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N°46

NOVEMBRE .16 LE MAGAZINE CULTUREL GENEVOIS info@gooutmag.ch www.gooutmag.ch


Clinique des Grangettes

7, chemin des Grangettes

CH-1224 ChĂŞne-Bougeries

TĂŠl. ++ 41 22 305 -01-11

www.grangettes.ch


EDITO Le mois dernier, une polémique : il est reproché au ballet du Grand Théâtre de Genève (et le Béjart Ballet de Lausanne) d’avoir accepté une invitation du Tel-Aviv Opéra. Le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) regrettait de voir « deux ambassadrices culturelles de la Suisse se compromettre auprès d’un régime d’occupation et d’apartheid. » Une charge claire et explicite, qui pose au moins deux questions : - L’art peut-il être politique ? Sans aucun doute. Les artistes ont le droit d’interroger la société, d’en souligner les travers ou l’absurdité. C’est là une condition essentielle de la pensée et de la pratique artistiques. - L’art doit-il être politique ? Sûrement pas. Si longue a été l’histoire de l’art politique, récupéré à des fins partisanes, au goût souvent douteux. Pour illustrer ce dilemme, prenons l’Allemagne nazie. A l’époque, le chef d’orchestre italien Arturo Toscanini refusa sèchement l’invitation de diriger au festival bavarois de Bayreuth. A Berlin, le chef Wilhelm Furtwängler décida au contraire de rester, pour défendre une culture germanique opposée au nazisme et sauver plusieurs juifs. Le premier a contribué à dénoncer un régime fasciste, le second à sauver une culture et des individus. La réalité est donc plus compliquée que quelques slogans. Mais revenons au présent. C’est vrai, depuis la proclamation de l’Etat d’Israël en 1948 par Ben Gourion, nombreux sont les conflits et les situations extrêmement complexes. On doit évidemment critiquer l’attitude de l’actuel gouvernement, va-t’en guerre et qui viole les Conventions de Genève. Face à cette situation, l’artiste peut boycotter pour dénoncer comme il peut, venir pour montrer sa solidarité, et soutenir ceux qui subissent le pouvoir de la majorité. Et il dira (à raison) que la culture est faite pour abaisser les frontières, pas pour en créer. Allons plus loin : l’artiste doit-il forcément agir sur un plan politique ? Ne peut-il pas revendiquer une liberté face à la société et ses contingences ? L’étranger de Camus comme « L’Albatros » de Rimbaud rappellent bien cette solitude parfois revendiquée. Finalement, ce n’est pas aux politiques de dire ce que les artistes doivent penser ou créer, mais aux créateurs eux-mêmes de choisir quelles questions se poser, et comment y répondre. Telle est la liberté des arts.

Mina Sidi Ali & Olivier Gurtner

Go Out! Magazine

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I Q O S C H A U F F E L E TA B A C A U L I E U D E L E B R Û L E R . TO U S L E S P L A I S I R S D U G O Û T D U TA B A C … AV E C M O I N S D ’ A R R I È R E - G O Û T D É S AG R É A B L E !

P L U S D ’ I N F O R M AT I O N S U R W W W . I Q O S . C H L ’ A C C È S E S T R É S E R V É A U X C O N S O M M A T E U R S A D U LT E S R É S I D A N T E N S U I S S E .

Dieses Tabakerzeugnis kann Ihre Gesundheit schädigen und macht abhängig. Ce produit du tabac peut nuire à votre santé et crée une dépendance. Questo prodotto del tabacco può nuocere alla tua salute e provoca dipendenza.


NOVEMBRE ON EN PARLE 8 News 10 Hermès

DESIGN

37 Eastpack

ART / EXPO Art en Vieille-Ville 14 Biennale /CAC Désert Rouge Artvera’s

COUP DE FOOD 63 Le Jardin 65 Tse Fung ON Y DORT 66 Club Med

12 17

69

ON EST CHARMÉ 19 Beni Bischof

71

40

THÉÂTRE Lettre au père, La Comédie 25 Galpon CLASSIQUE 26 Mariinski 28 Concours de Genève 30 Vernier Baroque CINÉMA Tenebras Lux 34 PFCE

32  Post

N°46

EN COUVERTURE Beni Bischof - Bricht Erwartungen Mit Einem Schlagstock

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BEAUTÉ Sarah Moon

LÀ-BAS Symphonie dramatique EN FAMILLE 42 Célébrons ! 44 Am Stram Gram

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HORLOGERIE

ON DANSE 47 Geneva Brass Quintet 49  Jazz Evian 50 Le Corps Indestructible 53 We Can Danse It 55

74

COSMÉTIQUE

77  AGENDAS Expositions, théâtre, cinéma, classique, danse, clubbing, live, là-bas, en famille

ON LIKE

ON PREND LE LARGE 59 Aoste

IMPRESSUM Editeur Association Go Out ! Présidente Renate Cornu Vice-président Sebastien Kaech Vice-président Daniel Ybarra Co-directeurs de la publication Mina Sidi Ali • mina@gooutmag.ch Olivier Gurtner • olivier@gooutmag.ch Secretaire générale Mayla Chevrolet Design & mise en page Shadi Ekman Couverture Maxime Le Meillour Relecture Nyata Riad

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Rédacteurs Mabrouk Hosni Ibn Aleya, Laurence Amsalem, Olga Baranova Lucia von Gunten, Léa Presgurvic, Laurence Amsalem, Tania Rutigliani, Pierre-Emmanuel Fehr, Coordination de production Chamberlinprod. Carouge CONTACTS info@gooutmag.ch www.gooutmag.ch


ON EN PARLE

NEWS

III. Fang Lijun, 2015 / porcelaine (détail) Edward

Vadim

DIRECTION

VIOLON

GARDNER

GLUZMAN

Choeur de Chambre de la HEM (dir. Celso Antunes)

Hector

BERLIOZ

Benvenuto Cellini, Ouverture

Mercredi 9 & Vendredi 11 Novembre 2016 Victoria Hall Genève 20h00

Lera

AUERBACH

The Infant Minstrel and His Peculiar Menagerie, Symphonie N° 3 pour violon, choeur et orchestre (création suisse)

Piotr Ilyitch

TCHAÏKOVSKI

Symphonie N° 4 en fa mineur op. 36

Partenaires médias

Avec le soutien de

www.osr.ch

022 807 00 00

V.

VI.

II.

I. IV.

Novembre 2016

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ON EN PARLE

NEWS

II. VOIX EN FÊTE

I. PEINTURES SUR LIVRE

Ouarning, peinture fraîche et résistante est une monographie retraçant l’œuvre du peintre genevois André Kasper. L’ouvrage revient sur ses toiles réalisées entre 2011 et 2016, avec un texte d'Hervé Laurent ainsi que des extraits de textes d'auteurs du livre Le Quotidien Lyrique (2010), prémisse à l’actuel. Parmi les thèmes fétiches du peintre, la salle d’attente, au propre comme au figuré. Vernissage le 9 novembre à La Cave en Vieille-Ville, avec exposition jusqu’au 15 novembre. Ouarning, peinture fraîche et résistante Exposition du 9 au 15 novembre la Cave en Vieille-Ville Rue Henri-Fazy 4 1204 Genève 022 525 48 38 http://andrekasper.blogspot.ch

A près un ré cit al de Khatia Bunatishvili qui s’est révélé être un régal, l’association AVETIS organise le 3 décembre une soirée autour de l’opéra. Ce soir-là au Victoria Hall résonneront des airs fameux tirés de Pagliacci, Faust (Gounod), Carmen ou encore La Bohème. Verdi et Rossini seront aussi de la partie. Sur scène, le chefs Sergey Ostrovsky et Harutyun Arzumanyan dirigeront l’Avetis Festival Orchestra, qui tiendra compagnie aux chanteurs Barseg Tumanyan (basse), Varduhi Khatchatryan (soprano) et Hovhannes Ayvazyan (ténor). Viva L’opéra Le 3 décembre à 20h Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 078 924 11 20 www.avetis.ch

V. CRÉATION ET RÉPERTOIRE

III. FRAGILITÉ CÉRAMIQUE

Au commencement était le kaolin, cette poudre longtemps inconnue en Occident, qui permit à l’Extrême-Orient d’exceller dans la porcelaine, le Vieux-Continent restant condamné à la faïence. En Chine, le berceau est à Jingdezhen, ville où Fang Lijun fait de nombreuses recherches. Les œuvres de l’artiste contemporain chinois seront exposées dans « Espaces interdits », un accrochage présenté au Musée Ariana, en partenariat avec la galerie Art et Public. L’idée du créateur indépendant est de montrer le processus de cuisson, son imprévisibilité, sa fragilité. Fang Lijun – Espaces Interdits Du 11 novembre au 2 avril 2017 Musée Ariana Avenue de la Paix 10 1202 Genève 022 418 54 50 www.institutions.ville-geneve.ch/fr/ariana

IV. LA SEGUNDA VEZ

Le festival des cultures espagnoles remet ça. Après une première édition très réussie, le Goyescas revient à Genève, du 25 au 27 novembre. Promouvoir la danse, la musique, le folklore et la gastronomie espagnoles, tel est l’ambition de ce festival, parrainé par Jesús López Cobos. Parmi les artistes invités au théâtre les Salons et au Bâtiment des Forces Motrices (BFM), les danseurs du Victor Ullate Ballet, le sculpteur Manuel Torres et la conteuse Casilda Regueiro. Un peu de soleil dans l’hiver genevois ! Festival Goyescas Du 25 au 27 novembre BFM et Théâtre les Salons 022 557 75 61 www.festivalgoyescas.com

Go Out! Magazine

L’Orchestre de la Suisse Romande (OSR) propose une deux soirées, avec des œuvres du grand répertoire mais également une création. Les 9 et 11 novembre, Edward Gardner dirigera La Symphonie n°4 de Tchaïkovski mais aussi l’ouverture de Benvenuto Cellini de Berlioz, en hommage au célèbre sculpteur florentin qui a réalisé le fameux « Persée tenant la tête de Méduse ». Côté création, sera donné pour la première fois en Suisse The Infant Minstrel and His Peculiar Menagerie, Symphonie N° 3 pour violon, choeur et orchestre, de Lea Auerbach, avec Vadim Gluzman à l’archet Concerts de l’OSR Les 9 et 11 novembre à 20h Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.osr.ch

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VI. LA VIE EN GRAND

The Great Gatsby, avant d’être un film avec Leo DiCaprio, est d’abord un roman de Francis Scott Fitzgerald. A Genève, c’est une version en ballet qui vient nous éblouir, le 11 novembre. Sous le regard du chorégraphe Dwight Rhoden avec la musique de Konstantin Meladze, les danseurs venus des Etats-Unis et de Russie proposent un spectacle entre musique symphonique, moderne et jass. L’occasion de passer une soirée magnifique ! The Great Gatsby Le 11 novembre à 19h30 Théâtre du Léman Quai du Mont-Blanc 19 1201 Genève http://gatsbyballet.com


ON EN PARLE

HERMÈS

HERMèS AIME Chaque mois, Hermès, notre felin-câlin, expert en psy-chat-na-lyse, ronronne ou sort les griffes sur l’actualité locale. Miaou qui peut !

UN MIAOU

BEAUCOUP

Fini le thé, prenez du café !

Go Out! X HAVAS

Sous le regard tutélaire mais rassurant du parrain Manu Dibango, c’est le festival couleur café qui prend ses quartiers dans son QG : l’Alhambra. Du 3 au 27 novembre, j’emmène mes matous adorés entre concerts, visites guidées, rencontres et ateliers découverte, le tout rassemblé sous l’œil félin du directeur William Makosso, un matou prêt à tout pour partager, échanger et lever les préjugés. Quelques noms de renom parmi la programmation : Flavia Coelho, Sankoum Cissokho ou Bamba Wassoulou Groove. Pour affronter l’hiver, de mes plus beaux tissus WAX je me parerai et je débarquerai accompagné au Festival Couleur Café. Vous m’accompagnerez ?

HAVASavoir où ilssont trouvé ces idées. « Ils », les créateurs de l’agence HAVAS worlwide, dont les créations attirent toujours mon attention. L’équipe de matous concepteurs-rédacteurs m’emmène chez MAD MEN. Entre l’esprit « label » de Gabriel et les photos de Pedro : voilà un joli duo ! Ensemble, ils ont concocté une campagne made in Switzerland pour Go Out!. Alors faites comme moi, laissez tout en plan, mangeoire et arbre à chat en foutoir, pour sortir, découvrir et s’émouvoir ! Merci à ces chatons <3

Festival Couleur Café, 3ème édition du 3 au 27 novembre info@couleurcafe.ch www.couleurcafe.ch

Go Out X HAVAS Photos Pedro Neto

Novembre 2016

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ON EN PARLE

HERMÈS

PASSIONNÉMENT

Factotum de Go Out! N'ayez pas seulement un site web

AYez une presence

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Arrêtez de regarder Fear Factor et fondez pour Web Factor ! A moi, internet me fait peur des fois. Tous ces codages, ces wordpress, HTML, ces plug-in… bref, je finis par donner ma langue au chat ! Alors je promène mes pattes pour trouver du réconfort chez Web Factor. Dans cette forteresse exerce une équipe riche en prouesses, bardée de diplômes EPFL et qui tient ses promesses. Vous ne me croyez pas ? Plongez vos yeux perçants de chat persan sur le site Go Out! Mag et on verra bien qui donnera sa langue au chat ! www.webfactor.ch 022 575 43 93 contact@webfactor.ch www.gooutmag.ch

À LA FOLIE

I

PAS DU TOUT

COROMANDEL

Addio a Dario !

Cette année, ma maîtresse et moi fêtons Noël grâce à Coromandel ! Enfin, même avant le Réveillon, tellement nous sommes gloutons. La Fondation pleine d’attentions pour notre magazine continue sans coup férir de nous chérir. Un immense merci ! Aussi bien que tous les câlins possibles, son appui reste indéfectible. Leur message chuchote à nos oreilles : « Continuez à distiller votre salsepareille ! ». Alors on suit leur conseil et on poursuit notre aventure pour vous montrer à vous lecteurs que Genève recèle de monts et merveilles !

Go Out! Magazine

13 octobre. Il est des hasards qui ne s’inventent pas, foi de chat ! Peu avant l’annonce du Nobel de littérature à Bob Dylan, le félin comédien Dario Fo s’éteint. Lui-même avait reçu le prix en 1997. Depuis, mon cœur de ptit chat reste inconsolable, tant j’aimais ce comédien parti à 90 ans. Talent muli-chasquettes, ce chaton au physique de matou faisait tout : auteur, metteur en scène, comédien, dramaturge. Il me reste qu’à miauler de tristesse mais aussi lui souhaiter le meilleur où qu’il paisse. Pour me consoler, je vais poser mes yeux sur ses plus belles productions, en compagnie de ma chérie !

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ON SORT

ART / EXPO

AVÉ AVV !

Gowen Contemporary Christian Vium , Untitled (Ville Nomade, Photographie sur dibond

Ils sont venus, ils ont vu et donné à voir. Depuis dix ans, les galeristes de la Vieille-Ville unissent leurs efforts au sein de l’association Art en Vieille-Ville (AVV). Art contemporain, Old Masters’ Paintings, design, gravures, art asiatique… le quartier revendique son éclectisme historique, refusant d’opposer création et patrimoine, pour faire danser époques et styles dans une belle pantomime. Sélection pour cette 20ème édition. Par OLIVIER GURTNER

Novembre 2016

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ON SORT

ART / EXPO

Le 3 novembre, l’association Art en Vieille Ville célèbre ses dix ans et son 20ème vernissage commun, l’occasion de réunir les quinze galeries et les trois musées membres. Retour aux sources. A la question « Comment s’est créée l’association ? » sa présidente Marie-Laure Rondeau répond : « Avec Catherine Tabatabay-Schmitt et François Horngacher, nous avions décidé d’organiser des vernissages ensemble. C’était une époque où les contemporains n’aimaient pas l’art ancien. Mais il n’y a pour moi pas de rupture : l’un reste une source pour l’autre et un amateur d’art contemporain collectionne souvent de l’art ancien. » En plus de faire dialoguer le premier avec le second, l’AVV poursuit comme mission de promouvoir les expositions ici et ailleurs.

Gowen Contemporary Marta Zgierska, Post, 2013, Photographie sur dibond

Au menu de cette 20ème édition, trois coups de cœur. DUO DE PHOTOS

LÀ-HAUT SUR LA MONTAGNE

Marta Zgierska et Christian Vium. Ces deux photographes ont vu leur travail couronné par le Prix HSBC 2016. Chez Gowen contemporary, on pourra apprécier la démarche très intérieure de la première, qui part d’un traumatisme personnel – un accident de voiture – pour mettre à nu un vécu et ses conséquences profondes, tout en proposant un traitement impersonnel et presque froid, dans sa série Post. Chez le second, c’est un travail presque scientifique qui a été réalisé sur Nouakchott, capitale bâtie sur des campements nomades, avec The Nomadic City, une étude sur cinq années de la cité mauritanienne convoquant photographie, anthropologie et cartographie.

On l’oublie bien vite : les montagnes perçues aujourd’hui comme belles, harmonieuses et attirantes étaient jusqu’à récemment mal vues, délaissées. Exode rural, danger, elles étaient déconsidérées. Au XIXème, le romantisme et les Britanniques sont passés par là pour donner le la. Avant eux, Jean-Antoine Lick (1766-1843) posa sur gouache le Glacier des Bois et la Mer de Glace du MontBlanc, montagne qu’il aimait beaucoup, par un regard précis et modeste, rappelant au visiteur qu’il n’est que l’invité de la nature.

Gowen Contemporary 4, rue Jean-Calvin — 1204 Genève 022 700 30 68 www.gowencontemporary.com

ON DIR AIT LE SUD

Précisons d’abord le concept. Avec Young Collectors par Phoenix Ancient Art, la galerie spécialisée dans l’archéologie de la Mésopotamie à Byzance propose de toucher les jeunes publics avec des « antiquités de qualité pour tout collectionneur ». Une initiative bienvenue dans un milieu parfois difficilement accessible. Dans son espace de la rue Etienne-Dumont nouvellement pavée, Phoenix présente des objets et œuvres d’art d’Italie du sud jusqu’au 10 décembre et sur les réseaux sociaux. Go Out! Magazine

Young Collectors par Phoenix Ancient Art 9, rue Etienne-Dumont — 1205 Genève 022 301 93 78 www.young-collectors.com Galerie Grand Rue 25, Grand-Rue — 1204 Genève 022 311 76 85 www.galerie-grand-rue.ch

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ON SORT

ART / EXPO

BIM 2016, UN ÉVÉNEMENT AUDACIEUX QUI FAIT DU BIEN

Cally Spooner, On False Tears and Outsourcing, 2016

Avis aux amateurs de films et d’installations vidéo, la Biennale de l’image en mouvement est l’événement incontournable de cette fin d’année 2016. Pour sa 15 ème édition – mais seulement deuxième de la version 2.0 lancée en 2014, le Centre d’art contemporain présente 27 œuvres inédites à découvrir dans ses espaces ainsi qu’au Mamco, au Cinéma Spoutnik et à l’Usine. Par LUCIA VON GUNTEN

Novembre 2016

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ON SORT

ART / EXPO

LES RÉALITÉS FASCINANTES DU FILM DOCUMENTAIRE

La sélection de films (co-)produits et présentés par le Centre revêt un caractère documentaire notable à l’instar de The Challenge, réalisé par Yuri Ancarani (1972) et récompensé au Festival International du Film de Locarno avec un Prix Spécial du Jury. Le film narre dans une dimension monumentale les coutumes de la société qatarie originellement bédouine et profondément transformée par un essor économique fulgurant. Le réalisateur italien suit les pas de Khaled et s’intéresse à la perpétuation des traditions dans ce pays en plein bouleversement, à travers la vénération du faucon – animal sacré des Qataris – ou encore l’aménagement du rituel de la prière en pleine course de bikers dans le désert. The Challenge propose un témoignage sans jugement ni critique sur la vie quotidienne de ces habitants du golfe Persique, et tire son titre de l’entreprise colossale qu’a constitué la création de ce film où chaque scène tournée était synonyme de nouvelle fascination. En parallèle de l’exposition de films et d’installations, la Biennale comprend un programme de performances, de premières et de rencontres avec les artistes, ce qui en fait un événement unique dans le paysage culturel genevois.

Rassemblant des artistes visuels, des cinéastes et des artistes de la performance, la Biennale offre un aperçu sur le travail de ceux qui, loin des médias artistiques traditionnels, occupent une place grandissante dans la sphère de l’art contemporain. DES INTENTIONS FORTES

Utilisé comme outil principal ou comme composante de l’ensemble narratif, le procédé cinématographique autorise le traitement de sujets complexes et inspire aux artistes des réflexions vives sur les perceptions et l’état des sociétés contemporaines. Les thèmes du pouvoir, du genre, de l’exploitation des ressources humaines et naturelles ou encore de notre rapport au monde et aux êtres apparaissent comme récurrents au sein de cette nouvelle sélection. Le spectateur, transporté par les expériences visuelles et sensorielles, se prend au jeu et vogue dans ces univers tour à tour sensibles, déroutants et envoûtants.

Biennale de l’image en mouvement Centre d’Art Contemporain Genève Jusqu’au 19 janvier 2017 Semaine inaugurale du 9 au 13 novembre 2016 biennaleimagemouvement.ch

L’INSTALLATION MULTIMÉDIA VECTRICE D’IM MERSION

Ces artistes nous transportent parfois au cœur même de leurs origines, à l’image de Phoebe Boswell (1982), née d’une mère kényane et d’un père colon britannique. Avec Mutumia, l’artiste réalise une installation multimédia immersive qui retrace l’utilisation du corps comme instrument de résistance par les femmes africaines lorsque la parole leur était interdite. Dotée d’un talent de dessinatrice hors pair, Boswell se forme en animation et utilise ce médium afin d’explorer et matérialiser ses racines africaines. Une recherche qui aboutit dans des installations minutieuses élaborées à partir de récits de vie et de souvenirs personnels, comme avec The Matter of Memory (2014), une immersion puissante dans l’histoire coloniale du Kenya et de l’identité de l’artiste. Go Out! Magazine

Sophia Al Maria, The Limerent Object, 2016, Courtesy Anna Lena Films

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NOVEMBRE DÉCEMBRE 2016

ARTWORK BY FRESH-DESIGN.NET

PROGRAMME SUR ALHAMBRA-GENEVE.CH

10 RUE DE LA RÔTISSERIE 1204 GENÈVE


ART / EXPO

ON SORT

L'ART DE LA VOLONTÉ « La politique socialiste est d’abord un projet culturel » a dit Jack Lang, lui qui a été ministre français de la culture pendant dix ans. A sa manière, la galerie Artvera’s veut remettre l’art au cœur de la Cité, en proposant une approche critique et civique avec « Désert Rouge », une exposition collective réunissant notamment Carmen Perrin, Olafur Eliasson et Pietro Ruffo. Dans ce « lieu où l’activisme devient attitude », la curatrice Flaminia Scauso rend hommage au Monte Verità, retraite helvétique pour utopies sociales, du 18 novembre 2016 au 25 février 2017. Par OLIVIER GURTNER

Retour à Genève, où les thèmes étudiés seront la politique, l’environnement, la technologie et les arts, via le regard de douze artistes réunis par la curatrice Flaminia Scauso : Wim Delvoye, Olafur Eliasson, Carmen Perrin, Ryan Mendoza, John Isaacs, Scoli Acosta, Pietro Ruffo, Barthélémy Toguo, Aron Demetz, Hans Op de Beeck, Benedetto Marcucci et Miguel Chevalier. Elle explique : « La postérité de la colline est louée dans le travail des artistes activistes, sensibles à la prise de conscience humaine, en quête d’un nouveau monde. » PIETRO RUFFO, THÉRAPEUTE ET PÉDAGOGUE

Focus sur Pietro Ruffo. En 2005, l’artiste italien s’est rendu à Beslan, qui a été le théâtre d’une terrible prise d’otages ayant mené 186 enfants à la mort. Avec Beslan doppia mappatura « Beslan Double Mapping » (2006), l’artiste a créé des cartes avec les enfants survivants afin de montrer les salles détruites et ceux qui ont survécu. Une démarche thérapeutique, quand bien même les responsables des décès ont déclaré ne rien regretter. Malgré tout, il faut garder « l’optimisme de la volonté », ce qui semble bien être le motto de cette expo.

- John Isaacs, "What Lies Behind What Lies Before", 2008, tubes néon et cadre de suspension en tube de verre transparent, transformateurs, 188 x 89 x 14 cm, édition de 4/2 E.A. © John Isaacs

DU MONTE VERITÀ À GENÈVE

La galerie genevoise part du Monte Verità pour célébrer l’art comme activisme, avec l’exposition « Désert Rouge ». Reprenons au début : l’ambition est d’explorer l'héritage de Monte Verità sur la scène artistiques contemporaine. Cette communauté près d’Ascona au Tessin, perchée à 1100 mètres d’altitude, utopiste végétarienne, nudiste, opposée à l’idée de propriété privée, avait reçu Hermann Hesse, Paul Klee et Rudolf Steiner entre autres. Go Out! Magazine

Désert Rouge Du 18 novembre 2016 au 25 février 2017 Artvera’s Rue Etienne-Dumont 1 1204 Genève 022 311 05 53 www.artveras.ch

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MIGUEL FARÍAS STEFAN WIRTH LUIGI NONO Susanne Otto contralto Laurent Bruttin clarinette Ensemble Contrechamps Michael Wendeberg direction 18h45 Conférence avant concert par Brice Pauset +41 (0)22 329 24 00 www.contrechamps.ch

Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture / En collaboration avec le Centre d’électroacoustique de la Haute école de musique de Genève / Concert enregistré par Espace 2

Image © Stock Connection Blue / Alamy Stock Photo

Mardi 13.12.2016, 20h Alhambra, Genève


ON SORT

ON EST CHARMÉ

ALIENS VISUELS

Neukatze (89x126cm)

Comme le disait si bien le neveu suisse d’Oscar Wilde et précurseur du dadaïsme Arthur Cravan, les abrutis ne voient le beau que dans les belles choses. Ainsi, lorsque notre œil fureteur a scruté de plus près le clash de clichés dépotés par Beni Bischof lorsqu’on l’a déniché au Festival Images Vevey, ca a fait tilt. D’abord, on a saisi que cette artiste suisse à l’âme rebelle se fout des conventions. Avec ses photos-collages de chats mutants, ses voitures lévitant sans roues et ses icônes de papier glacé flirtant avec des bratwurst, on pourrait croire que son dessein serait de jouer de nos rictus. Le ridicule, le banal, l’absurde et le burlesque sont condensés de façon anarchique et ironique, certes, mais la démarche est beaucoup plus avisée. A l’image d’un cheval de Troie, il permet d’introduire au public des sujets plus sérieux. Sa technique n’est pas novatrice mais l’effet escompté fonctionne. Il faut laisser se déployer sur le temps ses visuels et autres objets exceptionnels pour réaliser leur impact. Telle une commotion cérébrale, ils vous ébranlent. Ainsi, les œuvres réussissent sans peine, dans leur force brute et directe, à présenter l‘horreur avec humour. Un magma ardent et déroutant comme un kéfir, cette boisson turque au lait fermenté qui ne plaît pas à tous les palais. Fragments crevant le cadran d’un talent émergent aussi décalé qu’inclassable et pour qui l’art est avant tout un terrain de jeu. Par MINA SIDI ALI

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ON SORT

ON EST CHARMÃ&#x2030;

CAR FM (13 x18cm)

Wursttag (70x93cm)

Novembre 2016

Neu ghettofaust Fix (810x1080cm)

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ON SORT

ON EST CHARMÃ&#x2030;

Helmhaus FingerX

F Pfab

Katze (25x18cm)

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ON SORT

THÉÂTRE

UN METTEUR EN SCÈNE KAFKAÏ Ï EN

Daniel Wolf

Du romancier au théâtre, il n’y a qu’une lettre, ou plutôt qu’un metteur en scène. Si Franz Kafka aimait le théâtre, son genre de prédilection fut le roman. Malgré tout, le metteur en scène suisse Daniel Wolf perçoit une théâtralité dans les écrits du Tchèque, notamment dans Lettre au père . M. Wolf noue une relation de longue durée avec l’auteur, puisqu’il avait déjà mis en scène La Lettre en 1984. Il s’éprend de ce texte pour nous en offrir une nouvelle adaptation à la Comédie de Genève, du 22 novembre au 11 décembre, vu qu’il connaît « beaucoup mieux Kafka maintenant ». Rencontre. Pa r AMEIDIE TERUMALAI P h oto PEDRO NETO

Novembre 2016

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ON SORT

THÉÂTRE

Le texte de Kafka garde-t-il toute son actualité ? Kafka est considéré comme l’un des plus grands écrivains allemands du XXème siècle, il atteint une universalité parce qu’il entre très profondément dans la relation, dans ce qui peut s’y passer. Il y a une forme d’abstraction schématique chez Kafka qui s’ancre dans la relation. Le père, c’est un peu une brute : il n’a pas eu le fils qu’il attendait et lui inflige une humiliation, qui paraît universelle. Ce blocage d’une relation à deux donne la force au texte. Quels sont vos futurs projets ? J’ai un autre projet avec Kafka, j’ai fait une adaptation qui a été lue ici (à la Comédie) et ce fut un succès concluant. Le projet serait d’en faire un spectacle pour la saison prochaine. De plus, une élève de la Manufacture à Lausanne a monté un roman de Kafka, L’Amérique (qu’on appelle aussi Le disparu), et j’aimerais bien pouvoir présenter les deux romans en diptyque. D’autre part, j’ai été pris de nostalgie, sachant que dans deux mois j’allais devoir ranger tous mes livres sur Kafka. Le fait que je puisse continuer dans ce monde me fait énormément plaisir, de ce fait je n’ai pas à lui dire au revoir. Kafka c’est une inaptitude à l’existence, une sagesse, une clairvoyance.

Quels sont les obstacles lorsque l’on veut adapter Kafka ? Ce n’est pas une littérature immédiatement dialoguée, donc il faut rechercher le théâtre. J’ai essayé d’en faire la démonstration l’année passée (à la Comédie) avec le Procès en conservant uniquement les dialogues. Pour Lettre au père, nous n’avons pas affaire à un élément fictionnel, mais à une biographie familiale. La littérature intervient cependant, un sens de la représentation de la loi s’y trouve également, parce que Kafka était docteur en droit et qu’il nourrissait un rapport particulier à la procédure. Tous ses textes possèdent un côté expérimental. Dans ses lettres comme dans ses fictions, il atteint l’universel par le particulier.

Lettre au père Du 22 novembre au 11 décembre Comédie de Genève 6 Boulevard des Philosophes 1205 Genève 022 320 50 01 www.comedie.ch

Vous avez fait le choix d’une mise en scène avec la présence physique du Père. Pourquoi ? Il s’agit de mettre en scène des relations, certes fictives, à travers une adresse et une réception, même si elle n’est qu’imaginée. Ce qui m’intéresse le plus, c’est de mettre en scène ceux qui écoutent plutôt que ceux qui parlent. Quand j’écris à quelqu’un, je le vois et donc j’ai envie de le voir sur scène. L’accent est mis sur cette relation du père avec le fils : une inadéquation de la parole s’impose par rapport à l’adresse. D’ailleurs, Kafka a donné La Lettre à sa mère. Entre le père et le fils, un système bloqué s’est créé, que ce dernier essaie d’expliquer en partie à lui-même. Go Out! Magazine

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21.12.2016-05.01.2017

la bohème SAISON1617 À L'OPÉRA DES NATIONS

Giacomo Puccini

DIRECTION MUSICALE

PAOLO ARRIVABENI

MISE EN SCÈNE

MATTHIAS HARTMANN EKATERINA SIURINA / DMYTRO POPOV RUZAN MANTASHYAN / SÉBASTIEN GUÈZE

CHŒUR DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE www.geneveopera.ch T +41 22 322 5050

DIRECTION ALAN WOODBRIDGE

ORCHESTRE DE LA SUISSE ROMANDE


ON SORT

THÉÂTRE

L'’EDEN EST UN THÉÂTRE Sur les bords de l’Arve, caché entre La Bâtie et le triangle de la Jonction, un petit paradis au cœur de la ville : le théâtre du Galpon. Et pourtant, du prometteur et prévisible jardin d’Eden, le théâtre n’en veut pas et propose « Le paradis ? Non merci ! », jusqu’au 20 novembre. L’occasion de fêter dignement les 20 ans de la scène et le 30ème anniversaire du Studio d’Action Théâtrale. Pa r OLIVIER GURTNER

viles penchants. Parmi eux, Jérôme Richer (la colère), qui a notamment monté « Tout ira bien » en 2015 au Grütli, ou Benjamin Knobil (la luxure), à qui l’on doit L’Enfant et les Sortilèges de Ravel à l’Opéra de Lausanne, l’année dernière. Citons évidemment les autres : Yves Robert, Julie Gilbert, Nadège Reveillon, Julien Mages et Francesco Trecci. LES SPECTRES PARLENT À DIEU

Tous ensemble, ils convoqueront sur scène des spectres qui donneront la réplique au Dieu Bonheur. La figure inventée par Bertolt Brecht est incapable, par sa faiblesse, de maintenir l’ordre du monde et de lui donner un avenir. Difficile de ne pas penser à Wotan dans la Tétralogie de l’Anneau, maître des Dieux devenu incapable de faire régner les règles inscrites sur sa lance, tant sa duplicité et son avidité le disqualifient. Dans la droite ligne de la tradition du drame grec, le jeu sera accompagné par la musique, grâce à une dimension sonore et musicale créée par Bruno De Franceschi.

DU SITE ARTAMIS AUX BORDS DE L’ARVE

Commençons par les débuts. Créé en 1996 à Artamis le théâtre du Galpon a accueilli 34 000 spectateurs jusqu’en 2008, date de son transfert au centre artisanal du Vélodrome. Désormais flanquée sur les bords de l’Arve, la scène poursuit son action avec pour motto « Ne pas attendre que les choses se fassent, les faire. » On pense forcément à « Pleasantville »… Face à un paradis gris et rassurant, les jeunes protagonistes du film réagissent avec des couleurs, du risque et même… quelques vices. Au Galpon, c’est avec les sept péchés capitaux qu’on répond. Sous la direction artistique de Gabriel Alvarez, « Le Paradis ? Non, merci ! » invite sept dramaturges à composer un texte pour chacun des Go Out! Magazine

« Le Paradis ? Non, merci ! » Jusqu’au 20 novembre Le Galpon 2, rte des Péniches 022 321 21 76 www.galpon.ch

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CLASSIQUE

RETOUR EN GRÂCE

Valery Gergiev

On se souvient de La Mort à Venise, film de Luchino Visconti, inspiré du roman de Thomas Mann. Sur la plage du Lido braisée par le crépuscule, le réalisateur milanais insuffle la 5 ème Symphonie de Mahler, un compositeur au répertoire longtemps oublié. A Genève, c’est Valery Gergiev qui donnera cette œuvre, avec l’Orchestre du Théâtre Mariinski, invités par le service culturel Migros. En guise d’amusebouche, le Concerto pour violon n°1 de Chostakovitch, avec Leonidas Kavakos à l’archet. Faut-il prendre rendez-vous pour ce concert du 16 novembre ? Par OLIVIER GURTNER

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CLASSIQUE

HOMMAGES EN SÉRIE

La soirée du 16 novembre laisse aussi la place à Leonidas Kavakos, qui posera son archet sur le Concerto n°1 de Chostakovitch. L’œuvre a été créée à Saint-Pétersbourg, siège du Mariinski (anciennement baptisé Kirov), une ville que Valery Gergiev a remise sur le devant de la scène en proposant le désormais célèbre festival des « Nuits Blanches ». Elle laisse une grande place aux bois, notamment piccolo, basson, contrebasson, cor anglais. Entre méditation, burlesque et lignes démoniaques, le concerto révèle une palette large d’émotions, tout en retenue. Le violoniste grec, lauréat des concours Sibelius (1985) et Paganini (1988), pratique autant la musique de chambre que les grandes partitions orchestrales, comme soliste mais aussi comme chef d’orchestre, lui qui a conduit à Paris, Vienne, Boston ou Londres. Sur son Stradivarius « Abergavenny » de 1724, il donne corps à un jeu mystérieux, sait très bien jouer pianissimo –une vraie qualité là où beaucoup s’échinent à une démonstration maladroite de leur technique. Toujours au Menuhin Festival, on se souvient justement de la violoniste Patricia Kopatschinskaja, qui accompagnait Gergiev, entre gesticulations, fautes techniques et navigation à vue. Avec Kavakos et ce concerto riche en clins d’œil, de Beethoven à Stravinski en passant par Elgar, l’entrée est aussi prometteuse que le plat de résistance. Alors, on sort son agenda pour le prendre, ce rendez-vous !

Répertoire longtemps laissé au second plan, les œuvres de Gustav Mahler connaissent un formidable renouveau. Sous les coups de baguette d’Abbado à Lucerne ou Bernstein, le langage spirituel, folklorique, et métaphysique du compositeur autrichien est de nouveau écouté et entendu. Conviés au Victoria Hall par la série Migros le 16 novembre, le fameux Orchestre du Théâtre Mariinski et le célèbre chef Valery Gergiev viendront interpréter Mahler mais aussi Chostakovitch.

Valery Gergiev et l’Orchestre du Théâtre Mariinski 16 novembre à 20h Victoria Hall rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 058 568 29 00 www.culturel-migros-geneve.ch

SYMPHONIE POLYSÉMIQUE

Du premier sera donnée la Symphonie n°5, une pièce de résistance durant plus d’une heure, dont l’orchestration riche révèle des cuivres étincelants et graves de la Trauermarsch contrastant avec la mélancolie racée des cordes de l’Adagietto sehr langsam. L’épouse de Mahler, Alma, a qualifié cette œuvre de « symphonie des réalités: une violente bataille y oppose l’Ego du compositeur à l’Univers ». On retrouve la dimension métaphysique de l’habitué de Toblach. Du côté des enregistrements, comment oublier la version lacrymale de l’Adagietto offerte par Leonard Bernstein (avec le VPO), tandis que celle(s) de Bruno Walter restent évidemment tutélaires. Avec le London Symphony Orchestra, Valery Gergiev propose une approche plus compressée, maîtrisée, puissante mais parfois manquant d’intériorité. Plus récemment, au Menuhin festival le 12 août dernier, il a posé un regard énergique, valorisant les grandes lignes mahlériennes, avec l’Orchestre du Mariinski. Go Out! Magazine

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CLASSIQUE

VOICE ACADEMY

Quatuor Hermès

Fleuron parmi les compétitions, le Concours de Genève convoque les talents du monde entier pour sa 71ème édition, autour de la voix et du quatuor à cordes. Si le chant est une discipline reine célébrée tous les deux ans, la musique de chambre revient en force depuis 2001, après trente ans d’absence. Les premières sélections passées, restent 38 chanteurs et 56 musiciens. Etat des lieux au moment de la seconde étape et avant les finales, du 18 novembre au 5 décembre. Par OLIVIER GURTNER

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CLASSIQUE

Avant de passer aux hostilités, le Concours de Genève célèbre son ouverture avec un concert le 18 novembre, avec la soprano Polina Pasztircsák, (1eWW Prix chant 2009) et le Quatuor Galatea (3 ème Prix quatuor 2006) autour d’œuvres de Kurtág, Schumann et Shoichi Yabuta, qui a remporté le prix de composition 2015 avec Billow. LA FÊTE EST FINIE, PLACE AU TOURNOI

Commençons avec le chant, une discipline forte du Concours, qui a propulsé les carrières de Victoria De Los Angeles en 1947 (passée à l’Opéra de Paris, Covent Garden, ou encore Bayreuth !) puis José van Dam, fidèle de Karajan, en 1964. Les 38 participants de 22 nationalités et âgés de 32 ans (et moins) passeront sous le crible du jury présidé par Edwige Fassbender. Objectif, obtenir le premier prix (s’il est décerné !) et les 20 000 CHF qui vont avec, ou alors, entre autres, celui du Cercle romand Richard Wagner. Le 2 décembre, les quatre derniers candidats se retrouveront au Victoria Hall pour la finale, avec l’Orchestre de la Suisse romande (OSR) dirigé par Constantin Trinks. Au programme, un air d’opéra, un Lied ou encore un oratorio à choix, car il faut aussi révéler les voix qui savent chuchoter. Si la finale est très formatée, la demi laisse place à l’imagination des candidats, puisque ceux-ci devront présenter un programme cohérent mais sur un genre librement choisi, de l’opéra au répertoire contemporain en passant par la comédie musicale.

ET APRÈS ?

C’est tout l’intérêt du Concours de Genève, appelé avant Concours international d’exécution musicale (CIEM). En effet, si beaucoup de compétitions sacrent leurs poulains pour mieux les envoyer dans la nature, Genève accompagne les musiciens. Ainsi, le Concours propose un service d’agence permettant de programmer les artistes sur les scènes du monde entier durant deux années, tandis qu’une tournée des lauréats est organisée. En octobre 2015 par exemple, le pianiste Lorenzo Soulès (1er prix 2012) et le quatuor Hermès ont parcouru l’Argentine. Enfin, pour garder une trace tangible, un prix spécial soutenu par Breguet permet de réaliser un CD édité par l’exigeant Claves Records.

SUR LES CORDES RAIDES

De retour depuis 2001, après trente années d’absence, le quatuor à cordes verra 14 formations se confronter pour remporter le meilleur prix, qui sera décerné par un jury présidé par Gábor Takács–Nagy, actuellement directeur du Verbier Festival Chamber Orchestra, dont les classes de maître font le bonheur du public, grâce à sa grande pédagogie. Parmi les célèbres lauréats, citons Terpsycordes (2001), Voce (2006), Hermès (2011). Au programme des épreuves, les classiques ont leur place, puisqu’il faudra Mozart en demi-finale (le 23-24 novembre) et Beethoven en finale (le 27 novembre), sans pour autant oublier le répertoire moderne. Ainsi, l’épreuve ultime demande une œuvre de Bartòk tandis que la pénultième exige Billow, de Shoichi Yabuta, Prix de Composition 2015. Go Out! Magazine

D’ici là, le public genevois pourra apprécier la soirée de clôture le 5 décembre, autour du cours de maître de J. M. Kraenzle avant d’apprécier les nouvelles compositions présentées à l’édition 2017. A l’année prochaine ! 71ème Concours de Genève Du 18 novembre au 5 décembre Différents lieux à Genève 022 328 62 08 www.concoursgeneve.ch

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CLASSIQUE

UN LOPIN DE SÉRÉNISSIME À VERNIER

Ensemble Gli Incogniti

En sus de son activité culturelle florissante, Vernier accueillera, du 30 octobre au 6 décembre, les Rendez-vous Baroques. Pour cette 5 ème édition la cité des Doges est à l’honneur. Danse et musique aux teintes baroques rythmeront les rencontres entre le public et le foisonnement culturel de Venise des XVIIème et XVIIIème siècles. Par TANIA RUTIGLIANI

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CLASSIQUE

COMPOSITEUR ET MUSICIEN DE TALENT(S)

Le 16 novembre ce seront les concertos pour clavecin de Baldassare Galuppi qui seront à l’honneur. C’est avant tout la prise de Venise par Napoléon à la fin du XVIII ème siècle qui dilapidait l’héritage musical, et également la notoriété, de Galuppi. De son vivant il était acclamé comme compositeur d’opéras comiques, associé pour ce faire au fameux écrivain et librettiste Goldoni, et pour ses talents d’interprète au clavecin et autres claviers. Bien qu’il soit toujours officiellement relié à Venise, il va de Londres à Saint-Pétersbourg présenter ses œuvres. Avec ses concertos pour clavecin et orchestre, il mêle ses talents d’orchestration, liés à ses dons de compositeur d’opéras, à sa virtuosité comme musicien. Le 27 novembre l’ensemble baroque Les Folies Françoises et le comédien Laurent Natrella présenteront un concert-lecture. Les mots de Goldoni ou Casanova seront ponctués par la musique de Vivaldi, Galuppi et bien d’autres. Un divertissement qui plonge l’auditeur dans les récits et les sons d’une époque où la cité des Doges se croyait le centre du monde. Comment parler de Venise sans s’arrêter sur l’un de ses compositeurs les plus incontournables ? Le 30 novembre l’ensemble baroque Gli Incogniti présentera son dernier projet en l’honneur des dix ans de l’ensemble : Il Teatro alla moda, un hommage à Vivaldi. Au programme, six concertos et une ouverture, une sorte de théâtre où l’acteur principal est Vivaldi sous ses différentes facettes, les plus glorieuses comme les plus intimes. En bref, on revisite les concertos théâtraux du maestro sous l’archet de la talentueuse Amandine Beyer. Une expérience sonore inédite qui, pour les curieux, peut être dès à présent découverte dans leur dernier enregistrement.

Le 30 octobre, la chorégraphe Marie-Geneviève Massé nous dansera sa vision d’un conte populaire mêlant inceste et équidé : Peau d’âne. Giambattista Basile, courtisan, soldat et poète pour le Doge, est avant tout connu pour son recueil de contes populaires. Parmi ceux-ci, Peau d’âne, repris presque un siècle plus tard par Charles Perrault qui l’inscrit ainsi dans la postérité. Sur un pot-pourri d’airs traditionnels, Bernstein, Haendel, Charpentier, Rameau, Telemann ou encore Vivaldi, les quatre danseurs de la compagnie de l’Eventail (Anne-Sophie Berring, Bérengère Bodénan, Olivier Collin, Artour Zakirov) vous feront redécouvrir vos classiques.

RENDEZ-VOUS À LA SAINT-NICOLAS

Pour la Saint-Nicolas, les Rendez-vous Baroques se mettent dans une ambiance d’Avent. L’ensemble Fenice et la soprano Dagmar Saskova vous présenteront, entre autres, une annonciation théâtralisée de Donati, une canzonetta de Marini ou encore un hymne de Monteverdi. C’est le début de l’Avent, c’est la fin des Rendez-vous Baroques. En espérant les retrouver pour une 6 ème édition l’année prochaine !

LE CORNET À BOUQUIN : QU’EST-CE DONC ?

Le 9 novembre l’ensemble Le Concert Brisé mettra à l’honneur un instrument méconnu du grand public : le cornet à bouquin. Ce cuivre, à la tessiture aiguë et dont la facture permet une virtuosité peu égalée, est l’instrument de la Renaissance par excellence. Au début du XVIIème siècle, il rencontre le poupon organologique du moment : le violon, qui peu à peu le suppléera. William Dongois, cornettiste et chef d’orchestre de l’ensemble, offrira durant ce concert un aperçu du répertoire qui présente les deux instruments sous leur facette la plus virtuose. Comme le dit le titre Musique vénitienne à 3 et 4 dessus, trois ou quatre violons et cornets seront accompagnés de l’autre nouveauté du début du XVIIème siècle : la basse continue. Go Out! Magazine

Les Rendez-vous Baroques Jusqu’au 6 décembre 022 306 07 80 www.vernier.ch/billetterie

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CINÉMA

CHEF DEFIL(M)

© Alvaro Romero

Dans l’escouade de talentueux réalisateurs qui sévit dans la région, on en avait repéré un à surveiller en particulier : Jeff Vercasson. Ex-étudiant de la Haute école d’art et design (HEAD), ce multi-casquette à la verve vive dévoile sa web-série Post Tenebras Lux produite sans aucun financement, mais avec le soutien indéfectible d’une team d’amis. Si vous vous demandez ce qu’il fait, demandez-vous plutôt ce qu'il ne fait pas. Ce polyvalent à l’esprit espiègle, dont l’ironie est aussi affûtée que les incisives de son fidèle chien Jim, détonne dans le paysage audiovisuel genevois. Hitchcock, dont les citations ponctuent à tour de bras le scénario de sa web-série la résumerait ainsi : « Un film n’est pas une tranche de vie, c’est une tranche de gâteau ! ». Avec la même impatience qu’on guette l'album d'un artiste au hit prometteur, on attend la projection de PTL qui concoure au Festival Tous Ecrans, dans la catégorie compétition internationale les 5 et 9 novembre prochains. Face-à-face avec un très doué aussi audacieux que généreux. Par MINA SIDI ALI

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CINÉMA

© Alvaro Romero

Comment est né le projet Post Tenebras Lux ? Facebook m’a rappelé qu’il y a 8 ans, j’avais participé avec David Huwiler et Damien Rossini au 48 Hour Film Project. Le court-métrage déjà en noir et blanc avait pour protagonistes principaux un détective et une femme fatale. On a gagné ce concours deux fois, ce qui nous a permis de projeter les films aux Etats-Unis. C’est de là que l’idée de Post Tenebras Lux (PTL) a vu le jour. Je souhaitais hisser la formule vers une étape plus importante. Ainsi, il y a 3 ans, j’ai travaillé sur une idée de web-série.

Vous êtes presque une major à vous tout seul : vous contrôlez toute la chaîne de production, de l’écriture à la distribution, y compris le montage. Comment financez-vous le film ? Je suis soutenu par une superbe équipe d’amis sans laquelle je n’aurais rien pu faire et que je remercie. Pour le financement, avec l’équipe, nous avions tenté notre chance à la RTS pour son concours (130'000 CHF) et lorsque j’ai annoncé à l’équipe que nous n’avions pas été sélectionnés, j’ai été très ému par leur réaction. Ils ont tous décidé de se lancer dans le projet, sans financement. Ainsi, on a fait ça entre amis avec littéralement des bouts de ficelle. Nous allons d’ailleurs lancer un crowdfunding pour la série en novembre.

Pourquoi avoir opté pour le format web-série? L’avantage d’une série sur le web c’est qu’elle se décline à la télévision. Je ne suis pas de la génération Y mais je réalise que le web a fait prendre un virage saisissant à la distribution audiovisuelle. On n’a plus besoin de passer forcément par la télévision ou le cinéma pour atteindre une audience.

Votre web-série concoure au Festival Tous Ecrans en compétition internationale. Qu’est ce que cela représente pour vous ? C’est un joli coup de projecteur et je les remercie de soutenir des productions locales. On se retrouve à concourir aux côtés de grandes productions. Ca sera l’opportunité de rencontrer des distributeurs et de penser à des projets à venir.

Le pitch de PTL en deux mots ? En 1956 à Genève, un détective privé, Hector Fenouil, se retrouve mêlé à un des plus gros scandales financiers mondiaux. Une intrigue policière sur un ton humoristique fortement décalé.

Projection de la série Post Tenebras Lux, le 5 et 9 novembre au Festival Tous Ecrans. www.tous-ecrans.com www.facebook.com/webserie.posttenebraslux/

L’identité de la web série-est très genevoise puisque même le titre en est la devise… Effectivement. J’aime beaucoup Genève, elle m’inspire depuis un bout de temps. L’histoire est tirée de l’affaire Swissleaks qui a vu le jour dans la cité de Calvin. Je trouvais le cas romanesque, presque suranné. Ainsi, je l’ai transposé dans les années 50 avec une esthétique de film noir. Mes sources d’inspiration alternent entre les classiques américains des années 40, 50, 60 et les comédies plus récentes comme OSS 117 de Michel Hazanavicius (2006-2009) parmi d’autres…

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CINÉMA

PHOTOGRAPHIER, C'’EST EXISTER

Pour leur 5 ème édition qui se tiendra du 24 au 27 novembre avec le Cinéma Spoutnik pour quartier général, les Rencontres cinématographiques Palestine : Filmer c’est exister se gonflent d’une journée supplémentaire – passant de trois à quatre – afin de maximiser les possibilités d’interactions entre les spectateurs et les sept cinéastes présents cette année. Au programme de ce festival engagé, 17 films, documentaires pour la plupart, traduisant les regards de réalisateurs palestiniens sur leur quotidien et leurs espoirs, qu’ils soient originaires de la Palestine devenue israélienne en 1948, de Cisjordanie ou de Gaza (cette dernière fera l’objet d’une soirée spéciale le samedi), avec en toile de fond la question du déchirement identitaire et territorial. Outre le cinéma et les discussions, ces Rencontres offriront également l’occasion de découvrir une partie de l’œuvre d’un jeune photographe et journaliste gazaoui, Motaz Alaaraj, au Café des Volontaires du 24 novembre au 4 décembre. Précédemment exposé à Paris et à Avignon, il délivre une vision de Gaza à la fois saisissante et positive : inattendue, elle mérite qu’on s’y attarde. Par NYATA RIAD

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CINÉMA

Loin des clichés dans lesquels l’imaginaire collectif se complaît lorsque l’on évoque Gaza, ceux de Motaz Alaaraj surprennent par leur beauté avant tout : des couleurs chatoyantes, des enfants qui font les pitres, souriants ou inondés de soleil, la nonchalance poétique qui se dégage des gestes routiniers d’un pêcheur sous un ciel limpide… De simples tranches de vies figées avec talent dont il émane souvent une douceur toute méditerranéenne. Le regard ne se laisse toutefois pas piéger longtemps ; une fois posé sur les plans secondaires au sujet central, il découvre des squelettes d’immeubles bombardés ou encore des grillages formant des ombres sur un visage enfantin. Lorsque a contrario la dureté de la situation n’est pas explicitement représentée sur l’image, elle est naturellement rappelée à l’esprit de l’observateur informé et plane comme un voile d’inquiétude. Cependant… dans cette coexistence de deux réalités qui semblent au premier abord irréconciliables, le travail de Motaz Alaaraj vibre finalement comme un plaidoyer pour l’énergie vitale, dont la luminosité, la force et l’optimisme émergent d’un regard pourtant porté sans complaisance par le photographe sur le quotidien des Gazaouis. Et pour cause, né dans le camp de Rafah (sud de la bande de Gaza) en 1992, Motaz Alaaraj ne peut se permettre le luxe de la naïveté : il faut savoir qu’à Gaza – où près de 1,9 million de personnes sont entassées sur 360 km2 et subissent un blocus généralisé – l’électricité n’est disponible qu’environ 6 heures par jour, et de manière irrégulière, ce qui conduit de façon récurrente à la perte Go Out! Magazine

du travail en cours du photographe. Il ne reste d’ailleurs qu’une seule photo de sa première série, datant de 2010, les autres ayant disparu pour cause de bombardements. Sans compter que dans cette région où enseignants ou commerçants peinent à joindre les deux bouts, les jeunes qui font le choix d’un art qui s’écarte des sentiers battus de la tradition (photo, cinéma, rap, etc.) sont souvent dévalorisés par leurs compatriotes. Cela ne semble pas atteindre Motaz Alaaraj, qui s’est également mis à la vidéo il y a deux ans. Qui sait, il sera peut-être présent en tant que cinéaste lors d’une prochaine édition des Rencontres cinématographiques Palestine ? En attendant, le jeune artiste n’est même pas en mesure de récupérer l’appareil photo qu’il a commandé. Expédié d’Allemagne, ce qui devrait être son outil de travail, le support de son art, lui reste inaccessible depuis deux mois à cause du blocus imposé par Israël…

Rencontre cinématographiques Palestine : Filmer c’est exister Du 24 au 27 novembre 2016 Cinéma Spoutnik 11, rue de la Coulouvrenière 1204 Genève www.palestine-fce.ch Exposition Motaaz Alaaraj Du 24 novembre au 4 décembre 2016 Café des Volontaires 26, rue de la Coulouvrenière 1204 Genève https://500px.com/motazalaaraj

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Depuis l’aube © Victor Tonelli-ArtComArt

Théâtre 24 novembre 20h30

Depuis l’aube (Ode aux clitoris) Pauline Ribat

forum-meyrin.ch


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DESIGN

GÉNÉRATION EASTPAK

Look codé, logo à gogo et premier degré de la tête aux pieds, durant les nineties, suivre une mode revenait à appartenir à un clan. Le cycle d’orientation était le haut lieu des comparaisons. La démarche était de se tatouer des marques les plus prisées. Il y avait Adidas, Converse, Nike, Puma, Reebok pour les baskets et si on n’était pas streetwear, c'était les Tim aka Timberland, les mythiques Doc Martens (avec coque ou sans), les mocassins Palladium voire Weston, pour les plus snobs. Au poignet, il fallait une Swatch ou une Rolex, empruntée à papa (peu importait si c’était une imitation, le doute ne laissait jamais impassible!). Le 501 façon Johnny Depp dans 21 Jump Street connaissait son apothéose. On exhibait superbement la bombers bleu pétrole ou la doudoune canard estampillée Chevignon. Par contre pour le sac d’école, c'était Eastpak sinon rien. Plus qu'une mode, ce porte-étendard U.S. s’est hissé en style de vie! Ici pas de come-back, la marque au nom qui claque a toujours été on track. A aujourd’hui plus de 60 ans, elle transcende toujours les générations et ne s’est jamais limitée niveau inventivité. Mini-historique d’une enseigne mythique qui rythme la vie de l’équipe Go Out! depuis sa plus tendre enfance et qui ne s’est jamais reposée sur ses lauriers en terme de créativité. Pa r MINA SIDI ALI

Go Out! Magazine

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DESIGN

EASTPACK, RETOUR VERS LE FUTUR

Que ce soit au cycle d’orientation ou au collège, impossible d'échapper à la déferlante des sacs à dos aussi graphiques que solides - Eastpak. La marque fait partie des rares enseignes qui ont réussi à imprégner notre quotidien via une identité forte qui n’a jamais renié les valeurs qui ont fait son succès. Mais cet expert des codes teenagers n’a pas toujours été le sac à dos super branché qu’on avait remarqué sur l’épaule de Marty McFly dans Retour vers le Futur. Quelques dates clés pour connaître ce classique des cours d'école.

1985

Les années 80 propulsent la marque audacieuse, qui s’affiche en pionnière des couleurs flashy et graphiques! Elle s’intègre parfaitement à l’ère du temps. 1994

Adepte des campagnes de pub décalées, Eastpak aime cultiver son image de rebelle. Ses affiches sont aussi célèbres que ses sacs à dos. Celle du squelette incarne ainsi l’exemple parfait d’une idée qui n’en finit pas de durer. Les sacs sont garantis trente ans et ils ne sont proposés par aucune autre marque de maroquinerie. D’ailleurs, une cordonnerie est dédiée à leur réparation. Et pour cause, Eastpak est unanimement reconnu pour la qualité et la robustesse de ses produits. 1999

Une année phare pour l’enseigne reine des cours de récré qui crée le premier sac à roulettes et délivre ses adeptes d’un gros poids! 1952

2003

L’entreprise Eastern Canvas Products, Inc. créée par Monte Goldman produit des sacs à destination des forces armées, des marines et des pêcheurs. Le mot d’ordre (toujours actuel) de ce partenariat avec l’Oncle Sam est durabilité, construction et solidité. Le slogan Built to resist (fabriqué pour résister) voit le jour.

Dès lors et jusqu'à nos jours, Eastpak, ne cesse d'innover en collaborant avec des artistes et créateurs du monde entier à l’image d’Eley Kishimoto, A.P.C., Jean-Paul Gaultier ou encore Rick Owens. 2011

Naissance de la ligne Eastpak Artist Studio, qui transforme l’emblématique sac Padded Pak'r® en une œuvre d’art originale. Ces sacs signés par les plus grands créateurs sont vendus au profit d’une bonne cause!

1976

Quand Mark Goldman rejoint la team paternelle cette année-là, il convainc son père de fabriquer des sacs pour les étudiants après s'être rendu compte que beaucoup de jeunes portaient les sacs de l'armée de leurs frères aînés pour aller au campus. Il modifie dès lors considérablement l'image de la marque pour lui donner un caractère lifestyle authentique. Il touche désormais les étudiants des universités de la côte Est. Le sac à Padded Pak'r® connaît une réussite fulgurante. La marque Eastpak est née. Novembre 2016

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DESIGN

Kuroki 2016 DES DUOS AVEC BRIO

La star des cours de récré propose pas moins de deux collections par an avec une série de couleurs, de modèles, de motifs et de formes à chaque fois renouvelés. Cette cadence de sortie est devenue au fil du temps une sorte de tradition à laquelle Eastpak se tient rigoureusement. Mais la marque ne s’est jamais contentée de ces collections. Depuis 2003, elle propose des collaborations régulières avec des designers comme Walter Van Beirendonck (2004), Raf Simons (2008) ou encore Kris Van Assche (2011-13), le directeur artistique de Dior Homme. Cette année, le roi du sac à dos rempile avec deux nouvelles éditions spéciales: les Japonais Boro et Kuroki. Ces duos donnent lieu à des sacs au style unique et confirment qu'Eastpak n'a toujours pas pris une ride. Avec Kuroki, maison japonaise fondée en 1950, synonyme d’excellence au pays du Soleil-Levant, Eastpak propose deux modèles (135 euros) déclinés en brut et en wash, parés d’une doublure intérieure décorée de carpes Koi. Quant avec Boro, l’enseigne américaine dévoile son sac le plus prestigieux jamais créé. La marque a utilisé du denim japonais dit «boro» – l’une des matières les plus rares au monde. Ainsi, cette collection capsule, limitée à 5 exemplaires (1000 euros) Padded Pak’r®, arbore un patchwork de denim vintage japonais taillé dans les tissus les plus rares au monde dont certains ont plus de 100 ans! Avis aux collectionneurs. Go Out! Magazine

Boro www.eastpak.com

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LÀ-BAS

ENJAMBÉES RYTHMIQUES

Symphonie Dramatique © Damián Siqueiros

Il est difficile de continuer à représenter Roméo et Juliette, tant les interprétations de la mythique pièce sont nombreuses et les médiums employés divers, allant de la peinture à la performance en passant par la danse et le cinéma. Pourtant, le succès que connaît cette œuvre traverse toujours les époques. Le ballet « Symphonie dramatique », signé par la compagnie canadienne Cas Public, en est une preuve et sera présenté le 9 décembre à l’espace Vélodrome de Plan-les-Ouates. Pa r LAURENCE AMSALEM

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LÀ-BAS

PIÈCE MAÎTRESSE

A l’époque même de sa création, dans le Londres de la fin du XVIème siècle, Roméo et Juliette connaissait déjà un certain succès et avait été jouée plusieurs fois devant une audience importante. L’intrigue, située à Vérone, se concentre sur les amours impossibles de deux jeunes gens, en s’inscrivant dans un contexte plus global : le conflit opposant les deux familles dont ils descendent, les Montaigu et les Capulet. Cet affrontement rappelle celui qui existait entre guelfes et gibelins au début du XIIème siècle, autour de la crise de succession de l’empereur du Saint-Empire romain germanique Henri V. L’auteur de cette intrigue, lui, avait intégré en 1594 la troupe de Lord Chamberlain en tant que dramaturge et acteur. Cette compagnie, au départ affiliée au premier théâtre érigé dans la ville et situé dans le quartier de Shoreditch, a ensuite été rattachée au théâtre du Globe et bénéficiait d’une excellente réputation.

Symphonie Dramatique © Damián Siqueiros FINE ÉQUIPE

La compagnie, relativement jeune, a été créée en 1989 par la danseuse et chorégraphe Hélène Blackburn. Présente aussi bien au Canada que sur les scènes françaises, belges et suisses, elle vise une large palette de publics, dès 10 ans. Depuis son existence, elle a interprété une quinzaine d’œuvres créées par sa directrice, qui a formé petit à petit son propre univers, en s’inspirant de contes légendaires, de morceaux de compositeurs cultes, mais aussi de thèmes plus globaux : Variations S (2011) par exemple, a été pensée en fonction de divers Ballets Russes, Suites curieuses (2014) se base sur l’histoire du Petit chaperon rouge et fait actuellement l’objet d’une tournée française et canadienne et 9 (2016) aborde la surdité dont est atteint l’un des danseurs, Cai Glover. Cette dernière création, inédite, a été réalisée en collaboration avec le metteur en scène Johan De Smet et montre la riche palette de sujets adoptés par la troupe.

INTERPRÉTATION COLLECTIVE

Au fil de la représentation proposée par Cas Public, les subtilités du récit de Shakespeare seront toutefois difficiles à saisir. Si le ballet débute par une lecture du prologue, il n’est en rien narratif par la suite. Danseurs et danseuses ne jouent pas des personnages fixes, mais se mettent successivement dans la peau de chacun des protagonistes, par groupes, afin de faire transparaître les sentiments intérieurs de ceux-ci, ce que le public a rarement l’habitude de voir. Sur scène, cela se traduit par un travail collectif très dynamique et quelquefois violent, à l’image des conflits que peuvent ressentir les personnages, tiraillés entre l’amour, l’espoir, le chagrin ou la haine. Côté musique, les pas des huit danseurs seront rythmés par une composition de Martin Tétreault, qui s’est basé sur les airs complexes du ballet Roméo et Juliette de Sergueï Prokofiev (1935) pour y ajouter des sonorités de l’opéra de Charles Gounod (1867), de la symphonie d’Hector Berlioz (1839) ou de la partition de Tchaïkovski (1869), afin de former un cocktail explosif. Go Out! Magazine

Symphonie dramatique Le 9 décembre 2016 à 20h Espace Vélodrome Chemin de la Mère-Voie 60 1228 Plan-les-Ouates http://culture1228.wixsite.com/saison16-17/ symphonie-dramatique

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EN FAMILLE

UN ANNIVERSAIRE DANS L’'ÈRE JURASSIQUE

Un demi-siècle ça se fête, et comme il faut. Pour ses cinquante ans, le Muséum d’Histoire naturelle propose dans le cadre de son programme anniversaire « Célébrons ! »,une exposition consacrée aux légendaires dinosaures. Un parcours pour petits et grands dans le but de répondre aux clichés, souvent erronés, autour de ces animaux grandioses et renflouer notre fascination pour ces espèces disparues. Jusqu’au 14 mai 2017. Pa r AMEIDIE TERUMALAI

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ON SORT

EN FAMILLE

LA RÉCRÉATION

A l’intérieur de l’exposition se trouve un petit parcours interactif composé de quelques postes pour les plus petits, leur offrant la possibilité de gagner une dent de dino herbivore, carnivore ou piscivore. Une borne permettant de créer une carte à leur nom leur donnera accès à divers stands afin d’en apprendre plus sur l’espèce attitrée. Il faudra ensuite récupérer son dû à la réception. N’EST PAS INDIANA JONES QUI VEUT

L’exposition est dense et beaucoup d’informations sont données ; on gardera comme renseignement que la vie d’un paléontologue c’est avant tout énormément de patience (parfois une dizaine d’années sur un squelette). Outre le fabuleux métier de ces explorateurs, un élément insolite vient s’ajouter à la liste des choses apprises : le digne descendant des dinosaures n’est autre que l’oiseau. Quand on observe un pigeon, on se dit que l’évolution n’a définitivement pas fait de cadeau à ses ancêtres.

Jusqu’au 14 mai 2017 Muséum d’Histoire Naturelle 1 route de Malagnou 1208 Genève 022 418 63 00 http://institutions.ville-geneve.ch/fr/mhn/

Le Muséum fait partie du patrimoine culturel de tout Genevois ayant fait sa scolarité ici. Que cela soit pour être allé voir Lucy l’australopithèque, la tortue à deux têtes (Janus) ou les reproductions plus vraies que nature d’animaux, tout cela dans le but de mettre à profit nos talents de dessinateur en herbe. Avec « Célébrons ! » c’est l’occasion de remettre les pieds dans le Muséum pour découvrir une exposition en fossiles et en os. À LA DÉCOUVERTE DE LA PALÉONTOLOGIE

Ce qu’il y a de plus probant lorsque l’on explique quelque chose, c’est le visuel. Le Muséum l’a bien compris et propose pour cette exposition diverses recompositions de squelettes de Diplodocus, Allosaurus et même Tyrannosaurus (le fameux T-rex). Trésors déterrés par l’équipe de paléontologues suisses du Sauriermuseum d’Aathal, suite aux fouilles faites dans le Wyoming aux Etats-Unis. L’exposition se découpe en plusieurs parties : fouiller, expliquer et représenter. La partie « expliquer » est composée de différentes époques, commençant par les premières découvertes de fossiles, à l’apparition du terme « dinosaurus », en passant par l’utilisation de l’ère jurassique dans Fantasia de Walt Disney ou encore au dessin animé Les Pierrafeu. La particularité de cette présentation est l’évolution de l’imaginaire des hommes face à ces fascinantes espèces si éloignées de nous. Go Out! Magazine

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ON SORT

EN FAMILLE

C’'EST REPARTI (POUR UN TOUR ((DE MANÈGE)))

Dormir 100 ans

Le théâtre Am Stram Gram, institution culturelle créée en 1992, présente cette année encore une saison haute en couleurs, en plaisir et en apprentissage. Pour nous divertir ou nous instruire, le théâtre Am Stram Gram confirme année après année son importance sur la scène culturelle. Sous la direction de Fabrice Melquiot, la scène propose une programmation qui met à l’honneur la réflexion humaine, pour faire cogiter petits et grands. Les spectacles passeront par le théâtre, la musique, la peinture, la vidéo et autres formes artistiques, afin de remplir la promesse d’« un théâtre qui soit la maison de l’Enfance ; ce pays qui nous réunit tous ». Par AMEIDIE TERUMALAI

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ON SORT

EN FAMILLE

Chotto Desh © Dennis Alamanos OUVERTURE DE BAL

UNE ODE À LA VIE

La saison 2016-17 a déjà commencé avec son premier spectacle sur une mise en scène de son directeur artistique : Suzette, à la fois pièce de théâtre, concert électro-pop-rock et grande récréation. Cette pièce abordait la question du génie chez l’enfant et de la pression parentale qui s’ensuit. Sous cette bosse (de génie) se cache la problématique contemporaine de l’obsession de la performance et du faire-valoir social à travers la réussite académique ou professionnelle.

Fabrice Melquiot annonce dans sa présentation de saison : « Quand on va au théâtre, je crois qu’on choisit la vie. Aller au théâtre, c’est dire qu’inlassablement on cherche à comprendre pourquoi on la choisit, pourquoi on la choisit jour après jour ». Si vous n’étiez pas sûrs de venir au théâtre d’Am Stram Gram, vous en voilà maintenant vitalement convaincus.

Am Stram Gram le théâtre Route de Frontenex 56, 1207 Genève 022 735 79 31 www.amstramgram.ch

AU MENU

Une relecture de La Belle au bois dormant proposée par Pauline Bureau nous offrira une fusion entre réalité de l’adolescence et éléments fantastiques du conte avec Dormir cent ans. Le mélange des genres se retrouvera également dans 1985…2045 de Katy Hernan et Barbara Schlittler, dévoilant un voyage digne de Marty et Doc en comparant le passé au futur. Pour une parenthèse poétique, la compagnie d’Akram Khan soumettra un rêve éveillé avec Chotto Desh ou, si vous préférez un songe auditif, le concert des groupes Ruppert Pupkin et Elvett, qui promet une soirée rock’n’roll. Pour clôturer cette copieuse saison, un Very Bat Trip assurera le spectacle avec, notamment, la présence d’un célèbre héros de Gotham City. Go Out! Magazine

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Edward

Vadim

DIRECTION

VIOLON

GARDNER

GLUZMAN

Choeur de Chambre de la HEM (dir. Celso Antunes)

Hector

BERLIOZ

Benvenuto Cellini, Ouverture

Mercredi 9 & Vendredi 11 Novembre 2016 Victoria Hall Genève 20h00

Lera

AUERBACH

The Infant Minstrel and His Peculiar Menagerie, Symphonie N° 3 pour violon, choeur et orchestre (création suisse)

Piotr Ilyitch

TCHAÏKOVSKI

Symphonie N° 4 en fa mineur op. 36

Partenaires médias

Avec le soutien de

www.osr.ch

022 807 00 00


ON DANSE

LIVE

CUIVRÉS ET TIMBRÉS Nombreux sont les orchestres classiques et les ensembles d’harmonie. Parmi le philharmonique Orchestre de la Suisse Romande (OSR), L’Orchestre de Chambre de Genève (L’OCG), l’ensemble Contrechamps ou l’harmonie nautique existe le Geneva Brass Quintet, composé de Christophe Sturzenegger (cor), Eric Rey (tuba), David Rey (trombone) Samuel Gaille et Lionel Walter (trompette). Leur répertoire, du classique au cinéma en passant par le cirque ! Portrait de ce pentagone qui détonne. Par OLIVIER GURTNER

CUIVRE OU BOIS ?

OUVERTURE MUSICALE

Reprenons les bases. En français, on appelle les instruments d’harmonie des « cuivres » pour des raisons assez évidentes. En anglais, il faut traduire « brass » par laiton. Hormis la matière, le point commun de ces instruments est qu’il faut faire vibrer ses lèvres et insuffler de l’air pour les faire jouer. Ainsi, le saxophone, bien que fait de cuivre, n’appartient pas à cette famille. On y trouve donc le cor d’harmonie (mais pas le cor anglais, de la famille des bois), le tuba, le trombone, la trompette et le tuba. Du côté des raretés on peut citer le Tuba Wagner, employé par ledit compositeur mais également Stravinski.

Assez avec les définitions, passons à l’ambassadeur genevois des cuivres, le Geneva Brass Quintet. Fondée en 2001, la formation a écumé les scènes romandes (Victorial Hall, Abbatiale de Romainmôtier) avant de tourner dans le monde, avec des escales en Afrique du Sud (2008), Dubaï (2011) et le Mexique (2012). Les musiciens, tous diplômés de la Haute école de musique de Genève (HEM), revendiquent un répertoire qui sort des sentiers battus, allant de la musique classique au jazz. Prochain concert, le 25 novembre à Lausanne (Eglise du Sacré-Cœur), ou le fameux festival genevois qui se tient chaque année au mois d’octobre. Sinon,

Geneva Brass Quintet Prochaine date : le 25 novembre Concert à l’Eglise du Sacré-Cœur, Lausanne www.youtube.com > genevabrassquintet www.gbq.ch

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GOLD

EMANUEL GAT EMANUEL GAT DANCE [FR] VENDREDI 18 NOVEMBRE — 20h SAMEDI 19 NOVEMBRE — 20h SALLE DU LIGNON

© Emanuel Gat

Place du Lignon 16 — 1219 Le Lignon

Service de la culture et de la communication 022 306 07 80 — culturecom@vernier.ch www.vernier.ch/billetterie


ON DANSE

LIVE

PHÉNIX LACUSTRE Un lieu voulu par le célèbre violoncelliste Rostropovitch, un festival créé par lui en 1976, un cadre idyllique, une salle ressuscitée : la Grange au Lac à Evian renaît de ses cendres en 2014 avec les Rencontres Musicales et cette année avec un festival de jazz, dont c’est la première édition. Du 16 au 18 décembre, Le Jazz à la Grange propose un large panorama du genre : manouche, soul, world jazz, funk jazz. Fiche signalétique. Par OLIVIER GURTNER

A L’AFFICHE

En ouverture le 16 décembre, Malik Mezzadri et son Magic Malik Orchestra se produiront avec Mario Canonge et Rosenberg. On connaît du premier son goût pour les collaborations, notamment avec Mathieu Chedid et Laurent Garnier tandis que le second mélange à merveille le jazz avec les musiques caribéennes de sa Martinique natale. Le troisième – prodige à 10 ans– fera évidemment merveille dans le swing, son répertoire tutélaire. ERIK TRUFFAZ AND CO

Parmi les autres temps forts, mentionnons l’enfant du pays, Erik Truffaz, qui viendra compléter son quartet homonyme, composé d’Arthur Hnatek (batterie), Marcello Giuliani (basse) et Benoît Corboz aux claviers. Ensemble, ils se produiront le 17 à la Grange. Enfin, histoire de rappeler la relation entre ces musiques, rappelons Porgy and Bess revisited, évidemment inspiré de l’opéra de Gershwin (1935) et qui sera réinterprété par Nicolas Dautricourt, Knut Erik Sundquist et Pascal Schumacher. A vous de faire votre choix, et signalons que les plus chanceux profiteront de descendre à l’Hôtel Royal ou l’Ermitage, les deux adresses proposant un forfait lié au festival.

Erik Truffaz Quartet MUSIQUES À TOUTE SAISON

La région lémanique est riche en festivals musicaux, du Montreux Jazz au Septembre musical en passant par le désormais Lavaux Classique. A Evian, une salle à l’acoustique excellente –on s’approche de l’Auditorium Straviniski– offre des sons ronds, colorés, chauds. Son nom ? la Grange au Lac, sur l’Evian Resort. En été, le répertoire classique investit les Rencontres Musicales tandis que Jazz à la Grange invite les mélomanes du 16 au 18 décembre.

Jazz à la Grange Du 16 au 18 décembre Evian Resort Chemin du Nant d'Enfer 74500 Évian-les-Bains www.mal-thonon.org > jazz-a-la-grange www.evianresort.com

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LIVE

À FLEUR DE PEAU

Mother Fakir

Bien plus qu’un amas organique, le corps a toujours transcendé l’être qu’il enveloppe pour en occuper le centre. Qu’elle soit la prison de l’âme pour Platon ou son alter ego pour Spinoza, la perception du corps n’a cessé de se contredire et d’évoluer jusqu’à ironiquement incarner la figure de capital santé et bien-être dans le langage marketing de notre société de consommation. Dans cette lancée, le collectif Bemba Triste a décidé de célébrer à sa manière ce corps en conviant le 29 novembre au Spoutnik l’artiste contemporain Mother Fakir pour une performance faite d’image et de sang, d’acier et de son. Par MABROUK HOSNI IBN ALEYA

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LIVE

Mother Fakir

De façon extrême, l’artiste instaure un dialogue avec son corps. Un échange hors de toutes normes et de douleur. Contrairement à son public Mother Fakir ne ressent aucune souffrance, tout comme il n’exprime aucune croyance, ni engagement, ni même sens du défi à même de justifier l’extrémisme de sa démarche. Tel un musicien, il joue simplement, spontanément de son instrument. Ce qui choque, écœure, traumatise mais surtout désarçonne son public : sans douleur exprimée par le sujet, la violence de l’acte dirigé contre lui-même perd de sa substance tout en continuer à exister par son aspect. D’ailleurs comme il le révèle lui-même, cette douleur est exclusivement du ressort du public qui hurle ou se pâme devant la performance. A l’ère de la quête du confort, l’artiste bouscule ; la violence et la douleur ne sont-elles rien d’autre qu’une construction psychologique ? Un outil de contrôle ? Bref, comme pour mieux noyer vos repères, le sang de Mother Fakir coulera et promet de résonner.

En réponse aux persécutions anti-bouddhistes du gouvernement vietnamien, le bonze Thích Quảng Đức s'immole en pleine rue de Saïgon en 1963. En 1971, l’artiste contemporain Chris Burden se faisait tirer dans le bras par son assistant tandis qu’en 1975, les punks s’ornaient les paupières d’épingles de sûreté et Carolee Schneemann extrayait un rouleau de papier de son vagin lors de sa performance ‘’Interior Scroll’’. Une quarantaine d’années plus tard, Bouazizi s’asperge d’essence et déclenche une vague de révolution dans le Monde Arabe, les piercings deviennent ringards et l’artiste russe Piotr Pavelenski se cloue les testicules sur la Place Rouge en réponse à l’incarcération des Pussy Riot. Moyen d’expression par nature, à la fois symbole et objet d’identité et de contestation, le XXème siècle a vu le corps muer de l’état de matière à celui d’une discipline artistique à part entière. Un champ d’exploration que questionnera Mother Fakir sur la scène du Spoutnik, le 29 novembre avec une performance extrême mêlant la mutilation à la musique, où les clous enfilés dans la chair et le son amplifié de ses déchirures cutanées gêneront une bande-son de boucles mixées en direct qui donnera lieu à un véritable concert bruitiste. Go Out! Magazine

Le Corps Indestructible Bemba Triste Le 29.11 au cinéma du Spoutnik www.bambatristeasso.blogspot.ch

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Collection Master 2016 de Vanessa Schindler ©Photo Myriam Ziehli

Défilé HEAD 18.11.16

DÉFILÉ À 18 H ET 20 H 30

Billetterie en ligne : www.head-geneve.ch

ESPACE HIPPOMÈNE

7, Avenue de Châtelaine, 1203 Genève

Places assises : CHF 20. – / Places debout : CHF 10. – / Tarif réduit, étudiant : CHF 10. –

#defilehead2016


ON DANSE

LIVE

Y'A MOYEN ? L’espace public est-il propice aux déplacements des femmes à partir d’une certaine heure? Attend-on des artistes féminines qu’elles se limitent à un rôle prédéfini? Comment concilier vie de mère et vie de musicienne en termes de rythme et d’horaires? On ne va pas se mentir, à quelques exceptions près Genève embaume la testostérone dès la nuit tombée. Au-delà de la question du ratio, la sous-représentation des genres dans les lieux nocturnes planche directement sur les valeurs qui y sont véhiculées. De toute évidence, la place de la femme demeure peu enviable aussi bien sur scène que dans les lieux publics. Pour y faire face, la Gravière organise une table ronde le 25 novembre à 19h à la Gravière pour déboucher sur un label : «We Can Danse It» Par MABROUK HOSNI IBN ALEYA

Au sommaire des discussions, la question de la diversité des genres et du statut de la femme dans le milieu associatif et professionnel nocturne occupera aussi le centre des attentions, avec pour objectif final de poser les jalons du Label «We Can Danse It» que les clubs, organisations, artistes, producteurs et publics seront invité.e.s à rejoindre. Plus qu'un «tampon» des bonnes pratiques, ce label est un engagement à travailler sur ces questions et à déboucher sur des actions concrètes.

Avec son lot de prétendants insistants et de regards libidineux, l’image de la femme en soirée reste le plus souvent limitée à celle de convoitise sexuée. Une image sur laquelle misent encore certains clubs pour engendrer plus d’entrées via leurs traditionnelles Ladies Night ou leurs flyers porn-chics surannés aux modèles ultra-siliconées. Dégradante, réductrice voire insultante, l’image ultra-sexuée de la femme-appât demeure la norme. Affligeant quand on sait que la perspective d’emballer en soirée incite, à parts égales, les deux sexes à sortir s’aventurer. S’est-on interrogé sur l’impact de représentations sexistes sur un public souvent très jeune, parfois mineur? Dans cette même perspective, l’espace public permet-il à une femme, en fin de soirée, de rentrer seule le soir sans avoir le sentiment de se lancer dans un remake de Faites Entrer l’Accusé? Autant de questions que se pose depuis un certain temps l’équipe de la Gravière; comment véhiculer des valeurs égalitaires et non sexistes dans les clubs où tout se passe vite, où la désinhibition est souvent une bonne complice des harcèlements, de prop o s lou rd s et dé s a g ré able s , voi re pi re , d’agressions? Pour y répondre, une table-ronde est agencée le 25 novembre, à 19h à la Gravière en présence des responsables des lieux d’Albane Shlechten et Dominique Rovini, Marie Avril, géographe activiste, dj, co-auteure de l'étude "Voyage au Bout de la Nuit", Chloé de Senarclens, activiste, membre fondatrice de la Slutwalk Suisse, Roxanne Morger Mégevand, coordinatrice du projet "Nuit Blanche" et Héloise Roman, chargée de projet au sein de l'agenda 21. Go Out! Magazine

We Can Danse It Le 29.11 dès 19h La Gravière Chemin de la Gravière,9 1227 Genève

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ON LIKE

DESIGN FOR THE CHILD

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Hors de prix le design ? Cérébral ? Inaccessible ? Manor répond 3 X NON et met sur la table le design pour tous. Pour tous, vraiment ? Oui, même les petits. Grâce à « Done by Deer », le design scandinave plaît à l’infini et jamais ne gave. Les dessins ludiques et esthétiques plairont sûrement le jeune public. Couverts, assiettes, peluches révèlent un vocabulaire nordique simple, entre teintes raffinées – soft mint ou tons vifs – et lignes épurées : des animaux dessinés d’une seule ligne. « Done by Deer » En exclusivité à Manor Rue Cornavin 6 1201 Genève 022 909 46 99 www.manor.ch

CABINET DE COULEURS Le très chic styliste Karl Lagerfeld s'associe le temps d'une collaboration à la maison de crayons FaberCastell pour donner naissance à un coffret collector: la Karlbox. Présentée comme une boîte à bijoux, elle est composée de 350 crayons, feutres à encre de Chine Pitt Artist et d'autres accessoires comme le gobelet Clic&Go, des gommes et un taille-crayon, rangés dans des tiroirs amovibles. Le Kaiser a imaginé une boîte luxueuse en bois laqué noir très design éditée à 2 500 exemplaires. Ce coffret allie le savoir-faire traditionnel de l’entreprise familiale Faber-Castell et la modernité du style unique du créateur de la Maison Chanel. Symbole de la longue amitié qui lie ces deux grands noms allemands, il représente la symbiose entre la mode, l’art et le design. www.fabercastell.com

UN SOUFFLE D’HUMANITÉ Le collectif M A.E L (Maya Kaadan Ammane et Evelyna Leferink) tresse une nouvelle collaboration avec les femmes réfugiées syriennes et des tunisiennes ayant perdu leur emploi après la révolution, appelée les Femmes de Souf. Le projet narre des histoires, celles entremêlées de ces femmes provenant de pays au contexte politique délicat. Avant la guerre et la révolution, elles étaient couturières, tisserandes ou fabricantes de textiles. Leur extraordinaire volonté et leur résistance forment la base de ce projet. Ici, elles s’unissent pour tricoter des pulls en laine (souf en arabe). Chaque modèle est unique car il symbolise à chaque fois l’histoire d’un parcours. Tout est designé à Genève et produit et tricoté entre Tunis et la cité de Calvin. Les bénéfices de certaines pièces seront reversés pour Noël aux enfants syriens. Un joli second SOUFfle permettant à ces courageuses femmes de cristalliser à travers leur art, leur mémoire. ©photo Samy Snoussi, Tunis Vernissage le 29 novembre Le Labo, Rue Henri-Blanvalet 14, 1207 Genève Novembre 2016

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ON LIKE

2 VESTIAIRE BESTIAL Aux sartorialistes de tout acabit, il faudra qu’ils se pressent à une nouvelle adresse : Monsieur Alain. Dans le quartier des Bains, les coupes élégantes et épurées, l’œil sur les lignes prennent le pas sur les détails futiles. Preppy boys, dandys, employés chics... chacun trouvera costume à sa taille chez Alain Dovat. Parmi les marques venues du monde entier pour habiter ce bestiaire extraordinaire, mentionnons Anonymous ISM (Japon), Naked and Famous (Canada), Fox Umbrella (Angleterre) et Anderson’s (Italie). Pour un ensemble en flanelle, des gants en cuir rare, ou un élégant accessoire, on saura désormais où dénicher la perle rare.

PETIT DEVIENDRA GRAND Avant d’être une adresse, Fouund est un concept : une volonté de collaborer, de travailler ensemble autour de projets de qualité. Artistes, artisans, créateurs et entrepreneurs s’unissent pour que leur idée réussisse. Et ça marche ! Puisque le concept store s’agrandit. Parmi les nouveaux, des fans de vélos pourront faire créer leur préféré sur mesure (Jsanch) ou le réparer (L’atelier cla’cycle). Toujours fidèle à sa tradition écolo, Foound 2000 accueille aussi Phone time, réparateur en tous genres pour téléphones capricieux. On pourra aussi penser à soi, grâce à l’espace bien-être Intra- ou découvrir les œuvres des plusieurs artistes, parmi eux Popy Matigot, jeune diplômée de la HEAD en communication visuelle et lauréate du prix Hans Wilsdorf en 2015 et désormais graphiste. A quand votre prochaine visite?

Monsieur Alain à Genève Boulevard Saint-Georges 63 1205 Genève À Lausanne Rue du Simplon 35 1006 Lausanne 021 601 53 04 www.monsieuralain.ch

FOOUND 2000 16 Rue Jean-Gutenberg 1203 Genève www.foound.ch

TIME FOR A CAT NAP?

Ce n’est pas la première fois que Swatch se décline en mode chat. Adepte de la cattitude, la marque helvète contient en son nom les quatre lettres de la mascotte de notre rédaction. Normal qu’elle édite deux nouveaux garde-temps à l’effigie féline: Me-how et Electrochat. Pour les amoureux de chats, meow vaut connaître l’heure à laquelle on ira balader son matou où encore s’accorder avec pour le réveiller lors de ses nombreuses siestes. Avis aux cat lovers ! www.swatch.com

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à l’Évian

Resort Du 16 au 19 décembre 2016

Votre séjour en chambre Côté Sud à partir de 164 ¤ * en réservant avant le 15 novembre 2016

Votre séjour en chambre Séjour vue Parc à partir de 211 ¤ * en réservant avant le 15 novembre 2016

* Prix par personne et par nuit en occupation double, incluant le petit déjeuner.

INFORMATIONS & RÉSERVATIONS +33 (0)4 50 26 50 50 • reservation@evianresort.com

WWW.EVIANRESORT.COM ÉVIAN - LAC LÉMAN - FRANCE

INCLUS ce Votre pla la à rt e c n o c de Lac u a e g Gran tre â é h et au T o du Casin


ON PROFITE

ON PREND LE LARGE

AOSTE, CIRCULEZ, IL Y A TOUT À VOIR! Par MINA SIDI ALI

L'hiver à Cogne dans la Vallée d'Aoste depuis le Bellevue Hotel & SPA

Qu’est-ce qui se cache bien à l’autre bout du tunnel du Mont-Blanc, côté verso du toit de l’Europe? Chez Go Out!, on avait tor t d’avoir at tendu si longtemps pour en percer les secrets. L’Italie y offre une Dolce Vita divinement perchée. Des stations de ski chics au charme désuet, un Skyway flambant neuf, un téléphérique unique qui se hisse à plus de 3500 mètres avec un domaine skiable praticable jusqu’en avril, le plus ancien parc national d’Italie, des vestiges romains et bien d’autres pépites y gravitent. Cette vallée encastrée dans les Alpes y distille quelques cartes postales d’altitude à vous couper le souffle! Pour ne rien gâcher, les Valdôtains sont réputés pour leur accueil chaleureux et leur talent à partager l'amour de leur région, dont la gastronomie exquise issue des produits du terroir. La structure Alps Allure, spécialiste de la région et de la montagne, figure comme une valeur sûre pour d’uniques vacances sur mesure. Go Out! a testé et s’est laissé charmer par la beauté de cette terre de rêve et de liberté. En route sur une bonne piste

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Théâtre romain à Aoste

Nos aprioris disparus, la visite révèle une cité touristique dynamique, commerçante et gastronome. Dans cet envers du décor national, pas de pizzas, ni de gondoles, rien du folklore italien mais des trésors qu’on ne soupçonnait pas: fromages – toma ou fontina – charcuteries, vins locaux... On découvre même une bière artisanale locale, la B63 au packaging ultra moderne. Ce n’est que le début. La Vallée d'Aoste est divisée en 74 communes et abrite plus de 1 000 hameaux, sans compter les 100 châteaux qui témoignent du rôle clé de la région au Moyen Âge. Notre hôte, Jean-Edouard Hardy d’Allure Alps a opté en plus d’Aoste pour Courmayeur, Pré-Saint-Didier, Saint-Vincent en passant par Aymavilles pour la visite du Pont d'Aël, un pont aqueduc romain avant de se diriger vers Cogne.

La Vallée d’Aoste. Cette rude province région autonome à statut spécial depuis 1948, à l’instar de la Sicile ou de la Sardaigne, se fantasme quelque peu farouche avec ses 400 lacs, ses 210 glaciers, plusieurs 4 000 célèbres dont le Mont Blanc, le Mont Rose, le Cervin et le Grand Paradis. Une fois le tunnel du Mont Blanc passé, les belles surprises de la face cachée regorgent. Première halte, passage obligé, la capitale de la région italienne, Aoste. Surnommée «La Petite Rome des Alpes», elle vaut à elle seule le détour par ses nombreux joyaux architecturaux imprégnés par l’époque romaine. Son plan en damier, son impressionnant cryptoportique (galerie souterraine), ses remparts, l’antique Augusta Praetoria et son arc d’Auguste, sa porte prétorienne et les vestiges du théâtre figurent parmi les plus belles empreintes de l’Empire dans les Alpes. Le couvent de Saint-Ours, avec son église, son prieuré et son petit cloître, vaut aussi le coup d’œil. Novembre 2016

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ON PREND LE LARGE

La Suite du Bellevue Hôtel & SPA

Au pied du massif du Grand Paradis, on découvre ce merveilleux village. Doté d’une unité architecturale et d’un artisanat du bois, il est avant tout réputé dans toute l’Italie pour les sports d’hiver et particulièrement le ski de fond, avec plus de 80 kilomètres de sentiers et des cascades de glace. La plus connue d’entre elles se situe à deux pas du charmant hameau de Lillaz qu’on aurait volontiers parcouru en raquettes; une petite excursion suffira pour nous convaincre qu’on reviendra. On aura la chance de découvrir le Parc national du Grand Paradis, le plus ancien parc naturel d’Italie, et d’y séjourner dans un extraordinaire hôtel estampillé Relais & Châteaux: l’Hôtel Bellevue & SPA.

Auberge de la Maison à Courmayeur Bellevue Hotel & SPA Rue Grand Paradis, 22, 11012 Cogne www.hotelbellevue.it

Ainsi, Aoste s’offre comme une porte ouverte sur le grand large, sur les sommets. De quoi nous donner des envies de quitter la ville en hiver pour aller dévaler les pistes et en été se régénérer en respirant l’air frais de la montagne et surtout profiter des nombreux SPA et des termes que la région offre. Voici trois lieux magiques, au service remarquable et royalement abordable. Des expériences à vivre plus qu’à raconter.

Hôtel-Chalet de Tradition Auberge de la Maison Fraz. Entrèves, 11013 Courmayeur www.aubergemaison.it QC Termemontebianco Spa and Resort Route Mont Blanc, 28, 11010 Pré-Saint-Didier www.qctermemontebianco.it Pour des vacances sur mesure: Allure Alps Tél. +39 0166 948085 www.allurealps.com

Go Out! Magazine

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crédits photos: MEG J. WATTS — enigma — Bibliothèque de Genève

enigma ©

— Couteau de jet Musée d’ethnographie de Genève

— Toucan à carène Muséum d’histoire naturelle

— Jean Calvin Bibliothèque de Genève

DE

TOUS LES PROFILS Découvrez la richesse de vos musées

Musées de Genève museesdegeneve.ch


ON PROFITE

COUP DE FOOD

ÉCHEC ET MAT Par MABROUK HOSNI IBN ALEYA

En automne, la vigne vierge rougit face aux arbres qui se dénudent disait l’écrivain Sylvain Tesson. N’étant pas en reste, l’effeuillage de la nouvelle car te de saison du restaurant le Jardin nous procure de loin la même sensation. Antinomie à la monotonie, Le chef Philipe bourrel prend de court le spleen de l’automne et chasse d’un coup de spatule les sanglots de Verlaine. Choux, myrte, cèpes, betteraves et gibier s’accordent dans un menuet célébrant la saison or, pourpre et violet pour une gourmande séance d’écoute.

L’enchainement se poursuit pour laisser place au plat de résistance : la selle de chevreuil rôtie, sauce poivrade, fruits et légumes d’automne… Un brillant clouage d’où retentit une Folia de saveurs emportant tour, fou et cavaliers. Fin de partie, échec et mat. LA PARTIE DE L’OPÉRA

On ne peut rendre hommage au restaurant le Jardin sans se référer au petit pan d’histoire qu’il nous offre à la vue, à savoir le mausolée de Brunswick. Un duc dont la générosité lui a valu de se voir érigé le monument visible depuis le restaurant et qui s’est piètrement distingué lors d’une célèbre partie d’échecs en octobre 1858. Ayant face à lui le meilleur joueur de l’époque, Paul Morphy, il fit les frais d’une stratégie devenue depuis un cas d’école. Ce fut lors d’un opéra à Paris .

C’est offrir à ses papilles une partie d’échecs gustative digne de celle de l’Opéra que de s’attabler dans le restaurant le Jardin. A la différence que les deux camps ressortent tout deux gagnants, le rôle de Paul Morphy revient sans surprise au jeune chef Philipe Bourrel. Confortablement installé, faisant face au mausolée de Brunswick, le mouvement des amuse-bouche donnent le coup d’envoi. Les croquants légumes au sel de l’Himalaya de la saison précédente, cèdent leurs places aux chips de panais, betteraves rouges et pommes de terre vitelotte. Un subtil dégradé de saveurs, juste ce qu’il faut pour vous mettre en appétit, le temps de déplier la carte et faire perdurer la partie. De cette dernière parlons-en, elle raisonne telle un hymne aux couleurs chaudes qui recouvrent en ce temps les bois de la région. Le choix des entrées se présente en virée champêtre mêlant le pourpre du thon mariné et fumé au blanc cassé du velouté de panais relevé par l’aspect feuille-morte des cromesquis d’escargot. A coloris automnal, goût printanier. Les saveurs sont vives, bourgeonnantes jurant avec l’atmosphère mélancolique de la saison. L’attaque du chef est cinglante, la reine vient de succomber, victime de la fourchette. Go Out! Magazine

Le Jardin Hôtel le Richemond Rue Adhémar-Fabri 8, 1201 Genève 022 715 70 00 www.dorchestercollection.com/fr/geneva/le-richemond

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Chasselas, Sauvignon, Chardonnay ... Une belle diversité de cépages et une qualité unique pour de très bons moments. lesvinsdegeneve.ch


ON PROFITE

COUP DE FOOD

LE TSÉ FUNG RENVERSE LA VAPEUR Par MINA SIDI ALI

Un peu plus d’une année après avoir pris ses quartiers au Tsé Fung à l’hôtel la Réserve, le chef Frank Xu récupère son étoile conquise au Shangri-La à Paris. Jamais auparavant le guide rouge n’avait constellé une table chinoise en Suisse. Non cantonnée à ses inspirations cantonaises, le chef y propose une cuisine aérienne et revisitée entre produits originaux et plats traditionnels aux teintes chatoyantes. Visite complètement à l’est, dans l’Empire d’estomacs heureux à mille lieues d’a priori sur une gastronomie pas encore assez établie en Helvétie.

Le restaurant chinois Tsé Fung à La Réserve ne nous était pas très familier jusque-là. Découvert l’an dernier dès l’entrée en fonction du chef Frank Xu, on avait succombé à une nourriture ailée composée de riz profonds comme chez Chen Kaige (réalisateur d’Adieu ma concubine, Palme d’Or 1993) et des dim sum plus délectables que les lèvres du top modèle Liu Wen. On ne rêvait que de ça: une énième aventure de bouche ineffable où maîtrise des cuissons, jeu des textures et esthétique graphique flirtent fougueusement. L’annonce du sacre par le guide rouge en octobre dernier nous a donné une succulente excuse pour nous replonger dans la cuisine méditative du Tsé Fung.

L’aventure gourmande se poursuit par le canard laqué à la pékinoise pour lequel notre appétit a presque calé. Eclat moiré du laquage aussi brillant qu’une céramique, croustillant de la peau, moelleux de la chair, subtilité des épices, il se dévoile aussi copieux qu’onctueux. Pour terminer en beauté, on a opté pour le dessert signature: la soupe de mangue et pomelos enrichie de perles de sagou. Après les délices cantonais, on redoutait le supplice chinois de l'addition. Celle-ci se dévoile amplement justifiée, tout comme l’étoile. La Réserve Genève Hotel, Spa and Villas Ouvert tous les jours de 12h à 14h et de 19h à 22h 301, route de Lausanne, 1293 Bellevue Réservation au +41 22 959 58 88 tsefung@lareserve-geneve.com www.lareserve-geneve.com

ENTRE LES BAGUETTES

Frank Xu représente la troisième génération d’une famille de cuisiniers, à Shenzhen. Après avoir fait ses baguettes en Chine, il participe à l’ouverture du Shangri-La à Paris et y crée le Shang Palace en 2011, en y déployant l’art de la gastronomie cantonaise. Il décroche rapidement une étoile Michelin qu’il apporte dans ses bagages une fois ceux-ci déposés à l’hôtel La Réserve. Sa carte déroule une variété de dim sum au summum du raffinement. On recommande en entrée le panier vapeur composé de ces petites bouchées qui font un malheur, farcies au crevette, au saumon ou au poulet. Pas de doute, ces dim sum sont largement à la hauteur de leur vocation littérale de «toucher au cœur ». Autre gourmandise du désir, les rouleaux de riz rouge aux crevettes, des petits bijoux aux proportions parfaites qui vous roulent en bouche comme une première langue vous laissant les lèvres ravies. Créations du chef, ils sont réalisés à partir des feuilles de pâte de riz teintées en carmin et servis chauds. Go Out! Magazine

Tse Fung

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La culture dès 39.– CHF

Vers 40 destinations au départ de Genève.

swiss.com/geneve

Made of Switzerland.

Prix valable pour un billet aller simple Economy Light, vol direct au départ de Genève, y compris toutes taxes, redevances et frais en cas de réservation sur swiss.com. Supplément éventuel selon le mode de paiement. Le prix comprend un bagage à main (jusqu’à 8 kg/max. 55 x 40 x 23 cm). Aucun bagage en soute autorisé (pas de bagage gratuit). Aucune modication ni annulation. Nombre de places limité. Sous réserve de modications.


ON PROFITE

HORLOGERIE

CADRAN NOIR

Vacheron Constantin Collection Overseas - Elégance Versatile

Hublot Black Jaguar – White Tiger

Rado Série Hyperchrome

Go Out! Magazine

Baume et Mercier CLASSIMA

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ON PROFITE

ON Y DORT

BONS VIVANTS Par LAURENCE AMSALEM

Avec 80 villages à son actif, ClubMed a parcouru un long chemin depuis sa création en 1950. Après être passée par l’étape tentes, cases et colliers-bar, l’institution propose aujourd’hui des repères de haut standing garantissant une ambiance chaleureuse, comme à la maison. Go Out ! a pu en faire l ’expérience en s’envolant direction Da Balaïa, un Resor t « 4 Tridents » proche de Faro, qui fait peau neuve suite à de récentes rénovations. Déconnexion assurée. Novembre 2016

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ON PROFITE

ON Y DORT

DA BALAÏA

40 ans plus tard, Henri Giscard d’Estaing rejoint Club Méditerranée et à ce moment-là, les temps ne sont pas vraiment roses. Devenant Président-directeur-général, il décide de relancer le groupe en se concentrant sur une clientèle haut de gamme. Les villages deviennent alors de plus en plus luxueux, tout en conservant l’esprit Club Med et sa dose d’animations récréatives et sportives. Da Balaïa en est un parfait exemple, car en sus d’un accueil de qualité, le village accorde une place importante aux activités telles que le golf, le trapèze volant et le cirque, ou encore les cours de fitness. Récemment rénové par l’agence Dragon Rouge, il est en pleine mutation et propose une décoration sous le signe du Portugal : des tressages recouvrent le sol, les murs arborent des couleurs vives et des jeux d’ombres et de lumières. Côté nouveautés, le coin enfants, aux airs de royaume, a été repensé et donne l’embarras du choix aux petits vacanciers dont le cœur balance entre la piscine, le jeu d’échecs géant et le mini-golf. Depuis avril, un Meetings & Event Center a été créé, composé de grandes salles de réunion et nombreux gadgets et pour se ressourcer, une Zen Zone a également vu le jour. Oasis de paix surplombant l’océan, cet espace arrangé autour d’une piscine entièrement naturelle est l’endroit idéal pour faire un plein de vitamines C et D, entre les smoothies maison que propose le bar et les rituels bains de soleil.

VACANCES DE L’ESPRIT

A chacun sa vision des vacances, mais pour Club Med, l’important est surtout de faire une cure de bonne humeur. Une fois passé le porche, le client (ou « Gentil Membre », selon l’appellation propre au groupe) est surpris de se voir adresser la parole par une grande partie des personnes présentes dans l’hôtel, peu importe leur étiquette, qui plus est en français. Déconcerté, il ne le restera toutefois pas longtemps. Quelques heures plus tard, il se surprendra même à rejoindre l’euphorie générale en souriant aux personnes qui croisent son chemin et à discuter de tout et de rien avec son voisin de table. Après réflexion, il réalisera que le terme de « village » est bien trouvé. Il se sent propulsé dans une micro-société aux airs de paradis, mais son emploi du temps n’en est pas moins chargé : il enchaîne les sauts dans l’océan Atlantique, les buffets étourdissants de l’hôtel, quelques sorties dans les alentours, une partie de golf, un massage au spa et des cours de pilates. HÉDONISME

Club Med Da Balaïa Praia Maria Luisa, 8200-854 Albufeira, Portugal 0844 855 96 www.clubmed.ch

Cette vision des vacances, elle est principalement due au champion belge de water-polo et fils de diamantaire Gérard Blitz. En 1950, il fonde l’association à but non-lucratif Club Méditerranée et ouvre un premier village de vacances aux Baléares, après avoir loué du matériel de camping à l’entreprise familiale de Gilbert Trigano. La convivialité et l’échange entre les vacanciers sont essentiels pour lui. Le sport, en tant que discipline collective, occupe alors une place importante dans son projet, raison pour laquelle il demande à quelques amis sportifs d’animer le village. Il invite aussi les clients à se tutoyer et à dîner à la même table. Gérard Blitz voit les vacances comme un « état de liberté intérieure » et c’est exactement ce qui est ressenti une fois sur place. Son esprit zen s’explique en partie par sa passion du yoga. Il se rendra plusieurs fois en Inde pour rencontrer de grands maîtres et jouera un rôle dans la diffusion de cet art en Europe, en partie au travers du Club Med. Après les Baléares, il ouvrira d’autres villages en remplaçant les tentes par des cases, puis s’associera à Gilbert Trigano pour créer en 1957 la société Club Méditerranée, qui s’étendra en Asie et en Amérique. Cette date correspond au début des vacances « tout-compris ». Go Out! Magazine

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rendez-vous baroques

MUSIQUE & DANSE

salle du lignon

Place du Lignon 16 — 1219 Le Lignon

30.10 09.11 16.11 27.11 30.11 06.12

si Peau d’Âne M’ÉTaiT ConTÉ — M.-G. MASSÉ, CIE DE DANSE L’ÉVENTAIL Musique vÉniTienne — ENSEMbLE LE CONCERT bRISÉ, W. DONGOIS venezia galanTe — M. PEROL-DUMORA & H.JOURDAN, ENSEMbLE TEMENOS la serenissiMa — LES FOLIES FRANÇOISES & L. NATRELLA il TeaTro alla Moda — GLI INCOGNITI, A. bEYER un naTale a venezia — D. SASKOVA, ENSEMbLE LA FENICE

Service de la culture et de la communication 022 306 07 80 — culturecom@vernier.ch www.vernier.ch/billetterie


ON PROFITE

COSMÉTIQUE

Protection rapprochée Bobos à gogo Avec les chocs thermiques consécutifs au premiers frimas, la peau se fragilise et est plus susceptible aux irritations. Pour rapidement dire bye-bye aux petits bobos de toutes natures, Uriage a développé Bariéderm Cica-crème. Hypoallergénique, cette crème qui s’applique aussi bien sur le visage que sur le corps agit sur tous les fronts grâce à sa formule de pointe : effet pansement, apaisement immédiat et réparation en douceur de la peau malmenée.

Lèvres parfaites Pour redonner leur souplesse aux jolies lèvres attaquées par le grand méchant froid, Bioderma propose un baume réparateur prompt à leur offrir un réconfort immédiat. En effet, la richesse de sa formule à base de beurre de karité et d’huile d’avocat – mais sans paraben ! – garantit une nutrition intense des lèvres gercées, qui seront rapidement de retour sur le marché des doux baisers. A utiliser de manière préventive pour affronter l’hiver le sourire aux lèvres!

Bariéderm Cica-crème réparatrice, Uriage

Atoderm lèvres baume réparateur, Bioderma

Stop aux spots Qu’on soit en plein âge ingrat ou bien au-delà, on n’est jamais à l’abri d’un petit bouton ou d’une forcément inopportune imperfection ! La célèbre marque américaine de cosmétiques et soins Kiehl’s offre le remède idéal – dans le cadre de sa ligne spécialisée Dermatologist solutions – pour se débarrasser pronto de ces indésirables manifestations épidermiques : le Breakout Control Targeted Acne Spot Treatment. Un nom à rallonge, mais une efficacité sous 24h qui stoppe net et envoie aux oubliettes les bactéries responsables de ces petits désagréments !

Allié cutané Les victimes de peau à tendance atopique – à savoir particulièrement sensible et présentant souvent des réactions allergiques avec rougeurs et démangeaisons – le savent bien : avec les premiers froids, le dessèchement de l’épiderme qui s’ensuit ne fait qu’accentuer ces irritants symptômes. Ceux-ci pouvant sournoisement se manifester au sortir de la douche déjà, les laboratoires de La Roche-Posay ont créé une base lavante ultra douce qui permet d’agir sur les facteurs responsables de cette sur-sensibilité dès le premier rituel du matin. De quoi convertir les grattages intempestifs en gratouilles à son chat !

Breakout Control Targeted Acne Spot Treatment, Kiehl’s

Lipikar Syndet AP+ Crème lavante relipidante, La Roche-Posay

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Les Bergeries de Palombaggia, Corse

OFFREZ LE GOÛT DE L’ESCAPADE Petit-déjeuner cinq étoiles, chambre avec vue à couper le souffle, massage relaxant… Relais & Châteaux fait la promesse d’instants suspendus capturés dans un Coff ret pur luxe. La garantie d’une expérience inoubliable, que l’on opte pour une nuit ou pour un soin au spa suivi d’un dîner étoilé. Il ne vous reste plus qu’à choisir le Coff ret qui vous correspond parmi les 7 off res existantes, à partir de CHF.239 ! Chèques cadeaux également disponibles à partir de CHF.100. www.cadeaux.relaischateaux.com


ON PROFITE

COSMÉTIQUE

Alerte rouge !

Victoria Beckham X Estée Lauder

Rouge Parfait, Shiseido

L’Absolu Rouge, Lancôme

Rouge G, Guerlain

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The scent of winter surrounds you as you breathe in the cool, fresh mountain forest air. The sun bathes the knotted branches overhead in a magical light, while the powdery snow glistens invitingly in silky smooth mounds. No, you’re not somewhere in the depths of a snow-covered pine forest; you’re in the heart of the Zurich old town – or more precisely the heavenly Widder Hotel Forest – being whisked away into our enticing Widder Winter Wonderland complete with new woodland pavilion and Ruinart Bar.

RACLETTE IN THE FOREST, RESTAURANT & BAR TUESDAY - SATURDAY, OPEN FROM 6PM NOVEMBER 01 - DECEMBER 31, 2016 Table reservations: +41 (0) 44 224 28 08 or events@widderhotel.com Widder Hotel

Rennweg 7

8001 Zurich

T +41 (0)44 224 25 26

widderhotel.com


ON PROFITE

BEAUTÉ

DANS LA NÉBULEUSE DE SARAH MOON Par MINA SIDI ALI

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ON PROFITE

BEAUTÉ

Tonalités hyalines à la poésie dépouillée de pacotilles et décor de jour de pluie à l’infini, on déifiait déjà la scénographie exaltée et lunaire de Sarah Moon depuis les années 80 et sa période Cacharel. Ex-modèle, elle passe rapidement derrière l'objectif, imprégnant plusieurs époques de ses images de mode hors du temps et des courants. La nature, les jolies brindilles, les volatiles et les sentiers troubles hantent ses photographies. Conteuse d’histoires animées de silhouettes extra-terrestres, Sarah Moon intimide par ses clichés intimistes. Pour François Nars, elle crée une collection à fleur de peau nous laissant naviguer en eaux troubles. Ici, nostalgie et fantastique flottent dans l'air. Deux allures aux figures singulières – celles d’Anna Cleveland et Codie Young – émergent, bouches fardées d’un rouge ténébreux et teints blafards, drapées de corsets et casques moulés dans du plastique opalescent, clairement inspirés du cultissime Metropolis de Fritz Lang. Alanguie et aérienne, cette parfaite union nous a littéralement captivés. Lumières sur ce beau duo à travers l’aparté d’un astre transcendant: Sarah Moon

C’est la première fois que vous vous associez à une marque de beauté. Comment s’est déroulée la rencontre avec François Nars? Effectivement, c’est la première fois que je réalise ce type de collection. J’avais eu écho d’amis en commun que François Nars appréciait mon travail. Je ne savais pas s’il s’intéressait à mes créations actuelles ou celles des années 70 ou 80 qui sont très différentes les unes des autres. Le concept, avec ses précédentes collaborations artistiques, consistait à utiliser des images déjà existantes. Lorsque nous nous sommes rencontrés, j'ai proposé de faire quelque chose de nouveau, et il a totalement adhéré. François était enthousiaste et curieux ce qui a rendu cette collaboration - comme une évidence - encore plus passionnante et excitante. Cela représentait le premier tremplin pour moi. Concrètement, comment la collaboration a-t-elle pris forme? François m'a demandé d'apporter un objet qui pourrait inspirer la conception du packaging, ainsi j’ai opté pour une boîte carrée transparente très simple. Pour moi, la transparence s’est dévoilée comme leitmotiv de cette collection. Avec François, nous décidions de tout d’un commun accord.

Novembre 2016

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ON PROFITE

BEAUTÉ

Quelle histoire souhaitiez-vous narrer? Nous voulions raconter l’histoire d'une femme authentique, délicate et moderne à travers une image diaphane. Le maquillage qu'elle porte n’est jamais un masque. Le récit doit rester libre, permettant de donner le choix à ses protagonistes. Quelle est votre vision de la beauté? A mes yeux, il existe plusieurs formes de beauté mais celle dont nous parlons ici est éphémère, il s’agit d’une beauté de la jeunesse. C’est le premier mot qui me vient à l'esprit. Qu'est-ce qui anime votre créativité? Tout. La musique, la littérature, les arts visuels m’inspirent. Cette notion s’avère très étrange parce que je n’arrive pas à mettre le doigt dessus, à la définir. On peut la trouver dans l'air parfois. On sait ce que l’on aime, mais l'inspiration, elle est fugace.

Collection Nars X Sarah Moon holiday 2016 En vente dès novembre www.narscosmetics.com www.sarahmoon.net

Vous êtes connue et célèbre pour votre style très distinct dans l’univers de la photographie. Pourriez-vous nous en parler ? Je n’ai jamais eu le sentiment d’avoir un style particulier. C’est juste que ma vision des choses a façonné une identité, que les gens se sont appropriée: le grain, la netteté, le flou – qui ne l’est pas, mais une double exposition. Le style est un label qu’on vous étiquette. Et parfois, il ne me correspond pas du tout! Je dis toujours «Less is more». Ce qui m’intéresse davantage en photo c’est l’idée d’évoquer plus que de décrire.

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20e édition


AGENDA g oou tm ag .c h

LE MAGAZINE CULTUREL DES GENEVOIS

Go Out! X Havas Photo: Pedro Neto

Cinéma / expositions / classique / théâtre / danse / en famille / là-bas… Go Out! Magazine

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AGENDA

CINÉMA

ÉCRAN TOTAL L’automne? Une période idéale pour se retrouver dans une salle de ciné, histoire de se prélasser, eh oui à l’ombre d’un écran. Quatre films qui ont tapé dans l’œil de la rédaction.

LE CINÉ- CLUB

L’AMÉRIQUE LATINE EN FILMS

FÊTE LE BICENTE-

Filmar est l’unique festival suisse consacré au cinéma latino. Il ne se limite pas à des films d’exception, il propose également de la nourriture, de la musique, de la littérature, des expositions aux couleurs festives de l’Amérique latine. Le festival ouvre qui plus est le débat sur la situation colombienne, la communauté LGBTIQ et bien d’autres sujets encore. Qui dit festival, dit remise de prix pour la sélection Coups de Cœur, huit films comptant huit pays (Paraguay, Uruguay, Chili, Pérou, Argentine, Brésil, Cuba et Mexique) seront en compétition. En ce qui concerne la thématique de cette 18ème édition, on s’immerge à l’aide de 23 longs-métrages dans les tréfonds de l’âme. Filmarcito fait également la part belle a ux e nf a nt s e n proposant une programmation spécialement pour eux. De même que le partenariat avec le MEG à travers l’e x p o sit i o n s u r l’Amazonie offrira Genève la possibilité d’une journée familiale enrichissante.

NAIRE DE FR ANKENSTEIN

Le monstre créé par la romancière M ar y Shelley à Cologny a inspiré une ribambelle d e r é a l is a t e u r s du petit au grand écran depuis sa cré atio n. L e ciné-club propose un cycle dédié à Frankenstein jusqu’à mi-décembre, en mettant en exergue l’hétérogénéité des œuvres, sans ordre précis. De Terrence Fisher à Yoshihiro Nishimura ou encore Tim Burton, la créature s’invite chez différents cinéastes et différents styles dont le point commun est l’adaptation du mythe de Prométhée dans un genre fantastique. Frankenstein ce n’est pas seulement un film d’épouvante, mais également un questionnement sur le fantasme humain de créer un être à son image et irrémédiablement faillir. Ciné-club universitaire. Séance hebdomadaire, le lundi à 20h. Les billets s'achètent sur place, à l'Auditorium Arditi, de 19h30 à 20h30.

Carouge • Versoix • Lancy • Vernier Ferney-Voltaire • St-Julien-en-Genevois • Annemasse Gex • Divonne-les-Bains • St-Genis-Pouilly

Du 18 novembre au 4 décembre 2016 www.filmaramlat.ch/

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AGENDA

CINÉMA

UN PAPE

FOCUS SUR UNE HISTOIRE SANS LENDEMAIN

OPAQUE

Présenté au festival Tous écrans à Genève il y a un an, For this is my body pitch une histoire bien connue: un musicien torturé adulé par une groupie qui va chercher à être sa muse et sa rédemption. Tous deux prêts à remplir leurs archétypes, pour l’un celui d’être une coquille vide alcoolique et dépressive et pour l’autre, celui de laisser une empreinte dans la vie de son idole. Carl Barât, protagoniste du film, campe pour son premier grand rôle au cinéma un personnage proche de son univers. En effet, l’acteur n’est autre que la deuxième moitié du groupe Libertines qu’il a formé avec le musicien Pete Doherty. Ce n’est donc pas un rôle de composition pour l’artiste polyvalent. Le sujet n’est pas une histoire d’amour mais plutôt une relation éphémère, presque futile, laquelle va servir de motif p our faire remonter à la surface les faiblesses et les besoins de chacun. Malgré le désir de plénitude des deux personnages, la rencontre ne peut qu’être passagère et révélatrice de deux mondes hétérogènes.

La nouvelle création originale Canal+ concoctée par Paolo Sorrentino, The Young Pope, détonne dans le paysage des séries télé. Elle met en scène un pape américain –Pie XIII–, campé par un divin Jude Law, très jeune, ultra branché mais d’un intégrisme pouvant flirter avec l’obscurantisme le plus archaïque. Une fiction, mais pas invraisemblable car la galerie des papes s’affiche à travers les siècles des plus panachée: des saints et des humbles, des dévots et de grands politiques, des autocrates et des monarques, des étriqués et des omniscients. Ici, Pie XIII, né Lenny Belardo, se dévoile aussi complexe que contradictoire, aussi orgueilleux qu’onctueux, imprévisible, rongé par le doute et dont l’attitude est aussi sulfureuse, implacable et sans scrupule. En dix épisodes, le cinéaste et écrivain italien ausculte l’Eglise, le pouvoir, les hommes, la célébrité et la place des valeurs dans une époque terrifiée par la modernité. Plongé dans ce lieu de pouvoir et d’intrigues entre aversion et dévotion, on se délecte. Révérence Monseigneur Sarentino! The Young Pope de Paolo Sorrentino Diffusion à partir du 24 octobre www.canalplus.ch

For this is my body de Paule Muret, Close up films Sortie le 2 novembre en Suisse

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GALERIES D’ART

QUARTIER DES BAINS Andata.ritorno - laboratoire d’art Contemporain Rue du Stand 37 | 1204 GE 022 329 60 69 www.andataritornolab.ch —Walter Schmid - Les rois du temps Vernissage le 12-13 novembre de 11h à 18h Du 12 au 10 décembre 2016 Art Bärtschi & Cie 24, rue du Vieux-Billard 1205 Genève 022 310 00 13 www.bartschi.ch

Blondeau & Cie Rue de la Muse 5 | 1205 GE 022 544 95 95 www.blondeau.ch —Miriam Cahn Du 15 septembre au 17 décembre 2016 Galerie Laurence Bernard Rue des Vieux-Grenadiers 2 1205 GE 022 320 61 24 www.btwgallery.com ▶ EXCAVATIONS OF THE FUTURE ANGELIKA MARKUL Du 16 septembre au 12 novembre 2016” Centre d’édition contemporaine Rue des Rois 15 | 1204 GE 022 310 51 70 www.c-e-c.ch ▶Deux épaisseurs un coin Vernissage le jeudi 15 septembre 2016 de 18h à 21h Exposition du 16 septembre au 26 novembre 2016 Galerie Bernard Ceysson Rue du Vieux-Billard 7 | 1205 GE

Novembre 2016

022 320 64 82 www.bernardceysson.com —Markus Bacher Jusqu’au 5 novembre 2016 Galerie Mezzanin Rue des Maraîchers 63 | 1205 GE 022 328 38 02 www.galeriemezzanin.com —Katrin Plavcak - Man With A Woman’s Head Du 12 novembre 2016 au 14 janvier 2017 Galerie Patrick Cramer Rue du Vieux-Billard 2 | 1205 GE 022 732 54 32 www.cramer.ch Hard Hat Rue des Bains 39 | 1205 GE 022 320 37 20 www.hard-hat.ch —Camille Aleña - Orange de Naples Jusqu’au 13 novembre 2016 Quark Rue Charles-Humbert 6 | 1205 GE 022 731 04 60 www.espacequark .ch Ribordy Contemporary Boulevard d’Yvoy 7B | 1205 GE 022 321 75 63 www.ribordycontemporary.com —Davina Semo - SILK FLOSS Jusqu’au 13 novembre 2016 Skopia Rue des Vieux-Grenadiers 9, 1205 GE 022 321 61 61 www.skopia.ch —Silvia Bächli Vernissage le 12-13 novembre de 11h à 18h Exposition jusqu’au 23 décembre 2016 Fonderie Kugler Rue de la Truite 4 + 4bis | 1205 GE www.usinekugler.ch

80

Xippas Art contemporain Rue des Sablons 6 | 1205 GE 022 321 94 14 www.xippas.com —Takis - Les signaux et la quatrième dimension Du 16 septembre au 13 novembre —Emilie Ding Vernissage le 12 novembre à 11h Du 12 novembre au 23 décembre Rue des Bains 61, 1205 Genève Togu Art Club Rue Bergalonne 3 1205 Genève www.espace-ugot.com

QUARTIER DE L’ÉTOILE Art Bärtschi & Cie Rte des Jeunes 43 | 1227 Carouge 022 310 00 13 www.bartschi.ch —”SI JE REVIENS”: PASOLINI ASSASSINÉ Ernest Pignon-Ernest Jusqu’au 25 novembre 2016 Studio Sandra Recio Rte des jeunes 4ter | 1227 Acacias 022 548 02 42 www.sandrarecio.com Espace_L art contemporain Rue des Bains, 23|1205 Genève 022 301 64 90 www.espacel.net —Couleurs d’Amazonie Vernissage le 12-13 novembre 2016 Exposition jusqu’au 14 janvier 2017 Pavillon Sicli Route des Acacias 45 1227 Acacias 022 596 43 80 www.pavillonsicli.ch Villa Bernasconi Route du Grand-Lancy 8 1212 Grand-Lancy


022 794 73 03 www.villabernasconi.ch —Julian Charrière, Julius von Bismarck - Objects in mirror might be closer than they appear Du 17 septembre au 13 novembre 2016 La Ferme de la Chapelle Route de la Chapelle 39 1212 Grand-Lancy 022 342 94 38 www.fermedelachapelle.ch ▶ Benoît Billotte, Bernard Grandgirard, Shannon Guerrico Fragments d’ailleurs Truth and Consequences Boulevard d’Yvoy, 7| 1205 Genève 079 533 46 67 www.truthandconsequences.ch —PENTTI MONKKONEN PLATTENBAU Du 23 septembre au 5 novembre 2016 CAROUGE Joy de Rouvre Rue des Moraines 1 1227 Carouge 079 614 50 55 www.galeriejoyderouvre.ch Mines d’Art Rue St-Joseph 39 | 1227 Carouge 022 301 30 19 www.minesdart .com ▶Stéphanie Gerbaud Du 21 octobre au 3 décembre 2016 Krisal Rue du Pont-Neuf 25 | 1227 Carouge 022 301 21 88 www.krisal.com —Olivier Robert Vernissage le 5-6 novembre 2016 Marianne Brand Rue ancienne 20 | 1227 Carouge 022 301 34 57 www.galeriembrand.ch

Go Out! Magazine

—Peinture – Annick Bonvin Rey Du 5 au 25 novembre 2016 Espace Diamono 4bis, rue des Moraines, 1227 Carouge 022 548 37 33 —Buddhist Art in Myanmar Jusqu’au 14 janvier 2017 Espace JB 32 rue des Noirettes studio 526 1227 Carouge www.espacejb.com CITÉ-CENTRE Art en île - Halle Nord Place de l’île 1 | 1204 GE 022 312 12 30 www.act-art .ch —ANTANANA Ladina Gaudenz Du 14 octobre au 5 novembre 2016 Galerie Anton Meier 2, rue de l’Athénée, 1205 Genève Palais de l’Athénée www.antonmeier-galerie.ch Artvera’s Rue Etienne-Dumont 1 | 1204 GE 022 311 05 53 www.artveras.com —RB/CP - FEU! Du 23 september au 12 novembre 2016 Bailly Gallery Rue l’Hôtel-de-Ville 10 | 1204 GE 022 827 24 24 www.charlybailly.com —FEMINA Du 4 novembre 2016 au 4 janvier 2017 Galerie Sébastien Bertrand Rue de l’Evêché, 1| 1204 GE 022 700 51 51 www.galeriebertrand.com —Alexandre Kosolapov Du 30 septembre au 17 décembre

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2016 Cité du Temps Pont de la Machine | 1204 GE 022 818 39 00 www.citedutemps.com Evartspace Grand-Rue 12 | 1204 GE 079 352 96 82 www.evartspace.ch Gagosian Gallery Place de Longemalle 19 | 1204 GE 022 319 36 19 www.gagosian.com —Duane Hanson et Oliver Mosset Du 29 septembre au 12 novembre 2016 Galerie Anton Meier Palais de l’Athénée Rue de l’Athénée 2 | 1205 GE 022 311 14 50 www.antonmeier-galerie.ch Galerie de Jonckheere Rue de l’Hôtel-de-Ville 7|1204 Geneve 022 310 80 80 www.dejonckheere-gallery.com Interart SA Grand-Rue 33 |1204 Geneve 022 312 24 60 www.galerie-interart.com —Serge Poliakoff - Poèmes plastiques Du 4 novembre 2016 au 20 janvier 2017 Galerie Jacques de la Béraudière Rue Etienne-Dumont 2 | 1204 GE 022 310 74 75 www.delaberaudiere.ch Galerie Patrick Gutknecht Rue de Saint-Léger 28 | 1204 GE 022 312 32 14 www.gutknecht-gallery.com Galerie Franck Pages


EXPOS

AGENDA

Grand-rue 2 | 1204 GE 076 602 50 54 www.frankpages.com

Rue de l’Athénée, 2 | 1205 GE www.societedesarts.ch/societe-desarts/salle-crosnier/

www.auerphoto.com

Galerie Rosa Turetsky Grand-Rue 25 | 1204 GE 022 310 31 05 www.rosaturetsky.com —Andrea Gabutti Du 3 novembre au 17 décembre 2016

Gowen Contemporary Rue Jean-Calvin 4 | 1204 GE 022 700 30 68 www.gowencontemporary.com —HSBC Prize for Photography Christian Vium & Marta Zgierska, laureates 2016 Jusqu’au 20 novembre 2016

Villa Dutoit Chemin Gilbert Trolliet 5 1209 Petit-Saconnex 022 733 05 75 www.villadutoit.ch —Eric Winarto - Utopie picturale IV Vernissage le 17 novembre 2016 à 18h Exposition du 18 novembre au 11 décembre 2016

Galerie Sébastien Bertrand Rue du Simplon 16 1207 Genève (Galerie 2) 022 700 51 51 www.galeriebertrand.com Galerie Sonia Zannettacci Rue Henri Fazy 4 | 1204 GE 022 311 99 75 www.zannettacci.com Palais de l’Athénée Salle Crosnier Palais de l’Athénée

Quartier Libre SIG Pont de la Machine | 1204 GE 022 420 75 75 www.sig-quartierlibre.ch —PICTURE YOURSELF Du 15 juin au 11 décembre 2016 HERMANCE Fondation Auer Ory pour la photographie Rue du Couchant 10 |1248 GE 022 751 27 83

PETIT-SACONNEX

BERNEX Mairie de Bernex Galerie Aux portes de la Champagne Rue de Bernex 311 | 1233 Bernex 022 850 92 92 www.bernex.ch COLOGNY Fondation Martin Bodmer


AGENDA

Route Martin Bodmer 19-21 1223 Cologny 022 707 44 36 www.fondationbodmer.ch —Goethe et la France Du 12 novembre 2016 au 23 avril 2017 MEYRIN Galeries du Forum de Meyrin Place des Cinq-Continents 5 1217 Meyrin 022 989 16 69 www.meyrinculture.ch/ evenements/exposition —Mario Del Curto - Voyage vers Du 24 septembre au 1er décembre 2016 MUSÉES Centre d’Art Contemporain Rue des Vieux Grenadiers 10 | 1205 022 329 18 42 www.centre.ch ▶Biennale de l’Image en Mouvement Du 9 novembre 2016 au 29 janvier 2017 Centre d’édition contemporaine 15, rue des Rois | 1204 GE 022 310 51 70 www.c-e-c.ch —Valentin Carron Deux épaisseurs un coin Exposition du 16 septembre au 26 novembre 2016 Centre de la photographie Genève Rue des Bains 28 | 1205 GE 022 329 28 35 www.centrephotogeneve.ch Musée d’ethnographie (MEG) Bd Carl-Vogt 65-67 | 1205 GE 022 418 45 50 www.ville-ge.ch/meg —Couleurs d’Amazonie Exposition de photographie hors murs

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EXPOS

Du 28 avril au 15 décembre 2016 —Amazonie - Le chamane et la pensée de la forêt Du 20 mai 2016 au 8 janvier 2017

www.ariana-geneve.ch —Nicolas Lieber - Chroniques céramiques Jusqu’au 22 janvier 2017

Musée d’art et d’histoire (MAH) Rue Charles-Galland 2 | 1206 GE 022 418 26 00 www.ville-ge.ch/mah —Peintures italiennes et espagnoles Jusqu’au 31 décembre 2016

Musée d’histoire des sciences Rue de Lausanne 128 | 1202 GE 022 418 50 60 www.ville-ge.ch/mhs —T’es où? Entendue 100 fois par jour, la phrase “T’es où?” rythme les conversations téléphoniques. A l’heure du GPS, on y répond facilement, mais comment faisait-on avant? Le visiteur est invité à la découverte de cette aventure. Jusqu’au 23 avril 2017

Maison Tavel Rue du Puits-Saint-Pierre 6, 1204 | Ge 022 418 37 00 www.ville-ge.ch/mah Bibliothèque d’Art et d’Archéologie Prom. du Pin 5, 1204 Genève 022 418 27 00 Musée Barbier-Mueller Rue Jean-Calvin 10, 1204 Geneve 022 312 02 70 www.barbier-mueller.ch Musée Rath Place Neuve | 1204 GE 022 418 33 40 www.institutions.ville-geneve.ch Cabinet d’arts graphiques Promenade du Pin 5 1204 Genève 022 418 27 70 www.ville-ge.ch/cde —Gérald Cramer et ses artistes: Chagall, Miró, Moore Jusqu’au 29 janvier 2017 Muséum d’Histoire Naturelle Route de Malagnou 1 | 1208 GE 022 418 63 00 www.ville-ge.ch/mhng —Faites comme chez nous: Les géants des Kem Kem Jusqu’au 25 juin 2017 Musée Ariana Av. de la Paix 10 | 1202 GE 022 418 54 50

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Fondation Baur - Musée des Arts d’Extrême-Orient Rue Munier-Romilly 8 | 1206 GE 022 704 32 82 www.fondation-baur.ch —Bijoux d’orients lointains Au fil de l’or au fil de l’eau Jusqu’au 26 février 2017 Musée de Carouge Place de Sardaigne 2 | 1227 Carouge 022 342 33 83 www.carouge.ch —Exposition - imaginer créer façonner les métiers d’art à Carouge Jusqu’au 11 décembre 2016 Musée d’art moderne et contemporain (MAMCO) Rue des Vieux-Grenadiers 10 | 1205 022 320 61 22 www.mamco.ch —Wade Guyton Jusqu’au 29 janvier 2017 Musée des suisses dans le monde Château de Penthes Chemin de l’impératrice 18 1292 Prégny-Chambésy 022 734 90 21 www.penthes.ch —Ces Suisses qui ont fait la France Du 4 novembre 2016 au 5 mars 2017


AGENDA

OPÉRAS Der Vampyr Des créatures bizarres échappées de la fantaisie du Dr. John W. Polidori et de Mary Shelley créent un monde gothique intensifié par la musique sensible de Marschner. Inspirée par le style italien et le “singspiel” allemand, l’œuvre présente des aspects modernes qui renforcent la dimension psychologique de l’action et des personnages. Du 19 au 29 novembre 2016 Opéra des Nations Avenue de France 40 1202 Genève 022 418 35 00 www.genevaopera.ch Scènes de la vie de bohème Dans un monde qui a omis de cultiver certaines valeurs, n’est-il pas séduisant de partager les aventures, les vrais sentiments de jeunes artistes que seules la souffrance et la mort arrêtent dans leur insouciance et leur joie de vivre ? Du 30 novembre au 4 décembre Opéra des Nations Avenue de France 40 1202 Genève 022 418 35 00 www.genevaopera.ch

CONCERTS CLASSIQUES Théâtre Pitoëff Rue de Carouge 52 1205 Genève 022 808 04 50 www.contrechamps.ch Théâtre du Léman Quai du Mont-Blanc 19 1201 Genéve 022 807 00 00 www.theatreduleman.com VE 04.11 à 20h

Novembre 2016

OPÉRA

Grigory Sokolov, piano Mozart Fantaisie en ut mineur KV 475 Sonate n14 en ut mineur KV 457 Schumann Arabesque en ut majeur op. 18 Fantaisie en ut majeur op. 17 Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.caecilia.ch DI 06.11 à 17h Cercle Jean-Sébastien Bach de Genève et Chor der Konzertgesellschaft Wuppertal L’Orchestre de Chambre de Genève Natacha Casagrande direction Johannes Brahms Ein Deutsches Requiem op. 45 Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.locg.ch

ME 09.11 à 20h Série Symphonie Hector Berlioz Benvenuto Cellini, ouverture Lera Auerbach The Infant Minstrel and his Peculiar Menagerie, symphonie n° 3 pour violon, chœur et orchestre Piotr Ilitch Tchaïkovski Symphonie n° 4 en fa mineur op. 36 Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.osr.ch JE 10.11 à 20h “Magic Diva!” Soprano Measha BRUEGGERGOSMAN Direction David GREILSAMMER Batiment des Forces Motrices Place des Volontaires 2, 1204 Genève

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022 310 05 45 www.genevacamerata.com VE 11.11à 20h Série Répertoire Orchestre de la Suisse Romande Chœur de chambre de la Haute école de Musique de Genève (dir. Celso Antunes) Edward Gardner direction Hector Berlioz Benvenuto Cellini, ouverture Lera Auerbach The Infant Minstrel and his Peculiar Menagerie, symphonie n° 3 pour violon, chœur et orchestre Piotr Ilitch Tchaïkovski Symphonie n° 4 en fa mineur op. 36 Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.osr.ch DI 13.11 à 17h Concerts du dimanche de la Ville de Genève Orchestre de la HEM Genève Sous la direction de son fondateur, Laurent Gay, l’Ensemble Séquence ne cesse de nous surprendre agréablement avec des programmes bien pensés aussi audacieux qu’instructifs. L’ensemble s’adjoint les services de l’Orchestre de la HEM Genève et du ténor Matthew Grills pour une soirée dédiée à Luciano Berio. Berio le compositeur, avec sa Sinfonia pour huit voix amplifiées et orchestre de 1968, œuvre entièrement construite autour de l’idée de la citation, textuelle et musicale. On y entendra notamment des extraits de l’ouvrage Le Cru et le Cuit de Claude Lévi-Strauss et de la nouvelle L’Innommable de Samuel Beckett, murmurés ou criés, plutôt que chantés, par l’ensemble vocal. Et Berio l’orchestrateur, avec les Huit romances de Verdi, une œuvre de jeunesse qui annonce à bien des égards les futurs grands opéras du maître.


AGENDA

OPÉRA

Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.hesge.ch/hem ME 16.11 à 20h Orchestre du Théâtre Mariinsky Dmitri Chostakovitch Concerto pour violon et orchestre nº 2 en ut dièse mineur op. 129 Victor Gustave Mahler Symphonie nº 5 en ut dièse mineur Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.culturel-migros-geneve.ch JE 17.11 à 20h Orchestre de la Suisse Romande et Orchestre de la Haute école de Musique de Genève

Piotr Ilitch Tchaïkovski Eugène Onéguine, «Polonaise» Aram Khatchaturian Mascarade, suite pour orchestre, «Valse» et «Nocturne» Piotr Ilitch Tchaïkovski Casse-Noisette, suite n° 1 op. 71A, «Ouverture miniature», «Danse de la fée Dragée», «Danse russe Trepak» Alexandre Glazounov Raymonda, suite op. 57a, n° 5 «Entreacte» («Entracte», acte 1) Sergueï Prokofiev L’Amour des trois oranges, marche op. 33bis Zoltán Kodály Danses de Galánta, pour orchestre Dmitri Chostakovitch Tahiti-Trot, op. 16 (Petit orchestre) «Tea for two» Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.hesge.ch/hem

VE 18.11 à 20h30 Jacky Terrasson feat. Cécile McLorin Salvant Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.prestigeartists.ch

DI 20.11 à 17h Concert Classique Symphonique Ludwig van Beethoven Concerto pour piano n° 3 en do mineur op. 37 Joachim Raff Symphonie n° 10 en fa mineur op. 213 Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.osr.ch DI 20.11 à 17h

Il était une fois votre vie

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sloop3 i-monsters comédies québécoises

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Unité modèle

texte Guillaume Corbeil mise en scène Manon Krüttli

Les  morb(y)des texte Sébastien David mise en scène Manon Krüttli

Nino

texte Rébecca Déraspe mise en scène Yvan Rihs

05.12 / 29.01

21.11 / 29.01

14.11 / 29.01

SAISON _ D’EUX

Théâtre / Vieille-Ville +41 22 310 37 59 poche---gve.ch


AGENDA

Piano plus Le piano dans tous ses états : accompagnateur du chant dans les Mélodies de Jean Barraqué composées en 1950 et récemment redécouvertes, qu’on entendra ici en première mondiale ; pianos sujets et objets d’une riche fresque tripartite dans l’œuvre que György Ligeti composa en 1976 et au sein de laquelle il se dépeint lui-même, musicalement, à travers ses diverses admirations pour Steve Reich, Terry Riley et Frédéric Chopin. C’est la même année que Luigi Nono composa ....sofferte onde serene…, œuvre exprimant son amitié avec le pianiste Maurizio Pollini. Dans cette œuvre typiquement vénitienne, toute d’échos et de reflets, le piano dialogue avec lui-même par l’intermédiaire de la bande magnétique pour laquelle Pollini improvisa. Apparemment dominée par l’idée de musique pure, l’œuvre dévoile néanmoins ses intentions politiques par une citation de L’Internationale. Studio Ernest-Ansermet Passage de la Radio 2 1205 Genève +41 (0)58236 36 36 www.contrechamps.ch JE 24.11 à 20h Les aventures de Don Quichotte Alain Carré, comédien Amandine Solano, violon Olegueur Aymamì, violoncelle Hadrien Jourdan, clavecin Bor Zuljan, vihuela & percussions Grande salle du Conservatoire Rue de l’Athénée 4 1205 Genève www.lesconcerts.ch SA 26.11 à 20h Orchestre des Nations Unies Antoine Marguier direction Les noms des solistes seront communiqués ultérieurement

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OPÉRA / THÉÂTRE

Musiques de films Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.unorchestra.ch DI 27.11 à 16h30 Daniel Barenboim piano Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.culturel-migros-geneve.ch LU 28.11 à 20h Daniel Barenboim, piano Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.caecilia.ch VE 02.12 à19h Finale chant avec l’Orchestre de la Suisse Romande Constantin Trinks direction Quatre finalistes du Concours de Genève Chaque finaliste interprétera un air d’opéra, un lied avec orchestre et une pièce au choix (opéra, opérette ou oratorio). Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.concoursgeneve.ch DI 04.12 à 18h Orchestre Riviera Symphonique Chœur Symphonique de Vevey Chœur A Cappella d’Yverdon-lesBains Luc Baghdassarian direction Karine Mkrtchyan soprano Armine Mkrtchyan soprano Gilles Bersier ténor Benoît Capt basse Wolfgang Amadeus Mozart Grande Messe en ut mineur KV 427

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Ave Verum Corpus KV 618 Laudate Dominum KV 339 Johann Sebastian Bach Jésus, que ma joie demeure BWV 147 Victoria Hall Rue du Général-Dufour 14 1204 Genève 022 807 00 00 www.billetterie-culture.ville-ge.ch

THÉÂTRE La Comédie Boulevard des Philosophes 6 1205 Genève 022 320 50 01 www.comedie.ch —Iphigénie en Tauride de Johann Wolfgang von Goethe mise en scène de Jean-Pierre Vincent. Dans la version de Goethe, Iphigénie n’est pas celle que l’on connaît d’ordinaire. Elle n’a pas été sacrifiée par son père : au moment fatal, Artémis se ravisa et fit en sorte qu’Agamemnon égorge un animal. La déesse transporta alors Iphigénie en Tauride, où nous la retrouvons quelques années plus tard, prêtresse d’Artémis en ce pays étranger – l’actuelle Crimée –, ignorant tout du destin de Troie et des bains de sang qui frappent sa famille. Du 15 au 19 novembre 2016 THÉÂTRE DU GALPON Route des Péniches 022 321 21 76 www.galpon.ch —Le paradis ? non merci! Un théâtre musical sur les sept vices qui boulverseront le monde Du 3 au 20 novembre 2016 —Le studio d’action théâtrale fête ses trente ans ! Reprises, création et soirées de performances Pour célébrer trente ans d’activité


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et de création artistique, le Studio d’Action Théâtrale propose une création, des reprises et des déplacements. Du 21 septembre au 11 décembre 2016 THÉÂTRE DE CAROUGE Rue Ancienne 39 1227 Carouge GE 022 343 43 43 www.tcag.ch —KARAMAZOV De Fédor Dostoïevski « Alexéi Fiodorovitch Karamazov était le troisième fils d’un propriétaire foncier de notre district, Fiodor Pavlovitch, dont la mort tragique, survenue il y a treize ans, fit beaucoup de bruit en son temps et n’est point encore oubliée. » Première ligne du roman et tout est dit. Un père va mourir et c’est un de ses fils qui commettra l’innommable. Dostoïevski, dans ce qui restera

THÉÂTRE

son chef-d’œuvre absolu, déroule implacablement les mécanismes qui conduiront au drame. Du 1er au 13 novembre 2016 THÉÂTRE Forum Meyrin Place des Cinq-Continents 1, 1217 Meyrin 022 989 34 34 www.forum-meyrin.ch —POESIE ? Fabrice Luchini La poésie, est-ce qu’on la lit ? Est-ce qu’on la dit ? Est-ce qu’on la joue ? Qui, mieux que Fabrice Luchini, avec sa passion pour les mots et leurs sens, pourrait répondre à cette question ? De Paul Valéry à Rimbaud, en passant par Baudelaire, Flaubert et Proust, il nous livre pendant deux heures les plus grandes poésies française Le 17 et 18 novembre 2016 —DEPUIS L’AUBE (ODE AU CLITORIS)

Pauline Ribat Pauline Ribat livre des témoignages, des confessions, des réflexions, qui mettent en évidence la violence des hommes envers les femmes. Pas de circonvolutions ici : les mots sont crus ; les situations, directes ; on interpelle dans le blanc des yeux. Comme on disait jadis : aux grands maux les grands remèdes. Jeudi 24 novembre à 20h30 —RUMEUR ET PETITS JOURS Le Raoul collectif Le Raoul collectif poursuit sa réflexion autour des relations entre l’individu et la communauté. Le spectateur est ici le public d’une émission radio. Dans une atmosphère enfumée rappelant les années 70, un groupe de chroniqueurs se réunit autour d’un projet commun : dénicher de la beauté. Fidèle à sa mise en scène inventive, le Raoul propose un spectacle à la fois ludique, visuel et

LE P’TIT COIN TRAGI-COMÉDIE INTESTINALE POUR TOUS DÈS 3 ANS DU 9 AU 20 NOVEMBRE 2016 théâtre am stram gram route de frontenex 56, 1207 genève 022 735 79 24 www.amstramgram.ch le théâtre am stram gram est subventionné par la ville de genève et la république et canton de genève.

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AGENDA

libératoire. La pièce s’attaque, en creux, aux dérives de notre société rationnelle et matérialiste. Le mardi 29 novembre à 20h30 THÉÂTRE DU GRÜTLI Général-Dufour, 16 1204 Genève 022 888 44 84 www.grutli.ch —J’ACHÈRE Jean-Yves Ruf Un dernier verre. Pour la route. Et s’il n’y avait plus de route ? Juste un bar, qui se dresse tel un récif, et quelques personnages en pleine dérive existentielle. D’ailleurs, s’agit-il vraiment d’un bar ? Parlons plutôt d’une zone de dépression dans laquelle végètent des hommes et des femmes au bord du gouffre. Au rythme des désirs naufragés, on y partage des ritournelles obsédantes tandis que planent les ombres d’Emmanuel Bove, Vladimir Nabokov ou Haruki Murakami. Les Chroniques de l’oiseau à ressort de l’écrivain japonais servent d’ailleurs de matrice à ces voyages immobiles. Et font de Jachère l’un des cercles de Dante, surface mouvante où tournoient des clowns maladroits et désenchantés. Après Chaux Vive et Silures, Jean-Yves Ruf et son équipe poursuivent leur poétique « trilogie des bars ». Ne vous faites pas prier pour venir en déguster les liqueurs. Le 10 et 11 novembre 2016 —Eros et Pathos Latifa Djerbi Comédienne suisse romande d’origine tunisienne, ancienne professeure de mathématiques qui oscille entre sinus et cosinus, Latifa Djerbi nous emmène
en voyage vers l’infini. Elle explore, avec la complicité de Boubakar Samb, les éléments de notre inconscient qui nous poussent à agir, regarder, s’interposer, infliger ou subir la

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THÉÂTRE

violence. Un exercice de catharsis drôle et édifiant! Le 19 et 20 novembre 2016 —Tabou, avec la plaidoirie de Gisèle Halimi à la Cour d’Assises d’Aix-enProvence le 3 mai 1978 Laurence Février Le viol est-il un tabou dans notre société ? Cinq femmes violées, cinq cas inspirés de faits réels. À tour de rôle, les cinq victimes vont devoir répondre à un interrogatoire et prouver leur « innocence ». Ce questionnement, qui semble d’abord utile et légitime, devient obsessionnel et oppressant. C’est le questionnement de la police, celui de la justice, celui de la société, le harcèlement de questions qui vont fondre sur la victime jusqu’à faire naître le doute et la faire apparaître comme coupable... En réponse à ce questionnement, la flamboyante plaidoirie que Gisèle Halimi a prononcé à la Cour d’Assises d’Aixen-Provence le 3 mai 1978. Par sa lutte, elle fera avancer la réflexion collective sur “ce crime total” et sur le rapport qu’entretiennent les hommes et les femmes dans notre société. Le 25 novembre 2016 Théâtre du Loup 10 Chemin de la Gravière 1227 Genève 022 301 31 00 www.theatreduloup.ch —Rien D’après Janne Teller, mise en scène Ludovic Chazaud Avec Paola Arizzi, Lucie Berger, Mirko Blum, Luna Des-meules, Nelson Duborgel, Marie Fuhrer, Lisa Harder… Depuis le jour où Pierre Anthon a quitté la classe pour aller se percher dans un arbre en déclarant que la vie n’avait aucun sens parce que “tout commence pour finir”,

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les autres élèves, secoués, se posent des questions. Et parce que Pierre Anthon ne cesse de vouloir leur démontrer que rien n’a de sens, Agnès, la narratrice, et ses camarades décident de lui prouver le contraire. Ainsi naît le “Mont de Signification” où chacun est chargé de déposer quelque chose qui justement a un sens! Tout y passe: les jolies sandales vertes, le drapeau danois, le cercueil du petit frère, la virginité de Sofie… Tous font un sacrifice mais ce jeu-là mènera bientôt à l’irréparable… Le texte de départ, roman philosophique à sa manière, pose une véritable question sur le sens de la vie et aborde par la même occasion l’adolescence et les dérapages de notre société: une des scènes les plus frappantes, c’est lorsque le “Mont de Signification” malgré les horreurs qu’il contient, et l’odeur qu’il dégage, est déclaré œuvre d’art. Du 4 au 20 novembre 2016. THÉÂTRE le poche Rue du Cheval-Blanc 7, 1204 Genève 022 310 37 59 www.poche---gve.ch —Unité modèle Texte Guillaume Corbeil Mise en scène Manon Krüttli Ce soir, nous vous présentons la Cité Diorama. Diorama, c’est plus qu’un simple quartier résidentiel. C’est une ville dans la ville. Un cadre de vie moderne et personnalisé prêt à accueillir les plus beaux moments de votre existence. Diorama, c’est un restaurant pour votre premier rendez- vous, un parc ensoleillé pour vos week-ends en famille, un appartement tendance pour vos soirées entre amis. Diorama, c’est votre histoire. Nous l’avons rêvée pour vous. Vous verrez. Vous allez


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adorer vivre ici. Du 14 novembre 2016 au 29 janvier 2017 —Les Morb(y)des Texte Sébastien David Y a Stéphany, pis y a Sa Sœur. Stéphany, elle aime rêver. La journée, elle tchatte avec Kevyn sur un forum de freaks et, la nuit, elle traîne dans les quartiers mal famés de Montréal. Sa Sœur, elle, elle passe son temps devant la télé à s’enfiler de la junk food, tellement qu’elle peut plus se lever du canapé. Elle sort pas, Sa Sœur. Elle sort plus. Stéphany et Sa Sœur, même si elles se disputent, dans le fond, elles se ressemblent. Elles trouvent pas leur place. Elles veulent disparaître. En fait, elles ont déjà disparu. Du 26 septembre au 16 octobre Du 21 novembre 2016 au 29 janvier 2017 THÉÂTRE St Gervais Rue du Temple 5, 1201 Genève 022 908 20 00 www.saintgervais.ch —On va tout dallasser Pamela! Marielle Pinsard D’Abidjan à Yaoundé, c’est une même fête de sons et de couleurs. Les parures scintillent, les corps se touchent, les langues sont florissantes et le dancefloor ne désemplit pas. Bienvenue dans le mondre ultra codifié de la “drague à l’africaine”. Un feu d’artifice pour nos moeurs occidentales de plus en plus habituées à la solitude des écrans tactiles. Du 2 au 12 novembre 2016 —Libertés prisonnières Isabelle Maurer, Christiane Perregaux et Civic City L’une se rend depuis trente ans dans les territoires occupés du Sahara occidental, l’autre entretient une correspondance de longue

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THÉÂTRE

haleine avec des prisonniers politiques sahraouis ; Christiane Perregaux et Isabelle Maurer sont familières du quotidien des Sahraouis, peuple enlisé depuis quarante ans dans les méandres de la diplomatie onusienne, la faute à une décolonisation ratée et indignement passée sous silence. L’exposition mise sur pied nous mène à la rencontre de ces femmes et hommes dans les camps de réfgiés, les territoires occupées et les territoires libérés. Entre dénuement extrême et résistance, notamment par le cinéma, la musique, le slam, le peuple sahraoui ne demande qu’une chose : le droit de choisir son avenir. Jusqu’au 17 décembre 2016 Théâtre Alchimic 10 avenue Industrielle 1227 Carouge www.alchimic.ch —Alpenstock De Rémi de Vos Cette comédie contemporaine délirante, cynique, provocatrice est tranchante comme un couteau et saignante comme un steak bien bleu, parce qu’elle parle du couple le plus traditionnel, comme si la femme ne s’était pas libérée, et qu’elle n’était restée que femme au foyer, et si l’homme était encore plus macho qu’avant... Du 8 au 27 novembre 2016 THÉÂTRE De l’Usine Rue de la Coulouvrenière 11, 1204 Genève 022 328 08 18 www.theatredelusine.ch —I WANT Pauline Boudry / Renate Lorenz Les artistes Pauline Boudry et Renate Lorenz travaillent en duo à Berlin depuis 2007. Elles mènent dès lors un travail d’exploration de l’histoire

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des contre-cultures à travers une œuvre filmique où le corps performatif est vecteur de nouvelles narrations. Le duo revisite souvent des documents éphémères du passé, une photo, une partition, le début d’un documentaire politique ou une lecture littéraire. Puisant leurs références dans des moments de l’histoire effacés ou illisibles, ces travaux présentent des corps qui sont en mesure, non seulement de traverser les époques, mais aussi de tisser des liens entre ces différentes époques, laissant présager ainsi la possibilité d’un futur queer. Ce travail se fait notamment avec la collaboration cross-temporelle des voix de Pauline Oliveros, Edouard Glissant, Jean Genet ou de Kathy Acker. En rappelant ces utopies, Pauline Boudry et Renate Lorenz nous donnent la possibilité de penser le corps comme une entité fluide en terme d’identité, ainsi que de concrétiser la réalité d’un sujet émancipé, glamour et révolutionnaire. En même temps, elles posent la question comment retravailler la « normalité » aujourd’hui ? Comment vivre la différence sans qu’il y ait perte constante d’autonomie, sans que cette dernière soit récupérée par d’autres et sans indulgence envers les propositions d’intégration de l’économie néolibérale ? Le 11 novembre 2016 à 20h Bâtiment des Forces Motrices (BFM) 2 Place des Volontaires 1204 Genève www.bfm.ch —Silence on tourne! Une pièce de Patrick Haudecoeur et Gérald Sibleyras Mise en scène de Patrick Haudecoeur Une équipe de cinéma a investi un théâtre pour le tournage d’un film.


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Aujourd’hui on tourne la séquence du mari trompé qui interrompt une représentation pour tuer l’amant de sa femme qui est dans la salle. Au cours du tournage on va découvrir plusieurs choses : André Coutot, producteur véreux, demande une fois de plus de l’argent à Rose, son épouse, pour rembourser ses dettes de jeu aux frères Lucciano… qui s’impatientent. Elle refuse. Francis, le réalisateur, est amoureux de la jeune actrice, Lola, qui le quitte pour un autre. Dévoré de jalousie, il s’est promis de démasquer cet autre pour lui faire la peau. Philippe, l’éternel second rôle, est prêt à toutes les crapuleries pour faire décoller sa carrière, et Batistin, l’assistantréalisateur, doit ménager les uns et les autres d’autant qu’il rêve de réaliser son premier film avec Lola dans le rôle principal. Quant au public, il fait partie de l’histoire, ce sont les figurants du tournage... Le 8 novembre à 20h30 —Je Vous Ecoute De Bénabar Mise en scène Isabelle Nanty D’habitude, son psy, on vient le voir parce qu’on a besoin d’aide. On le paye et il écoute. On évite si possible de le provoquer, de l’insulter voire de le menacer physiquement. En échange, le psy évite, normalement, de vous traiter de con, de vous humilier ou de menacer d’appeler la police. Ici, ce n’est pas tout à fait ça… Et d’ailleurs, pourquoi ces deux types, un cuisiniste et un psy, vontils passer ensemble la plus étrange journée de leur vie ? A cause d’une femme bien évidemment ! Au final, entre un mari en mal d’amour, un psy claustrophobe, une femme qui rêve d’aller à Lisbonne et un tas d’autres personnages tous aussi dérangés les uns que les autres, une seule chose est sûre : c’est que plus rien n’est sûr ! Le 11 novembre à 20h30

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THÉÂTRE / DANSE

L’Etincelle Avenue de Sainte-Clotilde 18BIS, 1205 Genève 022 545 20 20 www.mqj.ch —Saddam, à mes souvenirs de guerres Écriture et mise en scène par Amnah Al-Anbaki. Comment aimer un dictateur qui a ôté la vie à votre père ? Comme grandir dans un milieu où son image apparaît à chaque coin de rue ? Et pourtant peut-on réellement détester son propre grand-père ? Quatre jeunes adultes se retrouvent et revivent leurs souvenirs d’enfance. Le 4 et 5 novembre à 20h Espace Vélodrome 60 Chemin de la Mère-Voie 1228 Plan-les-Ouates 022 884 64 60 www.plan-les-ouates.ch —TLe jardinier Joe se souvient de son enfance, du temps où il venait d’avoir une petite sœur, Florence, qu’il surnommait “gros bébé fé-fesses face de pruneau”... Malheureux, en colère contre ses parents qui ne s’occupent que de ce nouveau bébé, il se venge et enterre la poupée de sa sœur dans le jardin de sa grand-mère, sous les yeux de son grand-oncle Harry. Ce dernier à l’époque est vieux, il est l’hiver quand Joe est seulement le printemps. Et il a un problème; il a du mal à se souvenir des choses. Il ne sait plus très bien comment les nommer. Par contre, jardiner, ça, il s’en souvient, et il va transmettre cette passion à Joe. Fouillant la terre du jardin, Joe fouille sa propre mémoire parfois défaillante, et extirpe des pans entiers de son passé: en cultivant son jardin, Joe se réapproprie et nous transmet son

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histoire. Pour convoquer ce monde disparu, le passer au prisme des souvenirs de Joe, le comédien Brice Coupey, à la fois narrateur, acteur et manipulateur, endosse le costume d’Harry par la magie d’un seul chapeau, ou celui de Joe grâce à une petite paire de bottes. Un grand coffre en bois à l’abandon tient également le haut de l’affiche. Grâce aux bons soins de Joe, à son savoirfaire, le coffre dépoussiéré livre ses secrets, ouvre ses tiroirs, révèle ses engrenages et ses machines. Il s’anime... 26 et 27 novemebre à 17h

DANSE Festival Les Créatives Du 10 au 27 novembre 2016 Engagé, le festival défend le statut des femmes dans les métiers artistiques et met la création féminine sous le feu des projecteurs. Sa programmation pluridisciplinaire, multi-culturelle et 100 % féminine est unique en Suisse www.lescreatives.ch La Julienne Route de St-Julien 116 1228 Plan-les-Ouates www.plan-les-ouates.ch Bâtiment des Forces Motrices (BFM) 2 Place des Volontaires 1204 Genève www.bfm.ch —Victor Ullate Ballet de la Comunidad de Madrid “El Sur Homenaje a Enrique Morente” El Sur de Victor Ullate, rend un hommage vibrant non seulement au grand chanteur de flamenco Enrique Morente mais aussi, au non moins fameux poète et dramaturge, Federico Garcia Lorca. Lors d’une soirée de pleine lune,


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Victor Ullate, rencontre Enrique Morente dans sa villa, face aux majestueuses murailles de l’Alhambra. Envouté par cette atmosphère irréelle, il tombe amoureux de la voix du chanteur, de sa passion pour Lorca, et de l’âme andalouse. Au petit matin, à l’écoute des voix d’Enrique et d’Estrella Morente, Victor Ullate se laisse envahir par les sentiments andalous. La puissance évocatrice des chants s’empare de son imagination. Considéré par Maurice Béjart comme le plus complet des danseurs du 20ème siècle, il est avant tout un grand amoureux de la danse classique. Et cela se sent dans la chorégraphie d’El Sur. Victor Ullate et Eduardo Lao ont enseigné à leurs danseurs des mouvements d’une beauté unique. Chacun d’eux, exprime, à la perfection, les sentiments à fleur de peau du peuple andalou. Les 26 novembre à 17h

DANSE

ADC Rue des Eaux-Vives 82 1207 Genève 022 329 44 00 www.adc-geneve.ch —Taxi-dancers Ten cents a dance, dix centimes pour une danse. On les appelle les taxidancers, ces jeunes gens qui louent leurs bras le temps d’une danse. Marie-Caroline Hominal remonte aux origines de cette pratique dans l’Amérique des années folles, alors que s’ouvrent les premiers Taxi Dance Halls. Avec Ivan Blagajcevic et Teresa Vittucci, elle se transpose dans le souvenir de l’un d’eux et l’imagine, le fantasme, le réinvente. Du 2 au 12 novembre à 20h30 Le samedi à 19h et dimanche à 18h —and so you see …our honourable blue sky and ever enduring sun … can only be consumed slice by

slice … De Robyn Orlin Les spectacles de la chorégraphe Robyn Orlin sont toujours politiques, rattachés à son pays, l’Afrique du Sud. Indignée par les fréquentes violations des droits constitutionnels, la chorégraphe utilise ici la forme du requiem pour évoquer les déséquilibres de son pays comme du reste du monde. Conçu avec l’incroyable danseur Albert Silindokuhle Ibokwe Khoza, ce solo est une flamboyante prière d’espoir. Du 15 au 18 novembre à 20h30 19 novembre à 19h —zaoum De Robyn Orlin Cindy Van Acker part ici d’une oeuvre musicale existante, Quando stanno morendo de Luigi Nono. « Je dédie cette pièce, écrit Nono, aux camarades polonais qui, en exil, en prison, au travail, résistent ; qui


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espèrent tout en étant désespérés, croient tout en étant incrédules. » La dimension politique, révélée à travers des poèmes slaves, constitue l’essence même de cette oeuvre dont la structure s’impose à la chorégraphe et ses sept interprètes. Du 30 novembre au 11 décembre à 20h30 / Sa à 19h et di 18h FONDATION L’ABRI Rue Adrien-Lachenal 18, 1207 Genève 022 777 00 77 www.fondationlabri.ch —La danse du Tutuguri De Perrine Valli Cette nouvelle création de la danseuse et chorégraphe Perrine Valli part de l’univers d’Antonin Artaud et de son texte intitulé le rite du soleil noir. Elle évoque dans un solo cette danse qui appelle le soleil mais aussi la question du vital, du rythme, du langage corporel et de l’énergie. Du 24 au 26 novembre 2016 Les 24 et 25 novembre à 20h Le 26 novembre à 19h30 —Cie Unplush: Mon corps entier hurlait de joie Basée sur deux témoignages d’une danseuse et d’un danseur professionnel-le-s, cette performance en deux parties raconte l’expérience de Marion Zurbach qui a passé son enfance dans les écoles de danse, puis elle noue un dialogue avec un danseur, Vittorio Bertolli. De solo, la pièce devient un duo. Ensemble, ces deux artistes s’interrogent sur leur parcours, leur amour de leur métier et leur plaisir éprouvé grâce au mouvement. Le 26 novembre 2016 à 20h30 Salle du Lignon Place du Lignon 16 1219 Vernier 022 306 07 80

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DANSE

moins fameux poète et dramaturge, Federico Garcia Lorca.

www.vernier.ch —GOLD | EMANUEL GAT Gold raconte l’histoire d’une famille. Pas à la manière d’une narration factuelle, mais plutôt sous la forme d’un commentaire métaphorique sur la vie à travers un point de vue intime sur la nature complexe des relations humaines. La partition chorégraphique nous permet d’entrer dans l’espace intense et silencieux des individus s’engageant l’un avec l’autre. Sans volonté de reproduire l’expérience de la réalité, la pièce propose diverses observations sur les structures sociales et la manière dont elles affectent les individus. Le 18 et le 19 novembre 2016 à 20h Alhambra Rue de la Rôtisserie 10 1204 Genève www.alhambra-geneve.ch —Compagnie Baba Toure & Ayena Les mouvements fusent, les pieds tambourinent aussi vite que les mains claquent les peaux… Au cœur de ce projet une envie, celle de présenter une création innovante à un public large, allant du néophyte aux connaisseurs du genre “ballet africain”. Baba Toure et Ayena développent ensemble leur propre univers issu du folklore ivoirien associé à une recherche musicale, chorégraphique et scénographique contemporaine. Le 25 novembre 2016 à 20h Bâtiment des Forces Motrices (BFM) 2 Place des Volontaires 1204 Genève www.bfm.ch —EL SUR | VICTOR ULLATE El Sur de Victor Ullate, rend un hommage vibrant non seulement au grand chanteur de flamenco Enrique Morente mais aussi, au non

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Lors d’une soirée de pleine lune, Victor Ullate, rencontre Enrique Morente dans sa villa, face aux majestueuses murailles de l’Alhambra. Envouté par cette atmosphère irréelle, il tombe amoureux de la voix du chanteur, de sa passion pour Lorca, et de l’âme andalouse. Au petit matin, à l’écoute des voix d’Enrique et d’Estrella Morente, Victor Ullate se laisse envahir par les sentiments andalous. La puissance évocatrice des chants s’empare de son imagination. Considéré par Maurice Béjart comme le plus complet des danseurs du 20ème siècle, il est avant tout un grand amoureux de la danse classique. Et cela se sent dans la chorégraphie d’El Sur. Victor Ullate et Eduardo Lao ont enseigné à leurs danseurs des mouvements d’une beauté unique. Chacun d’eux, exprime, à la perfection, les sentiments à fleur de peau du peuple andalou. Le 26 novembre 2016 à 19h

EN FAMILLE THÉÂTRE Des marionnettes Rue Rodo, 3 1205 Genève 022 807 31 00 www.marionnettes.ch —Landru 94 ans après l´exécution de Landru, ce procès spectacle épousant l’esthétique Art Nouveau, ressuscite et questionne le plus étrange des tueurs en série de l’histoire judiciaire française. Pas de sang ou de descriptions glaçantes dans cette impressionnante réalisation pour comédiens et marionnettes, ne serait-ce que parce qu´aucun corps de victimes n´a jamais été retrouvé. Du 04 au 13 Novembre 2016


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EN FAMILLE

—Noir ou blanc Noir ou blanc nous entraîne dans l’incroyable promenade initiatique d’un petit garçon avec son grandpère, avant la disparition de ce dernier. La poursuite d’un cheval bicolore en liberté les amène à rencontrer de curieux personnages que l’enfant absorbera, les gardant ainsi dans sa mémoire. La ballade est aussi l’occasion rêvée pour le vieil homme de transmettre les valeurs qui lui sont chères, notamment face à la crainte des autres et au mensonge. Tout au long de cette merveilleuse aventure, il se passe des choses étranges et inattendues. Du 16 au 27 Novembre 2016

—DORMIR CENT ANS Peut-on voir son corps changer à l’oeil nu ? C’est quoi, avoir 12 ans ? Plus tard, qu’est-ce qu’on fera de ses parents ? Est-ce que c’est toujours lourd, les secrets de famille ? Jusqu’à quel âge cohabiter avec un ami imaginaire ? Que faut-il faire pour devenir une femme ? Peut-on rencontrer son amoureux ou son amoureuse à l’intérieur d’un rêve ? Comment se rencontrer ? Comment se rencontrer, soi ? Et les autres ? Quelqu’un peut-il indiquer à Aurore et Théo la porte d’entrée de l’adolescence ? Du 4 au 6 novembre 2016 Ven à 19h Sam et Dim à 17h et

pète ? Et la Reine des neiges ? Pourquoi Papa et Maman me disent bravo quand je fais un beau caca dans mon pot et me font des gros yeux quand je fais pipi dans mon lit ? Pourquoi quand je mange une belle pomme rouge, c’est un boudin tout moche et tout brun qui sort de mon derrière ? Pourquoi ça sent pas bon ? Et d’abord, ils vont où, mon pipi et mon caca ? Est-ce qu’il y a un monstre dans les toilettes ? Pourquoi Léa, elle fait encore pipi dans sa culotte alors qu’elle a 3ans ? Pourquoi il y a pet dans le nom de Madame Petula? Et vous, est-ce que vous savez danser la danse des rouleaux ? Du 9 au 20 novembre 2016

AM STRAM GRAM Route de Frontenex 56, 1207 Genève 022 735 79 24 www.amstramgram.ch

—Le Ptit Coin Pourquoi on fait pipi et caca ? Est-ce qu’on serait plus jolis si on faisait pas ? Superman, Batman, Spiderman eux aussi font de gros cacas et de p’tits pipis ? Et Barbie, est-ce qu’elle

Théâtre Töpffer Avenue Eugène-Pittard, 21 1206 Genève 022 703 51 25 theatre-topffer.ch

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—La Flûte Enchantée Un jeune prince est poursuivi par un dragon qui est prêt à le dévorer. Trois dames qui travaillent pour la reine de la nuit arrivent alors et tuent le dragon. Elles sont si étonnées de la beauté du prince qu’elles vont tout raconter à la reine de la nuit. Celle-ci, sans attendre, part à sa rencontre et lui raconte que Sarastro, le dieu du Soleil tient prisonnière sa fille Pamina et promet au prince sa main s’il la libère. Du 6 au 27 novembre 2016 Musée d’art et d’histoire Rue Charles-Galland 2 1206 Genève 022 418 25 00 www.mah-geneve.ch

EN FAMILLE

réalisation d’une prise de vue, cet atelier les initiera aux secrets de la photographie. Le 7 septembre 2016 à 13h30 A partir de 10 ans —Artistes pour la Liberté. Le Mur de Berlin Dès 1989 et la chute du Mur de Berlin, quelques 45 artistes du monde entier ont peint sur des fragments du célèbre Mur de la Honte. Au programme, des oeuvres signées de peintres aussi célèbres que Luciano Castelli ou Sol Lewitt. Jusqu’au 10 octobre 2016

—Le MAH à tout petits pas Vous aimez le Musée d’art et d’histoire et souhaitez faire découvrir ce lieu à vos tout jeunes (petits-) enfants, filleuls, neveux ou amis ? Chaque troisième mercredi du mois, nous vous proposons de partager un moment au rythme des 3 à 5 ans et de découvrir le bâtiment, son architecture, ses grands escaliers et les trésors qu’il cache. Nous avancerons à petits pas guidés par nos regards curieux, nos questions, quelques petites histoires et comptines. Avec, chaque fois, un nouveau parcours pour encore plus de plaisir et de surprises ! Le 16 novembre 2016 Musée RATH Place de Neuve 1, 1204 Genève 022 418 33 40 —Les secrets de la boîte noire Atelier photo Après une visite de l’exposition Révélations. Photographies à Genève, les enfants sont invités à découvrir les sténopés. De la création d’un sténopé, à la

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LÀ-BAS

AGENDA

LAUSANNE Honneur au polar On signe les prolongations d’Halloween avec la première édition de ce festival du polar sous l’égide du Salon du livre et de la presse de Genève ainsi que la Fondation pour l’Ecrit: Lausan’noir. Au programme? Des écrivains suisses et internationaux, des psychologues, des criminologues, des policiers pour débattre, mais également des balades thématiques dans la ville, des projections de films, une soirée «ambiance noire», une remise de prix et surtout une librairie temporaire avec ses thématiques romans noirs. A noter: le festival est ouvert au grand public et est gratuit!

Les 18 et 19 novembre à Lausanne Espace Arlaud, Place de la Riponne 2 bis, 1005 Lausanne www.lausannoir.ch

PARIS Le «Trésor national vivant» La maison de la culture du Japon à Paris propose l’exposition Kunihiko Moriguchi - Vers un ordre caché. Elle réunit ici pour la première fois en France un ensemble exceptionnel de 26 magnifiques kimonos graphiques constituant autant de pièces uniques retraçant cinquante années du travail de l’artiste japonais Kunihiko Moriguchi et mettant en exergue sa recherche de la perfection à travers notamment

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la technique du yûzen (teinture sur kimono). Moriguchi, élevé au rang de «Trésor national vivant», exposera également ses peintures et autres créations, lesquelles permettront au spectateur de partir à la recherche d’«un ordre caché» parmi les structures géométriques à mi-chemin entre l’art japonais et l’art européen. Du 16 novembre au 17 décembre

quarante ans. Véritable invitation à la contemplation, à première vue, ses photographies semblent simples à saisir mais plus on s’y attarde, plus elles se complexifient, stimulant à la fois la vision et l’intellect. Ses salles de cinéma montrent une suite d’écrans vides, alors même que Sugimoto photographie pendant les projections, calant le temps d’exposition de ses prises de vue sur la durée du film. Il est ainsi parvenu à «condenser» des centaines de milliers d’images – celles du long-métrage – en une seule image. Il ne reste à voir du film qu’un rectangle blanc, symbole de l’espace existentiel que constitue la salle de cinéma. Dans les paysages marins réalisés autour du monde, seuls l’air et l’eau nous sont donnés à voir. L’artiste y interroge à nouveau l’espace, le temps et la perception avec une maîtrise qui nous grise!

Maison de la Culture du Japon à Paris, 101bis, quai Branly, 75015 Paris www.mcjp.fr

LE LOCLE Hiroshi Sugimoto: maître du temps et de la lumière Le Musée des beaux-arts du Locle fait peau neuve avec un nouveau cycle autour de la notion de temporalité, d’espace et de son à travers l’exposition des œuvres de quatre artistes contemporains dont le multidisciplinaire japonais Hiroshi Sugimoto. Son exposition - Past and Present in Three Parts - présente principalement deux séries majeures de son travail -Theaters et Seascapes - composées d’images minimalistes de salles de cinéma et de paysages marins, qu’il a débutées il y a

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Du 6 novembre au 29 janvier 2017 Musée des beaux-arts, Marie-AnneCalame 6, CH-2400 Le Locle www.mbal.ch

VEVEY Flambeur d’éléments EMERGENCY espace d’art contemporain du collectif Einzweidrei accueille le travail de l’artiste Yohei Nishimura dans le cadre de l’Automne de la culture japonaise 2016. Connu pour ses céramiques, Nishimura propose


LÀ-BAS

AGENDA

des œuvres aussi épurées que complexes. Dans Book of the Dead, s’inspirant du spiritualisme, l’artiste prend au pied de la lettre le yakimono (céramique en japonais qui signifie «brûle des choses») lui permettant par le feu de conserver ou libérer une forme d’énergie originelle et magique restée cachée jusqu’ici.

EMERGENCY, Rue de la Byronne 20, 1800 Vevey www.einzweidrei.info

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Go Out! N°46: Novembre 2016  

Le mois dernier, une polémique : il est reproché au ballet du Grand Théâtre de Genève (et le Béjart Ballet de Lausanne) d’avoir accepté une...