnelle à une valeur de ouvert, pouvant êtresatisfaction, complété et imitésuperficielle par les habitants (action d’appropriationqui par auget temporaire de l’espace public), mente de fait notre production en déchets. ation du sol pour sous-entendre la nécessité de l’entretenir,

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ÉNSA-M, H21, r&s / 15 décembre 2015 Thomas Saint-Laurent, Grégoire Hennequin, Nastya Sanchez

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banque LCL Tri des emballages supermarché Casino

Objectif: La convivialité par l’espace pub La convivialité est une situation de rencontre où la diversité des bien collectif. Cette fonction es • n’appartient à personne (aucu • appartient à une seule person Considérer l’espace public com croiser et donc de tendre vers

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Ce micro-projet expose des modes de valorisation des déchets qui vont au-delà du simple tri sélectif et qui profitent directement aux habitants du quartier en générant :

rayon d’utilisation perçu de 50 m autour du dispositif

• des exemples de réemploi, • un espace multifonctionnel (stockage des matériaux utiles à de futures créations, espace de travail et de valorisation de ces matériaux, lieu de rencontre...), • l’affirmation des usages existants en les rendant plus agréables, • de nouveaux usages dans l’espace public, • un dispositif ouvert, pouvant être complété et imité par les habitants (action d’appropriation par aménagement de l’espace public), • une valorisation du sol pour sous-entendre la nécessité de l’entretenir.

20mGestion des déchets mutualisée sur espace public

Gestion individuelle des déchets sur espace public

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Gestion des déchets mutualisée sur espace

LES DÉCHETS DANS LE QUARTIER DU CABOT blic comme bien commun. Gestion individuelle des déchets Lapuissent gestionse des déchets par les commerces n de symbiose entre les intérêts de chaque individu. Pour que ceux-ci croiser, il faut un lieu poubelles sortiesdonc sur trottoirs entre 19h et 9h30 s intérêts individuels peut s’exprimer. L’espace public peutLors jouer ce rôle d’agora en étant considéré comme un avons de notre enquête auprès des commerçants, nous st en effet rendue impossible si on considère que l’espaceconstaté public :qu’un seul dispositif de tri était en place sur l’ensemble du boulevard. Ce dernier a été installé il y a environ cinq années. un intérêt ne s’exprime), Il s’agit de trois conteneurs enterrés, situé sur la place du Cabot. nne ou groupe de personnes (espace monopolisé). permettent de trier le verre, les emballages et le papier. Les mme un bien qui appartient à tout le monde, c’est donc Ils laisser la possibilité à des intérêts divergents de se ordures ménagères sont récoltées à côtés dans un conteneur la convivialité. à roulettes classique. La gestion municipale des déchets est différenciée. Un service gère les ordures ménagères toutes

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Stratégie: les nuits de la semaine (entre minuit et 1h sauf le samedi) et le S’approprier l’espace public en considérant déchet. service de trilepasse lui le lundi. Les pratiques liées à la gestionLes descommerçants déchets ainsi qu’à propreté les jettent leurladéchets tousdéfinissent les soirs de la semaine rapports entre le citoyen et son environnement. Plutôt que de confier entièrement ces sauf lacpresse qui les jette le matin car souvent le conteneur est tâches à autrui, impliquer les résidents plein en dans soirée.certains processus de valorisation des déchets, c’est : Le dispositif est utilisé dans un rayon de 50m. • leur proposer un outil gratuit, disponible et réversible, d’appropriation Sur le resteàdetous, la ruelocal la gestion est individuelle et aucun conteneur de l’espace, ne permet une mutualisation des déchets. Chaque soir à partir • les rendre plus responsables vis-à-vis environnement dulàvolume de 19h de les leur commerçants sortent (diminution leur poubelles où il y’a de la de déchets, respect de l’espace place public,etentretient...), ce jusqu’à 9h30 pour les plus tardifs. Aussie, faute de • diminuer les problèmes actuels place qui empêchent de la considérer l’espace publicnecomme et de temps, plupart des commerces font pas le tri bien commun (dégradation, saleté, encombrement des dispositifs de ramassage...) alors que les employés semblent sensibilisés à cette question.

Multi services

Banque CIC

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Le dispositif succite la curiosité et l’intérêt des voisins qui l’étendent jusqu’à leurs seuils. L’espace public est entretenu et le piéton retrouve sa place. Les conteneurs de tri sélectifs initiaux ont disparu au profit du réemploi.

Temps Micro-Projet

L’idée est de créer un pavillon du réemploi qui permettrait de donner sens à l’espace public en générant des fonctions potentiellement utiles aux habitants, tel qu’un lieu pour faire du compost, stocker des objets qui ne trouvent plus d’utilité chez leur propriétaire, un comptoir pour bricoler et se rassembler, mais aussi un nouveau revêtement de sol en déchets compressés qui viendra révélé une appropriation possible des sols dégradés dans le quartier.

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Photos d’assemblages compactes en matériaux de réemploi Chantier du Pole 21, dans le cadre de l’atelier pluridisciplinaire entre architecte, ingénieurs et habitants, Barjols, octobre 2014

Ce pavillon prendra la forme d’une structure bois dont la répétition de portique dessine un espace extérieur tout en donnant un sentiment d’intimité grâce au rythme resserré des portiques. C’est grâce à ce rythme que le remplissage en petits déchets tel que ceux que l’on retrouve dans le tri sélectif que ceux-ci pourront être valorisé par une trame graphique esthétique.

Nous avons pensé notre micro-projet comme une installation ouverte, facilement reproductible par les L’idée est depouvons créer un pavillon réemploisera qui habitants. En fonction du succès de la première intervention, nous imaginer quedu le dispositif imité ailleurs dans le quartier et notamment dans des zones pavillonnaires semblables à la nôtre, activant permettrait de donner sens à l’espace public en ainsi une conscience du réemploi. générant des fonctions potentiellement utiles aux Une fois cette dernière développée, nous pouvons imaginer la création d’une ressourcerie. habitants, tel qu’un lieu pour faire du compost, Il s’agirait alors de mettre en réseau tous les points de collecte du quartier pour stocker les ressources récoltées objetsdequi ne trouvent plus d’utilité à un même endroit, afin de disposer de plus grandesstocker quantitésdes et variété matériel. Ceci permettrait alors des aménagements plus complexes et de plus grande échelle. nouveaux déchets pourraient êtrebricoler traités chez leurDe propriétaire, un comptoir pour (électroménager, gros encombrants...) et de nouvelles crées (réparation, collecte...). etactivités se rassembler, mais aussi un nouveau revêL’objectif serait de passer d’un tri-sélectif à un tri-sélectionné. Les habitants pourraient alors passer tement de sol en déchets compressés qui viendes commandes de matériaux en vue de réaliser un projet en réemploi. Nous tendrions ainsi vers une dradeviendraient révélé unesource appropriation possible des sols autogestion sur la question des déchets. Ces derniers, de lien social et une ressource dégradés dans le quartier. Ce pavillon prendra pour s’approprier l’espace public.

De plus cette structure permet l’hiver de laisser passer le soleil pour apporter de la luminosité à l’espace, tout en créant un jeu d’ombre se répercutant sur la route, comme si le pavillon débordait sur l’espace automobile. L’été, elle joue le rôle de pergola, sur laquelle la végétation pourra pousser pour créer un masque solaire offrant un coin d’ombre aménagé dans le voisinage.

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Évolution finale

la forme d’une structure bois dont la répétition 33 de portique dessine un espace extérieur tout en donnant un sentiment d’intimité grâce au rythme resserré des portiques. C’est grâce à ce rythme que le remplissage en petits déchets, tels que ceux que l’on retrouve dans le tri sélectif, que ceux-ci pourront être valorisés par une trame graphique esthétique. De plus, cette structure permet, l’hiver, de laisser passer le soleil pour apporter de la luminosité à l’espace, tout en créant un jeu d’ombre se répercutant sur la route, comme si le pavillon débordait sur l’espace automobile. L’été, elle joue le rôle de pergola, sur laquelle la végétation pourra pousser pour créer un masque solaire offrant un coin d’ombre aménagé dans le voisinage.


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MICRO PROJET

Scénarios d’évolutions

Temps 0

Temps +1

Temps +2

Temps +3

Temps +4

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Projet Madrid

Projet urbain

Madrid, Rio Manzanares, 2015 URBAN DESIGN II Phase 2. Intervention Project + Urban Details.

Gonzalo Conde Carlos Gabilondo Irene Navarro Gregoire Hennequin

Site project location and surrounding conditions The sector develop urbanistically, is located on the west of Madrid, in the district of MONCLOA - ARAVACA, on the neighborhood of CASA DE CAMPO. Bounded on the north- northeast by Manzanares River, to the south by the Madrid Rio green area and to the west by the M30 and beyond to the casa de campo green area. The structural management of the sector is based on two main parallel axes, one of them across the sector from south to north and the other one near the M30. Both of them distribute traffic between population centers, enhancing the plot and setting urban zoning. A vegetal barrier is formed on the west side isolating the residential neighborhood of the M30 noises. Urbanizing the sector to green areas and pathways for pedestrians. Thereby covering the space for the enjoyment of people, improving environmental quality, substantially reducing noise emissions and minimizing the visual impact of the traffic in M30. Parking spaces -for residents: generated underground. With the entry in side plots => surface or underground parking -for visitors: on the secondary road near M30 => around the blocks perimeter. The project channels the transformation of an old residential area into an innovative urban piece in the central urban area of Casa de Campo: The operation that arises is to create a ball joint that responding to the context conditions, contributes to the city some centrality elements (concerning the uses, but also as an image) that stimulate residential sectors which exist on the other side of the Manzanares River and ultimately enhances the area of Madrid Rio. The proposal describes the principles of urban composition, which can extract the rules of organization of public spaces, equipment and private developments. These rules have some flexibility to respond to the program settings, but also in redefining context data, which must always be considered.

OBJECTIVES and design criteria. In general, the justification for writing this particular plan materializes the need to meet the following objectives: 1. The first and foremost goal is a better distribution of the residential use, more suitable with the existing urban area. 2. The second consist on the need and convenience to the city's urban transformation which implicit in this area of over 30 hectares, located in the city center. In this sense we must overcome physical segregation which involves on one hand the M30 and on the other the Rio Manzanares. Therefore, one must facilitate urban connectivity with the following meanings: Create a coherent urban connection between the movement of the M30 and the wider public space of Madrid Rio. Connect and integrate future residential sector with existing periphery, paying special attention to the formal union and edges of the proposal.

Seconde approche du projet urbain : à Madrid, le « rio » a fait l’objet récemment d’une reconversion sur une grande partie de son étendue en ville. Aujourd’hui, un coté de la rive est un parc urbain ponctué d’équipements (stades, musée, centres commerciaux), l’autre rive est bordée par le grand parc de Casa Campo. Une autoroute, parfois enterrée longe également la rivière. 3. Creation of a road network adapted to the characteristics of the territory and compatible with surrounding residential neighborhoods. Continuation of existing roads and their connection to the newly created intended. Creating a system of spaces and associated facilities, delimited and defined by their alignments and gradients, and intended to stay, relationship, movement and transportation of the population as well as rolled pathways. Including regular parking spaces.

4. Networking of services appropriate to enable the implementation and residential building. 5. Minimizing the visual impact that involves the M30 within the urban land. 6. Special Care of environmental sustainability, both in terms of service networks and in buildings that are intended to build.

30.5 M

Nous nous sommes intéressés à une limite de ce projet. Le quartier dont il question vient rompre franchement la continuité urbaine offerte par les nouveaux aménagements. Entre blocs, tours de logement, habitats individuels pavillonnaires, le quartier peine à trouver sa place et son identité. Il est cerné entre une autoroute et le fleuve, difficile d’accès, il est en marge du reste de la ville. 0M

-GENERAL: Creating residential area with significant density. Multi-family housing integrated with the urban core surrounding the working area.

- IND

-CENTRAL PLAZA: Large central space attached to open spaces (public green areas) forming a large urban park around the bridge and a green lung.

-ECONOMIC ELEMENTS: Theater San Pol. Interesting volumetric building and visual appearance, allowing easy reuse as a landmark in the area and configurator of a main arterial road in the proposal. Located in the Plaza de San Pol which we maintain and use as public space in our project The theater has easy access from the M -30 exit 19 northbound, from the Paseo de la Florida and from the Avenida de Valladolid.

L’exercice vise à re-dessiner entièrement la configuration du quartier, jusqu’à une proposition finale détaillée. Le projet se base sur les outils et principes de la planification urbaine pour une « ville durable ». Project Description:

The proposal is organized at different parts of urban morphologies, so that parts of the project with a specific consistency and allow us to offer urban spaces and various typological systems. A. Continuation of Madrid Rio. We have created public open spaces for parks, gardens, leisure areas, expansion and recreation of the population, reserved for children's play areas, parallel to the Manzanares River, crossing our study area.

B. Green Areas: In public spaces, surfaces specifically intended for planting of plant species, constituting a visual and sound barrier parallel to the M30, giving access to new commercial activities. Includes attached parking spaces.

La proposition est pensée de manière à créer une cohérence et une unité entre les différents éléments du site. Les équipements déjà présents (école, terrains de sport ) sont conservés. Un cheminement piéton le long du fleuve assure la continuité avec le Madrid rio. Le dessin des îlots quant à lui assure une diversité du type de logements proposés, des activités en rez-de-chaussée et des espaces verts. C. Equipment: spaces for the delivery of basic services to the community. Educational, cultural, sporting and leisure commercial character. This last one is understood as a small center of civic and business life integrated, which should be able to streamline the system of services in the population and create a point of attraction in the area.

D. Closed mixed residential blocks: blocks defined by a variable geometry that fits the new and existing urban fabric, adapting the rate of external work area streets. We use an urban typology in which the building fully occupies the front of the alignments of the streets that delimit. In this case we try to build the model of closed block with central courtyard where the building occupies only building depth defined between the outer and inner orms. The free space is then in the interior of the plot, fully privatized. Always free space is enabled, landscaped or involves a significant percentage of the surface of the block.

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Mixing buildings closed with tower

Each plots are composed by a mixing-building wich

Plan of streets system 1/10000

Plan of buildings with guidelines 1/10000

has an internal open space, private or public. DIVIDUAL WORK Most of the mixing building contains buildings bar that closed the internal part protect from the noise and sourrounding, and also a “tower; an element higer than the rest of the plot, wich give the main guidelines to the area, align to the main street too.

Mixing buildings closed without tower

The main organization of the street layout is taken from the genral plan of the existing context, it’s seems logical to continue with the same morphology road. Instead, it is proposed to reduce the level of street hierarchy, as though you have to give good acces to the space under work is not considered proper for the scheme can be treated as ”pass throught” the area. A working hypothesis of one way streets is made to facilitate the insertions between cars and people.

Mixing buildings open

Axonometry 1/1000 Plan of streets system 1/10000

Each plots are has an internal op Most of the mixin closed the interna rounding, and als rest of the plot, area, align to the

The main organiz the genral plan of to continue with t is proposed to re though you have work is not cons treated as ”pass A working hypoth cilitate the inserti

Section & facades 1/500

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Projet Madrid

Projet urbain

Madrid, Carabanchel, 2014 Un autre projet d’urbanisme. Il s’agit dans un premier temps d’une étude morphologique, fonctionnelle, sociale et d’ambiance d’un secteur urbain. Après diagnostic et critique de l’espace urbain existant, la proposition projetée redessine entièrement le quartier en fonction des critères sociaux et environnementaux existants. Le site est situé cette fois-ci, à l’autre extrémité des aménagements du « rio » de Madrid, dans un quartier en proche périphérie du centre ville, mais fortement dépendant de ce dernier. Le programme (bureaux, commerces, logements, équipements sportifs et éducatifs) résulte de l’analyse des besoins directs du quartier. Il vise à recréer un noyau urbain en périphérie indépendant ou presque de ce dernier. La disposition des différents éléments dans le site, s’appuie sur une expérience de mobilité douce, piétonne ou cyclable. Elle vise à créer une continuité et marquer un lien avec le « rio » et ses aménagements.

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Building Density

Block 1 :

Block 4 :

Surface : 10540 m2 Surface plot : 11300 Plot coverage : 28,42 % Floor area ratio : 107,21 % Density net : 350 hab/ha Density gross : 182 hab/ha

Surface : 13658 m2 Surface plot : 9930 m2 Plot coverage : 20 % Floor area ratio : 72 % Density net : 351 hab/ha Density gross : 147 hab/ha

Block 2 :

Sourrounding connexions

Surface : 17900 m2 Surface plot : 13710 Plot coverage : 20,7 % Floor area ratio : 76 % Density net : 350 hab/ha Density gross : 151 hab/ha

Block 5 : Surface: 18710 m2 Same block 2 plots

Surface plot: 27571 m2 Plot coverage : 74 % Floor area ratio : 72 % Density net : 173 hab /ha Density gross : 106 hab /ha

Block 3 : Surface: 6338 m2 Plot coverage : 36 % Floor area ratio : 64 % Density net : O Density gross : 0

Moy Moy Appr Shops area Importants roads Cultural center

Green connexions

Sourrounding connexions

Shops area Importants roads Cultural center

Green connexions

Vegetated area

Vegetated area

The study area is near the Rio Manzanares, which separates the city center, more dense. The river is surrounded by green space ammnags which we wanted to establish connections. There are also major roads nearby and an area with trade south of our area

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Projet Madrid

« Urban rythms »

Madrid, La Peineta, 2015 « The desire for fun (…) must not be interpreted like a brutal impulse of entertainment, inside it, the soul claims for something more elevated, something able to bring us up above quotidian existence » Comment composer avec le déja-là et tirer parti des composantes naturelles existantes et des matériaux locaux pour proposer une nouvelle construction ? Quels espaces pour rassembler un groupe d’habitants ? Pour entreprendre collectivement ? Pour unir et vivre ensemble? Imaginez un lieu d’agriculture, ouvert à tous en ville. Une application mobile qui permet l’apprentissage, la reconnaissance et la connaissance des différentes essences naturelles. Un lieu de travail, des espaces de fête et des cérémonies. Enfin, un lieu de production alimentaire et de résidence : le tout dans un site olympique inachevé. C’est tout l’intérêt de ce sujet : « Toward a new collective imagination ». Ce projet vise à entrer plus profondément encore dans la question des rythmes (voir projet suivant) en portant une attention plus approfondie sur les rythmes urbains et sociaux tout particulièrement les thèmes de la fête et la célébration. Cette fois-ci à Madrid, sur le site de « La Peineta » stade et piscine olympique inachevés et jamais inaugurés. C’est aujourd’hui un grand terrain en friche, un « tiers paysage » entre deux quartiers de la périphérie de la ville. Le projet vise à développer de nouvelles pratiques urbaines pour influencer l’imaginaire du citoyen. J’ai voulu travailler ici le thème de la permaculture, du vivre ensemble et l’autosuffisance alimentaire et énergétique. Aussi, on y aborde la question du logement, comment construire dans le temps avec des matériaux issus du réemploi.

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Existing pathways

Pathway ( bicycle, walk) Water (Arttcial main way for irrigation)

Main Place, Market and exchange, connecting to the city

“Farming village� , Area 0 & 1

Proximity producing food, Area 1 & 2 Flowers

Water Reserve

Forest and natural ressourse, Area 4

Others (Parcs, square, points of view sport facilities)

Carreer, Ground unsing

Water recorvering

Cereals

Aromatics strongs plants ( Lavanda, Romaro...)

Low vegetation ( patatoes, magnoc )

High vegatation (Girasol, tomatoes..)

Trees ( fruits

Teraces ( Fruits, ochards)

Teraces (Cereals)

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Projet Madrid

« Urban rythms »

Paris, La petite ceinture, 2014 A travers l’étude des rythmes sociaux, écologiques et environnementaux autour de la petite ceinture, la notion du temps apparaît comme un paramètre primordial dans l’exercice du projet. Ces rythmes nous donnent des outils pour ne pas oublier les différents aspects qui confrontent la réalité au projet d’architecture et urbain. Il convient alors de prendre en compte l’environnement qui nous entoure, l’être vivant, la biodiversité et l’homme, le projet doit composer et s’intégrer dans un « écosystème  » déjà là. En intervenant dans cet écosystème, notre architecture génère de nouvelles relations, entre les hommes, les végétaux et les animaux. Les rythmes se retrouvent dans l’activité humaine; le trafic, les usages et activités, célébrations… et dans l’environnement direct : floraison, météorologie, croissance des organismes vivants. Le cas d’étude est celui de la petite ceinture de Paris, chemin de fer abandonné de 32 km, encerclant Paris, qui présente de grands potentiels en terme de reconversion et de projet. On citera par exemple la High line à New York comme une des références. Nous nous sommes penchés sur la proximité directe de notre terrain d’étude avec les catacombes de Paris, véritable dédale fréquenté par les « cataphiles » ou les codes sociaux se renversent entre le monde extérieur et souterrain. La proposition de projet s’implante finalement dans le parc Montsouris tout proche, et vise à développer la proximité de l’homme avec son environnement direct. Elle s’inspire des travaux de Archigram « Plug in city », une structure évolutive qui permettrait d’y implanter diverses topologies de logements plus ou moins temporaires. L’édifice vise à préserver et développer l’écosystème en place dans le parc, en y incluant des jardins participatifs. Il est également question de tirer parti de la température constante des catacombes au travers de moyens comme la thermodynamique.

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Projet Licence

Un equipement de spectacle Marseille, Saint Louis, 2014

Le spectacle, la musique, l’art et la représentation sont des loisirs essentiels, l’accès à la culture doit être permis à tous. Durant l’année 2013, la ville de Marseille, capitale européenne de la culture, a subi de profondes mutations, des musées, éphémères ou permanents, ont ouvert et ont changé une facette de la ville. Cependant, dans un contexte économique difficile où les soutiens financiers à la culture sont fragilisés, la capacité de production permettant de présenter des créations originales avec des artistes reconnus internationalement ou de jeunes talents, dans des lieux atypiques, est de plus en plus rare. En prolongement de la dynamique culturelle initiée cette année sur le grand territoire marseillais, le projet consiste à réaliser un lieu de production de spectacle, de représentation et de résidence implanté aux abattoirs. Un lieu privilégié de création et de diffusion des savoirs liés aux pratiques culturelles. Il doit être à l’image de la dynamique culturelle instaurée en 2013 : inventif et ambitieux, chaleureux et simple, agréable pour les artistes du monde entier. Il ouvre une nouvelle étape dans le paysage culturel du sud de la France.

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Tout les enjeux de cet exercice portent sur l’identification et l’analyse des usages et des bâtiments de ce type, qui accueillent à la fois spectateurs, artistes et travailleurs, afin de bien comprendre et retranscrire par le projet, les fonctionnalités spécifiques d’un équipement scénographique.


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Projet Licence

Logements en ville Marseille, Belsunce, 2013 Cet exercice de projet m’a emmené à découvrir et me questionner sur la notion d’habiter, il a été déclencheur des problématiques que l’on retrouve dans mon mémoire de licence. Habiter me semble être un des enjeu primordial pour les architectes, en perpétuelle évolution et renouvellement. Repenser le logement individuel et collectif est un exercice que j’affectionne particulièrement. Ce projet s’implante dans le quartier de Belsunce, sur une place derrière la bibliothèque de l’Alcazar, utilisée comme parking à ciel ouvert. Il a été question pour ce projet d’une recherche en maquettes, qui m’a mené à intervenir sur une dizaine de blocs de matière (qui équivaut à la demande en surface du programme ). En extrudant, creusant, rajoutant la matière, la forme générale de l’édifice s’est peu à peu découverte. C’est un processus simple inspiré des travaux de Rem Koolhaas ou encore Herzog et De Meuron.

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Ensuite, vient le développement du plan d’aménagement en diversifiant le type d’appartements proposés ( du T2 au T5 ) tout en proposant également une forme d’habitat adapté à un mode de vie en collocation. Ici, l’exercice m’a permis de prendre en compte les dimensions domestiques, liées directement aux pratiques quotidiennes, aussi la desserte par les espaces communs (cage d’escalier, parking etc…) les relations intérieure-extérieure, public/privé, autant de paramètres qui permettent de donner une dimension habitable et agréable à un immeuble de logement. Les chambres sont volontairement orientées vers la cour intérieure, ceci afin de renforcer l’intention de créer une cour domestique, silencieuse. On trouve également des espaces collectifs, propices aux relations de voisinage.


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Ici, deux types de logement se répètent en alternance sur chaque niveau de l’édifice. Un logement de type T3 destiné à une famille ou un couple, ou un logement T5 destiné à une collocation, les chambres y sont d’ailleurs de taille égale, comprenant chacune une salle de bain personnelle.

Deux entrées, permettent l’accès aux deux volumes de l’édifice et à la cour commune. Aussi un accès-voiture permet de déposer son véhicule dans le parking souterrain. La Façade Sud du bâtiment se dérobe pour laisser une coursive en RDC dans la continuité de celle de la bibliothèque existante auparavant .

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Projet Licence

L’autre musée

Marseille, Belsunce, 2013 Elévation SUD 1/200

Elévation Nord 1/200

Comment concevoir un équipement en ville ? Une structure capable d’accueillir visiteurs, artistes et oeuvres d’art ? En 2013, Marseille était capitale européenne de la culture et a vu l’inauguration de son célèbre musée; le Mucem. L’objectif était de concevoir un « autre musée » dans un quartier «populaire» de Marseille, destiné à accueillir des expositions de tous types.

Elevation EST 1/200

Elévation Ouest 1/200

GREGOIRE HENNEQUIN - S4 - STUDIO APACK / ZAKARIAN

Le musée s’insère sur une place, elle est un havre de silence dans le tumulte de ce quartier. L’édifice redéfinit le tracé d’origine des rues, deux émergences donc, donnent un socle horizontal sur la pente légère. Deux fonctions aussi, le bâtiment supérieur abrite le hall et l’entrée du musée avec sa cafétéria, tandis que le second est un centre de documentation, d’étude, de découverte. Les salles d’expositions sont quant à elles enterrées, et forment un socle continu et commun aux deux édifices, c’est un espace capable, librement aménageable. Une « forêt de poteaux » rythme l’espace sur toute sa hauteur, ainsi le plan du RDC se dérobe parfois pour laisser passer la lumière et entrevoir les expositions. Depuis la rue, le musée se veut être un « appel », une curiosité qui invite le passant en se laissant entrevoir depuis les grands axes proches. La façade de verre permet d’ouvrir le bâtiment sur la ville et l’espace public.

+22,50

+23,00

+22,00

+21,00

+21,00

+20,00 +20,00

38 Plan RDC 1/200

Plan Niveau Inferieur 1/200


Projet Licence

Un immeuble de logements Marseille, rue Terrusse, 2012 Il s’agit de l’un de mes premiers projets en milieu urbain, en centre ville. Une dent creuse dans la rue Terrusse, à Marseille, laisse une parcelle intéressante pour y édifier un immeuble contemporain de logements. Pour ce projet, mon intention première fut de partitioner l’espace domestique avec une trame de 3x3 pour ainsi jouer avec un plan à neuf cases. Il a également été question d’imbrication des différents logements ( 3 au total ) et des vides pour créer des appartements en duplex. Chacun d’entre eux est traversant, doté d’une loggia et de trois chambres. Ils sont destinés à des familles ou collocations. Le traitement en façade en béton brut, sobre, propose de grandes ouvertures où la découpe des menuiseries donnent la dynamique. L’escalier ouvert sur l’extérieur offre une constante verticale et récupère l’alignement de biais avec l’édifice mitoyen. Le vide traversant du R+3 est une loggia commune au deux appartements des niveaux supérieurs, afin de favoriser le développement des relations de copropriétés.

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Travaux

Théoriques Il s’agit de deux travaux d’écriture, dans le cadre universitaire, mais fondés sur des questionnements et des recherches personnels. On retrouve la notion du temps comme fil conducteur des ces deux mémoires dont voici des extraits.

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L’habitat évolutif

Une réponse aux changements des modes de « L’architecture Flexible porte sur des constructions conçues en vue de répondre aisément aux changements durant leur existence. Les avantages de ce type de projet sont considérables: ils sont utilisables plus longtemps, conviennent mieux à leur finalité, s’accommodent de l’expérience et de l’intervention de l’usager, sont plus aptes à bénéficier de l’invention technique. Enfin ils sont plus viables d’un point de vue économique et écologique et aussi potentiellement plus aptes à s’adapter aux tendances culturelles et sociales. » KRONENBURG Robert, Flexible, une architecture pour répondre au changement, Norma, 2007, p 6

On peut se demander si l’habitat évolutif n’est pas juste un idéal d’architecte, un fantasme, une utopie et par conséquent une réalité difficilement admissible ou du moins difficile à développer à grande échelle. C’est ainsi que les années 60 ont vu apparaître partout dans le monde plusieurs groupes d’architectes tels que Archigram, Utopie, Metaboliste, Ant Farm... Au travers de « superstructures », ils vont essayer d’apporter des solutions pour un urbanisme évolutif, reprenant le concept de la cellule qu’ils mettent dans le contexte de la ville. Cela donne naissance à une série de projets utopiques et non réalisés. Parmi les plus emblématiques, les structures spatiales de Yona Friedman, lequel développe toute une doctrine sur l’architecture mobile. Mais aussi Instant city et Plug-in City de Archigram. Le groupe Japonais Métaboliste parviendra à concrétiser partiellement le concept du « plug » en construisant la Capsule Tower en 1972 à Tokyo. Cette architecture dite de « papier » interroge néanmoins sur la ville et soulève une nouvelle dimension du métier d’architecte : le devoir de prendre en compte des facteurs sociologiques changeants. « Le principe du vivant nous a permis d’orienter la pratique architecturale vers les questions de l’environnement, du changement permanent, des symbioses et métamorphoses qui s’opèrent dans la société tout entière » Déclaration de Kisho Kkurokawa membre du groupe Metaboliste, Architecture aujourd’hui n°328, p-89

Les sociologues ont constaté que, depuis la moitié du XX ème siècle, on assiste à une accélération des phénomènes. La famille apparaît sous de nouvelles formes : monoparentale, recomposée. Mais aussi d’autres modes d’habiter se développent comme les collocations et les nouveaux types de ménages sont en plein essor, ils sont d’autant plus sujets à des changements fréquents. Les modes d’habiter actuels, centrés sur la famille nucléaire et la stabilité, ne correspondent plus à nos modes de vie. Ces changements sociaux sont associés à une évolution des moyens techniques qui poussent l’homme vers une nouvelle forme de mobilité, avec la mondialisation, la globalisation des marchés et l’essor d’internet: on parle de nouveau nomadisme. Mais aussi, plus sinistre, les guerres, catastrophes naturelles et climatiques confirment ce phénomène avec les délocalisations, les flux de migration massifs... « La société n’est jamais statique, le changement fait partie intégrante de la civilisation, tendant habituellement vers le progrès et l’amélioration des conditions de l’existence humaine » Face à la prise de conscience d’un monde limité en ressources et mis en péril par un développement sans limite, il y a urgence pour l’homme de réinventer son habitat. Les projets présentés révèlent différents concepts apportant chacun à leur manière des solutions à ces changements, à cette prise de conscience et à cette nouvelle mobilité chez l’individu. Ces projets, surtout les plus radicaux sont conçus dans le but d’interroger notre habitat plus que d’offrir la solution idéale. Il faudra certainement du temps et un bouleversement des moeurs pour que ces formes d’habitat puissent être acceptées par la population et les constructeurs. Nous entrons dans un débat qui anime tous les architectes, quel sera l’habitat de demain ? Cela implique d’anticiper l’avenir de notre société et les besoins futurs de l’Homme. « Nous pensions être finis dans un monde infini, aujourd’hui on s’aperçoit que l’on est dans un monde fini avec un désir infini. »

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SERRES Michel, extrait de la video conference L’habitant, la maison et le monde


vies?

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Les installations ephémères dans l Le Cas ETC à Belsunce

Dans notre culture occidentale, longtemps, l’architecture s’est voulue solide ; elle est le reflet de la stabilité de notre société, d’où l’expression communément utilisée : « construire pour durer ». Il apparaît récemment un nouvel enjeu de taille pour les architectes : celui de la soutenabilité. Venant de l’anglais « sustainable », le terme est introduit avec le rapport Brundtland rédigé en 1987. Les objectifs étant de « répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs », autrement dit la soutenabilité vise à trouver un équilibre entre écologie, économie et social. Le terme a pourtant été traduit en français par la notion de « durable » et s’est aujourd’hui largement répandue. Cette traduction est sujette à de nombreuses controverses, notamment lorsqu’elle est associé à « développement », car elle sous entendrait que les solutions seraient liées à un accroissement des richesses. Alors que cette notion de soutenabilité occupe une place de plus en plus importante dans la conception architecturale, on semble assister depuis quelques années à l’émergence de la production d’une architecture éphémère. L’éphémère par définition est « ce qui ne dure qu’un jour », mot venant du Grec ancien éphéméros. Par sa courte durée de vie, il s’oppose à ce qui dure et apparaît alors comme un antonyme du terme « durable ». C’est à la fois ce paradoxe apparent, et la volonté de vouloir développer un travail abordé en licence, qui a conduit cette étude à aller au-delà de cet aspect contradictoire. L’architecture éphémère est conçue pour un temps donné, elle est une alternative à une architecture figée et se base sur l’incertitude, sur des besoins immédiats. En effet l’architecture éphémère est aussi le reflet de notre société de l’instantané. Ces dernières années, on assiste à un accroissement de la mobilité humaine et des modes de vie qui évoluent toujours plus rapidement. Certains concepteurs se demandent alors si, face à cet avenir incertain, les nouvelles constructions doivent se baser uniquement sur les besoins de la présente génération. Il s’agit là de prévoir l’obsolescence d’une construction. L’architecture éphémère pourrait alors être complémentaire à une architecture pérenne qui ne semble pas pouvoir, par son caractère figé et in-évolutif, répondre à ces évolutions d’usages et de comportements.

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À travers ce mémoire, nous étudierons comment l’architecture éphémère peut se définir, au delà de la simple opposition à l’architecture pérenne. Notre hypothèse est que ces installations éphémères s’inscrivent dans une temporalité plus longue à travers les traces (matérielles et mémorielles) qu’elles sèment. Laissent-elles une empreinte sur les modes de fabrication de la ville ? Quels impacts sur la manière de faire du projet aujourd’hui génèrent-elles ? Nous verrons que l’architecture éphémère est notamment utilisée dans la fabrication de l’espace public. Elle apparaît ainsi, non pas comme une solution mais comme une manière d’expérimenter des projets sur la ville, de proposer des essais rapides et à moindre coût, ainsi qu’une manière de revendiquer des idées nouvelles. Pour mener à bien cette réflexion, dans un premier temps, nous aborderons le concept d’espace public, véritable scène de la production d’architecture éphémère. Nous verrons quels enjeux y sont liés et de quelle manière l’éphémère s’y illustre. Le travail se prolongera ensuite par une étude de cas autour de deux installations dans le quartier Belsunce à Marseille. Des rencontres avec le collectif ayant pensé et mis en oeuvre ces projets, des habitants et commerçants du quartier, ainsi que l’observation des pratiques nous mèneront à une réflexion personnelle autour de la question des traces...


l’espace public

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Autres Travaux

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Stage

Rehabilitation d’une villa a marsei Agence Jean Michel Constans - 2013

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ille

(Permis de construire)

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Stage

Lotissement a l’isle sur sorgue (es Agence Jean Michel Constans - 2013

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squisse)

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Stage

Maison contemporaine a Sanary (esquisse)

Agence Jean Michel Constans - 2013

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Stage

3 logements a la destrousse (permis de construire) Agence Jean Michel Constans - 2013

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Video

Courts mĂŠtrages

Marseille - 2011 - 2012 - 2013

The Lighter Fiction - 22min 2013

Le luxe autrement Fiction - 25min 2012

La maison de retraite, le soleil du Roucas Blanc Reportage d’architecture - 13min 2011

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C’est l’histoire d’un briquet, c’est l’histoire d’une journée, c’est l’histoire de 5 Marseillais. Oublis, vols, pertes... Le briquet, cet objet commun du quotidien passe de main en main et nous permet de nous immiscer dans la vie de 5 protagonistes aux destins croisés, 5 quartiers de la ville, 5 ambiances. Un voyage à travers Marseille, sur une journée finalement comme les autres.

Lien : https://vimeo.com/145388781

Entre le rêve et le souvenir, nous suivons la course sans fin d’un jeune fille au travers des plus belles cartes postales de Marseille. On découvre peu a peu que ce souvenir est embelli, idéalisé suite à une triste réalité irréversible. Pour certaines personnes, le luxe se résume à des choses simples de la vie de tout les jours.

Une analyse architecturale de la maison de retraite du Roucas Blanc. Nichée au sommet de la colline qui fait face à Notre dame de la garde à Marseille, cet édifice occupe une place privilégiée au sein de Marseille. Il fut dans un premier temps un couvent, un lieu de prière et de recueillement. Modélisations 3D, rencontres avec le personnel et les architectes permettent de soutenir le propos.

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G r a phisme

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Modelisation de la Casa Pitch Madrid - Inaki Carnicero - 2014


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G r a phisme

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IdentitÊ visuelle d’un bar (recherc Paris - 2016


che, en cours)

DÉCOUVVRIR

RENCONTRER

INFORMER PARTICIPER AFRIQUE

ET SI ON FAISAIT PLUS QUE BOIRE UN SIMPLE VERRE ?

AGIR

PRÉSERVER

ENVIRONNEMENT

ECOLOGIE RESSOURCES LOCALES

TRI DES DÉCHETS

RÉEMPLOI

NOURRITURE ET BOISSON DE

MOJITO SOIRÉE ÉTUDIANTE

18-25 ans

AFTERWORK

JEUNES DIPLOMÉS

ON S’EN BOIT UNE APRÈS LES COURS ?

AIDER MOBILISER

UN VERRE PAYÉ = AIDE DANS UN VILLAGE DÉFAVORISÉ

SOLIDARITÉ

HUMANITAIRE

QUALITÉ (ET PAS CHER !)

BAR

RASSEMBLER

PLACE AUX JEUNES ! ANIMER

BIÈRE - VIN - COCTAIL

SALSA

APRÈS L’EFFORT LE RÉCONFORT !

ERASMUS

AMIS

SE RETROUVER

BISTROT

CAFÉ

JEUNES TRAVAILLEURS

2530 ans

S’ÉVADER

PARIS

AMBIANCE

DANSER

JAZZ

ATMOSPHÈRE

VARIÉTÉ

TU CONNAIS CE MORCEAU ?

ECOUTER

ALTERNATIVE

TU VEUX

VOYAGE

PARTAGER INTERNATIONAL

UN LIEU UNIQUE

BOUGER

DE LA BONNE MUSIQUE ?

ET TOI TU VIENS D’OÙ ?

VIVEZ UNE NOUVELLE EXPÉRIENCE

CÉLÉBRER

ROCK ELECTRO

DO YOU SPEAK ENGLISH ?

INVITER

SORTIR

DIVERTIR

PICOLER

S’ÉCLATER

TU PAYES TA TOURNÉE ?

SALUD !

DÉTENTE

RIRE

S’AMUSER

ON SE VOIT AU BAR ?

APÉRO !

FAIRE LA FÊTE

(AVEC MODÉRATION)

RENDEZ-VOUS

RECYCLAGE DES MATÉRIAUX PROTÉGEONS LA PLANÈTE !

ÉTUDIANTS

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- Portfolio - Architecture 2016  

Travaux d'architecture - ENSA Marseille

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