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Tout public. A partir de 8 ans.

Création pour marionnettes inspirée de l’album Jeunesse « La petite casserole d’Anatole » d’Isabelle Carrier (édition Bilboquet).

Droits de reproduction et d’adaptation du livre La petite casserole d‘Anatole cédés par les éditions Valbert-Bilboquet le 5 juillet 2012.


Intentions Ce spectacle est une allusion aux fardeaux que nous portons tous. Certains en ont de plus lourds à porter. On y parlera de casserole. Une casserole pour évoquer toutes les différences. Toutes celles que nous trouvons si embarrassantes, si gênantes. C’est un spectacle sur l’acceptation alors que l’on rêve d’une autre vie où nos casseroles seraient plus petites, moins visibles, moins bruyantes. On y parlera d’apprendre à vivre avec et de dépassement de soi. Imaginons que nous inventions nos propres chemins quand les barrières se dressent sur notre route. Imaginons que nous ne cachions plus les traces laissées dans le dessin de notre vie et que nous n’oublions plus de vivre. Ce spectacle parle aussi du regard de l’autre, de nos réactions humaines face à la différence. Il invite à se connaître au-delà du reflet que les autres nous renvoie.

Anatole, un enfant pas tout à fait comme les autres, et un homme. Un homme secret, anonyme, mystérieux qui se cache du monde. Un homme à la recherche de réponses qui n’existent pas. Un homme qui, petit, rêvait d’une autre vie. Un homme qui a honte. Un homme qui s’est oublié dans le regard des autres. Un homme qui, grâce à Anatole, va se rappeler sa soif de découverte du monde. Un homme qui va apprendre à s’accepter.


Une rencontre avec l’album Jeunesse « La petite casserole d’Anatole » d’Isabelle Carrier (édition Bilboquet) Isabelle Carrier dans l’album Jeunesse « La petite casserole d’Anatole » paru aux éditions Bilboquet offre aux enfants de 3 à 6 ans une très belle histoire sur le handicap et la différence. Avec beaucoup de tendresse et de justesse, elle raconte l’histoire d’un enfant pas tout à fait comme les autres, confronté à des problèmes d’intégration et d’acceptation. Anatole est un petit garçon plein d'affection et avec beaucoup de qualités qui traîne derrière lui une petite casserole. Elle lui complique la vie. Heureusement, il va croiser une personne extraordinaire qui va lui montrer comment se débrouiller avec sa casserole. « Quand un enfant handicapé déboule dans votre vie, c’est toute une part du monde qui s’ouvre à vous. J’ai toujours envie de dire que oui, la vie c’est difficile, il ne faut pas que l’enfant imagine le contraire, par contre il faut toujours donner de l’espoir, ça doit se sentir dans nos histoires. » (Entretien avec Isabelle Carrier par Sylvie Neeman pour Revue Parole, publiée en Suisse par l'Institut Jeunesse et Médias) Touchés par la justesse de la symbolique de la petite casserole qu’Anatole traîne derrière lui, le caractère marionnettique de ce personnage et l’utopie portée par cette histoire, nous avons souhaité que le thème de la différence soit le fil rouge de cette création pour marionnettes. Le handicap mental est au centre de l’album d’Isabelle Carrier. Nous nous sommes inspirés de la métaphore qui nous avait tant marqués et proposons notre propre interprétation du vivre avec et de l’acceptation de la différence, des différences. Isabelle Carrier a reçu le Prix Sorcières dans la catégorie «Albums» pour l’album Jeunesse « La petite casserole d’Anatole » (éditions Bilboquet).


L’espace scénique Le dispositif sera au service de l’histoire : suggérant plus que démontrant. Nous souhaitons que l’espace scénique soit hors du temps, en écho au thème intemporel et universel de cette création. Cet espace sera comme suspendu entre le monde du réel et le monde du rêve. Il décrira une frontière entre un intérieur protecteur, immuable et un dehors inconnu où tout pourrait être possible. La structure sera légère et permettra, aussi, d’être accueillie par des lieux non équipés tels que des écoles, des salles des fêtes, des lieux de loisirs mais également de jouer en extérieur. L’espace scénique, la création lumière et sonore pourront être pris en main par une seule personne, l’acteur-marionnettiste, que ce soit lors du montage, du démontage ou lors du spectacle.

Avec ce spectacle, nous voulons aller au plus près du public.


Les marionnettes Dans cette histoire, trois réalités co-existent, se rencontrent, s’entremêlent. Il y a le temps du présent, le temps du souvenir et le temps du rêve. Nous souhaitons que les marionnettes portent en elles ces univers. Cela passe par un choix de différents types de marionnettes pour chacune des trois partitions. Le temps du présent est celui de l’homme. Sa marionnette présentera un schéma corporel et une grammaire de mouvements proche d’un corps humain. Nous avons fait le choix d’une marionnette sur table manipulée à vue. Le temps des souvenirs, de l’enfance sera l’univers de marionnettes stylisées. Quand on se souvient, on se rappelle les éléments qui sont pour nous les plus marquants. Les souvenirs sont immuables, figés dans notre esprit. De même la forme de ces marionnettes sera simple, brute, réduite aux caractères les plus typiques du personnage. Ce seront des silhouettes articulées à tringle. Le temps des rêves est l’espace de l’imaginaire, du poétique et de l’irréel. Nous avons fait le choix de la gaine, marionnette au schéma corporel irréaliste. De plus en plus de créations contemporaines aux univers poétiques font appel à cette famille de marionnettes, lui offrant ainsi d’autres espaces que son répertoire traditionnel. L’espace de vie de la marionnette de l’homme qui rêve sera en partie un corps-castelet. Cette technique de manipulation ouvre les champs du possible et pose la question de notre relation au corps. Le corps du marionnettiste devient la scénographie pour la marionnette qu'il manipule. Il est revisité à travers le regard de la marionnette. Pour nous, les choix plastiques sont importants. Les marionnettes bien que différentes de formes et de types de manipulation doivent avoir une unité. Elles sont toutes une facette de l’homme. Ce lien sera fait par une identité plastique commune. Pour la conception de cette identité, nous souhaitons nous inspirer de l’univers du travail d’Aurélia Grandin, illustratrice, peintre, graveur et clown professionnelle. Les créations d’Aurélia Grandin décrivent des univers forains, circassiens, et des métiers de la mer. Ce qui nous marque le plus dans son travail est le décalage entre les décors vivants, bouillonnants et les personnages insondables et fantomatiques. Cela résonne avec l’ambivalence de l’homme, personnage secret, anonyme, mystérieux qui vit dans un univers du spectaculaire et du festif.


L’accueil du public Accueillir le public c’est l’accompagner à jouer son rôle specta(c)teur. Actif, c’est lui seul qui interprète ce qu’il vit et ressent lors du spectacle. L’appropriation de la proposition artistique n’appartient pas à l’acteur-marionnettiste, elle est propre à chaque spectateur. Pour nous, l’accueil du public est important et fait partie intégrante du spectacle. Il commence avant d’entrer dans le lieu de représentation et se termine à sa sortie. Ce temps sera mené par l’acteur-marionnettiste, lien entre la réalité et le monde imaginaire porté par cette création. L’enjeu de l’accueil du public est de rendre les conditions les plus favorables possibles pour qu’il puisse jouer son rôle. Pour que cela se réalise, il faut qu’il puisse mettre de côté un peu de son quotidien, avoir ses sens en éveil, être en confiance, mais aussi s’approprier le lieu et les codes du spectacle.


L’association Graine de Mozeratte « La casserole d’Anatole », sera le premier spectacle de la compagnie Graine de Mozeratte. Ce sera l’une des premières graines de cette aventure collective qui souhaite que la marionnette soit porteuse de sens et que le spectacle vivant aille à la rencontre de tous les publics. L’association Graine de Mozeratte est engagée dans la promotion de la marionnette pour tous. En plus d’être un espace de création, notre association développe des actions de formation, d’accompagnement, d’exploration et de démocratisation des pratiques culturelles. L’envie d’aborder le thème de la différence dans une de nos créations est née de la rencontre avec l’album Jeunesse « La petite casserole d’Anatole ». Puis, naturellement ce projet artistique nous a dirigés vers un deuxième projet, d’ordre culturel et pédagogique. Celui-ci a pour objectif de démocratiser l’accès aux pratiques artistiques et culturelles des publics en situation d’handicap par le biais de la marionnette. Nous souhaitons que ce projet soit riche de rencontre, d’imaginaire et de partenariat.


La création du spectacle « La casserole d’Anatole » La casserole d’Anatole est un projet artistique de et par Emilie Keim. Emilie Keim Marionnettiste Conception, manipulation et mise en scène Emilie a grandi en compagnie de marionnettes. Ses parents construisent et jouent avec des marionnettes dans un cadre pédagogique et éducatif. Collectionneurs de marionnettes anciennes et spectateurs assidus depuis les années 70, ils lui ont permis de percevoir la marionnette comme source d’imaginaire et de plaisir. A la suite de ses études en géologie et en communication scientifique, après une première formation (atelier „Arts plastiques et marionnettiste“ - Cie PIPA SOL) en 2008 et une expérience de création de spectacle de marionnettes („Les Hommes de Cocos“ en 2009), elle choisit de poursuivre son parcours de marionnettiste. Elle s’est formée à l’art de la marionnette en 2010 au Théâtre aux Mains Nues, compagnie dirigée par Alain Recoing, maître de la marionnette à gaine. Cette formation professionnelle s'articule autour d'une idée centrale : l'art de la marionnette est un art instrumental. Utilisant la marionnette à gaine comme outil privilégié pour un apprentissage rigoureux de la manipulation, cette formation met l’accent sur l’importance du travail d’acteur dans la pratique de la marionnette et pousse à s'interroger sur le sens de sa proposition artistique et de ses choix. C’est lors de cette formation, qu’Emilie découvre le corps-castelet, manipulation où le marionnettiste est visible et son corps la scénographie pour la marionnette qu'il manipule (Laurélie Riffault - Théâtre de la Valse). Elle se forme à la création de marionnettes lors de stages auprès de Christine Delattre et de Didier Welle (PIPASOL), Carole Allemand (NEF) et Cristiana Danéo (Théâtre aux Mains Nues). Sa curiosité et son plaisir d’explorer les matériaux l’ont conduite naturellement vers la marionnette contemporaine. Emilie souhaite que ses créations touchent les émotions de tous, à partir de l’enfance, qu’elles respectent l’intelligence et la curiosité sur le monde des plus jeunes. Ses propositions artistiques sont porteuses de sujets engagés. Elle veut ouvrir des questionnements et inviter chacun à trouver ses propres réponses. Souhaitant enrichir sa connaissance sur la création pour la petite enfance, elle suit en 2011 le « stage international de création pour la petite enfance ». Cette formation organisée par Nova Villa et l’OFQJ, et encadrée par Céline Schnepf (Un Château en Espagne), Martin Staes-Polet (Théâtre de la Guimbarde) et Hélène Ducharme (Théâtre Motus) lui a permis de découvrir un autre rapport au public et d’autres formes de création. Cette expérience enrichissante a laissé des traces dans son travail et des envies de création pour la petite enfance. Engagée dans la démocratisation de la marionnette, Emilie encadre des formations et des ateliers de construction et de manipulation de marionnettes à destination de tous les publics, dans le cadre des loisirs, de la formation d’animateurs volontaires et professionnels, de la formation de formateurs, etc.


Association Graine de Mozeratte Chez Isabelle Collin 5 rue de Ch창teau-Salins 54000 Nancy Association loi 1901 grainedemozeratte@gmail.com - 06 99 45 42 75 http://grainedemozeratte.blogspot.com N째 SIRET : 531 306 090 00014 - Code APE : 9001Z - N째 RNA : W543005724


Dossier de présentation du projet de création « La casserole d’Anatole »