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Le journal de la communauté d’agglomération de l’

N °10

septembre-octobre 2010

P.04 ça bouge

dans l’agglo

des projets, des Études, des travaux

Un état des lieux des chantiers en cours ou en projet sur l'ensemble du territoire de l'Albigeois. Panorama et dates clés.

P.06 ils en parlent

UN VRAI SALON PRO

Cette année le Forum entreprises, piloté par des élèves ingénieurs de l’EMAC, change de dimension. Explications.

P.12 l’éco de l’agglo

albi l'attractive Le dynamisme de l’Albigeois se confirme. Une étude récente de sociologues et économistes de l’université Paris-Dauphine dresse le palmarès des agglomérations les plus attractives de France. Compte rendu de lecture.

Albi, Arthès, Cambon d’Albi, Carlus, Castelnau de Lévis, Cunac, Dénat, Fréjairolles, Labastide Dénat, Lescure d’Albigeois, Le Sequestre, Marssac sur Tarn, Puygouzon, Rouffiac, Saliès, Saint-Juéry, Terssac

GRAND ANGLE

POUR QUE L’eau vive


P. 03 actu vue par…

P. 04-05 ça bouge dans l’agglo

P. 07-08-09-10 grand angle

P. 11 L’ÉCO DE L’AGGLO

P. 13 DÉPLACEMENTS

Inauguration de la zone d'activité d'Albipôle Rencontres et points de vue.

Des projets, des études, des travaux Panorama non exhaustif des chantiers en cours ou en projet dans l'agglo.

Pour que l'eau vive Avec la mise en service de la STEP Madeleine, GRAND A présente les éléments clefs du circuit de l'eau de notre territoire.

Savoir-faire et modernité Qualité, dynamisme et innovation… sont quelques-unes des caractéristiques de Alby foie gras, une PME qui allie savoir-faire et modernité. Présentation.

C'est la rentrée pour 3 000 scolaires Les vacances sont terminées, l'heure de la rentrée a sonné… avec du nouveau dans les transports pour les petits et les grands.

PHILIPPE BONNECARRÈRE

ÉDITO

GRAND A est édité par la Communauté d’agglomération de l’Albigeois. Parc François Mitterrand – 81 160 Saint-Juéry Tél. : 05 63 45 72 47 - www.grand-albigeois.fr Directeur de publication : Thierry Dufour Rédaction : Sabine Thiry, Jérôme Damoison, Yann Wargny. Photographies : Alby Foie Gras – AltusReflex CET Infra – Donatien Rousseau – Daniel Vijorovic – DIRSO EMAC– Escaffre – François Guibilato (mairie d'Albi) – Guillaume Oliver – IPI (CCI) – Regain. Conception, maquette, mise en page : ICOM RCS Toulouse B 393 658 760 - 31940410 icom-com.fr - ISSN : 2101-1430. Dépôt légal : septembre 2010 Tirage : 43 000 exemplaires. Document imprimé par l'imprimerie Ménard, entreprise Imprim'vert®, procédé CtP avec des encres à base végétale. Papier Condat Silk, 90 g.

Le temps est un paramètre important de la vie des hommes et des territoires. Le prendre en compte dans toutes ses dimensions, pour mieux l’apprivoiser, nous apprend à dompter notre impatience et accepter les longs mois d’études, de procédures, de consultations qui précèdent la réalisation effective d'un projet. Le panorama des chantiers, présenté dans ce numéro, vous permet de mesurer l’énergie de notre intercommunalité, qui malgré sa jeunesse, déploie un programme d’actions, étendu, ambitieux et mature. Il en est un, majeur, qui vient de s’achever. La nouvelle station d’épuration de la Madeleine est entrée en service le 1er juillet. Piloté par la régie d’assainissement de l’agglomération, cet ouvrage de haute technologie permet une qualité optimale des rejets dans le Tarn. Sa capacité de traitement a été prévue pour accompagner le développement démographique de l’Albigeois. C’est cela aussi notre responsabilité de gestionnaire du temps : anticiper les besoins futurs, préparer l’avenir pour favoriser notre attractivité. Il y a le temps long des grands projets et infrastructures, des aménagements économiques, Albipole qui s’achève, la Technopole et Eco2 Rieumas qui démarrent. Notre persévérance est aussi récompensée ; nous voyons enfin se profiler, à un horizon certain, la finalisation du doublement – si nécessaire – de la rocade. C’est incontestablement un dossier pour l’issue duquel la gestion du temps (et du budget de l'État) aura été essentielle. Il y a aussi, nous ne l’oublions pas, le temps du quotidien. Celui où l'agglomération est à votre service immédiat, usager des transports publics, lecteur des médiathèques, praticien d'Atlantis et Taranis… Le bien-vivre en Albigeois se confirme dans les faits et les chiffres, des chercheurs de renom – l’université de Paris Dauphine – le démontrent au travers d'une étude sérieuse et argumentée. Les synergies que nous déployons à 17 collectivités au sein de notre agglomération ne sont pas étrangères à ces bons résultats. Il y a enfin l'intemporel. Le moment où l’on rencontre l’Histoire et les valeurs de l’universel. Nous venons de le connaître grâce à la reconnaissance par l’Unesco de la qualité patrimoniale exceptionnelle de la cité épiscopale d’Albi. L’Albigeois est identifié sur la carte du monde et distingué positivement de Toulouse. C’est un point d’ancrage et un encouragement pour de nouvelles ambitions. Je souhaite à chacune et chacun d’entre vous une excellente rentrée.

Philippe Bonnecarrère, Président de la Communauté d'agglomération de l'Albigeois.


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page 03 L’actualité de notre territoire c’est l’inauguration de la zone d’activité d’Albipôle : la phase d’aménagement public est désormais terminée.

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Une terre de coopération

Rencontre avec

François Philizot

Préfet du Tarn de 2007 à 2009, en poste dans le Morbihan, François Philizot est également ancien directeur de la DATAR*. Se félicitant de cette inauguration, il nous livre sa réflexion de représentant de l’État pour l’aménagement du territoire : « Cette opération a été réalisée par étapes. Jusqu’à fin 2008, Albipôle a bénéficié du fonds d’industrialisation des bassins miniers (FIBM), une ressource importante pour accompagner les collectivités locales du secteur d’Albi et Carmaux. Le dispositif a permis de mettre sur le marché du foncier d’activité et de financer des projets d’entreprises, le Chêne Vert, César Moroni ou Sport

System par exemple ». Pour F. Philizot, la vision à long terme de l’État ne peut s’appuyer efficacement que sur l’intercommunalité. « C’est l’entité adaptée pour ces aménagements longs et complexes. Son rôle est de rassembler et d’obliger à des choix ; de hiérarchiser l’offre foncière pour répondre à la diversité des entreprises. On ne peut se satisfaire de la compétition entre communes pour attirer les implantations. Pour construire des projets ambitieux, la commune se dessaisit partiellement, c’est la règle du jeu. Mais elle reste au cœur des décisions. Les élus de Terssac l’ont bien compris ». * Direction de l’aménagement du territoire et de l’attractivité régionale

POINTs DE VUE Philippe Corneau

Jean-Michel Escaffre

est l'un des dirigeants de Sport System, l’entreprise de surdoués qui optimisent le rendement des moteurs agricoles, de camions, bateaux ou simples automobiles. « Les conditions de mon installation étaient favorables et je n’ai jamais regretté Montpellier. Maintenant que l’infrastructure est terminée, nous allons encore plus apprécier sa localisation, connectée à la rocade. Pour le quotidien de tous et la clientèle, c’est important  ». Sport System vient de doubler sa surface. « Enfin ! Je ne pouvais embaucher ni apprenti ni stagiaire par manque de place or notre métier repose sur l’acquisition de techniques. Il reste un peu de paperasse mais l’essentiel est fait ». Dans sa belle coque grise, Sport System a fière allure. Et le 9e salarié de l’équipe a commencé lundi.

« Il n’y a rien de comparable sur tout l’Albigeois. C’est l’adresse idéale, à l’entrée d’Albi ». L’entrepreneur qui construit un centre d’affaires d’une capacité de 70 postes de travail, 3 salles de réunions, stockage et cafétéria est forcément convaincu des atouts d’Albipôle. « Nous avons été bien inspirés d’investir ici ! Les exigences des élus ont permis de réaliser un cadre de travail très qualitatif : les clients d’Escaffre Production Charpentes sont toujours impressionnés… Cet endroit est connecté à la ville et au monde économique. Les jeunes entreprises qui s’installeront dans notre centre d’affaires en bénéficieront ». Deux bâtiments, conformes aux normes de la réglementation thermique 2012, incluront services de courrier et de pressing, lavage à sec de véhicules sur le parking de plus de 100 places, équipé de bornes électriques.

À NOTER Le 4 octobre, l’agglo inaugure officiellement la zone Albipôle marquant la fin de son travail d’aménageur. Philippe Bonnecarrère, président de la Communauté d’agglo et maire d’Albi, Robert Gauthier, vice-président chargé du développement économique et Jean-Philippe Roques vice-président délégué aux finances et maire de Terssac accueilleront notamment Mme Marcelle Pierrot, Préfète du Tarn, MM. Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, Thierry Carcenac, président du Conseil général et Michel Bossi, président de la CCI Albi Carmaux Gaillac. Tous les acteurs des premiers jours sont attendus pour lever un verre avec les entrepreneurs de la zone. Ce sont eux désormais qui font d’Albipôle une des plus belles vitrines de la vitalité de notre territoire.

Michel Albinet, conseiller municipal puis maire de Terssac jusqu’en 2008, revient sur la destinée d’une parcelle coincée entre une route et une voie ferrée. « Depuis les années 70, tout développement était suspendu aux décisions de l’État sur le devenir de la RN 88. En créant le syndicat intercommunal Albi-Terssac, en 90, nous avons immédiatement acquis une première réserve foncière de 26 ha environ… de quoi réaliser une zone génératrice d’emplois ». Deux phases d’extension, vers Fonlabour notamment, ont permis d’atteindre 38,5 ha. « Mais surtout, nous lancions un embryon d’intercommunalité qui allait intéresser la DATAR et poser les bases d’une coopération entre les communes qui n’a cessé de grandir depuis ». L’élu, retraité, est toujours enthousiaste : « il a fallu convaincre, ne pas douter. Et savourer chaque encouragement comme l’installation de Flavourin ou de Gavap qui ont cru à cette zone quand elle ne ressemblait encore à rien ! ». Le mot de la fin ? « Il n’y en a pas, parce que les projets continuent… J’attends avec impatience, mesurée bien sûr, InnoProd et Eco2 Rieumas ».

Les exigences des précurseurs Les premiers chefs d’entreprise installés à Albipôle, J.-M. Escaffre en tête, le confirment : le SIAT, les élus de l’époque ont « mis la barre très haut. En 1995 imposer des lignes architecturales, des espaces verts autour de bâtiments industriels, c’était avant-gardiste ! » L’équipe du développement économique de l’agglo a suivi les lignes ainsi tracées. Angel Condé, chargé de la commercialisation des lots, explique : « la qualité paysagère de cette zone est restée une priorité ainsi qu’une certaine sélection des activités. Albipôle accueille des projets industriels et des entreprises de petite production ou de service aux entreprises ». Contact : Développement économique 05 63 38 87 87


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DES ÉTUDES, DES PROJETS, DES TRAVAUX L’agglo répare, entretient, construit. Pour chacun d’entre nous, résident, salarié, chef d’entreprise, chercheur, écolier ou même poisson ou libellule, la Communauté façonne le quotidien et l’avenir de notre territoire. Panorama non exhaustif de septembre 2010 à septembre 2011. Études, enquêtes publiques, procédures & acquisitions foncières

paroles d’élu

THIERRY GINESTET

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Vice-président bâtiments et travaux communautaires

« Deux pages ne peuvent contenir la totalité des chantiers de la Communauté d’agglomération. Il y manque par exemple les travaux en cours sur le site de Ranteil ou la démolition de l’ancienne STEP. Mais ce panorama permet de présenter le temps de l’action publique : il faut de longs mois d’études, de programmation, de démarches ou d’enquêtes publiques avant le premier coup de pioche. C’est le cas de l’aménagement de la ZA Eco 2 Rieumas. D’autres chantiers sont étalés pour des raisons techniques et financières. Les travaux de rénovation d’Atlantis sont programmés en quatre phases distinctes jusqu’en 2014 ».

Consultation des entreprises

Bâtiments économiques halle technologique

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Réhabilitation

AV JUIL RIL LE 20 T 2 011 11

nrazo Décodage C’est le Nœud de Raccordement d’Abonnés en Zones d’Ombre. L’engagement de l’agglo pour le 100 % numérique haut débit sur l’ensemble du territoire ! 20 km de fibres optiques, 11 armoires mettent ces zones d’ombre en lumière : Rouffiac, le Séquestre, Dénat (depuis décembre 2009) Carlus, Albi /Faïencerie (depuis avril) et Frejairolles (d epuis juillet). À venir : à l’automne : Lescure/L’hermet et Castelnau, à la fin de l’année : Albi/Jarlard et Terssac.

Et au quotidien Un nouvel abribus, un nid de poule qu’on répare, la signalisation de nos rues, l’éclairage public ou l’installation de containers enterrés pour la collecte et le tri des déchets… Impossible de lister ce qui compose le quotidien de nombreuses équipes de l’agglo. Pour les habitants et les usagers des 17 communes, ces “petits” chantiers ne sont pas des détails mais l’action visible de la collectivité à leur service tout au long de l’année.

zoom

OC T. 2 010

Sept. 2010 - sept. 2011

atlantis AOÛT 2011 JUIN 2011

SEPT. 2010

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z

ZA InnoProd

équipements publics Le siège de l’agglo

Sept. 2010 - sept. 2011

hôtel d’entreprises

ZA InnoProd

sept . 20 10

Travaux

Rénovation (Phase 2)

AOÛT 2011 MAI 2011

SEPT. 2010

InnoProd, LA BIEN NOMMÉE Le projet de Technopôle de l’Innovation appliquée à la Production, c’est-à-dire à finalité industrielle, est né il y a 2 ans. Un hôtel d’entreprises et une halle technologique serviront au développement de nouvelles entreprises et au rapprochement, sur des filières d’avenir, de structures de recherche comme l’EMAC et d’entreprises innovantes. Détails en page 12.

L’agglo RÉUNIT SES ÉQUIPES À deux pas d’InnoProd, dans la zone de Jarlard, deux bâtiments, acquis en mai dernier, vont être réhabilités. Courant 2012 les personnels de l’agglo, aujourd’hui dispersés en différents lieux, travailleront ensemble, dans un seul espace moderne et fonctionnel, facilitant l’accueil et les démarches du public. Il y aura également du neuf pour les équipes de la collecte des déchets qui disposeront d’un centre de développement durable répondant à leurs besoins.


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VOIRIE & aménagements

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Sept. 2010 - sept. 2011

zoom

MAI 2011 FÉV. 2011

SEPT. 2010

JANV. 2011

SEPT. 2010

marssac Rue des Peyragues

arthès Place A. Malroux

SEPT. 2010

Innoprod voirie & réseaux

AOÛT. 2011 MAI 2011

OCT. 2010 SEPT. 2010

rocade Échangeur du Lude

SEPT. 2010

ALBI Rue de L’Escapadou

SEPT. 2010

SEPT. 2010

saint-juéry Centre -ville

Eco2 Rieumas voirie & réseaux

paroles d’élu

Quand le trafic baisse … et le thermomètre grimpe : c’est la saison rêvée pour les travaux de voirie. En juillet et août des réseaux d’assainissement ont ainsi été réparés ou changés dans le quartier Lapanouse, rue Newton, rue de l’Escapadou, rue des Sorbiers, bd Lacombe à Albi ; place Malroux à Arthès en préalable à son aménagement. D’autres travaux n’ont porté ‘que’ sur la chaussée : chemin du Gô et des Sapins, rue des agriculteurs à Albi, des chemins à Carlus et Castelnau, des rues de Dénat, Labastide Dénat, Cambon, Rouffiac ; la route de Saint-Juéry à Cunac. Les bordures des trottoirs du bd de Strasbourg ont été abaissées pour faciliter l’accès des personnes à mobilité réduite, des arrêts de bus ont été aménagés à Castelnau et Terssac, deux nouveaux ralentisseurs ont poussé au carrefour Avalats/Villefranche à Cunac et la route de Lagrave à Marssac dispose d’un nouveau cheminement piéton…

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GÉNIE HYDRAULIQUE ET ENVIRONNEMENT

MICHEL Andral Maire de Dénat

« La compétence voirie transférée à la Communauté d’agglo démarre bien. Je suis satisfait des travaux qui s’achèvent : tout a été réalisé conformément au dossier initial et la coordination entre l’agglo et la mairie a bien fonctionné. Pour l’élu d’une petite commune c’est essentiel ! Il nous faut nous décharger des tâches chronophages mais rester maîtres des décisions. C’est le but de la Commission de proximité de l’agglo, à laquelle je participe avec d’autres élus et des techniciens ».

Sept. 2010 - sept. 2011

JUIL. 2011

JUIN 2011 AVRIL 2011 FEV. 2011

DÉC. 2010 OCT. 2010

SEPT. 2010

berges Ste CarÊme à Albi

BASSIN DU MARANEL à Albi

SAINT-JUÉRY PHASE 1 Le cœur de ville va être intégralement restructuré. C’est un sacré chantier qui s’annonce, mais quand il sera achevé, la population redeviendra propriétaire de son espace public avec des déplacements pacifiés, des zones mieux adaptées aux piétons, aux scolaires, aux automobilistes. Bien sûr, ce grand projet fera la part belle aux déplacements doux.

NOV. 2010 DÉC. 2010

labastide dénat

FRÉJAIROLLES

Réseau séparatif eaux usées / pluviales

Amélioration réseau et STEP Ondesque.

MARS 2011

OCT. 2010 SEPT. 2010

saint juéry

Réseau séparatif eaux usées / pluviales

AOÛT 2011 MAI 2011 AVRIL 2011

JUIN 2011 AVRIL 2011

Albi

Rouffiac

Création réseau séparatif eaux usées / pluviales

STep Albipôle Extension

Step Marssac Extension

Le renouvellement des réseaux d'assainissement a lieu toute l'année.

Pour suivre l’avancée des chantiers de l’agglo, retrouvez ces pictogrammes sur notre site : www.grand-albigeois.fr rubrique Travaux


ils en parlent

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Relais à Champollion

Agir pour l’insertion professionnelle

Hervé Pingaud, professeur en génie industriel, est le nouveau directeur du CUFR Champollion. Son prédécesseur, Jean-Louis Darréon, le connaît bien : « Je passe le relais, après deux mandats de trois ans, au Pr Pingaud… Son projet engage l’acte II de l’établissement ». L’acte I, constituant du projet fondateur, a produit la “meilleure performance française en licences” (ministère Enseignement Supérieur, avril 2010). En juillet, l’AERES a confirmé la qualité de l’enseignement et salué une “gouvernance paisible”. Effectif en croissance (+700 inscrits depuis 2004 alors que le

Mi 2009, Champollion gagnait le financement d’un appel à projet du ministère de la jeunesse et des solidarités actives. À la rentrée 2010, il est devenu concret avec la mise en ligne d’une banque de stages pour les étudiants post-bac du nord Tarn, Aveyron et Lot. Naima Marengo, responsable de la DOSI – division orientation insertion et stages – explique : « Champollion a fédéré les énergies, en associant d’autres établissements de formation et les entreprises… Exceptés les masters ou licences pro, les formations universitaires paraissent coupées du monde de l’entreprise : c’est le défi de l’insertion à l’université, tel que posé par la loi LRU, que ce projet relève ». www.stage-sup.com n’est que le premier volet d’une construction ambitieuse qui verra, notamment, une offre de formation structurée par compétences.

nombre de bacheliers n’augmente plus), nombre d’enseignants chercheurs multiplié par 4 sur la même période (47 en 2010), bonne évaluation de deux équipes de recherche (qui pourront être labellisées lors du prochain contrat avec l’État en 2011)… l’ovni JFC, a réussi, son objectif d’université de proximité pluridisciplinaire ouvrant largement l’accès à l’enseignement supérieur, à la réussite et à l’insertion professionnelle. Un bilan très honorable, « une forme d’excellence qu’Hervé Pingaud, un homme à trempe, va consolider », conclut Jean-Louis Darréon. *AERES agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur

Un vrai salon pro

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Ce n’est pas leur première manifestation du genre, mais cette année le Forum entreprises, piloté par des élèves ingénieurs de l’EMAC, change de dimension : 5 établissements d’enseignement s’unissent pour rencontrer les entreprises, en un même lieu et sous un même panache. Avec le soutien de l’agglo.

Tous rentrés !

Voici une initiative concertée qui prend du sens à l’échelle de notre territoire. Piloté pour la 5e année consécutive par M2ai (Mines d‘Albi Actions Industrielles, fondée en 1995 par des élèves de l’EMAC) le Forum entreprises est une journée pour connecter recruteurs potentiels et futurs diplômés. Et cette année, le projet s’ouvre à d’autres enseignements adaptés aux exigences du marché de l’emploi local dispensés par l’université Champollion et les lycées Jaurès, Rascol et Fonlabour.

Des rencontres pour quoi faire ? Qu’il s’agisse de recruter des ingénieurs, techniciens, diplômés de l’enseignement supérieur de niveau BAC +2 à BAC +8, de rencontrer des stagiaires qualifiés issus de formations variées ou des élèves en apprentissage, le format “un lieu/ un jour” séduit les entreprises. Le forum doit également servir leur notoriété auprès des futurs diplômés des établissements supérieurs albigeois.

Le 14 octobre, une vingtaine d’entreprises disposeront de locaux aménagés dans les meilleures conditions pour rencontrer les élèves de BTS en matinée et les étudiants ingénieurs, masters et doctorats dans l’après-midi. Stands équipés, salles de réunions, tables rondes et guide visiteur en quadrichromie complètent l’offre : elle est digne d’un vrai salon professionnel ! Infos sur www.enstimac.fr et 05 63 49 30 00

IPI : promo 2010 Ils seront prochainement des responsables de production, des chefs de projet industriel « ou continueront leurs études, explique Nancy Ambroise de l’Institut supérieur de Promotion industrielle, l’école de formation en alternance de la CCI à Albi. C’est l’option choisie par 45 % d’entre eux ». Ces jeunes gens, diplômés de l’IPI depuis le 10 septembre, visent, à terme, des postes à responsabilité. «  Ils ont vocation à seconder et relayer un chef d’entreprise d’une TPI ou PMI de notre bassin économique. Car l’IPI dispense, en 3 ou 4 ans après le BAC selon les formations d’origine, une double compétence technique et managériale ». La promotion 2012 vient de débuter : «  Ils sont 31 inscrits cette année, l’IPI augmente peu à peu ses effectifs ». Avec plus de 50  % de leur temps passé en entreprise, travaillant sur des projets concrets qu’ils développent également en cours théoriques, les jeunes élèves/salariés optimisent leur capacité d’intégration. Les entreprises (Chevillot, Ets Marty, Fin’Tech, Mécanuméric, VOA…) sont parties prenantes du programme de l’IPI. Toutes trouvent leur compte : 45 % des élèves sont embauchés par l’entreprise qui les a accueillis en formation. Infos sur www.ipi-albi.com

Primaires, collégiens et lycéens et élèves ingénieurs de l’EMAC ont repris le 2 septembre. À Champollion, certains ont commencé le 6, comme les élèves infirmiers des IFSI, et les “derniers” lundi 13. Côté Université pour tous, les inscriptions sont ouvertes depuis le 6 septembre… À Atlantis : les réinscriptions (6 - 10 sept) et les inscriptions (13 - 17 sept) concernent l’apprentissage à la natation des enfants et des adultes. Il n’est pas nécessaire de s’inscrire pour accéder à la salle de sports ou aux cours ; y compris pour la gym des seniors. Reprise des activités le 20 septembre.

La fin du mémo-frigo ! Le site Internet du ministère de l’Éducation propose de télécharger un iCalendar* des vacances scolaires par zone ou de la France entière à intégrer dans vos agendas électroniques. www.education.gouv.fr *ou ICal : terminologies anglaises définies par l’IETF (Internet Engineering Task Force), comité en charge des normes Internet.


grand angle

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Savez-vous ce que se passe entre votre douche du matin et l’eau vive de notre belle rivière Tarn ? À l’occasion de l’inauguration officielle prévue fin octobre de la nouvelle station de traitement des eaux usées de la Madeleine, GRAND A vous présente les éléments clefs d’un circuit très vert(ueux).

g

POUR QUE L’eau vive Grand A a l’immense privilège de vous annoncer que la nouvelle STEP Madeleine a démarré. Plus grande, plus « verte », plus high-tech : la station de traitement des eaux usées de 8 communes de l’agglomération est entrée en activité le 1er juillet dernier, prenant progressivement le relais de l’ancienne station, en cours de destruction. Depuis le début de l’été, la nouvelle STEP glougloute sous haute surveillance, subit des tests en continu et se pare peu à peu d’ornements divers : verdure et gazon alentour, aménagements de

confort intérieurs, chemin de découverte didactique pour son futur public… GRAND A organise une visite commentée avec photos et interviews. Mais si l’événement est d’importance, car il est le point d’orgue de longs mois de travail pour les équipes de l’agglo, il est peut-être utile de replacer la STEP dans le paysage complet de la très haute mission de notre collectivité : rendre à la nature une eau de la meilleure qualité possible. Un circuit vertueux où chacun de nous, chapeauté d’un bonnet de douche ou d’un casque d’agent du réseau, a un rôle.


grand angle

page 08

L’équipement d’une ère nouvelle Défi européen, action de l’agglo, budgets… Jean-Claude   de Lapanouse, vice-président délégué à l’assainissement, fait le point,   face au colosse chargé de traiter   la plus grande partie des eaux usées de notre territoire. La nouvelle STEP marque une étape clef dans la politique de l’assainissement communautaire.

«

« C’est une construction impressionnante : un concentré de haute technologie appliquée à des principes vieux comme le monde… La mise en service de la STEP Madeleine, le 1 er juillet dernier marque l’aboutissement d’un processus engagé par le Conseil communautaire mi 2004. On ne construit pas de tels équipements en un claquement de doigts ! La directive eaux résiduaires urbaines (ERU) de 1991, retranscrite en loi sur l’eau en 1992 et 2006 a imposé aux collectivités françaises des investissements considérables mais tellement nécessaires. Faire l’autruche aurait été indigne de nos responsabilités d’élus : la STEP Madeleine a permis d’abandonner 6 stations obsolètes ; notre gestion des eaux usées devient beaucoup plus performante et plus sûre. Cette réalisation marque également une autre étape pour l’agglo : jusqu’à présent, nous étions essentiellement orientés “investissements et projets”, les communes ayant conservé la compétence de gestion des réseaux et des branchements. Un travail considérable a été conduit sur tout le territoire. Notez que l’investissement en matière d’équipements hydrauliques Lescure d’Albigeois Arthès et d’assainissement ne

Castelnau de Lévis

157 l d’eaux usées par jour et par personne sont rejetés, dans le réseau public de collecte de l’agglo.

Cunac

Albi

Cambon d’Albi

Le Sequestre

Rouffiac

contribuable, est différent dans chacune de nos 17 communes pour de multiples raisons fort légitimes… Il nous faut tendre vers un prix unique et mutualiser ainsi cette partie “recettes”. C’est un autre chantier qui se tiendra, sans casques, le moment venu… ».

Saint-Juéry

Terssac Marssac sur Tarn

s’arrête jamais : qu’il s’agisse de changer des canalisations à l’occasion de travaux de voirie ; d’abandonner des réseaux unitaires pour séparer les eaux usées des eaux pluviales ou de réaménager des stations de traitement à Fréjairolles, à l’Albipôle de Terssac par exemple… Mais aujourd’hui, nous entrons dans une nouvelle phase de gestion d’un patrimoine modernisé et de service rendu aux usagers. C’est le sens des derniers transferts de compétences et du choix, depuis le 1er juillet, d’une régie à autonomie financière. L’équipe de Valérie Vithe, directrice de la régie, se compose d’une vingtaine d’agents dédiés à l’exploitation des ouvrages, chargés des projets, des opérations d’ensemble, de renseigner les demandes d’urbanisme et du premier contact avec le public. Une nouvelle instance associée au contrôle de son bon fonctionnement a été créée : le conseil d’exploitation de la régie composé de 3 représentants extérieurs et de 21 élus, sous ma présidence. Enfin, il me revient de parler budgets. Chacun comprend les enjeux environnementaux de toute communauté humaine organisée ; le prix à payer est moins évident ! L’assainissement collectif des eaux usées se décompose en traitement et collecte. Si le prix du traitement est mutualisé à l’échelle communautaire, celui de la collecte, répercuté à chaque

Puygouzon

Carlus Saliès

Fréjairolles Labastide Dénat

STEP Madeleine STEP communales, filtres, lagunes

Dénat

Où va l’eau des toilettes ? Les canalisations des habitations de 8 communes conduisent les eaux usées vers la STEP Madeleine. 14 autres installations – des STEP plus petites ou de simples lagunes – traitent les eaux de 8 autres communes. Enfin à Rouffiac, 174 foyers ne disposent pas encore du “tout-à-l’égout” et possèdent leurs propres installations individuelles d’assainissement. On parle de SPANC – service public d’assainissement non collectif – car la collectivité, l’agglo en l’occurrence, est en charge, depuis 2006, des contrôles obligatoires de ces équipements situés dans le domaine privé. Pour suivre le circuit des eaux, il faut aussi considérer la topographie : des stations de relevage, munies de pompes, sont parfois nécessaires. Sur le territoire communautaire 74 postes fonctionnent 24 h/24. Mise à part l’intrusion soudaine de grands volumes d’eaux claires (eaux des nappes ou de pluie), les lingettes, qui coincent les mécanismes, sont leurs pires ennemies !


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Jusqu’à la rivière Depuis le siphon de votre lavabo ou de votre lave-linge, les eaux dites “usées” s’écoulent à travers les canalisations jusqu’à une installation de traitement. À la STEP Madeleine high-tech comme avec tout autre équipement plus sommaire, le traitement de l’eau n’est pas une opération chimique : les procédés mis en œuvre sont essentiellement physiques (filtrer, décanter) et biologiques (les matières organiques sont décomposées par des bactéries). Autrefois, on laissait la nature digérer ces rejets ; aujourd’hui, les volumes à traiter sont tels qu’un coup de main s’impose. C’est le cycle de la collecte et du traitement des eaux usées dans le Grand Albigeois jusqu’à la rivière Tarn.

14

4  9 90 foyers

STEP de type boues activées, filtres ou lagunages traitent les eaux usées de 8 communes avec une capacité de 120 à 2000 éq/hab.

disposent d’un système d’assainissement individuel et dépendent du SPANC

7

fosse toutes eaux filtre à sable drainé

2

3

91 000

6

eq/hab

La STEP Madeleine peut traiter l’équivalent des eaux usées de 91 000 habitants (contre 65 000 pour l’ancienne STEP).

5

4

1

9

8

Suivez le guide Traiter, épurer… et gérer intelligemment les résidus : Antoine Pelux, chef de la station Madeleine, explique le processus en 3 points : Le pré traitement : Sous le bâtiment 1 une série d’opérations, automatisées pour la plupart, va assurer un premier traitement de l’eau : dégrilleur, récupérateur de sables, dessableur – déshuileur, récupérateur de graisses (envoyées vers le digesteur 2 producteur de biogaz stocké dans un gazomètre 3 ) ; Ces étapes sont contrôlées depuis la salle des commandes du bâtiment d’exploitation 4 .

N.B.

Malgré le niveau de dépollution atteint en sortie de la STE P Madeleine, l’eau rejetée n’est pas potable (un traitement physico-chimique serait nécessaire). Mais elle n’est plus nuisible pour le milieu naturel.

Le traitement biologique : À ce stade, l’eau, encore sale et chargée en azote et phosphore, remplit deux bassins biologiques 5 de 12 000 m3 puis deux bassins clarificateurs de 44 m de diamètre 6 , avant rejet dans le Tarn 7 . La décantation aura permis de récupérer toutes les boues.

Le traitement des boues : Après une 1re étape de déshydratation 8 , ces boues séjournent dans le digesteur 2 . Il faut une 2e étape de centrifugation 8 (séchage) avant de transporter la matière obtenue vers un lieu de valorisation agricole. Les étapes générant le plus de nuisances se déroulent sous les bâtiments 1 et 8 fermés. L’air ambiant est traité chimiquement dans des tours de désodorisation 9 .

HIGH TEch La plupart des postes de relevage et la STEP Madeleine sont équipés de postes de surveillance. Reliés à des automates, ils permettent de contrôler les points névralgiques de la STEP et d’enregistrer les informations de l’ensemble du réseau. Tout dysfonctionnement est repéré et transformé en alerte renvoyée au poste de supervision, rue Moissan à Albi, ou sur le téléphone mobile de l’agent d’astreinte. La surveillance du réseau est aussi l’affaire du public : un numéro enregistre les messages (06 30 61 38 39), permettant des interventions rapides et efficaces face à tout événement.


grand angle

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C’est une équipe de pros qui surveille et règle les instruments, assure la maintenance   des équipements électromécaniques, analyse l’eau en laboratoire et intervient sur site…   Mais rendre une eau la plus propre possible au milieu naturel repose sur un puzzle de responsabilités qui commencent dans l’intimité de notre salle de bains.

La STEP verte Une vraie démarche “développement durable” a guidé l’action de la Communauté d’agglomération, y compris pendant la phase de construction. Par nature, la station est un allié vert : un outil essentiel de protection de notre milieu naturel. Dans le détail, certains de ses équipements ont été choisis pour leur mode opératoire très écologique : Autosuffisance énergétique Le digesteur, essentiel à la réduction des tonnes de boues générées par le traitement de l’eau, assure sa propre alimentation énergétique. Par méthanisation à 37°, il produit du biogaz qui lui sert de combustible via une chaudière. Xavier Brusset, ingénieur chargé du suivi du chantier de la Madeleine, explique : « Le Bilan Carbone® de cette construction fait apparaître une économie annuelle de 16,9 tonnes équivalent carbone ».

TOUS responsables et partenaires

m

Mon coton-tige à la plage

Chacun peut contribuer à la qualité de l’eau en respectant des règles simples : on ne jette pas dans les canalisations de la maison les ordures ménagères même broyées ; les huiles usagées même de friture ; les produits chimiques comme la peinture ou les solvants sans même parler des médicaments même les plus inoffensifs. Les produits non dégradables qui se coincent dans les filtres (lingettes) ou passent à travers (cigarettes ou coton-tige) sont, à divers stades du circuit de l’eau, de véritables fléaux !

Orage et piscine : même combat ? « Dans certaines communes, jusqu’à 40 % des eaux pluviales et des eaux usées se mélangent encore dans le réseau, explique Valérie Vithe. Or l’eau de pluie augmente inutilement le volume à collecter et à traiter. Le travail de la station est perturbé, ralenti. Le coût global plus élevé. Nous procédons petit à petit à la mise en séparatif, profitant des travaux de voirie par exemple ». En ce qui concerne les branchements privés, toute construction est soumise au respect des règles de conformité, contrôlées par les agents de l’agglo. Les réseaux anciens peuvent aussi être vérifiés, à la demande d’un notaire au moment d’une vente par exemple. « Un autre souci résulte de la vidange des piscines : en plus d’un afflux volumétrique, le chlore déséquilibre l’action des bactéries de la STEP ». Un conseil : pendant les 7 jours précédant la vidange, n’ajoutez aucun produit chimique. Que l’eau se déverse dans votre jardin ou la canalisation publique, les petites bêtes de toutes tailles vous remercieront.

Rejets industriels sous haute surveillance

Le réseau public n’est logiquement destiné qu’aux rejets d’origine domestique. Pour les entreprises anciennement raccordées, dont l’activité de production a augmenté ou s’est diversifiée, comme pour les nouvelles installations, Émilie Bousquet, technicienne maîtrise d’ouvrage réseaux, élabore des conventions de déversement, au cas par cas. « En 2009, l’entreprise Flavourin, par exemple, s’est dotée d’équipements de prétraitement (bac tampon et floculateur-dégraisseur) de manière à pouvoir continuer à être raccordée au réseau public tout en garantissant un niveau de pollution gérable par les équipements de la STEP d’Albipôle. Un arrêté autorisant le raccordement et une convention spéciale encadre ses conditions de déversement ». Une dizaine de contrats similaires ont été signés par l’agglo avec des entreprises aussi diverses que la VOA, Fin’ Tech, Dyrup ou la Fondation Bon Sauveur.

Et les non collectifs ? Les dispositifs d’assainissement non collectif sont également soumis à une réglementation stricte. Depuis 2006, l’agglo est compétente pour le diagnostic et le contrôle de ces installations privées : c’est le service public d’assainissement non collectif (SPANC), piloté par Benjamin Corgne. Même si de nouveaux systèmes apparaissent, progressivement validés par le ministère de la santé et de l’écologie, une vidange régulière des fosses, par un professionnel, reste nécessaire. La STEP Madeleine a été conçue pour recevoir et traiter ces matières polluantes. Le diagnostic des 4 990 installations existantes, démarré en 2007, s’achève. 22 % sont classées “non-conformes/à forte pollution” et doivent être mises aux normes, conformément à la réglementation.

16,9 t c'est l'équivalent de 17 vols Paris /New-York allers-retours/an.

Valorisation locale Fin juillet un marché a été signé afin d’assurer la valorisation agricole des boues produites par la STEP Madeleine par épandage et compostage. Idem en matière de sables qui, une fois traités, sont réutilisés par l’agglo lors des travaux de pose de réseaux ou revendus pour servir de remblais routiers par exemple.

Production d’électricité solaire Un éclairage naturel des locaux a été privilégié ; la façade EST est presque entièrement vitrée. La couverture photovoltaïque de 200 m2 du bâtiment central fournira 20 000 kWh/an. L’électricité revendue contribuera pour 12 600 €/an à l’équilibre du budget assainissement.

-34 %

Modernisation du fonctionnement, équipements, gestion locale de résidus autrefois sous-traités à l’extérieur : la nouvelle STEP émettra 34 % de gaz à effet de serre de moins que l’ancienne.


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environnement

Repartez en vacances !

Adoptez un thérapeute

Oubliez bureau, atelier et logis, le temps d’une balade nature. Points de vue inédits, découvertes et oxygénation sont au programme le long des 8 sentiers de l’Albigeois. Et de nouveaux itinéraires sont planifiés. « Une fois les balisages finalisés, l’agglomération comptera plus de 100 km de sentiers d’une longueur moyenne de 7 km, explique Sarah Laurens, en charge de cette compétence communautaire. Cet automne, au moins 3 nouveaux sentiers s’ouvrent aux promeneurs ». Il s’agit du

Sentier des demoiselles* au départ de Terssac ; des Boucles de l’Assou depuis Dénat et du Sentier des panoramas accessible à partir de Labastide Dénat. Grâce au travail de l’agglo et des élus de Castelnau de Lévis, du Sequestre et de Carlus, 4 autres sentiers seront balisés prochainement. Dépliants et itinéraires disponibles sur : www.grand-albigeois.fr rubrique Loisirs et culture * Ce ne sont pas des jeunes filles mais des caloptéryx splendens, des insectes proches des libellules.

Assemblée de passionnés

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« Il faut être bon dans tous les domaines ! » Ce n’est pas la recommandation d’un professeur à ses nouveaux élèves, mais l’avis de Pierre Doat expliquant le rôle du syndicat mixte de rivière Tarn, qu’il préside depuis juin dernier. Le maire d’Arthès dresse l’inventaire des domaines de compétence du syndicat “vastes et passionnants”.

Pierre Doat, délégué aux préventions des crues, est donc le nouveau Président du syndicat mixte de rivière Tarn. Ce groupement de collectivités locales met en œuvre le programme quinquennal d’un “contrat rivière” élaboré et signé par L’État, les conseils général et régional, l’agence de l’eau Adour Garonne – un service du ministère de l’écologie – et de nombreux partenaires concernés par le Tarn et ses affluents. Une dizaine d’objectifs y figurent dont la lutte contre les pollutions, la restauration des écosystèmes aquatiques et humides, la prévention des inondations, la gestion quantitative et qualitative de l’eau… Une autre mission, dont la Fête de l’eau des 10 et 11 septembre à Ambialet est un résultat sympathique, concerne la communication et la

sensibilisation du public. « Oui, les domaines sont vastes car ils traitent d’un élément essentiel à la vie : l’eau ! Notre champ d’investigation inclut les rivages, les roselières, les zones humides et nous amène à traiter, avec la même attention, des questions de biodiversité et des problèmes d’effondrement des berges ». Le chantier que la Communauté d’agglomération engage ce mois-ci pour conforter les talus érodés du Séoux, un affluent du Tarn, dans le quartier Ste Carême à Albi, s'intègre d'ailleurs dans le “contrat rivière”. « Car, précise Pierre Doat, les actions sont in fine décidées et financées par les collectivités. Elles doivent respecter le contrat rivière et s’appuient sur le syndicat qui n’est qu’un organisme consultatif et de concertation. C’est une assemblée d’experts, de passionnés aussi ».

Le syndicat mixte de rivière Tarn C'EST : Notre Communauté d’agglo, les collectivités du bassin versant, le conseil général du Tarn, la région Midi-Pyrénées, l’agence Adour Garonne, la Chambre d'Agriculture et la Fédération de pêche du Tarn. De Saint-Sulpice (confluence de l’Agout) à Trebas (confluence du Rance) les élus de 74 communes assurent les missions nécessaires aux objectifs du "contrat rivière".

Tranferts en vue Les travaux avancent et, à l'automne, le nouveau quai signera la fin du stockage des déchets ménagers à Ranteil. Partiellement enterré et complètement fermé, le quai servira de plateforme entre les bennes à ordures qui sillonnent nos rues et des semi-remorques qui prendront, dans un premier temps, la route du bio réacteur Trifyl de Labessière Candeil. D’ores et déjà, sa charpente de bois donne le sourire à de nombreux riverains. À l‘avenir, les nuisances n’auront plus rien de comparable à celles du passé. Toutes les étapes de déchargement et chargement des ordures se dérouleront en intérieur, des portes automatiques et des sas limiteront le bruit, les odeurs et les rassemblements d’oiseaux. Ils seront de nouveau les bienvenus pour se poser et piailler sur les branches, une fois l’aménagement paysager terminé.

Le chat qui ronronne a des effets sinon thérapeutiques, au moins apaisants sur son entourage humain. Pour 15 €, vous pouvez vous offrir 30 mn de ronrons. Ce mixage habile des hertz anabolisants du félin à quelques accords de musique est l’œuvre d’un vétérinaire toulousain, J.-Y.Gauchet, qui s’appuie sur de très sérieux travaux. Une autre option, garantie d’un registre sonore varié, consiste simplement à adopter l’animal. L’équipe du chenil communautaire saura vous présenter un partenaire au diapason, pour des heures de ronrons et mille autres moments de gaîté. Chenil communautaire : 10h-12h/ 16h-18h30 – lun-sam – Zone de Ranteil Albi – Tél. : 05 63 38 38 24

Agir pour ma facture

Les tarifs de l’électricité augmentent, c’est l’occasion d’envisager comment réduire sa facture. Bénéficier de la concurrence entre fournisseurs, investir dans le photovoltaïque sont des options. D’autres, assez simples, ont des effets concrets et immédiats. Et agir pour la planète devient un réflexe quotidien. GRAND A ne dressera pas de liste exhaustive au risque d’agacer certains de ses fidèles lecteurs, mais vous invite à relire les conseils de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) : www.ecocitoyens-ademe.fr ou Espace Info énergie, 188 rue de Jarlard, Albi tel : 05 63 60 16 80. Aussi, avant d’envisager l’achat d’un équipement, Topten mérite votre attention. Développé sur le modèle suisse, à l’initiative du WWF-France et de l’association CLCV, Topten est un comparateur unique. Ce guide sélectionne les produits les moins nuisibles pour l'environnement et les plus économes en énergie du marché. GRAND A s’est d’ailleurs doté d'un nouvel ordinateur qui s’éteint à chaque pause-café. www.guide-topten.com


L’éco de l’agglo

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Albi l'attractive

PATRIMOINE ATTRACTIF

La compétitivité des territoires est un enjeu majeur, pour les élus comme les acteurs économiques. La Presse dresse régulièrement divers palmarès où les indices chiffrés se mêlent aux critères subjectifs. Une étude récente de sociologues et économistes de l’université Paris-Dauphine tord le cou à quelques stéréotypes. Compte rendu de lecture. Dunkerque Lille

Calais Boulognesur-Mer

Douai Amiens Le Havre Rouen

CherbourgOcteville

Valenciennes CharlevilleMézières

Évreux Brest Lorient

Vannes

Troyes

Le Mans

Rennes

St-Nazaire Nantes

Nancy

Paris

Chartres

Laval

St-Brieuc

Quimper

Metz

Reims

Caen

Orléans

Montbéliard

Tours

Angers

Dijon

Besançon

Chalonsur-Saône

Poitiers Niort La Rochelle

Strasbourg

Epinal

Montluçon Limoges

Angoulême

Vichy

ClermontFerrand

Brive

Lyon

Saint-Étienne

Bordeaux

l

Grenoble Valence

Périgueux Arcachon Montauban

Agen

Bayonne

Toulouse Pau

Tarbes

Albi Montpellier Béziers

Nîmes

Avignon

Nice

Aix

Narbonne

Marseille

Toulon

Perpignan

Bastia Ajaccio

© Les Échos 1er Juillet 2010 Classe 1 : excédent absolu et relatif élevé (gain de plus de 5%et 10.000 habitants)

Classe 2 : excédent relatif élevé

(de 5,6 à 13,6%) mais un excédent absolu faible à modéré (de 3.500 à 8.500 habitants)

Classe 3 : excédent relatif faible

(de 2,2 à 5,2%) mais excédent absolu élevé (plus de 9.500 habitants)

Classe 4 : excédents relatif

et absolu modéré (de 0,5 à 4,7% et de 700 à 4.900 habitants)

Classe 5 : déficit relatif et absolu modéré

Classe 6 : déficit absolu élevé (de -7.000 à -12.000 habitants) mais déficit relatif faible (-1.5 à -3.3%)

Classe 7 : déficit relatif élevé

(supérieur à 3%) mais déficit absolu modéré (0 à –6.000 habitants)

Classe 8 :

déficit aggravé

La capacité d’un lieu à produire un certain nombre de services aux habitants, l’économie dite résidentielle, est un facteur essentiel de son attractivité. Depuis 1974 avec Le Point, les magazines dressent des palmarès des villes. Certains, réalisés par des cabinets spécialisés, sont devenus des outils d’évaluation. Toutefois, la diversité des indicateurs choisis et surtout leur agrégation, avec ou sans pondération, peuvent laisser perplexes. Des enseignants de la Chaire Ville et Immobilier de l’Université Paris Dauphine ont questionné ces mesures et développé une méthode scientifique à partir du flux des populations*. Son analyse permet de définir a posteriori, et non l’inverse, des facteurs explicatifs : 200 caractéristiques objectives (localisation, enseignement, offre de commerces…) qui intégreront, dans une étude complémentaire à venir, une dimension subjective de l’attractivité, par enquête auprès de la population. Que retenir ? Paris (10 143 000 hab.) est toujours au centre d’un désert français. Mais son attractivité est très relative comme pour nombre d’autres métropoles : la taille n’est pas une garantie d’attractivité. Les petites et moyennes agglomérations du Sud affichent un excédent migratoire qui prouve leur dynamisme résidentiel : Albi se classe 23e sur 100 avec un solde relatif de + 6,5 %. Notre territoire bénéficie du rayonnement de Toulouse qui combine performance économique et attractivité résidentielle mais capte aussi durablement de nouvelles populations. Cette première vaste analyse confirme certains constats, l’attrait du sud par exemple, mais redessine une carte de France inédite où le dynamisme économique n’est facteur d’attractivité qu’à condition que le cadre de vie soit à échelle humaine. Ce que beaucoup de nouveaux habitants du Grand Albigeois ont évalué avant de s’y installer ! * INSEE : solde apparent des entrées-sorties, naissances-

Il est trop tôt pour un bilan chiffré, mais les équipes de l’Office du Tourisme d’Albi ont vu une augmentation très nette de leur activité après l’annonce de l’inscription de la cité épiscopale au patrimoine mondial. Nos confrères de La Dépêche s’en sont fait l’écho dès le 15 août, confirmé à la fin du mois. « De nombreux visiteurs nous disent venir exprès », précise Sophie, chargée d’accueil. Pour mémoire, Le Havre, également au "patrimoine" depuis 2005, estime que les visites de la ville ont crû de 50 %, attirant 30 % de touristes supplémentaires.

AOSTE À LESCURE

Le Groupe Aoste, leader français de la charcuterie sèche (Aoste – Cochonou Justin Bridou), acquiert les Salaisons Moroni, n° 1 sur le marché du chorizo en forte croissance (+7 % pour 2007-2009). L’entreprise César Moroni, installée à Lescure depuis 1947, a produit 3 800 t de chorizos en 2009 pour un C.A. de 18 M€. Louis-Pierre Perrazi, le PDG se retire de ses fonctions après 16 années consacrées à l’entreprise. Dans un communiqué de presse diffusé par le groupe Aoste, il s’est déclaré « très satisfait de cet accord, cette intégration est une vraie opportunité pour assurer la pérennité de l’entreprise dans les meilleures conditions ».

S’investir après 45 ans

décès, période 1999-2006

InnoProd, ambitions en 3D Un technopôle (du latin polus, axe du monde) est un site aménagé pour accueillir les entreprises de haute technologie. Une technopole (du grec polis, ville) est un centre urbain disposant d’un fort potentiel d’enseignement et de recherche favorable au développement d’industries de pointe. InnoProd répond à ces deux définitions car l’agglo a profilé le contenant, le contenu et la perspective. InnoProd sera une zone urbaine, jouxtant Jarlard, équipée (restauration, services…) où il fera bon flâner (les espaces verts occuperont 1/3 de la surface totale). L’axe central de la 1re phase aménagée, soit 30 ha, reliera les quartiers St-Amarant

et du Marranel. Les travaux de voirie, eau, câblages et canalisations débuteront en janvier 2011 (voir p. 05). La commercialisation de 27Ha pourra commencer. Les bâtiments construits par l’agglo (hôtel d’entreprises et halle technologique) feront d’InnoProd un catalyseur de R&D et d’innovation locale dans 3 domaines porteurs : nouvelles énergies, mécatronique, nouveaux matériaux. La halle technologique regroupera des équipes du CRITT, de l’Emac, du labo de génie mécanique de JFC et de la PFT Rascol. Cette concentration, à haute valeur ajoutée, favorisera les passerelles entre recherche et production : les 1res entreprises intéressées l’ont bien compris. L’hôtel d’entreprises (adapté aux TPE) et une vingtaine de lots prêts à bâtir permettront de multiples configurations.

La Communauté d’agglo, la CCI et AG2R organisent le Forum des opportunités, un salon avec espace d’exposition, ateliers et conférences conçus pour ce groupe d’âge qui prend une place nouvelle dans l’économie. Cessation/reprise d’entreprises, cumul emploi-retraite, économie sociale et solidaire, statut d'auto-entrepreneur, ou capital santé : les thèmes abordés par des spécialistes du secteur seront vastes. 4 novembre 2010 – Parc des Expositions 9 h 30/19 h 30 (entrée gratuite) www.forum-opportunites.fr


L’éco de l’agglo

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«

C.E.T. Infra, Conseils Études Techniques Infrastructures, est un bureau d’études VRD classique. Dans ses locaux, boulevard Carnot à Albi, l’ambiance est studieuse derrière les écrans d’ordinateurs. Ici, pourtant, on travaille différemment.

Le semeur

Les dessous de C.E.T. Infra « Nous assurons la maîtrise d’œuvre de voirie et réseaux divers d’opérations d’aménagements, explique Jean-François Verdier, directeur de C.E.T. Infra, qu’il s’agisse de lotissements ou d’équipements publics. Eaux, électricité, télécommunications… nous traitons tous les réseaux ». Un bureau d’études VRD est l’expert technique de chaque projet. Et l’augmentation de son activité, depuis sa création mi 2006, le confirme. « Nos clients sont essentiellement des collectivités, l’agglo notamment. Au-delà du Grand Albigeois, nous intervenons en amont de réalisations variées comme de l’habitat dans le Cantal, un centre bourg dans le Lot ou une ZAC dans le Gers ». Et si deux ingénieurs, trois techniciens et une assistante travaillent “différemment” c’est parce que C.E.T. Infra est une SCOP. « À l'origine, nous étions quatre salariés décidés à ne plus

subir une vie professionnelle orchestrée par des actionnaires inconnus. Nous étions convaincus que les individus sont la richesse d’une entreprise ». GRAND A joue la mouche du coche mais le directeur, renouvelé dans ses fonctions à la dernière AG complète un tableau idyllique « où chacun sait pourquoi il travaille et maîtrise chaque décision sur le principe de 1 homme/1 voix. Un principe qui fonctionne à 6 ici, à 770 chez Scopelec ! Quant aux bénéfices réinjectés dans les réserves, c’est une stratégie particulièrement efficace quand la conjoncture est incertaine ». Une SCOP serait-elle plus rentable du fait de l’engagement de ses salariés ? Ce ne pourrait être sa seule motivation : « On crée une SCOP pour sa dimension humaine. Pour le reste, elle est soumise aux mêmes contraintes économiques que n’importe quelle entreprise : la rentabilité n’est pas une option ».

L’agglo, en charge du développement économique, multiplie les actions de sensibilisation au thème de l'économie sociale et solidaire. Maryse Bertrand, vice-présidente déléguée à la politique de la ville, explique : « parce que cette économie privilégie l'humain, qu'elle est dynamique et innovante, qu'elle se développe dans son environnement et qu'elle peut enrichir le tissu local, nous pensons qu'il est urgent et nécessaire d'apporter cette complémentarité à notre projet économique ». Un atelier sera consacré aux statuts et domaines d'intervention des entreprises de l'économie solidaire lors du Forum des opportunités... Et semer à tout vent de nouvelles initiatives.

à retenir

Savoir-faire et modernité La conserverie Lascroux a un savoir-faire : la découpe et la transformation d’oies et canards gras landais. « Notre certification "identification géographique protégée" garantit une provenance exclusive de palmipèdes du sud ouest et le respect d’un cahier des charges très strict », explique Gautier Guittard, qui a rejoint sa cousine, Sophie Lascroux, au sein de l’entreprise familiale. Les camions Alby Foie Gras sillonnent les Landes pour approvisionner la conserverie avenue A. Thomas et livrer dans des délais "top fraîcheur". «  De l’abattage à la commercialisation, 12 heures suffisent. Dans nos boutiques ou par correspondance, nos clients disposent de foies gras crus, magrets frais et autres spécialités réputées. Un canard découpé à 14 h 00, expédié à 17 h 00, arrive chez notre client de Caen ou Rome le lendemain ». Alby Foie Gras a également investi le marché du cadeau d’entreprise. Les paniers

gourmands sont élaborés à la carte parmi 300 fabrications maison. La clientèle “entreprises et CE” requiert toute l’énergie de l’équipe commerciale. L’an dernier, Alby Foie Gras a concouru et remporté une campagne télémarketing financée par l’agglo. « Avec Telecontact, nous avons élaboré ensemble notre campagne et son planning. Une première opération de 10 jours auprès de nos prospects a permis la prise de 40 rendez-vous. En interne, il nous aurait fallu 4 mois », sourit G. Guittard qui estime que « indépendamment des commandes escomptées, la méthodologie de ces professionnels du coup de fil est précieuse ». Le pari de l’agglo qui souhaitait ouvrir de nouvelles opportunités commerciales aux PME/PMI de notre territoire est gagné. Pour Alby Foie Gras, qui a toujours dosé modernité et savoirfaire depuis 1900, l’essai est prometteur. En savoir plus : www.albyfoiegras.com

Les mutuelles, les coopératives, les associations et les fondations, représentent 10 % du PIB et des emplois. Leurs valeurs communes : la solidarité, la cohésion et la responsabilité sociales, la liberté d'adhésion, une gestion démocratique, la participation et l'autonomie prouvent qu'il est possible de concilier les dimensions économique, sociale et environnementale. En Midi-Pyrénées, le secteur comptait 11 000 établissements employeurs et 100 000 salariés en 2005, soit 11 % de l’emploi salarié régional. Le Tarn est particulièrement engagé dans le secteur avec 17 % de créations d’emplois. Sources : Économie sociale et solidaire quelles opportunités pour le territoire albigeois ? Compte rendu des rencontres du 29 avril, Athanor Albi.

Pack Agglo business À l’automne 2009, l’agglo avait lancé un concours inédit ouvert à toutes les entreprises albigeoises pour qu’elles utilisent les techniques de télémarketing pour (re)conquérir des marchés. Les lauréats (Phodé, Galonnier, Menuiserie Deleris et Conserveries Lascroux) travaillent actuellement avec Télécontact (Albi) à l’élaboration de leur campagne, d’une valeur unitaire de 10 000 €.


déplacements

page 14 115 PLACES POUR COVOITURER

Journées du transport public Du 15 au 22 septembre, sur tout le réseau de l’agglo, chaque trajet aller-retour ne coûte que 1 €. La même opération avait eu lieu l’an dernier, mais pour une seule journée. Là, c’est pour la semaine ! L’occasion pour tous d’expérimenter un mode de déplacement économique. Alors, laissez la voiture au garage et venez tester le réseau de bus de l’agglo !

C’EST LA RENTRÉE POUR 3 000 SCOLAIRES

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Après deux mois de coupure estivale, la rentrée des classes rime avec nouvelle organisation et bonnes résolutions. Le réseau de transports urbains de l’agglo transporte chaque année près de 3 000 jeunes scolarisés dans l’albigeois.

Quinze lignes spéciales plus les dix-huit lignes régulières de l’agglo, tous les jours au service de la jeunesse sur le territoire. Le service des Transports urbains de l’agglo gère et transporte quelque 2 500 jeunes abonnés, auxquels il faut rajouter environ 500 scolaires “temporaires” qui utilisent les bus selon leurs besoins. Aux heures de sorties des classes, comme le matin lors de l’attente des bus, il y a parfois foule aux arrêts. Alors, quelques consignes de sécurité s’imposent : rester sur les trottoirs avant que le bus n'arrive, ne pas se bousculer en montant dans les véhicules, présenter son titre de transport au conducteur, etc.

Des gestes simples qui facilitent la vie de tous. Sans oublier les gilets sécuritaires, distribués l’année dernière lors des inscriptions. Des gilets orange fluo qu’il est conseillé de porter, notamment en zones rurales ou semi-urbaines, surtout lorsqu’il fait nuit. Si vous n’avez pas de gilet, n’hésitez pas à en faire la demande au service Transports (05 63 48 05 48). Rappelons également que la « luciole » veille sur nos jeunes. Ce n’est pas une petite bête visible de nuit, mais une professionnelle de l’agglo qui sillonne le réseau pour accompagner les passagers. N’hésitez pas à lui demander conseil en cas de besoin, elle est là pour vous éclairer !

ROCADE D’ALBI

LE CHANTIER REPREND Cet été, les travaux d’aménagement de la rocade sont entrés dans leur phase de préparation. Les entreprises retenues, avant de donner les premiers coups de pelleteuse, ont débuté les repérages, les recherches de réseaux, la coordination technique, les sondages de terrain… Fin septembre/début octobre, des restrictions de circulation interviendront tout au long du chantier pour permettre d’élargir les ouvrages d’art (les ponts)

qui supporteront la rocade. Pendant 2 mois et demi, la rue du Commandant Blanché sera fermée à la circulation automobile au niveau de la rocade. La déviation automobile se fera par les rues Fernandez et du Roc ou par l‘avenue Kennedy et la rue du Verbial. Le passage piétonnier sous la rocade de la rue Puech Petit sera également fermé aux piétons pendant cette phase des travaux.

La première aire de covoiturage du Grand Albigeois est ouverte ! Sur la partie Est à proximité de l’entrée, un chantier continue jusqu’à fin décembre : l’agglo construit, pour le compte de la DDT 81, un local d’accueil des candidats à l’examen du permis de conduire. Mais d’ores et déjà le stationnement est organisé pour 115 voitures, 5 autocars et une dizaine de vélos sous abris sur un emplacement idéalement situé. Face au circuit automobile, à proximité des Portes d’Albi et de l’A68, cette vaste zone est également desservie par les bus des lignes K et L. Un tout-en-un pour encourager et faciliter le covoiturage des trajets vers Toulouse notamment et le réflexe "transport public"en Albigeois.

UNE SÉRIE D’ACTIONS POUR LES DÉPLACEMENTS DOUX

Début juillet, les élus de l’agglo ont donné leur feu vert à un véritable plan d’action en faveur des déplacements doux présenté par Sarah Laurens. Cette initiative de la ville d'Albi va être étendue dans un schéma communautaire plus large pour traiter les connexions entre les communes, utiles aux cyclistes de l'Albigeois… Plusieurs choses à retenir, parmi lesquelles le lancement des études de faisabilité pour la création d’une passerelle sur le pont SNCF qui relie le Castelviel à la Madeleine, l’aménagement des accès au pont de Cantepau, la généralisation des doubles sens cyclables et des zones 30 dans le « grand centre » albigeois, mais aussi de nouvelles pistes cyclables (rue des Sorbiers, de l’Escapadou, de Gardès etc.) et un projet de piste cyclable parallèle au GR 36 dans le secteur de la maison de retraite de la Renaudié, avec une liaison entre l’allée du camping et le rond-point du Centaure. Encore plus d’alternatives à l’utilisation de la voiture sur le territoire.


au c♥ur de l’agglo

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PUYGOUZON PASSE A L’ÉLECTRIQUE

LES TRÉSORS DE SAINT-JUÉRY C’est à l’occasion de la Journée du patrimoine, le 18 septembre, que la commune de Saint-Juéry inaugurera son premier parcours du même nom : le sentier du patrimoine. Il est constitué de trésors d’un quotidien oublié, lavoirs, pigeonniers ou fontaines, quelques fois ignorés des passants, depuis le cœur du village jusqu’aux hauteurs de Saint-Juéry. « Ce sentier permet de (re)découvrir les secrets et les charmes de cette partie de la ville », explique avec enthousiasme Didier Buongiorno, conseiller municipal en charge du projet. « L’objectif est de rendre vivant cet héritage, de le mettre en valeur et de le faire connaître au plus grand nombre. Notre commune ne possède pas de monuments exceptionnels mais propose néanmoins un capital historique intéressant… ». C’est depuis le parking de la médiathèque que la balade débute, là où autrefois un chemin longeait la propriété du directeur de l’usine du Saut du Tarn. Sous vos pieds, vous pouvez imaginer la tranchée de la ligne de

chemin de fer reliant Albi à Ambialet à la fin du XIXe siècle. Des panneaux d’information jalonnent le parcours : le promeneur se pique de curiosité et se plonge dans l’histoire de Saint-Juéry. Depuis le Castrum, le cœur du village ancien fortifié, le sentier continue via l’église, la place Saint-Georges et celle du Griffoul ornée d’une fontaine. (grifol, fontaine en occitan : un nom qui coule de source !). Enfin, cet itinéraire paisible de 30 à 45 minutes se termine route de Villefranche d’Albigeois devant un pigeonnier de type toulousain, si caractéristique de notre région. Voilà une excellente idée de balade pour petits et grands, un sentier instructif à découvrir au gré de vos moments de loisirs à Saint-Juéry. Samedi 18 septembre – inauguration du sentier du patrimoine 15 h 30 : départ du parking de la médiathèque  17 h 30 : ensemble vocal La Croche Cœur à l’église Saint-Georges Un verre de l’amitié sera offert pour clôturer cet après-midi. Renseignements : 05 63 78 22 80

LA MAIRIE de FREJAIROLLES fait peau neuve En cette rentrée, la commune de Fréjairolles lance un vaste chantier de restructuration de son actuelle mairie, dont le bâti date du début du XXe siècle. Pendant les 18 mois de travaux prévus, les employés communaux seront installés dans une maison individuelle voisine. Fin 2011, les Fréjairollais disposeront d’une mairie fonctionnelle et moderne mais également d’un bâtiment communal comprenant quatre salles à la disposition des associations, de locaux professionnels pour le cabinet d’infirmières notamment et d’un local pour l’équipe de l’ADMR, association de services à domicile en milieu rural. Prochaines étapes à suivre dans GRAND A.

Quel drôle d’engin circule dans les rues du village ? C’est le GEM eL XD de chez Matra, un véhicule utilitaire électrique, que les services techniques utilisent essentiellement pour le nettoyage ou le balayage des petites rues et l’arrosage de certains massifs fleuris. Une autonomie d’environ 40 km avec système de « start & go » (le moteur s’arrête dès l’arrêt et repart à la moindre accélération), une vitesse de pointe bien suffisante de 45 km/h ; il est d'une utilisation hyper pratique au quotidien. Et en plus, c’est bon pour l’environnement !

Maison des adolescents

La maison des adolescents (MDA) a ouvert ses portes il y a six mois dans les locaux de l'ancien hôpital de jour du Roc. Les jeunes de 12 à 25 ans (ou leurs parents) sont accueillis dans ce lieu d'écoute et d'information par une équipe pluridisciplinaire (médecin, psychologue, infirmière). Cet espace gratuit et anonyme, offre aux jeunes la possibilité de confier leur mal-être et leurs préoccupations dans divers domaines : vie affective, drogue, stress, conflit familial… Pour le docteur Claude Rosenthal, responsable du centre, la structure va de « la prévention la plus primaire jusqu'aux soins. La majorité des jeunes sont soignés sur place mais quelques cas sont orientés vers d’autres structures ». Située 11 rue du roc à Albi, la MDA a déjà accueilli 240 jeunes, une fréquentation qui confirme son utilité. Infos : 05 63 48 55 80 www.ados81.fr


albigeois du monde

Quel timing impeccable ! Dans son 1er numéro, début 2009, GRAND A consacrait sa page d’actualité à l’inscription de la cité épiscopale au patrimoine mondial de l’humanité. Et pour son 10e numéro, GRAND A est heureux de dédier sa page Albigeois du monde à la réussite de cet examen. La richesse incomparable de cette cité vivante est une évidence pour chacun de nous : encore fallait-il convaincre le reste du monde. Les élus et personnels de la Communauté d’agglomération lancent un « Bravo Albi ! » unanime.

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La liste des 911 Le Comité de l'Unesco, à l'issue de sa 34e session à Brasilia, a ajouté 21 sites, dont la Cité épiscopale d'Albi, à la liste des biens inscrits au patrimoine de l'humanité. www.unesco.org

Grand A n°10 sept-oct 2010  

Le journal de la Communauté d'Agglomération de l'Albigeois. Grand Angle "Pour que l'eau vive".

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