Page 1

PILOTPRESS THE MAG AGENCY

GLASTONBURY Quête Sacrée pour enfants perdus


GLASTONBURY Q u ê t e

S a c r é e

p o u r

e n f a n t s

PHOTOGRAPHIE Grégoire bernardi

p e r d u s

TEXTE Sébastien di silvestro


G L A S TONBUR Y Glastonbury, est une petite ville du Somerset, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Son nom est pourtant connu dans le monde entier grâce à un festival de musique contemporaine qui s’y déroule chaque année depuis 1970. Les plus grandes stars s’y sont produites devant des générations de festivaliers déferlant au cœur de la campagne anglaise. En quête de son. Pour eux Glastonbury n’a toujours été qu’un nom. Celui d’une petite ville distante d’une dizaine de kilomètres. C’est pourtant une terre de mythes et de légendes, parmi les plus profondément ancrés dans toute la culture occidentale. Glastonbury serait l’île légendaire d’Avalon. La dernière demeure du Roi Arthur. Le lieu qui abriterait encore aujourd’hui le Saint Graal. L’histoire voudrait que cette terre ai été le premier lieu de la chrétienté anglaise. Et avant cela, un des hauts lieux du druidisme celte comme en attestent de nombreux vestiges à commencer par ce curieux labyrinthe, menant au Pic sacré, le Tor. En tout cas la première Abbaye chrétienne d’Angleterre y à bien été construite vers 712. Dans ses ruines repose aujourd’hui, tout à fait officiellement, la tombe d’Arthur et de son épouse.

Ces légendes confèrent à Glastonbury une ambiance tout à fait singulière. Sinon un pouvoir d’attraction sur les croyants unique au monde. En toute discrétion. Comme une réalité protégée de l’extérieur. 72 religions cohabitent tout à fait harmonieusement dans cette ville de 10.000 habitants devenue la maison mère mondiale du renouveau païen (+ de 50 nationalités résident ou transitent par Glastonbury). Une pratique comptant quelque 300.000 pratiquants rien qu’aux Etats-Unis, en pleine expansion dans toute l’Europe jusqu’en Russie. Dans cette petite ville, se croisent sans sourire autrement que pour se dire amicalement bonjour, druides, bardes, fées, mages, soufis, érudits, aventuriers, hippies, prêtres catholiques et des sorcières. Le centre ville regorge d’échoppes magiques et de temples. Commerces spirituels, vraies fois ressucitées du fond des âges, églises, esprits libertaires et administrations y cohabitent en bonne harmonie villageoise. Glastonbury : une utopie concrète, une Jérusalem heureuse.

Durant une année, et quatre voyages, nous sommes allés à la rencontre de ces habitants. Nous avons rencontrés et longuement échangé avec les représentants des principaux courants spirituels et avons pu assister aux cérémonies majeures rythmant leur année (Beltaïn la saison claire et Samain, la sombre, le mariage païen, les dévotions à la nature…) Nous avons également réncontré ses habitants historiques, pour la pluparts paysans et anglicans. Ce reportage et le web doc de 30 minutes retracent en complémentarité cette rencontre surréaliste avec un autre monde. Mais une fois franchie la frontière d’un fabuleux décors, assumé «british», c’est notre façon de vivre et de croire qu’interroge Glastonbury. Le texte propose une vision d’ensemble de ce sujet. Nous possédons en sus toute la matière photographique et textuelle pour traiter séparément chaque angle, et réaliser un dossier complet.


Le pic de Tor avec sa tour surmontant les ruines d’un antique labyrinthe celte domine la ville. Il constitue le lieu principal de dévotion de nombreux cultes païens. Beaucoup d’habitants disent avoir été «appelés» à Glastonbury par le Pic, dans leurs rêves. Même les non croyants, confient parfois se sentir attirés ou repoussés par cette «porte entre les mondes». Des profondeurs du pic coulent deux sources, une blanche et l’autre, laissant des traces rouges. Elles posséderaient des vertus curatives.

L’emprise de la magie et des légendes se fait ressentir jusque dans l’espace urbain. La spiritualité est naturelle à Glastonbury. Les magasins de magie pulullent, mais la vie se déroule à l’identitique de toute ville anglaise. Toutefois les élèvent en uniformes, rappellent plus qu’ailleurs, un certain Harry Potter.


La construction de logements sociaux typiquement anglais a scupuleusement évité de détruire la tertre d’observation du pic, dressé à une époque indéterminée.

En haut, de jeunes néo-hippies méditent devant le paysage. Dans un champs privé, un coeur a été dessiné dans le gazon. Pilot Press feature n°

: PP0111212


La ville revendique son patrimoine mythologique, et s’affirme comme l’ancienne île d’Avalon. Comme la découverte de la tombe du roi Arthur au XIIème siècle a opportunément permis de trouver les fonds pour rebâtir l’Abbaye incendiée, l’afflux de pélerins du monde entier permet à cette petite ville d’échapper au désert industriel de la région.

L’abbaye de Glastonbury passe pour le plus vieil édifice chrétien hors sol au monde, une communauté de moines s’y serait établie en 65 ap. JC. Mais l’Abbaye en elle-même a été élevée en 712 et ravagée par un incendie en 1184.

Pilot Press feature n°

: PP0111212


Dans les jardins de l’Abbaye, Gemma, une Goddess (prêtresse de la nature) communie avec les arbres. Elle a étudié cette forme de magie sacrée en Asie et Amérique du Sud avant de revenir se fixer en Angleterre.


L’archi-druide d’Avalon, Dreow Bennett, est l’équivalent d’un prêtre dans sa communauté. Il officie pour les naissances, les mariages (14 cette année), ainsi que les funérailles.

Les druides éprouvent un puissant attachement à leur terre ancestrale En haut à Gauche : Tim Hall, est un druide suivant la voie du barde. Il est le conteur de la geste de Glastonbury. Il a été initié par son ami à droite. Dreow Bennett, l’Archi-druide d’Avalon.


Le Pilgrim Centrer est “l’office de tourisme spirituel” de Glastonbury A gauche, Ann Matkans, une “sorcière”, native de Glastonbury, et Agilasi Matkans, originaire du Danemark, recoivent les pélerins pour les guider.

Mike Jones est un sorcier serviteur des divinités féminines de la nature. Il connait chaque recoin de sa terre, chaque sente, chaque viel arbre. Il participe avec les Goddess, à des cérémonies de dévotions données aux éléments naturels qui posèdent un esprit.


Glastonbury revendique plus de 70 religions en comptant les courants mineurs. En h. à g., l’église anglicane. A d. un des temples dédiées aux Goddess. En b. à g. Baba, un Yogi venu du Népal. A d. Le Thorn sacré, censé être une bouture de l’arbre originel du Christ emmené à Glastonbury par Joseph d’Arimathie avec le Saint-Graal.


Beltaine (Bealtaine, Beltane ou Beilteine) est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique protohistorique, fêtée le 1er mai. Elle vient après Samain et Imbolc et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. Elle est en rapport avec Belenos, Lug et Belisama. Le principal rituel de Beltaine consiste en des feux allumés par des druides où le bétail passait afin qu’il soit protégé des épidémies pour l’année à venir.


Au sein de l’ “Assembly Room”, un lieu auto-géré, Zélia Pye (au second plan), donne au beau milieu de l’hiver un cours de transe chamanique. Les différentes croyances et pratiques sont relativement poreuses à Glastonbury. Elle fédèrent parfois une incroyable diversité de profils dont le dénominateur commun est la quête spirituelle.


Angelain, une Goddess, pratique sur Mike un rituel de purification. En h. à d. les mains d’une sorcière brésilienne tatouée d’un croissant de lune (la divinité à 4 visages - jeunesse, maturité, vieillesse, comme les phases de la lune, et la mort, le visage invisible pareil à la lune noire. Au centre, détail sur la main d’Angelain. En bas, détail sur les mains d’un bouddhiste.


Rencontre avec une sorcière en pleine nuit du Samain au sommet du Pic de Tor. Michele Krissa est une sorcière de 25 ans venue à Glastonbury pour méditer face aux éléments pendant cette nuit sacrée. Le reste de l’année, elle travaille dans une compagnie d’assurance. Elle est venue avec une amie, infirmière. Durant cette nuit, des pélerins de tous horizons viennent gravir ce sommet sous une pluie battante.


Autre cérémonie collective : l’unity day. Elle a lieu dans les jardins du “Chalice Well”, un autre grand rendez-vous de Glastonbury où abouche l’eau sacrée du Tor, dans des bassins dessinant l’antique symbole du “bouclier d’Arthur”. Une eau dont les vertus bénéfiques proviendraient du Graal ou d’une légère radioactivité... L’unity day, est une première à Glastonbury, une initiative citoyenne pour cimenté la cohésion des différentes croyances en Avalon. Car il existe malgré tout, quelques frictions de temps à autre. Comme dans toute histoire, il y a aussi à Glastonbury, des magiciens du mal et quelques radicaux.


Tim Hall, jouant avec le crâne qui servira pendant son mariage, célébré le jour de Beltain. Comme pour tout mariage, païen ou non, c’est un peu le calme avant la tempête, car il incarnera avec sa compagne les principes masculins et féminins pour cette fête païenne qui réunira toute la communauté.

Et jusqu’à la dernière minute, les préparatifs sont épuisants. Amber Le Faye Moon, sa compagne, est visiblement soucieuse et stressée. Ils doivent durant cette cérémonie dite du “Handfasting”, renouveller leur voeux soit pour un an et un jour, soit tant que l’amour durera, soit pour toute la vie ou encore pour cette vie et au-delà.


La cérémonie se tient face au pic de Tor, au jour de Beltane marquant le point médian entre l’équinoxe du printemps et le solstice d’été. Après des prières et des mots théâtralisés, la mariage se poursuit par une grande fête jusqu’à épuisement.


Fées, sorcières, druides, bouddhistes, soufis et tant d’autres vivent aujourd’hui, au 21ème siècle, comme des héros d’un roman fantastique, à Glastobury, Somerset, Angleterre.


PILOTPRESS THE MAG AGENCY

PILOT PRESS – 6, rue Louis Pasteur – 92100 Boulogne Billancourt – Paris - Web : www.pilotpress.fr - Email : redaction@pilotpress.fr - Photographer : Grégoire BERNARDI - Texte : Sébastien DI SILVESTRO GLASTONBURY : QUÊTE SACRéE POUR ENFANTS PERDUS - FEATURE N° : PP0111212 - Agence – Auteurs – Photographes – Editing –Diffusion -France (+033) 01 71 17 61 67


PILOTPRESS THE MAG AGENCY

PILOT PRESS – 6, rue Louis Pasteur – 92100 Boulogne Billancourt – Paris - Web : www.pilotpress.fr - Email : redaction@pilotpress.fr - Photographer : Grégoire BERNARDI - Texte : Sébastien DI SILVESTRO GLASTONBURY : QUÊTE SACRéE POUR ENFANTS PERDUS - FEATURE N° : PP0111212 - Agence – Auteurs – Photographes – Editing –Diffusion -France (+033) 01 71 17 61 67


PILOTPRESS THE MAG AGENCY

PILOT PRESS – 6, rue Louis Pasteur – 92100 Boulogne Billancourt – Paris - Web : www.pilotpress.fr - Email : redaction@pilotpress.fr - Photographer : Grégoire BERNARDI - Texte : Sébastien DI SILVESTRO GLASTONBURY : QUÊTE SACRéE POUR ENFANTS PERDUS - FEATURE N° : PP0111212 - Agence – Auteurs – Photographes – Editing –Diffusion -France (+033) 01 71 17 61 67


PILOTPRESS THE MAG AGENCY

PILOT PRESS – 6, rue Louis Pasteur – 92100 Boulogne Billancourt – Paris - Web : www.pilotpress.fr - Email : redaction@pilotpress.fr - Photographer : Grégoire BERNARDI - Texte : Sébastien DI SILVESTRO GLASTONBURY : QUÊTE SACRéE POUR ENFANTS PERDUS - FEATURE N° : PP0111212 - Agence – Auteurs – Photographes – Editing –Diffusion -France (+033) 01 71 17 61 67


VISIONNEZ “ GLASTONBURY ” LE WEB DOC DE 30”

PILOTPRESS THE MAG AGENCY

CONTACT - INFORMATIONS GENERALES : Photographe : Grégoire BERNARDI France (+33) 06.16.96.72.27 - Angleterre (+44) 7505 838307 Journaliste : Sébastien DI SILVESTRO France (+33) 06.52.49.57.79

CLIQUEZ SUR LE LIEN : http://www.youtube.com/watch?v=IItPyzHLYN0

WWW.PILOTPRESS.FR

PILOT PRESS – 6, rue Louis Pasteur – 92100 Boulogne Billancourt – Paris - Web : www.pilotpress.fr - Email : redaction@pilotpress.fr - Photographer : Grégoire BERNARDI - Texte : Sébastien DI SILVESTRO GLASTONBURY : QUÊTE SACRéE POUR ENFANTS PERDUS - FEATURE N° : PP0111212 - Agence – Auteurs – Photographes – Editing –Diffusion -France (+033) 01 71 17 61 67

Glastonbury  

Feature on the town of Glastonbury (Somerset). Text+photos