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Nouveau Marie Claire

Cheveux d’été Des coiffures naturelles ultra-simples Les meilleurs soins pour la plage

Spécial sexe

Sommes-nous tous égaux face au désir ? La fin du sexe totalement épilé ?

Chemises imprimées, bijoux, maillots…

Tout ce qu’on a envie de porter au soleil

Sport

Les femmes journalistes harcelées par les fans Phénomène

Story

La top Bar Refaeli, l’icône contestée d’Israël

Ces best-sellers écrits par des inconnus

Août 2016


PHOTOGRAPHIÉ PAR BRUCE WEBER


SOMMAIRE

Août

24 Grand reportage Chine : qui veut épouser ma fille ? 13 14 16 20 22 24

KLAUDIA LECH/COVERLINES. MACIEK POZOGA, © FLC/ADAGP, PARIS 2016 ET © ADAGP, PARIS 2016.

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édito contributeurs coulisses réactions idées claires grand reportage Chine : qui veut épouser ma fille ? news L’actu qui nous touche, nous interpelle

TENDANCES 41 1

les tendances décryptées par marie claire

RENCONTRES 55

interview Sous les paupières d’Audrey Tautou

CULTURE 63 2

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toutes les actus pour sortir, lire, écouter… l’élu Basile Panurgias

55 Interview Sous les paupières d’Audrey Tautou

Zuzanna Bijoch/IMG Models, photographiée par Nick Hudson. Réalisation Anne-Sophie Thomas. Assistante Axelle Cornaille. Casting Emilie Le Goff. Maquillage Sandrine Cano Bock/Marie-France Thavonekham. Coiffure Olivier de Vriendt/Artlist Paris. Nos remerciements à l’hôtel Porto Bay Rio International/Splendia et à Derek Sundance de capturebrazil.com pour la production. 1. Chemise en coton Saint Laurent, maillot de bain Yasmine Eslami. Colliers Céline et Dinh Van. 2. Maillot de bain en crochet Tommy Hilfiger. Ras du cou Louis Vuitton, collier Dodo, 3 collier et bague Emmanuelle Zysman. A la main droite, bracelets Ginette NY et Gas Bijoux. A la main gauche, bracelets Saint Laurent, Gas Bijoux et Alexandra Margnat. 3. Chemise en coton Mango, pantalon en laine Forte_Forte. Ras du cou Louis Vuitton, collier Dodo, sautoir Feidt Paris, tongs Havaïanas. A la main gauche, bracelets 5 Octobre et Ginette NY. A la main droite, bracelets Alexandra Margnat et Aurélie Bidermann. suivez-nous sur twitter @marieclaire_fr


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SOMMAIRE

Août

MAGAZINE

81 86 90 94 98 102 107 109 113

dossier sexe Sommes-nous vraiment égaux face au désir ? La jouissance de la masturbation Ce sexe est-il encore possible ? enquête Quand les fans harcèlent les femmes portrait Israël : la reine Bar décryptage Qui sont ces écrivains inconnus dont le premier roman est devenu un best-seller ? confidences Céline Pina : « J’ai vu le sexisme en politique… » moi lectrice « Je vis sans odorat » vie de bureau Agathe Bousquet : l’hyper attentive

BEAUTÉ 115 124 134

115 Beauté

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MODE 139 160

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101 IDÉES 172 178

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Automne-hiver 2016-2017 : le best-of notre cahier shopping et infos mode

STYLES DE VIE 183 188 190 192 193 194

cuisine Préparations aphrodisiaques évènement Prix Marie Claire du Roman Féminin jeux Jouez et gagnez horoscope adresses Où trouver nos shoppings le questionnaire Marina Foïs

DAVID LURASCHI. NICK HUDSON.

Sur France Info, tous les mercredis dans le «12/14» de Célyne Baÿt-Darcourt, retrouvez, à 13h55, l’actualité de la mode et des sujets de société, avec Marie Claire et sur franceinfo.fr.

Entre les pages 194 et 195: 18 pages Edition Suisse; 16 pages Edition Provence; 32 pages Edition Côte d’Azur. Un encart Narciso Rodriguez de 2 pages avec scentseal broché entre les pages 38 et 39 (France métropolitaine). Un encart Edi Groupe de 2 pages jeté (kiosques Suisse). Un encart abonnements de 2 pages jeté (kiosques France métropolitaine). Un encart «Bienvenue» de 4 pages jeté (abonnés France métropolitaine). Marie Claire (USPS n° 0329-180) is published monthly for $102 per year. Periodical postage paid at Champlain, N.Y., and additionalmailing offices POSTMASTER: send address changes to IMS of New York, PO Box 1518, Champlain N.Y., 12919-1518. For details call IMS 1800428 3003.

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Edito

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Le risque d’être femme Avez-vous vu, sur Youtube, la vidéo où Astrid Bard, journaliste sportive, se fait traiter de « salope » par des supporters ? Où ils lui chantent : « Suce-moi, suce-moi », alors qu’elle se prépare à un direct télé pour Canal+ ? Suffocant de vulgarité, et dangereux. Etre femme dans un milieu d’hommes est aussi un combat rude, solitaire, éprouvant et, malheureusement, silencieux, où les insultes et les agressions sexistes et sexuelles sont une furieuse réalité (« Quand les fans harcèlent les femmes », page 94). Au Festival de Cannes, où j’ai découvert le saisissant Voir du pays des sœurs Delphine et Muriel Coulin (sortie le 7 septembre), même colère : les trois femmes militaires d’une unité qui revient d’Afghanistan sont traitées à longueur de journée de « pisseuses » par leurs homologues. Parce qu’elles n’ont pas de bite, elles sont fondamentalement déconsidérées. Elles portent le même uniforme, manient les armes, vont au combat, ont peur comme les hommes, tuent comme les hommes. Mais elles sont la plaie de leur monde masculin pour beaucoup d’entre eux. Et réduites à des objets sexuels qu’on prend sans consentement. Avec l’affaire Denis Baupin, des voix de femmes politiques se sont élevées pour raconter le graveleux et l’obscène, le prétexte de la blague, l’humiliation, le harcèlement, les agressions, et le naturel avec lequel certains hommes se sentent véritablement supérieurs. Mais comment être femme, en 2016, peut-il encore être un handicap et un risque ? Nos corps, nos cerveaux, notre volonté, notre travail, nos choix sont actifs et possiblement très puissants. Jamais moins que les hommes. Beaucoup d’entre eux le savent et l’estiment. Contre les cracheurs, les femmes continueront de parler et de raconter. Ici même et ailleurs. Elles s’imposeront encore. Et nos filles les pulvériseront de leur regard narquois.

JÉRÔME PRÉBOIS/ARCHIPEL/DIAPHANA.

— Marianne Mairesse, rédactrice en chef


Contributeurs

Eux avec nous Ils écrivent, sont photographes, stylistes… Chaque mois nous vous présentons celles et ceux qui fabriquent et font aussi Marie Claire. Charles Negre

David Luraschi

Photographe

Photographe

Diplômé de l’école suisse Ecal, le Français Charles Negre commence par collaborer avec des magazines et des marques helvètes, avant d’élargir rapidement son spectre géographique et de s’installer à Paris, en 2012. S’il reconnaît volontiers « balancer son temps » entre réalisations artistiques et commerciales, Charles Negre concède que son travail s’articule principalement autour de projets éditoriaux, livres, expositions et publicités. « Avec un centre d’intérêt majeur : la nature morte au sein de l’image actuelle », ajoute-t-il. La preuve ? Trois de nos pages « Tendances », qu’il a, ce mois-ci, mises en images.

David Luraschi vit à Paris mais voyage beaucoup. Culture populaire, cinéma et folklores nourrissent son inspiration. Ce Franco-Américain utilise sa vie personnelle comme un studio : ses voyages pour capter des paysages, ses déambulations urbaines pour sonder Paris et ses habitants. Son travail est exposé aux Etats-Unis, au Canada et en Europe. Ce qui ne l’empêche pas de réaliser aussi des films. Pour Marie Claire, il a tressé notre sujet « Spécial cheveux d’été » d’après le coiffeur Frédéric Birault.

Anna Borrel

Andi Galdi Vinko

Journaliste

Photographe

Spécialisée dans le traitement d’enquêtes rigoureuses pour des magazines, parfois à tort, perçus comme « légers », Anna Borrel officie aujourd’hui principalement dans la presse féminine et masculine. Cette ancienne journaliste politique pour l’hebdomadaire Marianne et pour l’émission Ripostes a signé ce mois-ci, dans Marie Claire, une enquête édifiante sur le harcèlement que subissent les femmes journalistes de sport.

Née en Hongrie, Andi Galdi Vinko a étudié la photo à l’Université d’art appliqué Moholy-Nagy et à l’école Penninghen, à Paris. Installée à Londres, elle s’est vite investie dans le milieu de la mode, où son travail trouve un écho dans The New Yorker, Vogue Italie, Vice, Dazed & Confused, iD et Tank Magazine. Exposée un peu partout dans le monde, Andi va publier son premier ouvrage, Paradisco. Pour Marie Claire, cette orfèvre de l’image ciselée a illustré notre sujet sur le désir.

PRESSE.

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Coulisses

La face cachée

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de Marie Claire

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1. Shooting brésilien à fleur d’eau avec la lumineuse Zuzanna Bijoch : l’équipe de Marie Claire saisie par Lilya Turki, notre directrice photographie et image. 2. Départ de Rio à l’aube, également capté par Lilya. 3. Audrey Tautou. Parmi les photos prises par Maciek Pozoga, nous aimions beaucoup celle-ci, que nous tenions à vous offrir ici. 4. A Rio, Zuzanna Bijoch, comme un point de repère insolite entre béton, verre et verdure. 5. C’est le musée d’Art contemporain de Niteroi que Nicolas Ghesquière avait choisi pour le défilé croisière 2017 Louis Vuitton. Un ovni architectural pour un show saisissant. 6. Marianne Mairesse et Bianca Jagger se sont retrouvées face à face dans le train qui les acheminait au palais de Blenheim pour le défilé croisière 2017 Dior. Une longue conversation sur les rapports mère-fille… 7. Tea time somptueux après le défilé Dior signé par les discrets et talentueux Lucie Meier et Serge Ruffieux.

LILYA TURKI (X3). MACIEK POZOGA. MARIANNE MAIRESSE (X3).

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Réactions

Lettres, e-mails, tweets

Chaque mois, vous nous dites ce que vous pensez de Marie Claire. De: Michele Date: 8 mai 2016 À: cdurand@gmc.tm.fr

Objet:

Femmes en pantalon

ENB ENB@EN_Bertrand - 7 juin 2016

@Marieclaire_fr: Faut-il arrêter le sucre? Ne pas confondre le sucre et les glucides qui sont un carburant pr le cerveau!

J’aime votre enquête « La tenue qui nous rend forte » (MC n° 766, juin 2016). Ma surprise est qu’aucune de vos très belles invitées ne porte un vêtement estampillé féminin, à part Victoire de Taillac, qui a mis une jupe… tout de même assortie d’une veste masculine à rayures. Certaines insistent sur le détail trop féminin qui les aurait déstabilisées dans certaines situations (jean moulant, décolleté). Interpellée, je réalise que moi aussi je porte plutôt un pantalon pour me sentir forte ! Serait-ce l’alliance du masculin et du féminin qui nous permet d’assumer ce que nous sommes aujourd’hui ?

De: Nathalie Date: 6 juin 2016 À: cdurand@gmc.tm.fr Objet:

Evasion solidaire

De: Chloé Date: 7 juin 2016 À: cdurand@gmc.tm.fr Objet:

La réalité des princesses

Votre enquête sur le rôle des princesses (MC n° 767, juillet 2016) m’a intéressée. Ces femmes sont influentes, mais vous avez su montrer que leur quotidien n’est pas aussi rose qu’on peut l’imaginer. Suivre les protocoles, maîtriser son image, se montrer sous son meilleur jour et ne pas faire de vague. Ces princesses scrutées par les médias n’ont pas le droit au moindre faux pas. Kate et William, Albert et Charlene de Monaco… Les couples princiers font souvent fantasmer. L’envers du décor, un peu moins.

Chaque mois, vous me faites voyager, c’est avec délice que je tourne les premières pages du magazine. Dans ce dernier numéro, je découvre un très beau reportage sur les îles Marshall, un « Paradis atomique » (MC n° 767, juillet 2016) qu’on s’imagine tiré d’une carte postale. Cette immersion sur ce bout de terre est à la fois révoltante et touchante. Ces gens délogés, déplacés comme du bétail, au bon vouloir des essais militaires américains, sont d’une solidarité désarmante. Un mode de vie à mille lieues du nôtre, dont nous devrions nous inspirer un peu plus souvent.

écrivez-nous à cdurand@gmc.tm.fr ou à marie claire, 10, bd des frères-voisin, 92792 issy-les-moulineaux cedex 9, ou envoyez vos tweets @marieclaire_fr


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Idées claires

A chaque numéro, Marie Claire interroge quatre personnalités, venues d’horizons différents, sur un thème universel. Ce mois-ci :

LA JALOUSIE

Loubna Abidar

Ecrivaine

La jalousie c’est une chose que nous choisissons pour abîmer nos vies. Etre jalouse d’une amie, vouloir être comme elle, ça passe encore. Mais quand la jalousie vous pousse à faire de mauvaises choses, ça ne va plus. J’ai beaucoup souffert de cela. Je reconnais : parfois, je suis moi-même jalouse, quand je vois une famille, quand je vois un père qui traite bien sa fille… mais je ne vais pas aller leur faire du mal, jamais. Aujourd’hui je vis une chose à laquelle je n’étais pas prête à 100 % par rapport à mon niveau d’études. Je commence à peine à lire des livres en entier, des journaux, à bien écrire le français, sans fautes… alors, dernièrement, j’étais jalouse de toutes les femmes qui avaient eu la chance de finir leurs études.

Il y avait des rapports très libres entre mon mari (l’écrivain Alain Robbe-Grillet, ndlr) et moi. Il m’avait autorisée à avoir une vie libre du point de vue sexuel. Lui faisait ce qu’il voulait aussi, mais il n’a eu qu’une seule relation pendant tout notre mariage, avec l’actrice Catherine Jourdan. J’ai vécu ça sans la moindre jalousie, parce qu’Alain me racontait tout. Comme elle était extrêmement belle, j’étais plutôt fière que mon mari ait une jolie maîtresse. C’est surprenant, mais je vivais ça comme un feuilleton, avec des péripéties, parce qu’il y avait entre nous une transparence totale. J’ai eu autour de moi des femmes extrêmement jalouses qui étaient très malheureuses, elles vivaient une passion folle et ravageuse. Je me suis félicitée de ne pas être atteinte par cette passion, j’ai eu de la chance.

Actrice

Auteure de La dangereuse, éd. Stock.

Guillaume Henry

Ovidie

Créateur

C’est un sentiment extrêmement destructeur. C’est la relation de couple qui génère ça. Ce qui fait qu’on peut se retrouver à être jaloux avec une personne alors qu’on ne l’avait jamais été avec d’autres. Je ne suis pas jalouse, je suis autonome et indépendante, et j’accorde à mes partenaires ces mêmes autonomie et indépendance. Mais il m’est déjà arrivé d’être trompée, une fois, et d’avoir adopté une attitude de jalousie qui m’a fait plus de mal à moi. Cela avait ouvert une porte à tout un tas d’interrogations qui n’avaient pas lieu d’être, à une spirale de comparaison qui affecte notre ego. Cette souffrance était due à l’image que j’avais de moi-même et à la crainte de ne pas être assez bien.

C’est un mot affreux, qui me dérange. La jalousie m’évoque un mal-être violent, une ambition mal fichue, une insécurité déplacée. Ce n’est pas beaucoup s’aimer que d’être jaloux. Il m’arrive d’être touché par la jalousie, comme on peut être piqué par une épingle, mais cela ne dure que quatre secondes. Je trouve l’envie plus saine, plus fédératrice de dépassement. Il y a sûrement beaucoup de gens jaloux, mais je les contourne. Je peux toutefois avoir un peu de compassion pour la personne jalouse. Cela souligne un manque d’accomplissement affectif ou professionnel, une certaine forme de fragilité, quelque chose de très enfantin. Comme un enfant qui finit en larmes. Et si je déteste la signification de ce mot, je trouve qu’il sonne comme un nom de parfum. Directeur de création de la maison Nina Ricci.

Ecrivaine

Auteure d’Osez… être une maman sexy, éd. La Musardine. réagissez sur twitter @marieclaire_fr

STÉPHANE MANEL.

Catherine Robbe-Grillet


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Grand reportage

Chen Xin, 32 ans (à d.), en famille à Quzhou, sa ville natale. Pour ses parents, sa réussite à Pékin importe peu. Son célibat, qui risque de leur «faire perdre la face», les obsède. Contrairement, à ses sœurs qui se sont mariées et ont eu des enfants.


Chine

KLAUDIA LECH/COVERLINES.

Qui veut épouser ma fille?

Elles sont diplômées, travaillent dans les grandes villes du pays, gagnent de l’argent et font le malheur de leurs parents et peur aux hommes. La raison : avoir dépassé 25 ans sans être mariées. Mais ces jeunes femmes indépendantes, méprisées par la société, ont décidé de riposter. Par Katie Breen et Klaudia Lech. Photos Klaudia Lech.


26

Grand reportage

Chen Xin partage un grand appartement avec une amie dans le centre de Pékin, elle a un travail intéressant dans une ONG de protection de l’environnement… tout semble aller pour le mieux. « Mais j’ai 32 ans, et à cet âge il n’y a pas d’hommes disponibles pour nous, expliquet-elle. C’est éprouvant de chercher un partenaire dans une si grande ville, et il y a tant de jolies filles dans les fêtes que je fréquente. Il y a trop de concurrence. » Chen Xin nous fait le récit de ses espoirs brisés : « Une fois, j’ai avoué à un homme que je l’aimais et il a répondu qu’il m’aimait aussi. Il a voulu me présenter à sa famille, qui a refusé de me rencontrer. Ils m’ont rejetée parce que j’avais trois ans de plus que lui et que je n’étais pas originaire de Pékin. J’étais tellement déçue. Je me suis aussi rendu compte que c’était un lâche lorsqu’il a dit qu’il n’irait pas contre la volonté de sa famille. » Cherche épouse tranquille Selon Jemimah Steinfeld,

journaliste britannique sinophile (1), la Chine fait face à la plus grande fracture générationnelle au monde. Chen Xin, qui vient de Quzhou, dans la province de Zhejiang, au sud-ouest du pays, en est témoin : « Mes parents vivent dans un monde complètement différent du mien. Ils n’apprécient pas ma réussite professionnelle et la vie que je mène à Pékin. » A sa naissance, ses parents, d’anciens ouvriers aujourd’hui à la retraite, installés à Quzhou, au sud de Shanghai, ont dû payer une amende pour avoir enfreint la règle de l’enfant unique. Les deux sœurs de Chen Xin ont épousé aujourd’hui leur premier amour, ont des enfants, et attendaient d’elle qu’elle suive le même chemin. « A chaque fois que je rentre à la maison, je finis par me disputer avec ma mère à propos de ma vie sentimentale. Elle me dit qu’elle va perdre la face devant les voisins si je ne me marie pas rapidement. Pour mon père et elle, je représente une grosse déception. » En dépit de tous les changements économiques et sociaux qui ont bouleversé la société chinoise au cours de ces dernières décennies, ne pas se marier reste une terrible marque d’irrespect envers ses parents. Une main sur son clavier d’ordinateur, l’autre sur son smartphone, entourée de post-it et de livres aux titres évocateurs tel que Vivre avec le zen, Vivi, consultante en design, travaille dans son appartement, petit mais plaisant, à Shanghai. Elle a fêté

ses 37 ans au printemps, mais si son agenda déborde de rendez-vous professionnels et de rencontres festives, aucun évènement familial n’y est inscrit. Ce soir, elle se rendra à un cours de yoga ou visitera une exposition puis dînera avec ses amies. Elle n’a plus d’emprunt à rembourser, elle se sent libre de vivre comme elle l’entend. Comme beaucoup de Chinoises, l’an dernier elle a quitté son emploi pour fonder sa propre agence de consulting. « Nous sommes éduquées, indépendantes et courageuses, dit-elle. Cependant, beaucoup d’hommes ne peuvent pas répondre à nos attentes et à nos besoins. Ce n’est pas ma réussite qui leur fait peur, ils redoutent ma force intérieure. Les hommes ne veulent pas d’une épouse qui serait plus intelligente qu’eux. » Résultat : Xin et Vivi sont considérées comme des marginales, des « sheng nu » : les femmes qui restent, celles dont personne ne veut. Selon la sociologue Leta Hong Fincher (2), ce terme a été adopté pour la première fois en 2007 par la Fédération nationale des femmes de Chine, un organisme d’Etat. Depuis, Candidates au mariage cette appellation est entrée du très regardé show télévisé Une parmi cent. dans le lexique national, et les médias officiels n’ont cessé de diffuser des articles à propos de ces « délaissées », stigmatisant ainsi les femmes urbaines actives et célibataires. Vivi ose une comparaison peu flatteuse : « C’est comme si on était de la vieille nourriture laissée dans un réfrigérateur et dont plus personne ne veut. » Combien sont-elles ? Impossible d’estimer le nombre de sheng nu vivant aujourd’hui en Chine. On nage en plein paradoxe : une étude réalisée en 2015 par les autorités de santé révèle qu’il y a →


“Ils redoutent ma force intérieure. Les hommes ne veulent pas d’une épouse qui serait plus intelligente qu’eux.” vivi, 37 ans, consultante en design


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Grand reportage

davantage d’hommes que de femmes en Chine, soit une différence de 34 millions. Une multitude de jeunes hommes ne trouveront donc jamais d’épouse. Mais alors que les célibataires se lancent à la recherche de filles à marier dans les campagnes et les petites villes de province, dans les grandes agglomérations, les femmes se battent pour capter leur attention. Elles ont un bon statut social, mais leur réussite et leur âge sont rédhibitoires aux yeux des hommes d’un niveau équivalent : la tradition exige encore que, dans le couple, l’homme soit plus vieux ou plus aisé financièrement que la femme. « Un Chinois recherche une épouse tranquille à ses côtés, qui rit gentiment quand il dit quelque chose de drôle », se désole Vivi. Pas étonnant, donc, que les jeunes femmes en début de carrière, peu sûres d’elles-mêmes, soient les plus recherchées. Les mères, les voisins et les proches sont également responsables de cette obsession du Shanghai, centre financier de la Chine, est une des villes les plus modernes du monde. Pourtant, les valeurs traditionnelles prédominent, et les parents contrôlent la vie sentimentale de leurs enfants, même quand ils ont dépassé 30 ans.

mariage avant l’âge de 25 ans. D’où l’expression « gâteau de Noël » : délicieux jusqu’au 25 décembre, mais bon à jeter après cette date. Des parents recruteurs

Ouvrages consacrés au développement personnel, speed dating, émissions de rencontres à la télévision, un vaste marché se déploie pour venir à la rescousse des célibataires. Le speed dating explose. A l’intérieur d’un gratte-ciel de Shanghai, à l’occasion d’une soirée organisée par une société spécialisée, plus de cent solitaires emplis d’espoir se sont rassemblés autour de tables rondes. Assises à l’une d’elles, trois filles excitées font face à trois chaises vides qui seront bientôt occupées par trois hommes. Ils disposeront de huit minutes chacun. Quand ils arrivent à la table, ils présentent une carte sur laquelle sont inscrits leurs âge et profession, le montant de leurs revenus et trois mots qu’ils ont écrits à propos d’eux. Le premier round est annoncé par un mégaphone. Toutes les filles se tournent en même temps pour lire les cartes. Dans la pièce, l’atmosphère est très sérieuse. L’un commence à parler, les autres échangent des numéros de télé-


phone. Si personne n’est intéressé, de longues minutes de silence vont suivre avant que le prochain round démarre. Trois autres hommes, avec de nouvelles cartes, viendront s’asseoir à leur tour. Une journée, le 11 novembre, est même consacrée aux célibataires, avec des évènements organisés dans tout le pays. Des centaines de milliers de personnes y participent, souvent accompagnées de leurs parents anxieux, qui ne se gênent pas pour interférer. « Cette génération de célibataires est le produit de la politique de l’enfant unique établie en 1979, précise Jemimah Steinfeld. N’ayant pas de frères ou de sœurs, on estime qu’ils rencontrent des difficultés pour créer de nouvelles relations, et leurs familles trouvent alors normal de s’impliquer. » Qu’il pleuve, neige ou vente, tous les week-ends, une foule de parents se retrouvent au parc du Peuple, au cœur de Shanghai, pour le « marché du mariage », à la recherche d’un conjoint pour leur fille ou leur fils. A Shanghai, on voit souvent des célibataires attendre un taxi, comme ici sur le parvis d’un centre commercial pour CSP+. Impensable pour les femmes mariées car, en Chine, les hommes sont censés, avoir une voiture et un logement avant de proposer le mariage.

“C’est l’Etat qui fait pression sur les Chinois pour qu’ils se marient.” leta hong fincher, sociologue

Dans les allées aux murs recouverts de petites annonces matrimoniales, ils discutent bruyamment de l’avenir de leurs enfants. La plupart le font à leur insu, les jeunes Chinois auraient trop honte d’afficher une petite annonce dans ce parc. Leta Hong Fincher reconnaît qu’être une femme célibataire est un problème universel, mais en Chine « la date de péremption est fixée à 25 ans, bien plus tôt qu’ailleurs. Et ce qui distingue réellement ce pays, c’est la propagande de l’Etat, qui essaie de faire pression sur les actifs urbains afin qu’ils se marient. Avec comme ultime objectif de faire des bébés “de qualité”. » Son livre mais aussi et surtout la →


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Grand reportage

campagne Change destiny, lancée en avril dernier par la marque japonaise de cosmétiques SK-II, ont déclenché un vif débat sur les réseaux sociaux chinois. Dans le spot publicitaire très émouvant, intitulé Marriage market takeover, des femmes racontent leur histoire. L’une d’elles exprime son chagrin face à ses parents qui ne manifestent aucun signe d’empathie et déclarent sans ménagement : « Elle n’est pas vraiment jolie, c’est pour ça que c’est une sheng nu. » On voit ensuite ces jeunes femmes se rendre à un marché du mariage, non pour y trouver un mari mais délivrer un message d’auto-affirmation et d’indépendance vis-à-vis de leur famille. Avec, à la clé, un dénouement heureux : certains parents acceptent le vœu de leur fille de ne pas se marier si cela correspond à leur choix. Une mère déclare même : « Les sheng nu sont exceptionnelles. » Les médias chinois n’ont pas vraiment apprécié cette campagne « sensationnaliste ». Celle-ci a pourtant été téléchargée quelque vingt millions de fois au cours des deux semaines après son lancement. Faut-il y voir le signe que les attitudes changent ? « Ces dernières années, il y a eu de nombreux débats, en Chine, à propos des droits et du corps des femmes, répond la sociologue, mais je ne peux pas dire que leur situation s’améliore. » La fin de la politique de l’enfant unique, annoncée officiellement en octobre der3 nier, joue-t-elle en leur faveur ? « Non, cela n’empêchera pas la détermination du gouvernement à pousser les femmes actives à se marier et à procréer. En réalité, elles pourraient même subir une nouvelle pression, celle d’avoir deux enfants. » Chi Dan Zhu, 37 ans, célèbre animatrice d’émission de télévision pour une chaîne appartenant au groupe chinois SMG, est connue sous le nom de Dan Dan. Ce soir-là, elle quitte tard le studio d’enregis1. Auteure de The little emperors and material girls, éd. I.B. Tauris (en anglais). 2.  Auteure de Leftover women, the resurgence of gender inequality in China, éd. Zed Books (en anglais).

trement. Au volant de sa Porsche, elle voit défiler des panneaux publicitaires pour des agences de rencontres et des créateurs de robes de mariée. Après avoir tenté, en vain, de trouver un partenaire convenable, elle est désormais en paix avec ellemême : « Je suis financièrement indépendante, je gagne assez d’argent pour m’occuper de mes parents et assurer leurs vieux jours – ce qui relève, d’habitude, de la responsabilité du fils. Je suis sereine. Et si nous pouvons nous cultiver afin de devenir des femmes formidables, pourquoi devrions-nous être avec un homme qui réussit moins bien que nous ? Ou qui ne 1. Les week-ends, des nous convient pas ? » centaines de parents vont au parc Zhu Chi aime dé- du Peuple, à Shanghai, tourner le mot pour le «marché sheng nu : « Cela du mariage». 2. Bonny Chi pendant peut aussi sonner un soin visage. comme le terme Un «luxe» que cette chinois qui signifie célibataire peut s’offrir seule. 3 et 4. A Pékin, femme victorieuse. Chen Xin va en club C’est ce que je suis, avec ses amies. une femme victo- Mais à chaque visite rieuse », conclut-elle chez ses parents, à Quzhou, sa mère lui en riant. — k.b et reproche le vide de sa vie sentimentale. k.l. 1


“La fin de l’enfant unique pourrait faire subir une nouvelle pression aux femmes : avoir deux enfants.”

leta hong fincher, sociologue

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DOUGIE WALLACE/INSTITUTE.

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N EWS

Pages dirigées par Catherine Durand, avec Estelle Bertrand et Corine Goldberger.

Pour leur shopping de luxe, les fortunes des pays du Golfe ont élu les quartiers de Chelsea (ci-contre) et de Harrods (page suivante).

Londres, propriété privée des milliardaires Par Catherine Durand

Un magnat de la vodka kirghize, l’ex-dirigeant d’une banque nigériane défunte, un milliardaire russe… Cent trente propriétaires de The Tower – le plus haut gratte-ciel du Royaume-Uni, avec ses cinquante étages, érigé dans le quartier de Vauxhall – sont étrangers. Pour le nouveau maire de Londres, le travailliste Sadiq Khan, cette tour est un symbole, celui de la spéculation immobilière, qui pénalise ses concitoyens et transforme le paysage urbain. « Le problème est d’utiliser nos maisons comme des →


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lingots d’or, à des fins d’investissement », déplore-t-il. Dans Knightsbridge, quartier du magasin Harrods, dont le propriétaire est qatari, les ultra-riches de la pétrochimie paradent en Bugatti, Lamborghini ou Ferrari, pendant que leurs épouses liftées, prises d’une fièvre acheteuse, dévalisent les boutiques de luxe. A Kensington et Chelsea, nouvelles enclaves de l’opulence rebaptisées « Little Doha » ou « Qatarapolis », ils n’occupent que quelques semaines par an leurs demeures victoriennes, la plupart transformées en « maisons iceberg » : ne pouvant surélever leurs propriétés classées, ces multimillionnaires procèdent à des excavations afin d’ajouter bowling, jacuzzi et salle de cinéma en sous-sol. Selon le dernier classement annuel de The Sunday Times – la « rich list » – la capitale britannique est la ville qui accueille le plus de milliardaires au monde. Ici, le bling-bling est devenu un art de vivre pour eux. Et la vieille aristocratie anglaise, une espèce en voie de disparition. « Il y a soixante ans, l’aristocratie et la grande bourgeoisie industrielle

se voulaient discrètes, explique la politologue Janine MossuzLavau, directrice de recherche au CNRS. Aujourd’hui, tout se montre et doit être montré. Les très riches adorent s’exhiber dans les soirées, les magazines people, sur Instagram, cela fait partie du cinéma médiatique. » Le photographe écossais Dougie Wallace (auteur de ce reportage photo) s’est fait le paparazzi de cette nouvelle élite influente. « C’est comme un safari, j’explore ce monde parallèle où vit 1 % de la population, afin d’illustrer les conséquences de ce déferlement de richesses. Londres n’est pour eux qu’un énorme coffre-fort, 40 % de leurs propriétés sont vides, ils font exploser les prix de l’immobilier sans contribuer à l’économie locale. C’est une insulte aux centaines de milliers de Londoniens mal logés ou en attente de logement social. » Sadiq Khan, fils d’un chauffeur de bus, qui a grandi dans un immeuble HLM du quartier populaire de Tooting, pourra-t-il changer la donne, dans sa capitale devenue le refuge des milliardaires ? C’est une des promesses qui l’a fait élire et, assure-t-il, la priorité de son mandat.

Londres bling 77C’est le nombre de milliardaires, contre 61 à New York.

1 sur 35C’est la proportion de Londoniens qui possèdent plus de 885000 €.

450C’est le nombre de permis pour transformer les sous-sols en dépendances de luxe.

15Quinze fois plus cher qu’à Paris, le prix de l’immobilier explose.

36342C’est le nombre de propriétés possédées par des sociétés enregistrées dans les paradis fiscaux.

65C’est, en millions d’euros, le prix de l’appartement le plus cher de The Tower. réagissez sur twitter @marieclaire_fr

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C’est, en milliards de dollars, la somme dépensée chaque année pour payer des chauffeurs privés, afin que les Saoudiennes, interdites de conduite, puissent se déplacer. (Source: journal Alriyadh.)

“SALOPE”

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Selon l’Institut national d’études démographiques, qui a passé au crible plus de 1 600 injures sexistes adressées par des inconnus (à 75  % masculins) aux femmes âgées de 15 à 75 ans, c’est l’insulte la plus proférée (25  % des cas), devant « pute », « connasse » et « vieille ».

Le doigt de l’honneur Un tatouage, cela s’efface ; un doigt coupé, c’est plus compliqué. C’est à son auriculaire manquant qu’au Japon on reconnaît un yakuza, un des 53 000 membres de la mafia nippone. Des gangsters qui, parfois, désirent retrouver le droit chemin. La prothésiste Yukako Fukushima, récemment récompensée par le gouvernement, leur sculpte de parfaits doigts en silicone –  mille teintes de peau possibles  –, afin qu’ils puissent, moyennant 1 900 €, se fondre dans la foule des honnêtes gens. Mais à une condition : être recommandés par la police d’Osaka, à la tête d’un programme de réhabilitation des yakuzas. réagissez sur twitter @marieclaire_fr

“Nous restons tout de même les mieux placées pour dire ce que nous sommes. Alors, s’il vous plaît, messieurs, faites-nous de la place à Hollywood et ailleurs.” Susan Sarandon, qui a reçu, avec Geena Davies, le prix Women in Motion, décerné par Kering, au Festival de Cannes. (Source: marieclaire.fr.)


La nouvelle polémique digitale Periscope, l’appli de vidéo streaming, ne cesse de faire parler d’elle. Pas toujours en bien. Mais quelles images peut-on y voir exactement ? Des vidéos en direct Il y a tout et n’importe quoi :

des manifestants qui jouent aux journalistes face aux CRS ou aux casseurs ; des provocateurs qui lancent des paris – « A 100 (personnes qui me suivent), j’insulte le prof » (le smartphone caché dans leur trousse) ; des musiciens qui improvisent un rap, des footballeurs qui règlent leurs comptes, une jeune femme qui se suicide… Et les internautes, eux, commentent en direct.

Des désœuvrés des deux sexes en mal de reconnaissance se montrent dans une chambre, un hôtel, une salle de classe… Et échangent des platitudes et/ou des insanités avec une meute d’internautes souvent moqueurs et grossiers. C’est comme Secret story, mais sans grosse production. Les vidéos choquantes se multiplient : de très jeunes couples s’exhibent, font monter les enchères – « A 100, je prends Cassandra sur la banquette arrière. » Dans l’Ohio, aux Etats-Unis, Marina Lonina, 18 ans, risque quarante années de prison pour avoir filmé et diffusé en direct le viol d’une copine mineure. La mise en scène de la banalité

« C’est possible tant qu’il n’y aura pas un vrai travail de modération, prévient Michael Stora*. Mais avec plus de dix millions d’utilisateurs dans le monde, comment gérer le flux de vidéos live qui déferlent ? Toutes les dérives sont possibles, d’autant que les scoops sont ensuite repris par les chaînes d’information en continu. Dommage. Car c’est une invention géniale pour filmer une conférence, par exemple. » YOSHIKAZU TSUNO/AFP. VITTORIO ZUNINO CELOTTO/GETTY. PRESSE (X2). THOMAS MUKOYA/REUTERS.

Bientôt des crimes en direct?

(*) Psychologue et psychanalyste, cofondateur de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines.

Fatma Samoura

L’incorruptible du foot Qui est-elle? A 54 ans, cette Sénégalaise

est la première femme secrétaire générale de la Fédération internationale de football (Fifa). Que fait-elle? Nommée, en mai dernier, par le président de la Fifa, Gianni Infantino, qui a insisté sur son intégrité, elle a qualifié la fédération de « Nations unies du football ». Ce qui tombe bien, puisqu’elle a été diplomate à l’Onu pendant vingt et un ans. Forte de cette expérience, Fatma Samoura compte « aider le football à retrouver son image, écornée par les scandales ».

Le picto d’un autre genre Aux Etats-Unis, Bruce Springsteen, Pearl Jam, Ringo Starr et Cyndi Lauper ont annulé leurs spectacles en Caroline du Nord, où la loi dite « HB2 » impose l’utilisation des toilettes publiques correspondant à l’identité sexuelle de naissance. L’administration Obama a, quant à elle, exhorté les écoles à laisser les élèves transgenres utiliser celles de leur choix. Même revendication au Royaume-Uni, où les syndicats d’étudiants des universités de Cardiff, Southampton et Birmingham militent afin qu’ils ne soient plus discriminés. Les transgenres, eux et elles, ont déjà imaginé leur pictogramme.


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News

Ecrire en prison La Fondation M6 et l’Education nationale ont lancé « Au-delà des lignes », leur premier Extrait du recueil de textes écrits par les détenus. concours d’écriture pour les détenu(e)s. L’objectif : je me suis dit que ça valait la peine d’en créer un en 35 % des personnes y sont en grande diffifavoriser la réinsertion. Par Elsa Guiol prison. culté de lecture, et 11 % en situation d’illettrisme. La Ce jour-là, elles sont douze, installées autour d’une table, avec vue sur une cour de béton de la prison de Sequedin, dans le Nord. Douze femmes qui, plusieurs fois par semaine, suivent des cours de français. Il y a quelques mois, certaines savaient à peine lire et écrire. Tour à tour, elles racontent leur histoire avec la pudeur de ceux qui ont tout perdu. Visages blessés, mains crispées. Elles parlent d’écriture, de la difficulté à jeter des mots sur un bout de papier, mais aussi de ce soulagement quand elles y parviennent enfin. Comme elles, cent trente détenus (hommes, femmes, mineurs) ont choisi de participer au premier concours d’écriture « Au-delà des lignes », lancé par la Fondation M6 et l’Education nationale, avec la Direction interrégionale des services pénitentiaires de Lille. L’objectif : favoriser la réinsertion en luttant contre l’illettrisme et la récidive. Le thème : les souvenirs de jeunesse. Pendant plusieurs mois, ils ont travaillé avec des enseignants et ont livré des textes souvent poignants, parfois drôles ou étonnamment légers. Chacun des lauréats*, désignés par un jury composé, entre autres, d’écrivains, de cinéastes ou de journalistes (dont Marie Claire fait partie), sera récompensé d’un accompagnement pour prolonger son apprentissage de la langue française à sa libération. A l’origine de cette aventure, une « instit », comme elle aime se définir : Stéphanie Bonvoisin, qui organise aussi des ateliers d’écriture à la prison d’Arras et nous raconte le concours.

Fondation M6 nous a apporté son soutien, et finalement douze prisons ont accepté de participer au projet. Et ce sont mes élèves qui ont pensé le projet au départ, et qui en ont établi le règlement.

Marie Claire: Comment est né ce projet? Stéphanie Bonvoisin: Un de mes élèves avait gagné

Un artiste va travailler à partir de ces productions, et son travail sera exposé à Lille, au printemps 2017.

En effet, il y a parmi les textes une grande majorité qui évoque des souvenirs amusants.

Il ne s’agissait pas de rajouter de souvenirs noirs à la situation carcérale. L’atelier d’écriture est un moyen de s’évader. C’est aussi un moment de stimulation des neurones, vraiment très en repos en prison. Comment aide-t-on des élèves qui savent à peine lire et écrire à produire un texte?

Ils ont des cours d’orthographe et de grammaire. Et je dis toujours à mes élèves : « Ce n’est pas grave si vous ne savez ni lire ni écrire. On va tout de même réussir. » J’écoute ce qu’ils me disent et j’écris pour eux. Je suis leur main. Mais en maison d’arrêt, nos élèves ne restent que quelques mois, on ne peut pas leur apprendre à lire complètement. Mais on leur fournit des outils pour se débrouiller. Et maintenant, que vont devenir ces textes?

(*) Au moment où nous imprimons, la remise des prix, prévue le 30 juin, n’a pas encore eu lieu.

FONDATION M6-ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE/PRESSE.

un prix lors d’un concours d’écriture proposé à un public en situation d’illettrisme, et en voyant sa fierté

Le thème aussi?

C’est l’écrivaine Zoé Valdés, venue un jour à la prison, qui nous a conseillé « les souvenirs d’enfance ». Même si cela soulevait des souvenirs douloureux, les élèves étaient d’accord. Mais je ne voulais pas être dans l’impudeur. Du coup, on a élargi aux souvenirs de jeunesse, qui peuvent aussi évoquer le premier amour, la première sortie…


News

Marie Claire international Le monde

vu au travers de quatre de nos trente-quatre éditions. Par Corine Goldberger

Afrique du Sud

Suivre les nouvelles voix

Diane Coetzer (la Philippe Manœuvre sudafricaine) présente sa sélection de chanteuses qui réinventent le rap, le R’nB et l’électro pop à Johannesburg. En tête, Elo, voix éthérée à la Björk, abonnée au rose pas mièvre dans son look et ses clips. Et aussi Nomuzi « Moozlie » Mabena, surnommée la Skhanda Queen (reine gangsta), présentatrice de télé et rappeuse. Ou encore Fifi Cooper (album : 20Fifi). Des voix à découvrir en streaming sur les plateformes de musique.

PRESSE.

Etats-Unis L’élue de Trump

Ancienne mannequin, la brune Hope Hicks est, à 27 ans, la porte-parole de Donald Trump, dernier prétendant à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle américaine. Unique femme du premier cercle de son équipe de campagne, Hope (« Espoir », en anglais) accompagne le probable concurrent de Hillary Clinton dans tous ses déplacements. Elle rédige ses tweets et raconte, dans Marie Claire, ses journées interminables avec les autres communicants de la « team ».

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Espagne Manteau jet-set

Andrea Pascual (épouse du fils de Pilar de Bourbon, la sœur aînée de l’ex-roi Juan Carlos) pose en total look Dior. Un univers qu’elle connaît bien : cette titulaire d’un master de mode est directrice de la communication de la styliste espagnole Isabel Nunez et a également travaillé pour l’agence Elite et Pepe Jeans. Dans les élégants manteaux de la collection pre-fall automne-hiver 2016-17, la jetsetteuse de 36 ans cache une grossesse qui fait les choux gras de la presse people : la fiancée avait démenti être enceinte avant son mariage précipité, en février dernier, après six années de vie commune. Grande-Bretagne Graffeuses in situ

C’est à Londres que Marie Claire UK a rencontré les grandes figures féminines du street art, de plus en plus nombreuses dans la capitale britannique. Comme Uncandy ou Artista (qui a exposé à la Tate Modern), ou encore Zabou, 25 ans, expatriée française qui peint des surfaces vierges avec l’accord de leurs propriétaires (« 50 % disent oui »). Joy, elle, remarque que les graffeurs soutiennent les femmes… tant qu’elles ne leur font pas d’ombre dans les compétitions d’art urbain. On peut retrouver ces virtuoses de l’aérosol et du pochoir sur Instagram et au Femme Fierce, concours local de street art au féminin.

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Jaune banane Par Anne-Sophie Thomas

Des robes nouées, zippées, à volants, à décolleté Shanghai, à bretelles de salopette, en guipure… Sous leurs formes et matières diverses, leur dénominateur commun est le jaune. Une nuance souvent délaissée, avec ses références par trop associées à des valeurs dépréciatives. Cependant, ces silhouettes pointent et s’élancent comme des tournesols à l’aune du soleil, imprimant la rétine de leur confortable originalité.

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TENDANCES

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4 Défilé Altuzarra printemps-été 2016

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DOSSIER ROUGE Quelle que soit leur matière – cuir, croco ou velours –, les accessoires séduisent en écarlate qui coule tel un sang neuf pre-fall pour faire vibrer les silhouettes que l’on adopte cet été, et qui nous suivront à l’automne.

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Défilé Chloé printemps-été 2016

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BRODÉ DE BLANC Shopping

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L’imprimé félin perd tout côté fellinien avec ces sages interprétations graphiques, du sac seau à la gibecière en passant par les ballerines. Subtile touche pour léger coup de griffe, le charme des grands fauves. Ballerines en veau J.Crew, 372 €. Sac Eliot en poney imprimé Jérôme Dreyfuss, 765 €. Sac seau en synthétique imprimé Stella McCartney, 1115 €.

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Tendances Le retour

Lunettes blanches

Défilé Saint Laurent printemps-été 2016

Michel Polnareff et son emblématique monture 70’s.

Après neuf années de silence radio, Michel Polnareff signe depuis ce printemps son grand retour sur scène. Un come-back patiemment espéré par des fans en manque de Marylou, et finalement anticipé par les créateurs qui se sont eux aussi approprié un bout de l’Amiral en réinterprétant pour l’été ses légendaires lunettes de soleil immaculées. Si les puristes du style Polna adopteront la version originale aux verres sombres et rectangulaires sertis d’une large monture en acétate blanc, les néophytes opteront pour une version 2016 adoucie par une ligne en courbes, twistée d’un effet circonflexe sur le haut ou Par Clémence Pouget parée de motifs sur les branches.

En aluminium Prada Eyewear, 269 €.

Cheeky, en acétate et métal Thierry Lasry, 375 €.

En acétate Kenzo Eyewear, 189 €.

En acétate Traction Productions, 220 €. Mustang, en acétate Acne Studios, 260 €. En acétate Céline, 290 €.

En acétate Marni, 280 €.

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LA TENTATION DU MOIS

Avec sa bandoulière amovible et sa boucle de ceinture inspirée de ses iconiques trenchs – éventuellement personnalisée des initiales dorées de l’acquéreur  –, la collection de sacs A Patchwork Burberry signe l’identité de la marque. Dans toute son originalité et son individualité, car les peausseries des pochettes se déclinent dans une large gamme de couleurs et matières. Sacs A Patchwork en serpent d’eau et velours, en serpent d’eau et sequins ou en serpent d’eau et poulain Burberry, 1895 € chacun.

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Tendances

Portrait

Charlotte Olympia

Histoire de tester son talent sans talons, la créatrice de chaussures collabore avec la marque brésilienne Havaïanas pour une collection de tongs. Par Louis Bompard

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1. La créatrice, adepte du look 50. 2. Sa boutique boudoir de Brompton Cross, à Londres. 3. Un de ses trois modèles de tongs pour Havaïanas, rose tendre et ornées de crabes dorés. 4 et 5. Le glamour décliné jusqu’à ses pochettes d’iPhone Pouty, bouche lipstick et cuir doré.

Lorsque des gènes anglais se mêlent à d’autres brésiliens, cela ne peut faire naître qu’une personnalité à part, pleine de paradoxes mais terriblement attachante. Charlotte Olympia Dellal confirme cette logique. Après une jeunesse dorée passée à travers le globe (notamment avec son frère Alex, curateur dans le vent, et sa sœur Alice, éternelle it-girl), la jeune femme, âgée aujourd’hui de 36 ans, décide de ne pas embarquer dans cette vie de bohème de luxe qui lui est promise. En 2008, elle décide de fonder à Londres sa maison de chaussures Charlotte Olympia. Le mantra qui confère à ses créations un succès mondial est double : si un soulier doit impérativement avoir comme premier dessein de rendre le pied plus beau que nu, il doit être aussi plaisant porté que posé sur une table. Ses créations, colorées et signées d’une toile d’araignée dorée, s’approprient un glamour des années 40 et 50 dont la créatrice elle-même est empreinte. Le brushing platine impeccable et la taille marquée, elle estime que chaque femme devrait avoir dans son placard une paire de chaussures rouges. Semblant venir d’une autre époque, Charlotte Olympia Dellal est pourtant bien ancrée dans la réalité d’aujourd’hui. « J’aurais pu continuer à changer de maisons continuellement comme je l’ai fait pendant ma jeunesse, mais j’ai aujourd’hui des enfants et une soixantaine de salariés. Et pour eux, je me dois d’être présente. » Côté business, la jeune femme a également bien compris les recettes du succès, enchaînant les collaborations malines, comme dernièrement avec Havaïanas, pour qui elle a imaginé trois paires de tongs. « Je me sens Brésilienne à Londres et Anglaise au Brésil. Cette collaboration était donc l’occasion parfaite de mixer mes deux origines », explique la créatrice. Et puisqu’il est forcément question de vacances lorsqu’on évoque la marque carioca, la jeune femme confie sa prochaine destination : ce sera Formentera. Là-bas, elle n’a pas besoin de mettre de chaussures.

d’autres portraits de créateurs sur www.marieclaire.fr/createurs

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Tendances Le top de la couverture

Zuzanna Bijoch

Cette jeune Polonaise cool et smart ravit depuis neuf ans photographes et créateurs de mode. De la plage à la jungle, elle nous a suivis à Rio. Par Katia Pecnik

Zuzanna Bijoch sur son compte Instagram aux 234653 followers.

Mannequin de 22 ans, Zuzanna ne passe pas beaucoup de temps à New York, sa ville d’adoption. « Mon appart est assez minimal, avec juste quelques affiches aux murs : une de Matisse, une autre du film Blow Up, explique-t-elle. J’ai beaucoup de livres, et des plantes qui doivent être mortes avec le temps que j’ai récemment passé en Europe. » Cette brune aux yeux ciel barrés d’épais sourcils remporte le concours D’vision & Bravo Girl à l’âge de 13 ans, alors qu’elle vit à Katowice, en Pologne. Elle signe dans la foulée avec l’agence Next Models. « Jusqu’alors, je passais mes vacances dans la campagne polonaise à jouer avec lapins, chats, chiens et porcelets ! Et soudain je me suis retrouvée à me promener dans des endroits exotiques ou excitants, comme le Japon ou l’Afrique. En ce sens, mon adolescence fut géniale et un peu folle. » A 17 ans, elle tourbillonne dans les fashion weeks, défilant pour Salvatore Ferragamo, Céline,

Fendi, Gucci, posant pour Steven Meisel, devenant égérie pour Prada, Valentino, Alexander McQueen, Louis Vuitton… Zuzanna en a tiré une certitude : « Grandir dans l’industrie de la mode m’a permis de rencontrer les esprits les plus créatifs et révolutionnaires du monde. » Mais cette crack en mathématiques a une autre ambition : se tourner plus tard vers les métiers de la finance et lier les deux pôles qui la motivent : « L’été dernier, j’ai fait un apprentissage au département financier de Tom Ford. Cette saison-là, j’étais l’une des égéries de ses parfums et cosmétiques. Il y avait ma photo partout dans le bureau . Le travail, très intéressant, m’a permis de me familiariser avec la partie business du métier. » Mais ce n’est pas tout. Zuzanna va publier en décembre un livre sur sa jeunesse dans la mode. « Les Polonais travaillent dur ! » remarque-t-elle avec humour.

d’autres mannequins sur www.marieclaire.fr/portraitsdetop

INSTAGRAM ZUZANNA BIJOCH.

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9 GETTY IMAGES. PRESSE (X18).

PÊLE 1

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1. Swimming cool Pour plonger dans les fêtes de la

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Villa Dorane, au cap d’Antibes, où Jean (ou plutôt Johnny) Pigozzi, homme d’affaires-photographe, accueille stars et tops depuis les années 70. Pool Party de Johnny Pigozzi, éd. Rizzoli, 39 € chez Colette. 2. Vinyle idylle Wanda Nylon invitée de marque de

La Redoute Madame. La matière fétiche de Johanna Senyk, sa créatrice, va essaimer, du total look au trench qui se pare de surlignures graphiques. 190 €, www.laredoute.fr. 3. L’art de l’or Une collection en or 22 carats, brillant

MÊLE

hommage à Sonia Delaunay, dont l’abstraction s’exprimait sur de multiples supports. Collection Sonia D. par Marie-Hélène de Taillac, prix sur demande. 5

4. Eclairs floridiens Avec ses Miam’Vice aux saveurs

exotiques, le chef pâtissier Patrick Pailler revisite la piñacolada en un éclair. Avec ou sans alcool. Eclairs Piña Colada et Virgin Piña Colada de Fauchon, 7 €.

5. Feu de joie Plus cool qu’un briquet plastique, ces

allumettes sont l’accessoire idéal des barbecues d’été. 7,90 € sur www.fleux.com. 6. Baume brésilien Cette crème pour les mains est

l’un des fleurons de la plus ancienne pharmacie du Brésil, créée en 1870. Crème pour les mains Pink de Granado, 14 € au Bon Marché.

7. Le déjeuner superbe Pour Fauré Le Page, arque-

busier et maroquinier depuis 1717, c’est l’heure du pique-nique. De quoi conserver élégamment boissons et mets. Glacière, 720 €. 21, rue Cambon, Paris 1er.

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8. Sillage précieux Animée de reflets d’or, cette huile

fait office de parfum, entre ylang-ylang, benjoin et coco. Huile Scintillante pour le Corps Soleil Blanc de Tom Ford, 95 €.

9. Renouer avec les sandales Le légendaire éditeur

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d design Kartell collabore avec N° 21, la griffe d’Alesde ssandro Dell’Acqua (Rochas). Leur incroyable sandale montre que tous deux ont plus d’une corde à leur m arc. Sandales Knot en technopolymère thermoplasa ttique, en cinq couleurs, 190 €.

110. Bûche d’été Le Finger Ice des chefs glaciers Dal-

l loyau est un bâtonnet glacé qui rafraîchit délicieussement l’été. Saveur cacahuète-vanille, chocolat blanc-fraise-coco ou chocolat noir, 6 € pièce. b 111. Sacs du rétro-futur « Low-fi, sci-fi with a hi-fi finish »,

c c’est John Galliano qui l’a dit. Enfin, les sacs Maison Margiela sont là, respectant l’anonymat et surprenant M lleur ligne sage de détails futuristes. En trois formats et de multiples matières. www.maisonmargiela.com. e Par Anne-Laure Griveau, avec Nolwenn du Laz et Yves Mirande.


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MACIEK POZOGA. © FLC/ADAGP, PARIS 2016 ET © ADAGP, PARIS 2016.

RENCONTRES

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Fondation suisse (Le Corbusier-Jeanneret, œuvres de collaboration), fauteuil LC1 (Le CorbusierPerriand-Jeanneret, œuvres de collaboration). Pull (Newlily), pantalon (Céline) et bottes perso.

Audrey Tautou“Le doute et moi, on s’entend bien. Pas dans mes choix de rôles, qui se font de manière très instinctive, mais par rapport à mon itinéraire personnel. J’ai un cerveau qui tourne trop. Un peu trop.” →


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Interview

Fondation suisse (Le Corbusier, mural intérieur). T-shirt (Majectic Filatures) et pantalon (Céline). Assistante stylisme Julie Cristobal. Coiffure John Nollet pour la Suite 101, Park Hyatt Hotel, Paris Vendôme, assisté d’Alexandre Charles-Gillot. Mise en beauté Régine Bedot/Marie France Thavonekham avec La RochePosay: le soin de jour Tolériane Ultra Fluide, Tolériane Fond de Teint Mousse Matifiante 02, Tolériane Teint Blush Rose Doré, Respectissime Mascara Volume Noir, Respectissime Ombre Douce Smoky Prune et Rouge à Lèvres Novalip Duo Rose Pêche.


Sous les paupières d’Audrey Tautou

Etrange dans sa façon d’appréhender une brillante carrière, entre coups de projecteur soudains et longs silences énigmatiques, la comédienne agite bien des questions. Eternité, son nouveau film, sera le prétexte de l’entendre mettre son cœur à nu avec délicatesse et de faire des aveux au sourire d’oiseau solaire.

© FLC/ADAGP, PARIS 2016 ET © ADAGP, PARIS 2016.

Par Fabrice Gaignault. Photos Maciek Pozoga. Réalisation Sébastien Cambos.

« Bonjour monsieur Gaignault, c’est mademoiselle Tautou. » Ainsi débute, de cette façon délicieusement obsolète, ma rencontre téléphonique avec la comédienne, invisible pour cause de deuil. Paulette, sa bien-aimée grand-mère maternelle, s’est éteinte la veille de la prise de vues, et bien qu’elle ait tenu à assurer le shooting, l’héroïne d’Eternité* a préféré répondre à nos questions quelques jours plus tard. Lorsque la vie, envers et contre tout, a repris le dessus, malgré le chagrin, à fleur de peau chez cette adepte des fines attaches familiales. Audrey Tautou a trouvé, dans ce beau film sensible et terrible sur un siècle de lignées de femmes parfois durement meurtries, un écho particulier à sa propre histoire, où la féminité se transmet avec ses secrets, ses douleurs, ses peines, ses plaisirs. Et malgré tout ses joies remuant toute vie ou presque. A la façon du petit rire d’oiseau aigu et mélodieux de la comédienne, ponctuant ça et là ses confidences à la sincérité émouvante.

Marie Claire: Avez-vous, pour bâtir le personnage de Valentine, emprunté des traits de caractère des femmes de votre famille? Audrey Tautou: Non, même si j’ai forcément pensé

à mes origines et à mes modèles de femmes que sont ma mère et mes grands-mères. Ce qui m’intéressait dans le personnage, c’était traverser une vie de femme, avec ses épreuves de deuils et son inévitable course vers la déchéance physique, l’âge aidant. Il y a quelque chose de troublant dans cette concomitance entre la disparition de votre grand-mère et la promotion d’Eternité, où vous êtes, à la fin, une mamie paisible attendant la mort…

Oui, et ça m’a même assez choquée. Vous êtes le premier journal auquel j’ai accordé une séance de photos et une interview, et c’est arrivé. C’est un film que j’avais vraiment à cœur de montrer à ma grandmère, parce que j’avais envie qu’elle me voie à son âge. C’est un regret fort, mais comme les regrets ne servent à rien, je vais vite le faire disparaître. →


Interview

Que représentait-elle pour vous?

Enormément. J’ai toujours eu des relations privilégiées avec mes grands-mères : Amélie, décédée il y a quelques années, et Paulette, et je sais que ça a participé à mon désir de faire ce film. Paulette me racontait la difficulté de vieillir, de sentir son corps se fragiliser, son autonomie diminuer. Elle vous avait encouragée à devenir comédienne?

Non, personne ne m’a encouragée parce que c’est arrivé si vite que je n’ai pas eu le temps d’avoir peur. Mais lorsque vous retournez chez vous, à Montluçon, vous êtes toujours la petite Audrey, ou une actrice de cinéma un peu intimidante?

Non, peut-être à mes débuts, mais aujourd’hui il n’y a pas plus de curiosité que pour mes frères et sœurs. Je ne suis pas entourée par une cour. Valentine, pour revenir à votre personnage, est une femme qui a beaucoup de force en elle et qui reste digne en toute occasion. Y arrivez-vous aussi?

Conserver une force de vie pareille après tant de deuils demande un courage fou. En serais-je capable ? Dans mon métier je me suis toujours sentie forte pour préserver ma liberté et conserver mon « entièreté ». Dans les rapports humains, je peux me sentir plus fragile, plus vulnérable. Vous tournez avec parcimonie. On se demande parfois ce que vous devenez.

manière très instinctive, mais par rapport à mon itinéraire personnel. J’ai un cerveau qui tourne trop. Du coup, j’aime prendre de la distance par rapport à la vie, son fonctionnement, ses règles établies. Tout ceci reste caché derrière mes paupières. Jolie expression.

Je me dis parfois que je vais trop loin dans ma façon d’être à côté des règles. Dans mon métier, on n’aime pas trop les gens qui sortent du cadre, ce que j’ai l’impression d’être parfois. On me dit que je devrais faire plus attention, mais bon… Un jour, pour vous définir en un mot, vous avez répondu «sauvage». C’est toujours vrai?

Je suis assez solitaire. Je ne suis pas bien dans des situations mondaines. Comme un petit animal : d’abord j’observe, ensuite j’apprivoise, et enfin je me laisse apprivoiser. Mon cœur est alors grand ouvert.

“Je suis impatiente d’avoir un enfant. J’attends que la nature veuille bien se décider à être généreuse.” Vous avez de bons amis dans la profession?

Oui, mais peu : Julie Depardieu et Edouard Baer. Vous êtes quand même assez secrète…

(Rires.) C’est vrai. On me le reproche parfois en me mettant en garde contre le risque d’oubli, mais je n’arrive pas à accepter des projets qui ne m’enthousiasment pas. Un film doit m’apporter quelque chose de nouveau, sinon je n’y vais pas. Eternité, je l’ai attendu longtemps. J’avais la sensation que je ne pouvais pas passer à côté.

Je fais attention à ceux à qui je m’adresse. Je fuis les émissions de télé où votre actualité est un prétexte pour parler de votre vie privée. Je suis une discrète.

Le film soulève la question de nos trajectoires qui, soudain, peuvent se briser ou changer de route. Y pensez-vous souvent?

Ça l’a toujours été. Aujourd’hui, l’âge venant, je suis plus impatiente. J’attends juste que la nature veuille bien se décider à être généreuse. Nous verrons bien… Je suis entourée de beaucoup d’enfants et, venant d’une famille nombreuse, c’est quelque chose qui résonne en moi depuis toujours.

Oui, je crois aux grands rendez-vous. Tout est une question de carrefour et de la route qu’on décide d’emprunter à un moment ou à un autre. On construit sa vie. Je ne crois pas du tout à la providence. Pourtant, à vos débuts, vous avez hésité…

Je ne voyais pas pourquoi je pourrais en faire mon métier. Je pensais que les chances de vivre du cinéma étaient trop minces. J’avais cette lucidité et un manque de confiance en moi qui perdure, d’ailleurs. Ah bon?

Ça ne s’améliore pas. Le doute et moi on s’entend bien. Pas dans mes choix de rôles, qui se font de

Je vais justement être indiscret… Heureuse côté cœur?

Oui, très. Pour l’instant je n’ai pas à me plaindre. La maternité est-elle d’actualité?

Vous allez avoir 40 ans en août. Un chiffre rond que vous prenez comment?

Ça ne m’angoisse pas, mais ça ne me réjouit pas, mais alors pas du tout ! Pour moi, c’est comme dans le dernier spectacle de Florence Foresti : la porte d’entrée vers les maladies, la ménopause, la dégénérescence inexorable, le flétrissement. A partir de 40 ans, on commence à redescendre du mauvais côté. (Rires.)

© FLC/ADAGP, PARIS 2016.

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Ça se combat, non?

Bof. C’est perdu d’avance, et je ne me lancerai jamais dans toute forme de retouche, quelle qu’elle soit. D’ailleurs, je ne vois pas comment je pourrais, vu le peu d’intérêt que je porte à moi-même. Vraiment? Vous êtes sérieuse?

Ah oui, vraiment ! Je ne suis pas du genre à prendre soin de moi. Je ne fais rien de particulier pour, en tout cas. Je dois me faire un gommage tous les deux ans, et encore. (Rires.) Pour des millions de gens vous restez Amélie Poulain. Ça vous agace ou ça vous indiffère?

Ni l’un ni l’autre. Je suis heureuse que certains gardent ce film dans leur cœur et le fassent voir à leurs enfants, qui me regardent avec des yeux émerveillés alors qu’ils n’étaient pas nés lorsqu’il est sorti. Je le vois vraiment comme un cadeau. Ce film, c’est mon tube. J’en ai un, quoi ! (Rires.) Que faites-vous lorsque vous ne tournez pas?

De la photographie, depuis des années. Un projet personnel qui me tient à cœur et que j’espère voir aboutir bientôt. Ce sont des autoportraits sous forme de mises en scène. Pour l’instant je n’ai rien montré. Je n’arrive pas à franchir le pas. Est-ce une façon pour vous d’essayer de comprendre qui vous êtes?

Oh non ! Vous savez, je ne cherche pas tant que ça à savoir qui je suis. Qu’aimeriez-vous poser comme question à Audrey Tautou si vous étiez à ma place?

(Long silence de réflexion.) Compte tenu de la situation particulière dans laquelle je me trouve, je poserais cette question : « Croyez-vous que lorsqu’on meurt on retrouve les gens qu’on aime ? » Et vous répondriez?

Oui ! Qu’est-ce qui peut vous empêcher de dormir?

Les grains de sable et des soucis plus gros. Qu’est-ce qui vous empêcherait un jour de sourire?

Sur la longueur, rien. Je suis une pragmatique, pas forcément optimiste, mais j’affronte. Il y a une phrase de Nelson Mandela qui me correspond : « Dans la vie, je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends. » — f.g. Fondation suisse (Le Corbusier). Manteau (Lanvin). Mise en beauté La Roche-Posay par Régine Bedot.

(*) De Tran Anh Hung, avec aussi Mélanie Laurent, Bérénice Bejo, sortie le 7 septembre.

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ACTUELLEMENT AU CINÉMA


LARRY BUSACCA/PW/WIREIMAGE, VIA GETTY IMAGES.

CU LT U R E

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The formation world tour, le 21 juillet au Stade de France (Saint-Denis).

Beyoncé, la reine dans l’arène Par Pascale Tournier

Chorégraphies aquatiques, effets explosifs et cuissardes en cuir rouge. « Queen B » débarque en France avec son show titanesque pour promouvoir son sixième album, Lemonade, dont l’état d’esprit combatif est résumé ainsi : « Quand la vie te donne des citrons, fais-en de la limonade. » Pour la première fois, une des plus grandes vendeuses de disques y affiche aussi ses convictions politiques. Beyoncé se pose en héraut de la cause noire, au risque de hérisser l’Amérique conservatrice.


Séries

L’humoriste anglais aurait pu se faire des ennemis, mais les stars qu’il dégommait aux Golden Globes l’adorent et ses séries (The office, Extras…) sont consacrées. Il revient avec une satire des médias américains. Par Romain Blondeau Ricky Gervais

Pourquoi est-il si hilarant ?

L’homme qu’on rencontre, à Londres, est sans doute la personnalité la plus crainte de l’industrie hollywoodienne. A 54 ans, l’acteur, réalisateur et scénariste d’origine britannique Ricky Gervais s’est taillé une réputation d’humoriste sans gêne, satiriste acerbe et flingueur des petits travers de ses contemporains. Ses faits d’armes ? Des séries télé devenues cultes (The office, Extras, Un petit brin de vie), une comédie absurde (Mytho-man) et, surtout, la présentation, quatre années de suite, de la cérémonie des Golden Globes, durant laquelle il dégommait tous ses confrères hollywoodiens, ridiculisant les actrices abonnées à la chirurgie esthétique ou raillant les addictions de Mel Gibson. Un flingueur de l’ego « On a le droit de rire de tout

à partir du moment où on n’est pas insultant ni discriminant. Le seul truc que je m’interdis, quand j’écris un sketch, c’est de se moquer des gens pour leur identité. Faire des blagues sur le sexe, les races

ou les déficiences mentales, ça n’est pas très drôle. Et c’est lâche. Mais je ne vois pas pourquoi je m’empêcherais de tourner en dérision les soucis d’alcool ou d’ego de telle ou telle star », revendique l’acteur, qui assure avoir conservé de bons rapports avec toutes ses victimes. Ce goût pour l’irrévérence, Ricky Gervais l’a hérité de son enfance passée en Angleterre, berceau des Monty Python et de l’écrivain Tom Sharpe, dont il admire la plume féroce. Pur produit de la classe moyenne, il abandonna vite ses études pour se lancer dans une carrière éphémère de pop star, avant de revenir à sa première passion : la comédie, la satire, qu’il expérimenta pendant des années à la radio ou sur les scènes de stand-up du RoyaumeUni. Révélé au grand public, en 2001, grâce à sa série The office, qui mettait en scène la vie dans une entreprise, Ricky Gervais s’est depuis lors imposé comme « la » référence de la comédie contemporaine. Les médias ridiculisés Le voilà de retour sur Netflix,

pour laquelle il a réalisé le téléfilm Special correspondents, hilarante critique des médias. « Je voulais me moquer du système médiatique américain, où la rumeur l’emporte sur l’info, où les gens les moins talentueux accèdent à une popularité express. Dès que je branche ma télé, je me dis qu’on marche sur la tête. Ça devient de plus en plus simple à parodier. » Ricky Gervais n’a pas fini de brocarder nos faiblesses et vilénies. (*) Spécial correspondents, de et avec Ricky Gervais, avec aussi Eric Bana, sur Netflix.

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Cinéma

Fondateur de l’agence Elite, John Casablancas a inventé, dans les années 80-90, le concept de la top-modèle et lancé Cindy, Eva, Naomi… Un beau documentaire rend hommage à ce businessman visionnaire. Par Romain Blondeau

Et John créa les super-modèles Naomi Campbell, transformant les top-modèles en stars planétaires, soignant sa propre image de playboy, John Casablancas dominera sans partage l’industrie de la mode bling-bling, avant que la maladie, la crise économique et l’apparition de nouveaux codes esthétiques viennent contrarier son hégémonie. Casablancas, l’homme qui aimait les femmes est son histoire. Flamboyant et cynique Réalisé par Hubert Woro-

Avec Stephanie Seymour, à la fin des années 80.

Tout est parti d’un dépucelage, en vacances, sur la côte méditerranéenne. John Casablancas, 15 ans à l’époque des faits, découvre la beauté des femmes, leur pouvoir d’attraction, leur force. Il en fera commerce. Devenu homme d’affaires après avoir lâché ses études de droit, ce petit-fils d’un grand industriel espagnol crée, à Paris, en 1971, l’agence de mannequins Elite, grâce à laquelle il réinventera, pendant près de trois décennies, l’univers de la mode. Engageant les bombes de l’époque, telles Stephanie Seymour, Cindy Crawford, Linda Evangelista et

niecki, ancien collaborateur d’Elite devenu cinéaste (après un détour par Marie Claire), ce documentaire retrace la vie du businessman américain, mêlant images d’archives, séquences d’animation et une longue interview audio de Casablancas, enregistrée peu avant sa mort. Mais pas question de verser dans l’hagiographie : « Je ne fais pas de John un héros, se défend le cinéaste. L’idée était de raconter le destin extraordinaire d’un homme qui, sans avoir aucun talent, sinon le sens du contemporain, a révolutionné la mode. Il a inventé la femme des années 80 et 90, le modèle du mannequin star aux formes généreuses, qui défilait sur tous les podiums du monde. » A travers le portrait de Casablancas, dépeint tel un génie du marketing à la fois flamboyant et cynique, le film vaut surtout pour son évocation poétique des dernières années fastes de la mode, où les top-modèles imposaient leur loi aux marques et s’autorisaient toutes les folies. « Je suis nostalgique de cette période, reconnaît Woroniecki. Après Casablancas, l’industrie fashion n’a plus jamais retrouvé la furie hédoniste des années 90. On a vu apparaître de nouveaux corps, incarnés par la “brindille” Kate Moss, on est entré dans l’ère de la maigreur et des mannequins interchangeables. » Son film est le testament jubilatoire, dandy et émouvant, d’une époque où la mode rimait avec la fête. Casablancas, l’homme qui aimait les femmes d’Hubert Woroniecki, déjà en salles.

JOHNCASABLANCAS/PRESSE.

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On est amusé cinéma, famille rime le plus Voix off Au souvent avec cauchemar. La On adore

Ceux qui ne jurent que par les scénarios logiques devront passer leur chemin : Malgré la nuit est un ovni, coup de force radical signé du plus lynchien des cinéastes français, Philippe Grandrieux. Pendant près de deux heures, le film décrit la descente aux enfers d’une femme (Ariane Labed), victime d’une secte adepte de meurtre et de sadomasochisme. Privilégiant sur le récit la puissance symbolique des images, le réalisateur nous entraîne dans un tourbillon de scènes sensuelles et terrifiantes, une expérience sensitive proche de l’art visuel de Bill Viola. Le cinéma comme pure force d’envoûtement. De Philippe Grandrieux, avec Ariane Labed, Paul Hamy, déjà en salles. ARAINE LABED/SHELLAC. JHR FILMS. ARP SÉLECTION. COURTESY OF TREASURE ENTERTAINMENT. STORYTELLER DISTRIBUTION CO.

Malgré la nuit

preuve dans Voix off, nouveau film du passionnant réalisateur chilien Cristian Jimenez, qui met en scène des retrouvailles familiales chaotiques. Secrets enfouis, mensonges, trahisons et crises de nerfs : ce jeu de massacre à la drôlerie jubilatoire et névrotique reflète toute la violence tue des rapports de filiation. De Cristian Jimenez, avec Niels Schneider, déjà en salles.

On est curieux son mariage, Déesses indiennes Avant une trentenaire en colère passe un week-end entre amies céliOn est charmé Cuba, un jeune homme des Viva Aquartiers pauvres rêve de rejoindre une bande de drag-queens qui chantent, la nuit, dans un cabaret. Or il doit pour cela convaincre son père, ancien boxeur à la dérive, brutal et homophobe. Même si elle cède parfois au pathos, cette version latina de Billy Elliot séduit grâce à son portrait réaliste de la communauté queer et la performance bouleversante de son acteur principal. De Paddy Breathnach, avec Jorge Perugorria, Lui Alberto Garcia, déjà en salles.

Par Romain Blondeau

bataires, au cours duquel elles feront le bilan de leur vie. Pas convaincant sur la forme, qui rejoue les clichés de Bollywood – scènes chantées, montage hystérique –, le film séduit grâce à l’énergie de ses actrices et son portrait éclairant d’une société indienne ultra-patriarcale. De Pan Nalin, avec Sarah-Jane Dias, sortie le 27 juillet.

On est inquiet Le BGG, le bon gros géant Spielberg serait-il à bout de souffle ? Un an après Le pont des espions, drame très mineur sur les coulisses de la guerre froide, le cinéaste déçoit à nouveau avec ce film d’animation tiré du livre de Roald Dahl. Images disgracieuses, humour régressif, morale bon teint et musique indigeste : ce conte pour enfants restera une tache noire dans la filmographie du maître américain. De Steven Spielberg, avec Ruby Barnhill, Mark Rylance, sortie le 20 juillet.


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L’élu

Basile Panurgias en 9 INDICES

Par Fabrice Gaignault

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LE BOUT DU TUNNEL ? L’auteur du profond, spirituel et désopilant Perdre le nord* va-t-il enfin connaître le succès ? Ecrivain sous-estimé (et peu lu) ayant douze livres, parfois brillants, à son actif, Basile Panurgias peint les tribulations croquignolesques d’un écrivain gigolo, mégalo et cynique en tournée de lancement. Frédéric Beigbeder l’encense. Nous aussi.

BRET EASTON ELLIS Panurgias traîne souvent chez Bret Easton Ellis, 13e Rue. L’enfant chéri des lettres américaines enseigne à Panurgias de toujours se moquer des critiques négatives. « Plus facile à dire pour un auteur ayant percé à 20 ans… » A défaut de connaître le succès littéraire, Basile, le « french writer » déjà chauve, est peint en sulfureux dealer dans Glamorama.

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OLIVES Héritier d’une famille de propriétaires d’oliveraies en Grèce, Basile Panurgias grandit dans une vaste maison proche du carrefour Alésia, à Paris. L’immense Italo Calvino habite à côté. Fasciné, l’adolescent dévore Le baron perché et décide de devenir écrivain.

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COSMOPOLITE Chez George Plimpton, éditeur de The Paris Review, il rencontre le réalisateur culte Whit Stillman. Une longue amitié commence. Le cinéaste s’inspire en partie de la vie de Panurgias pour la série télé The cosmopolitans, avec Chloë Sevigny. 7

PARTYBOY « Ma voisine, la photographe Dominique Issermann, m’invitait à toutes ses fêtes, où je papotais avec Leonard Cohen, Smaïn, Oliviero Toscani et la toute jeune Laetitia Casta. » Un apprentissage essentiel dans la trajectoire de cet esthète cultivé à l’ironie solaire.

GIGOLO Dans Rich girls, roman corrosif sur la jet-set de Patmos, Panurgias écrit sur ce qu’il appelle « le nouveau couple révélateur de notre temps : l’artiste fauché vivant aux crochets d’une compagne fortunée admirant son talent et méprisant son dénuement ». Ce paradigme amoureux revient dans Perdre le nord. 8

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NEW YORK Premier manuscrit : Gallimard conseille au novice de changer de carrière. Panurgias préfère changer d’air en s’exilant, à 19 ans, à New York, où son amoureuse, la it-girl écrivaine Christina Oxenberg, lui présente la bande de Bret Easton Ellis et de Jay McInerney. « J’avais décidé de ne jamais travailler. Fauché, j’infiltrais les dîners newyorkais. Suivant en cela le cursus de “l’école de la vie” si chère à Léa Seydoux », ajoutet-il, vachard.

NEAR DEATH EXPERIENCE Avec son ex-compagne Julia Chaplin, fondatrice de la « gypset attitude », il se met à bourlinguer chic et choc et traverse le lac Baïkal gelé en side-car… lorsque la glace rompt. Subissant une expérience de mort imminente (romancée dans La photo du siècle), ce casse-cou marche pendant plusieurs jours, dans le froid, vers sa survie. Malgré les louanges d’Emmanuel Carrère, aucun éditeur ne souhaite publier ses romans suivants. 9

DANEMARK Basile Panurgias partage désormais son temps entre Paris et Copenhague, où vivent sa jeune femme, Jannie, qui achève ses études artistiques, et leur fille, Olympia. En goûtant enfin au succès. (*) Ed. Héloïse d’Ormesson.

SABINE MIRLESSE.

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L’amour sans faire l’amour Et s’ils s’aimaient platoniquement à la folie ? C’est le pari des amants du nouveau roman de Caroline Bongrand. Une plongée dans des sentiments à contre-courant du sexe immédiat commandé sur appli. Pourront-ils tenir leur promesse ? Par Gilles Chenaille à l’abri de cet embrasement soudain. Comme la narratrice, femme remariée, mère de deux enfants, la quarantaine un peu fatiguée, un mari qui « assure » et qu’elle aime. Et ce type, pas spécialement beau, qu’elle va croiser lors d’un déjeuner de travail. Même âge, marié, père de deux enfants, une épouse qu’il aime. Le seul problème, c’est que sans vouloir se l’avouer, entre le plat et le dessert, ils vont tomber carrément amoureux. Les symptômes et le remède En regardant le visage

de l’autre, ils s’y sentent chez eux. En l’écoutant, la vie sonne juste. En lui parlant, ils renaissent. Alors, dépassé son mari qui la critique en permanence, qui pourtant l’aime et lui fait l’amour (pas très sensuellement, certes), et désaimée sa femme aimante. Mais, droiture et fidélité obligent, ils passent ce contrat moral : des baisers et quelques caresses, OK, mais sans coucher. Ça ne les empêche pas de vivre une histoire sublime. Jusqu’à ce que le sublimé se heurte au refoulé.

Mais, nous explique l’auteure : « Quand ils se rencontrent, il la voit comme son mari devrait la voir. C’est un appel de lumière. Ils se tendent chacun sincèrement et spontanément le miroir qui convient. Chaque femme est extraordinaire si l’on sait la regarder. Chaque homme aussi, d’ailleurs. » Et comme, en plus, il est plein d’un charme et d’une force tranquilles, elle est comblée. En l’écoutant, un brin sapiosexuelle, « elle avait les yeux écarquillés devant autant d’intelligence », et c’est en soi une forme intense de plaisir. Ils se déshabillent, parfois, et s’embrassent beaucoup, longuement, lentement : « On sous-estime le baiser. Lorsqu’il se donne, pleinement, entièrement, c’est une étreinte des âmes. C’est un corps qui entre dans un autre, lui donne tout, lui prend tout, se laisse donner et se laisse prendre. C’est faire l’amour, de manière totale, comme en modèle réduit. » Le baiser

Oui. Mais en fait, non. Car sous cette forme, ça va devenir difficile. « Parce que même si elle était d’accord au départ pour ne pas faire l’amour, explique Caroline Bongrand, en tant que femme elle porte en elle l’infini, et l’infini se satisfait mal de l’incomplet. Lui, il acceptait, par fidélité conjugale aussi, mais parce que souvent les hommes, malgré leur envie, ont peur de cet infini. Ou de ce désir sans limite auquel ils craignent de ne pouvoir répondre. » La fin reste ouverte néanmoins, tout en sachant que « la passion, sans la possibilité d’un amour au quotidien, vire souvent au carnage ». Donc, tout va bien?

Journaliste, scénariste, mariée, mère de deux enfants, Caroline Bongrand est l’auteure de Pitch, de L’enfant du Bosphore et du Corset invisible (manifeste féministe coécrit avec Eliette Abécassis). Et ce dernier livre ? « J’ai beaucoup hésité avant d’écrire un roman d’amour. Je trouvais ça très casse-gueule. » L’auteure, en sept lignes

Vous aimer, éd. Robert Laffont, 17,50 €.

PRESSE.

La rencontre Personne n’est

Mais comment font-ils? Ils ne font pas.


Nos tubes littéraires Suspense, morts mystérieuses, de l’été amours grandioses, destinées agitées… Ces livres choisis ont un point commun : vous faire découvrir de nouveaux territoires. Par Gilles Chenaille L’espionne qui aimait les grands Séductrice, muse, arriviste, agent secret.

Telle fut Moura, personnage réel dont Alexandra Lapierre raconte la vie tumultueuse. De la révolution russe aux deux guerres, Moura les a « tous » connus : Lénine, Staline, Churchill, de Gaulle… Des écrivains aussi : compagne de Gorki, puis de H.G. Wells. Maîtresse d’un agent secret britannique, cette femme vouée à l’amour et à sa survie fut adulée et détestée. Nous, on adore. Moura, la mémoire incendiée d’Alexandra Lapierre, éd. Flammarion, 22,90 €.

Troisième auteur le plus vendu en France (déjà 3 millions d’exemplaires), directeur de recherche au CNRS et professeur de géographie à l’université de Rouen, Bussi n’est pas l’auteur-type de romans de gare. Son dernier livre nous raconte un été corse tragique pour une famille en vacances. Un accident louche, sur les lieux duquel revient, en 2016, sa seule survivante, qui avait 15 ans à l’époque. Un vrai bon roman. Le temps est assassin de Thriller corse

Michel Bussi, éd. Presses de la cité, 21,50 €.

Si vous adorez les lectures où on se ronge les ongles en pestant de se laisser embarquer aussi facilement sur plus de sept cents pages, Grangé est la bonne adresse. L’auteur des Rivières pourpres, de Miserere et de Lontano (dont c’est la suite) nous emmène cette fois au Congo, à Florence et à Paris. Y sévit un tueur très spécial, sorte d’homme-clou… Une fois de plus chez JCG, « tous les chemins mènent en enfer », mais on les suit volontiers. Enfer terminus

Congo requiem de Jean-Christophe Grangé, éd. Albin Michel, 24,90 €.

Chez Daphné du Maurier (Rebecca), tous les opposés se côtoyaient. L’amoureuse classique et la garçonne bisexuelle, la femme de la bonne société et l’auteure dérangeante, les obsessions les plus sombres et les enthousiasmes les plus intenses. Cette femme de lettres gothique a servi d’inspiratrice à Tatiana de Rosnay, elle aussi écrivaine très populaire (Elle s’appelait Sarah). Résultat : une biographie envoûtante, qui paraît en poche. Daphné par Tatiana

Manderley for ever de Tatiana de Rosnay, éd. Le Livre de Poche, 7,60 €.

David Lagercrantz, auteur du quatrième tome de Millenium, revient avec Indécence manifeste, voyage à remonter dans la vie de l’extraordinaire Alan Turing. Mais c’est plus un roman qu’une biographie. Un policier enquête sur la mort étrange de Turing, génie du codage lors de la Seconde Guerre mondiale, castré chimiquement pour homosexualité. Années 50 en Angleterre, espionnite, mathématiques et marginalité. Sobre et impressionnant. Indécence manifeste de David Lagercrantz, éd. Actes Sud, 23 €. Codage et espionnage

C’est un petit homme qui n’intéresse personne. Un employé de bureau qui en a marre de tout et décide de tout plaquer. Pour aller travailler au zoo de Vincennes… Problème : tous les gens qu’il fréquente meurent à tour de rôle. Humour noir, fausses apparences, métamorphoses, racontées à la première personne par un narrateur un peu fêlé. Le coma des

PRESSE.

Présumé vénéneux

mortels de Maxime Chattam, éd. Albin Michel, 21,90 €.


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Livres Première page

Moi, ma vie et les autres de Jim Powell

Vite et bien Hôzuki

d’Aki Shimazaki C’est court, simple, imparable. Comme toujours, cette auteure japonaise nous dit beaucoup en peu de mots. Entre sa mère, ancienne détenue, et son jeune fils sourd muet, son héroïne, Mitsuko, libraire et entraîneuse, incarne ici l’essence évidente et mystérieuse du lien maternel. Ed. Leméac/ Actes Sud, 14,50 €.

La nuit, nous grandissons de Ben Brooks Voyage au pays de ce que nous fûmes. Ou fumions. Mais ces adolescents 2016 – notamment ce Jasper – paraissent quand même supérieurement barrés, cyniques et désabusés. Révoltés, révoltants parfois… Mais drôles et avec, sous la frime, un petit cœur qui bat. Ed. La belle colère, 19 €.

Idaho

d’Andria Williams Il travaille dans une centrale nucléaire. En cette année 1959, c’est du bricolage. Et dans ce coin de l’Idaho, sa femme et lui s’aiment mais sont si différents qu’au-delà de l’explosion du réacteur, c’est la fission de leur couple en milieu hostile qui les guette. Un premier roman très réussi. Ed. Kero, 20,90 €.

Vite et moins bien Le verdict Partant de cette intrigue

très simple mais universelle, ça se complique un peu, l’auteur tournant avec un sadisme délicieux le fer dans la plaie. Champion dans l’art de se mettre lui-même en boîte, il sert quand même les autres au passage, et sa lucidité dévastatrice est un régal pour les lecteurs, à l’abri dans leur fauteuil… Il nous parle formidablement de nos relations sociales, de couple et d’amour, avec une fin à couper le souffle. Ed. Sonatine, traduit de l’anglais par Marianne Thirioux, 19 €.

Mon cher stagiaire d’Anouk Laclos Erotisme en tête de gondole et libido bien peignée. Cette histoire de «pétillante quadra» dirigeant une grande marque de champagne et prenant un jeune Américain en stage dans sa boîte et entre ses jambes, pourquoi pas? Ça tient la route, mais ce n’est pas enivrant. Ed. Calmann-Lévy, 15 €. Par Gilles Chenaille

PRESSE.

Après un grand amour à 20 ans, vos rêves et votre vie se dégonflent, ou vos voiles prennent d’autres vents, et vous voilà quinqua ou sexa muni(e) d’un(e) conjoint(e), de deux enfants et d’une vie aussi stable que le menu de votre repas du dimanche. C’est le cas de Matthew, trader prospère retrouvant son amour de jeunesse et s’interrogeant sur son adorable femme, Judy : « Pourquoi ne nous bourrons-nous jamais la gueule ensemble ? Pourquoi ne faisons-nous jamais rien de stupide ? » L’histoire


Critiques

Gay lurons

Voilà un roman français très spécial. Car : 1. de nombreux dialogues alternent anglais et français (sur des sites cosmopolites de rencontres hot, why not) ; 2. l’histoire est très gay et, rayon sexe, très crue, entre bars homosexuels et drague 2.0 connectée vingt-quatre heures sur vingt-quatre, mais sans verser dans le porno. Les personnages ne sont pas exclusivement masculins et, outre le thème du coming out et des bouleversements qu’il entraîne, il s’agit, dans ces récits genre Armistead Maupin actualisé (dont les Chroniques de San Francisco seraient délocalisées à Lyon), d’amitié et des rapports – tendus ou distendus – entre sexe et amour. Quelques longueurs, vite pardonnées car jamais creuses, ne portent pas atteinte à la tonicité de cette histoire, à sa modernité sans concession, ni à son affectivité à fleur de peau. Les animaux sentimentaux de Cédric Duroux, éd. Buchet Chastel, 18 €.

Le soutien-gorge évocateur

Ce classique de la lingerie deviendra-t-il un classique de la littérature ? Dans ce Cœur croisé, en tout cas, joliment rempli de son pesant d’émotions, tout est bien en place. L’intrigue, notamment. Cinq femmes, qui diffèrent autant par l’âge que par la situation sociale ou conjugale, se trouvent amenées, l’une après l’autre, pour des raisons plus ou moins avouables, à pénétrer dans le même appartement, dont elles ont la clé. Et là elles tombent sur un soutien-gorge rouge vif, oublié par la propriétaire sur un coin de meuble. Tel une madeleine proustienne épousant les formes parfois oubliées de leur mémoire, l’objet va réveiller des séquences du passé, allant de la pudeur excessive à un désir fou de liberté, de l’étincelle de la séduction à la quête éperdue de l’amour. Sous l’armature évocatrice de ce soutien-gorge, six cœurs se croisent. Cœur croisé de Pilar Pujadas, éd. Mercure de France, 13 €.


Musique

Natasha Khan revient avec un album aux douze titres rock ciselés et désespérés qui racontent l’histoire d’une fiancée qui ne vivra pas son rêve. Par Pascale Tournier

Bat for lashes La fiancée sera en noir Du fard bleu outrancier sur les paupières, en guise de clin d’œil à Elizabeth Taylor peinte par Andy Warhol… Pour la promotion de son quatrième album studio, The bride, Natasha Khan – plus connue sous le nom de scène Bat for lashes – a une fois de plus soigné son apparence : « C’est le maquillage de la femme rebelle, confie-t-elle. Il exprime l’éternelle tension entre la figure de la Vierge et celle de la putain. » A 36 ans, la chanteuse anglo-pakistanaise fait partie de ces artistes qui manient autant l’art de la provocation que les images fortes pour accompagner sa musique tout aussi singulière. Au risque de rester encalminée dans la catégorie « indé » et non dans celles des pop stars. En 2009, pour Two suns, elle apparaissait déjà en prêtresse néo-hippie, une couronne faite d’étoiles sur la tête et debout dans un décor que n’aurait pas renié Salvador Dali. Trois ans plus tard, pour The haunted man, elle se montrait nue, portant un homme lui aussi entièrement dénudé. Cette fois, celle qui a composé un titre avec Beck et tourné avec Coldplay et Radiohead met en avant la femme et ses questionnements existentiels, à travers l’histoire triste d’une mariée. En se rendant à leur propre mariage, son futur mari meurt dans un accident de voiture. « Le conte de fées n’a pas lieu. Elle passe sa nuit de noces seule et comprend alors sa solitude », confie Natasha Khan… avant d’ajouter, sans s’épancher : « Se marier aujourd’hui est un acte héroïque. » Pour construire sa musique, l’artiste a visionné des kilomètres de pellicules, avec son ami photographe Neil Krug, qui a travaillé par ailleurs avec Lana del Rey. « Comme moi, il aime Hitchcock, Polanski et Jodorowsky, et les images de Man Ray », poursuit-elle. Puis Natasha Khan a écrit sans efforts les paroles des chansons, comme si elle rédigeait les Un de ses meilleurs disques

chapitres d’un livre. Les mélodies sont venues dans un second temps. Le point final a été posé dans une maison empruntée à une vieille dame juive et située dans la région montagneuse de Woodstock. « C’est un gros boulot de produire », s’esclaffe-t-elle. Aussi conceptuel et torturé que soit The bride, Bat for lashes peut s’enorgueillir d’avoir conçu un de ses meilleurs disques. Tout en conservant sa voix cristalline et maniant un synthétiseur léger, elle livre des torch songs à fendre l’âme, sobres et nimbées de mystère. Rare : les douze titres s’écoutent d’un bloc. Bref, c’est furieusement racé et ensorcelant. A son image. The bride, Parlophone/WEA.

NEIL KRUG/PRESSE.

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Vite et bien Welcome home de Cocoon

Après le départ de la chanteuse Morgane, le Clermontois Mark Daumail a fait appel à l’Américain Matthew E. White pour quatre titres et les arrangements. Une chorale gospel s’ajoute à l’ensemble très joliment cuivré. Barclay, le 15 juillet à Port-Barcarès.

The dreaming room de Laura Mvula

Le groupe qui groove

Cassius

« Ibifornia, contraction d’Ibiza et de Californie, est l’endroit où le soleil tape fort et où les cheveux courent en liberté. » Voilà le programme aguichant proposé par Philippe Zdar et Hubert Blanc-Francard, duo électro de première division. Sur leur bande-son mêlant disco, afrobeat, acid-house et funk, ils ont fait venir leurs amis Mike D, échappé des Beastie Boys, la parolière torturée Cat Power, Pharrell Williams et Ryan Tedder. Dix titres addictifs qui nous emmènent danser pieds nus sur le sable. «Ibifornia», Because, sortie le 26 août.

La chanson qui obsède

TOILETPAPER/PRESSE. JOSEPH CULTICE/PRESSE. PRESSE (X4).

Blackout

Depuis son hit Stupid girl, en 1995, et ses sept millions d’albums vendus dans le monde, le groupe Garbage est loin d’être en panne. Blackout – sans doute le meilleur morceau de leur dernier album, Strange little birds – vous emporte par ses guitares affirmées, ses effets de réverbération, sa montée en puissance et, surtout, la voix piquante de sa chanteuse sexy, Shirley Manson, aujourd’hui les cheveux roses. Du pur Garbage, comme on l’aime. Strange little birds, Pias, le 12 août à Landerneau.

Essai plus que confirmé pour l’artiste soul britannique, dont le style marie le classicisme façon Nina Simone et l’avantgarde pop. Son deuxième album, sur lequel s’invite Nile Rodgers, est festif, lumineux mais aussi recherché. Warner, le 18 juillet à Nice.

Blackened cities de Melanie De Biasio

La chanteuse belge de jazz sait créer des ambiances mystérieuses touchant l’âme. La preuve encore avec cette pièce de vingt-cinq minutes, inspirée par les villes de Detroit, Manchester et Charleroi et qui n’a rien de sombre. Pias, le 14 août à Anvers.

Vite et moins bien Music from Porcelain Moby

Richard Melville Hall a fait un album dans sa carrière, Play (1999). Mais guère plus. Pour accompagner son autobiographie, il publie une compilation de ses succès et des morceaux électro qui l’ont nourri. Un album plus marketé qu’inspiré. Because. Par Pascale Tournier


Spécial Avignon

Spectacles

Agenda 8/7 - 16/7

Les damnés flamboyants

En 1969, Les damnés de Visconti ont scandalisé autant que lancé la carrière de Charlotte Rampling. Près de cinquante ans plus tard, cette famille d’industriels allemands qui fricote dangereusement avec le régime nazi n’a rien perdu de son soufre et de sa perversion. Le Hollandais Ivo van Hove, l’un des metteurs en scène les plus talentueux du moment (David Bowie lui avait confié la réalisation de son dernier clip et la mise en scène de son music-hall à Broadway) en signe une adaptation théâtrale très attendue. Car, pour que l’évènement soit complet, c’est avec la troupe de la Comédie-Française (absente d’Avignon depuis plus de vingt ans) que ces Damnés renaîtront. Denis Podalydès et Guillaume Gallienne sont du voyage. Les damnés, du 6 au 16 juillet, Cour d’honneur du Palais des papes.

L’opus de Rufus

Une célèbre soprano vit recluse depuis l’apparition de fêlures dans sa voix. Interrogée par un journaliste, elle se souvient. Rufus Wainwright (photo) a composé un opéra (en français) qui se décline tel un « concert visuel ». Sur le plateau : la soprano québécoise Lyne Fortin et soixante-dix musiciens. Projeté sur le mur de la cour d’honneur : les traits de la photographe Cindy Sherman filmée par le vidéaste-plasticien Francesco Vezzoli, féru de stars et de glamour (il a notamment collaboré avec Natalie Portman, Cate Blanchett et Lady Gaga). Pour clore cette unique soirée : la voix céleste et bouleversante de Rufus Wainwright, seul au piano.

2666 à La Fabrica Après avoir brillamment adapté Les particules élémentaires, Julien Gosselin s’attaque à 2666, le roman culte de Roberto Bolaño. Cette prophétie d’une apocalypse à venir se déploie sur mille pages. Soit un spectacle de douze heures! Une pièce qui sera également jouée du 10 septembre au 16 octobre au Théâtre de l’Odéon (Paris).

17/7 - 23/7 Rumeur et petits jours au cloître des Carmes La pièce s’ouvre sur le début d’une émission de radio. Ce sera la dernière, elle vient d’être déprogrammée, mais cela n’empêchera pas les chroniqueurs de débattre. Un spectacle faussement léger qui allie drôlerie et politique. Aussi du 11 au 15 octobre au Théâtre de la Croix-Rousse (Lyon), du 2 au 25 novembre au Théâtre de la Bastille (Paris).

18/7 - 24/7 La dictature du cool au gymnase du lycée Aubanel Sous-titrée «Nous nous conformons à notre nonconformisme», la pièce du Chilien Marco Layera entend titiller la catégorie sociale devenue dominante et à laquelle il a conscience d’appartenir: les bobos.

Prima donna, le 24 juillet, Cour d’honneur du Palais des papes. www.festival-avignon.com

Par Charlotte Lipinska

CHRISTOPHE RAYNAUD DE LAGE/FESTIVAL D’AVIGNON/PRESSE. MATTHEW WELCH/PRESSE.

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Expositions

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Agenda France

COURTESY DE LA GALERIE ANDREA ROSEN (NEW YORK) /PRESSE. (X2). ELINA BROTHERUS, “MODEL STUDY 23”, 2008, DE LA SÉRIE “MODEL STUDIES” (2002-2008)/PRESSE.

Les temps modernes de Mika Rottenberg Mika Rottenberg au Palais de Tokyo, c’est la meilleure nouvelle de l’été tant on raffole de l’univers déjanté de cette artiste argentine établie aux Etats-Unis. Dans ses vidéos, le travail à la chaîne prend une dimension burlesque, avec pour « ouvrières » des héroïnes improbables : une blonde au long nez qui crée de nouveaux plats de lasagnes et de spaghettis à chaque éternuement ; une vélocipédiste obèse dont la sueur fait lever une drôle de pâte alimentaire ; une brune voluptueuse dont les ongles démesurés servent à confectionner des cerises au marasquin… Derrière la façade hilarante de ses courts métrages, Mika Rottenberg nourrit un propos acerbe sur la façon dont nos sociétés orchestrent l’exploitation du corps féminin. Mika Rottenberg, jusqu’au 11 septembre au Palais de Tokyo (Paris), 01 81 97 35 88. www.palaisdetokyo.com

Jusqu’au 15/7

Vitrines sur l’art aux Galeries Lafayette Avec les Galeries Lafayette, qui confient les vitrines de leurs magasins de Bordeaux, Marseille, Nantes, Strasbourg et Toulouse à une vingtaine d’artistes contemporains – dont Philippe Ramette et Françoise Pétrovitch –, le lèchevitrine devient un sport épatant. www.galeriedesgaleries.com

Toulon

9/7 – 25/9

Les parfums de l’intranquillité à l’Hôtel des arts Si vous avez mis cap au sud, passez par Toulon, où treize femmes abordent le thème du féminin au travers des cultures et territoires euro-méditerranéens. Le film de Tacita Dean sur les Hongroises dans les bains de Budapest vaut à lui seul le détour. Jana Sterbak, Lara Baladi et Cristina Lucas sont aussi du voyage. www.hdatoulon.fr

Saint-Etienne

Elina, corps solitaire Depuis près de vingt ans, le corps sec et le visage grave de la photographe et vidéaste Elina Brotherus nous sont familiers. Face au miroir, l’artiste finlandaise disparaît sous la buée. Face aux grandioses paysages, elle nous tourne le dos, solitaire, recueillie, actualisant la tradition romantique du rapport spirituel à la nature. Dans les eaux des lacs du nord, elle plonge nue, à l’aube comme au crépuscule, trempée de lumière. De sa vie on sait, par la série Annonciation, qu’elle est infertile ; et par ses Suites françaises, qu’elle a divorcé. Mais si elle figure bien sur chacune de ses images, Elina Brotherus est exempte de tout narcissisme, universelle dans ses peurs et ses désillusions, universelle encore dans sa manière de revisiter, à travers la photo, l’histoire de la peinture. Elina Brotherus, La lumière venue du nord, 1997-2015, jusqu’au 25 septembre au Pavillon populaire (Montpellier), 04 67 66 13 46. www.montpellier.fr

Jusqu’au

29/1/2017 Anne et Patrick Poirier, Danger zones au musée d’Art moderne et contemporain Ce couple d’artistes se présente comme des «architectes archéologues» et crée des environnements poétiques et déroutants à partir de fouilles de sites issus de civilisations anciennes. Une imprévisible Odyssée. www.mam-st-etienne.fr

Paris

8/7 – 18/9

Nicolas Darrot, Règne analogue à la Maison rouge Un cerf aux bois en feu, une ruche de kevlar où coule perpétuellement du miel, un agneau caressé par un rideau d’or: Nicolas Darrot met de la fantaisie dans l’été. www.lamaisonrouge.org

Par Natacha Wolinski


Dessert Premium

L E GOÛT DE S V R A IE S SAV EUR S Sous la chaleur estivale, rien ne peut égaler une pause fraîcheur riche en intensité. La nouvelle gamme de glaces et sorbets Pure Sélection signée Picard fait la part belle aux saveurs authentiques grâce à la sélection d’ingrédients d’exception et à la simplicité de ses 9 recettes aux parfums emblématiques, fabriquées en France.

Pure Sélection : sous le signe de l’excellence

Sélection, exigence et excellence : voilà les mots d’ordre qui ont rythmé la conception de la gamme Pure Sélection. Lors de sa création, l’un des éléments les plus importants a été la quête minutieuse de chaque ingrédient. Ces 9 recettes sont donc le fruit de près de 3 ans de travail et d’une recherche approfondie aux 4 coins de la planète. Et le résultat est au rendez-vous... Le goût avant tout

Pour que chaque parfum exprime toute sa personnalité, le choix s’est tout naturellement porté sur des produits de très haute qualité, issus des meilleures origines et variétés. Parmi eux, le cacao du Pérou, choisi pour ses notes puissantes en bouche ou encore la vanille de Madagascar, plébiscitée pour ses qualités gustatives. Côté verger, 3 variétés de fraises (Darselect, Figaro, Mara des bois) origine France, la framboise Willamette qui forge sa réputation sur son goût très fruité et le citron de Sicile, réputé pour sa saveur sucrée et acidulée qui doit beaucoup à l’ensoleillement optimal de l’île.

Produits sublimés en toute simplicité

Pour sublimer chaque parfum et préserver leurs qualités aromatiques exceptionnelles, les recettes ont été réduites à leur plus pure expression : jaunes d’œufs, sucre, lait entier ou crème fraîche. Mais là

Les sorbets

La framboise

Le cacao

Le citron

La mangue-passion

La fraise

Variété Willamette, la plus fruitée et intense en goût

Cacao du Pérou à l’arôme puissant

Récolté en Sicile, il mêle goût sucré et acidulé

En provenance d’Inde et d’Equateur, 2 variétés intensément fruitées

3 variétés de fraises françaises (Darselect, Figaro, Mara des bois)

POUR VOTRE SANTÉ, ÉVITEZ DE MANGER TROP GRAS,


COMMUNIQUÉ

Oeufs Lait Crème Sucre

ORIGINE FRANCE

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encore, la qualité prime : tous ces ingrédients de base sont d’origine française. Fabriquées en France, toutes les recettes sont garanties sans aucun additif (zéro arôme, zéro colorant, zéro texturant artificiel). Le meilleur. Ni plus. Ni moins.

Les glaces et crèmes glacées

Le caramel au beurre salé

Le chocolat

La vanille

Le café

Recette 100 % française

Cacao du Pérou

Vanille de Madagascar

Café 100 % arabica de Colombie, intense et parfumé

Arôme Colorant Texturant artLŵFLel

TROP SUCRÉ, TROP SALÉ. WWW.MANGERBOUGER.FR


PINK RIBBON

PHOTO

AWARD

S’aimer

Alice Lapeyre / Estée Lauder Pink Ribbon Photo Award

CONCOURS PHOTO DU 20 MAI AU 20 AOÛT 2016 pinkribbonaward.fr


AUDI GALDI VINKO.

MAGAZINE

Dossier sexeMasturbation pas tout à fait conquise, inégalité face au désir et à la jouissance, dictature du sexe glabre… Où en sont vraiment les femmes dans leur sensualité ? Enquêtes. →

D’autres articles sur www.marieclaire.fr/societe


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Dossier sexe


Sommes-nous vraiment égaux face au désir ? Certains ont un besoin vital de faire l’amour quand d’autres l’oublient. Et cela n’est pas résumable à une question de genre. Alors quelles sont les vraies sources du désir ? Par Ingrid Seyman. Photo Andi Galdi Vinko.

Au-delà du cliché selon lequel les hommes auraient des besoins sexuels bien plus pressants que les femmes, nous avons toutes et tous croisé des garçons peu portés sur la chose et des filles habitées par un désir brûlant. Parmi elles, Céline, 35 ans, qui confesse « être chaude comme la braise », tandis que sa meilleure amie, Dominique, 40 ans, vire au rouge pivoine dès qu’on aborde le sujet. Juliette, 38 ans, avoue de son côté : « Entre un bon bouquin et une partie de jambes en l’air, franchement j’hésite. » Au grand désespoir d’Amélie, 43 ans, qui se demande en soupirant si elle n’a pas épousé par mégarde « le seul homme non libidineux de la terre ». Face à ces (plus de cinquante ?) nuances de désir, se pose donc une pressante question : pourquoi sommes-nous si inégaux face à la libido ? « Contrairement à ce que nous voudrions imaginer, nous n’avons pas tous la même sexualité, et ces variations sont dues en partie à des déterminismes biologiques, explique le psychiatre Michel Reynaud (1), spécialiste des addictions. Il est ainsi prouvé que certains gènes Les gènes et la légende

stimulent la recherche de sensations fortes et de plaisir. Et que les individus dotés d’un tel capital génétique ont généralement tendance à avoir une sexualité plus précoce et plus active tout au long de leur vie. » De là à en déduire qu’il y aurait des familles de chauds lapins et que notre appétence sexuelle serait déterminée une bonne fois pour toutes à la naissance, il y a un énorme pas… que Michel Reynaud se garde de nous faire franchir, en précisant que « notre capital génétique n’influe sur notre comportement qu’à hauteur de 30 % ». Il n’est donc pas nécessaire d’avoir eu un grand-père particulièrement vert pour devenir soi-même addict au sexe. Tout dépendra, in fine, de la légende que notre famille aura bâtie autour du fameux aïeul. Sera-t-il présenté comme l’exemple à suivre ? Ou, au contraire, critiqué pour ses penchants lascifs ? Comme le résume la sexologue Catherine Blanc (2) : « L’héritage familial et la question des interdits éventuellement associés au sexe déterminent en grande partie notre relation au désir et au plaisir. » A pulsion libidinale égale, certains vont ainsi privilégier les bonheurs de la chair quand d’autres, moins à l’aise avec leur corps ou →


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Dossier sexe

“La prise en compte de notre propre désir passe par l’acceptation de notre agressivité.” catherine blanc, sexologue

culpabilisés d’avoir voulu s’y intéresser de trop près (la fameuse époque où la masturbation rendait sourd…), vont choisir d’investir leur élan vital dans des activités sources d’épanouissement, tel que le travail, les arts ou le bricolage. Mais comment expliquer, alors, que des enfants élevés au sein de la même famille manifestent plus ou moins d’intérêt pour le sexe ? Pourquoi certaines petites filles ne se masturbent-elles pas quand leurs sœurs, au même âge, semblaient s’adonner aisément à l’exploration de leur corps ? « Contrairement à ce qu’on imagine, l’érotisme et l’autoérotisme ne sont pas forcément liés à nos organes génitaux, éclaire Catherine Blanc. Prenez une petite fille qui fait de la balançoire : elle jouit pleinement de ce mouvement ondulatoire, générateur de douces sensations dans le ventre, même si elle ne se masturbe pas au sens où on l’entend généralement. » La psychothérapeute Nicole Prieur rappelle, quant à elle, que la famille n’est pas la seule institution à porter un discours et un regard, plus ou moins moralisateurs, sur le désir sexuel : « Les enfants intériorisent aussi les interdits de l’inconscient collectif. Si une petite fille perçoit que la société assimile la sexualité à quelque chose de sale, elle pourra parfaitement se détourner de son désir, quand bien même son éducation familiale ne serait pas du tout culpabilisante. » Taire son excitation Et force est de constater que

la « pression culturelle » évoquée par Nicole Prieur, extrêmement contre-productive en matière d’épanouissement sexuel, pèse plus particulièrement sur le genre féminin. « Les hommes ont toujours été célébrés pour leur désir. C’est un peu : “Je bande donc je suis.” A l’inverse, la femme désirante est encore trop souvent assimilée à un danger dans l’imaginaire collectif. On la suppose forcément vorace, insatiable, incontrôlable. Et il est difficile de ne pas intégrer,

plus ou moins consciemment, ce regard dévalorisant sur son propre désir », analyse Catherine Blanc. On ne s’étonnera donc pas que les femmes soient si promptes à taire leurs appétits. Et même à les nier, comme l’a démontré une étude réalisée par l’Américaine Meredith Chivers. Ayant voulu mesurer le degré d’excitation de femmes confrontées à des stimulus sexuels, cette psychologue leur a projeté des images pornographiques variées après avoir placé dans leur sexe un instrument de mesure permettant d’enregistrer leur taux de sécrétion vaginale. A l’issue de la séance, elle a constaté un écart inouï entre les niveaux d’excitation enregistrés par l’appareil et le discours des patientes, assurant que rien de ce qu’il leur avait été projeté ne les avait vraiment excitées. Surtout pas les images de bonobos en pleine copulation, qui leur firent pourtant bien plus d’effet qu’aux hommes soumis à la même expérience. Alors les femmes ont-elles vraiment moins de désir que les hommes ? Le taisent-elles de peur d’un ancestral qu’en-dira-t-on ? Ou sont-elles si étrangères à leur corps qu’elles en deviennent capables d’ignorer le feu qui couve en elles ? Si Nicole Prieur se garde de trancher, elle suggère qu’on peut aussi choisir de nier son désir parce qu’il nous effraie : « Certaines femmes – ou hommes, d’ailleurs – ont peur de perdre le contrôle et d’expérimenter d’autres états de conscience que ceux qu’ils maîtrisent parfaitement. » Des propos qui font écho à ceux de Catherine Blanc, convaincue que « la prise en compte de notre propre désir passe par l’acceptation de nos pulsions, notamment de notre agressivité ». Admettre sa part d’animalité pour mieux accueillir ses envies ? C’est une des pistes à explorer pour ceux et celles qui désirent cohabiter en plus grande intelligence avec leur désir. L’autre solution consiste à faire confiance à nos cerveaux, assure Michel Reynaud, puisque ceux-ci gardent en mémoire les récompenses glanées au fil de notre existence : « Un individu peu désirant à la base peut, en accumulant des expériences sexuelles positives, avoir de plus en plus envie d’y retourner. Le plaisir comme le désir de l’autre sont en cela d’excellents dopants du désir. » — i.s. La mémoire du plaisir sexuel

1. Auteur de L’amour est une drogue douce en général (éd. Flammarion), à l’origine de www.addictaide.fr. 2. Auteure de La sexualité décomplexée, 50 idées reçues… revues et corrigées (éd. Flammarion).

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La jouissance de la masturbation 75 % des Françaises se masturbent. Est-ce à dire que cette pratique est enfin naturelle, intégrée, libératoire ? Non. Parfois honteuses ou ignorantes, les femmes laissent leur plaisir encore souvent inassouvi. Par Olivia Müller. Photo Andi Galdi Vinko.

Abondance des manuels sur la sexualité féminine, valorisation des sex-toys ou triomphe de l’autoérotisme au sein de la pop culture – de Rihanna à Miley Cyrus en passant par les campagnes publicitaires d’American Apparel : après plus de quarante années de libération sexuelle, la masturbation féminine est encensée. Se masturber chaque jour « par pure nécessité physique, pour satisfaire des élans de désir fous ou simplement pour relâcher la pression », revendique Cléo (1), 28 ans, doctorante, en couple depuis un an. Se masturber chaque semaine « pour avoir un orgasme assuré à 100 % », souligne Abby, 30 ans, directrice de production, célibataire. Ou seulement « lorsque je suis amoureuse, parce que j’ai tout le temps envie de sexe », confie Flora, 29 ans, artiste, célibataire. Jamais les Françaises n’auraient été aussi nombreuses à succomber à l’onanisme : 75 % reconnaissent aujourd’hui leurs pratiques masturbatoires, contre 42 % en 1992 (Ifop, 2015). Mais à y regarder de plus près, seule une sur deux s’y adonne « assez régulièrement », moins de 20 % d’entre elles la pratiquent « souvent », et une sur quatre déclare encore n’avoir jamais tenté l’expérience. Soit trois fois moins que les hommes, que les Canadiennes et les Européennes du Nord, dont plus de 90 % se déclarent adeptes de la pratique.

En France, « il y a toujours une difficulté des femmes à assumer une sexualité purement compulsive et individualiste », note François Kraus, directeur d’études à l’Ifop. Léonie, 30 ans, réalisatrice, avoue : « Le sujet me fait rougir. Je ne sais pas pourquoi, c’est comme ça. » Elle parle de sexe, oui. De masturbation, non, « jamais ». Comme Théophile, 28 ans, cadre. Aujourd’hui, elle admet se masturber « souvent », mais un sentiment d’embarras la saisit, après coup, et l’empêche d’assumer : « C’est idiot, mais je me sens un peu esclave de mon corps. Et puis si quelqu’un me voyait, je dois vraiment avoir l’air ridicule ! » Une honte qui la conduit souvent à ne pas recommencer avant un certain temps. Cette culpabilité, Cléo ne l’a jamais vécue et s’agace de la « gêne et du silence » qui entourent le sujet. « Même le langage est révélateur d’un certain tabou. On dit des femmes qu’elles se touchent ou se caressent. Ça reste délicat et charmant. Quelle hypocrisie ! On se masturbe et on se branle, rapidement et mécaniquement », recadre Cléo. Aujourd’hui, « la société n’est toujours pas à l’aise avec la jouissance féminine, note l’écrivaine Jane Hunt (2), mais n’oublions pas que nous sortons de milliers d’années d’oppression ». Autant de siècles de répres- → Anormal de jouir seule


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“On nous a toujours dit qu’une femme est censée s’épanouir sexuellement dans le couple.”

léna, 30 ans, dessinatrice

sion médicale et de diabolisation judéo-chrétienne de l’onanisme. En outre, « là où la jouissance masculine a été représentée dans un processus d’autonomie et d’autosuffisance, la jouissance féminine s’est peu à peu inscrite dans un processus d’hétéronomie et de dépendance à l’homme », analyse la philosophe Geneviève Fraisse (3). En 2015, en tête des obstacles à la quête d’un plaisir solitaire : la conviction de nombreuses femmes « que le plaisir ne peut venir que de l’extérieur ou qu’en se masturbant elles n’auront plus de désir pour l’autre », explique le psychiatre Philippe Brenot (4). Léna, 30 ans, dessinatrice, a eu son premier déclic orgasmique à 11 ans. Elle expérimente avec joie « le petit tressaillement provoqué par [ses] caresses ». Très vite, le plaisir procuré est assumé. Mais vingt ans plus tard elle observe que nombre de ses amies pensent qu’il « est anormal de jouir seule ». Elle s’en étonne mais comprend : « On nous a toujours dit qu’une femme est censée s’épanouir sexuellement dans le couple. On grandit encore avec cette idée qu’elle a juste besoin d’un homme pour être heureuse. Si elle se masturbe, c’est qu’elle est sans doute un peu frustrée, ou carrément nymphomane. » Bien que les mentalités évoluent – et que « beaucoup de femmes se libèrent, en n’étant ni dans le plaisir aléatoire, ni dans la dépendance à la jouissance », souligne Geneviève Fraisse –, les vieux schémas ont la vie dure. Beaucoup ignorent que « la masturbation n’est ni sale, ni honteuse, ni perverse, ni réservée à l’adolescence, ni au célibat », ajoute le Dr Brenot. Alors certaines renoncent. Au mieux, la pratique apparaît à l’âge adulte ; au pire, elle est dénigrée ou refoulée. Par crainte de l’anormalité, honte des pulsions sexuelles ou ignorance des mécanismes de jouissance. Une ignorance qui n’est pas sans conséquence quand près de huit Françaises sur dix ont des difficultés à jouir (5). Pour les experts, le diagnostic est clair. Outre les difficultés liées au règne de la « sexualité phallo-

centrée » (6), « on sait aujourd’hui que l’épanouissement sexuel est fortement lié à la précocité de la masturbation et à son exercice régulier », explique le Dr Brenot. Mais là où les hommes sont incités dès l’adolescence par un « réflexe érectile » et rassurés par une banalisation de leur masturbation, les femmes naviguent à vue. Sans repère ni éducation concrète à la sexualité. « Les femmes sont encore nombreuses à ne pas savoir comment elles sont constituées, ni même à quoi ressemble leur sexe », pointe à son tour la politologue Janine MossuzLavau (7). Précisément parce que les mécanismes de la jouissance féminine – qui « n’ont rien d’instinctuels » selon le Dr Brenot, et s’acquièrent « par tâtonnement au long de l’apprentissage de la masturbation », selon le sexologue Yves Ferroul (8)  – demeurent dans l’ombre. « L’éducation à la sexualité reste axée sur les questions de fécondation, de contraception et de prévention, souligne le Dr Brenot, des questions évidemment fondamentales » mais insuffisantes. Si bien que l’apprentissage du plaisir peut prendre de longues années. Le déclic Louisa, 33 ans, plasticienne, n’avait ja-

mais connu d’orgasme avant 30 ans. Ni seule ni en couple. Seule, elle avait tout tenté, jusqu’à s’en lasser : « Je considérais que c’était loupé pour moi. » Un échec à ses yeux. Cuisant parce que frustrant. Honteux parce que ses amies se targuaient de leurs réjouissances solitaires. Il y a deux ans, une rupture cicatrisée et une nouvelle histoire d’amour engagée, elle se renseigne sur Internet et retente le coup. Enfin, elle apprécie. Aujourd’hui, elle n’éprouve toujours pas d’orgasme en faisant l’amour. « La pénétration me procure d’énormes sensations, mais pour jouir, je me masturbe à côté de mon mec. Les orgasmes clitoridiens et vaginaux, je n’ai jamais trop compris à quoi ça correspondait. » Cléo, elle, sait que « plus tu t’exerces, meilleur c’est ». Après des années de pratique, elle atteint « des orgasmes bien plus forts que quand j’étais jeune ». Quid de l’orgasme vaginal ? « Je l’ai voulu, testé et travaillé… en me masturbant. » Qu’on ait 15 ou 65 ans, il n’est jamais trop tard pour essayer. — o.m. 1. Les prénoms ont été modifiés. 2. Auteure d’Osez la masturbation féminine (éd. La Musardine). 3. Ex-déléguée interministérielle aux droits des femmes, auteure de Les excès du genre (éd. Lignes). 4. Auteur de Nouvel éloge de la masturbation (éd. L’Esprit du Temps). 5. Enquête sur la sexualité en France, dirigée par Nathalie Bajos et Michel Bozon (éd. La Découverte), et Les Françaises et l’orgasme, enquête Ifop (2014). 6. Fondée sur la pénétration vaginale et qui, selon l’Ifop, ne satisfait « très facilement » que 28 % des femmes. 7. Auteure du Dictionnaire des sexualités (éd. Robert Laffont). 8. Coauteur, avec Elisa Brune, de Le secret des femmes (éd. Odile Jacob).

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«Nu de la forêt 1974», de Lucien Clergue: le photographe a été le premier à montrer des poils pubiens sur des images grand public.


Ce sexe est-il encore possible ? Par Eve Beauvallet

ATELIER LUCIEN CLERGUE.

Face à la dictature du sexe glabre, des résistants encore marginaux tentent de réhabiliter les poils sur le pubis des femmes, « Sur ta laine annelée et fine de l’érotisme (décrit comme / Que l’art toujours voulut l’art de l’intermittence, du une bataille raser / Douce barbe féminine / semi-visible, de l’apparitionReçois mon vers comme un baiser. » antique qui fait disparition…) face aux déclaLe lyrisme incantatoire de Théorations de Benjamin, 23 ans ? « Euh… phile Gautier, activiste pro poils toujours j’ai jamais couché avec une meuf qui pubiens responsable du poème Musée n’était pas épilée intégralement. » secret, n’y aura rien fait. Et son ardent sens. Car les chiffres sont implacables : une héritier Stéphane Rose ne pouvait que déplorer, dans Défense du poil (éd. La Musardine), pamphlet contre le « tsunami dépilatoire » publié en 2010 : en ce début de xxie  siècle, le glabre labellisé YouPorn semble avoir gagné. En effet, que pèsent aujourd’hui les souvenirs éroticovelus des épisodes de Série rose sur FR3, des catalogues La Redoute avec culottes transparentes sur toisons volontaires ? Que pèse la vision barthésienne

étude Ifop de 2014 montrait qu’en France 45 % des femmes de moins de 25 ans pratiquaient l’épilation intégrale du pubis (contre 14 % tous âges confondus) et que 63 % des hommes du même âge préféraient que leurs partenaires soit « épilées en rasant les poils des lèvres ». Chez Body Minute, leader de la beauté low cost, on confirme : « Le maillot intégral représente aujourd’hui 50 % des maillots effectués. » De quoi rendre votre maillot →


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“En 2000, le ticket de métro devient la norme. Au-delà de 2005, les poils ont disparu.” stéphane rose, journaliste et écrivain

brésilien aussi démodé que la moustache de Tom Selleck dans Magnum. De quoi provoquer, surtout, chez la jeune génération, stupeur et tremblements à la vue des mottes photographiées par Lucien Clergue, pape du nu velu célébré par Picasso, Ernst et Barthes dès les années 60 et récemment exposé au Grand Palais devant une foule d’incrédules s’interrogeant comme nous : ce sexe est-il encore présentable ?

poils décolorés aux couleurs de l’arc-en-ciel, certaines voix s’élèvent contre cette chasse aux sorcières qui serait devenue, en moins d’une décennie, le symptôme d’une époque asservie à l’hygiénisme totalitaire, soumise aux diktats de la pornographie, à la dictature de la transparence et du mercantilisme ronronnant. Ou encore le signe d’une société à la botte de Nicolas Sarkozy, si on en croit Bernard Andrieu, philosophe du corps, qui déclarait carrément dans Libération que la pilosité est « même peut-être une façon de lutter contre le corps sarkosien, lisse, athlétique, qui veut effacer toutes les aspérités et conflits. » Ou, enfin, la preuve d’un inconscient collectif pédophile, comme l’affirmait en mars dernier Axelle Red, sur le plateau d’On n’est pas couché. Argument qui ne convaincra pas plus le psycho-sexologue Pascal de Sutter qui, déjà en 2013, s’exprimait sur le site Atlantico : « C’est une pure fiction, qui ne repose sur aucune étude scientifique : les hommes qui aiment les sexes épilés vont aimer les gros seins et les fesses rebondies, qui sont deux signes de maturité sexuelle que l’on ne trouve bien évidemment pas chez les enfants. » Dont acte. A défaut de trancher sur le danger politique de cette dictature du glabre, rappelons que l’épilation ne date pas de la popularisation des hardeuses. Elle était un signe d’esclavage dans l’Antiquité égyptienne (et encore actuellement dans les pratiques BDSM où le poil est réservé au dominateur) mais aussi un attribut mode pour les dames de la cour au Moyen Age (période peu féministe, c’est certain) ou encore une obligation de toujours dans les traditions musulmanes. A contrario, le poil devient le must have en matière de sensualité durant la Renaissance et, surtout, dans le xixe de Théophile Gautier, siècle des métaphores enflammées (les « poils d’or » de la Nana de Zola) et des célébrations érotomanes à la Huysmans. Ce qui, en revanche, reste stable au fil du temps, c’est la censure. Dans l’art, en effet, le nu féminin n’était pas considéré comme obscène si les poils pubiens, synonymes d’animalité, d’agressivité sexuelle, d’outrage aux bonnes mœurs, étaient cachés ou enlevés (en témoigne le scandale déclenché par L’oriSynonyme d’animalité et d’outrage

A en croire le goût populaire, non. Et cette mutation du goût semble suivre à la lettre celle de l’iconographie « coquine ». Ainsi Stéphane Rose nous informait-il encore que le site du magazine Playboy retraçait en quelques photos l’évolution à travers les âges des pubis des playmates. « Jusqu’aux années 80, elles dévoilent des sexes en totale liberté pileuse. A partir des années 90, l’épilation partielle est de rigueur. En 2000, le ticket de métro devient la norme. Au-delà de 2005, les poils ont totalement disparu. » Une bonne raison, pour les marques de cosmétiques, de sabrer le champagne (selon Nielsen, le marché de l’épilation et du rasage féminins a cumulé un chiffre d’affaires de 163 millions d’euros en 2014) et de marteler les miracles du chauffe-cire électrique de Veet, de l’Epil Mug de Laurence Dumont, des bandes de cire prêtes à l’emploi de Nair, du rasoir Gillette Venus Snap, de l’épilateur électrique Satinelle Prestige de Philips… Il n’en fallait pas moins pour transformer le poil pubien en nouvelle pomme de discorde sociétale. En effet, aux côtés des Cameron Diaz, Lady Gaga ou Kate Moss, qui prônent le sexe dru des années 80, épaulées par les militants du Mouvement international pour une écologie libidinale, des féministofashionistas qui instagrament ou tumblerisent leurs L’influence de la pornographie


gine du monde de Courbet). Plus tard, le code Hays (code moral établi pour les productions des studios hollywoodiens) stipulera : « Toute allusion au système pileux, y compris les aisselles, est proscrite. » Une tradition qui se perpétuera dans la presse, où il sera d’usage de repeindre à la gouache ou à l’aérographe par-dessus les poils (au risque de traumatiser les jeunes garçons à la découverte d’un vrai sexe). Lucien Clergue, le premier à introduire les poils pubiens sur des photos grand public, connaissait les règles du jeu lors de la publication de son premier livre, Corps mémorable, en 1958 : « Il y avait une loi qui spécifiait : là où il y a le poil, il ne faut pas la tête, et là où il y a la tête, il ne faut pas le poil. Comme je ne photographiais pas les têtes j’étais sauvé, ils n’ont pas saisi le livre. » « La libéralisation est venue des pays scandinaves et des revues américaines comme Playboy et Penthouse, au début des années 70, explique l’historien de la censure Bernard Joubert dans la web série d’Arte Poilorama. Et il a fallu attendre 1973 pour que la France lève l’interdiction de montrer les poils pubiens. » Là, c’est la fête : jungle au vent dans Le dernier tango à Paris de Bertolucci, avec Maria Schneider (scandale un an avant, en 1972), délires gynéco-trash dans Calmos de Bertrand Blier (1976). Mais la fin de la récré est vite sonnée par les années sida (le mythe du poil synonyme de manque d’hygiène vient de là) et, plus tard, l’avènement du porno soft (qui a capitalisé sur l’érotisme du corps-machine, du sexe cyborg). Les esthètes du poil restent sur le carreau. Aujourd’hui, petite communauté underground, ils sont quelques-uns à pleurer l’épicurisme libertaire des années 70 et à célébrer l’esthétique du sexe touffu dans les catégories « rétro » des plateformes porno. Résistance, mais pour combien de temps ? Peut-être plus qu’on le croit. Et comme tout bibi vintage, le poil libre pourrait faire son retour sous le double effet de l’éco-féminisme et de l’« éroticostlagie ». Rappelons-nous les mannequins d’American Apparel (sismographe des Ajouter des poils avec Photoshop

tendances) qui s’affichaient poils au vent sous culottes blanches dans les vitrines de New York en 2014. Rappelons-nous encore la prophétie de Laetitia Casta, en 2007. « Vous allez voir : ça va revenir à la mode, les poils. Elles vont être bien emmerdées, celles qui se sont fait épiler définitivement », déclaraitelle au journal A nous Paris. Moins d’une décennie après, le directeur artistique du magazine Lui, Eric Beckman, semble lui donner raison. Retour de la toison ? Peut-être pas des forêts

“L’épilation intégrale est une beauté premier degré comme les faux seins.” eric beckman, directeur artistique du magazine lui.

indomptables, qui évoquent un peu trop les heures les plus velues de l’activisme contre la guerre du Vietnam… Mais « une zone pileuse très basse et large, pas trop fournie et surtout pas trop dessinée (surtout pas de triangle net). C’est en tout cas notre politique et ce avec quoi les actrices se présentent la plupart du temps, explique-t-il. Les mannequins, c’est différent puisqu’elles sont toutes intégralement épilées pour le marché américain, ce qui nous amène à les regarnir par Photoshop. » Question d’élégance. Et de distinction sociale, puisque le sexe, aujourd’hui surexposé, n’échappe pas aux mécanismes du bon goût. Ainsi, le fameux ticket de métro des années 2000 serait-il devenu l’équivalent pubien du collier de barbe effilé façon Matt Pokora (période 2009), et l’épilation intégrale des années 2010, le pendant d’un maquillage trop voyant façon Kim Kardashian. « L’épilation intégrale est, paradoxalement, une autre façon de cacher la nudité, c’est une convention, une beauté premier degré, comme les faux seins », poursuit Eric Beckman. Ce qui, par opposition, fait aujourd’hui de la toison rétro twistée selon nos exigences contemporaines le privilège d’une élite branchée. Il plaisante à peine : « Les poils pour les femmes, c’est comme les barbes pour les hommes, c’est évidemment devenu hipster. » — e.b.

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Enquête


Violences physiques, verbales, sexuelles… Le milieu sportif peut se révéler d’une incroyable dureté envers les femmes, notamment les reporters, victimes de supporters incontrôlables. En plein Euro de football et à la veille des JO, enquête dans un monde testostéroné où règne l’omerta.

Quand les fans harcèlent les femmes Par Pa P ar An A Anna nna na Borrel Bo orrrre el

Le 10 avril 2016: furieux des défaites successives de leur club, les supporters marseillais insultent sa dirigeante, Margarita Louis-Dreyfus, sur leurs banderoles. «Intolérable», pour Anne-Laure Bonnet, journaliste de BeIn Sports.


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Enquête

Etre une femme dans un milieu d’hommes, c’est compliqué. Etre une femme en position de pouvoir dans un milieu d’hommes l’est encore plus. Mais être une femme, en position de pouvoir, dans un milieu où la testostérone est reine peut se révéler très dangereux. Erin Andrews, journaliste sportive sur la chaîne Fox Sports, dont le procès a occupé cette année la « une » de toute la presse américaine, peut en témoigner. En 2008, elle a eu le malheur de croiser la route de Michael David Barrett, assureur de 54 ans, dans un hôtel de Nashville. « Je regarde beaucoup de sport à la télé, c’est comme ça que je l’ai reconnue », expliquera l’homme lors de son procès. A l’époque, la jeune femme est déjà une journaliste confirmée, elle travaille pour la chaîne sportive ESPN et a longtemps commenté le hockey, avant de se diversifier en football et en basket. Obsédé par la présentatrice, Barrett parvient à trouver le numéro de sa chambre d’hôtel et s’y introduit au moment où elle prend sa douche. Il la filme à l’aide de son téléphone, par le trou de la serrure de sa salle de bain, et après avoir tenté (sans succès) de vendre la vidéo au site TMZ, la diffuse sur Internet. Depuis, 16,8 millions d’Américains ont vu les images d’Erin Andrews nue. Encore aujourd’hui, la star des médias sportifs est en larmes quand elle évoque cet épisode. Un univers à 95 % masculin A travers ce fait divers, les Amé-

ricains ont découvert une réalité qu’ils ne soupçonnaient pas : dans le sillage d’Erin Andrews, qui a porté plainte, d’autres femmes journalistes sportives se sont mises à parler. Andrea Kremer, l’ex-présentatrice du Sunday night football sur NBC, a révélé qu’un dingue l’avait harcelée au point de lui causer une grosse frayeur. Jamie Little, de Fox Sports, a confié comment, en plusieurs occasions, des « fans » l’avaient suivie ou mise plus que mal à l’aise. Et plus récemment, fin avril, dans une vidéo réalisée par Chad Cooper et One Tree Forest Films, les journalistes sportives Julie DiCaro et Sarah Spain font face à des hommes du public, invités à lire des #MoreThanMeanTweets (« tweets plus que méchants »). Une campagne destinée à montrer la violence dont elles sont victimes sur les réseaux sociaux. Ainsi, peu à peu, les langues se délient, laissant découvrir le quotidien de femmes – jolies et médiatiques – évoluant dans un univers à 95 % masculin et qui, jusque-là, n’avaient jamais osé dire qu’elles s’étaient senties menacées. « Erin Andrews aurait pu éviter un procès public, elle a fait le choix inverse, et elle l’a fait exprès », décrypte Marie Hardin, professeure de journalisme à la Penn State University. La présentatrice est allée jusqu’au bout. Mais peut-être n’avait-elle pas le choix. Une de ses consœurs confie : « Après que la vidéo a circulé, j’ai vu comment les supporters s’adressaient à elle, les remarques salaces… Ça ne devait pas être facile d’être dans sa peau. » Poussée à bout, elle a brisé la loi du silence qui régnait jusqu’alors dans un milieu où agressions, harcèlement et sexisme sont monnaie courante. « Lorsqu’on interroge les femmes journalistes de sport, selon qu’on leur demande de témoigner face à face ou qu’on leur soumet un question-

naire écrit et anonyme, les résultats sont très différents. Dans le deuxième cas, neuf sur dix ont été victimes de sexisme, et 15 % d’entre elles ont subi des agressions physiques ou des menaces », poursuit Marie Hardin. Avant d’ajouter : « Mais je comprends aussi qu’elles rechignent à en parler publiquement. Cela pourrait nuire à leur carrière. » « C’est la même chose en Europe, assure le sociologue Nicolas Delorme. Ces femmes sont dans un milieu ultra-concurrentiel où, même si leur proportion a augmenté ces dix dernières années, elles restent très minoritaires. Aucune d’elles ne veut passer pour celle qui se plaint. » De fait, quand on interroge les journalistes françaises sur ces questions, on se cogne à un mur. « Bonjour, nous n’avons pas grand-chose à dire sur ce sujet. » Voilà comment la communication de Canal+ Sport et D8 répond lorsqu’on demande à rencontrer la journaliste de rugby Isabelle Ithurburu, Estelle Denis ou Marie Portolano et Astrid Bard, stars montantes côté foot. Même chose lorsqu’on demande à Claire Arnoux, présentatrice sur BeIn, de s’exprimer. Mélisandre Gomez, qui suit le foot pour L’Equipe depuis quinze ans, se justifie : « C’est un sujet qui me met mal à l’aise. Je crains à la fois de minimiser certaines choses et d’en dramatiser d’autres qui ne seraient pas si graves. » Il y a deux ans, la journaliste belge Hilde Van Malderen a publié un ouvrage dans lequel elle évoquait les avances déplacées, cette fois, de certains joueurs et arbitres. « J’ai reçu des lettres de consœurs de toute l’Europe qui me remerciaient et racontaient avoir vécu la même chose, explique-t-elle, mais publiquement, aucune ne m’a soutenue. » Au contraire, quand L’Equipe a demandé à une dizaine d’entre elles ce qu’elles en pensaient, elles ont presque toutes assuré qu’elles n’avaient jamais été confrontées au problème. « Lors de mes entretiens en tant que chercheur avec les journalistes, ça commence toujours comme ça, poursuit Nicolas Delorme. Au début, il ne leur est jamais rien arrivé. Et puis, peu à peu, elles évoquent une collègue qui aurait subi discrimination ou harcèlement… Mais on est dans une logique d’omerta. Le leitmotiv reste : “Ça ne m’est jamais arrivé à moi.” » Sur les réseaux sociaux, la violence de certains fans transparaît pourtant de façon évidente. Lorsqu’Anne-Laure Bonnet, qui a couvert la formule 1 puis le foot sur BeIn, tweete : « Avis aux blaireaux, LinkedIn n’est pas un site de rencontre, merci de me laisser tranquille », le premier commentaire qu’elle reçoit est un : « Ta gueule sale pute. » L’intéressée modère : « Sur Internet, certains se lâchent, mais en vrai, les gens sont plutôt gentils. » Courageuse et féministe dans son discours, elle est du genre à condamner ouvertement les dérives sexistes des supporters. A propos de la banderole brandie sur les gradins du Stade Vélodrome, « Margarita, retourne à ton vrai métier, femme au foyer », adressée à la propriétaire de l’OM, Margarita LouisDreyfus, Anne-Laure Bonnet lâche sans hésitation : « C’est intolérable. » Mais lorsqu’on l’interroge sur son cas personnel, elle aussi a pour premier réflexe d’assurer qu’elle n’a jamais été directement en proie à des débordements. On lui rappelle alors une séquence, visible sur Youtube, où on voit sa consœur et amie Astrid Bard planter sa caméra dans un coin du stade, Le réflexe de se taire


Erin Andrews (Fox Sports).

MARK HUMPHREY/AP/SIPA. GETTY IMAGES. ANTHONY BIBARD/FEP/PANORAMIC. FRÉDÉRIC CHAMBERT/PANORAMIC.

Andrea Kremer (NBC).

à l’issue d’un match Marseille-Rennes, attendant son direct. Filmant depuis les gradins, la vidéo la montre seule, en contrebas, tandis que les supporters massés scandent : « Astrid, viens nous sucer », ou encore : « On veut Astrid à poil », avant d’entonner une chanson sur la sodomie d’une vulgarité peu commune. La présentatrice ne peut que subir et attendre pendant près de dix minutes. Anne-Laure Bonnet, après réflexion, admet que ce genre d’épisode lui est aussi arrivé, une fois, à l’issue d’un match OM-Arsenal : « Sur le moment, ça m’a fait rire. C’est après que la colère est montée », confie-t-elle. Dans un milieu où les femmes semblent promptes à l’autocensure, à la minimisation ou au déni, France Pierron fait, du coup, figure d’héroïne. Cette spécialiste du rugby sur BeIn parle franchement. « Je reçois beaucoup de courrier, alors que mes collègues mecs n’en ont pas du tout. Parfois c’est mignon, sympa, mais j’ai aussi un bon paquet de débiles. » Elle fait partie d’une génération qui assume sa féminité ; et sa deuxième passion, après le rugby, ce sont les chaussures, qu’elle porte à l’écran avec une audace fashion. « Du coup, je reçois pas mal de lettres de fétichistes, évidemment », assume-t-elle, presque blasée. Mais ça ne s’arrête pas là : « J’ai reçu des calendriers avec des photos de moi à toutes les pages, et aussi de la lingerie “de pupute”, supervulgaire, en skaï et en cuir, et même des vidéos de mecs qui se pignolent sur mon image. Et ils vont jusqu’au bout. Je n’ai jamais pensé à porter plainte, il vaut mieux en rire. Moi j’affiche tout ça dans le bureau. » Mais pour une qui ose le dire, combien préfèrent se taire ? A force d’enquêter, on finit par comprendre qu’une autre journaliste se serait même fait suivre par un fan qui l’attendait en bas de sa chaîne. Elle refuse d’en parler. Le classement des journalistes sexy Outre le harcèlement dont

Anne-Laure Bonnet (BeIn Sports).

Astrid Bard (Canal+).

font parfois l’objet les femmes journalistes, comme d’autres personnages publics, il y a un phénomène réservé au sport. Nathalie Renoux, qui a présenté Téléfoot pendant plusieurs années avant de revenir au JT, puis à nouveau au foot sur M6, est formelle : « Le sport attire davantage les fous. » « Ça fait partie de ces milieux, comme l’armée, où les femmes sont en très petite minorité, renchérit Nicolas Delorme. Leur environnement professionnel ne les soutient pas, quand elles dénoncent, car il faut donner une bonne image : il y a des millions en jeu. Et il y a encore beaucoup de remarques sexistes de la part des journalistes hommes ou des sportifs, ce qui contribue à donner le ton. Cet état de fait est renforcé par les articles, très nombreux, qui classent les “journalistes de sport les plus sexy”, les réduisant à leur physique. » Un article de Paris Match consacré aux journalistes de sport françaises, les montrant en robe de soirée et talons hauts, a d’ailleurs, début mai, provoqué un léger malaise. Le sociologue souligne encore que les femmes athlètes font, elles aussi, les frais de ces débordements. Quand la championne des Bleues Laure Boulleau tweete, au sujet du T-shirt qu’elle va porter un soir de match du PSG, elle récolte des dizaines de commentaires lui demandant de l’enlever, de montrer ses seins, etc. Elle se retrouve d’ailleurs dans les classements des « 10 bombes du foot féminin ». Avant son agression, Erin Andrews avait été sacrée deux fois « journaliste de sport la plus sexy » par le magazine Playboy. — a.b.


Portrait

Israël

LA REINE BAR

Dans ce pays jeune qui ne connaît pas de dynasties séculaires, la mannequin Bar Refaeli occupe une place particulière : icône presque royale, cible des médias et des polémiques. A 31 ans, elle assume sa réussite, affiche sa vie sur les réseaux sociaux et incarne l’opulence de la société de consommation. Mais qui est-elle vraiment ? Par Hadrien Gosset-Bernheim

Le rituel est bien réglé : un après-midi de début juin, paparazzis et équipes de télévision se postent devant la propriété de la famille Refaeli, à Hod Hasharon, bourgade cossue des environs de Tel Aviv. Commence alors le défilé des acteurs connus, journalistes vedettes, filles en vogue et personnalités du monde des affaires. Une fois passé le portail hérissé de caméras de surveillance, l’espace est compté dans le jardin agrémenté d’une piscine et de buffets sponsorisés par des chaînes de restaurant. C’est le moment où, entre deux tapas, on observe ses voisins pour répondre à la seule question qui vaille : qui, cette année, est invité à la fête d’anniversaire de Bar Refaeli ? Et, surtout, qui ne l’est pas ? « L’ambiance est particulière, raconte un ancien convive. Bar reste avec ses amis proches et passe du bon temps. Les autres semblent clairement être là car c’est l’endroit où il faut être vu. » Cette fois-ci pourtant, le rendez-vous majeur de la vie mondaine israélienne n’a pourtant pas eu lieu : le 4 juin dernier, Bar Refaeli a préféré fêter ses 31 ans en petit comité. Enceinte, elle limite désormais ses apparitions publiques. Ses conci-

toyens devront donc attendre la naissance, prévue en août, de son premier enfant – une fille – pour satisfaire leur insatiable curiosité à son égard. Toutes proportions gardées, dans ce pays jeune qui ne connaît ni aristocratie héréditaire ni dynasties durablement installées, la jeune femme remplit en effet un peu le rôle des membres de la famille royale britannique : icône, obsession médiatique et cible de toutes les polémiques. La célébrité de Bar Refaeli dépasse d’ailleurs largement les frontières de l’Etat hébreu. Elle est une figure de la galaxie people, régulièrement photographiée sur les tapis rouges en compagnie d’autres stars. Pas mal pour une mannequin dont les grandes heures de la carrière internationale se résument quasiment à la couverture de la prestigieuse édition maillots de bain de Sports Illustrated, en 2009, et au titre de femme la plus sexy du monde décerné en 2012 par le magazine masculin Maxim. Et non, contrairement à une légende bien établie, elle n’a jamais été l’un des « anges » triés sur le volet de Victoria Secret, ni n’a même défilé pour le fabri- → L’ex-fiancée de Leonard DiCaprio

INSTAGRAM BAR REFAELI (X9). DAVID SILVERMAN/GETTY. NOEL VASQUEZ/GETTY.

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Février 2016, sur une séance photos.

En 2009, elle pose dénudée pour la marque Fox et provoque la colère des ultraorthodoxes.

Souvenir de vacances.

Février 2016, avec son mari.

Février 2016, en Stella McCartney pour un dîner.

Janvier 2010, avec Leonardo DiCaprio.

Janvier 2016, un hamburger pour fêter sa grossesse.

Mai 2016, enceinte et fan de Grey’s anatomy.

Mai 2016, pause masque.

24 septembre 2015, son mariage avec Adi Ezra.

Mars 2016, en voyage à Zurich.


Portrait

Février 2009, égérie de la ligne de maillots de bain de Sports Illustrated, le sommet de sa carrière internationale.

cant de sous-vêtements, se contentant d’une apparition dans le catalogue en 2010. « L’Israël de 2016 est un pays moderne, débordant d’énergie, et Tel Aviv est une des villes les plus excitantes du monde. Bar est le symbole de tout ça », résume Rani Rahav. Son agence de relations publiques, qui occupe tout le vingt-quatrième et dernier étage d’un immeuble de bureaux du centre de la ville côtière, est une ruche emplie d’œuvres d’art contemporain. La vue est spectaculaire. Toto, le restaurant préféré de la jet-set locale, est au rez-de-chaussée, et Bar Refaeli vit à quelques encablures. Personnage baroque, Rani Rahav est une des personnalités incontournables de l’establishment israélien dont il est réputé tirer les ficelles pour le compte de ses riches clients, parmi lesquels notre mannequin. « C’est d’abord une amie, et ce depuis vingt ans », précise-il. La jeune femme n’étant âgée à l’époque que d’une dizaine d’années et lui d’une trentaine, il est permis d’en douter. Mais la confusion est symptomatique de l’effet Refaeli : afficher sa proximité avec elle, c’est récupérer une partie de son aura. Au début des années 2000, Israël vit en pleine schizophrénie. D’un côté, un conflit sans solution et la multiplication des kamikazes palestiniens. De l’autre, des Israéliens qui se vautrent dans la société de consommation. « L’argent et la réussite économique sont devenus

des valeurs centrales, remplaçant l’idéologie égalitaire et spartiate des débuts, portée par la vieille élite issue des kibboutz et de l’armée », explique l’universitaire Denis Charbit, auteur d’« Israël et ses paradoxes » (éd. Le Cavalier bleu). C’est l’époque où Bar Refaeli, encore adolescente, se lance dans la carrière de mannequin, ne tardant pas à imposer sa blondeur saine comme standard de la beauté israélienne. Depuis quinze ans, son visage n’a pas quitté les immenses affiches qui surplombent Ayalon, la voie rapide qui borde Tel Aviv, au gré des campagnes de publicité dont elle est l’égérie. Des marques locales de vêtements accessibles et confortables, en phase avec son allure de fille équilibrée. Au plus haut niveau, cette splendeur rassurante est cependant un handicap paradoxal, les grandes maisons de mode préférant miser sur des physiques moins conventionnels. C’est sa rencontre avec Leonardo DiCaprio, fin 2005, qui lui permet de sortir du lot des jolies filles pour gagner la reconnaissance durable du public et de la presse. Six ans d’une relation en pointillé dont elle aura l’intelligence de ne jamais dire un mot, gagnant de la sorte sa place à la table des « A list ». « Elle comprend intuitivement ce qui est bon pour elle et elle analyse parfaitement les rapports de force. Elle est extrêmement professionnelle », confirme son amie, la styliste Sandra Ringler, qui, comme tous ses proches, n’a accepté de parler à Marie Claire qu’après accord du clan Refaeli. Elle n’est pas la «chérie nationale»

Elevée dans une famille aisée, laïque et ashkénaze, elle assume sans complexe les signes de sa réussite : voiture haut de gamme (un Rang Rover Evoque blanc), appartement dans la luxueuse tour Yoo – dessinée par Philippe Starck –, vacances de rêve abondement relayées sur son compte Instagram (2,3 millions d’abonnés)… Rien d’extravagant – en tout cas comparé aux filles de sa génération, Kim Kardashian et autres –, mais sans doute un poil trop pour ses concitoyens. Car entre temps, en 2011, la

Elevée dans une famille aisée, laïque et ashkénaze, elle assume les signes de sa réussite.

STEPHEN LOVEKIN/GETTY/AFP.

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société israélienne a connu son « été des tentes », marqué par le ras-le-bol de la classe moyenne contre le coût de la vie : la richesse ostentatoire est passée de mode. Un rejet dont elle a fait les frais, en janvier dernier, après que le fisc l’a accusée de n’avoir pas déclaré les cadeaux parfois très onéreux reçus en échange d’un peu de publicité sur les réseaux sociaux. La mésaventure s’est soldée par douze heures d’interrogatoire, un contrôle judiciaire ainsi qu’un sketch féroce de l’émission satirique télévisée Eretz Nehederet (« Un pays formidable »), moquant les combines de la jeune femme et de son entourage pour économiser trois francs six sous. « Les Israéliens ont un rapport très particulier à Bar Refaeli, témoigne la journaliste de mode Inbal Preger. Elle les fascine et elle les exaspère en même temps. Tout, avec elle, est sujet à polémique. » La mannequin n’est ainsi jamais parvenue à faire l’unanimité dans l’opinion publique, voyant le titre officieux de mami leumi (« chérie nationale », en hébreu) lui échapper au profit d’autres, moins jolies mais plus accessibles. C’est d’autant plus injuste qu’elle n’a jamais été mêlée à aucun scandale de drogue ou d’adultère et qu’elle ne s’exprime jamais sur les sujets sensibles, comme la question palestinienne. Une grande fille toute simple, en apparence, qui en 2013 s’épanchait avec humour dans le quotidien Yediot Aharonot sur sa difficulté à concilier célébrité et vie amoureuse : « Je ne comprends pas. Je suis belle. Je suis cool. J’aime sortir. J’aime rester à la maison, j’aime voir des films, manger. Alors qu’est-ce qui ne va pas avec moi ? Pourquoi suis-je toujours célibataire ? » Mariée pour échapper à l’armée

Une « anomalie » réparée en septembre dernier, lorsqu’elle a épousé Adi Ezra, héritier d’une riche famille de commerçants. Annoncé comme le mariage du siècle, l’évènement avait cependant été gâché par les révélations sur la fermeture de l’espace aérien au-dessus du lieu de la cérémonie accordé au jeune couple afin de le protéger des hélicoptères des paparazzis. L’affaire avait bien failli coûter son poste à un haut-fonctionnaire du ministère des Transports pour avoir autorisé un tel privilège. Comme à chaque fois, les regards s’étaient tournés vers Tzipi Levine, la mère et agent de Bar Refaeli. Réputée dure en affaires, cette ancienne reine de beauté peut se vanter d’avoir minutieusement construit la carrière de sa fille, éconduisant les importuns et entourant la jeune femme d’une garde rapprochée de fidèles choisis pour leur discrétion et leur capacité à la mettre en beauté. « Elle a créé un phénomène de cour

“Elle fascine et exaspère en même temps les Israéliens.” INBAL PREGER, JOURNALISTE DE MODE.

où, pour pouvoir travailler sur les shootings de Bar, les gens doivent faire allégeance. Mais c’est la meilleure des imprésarios », admet un photographe pourtant en froid avec les Refaeli. Rien n’a jamais arrêté Tzipi Levine, même le saint des saints de la société israélienne : Tsahal et les deux ans de service militaire auxquels doivent se soumettre toutes les jeunes femmes à partir de 18 ans. Pour y échapper et ne pas entraver sa marche vers la gloire, Bar avait donc été mariée en catastrophe et en catimini à Arik Weinstein, un ami de la famille deux fois plus âgé qu’elle. Un mariage blanc peu glorieux qui continue de poursuivre Bar Refaeli, régulièrement accusée d’avoir manqué à ses devoirs patriotiques. Même le ministère des Affaires étrangères, qui rêverait d’utiliser les services de l’Israélienne la plus célèbre au monde pour redorer l’image de l’Etat hébreu, doit s’incliner devant l’indignation provoquée par une telle perspective. « Une polémique ridicule. Israël se porterait-il mieux si elle avait perdu deux ans à grossir de dix kilos sur une base militaire ? » tranche le réalisateur Emmanuel Naccache, dont le film Kidon avait permis à la mannequin, en 2013, de faire ses premiers pas au cinéma, aux côtés de Tomer Sisley et Kev Adams. Le 10 avril, le magasin de luxe Factory 54 présentait ses nouveaux modèles devant le tout Tel Aviv. Vêtue d’une blouse blanche Carven, une Bar Refaeli enceinte de cinq mois ouvrait le défilé mis en scène par Simon Elmalem. Le styliste le plus influent du moment est également un intime de la top-modèle. Depuis qu’il a pris en charge sa garde-robe, il y a quatre ans, ces deux-là se parlent dix fois par jour au téléphone. Pas une soirée, un rendez-vous ou un dîner au restaurant sans que la jeune femme ne lui demande conseil. Il s’agit d’être parfaite, tout le temps. Ce soir-là, le défilé fut, de l’avis général, une réussite. Mais pour ce qui devait être l’une de ses dernières apparitions professionnelles avant longtemps, Bar Refaeli semblait fatiguée et s’efforçait de sourire. On repensait alors à cette confidence de Simon Elmalem – la seule qu’il avait bien voulu nous faire : « Ce n’est pas facile d’être Bar Refaeli, c’est un travail de chaque instant. » — h. g.-b. réagissez sur twitter @marieclaire_fr


Décryptage

Catherine Poulain était bergère et écrivait en secret. En mai dernier, son Grand marin a explosé les ventes et enchaîné les prix. Comme elle, quelques inconnus ont eu un succès fracassant dès la première parution. Quelle est leur histoire ? Par Catherine Castro. Photos Yohanne Lamoulère.

Qui sont ces écrivains inconnus dont le premier roman est devenu un bestseller ?

Elle est bergère, il vivait du RSA. Il affiche le physique et le phrasé d’un premier de la classe, sauf qu’il était cancre et dyslexique. Elle est fille de pasteur. Nous la rencontrons dans la cuisine des Editions de l’Olivier. Des mains d’ouvrière aux ongles durs et une phalange en moins, une voix d’enfant fumeuse, une silhouette d’adolescente. Son visage, d’une beauté sauvage et solaire comme un masque du vent et de l’océan, dit l’aventure au long cours. Elle, c’est Catherine Poulain, 55 ans, auteure d’un premier roman autobiographique, Le grand marin (éd. de l’Olivier), épopée d’une femme partie pêcher en Alaska. Début mai 2016, le livre s’était déjà vendu à 38 000 exemplaires*. Couronné par le Prix Joseph-Kessel 2016, le Prix Mac Orlan, six Prix à « Etonnants voyageurs ». Lui, c’est Olivier Bourdeaut, l’auteur d’En attendant Bojangles (éd. Finitude), phénomène éditorial de l’année avec 130 000 exemplaires vendus*. Un enfant regarde ses parents s’aimer d’un amour fou, jusqu’au jour où la folie douce de la mère bascule dans la folie dure. Prix du roman des étudiants France Culture-Télérama, Prix RTL/Lire, Prix des lecteurs L’Express/BFMTV. Dans un univers éditorial qui pulse au rythme des parutions de stars qui ont valeur de marques, ces outsiders sans pedigree font figure d’exception. Olivier Cohen, l’éditeur de Catherine Poulain, en sait quelque chose : « L’édition “sérieuse” connaît un certain pessimisme. Parmi l’avalanche de bons gros →

YOHANNE LAMOULÈRE/TRANSIT/PICTURE TANK.

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Catherine Poulain, la bergère dont le livre s’est déjà vendu à plus de 38000 exemplaires. Ici, avec son troupeau dans la vallée de l’Ubaye.


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Décryptage

Après la promotion de son roman, l’aventurière Catherine Poulain est retournée auprès de ses brebis.

livres larmoyants ou people, il n’y a plus de place pour les anonymes. Et soudain, deux inconnus sortent du néant, tout redevient possible. » Des cahiers et une caravane « Un tel succès est raris-

sime pour un premier roman », confirme-t-il. Le Grand marin s’inscrit dans la lignée des grands livres d’aventure et de voyage, de Jack London. Pour Emmanuelle Boizet, fondatrice des éditions Finitude, qui a mis la main sur En attendant Bojangles, le texte d’Olivier Bourdeaut est une belle histoire d’amour qui fait rêver sans être mièvre : « L’émotion est là, avec suffisamment de retenue. » La Grande librairie, sur France 5, est l’étape incon-

tournable pour une médiatisation réussie. François Busnel y a reçu les deux auteurs. Verdict : « Bojangles, c’est un peu Boris Vian relooké par Alexandre Jardin… très touchant, un bon livre. » Quant au Grand marin, c’est « un grand livre, dans la veine de Conrad et Melville ». S’ils sont inconnus, les auteurs qui se faufilent dans le peloton de tête ne sortent toutefois pas du néant. « Beaucoup écrivent pendant vingt ou trente ans dans leur coin, en silence. Croire que les écrivains sortent du sérail est une idée très parisienne, rétorque Marion Mazauric, fondatrice d’Au Diable Vauvert, qui a publié un best-seller en 2014, Le liseur du 06 h 27, de Jean-Paul Didierlaurent, employé au service client chez Orange, dans les Vosges. La naissance d’un écrivain prend du temps, le temps de la gestation de soi et d’un livre. » Didierlaurent, qui cumulait 231 000 exemplaires en mai 2016, était familier de l’écriture : habitué des concours de nouvelles, il a été deux fois lauréat du Prix Hemingway de la nouvelle. Il a écrit dans l’ombre pendant vingt ans. Comme Olivier Bourdeaut, qui s’est vu refuser un premier manuscrit, avant de rafler la mise. Ou Catherine Poulain : « J’ai envoyé un gros manuscrit à Gallimard, au Seuil et à la maison d’édition Des femmes », confie-t-elle. Seul le Seuil lui répond : « Bien écrit, mais vous avez voulu tout dire. La littérature est un choix. » Satisfaite par ce bienveillant refus, Catherine Poulain est repartie au boulot, garder ses « filles », les brebis. Mais continue à « tenir » ses cahiers. Issus de la « vraie vie », ni journalistes, ni scénaristes, ni fils ou filles de, le succès donne un relief singulier à un parcours qui sert de storytelling. La naissance de leur livre est une réalité presque aussi intéressante que la fiction. Ouvreur de robinets à l’hôpital de Saint-Nazaire, c’est un des derniers jobs décrochés par Bourdeaut. Systématiquement viré des petits boulots qu’il occupe au cours des quinze dernières années, il est au RSA depuis un moment quand son frère lui dit : « Cesse de nous bassiner avec ton roman. » Il lui ouvre sa maison du Pouliguen, avec comme consigne de s’y mettre enfin. En quelques mois, c’est plié. Ce n’est pas sa famille qui pousse Catherine Poulain, mais une amie écrivaine. La journaliste Anne Vallaeys vadrouille alors dans la vallée de l’Ubaye (Alpes-de-Haute-Provence) à la recherche d’une bergère, pour son livre Le loup est revenu (éd. Fayard). « La bergère, c’était moi », se souvient Catherine Poulain. « On a beaucoup parlé de littérature. Elle a noirci des dizaines de cahiers, toutes ses notes gisaient dans sa caravane, raconte Anne Vallaeys. On s’écrivait beaucoup, ses lettres étaient de toute beauté, elle y disait son épuisement de la montagne. Je l’ai tannée pour qu’elle se lance dans un livre, et un jour j’ai reçu quatre-vingts feuillets. J’étais époustouflée, bouleversée. J’ai fait lire le


tout à Olivier Cohen. » A l’automne, la bergère retourne dans le Sud-Ouest, pour retaper la maison familiale et travailler dans la vigne. « Je n’ai pas trouvé de boulot. J’avais dû gagner un peu plus de 3 000 € pour la garde des brebis pendant l’été, ça file vite, je n’avais pas le moral. En décembre, Anne m’appelle pour me dire qu’Olivier Cohen veut me voir. Je suis montée avec mon chien à Paris. On a beaucoup parlé, et il m’a pris dans ses bras et m’a dit : “Merci.” J’ai pensé : je suis quelqu’un. J’ai toujours été une ouvrière. » Le contrat est signé, elle part dans le Médoc écrire ce qui sera Le grand marin. Pour la promotion du livre, elle se fait remplacer deux mois par un berger. Même si elle a foulé les plateaux de télé et les salons ouatés de la Rive gauche pour des interviews, l’aventurière a retrouvé ses brebis en juin, sa caravane et ses bières Lidl. Et ça lui convient. Sa tante très âgée, ancienne professeure de lettres qui a publié à compte d’auteur, lui a dit : « Catherine, tu te rends compte de ce qui t’arrive ? Une pauvre femme comme toi. » La bergère lettrée ne peut pas réprimer un sourire.

longe, une couverture pétillante ». Et des héros confrontés à un tournant de leur vie. « On réinvente la poudre, sourit Anna Pavlowitch, chez Flammarion. Mais en fait, on redécouvre le roman d’initiation. Quand la fiction croise le développement personnel : une histoire d’amour, un parcours de vie avec des rebondissements, des épreuves. » Qu’importe l’étiquette, ces livres touchent un public avide d’authenticité. « Ils provoquent chez leurs éditeurs et chez les lecteurs une petite étincelle : l’étincelle du plaisir mais pas seulement, l’émotion perturbante aussi », conclut Florent Massot, éditeur indépendant, abonné aux best-sellers : Baise-moi de Virginie Despentes, Merci pour ce moment de

YOHANNE LAMOULÈRE/TRANSIT/PICTURE TANK. SANDRINE CELLARD/PRESSE.

Psychologie positive

Réussir à faire son trou est un rêve caressé par tous les primo-romanciers, mais « sur le marché du livre qui compte plus de 700 000 références par an, c’est une performance, souligne Sébastien Rouault, responsable du panel Livres chez GFK, qui chiffre la consommation des produits culturels en France. Un miracle même, quand on sait que seulement 500 à 600 exemplaires d’un premier roman sont généralement mis en place en librairies. Quand les éditions Finitude ont tiré En attendant Bojangles à 10 000 exemplaires, elles savaient qu’elles tenaient un best-seller. « Chaque année, deux ou trois titres-surprise caracolent en tête des ventes. » En 2015, c’était un essai commis par une doctorante allemande de 24  ans, Giulia Enders, à l’issue de la présentation de sa thèse lors d’un concours d’éloquence. Le charme discret de l’intestin (éd. Actes Sud) avait atteint 487 000 exemplaires, un succès qui se poursuit en 2016. Du côté de la fiction, la plupart de ces succès imprévus surfent sur la vague des « feel good books », livres qui font du bien. La liste de romans calqués sur ce moule est longue, de Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand (éd. Michel Lafon, 2013) à L’élégance du hérisson de Muriel Barbery (éd. Gallimard, 2006) en passant par L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, de Romain Puértolas (éd. Le Dilettante, 2013). La recette ? Pour Sébastien Rouault, on retrouve dans chacun de ces titres une alchimie commune : « des sujets du quotidien, une philosophie de vie, souvent mâtinée de psychologie positive, un titre à ral-

Valérie Trierweiler et, récemment, Lapins et merveilles de Gaël Tchalakoff. Pour ce franc-tireur, les livres d’outsiders sont la preuve même que le marketing ne gagne pas toujours. Et surprise : Joseph Andras, un inconnu de 31 ans qui ne figurait pas sur la liste des nominés, vient de gagner le Goncourt du premier roman. L’auteur de De nos frères blessés (éd. Actes Sud) vit en Normandie, son nom est vraisemblablement un pseudonyme, et il refuse de se prêter à l’exercice promotionnel. — c.c.

Les éditions Finitude ont immédiatement tiré En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut à 10000 exemplaires. Elles savaient qu’elles tenaient un best-seller.

(*) Chiffres GFK mai 2016.

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Magazine

Confidences

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CÉLINE PINA

“J’ai vu le sexisme en politique…

ERIC NOTARIANNI/CIT’IMAGES.

Repérée et protégée, à 22 ans, par l’ancien ministre Jean Poperen, alors âgé de 70 ans, je ne voyais pas, à cette époque, à quel point il y avait de la prédation sexuelle dans ce milieu. Mais après sa mort, j’ai vécu des situations limites, en ayant toutefois encore le syndrome du métro : quelqu’un caresse votre fesse, vous avez un doute, sa main a glissé ? Une fois, un cadre du PS me plaque contre un mur pour m’embrasser, il voit ma peur, il ne va pas plus loin. Ai-je été ambiguë ? Puis un jour, au coin buvette d’un meeting, un politique me drague très lourdement devant ses copains. Je le repousse, il me dit : « T’es pas drôle, t’es vraiment bourrée de principes », et je lui réponds : « Vaut mieux être bourrée de principes que d’être bourrée par un con ! » Hilarité générale, j’avais gagné la réputation d’être la fille qui risque de vous mettre en caleçon au milieu de la cour. La honte, pour ces petits marquis. Et puis je n’ai jamais eu de fantasme pour les hommes de pouvoir. Mais mon compagnon était l’attaché parlementaire, à Sarcelles, de Dominique Strauss-Kahn. A ce moment-là, pour moi, Dominique a le comportement de base des hommes de sa génération extrêmement consommateurs de femmes, avec ce que j’appelle la « technique mailing » : le mec demande à cent filles et se dit : « Il y en aura trois si je suis nul, quinze ou vingt qui accepteront si je suis un homme de pouvoir. » Mais ce n’était pas le genre de type devenu fou au point d’agresser la femme qui se refuse. Lui, c’était plutôt : « Bonjour, tu baises ? » Ce genre d’hommes, ce ne sont pas des chasseurs, ils n’ont pas envie de draguer pendant des heures, se moquent du trophée, ils veulent de la consommation rapide. Evidemment, je ne suis pas tombée de ma chaise quand l’affaire du Sofitel a éclaté ; en revanche, L’ex-conseillère régionale l’accusation de viol m’a beaucoup surprise. Et puis les hommes de cette (PS) d’Ile-de-France, avec Dominique génération n’arrivent pas à comprendre qu’« un homme ça s’empêche ». Lefebvre et Jean-Paul Je leur disais : « Vous aspirez à de hautes fonctions, ministre ou président de la Huchon, en campagne République, vous avez un devoir d’exemplarité, vous ne vous appartenez pas. » pour les élections législatives de 2012. Le sexisme est intrinsèque au pouvoir quand il est vu comme l’exercice Auteure du récent d’une domination et l’exhibition de la puissance. Nous sommes, hélas, Silence coupable encore dans des schémas archaïques. Il faut réarmer le discours des (éd. Kero). femmes et mettre l’accent sur leur éducation. Je dis toujours : « Les filles, n’ayez pas pour ambition d’être la femme du chef mais d’être le chef. » Propos recueillis par Catherine Durand

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“Je vis sans odorat”

Le parfum du linge propre, des sous-bois ou de la peau de son enfant. Françoise, 45 ans, ne sent plus rien, comme 5 % des Français atteints d’anosmie. Elle nous raconte sa vie avec ce sens perdu. Propos recueillis par Corine Goldberger. Illustrations Marie Jacotey.

En août 2002, quelques mois après la naissance de mon troisième enfant, j’ai pris conscience que je ne percevais plus les odeurs comme avant. Je discutais avec ma mère et ma sœur, l’une d’elles a lancé : « Tiens, ça sent l’herbe coupée », et je me suis exclamée : « Ah bon ? Bizarre, moi je ne sens rien. » Petit à petit, mon nez s’est « envolé ». Qu’elles soient enivrantes, capiteuses ou écœurantes, voire fétides, toutes les odeurs ont mystérieusement disparu de mon existence. Comme si je vivais dans une bulle aseptisée, der-

rière une vitre invisible. Mon médecin généraliste m’a orientée vers un ORL, qui a procédé à tous les examens et épuisé toutes les hypothèses : je n’avais ni infection virale, ni traumatisme crânien, ni sinusite ou polypes. Je n’étais pas non plus victime de rhinites allergiques ou chroniques qui peuvent dégrader ou supprimer l’odorat. On m’a alors envoyée consulter un neurologue, qui a prescrit une IRM du nerf olfactif, afin de voir si une tumeur ne logeait pas à cet endroit. Prête à rencontrer quiconque m’aiderait à respirer à nouveau l’enivrant parfum des roses, j’ai vu une magnétiseuse, qui m’a déclaré que tout ça était « nerveux ». Croyante, je suis même allée en pèlerinage à Lourdes, mais je ne sens toujours pas l’odeur de l’encens dans les églises. Un ophtalmologiste m’a conseillé de rééduquer mon nez avec un de ces jeux pédagogiques qui contiennent des diffuseurs aux odeurs variées. Je ne l’ai pas fait, sous divers prétextes : travail prenant, séparation d’avec mon mari. Peut-être parce qu’au fond, retrouver un jour mon nez, je n’y crois plus et j’ai trop peur d’être → Garder le goût


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Moi lectrice déçue. Il a donc fallu que je me résigne à évoluer dans un univers sans odeurs. Une photojournaliste, Eléonore de Bonneval*, organise d’ailleurs des expositions sur nous, les « sans nez ». Comme la surdité, l’anosmie est un handicap invisible, qui vous met subtilement à part, vous empêche de profiter de plaisirs trop évidents, auxquels on ne prête attention que lorsqu’on les a perdus. Pensez au parfum de votre gel douche, le matin, à l’odeur de propre du linge fraîchement lavé, au bonheur de se coucher dans des draps qu’on vient de changer… C’est fou, tout ce qui me manque. Récemment, j’ai été invitée à dîner chez une amie. Au menu : un couscous. Je savais que le sien regorgeait d’épices. Je ne sentais rien. Les yeux bandés, je suis incapable d’identifier ce que je mange, même si la texture peut m’aider à deviner. En revanche je n’ai pas perdu le goût : je fais la différence entre le salé, le sucré et l’amer. Paradoxalement, être privée de saveurs ne m’empêche pas de continuer à cuisiner, comme avant, pour faire plaisir. Même si je mange peu moi-même, car l’appétit vient aussi en humant l’odeur du pain frais ou d’un roquefort. Je ne peux pas obliger ma famille à renoncer au poulet rôti du dimanche au motif que moi je ne sens plus son fumet alléchant. Alors oui, je continue à confectionner des plats qui mijotent, des osso bucco et des blanquettes de veau… qui ne me mettent plus l’eau à la bouche. Mince consolation : je cuisine des produits frais, car il est exclu que je me ruine la santé avec les plats préparés, bourrés d’additifs, sous prétexte que je ne fais pas la différence entre un petit salé aux lentilles en conserve et celui du chef Etchebest. Pas question, non plus, de ne plus aller au restaurant et de punir ainsi mon entourage. Je commande toujours la même chose que mes amis, afin de bénéficier de leurs commentaires sur ce que nous mangeons. J’ai appris à me satisfaire de savoir que le plat du jour méritait la note maximale. Désormais, je mange d’une façon plus cérébrale, en développant une nouvelle échelle du goût, en étant plus attentive à la présentation et aux textures des ingrédients. Quand Des souvenirs de forêt et d’air iodé

il y a des pots, au bureau où je travaille comme comptable, je ne me sens pas complètement à part, car même si je suis incapable de déceler des arômes de fruits secs ou d’agrumes dans le champagne, je suis sensible à l’effervescence des bulles, je sens s’il y a trop de sucre, comme dans ces mauvais champagnes de supermarchés. J’ai découvert qu’il y a une mémoire des odeurs, comme pour les chansons. Ainsi, au début de mon anosmie, je ne faisais pas de différence entre un café noir et de l’eau chaude. Mais le goût du café est revenu parce que mon cerveau le reconstitue comme un souvenir – pas aussi affirmé qu’avant, certes. Je me rappelle l’odeur de mon père, dans la ferme de mon enfance, les bouffées d’air iodé du bord de mer. Quand je cours en forêt, je me souviens des senteurs de feuillage et de terre humide. Et le souvenir de ces exhalaisons de sous-bois m’apaise. Car les parfums agréables détendent. On ne le réalise que lorsqu’on a perdu son nez. C’est pourquoi, privée du fumet du gigot piqué d’ail comme des effluves du dernier Chanel, je compense le manque avec des soins du corps, des massages qui font du bien. Cela peut paraître étrange, mais je continue à me parfumer. Chance de Chanel et, en ce moment, l’Eau de parfum de Giorgio Armani, même si je ne perçois rien de ses accords de vanille. D’abord parce que j’ai la phobie de sentir mauvais à mon insu. Evidemment, j’ai tendance à « cocotter », parce que, sans m’en rendre compte, j’ai la main lourde sur le vaporisateur. Et puis se parfumer fait


partie des rituels de beauté, et je ne veux pas subir la double peine : le sentiment d’avoir perdu ma féminité en même temps que mon odorat. Je n’ai pas perdu le goût de la vie, je n’ai pas traversé de dépression, comme certains anosmiques. Je me suis adaptée. Depuis un an et demi, j’ai un nouveau compagnon – un homme que je « ne peux pas sentir » (rires), contrairement à mon ex. Je suis bien incapable de dire si mon divorce a un rapport avec la perte de mon odorat. Mais j’ai lu des articles sur le rôle et l’influence des odeurs dans la chimie amoureuse. Heureuse dans mon nouveau couple, je suis la preuve qu’on peut s’épanouir dans les bras d’un homme qu’on n’est pas en mesure de respirer, humer, flairer. L’absence de cette part animale qui entre en jeu dans l’attirance sexuelle n’a pas altéré mon désir. Evidemment, mon anosmie est une source de plaisanteries de plus ou moins bon goût entre nous : « Ce qui est confortable avec toi, ma chérie, c’est que je peux rester plusieurs jours, voire pire, sans me laver… » Ce à quoi je réponds que si mon nez ne fonctionne plus, j’entends parfaitement tous les bruits (et même mieux qu’avant, comme si je compensais l’absence d’un sens en développant les autres). Lorsque j’ai choisi le prénom de ma dernière fille, je ne pouvais évidemment prévoir ce qu’il m’arriverait quelques mois plus tard. Elle s’appelle Fleur… On en a souvent ri dans la famille : « Une fleur t’a volé ton odorat ! » Je n’ai jamais senti sa bonne odeur de bébé propre fraîchement changé. En cas de doute, j’ai recours à son nez d’adolescente, d’autant que l’odorat est aussi un système d’alerte. Toujours en état d’hypervigilance, je suis très attentive aux dates de péremption, car je ne suis pas capable de sentir le moisi, le pourri ni le fermenté, et je pourrais me rendre malade en cas d’ingestion. De même, je ne percevrais pas une odeur de gaz ou de brûlé, annonciatrice d’un début d’incendie. C’est pourquoi je multiplie les précautions : je ne laisse jamais des appareils branchés longtemps inutilement ; et lorsque je cuisine, je ne m’éloigne pas des casseroles ni du four en marche. Pour toutes ces raisons, je sais déjà que je ne pourrai jamais vivre seule, que j’aurai toujours besoin du nez des autres. – c.g. Le nez des autres

(*) http://www.edebonneval.co.uk. Envoyez-nous un résumé de votre histoire. Si elle est publiée, elle sera rémunérée. Contact : cgoldberger@ gmc.tm.fr ou Corine Goldberger, Marie Claire, 10, bd des Frères-Voisin, 92792 Issy-les-Moulineaux cedex 9.


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L’hyper attentive

Vie de bureau

Agathe Bousquet vient de boucler la fusion d’Havas 360 et Havas Paris, dont elle est la présidente. Et se démène aussi pour Solidarité sida, qu’elle a cofondée. Par David Abiker Réveil Je me lève à 6 h 30, j’ai besoin d’être là quand

la tribu (deux garçons de 5 et 8 ans, ndlr) se réveille. On pense souvent organisation du soir, mais beaucoup se joue aussi le matin. J’ai une heure tranquille avec les enfants, si je suis prête avant leur réveil, et cela inclut d’avoir lu les premiers e-mails et les news. Nomade Vu que je me déplace beaucoup pour les

clients, j’adore travailler dans les bistrots ; c’est mon côté aveyronnais. Avant et après chaque rendez-vous, j’ai besoin de dix minutes pour me concentrer, pour rassembler les idées. C’est ma façon de passer à l’action et ça me rassure. Je suis un peu « contrôlante » mais je me soigne. Savoir-faire S’il y a un truc que je sais faire, c’est mobi-

liser sur un projet, donner envie à la troupe. C’est peut-être ce que j’ai appris en dirigeant Solidarité sida. On a fusionné Havas Paris et Havas 360 en janvier dernier, et c’est allé plus vite que prévu, on a emmené tout le monde. Géolocalisée Toute l’agence me suit sur Facebook,

donc ils savent toujours où je me trouve. Culpabilité? Avant, oui, mais plus du tout. J’ai réalisé

que les femmes qui ne bossent pas culpabilisent pour d’autres choses. En réalité, chacune cherche son équilibre, je l’ai trouvé et je fais attention à le préserver, avec la complicité de mon assistante. Fringues Je suis une fausse sobre et j’aime bien Céline.

YAEL DORFNER/HAVAS PARIS.

Mais je suis fidèle à une boutique de Suresnes, multi-marques et chic : A demain les filles. Pression Je l’évacue en chantant. Je pourrais chanter

à la cantine, partout. Je suis dingue d’Eddy Mitchell. Je l’ai vu quinze fois en concert. Quand il parle, chante, joue avec le fil de son micro… je ne voudrais pas que ça s’arrête. Johnny, moins.

Un truc qui l’agace Qu’on imagine que je bosse pour

moi. Ou me surprendre à me justifier quand on dit que c’est ma faute alors que ça ne l’est pas. J’ai appris à ne pas me justifier. Quand ça arrive encore, ça m’énerve. Assertivité Depuis que je dirige l’agence, je fais très

attention à ce que les filles soient promues et payées comme les garçons. Elevée par une mère ingénieure dans une boîte de mécanique, je n’ai pas de complexe là-dessus. Un jour, j’ai recadré une collaboratrice, en entretien d’évaluation, parce qu’elle n’osait pas demander. On a beau avoir 60 % de filles chez nous, il y en a moins dans les fonctions de création. Il faut qu’elles s’y affirment. Coaching Quelques séances, et j’assume. Ce n’est

pas un truc de fille. Tout Paris se fait coacher, on a tous besoin d’une béquille, un jour. Ne pas le reconnaître est une faiblesse. Cantine La Civette, à Puteaux, en bas de l’agence,

la terrasse de Monsieur Bleu, dans le 16e, Aux Lyonnais, dans le 2e… J’aime déjeuner dans les brasseries. La cantine, ça dépend de mon emploi du temps, mais je peux vous y emmener ! Conflit Je ne crie pas souvent, et puis derrière un

problème il y a souvent une demande. « Oui, tu es utile », « Oui, tu seras estimé », « Oui, tu es aimé ». Ça sert à ça la communication, et ça marche pour les équipes, pour la géopolitique et même pour le couple. réagissez sur twitter @marieclaire_fr


DAVID LURASCHI. WWW.CUTBYFRED.COM. MAILLOT DE BAIN ERES.

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Spécial cheveux d’été “L’été, on profite de la mer qui donne de la texture et matifie les cheveux, et du soleil qui les éclaircit. On les attache avec des matières naturelles : corde, laine ou cuir.” Frédéric Birault, coiffeur. →


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Beauté

La queue de cheval boules L’allure altière d’une queue de cheval basse. On noue les cheveux au niveau de la nuque. On dispose régulièrement des élastiques en silicone puis on remonte les cheveux aux doigts pour créer des volumes ronds. Maillot de bain Eres.

Spécial cheveux d’été Parce que c’est la saison où nous avons plus de temps et de liberté, nous avons demandé à Frédéric Birault (Cut by Fred) de nous proposer des coiffures faciles et naturelles à réaliser soi-même. Par Nolwenn du Laz et Fabienne Lagoarde. Photos David Luraschi. Réalisation Sébastien Cambos.

Assistante Julie Cristobal. Mannequin Leianna Casella/City Models. Coiffure Frédéric Birault/Label Agence. Maquillage Mademoiselle Mu. Nos remerciements à Emile Barret.


L’enchevêtrement hobo

Un effet dreadlocks, version épurée. On alterne grosses mèches, nœuds et torsades floues, et on les retient de façon aléatoire par des fils de laine. Pour une bonne texture, on laisse sécher les cheveux à l’air libre après un bain de mer ou on utilise une poudre épaississante sur racines et longueurs.

Maillot de bain Eres.


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Beauté

La double torsade

Les nouveaux rouleaux qui détrônent la tresse. On vaporise un soin nourrissant sur cheveux mouillés, on lisse à la grosse brosse jusqu’aux pointes, on sépare en deux queues basses. De chaque côté, on torsade chaque mèche vers l’extérieur puis les deux ensemble, vers l’intérieur.

Maillot de bain Hermès.


Le wet and wavy

Salopette Sessún.

Un deux en un qui réinterprète le coiffédécoiffé. Sur cheveux mouillés, on réalise des torsades qu’on laisse sécher. On détache. On plaque le dessus, jusqu’au niveau des oreilles, avec une huile dotée d’un SPF. A mi-tête, on croise une dizaine de pinces plates à chignon, en bas. On vaporise un spray salé pour accentuer le wavy.


Beauté

L’été, les cheveux sont malmenés. Voici des produits sur mesure pour résoudre chaque problème et les protéger durablement. Mon blond se dénature On l’aime cendré, ou polaire. Discret. A l’opposé du blond californien, doré et flamboyant, qu’on rapporte en général des vacances. « Si le soleil est souvent le meilleur des coloristes, impossible de contrôler l’éclaircissement. Celles qui ne jurent que par les reflets froids ne maîtrisent plus rien au bout de quinze jours », explique Frédéric Mennetrier, créateur de l’Atelier Blanc*. Constat valable pour les chevelures blondes tout autant que pour les plus foncées dotées de reflets cendrés, irisés ou glacés : l’été, toutes les couleurs se réchauffent. Le pire ennemi de la couleur étant l’eau de mer – elle favorise l’oxydation en soulevant les écailles qui laissent ainsi le champ libre aux UV –, on s’en protège à chaque baignade avec un soin hydrophobe. « On connaît les agents les plus efficaces pour faire barrage : les huiles, les céramides,

les silicones », précise Frédéric Mennetrier. On choisit ces formules en connaissance de cause. Autre réflexe indispensable pour préserver ses reflets froids : corriger la couleur avec un soin pigmenté à appliquer après le shampoing. Et là, on fonctionne sur mesure : « Plus on le laisse poser, plus ça prend, plus la correction est visible », conseille-t-il. Notre sélection Filtres, huile de monoï et polymères cationiques comblants : Sun Protect BC Bonacure de Schwarzkopf Professional, 37,40 €  (1). Trio d’huiles protectrices : Magic Oil Respect Soleil de Saint Algue, 16,80 € (2). Filtrante, nourrissante et exotique : Huile Soleil à l’Huile de Monoï et Néroli Ultra Doux de Garnier, 8,50  €  (3). Des pigments bleus pour refroidir : Colored Shampoo Blond Platine de Massato, 30  €. Pour neutraliser les faux reflets jaunes : Soin Nuanceur de Couleur Blond Pur de Christophe Robin, 38 €. (*) 13, rue Vivienne, Paris 2e, 01 42 39 62 70. www.latelierblanc.com

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La solution

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Blonde, brune ou rousse, difficile de préserver sa nuance et ses reflets gagnés au salon. La responsable de ce phénomène estival : l’eau de mer, qui soulève les écailles. Les pigments s’échappent et ceux qui restent sont affadis par les UV. Pire quand ils ont, en plus, affaire à une eau chlorée. « Sur des cheveux colorés artificiellement, l’oxydation est encore plus rapide que sur des cheveux naturels. Leur intégrité est donc plus vite menacée », explique Frédéric Mennetrier. On n’envisage aucune baignade ni bronzage sans protection capillaire. Version huile, crème ou spray, peu importe pourvu que le soin soit doté d’un filtre anti-UV. Sans soin spécial dans le sac de plage, on caresse ses cheveux avec les mains imprégnées du reste de crème solaire utilisée pour le corps ou le visage. Ça marche aussi. Le rinçage après la piscine doit être systématique et quand c’est possible, après chaque plongeon dans la mer. Tous les soirs, on remet sa fibre à neuf avec un shampoing hydratant ou nourrissant. « Même les cheveux fins ont tout intérêt à se tourner de temps en temps vers une formule très riche. Ils seront ainsi mieux gainés le lendemain ». Bien sûr, on termine par un masque réparateur à laisser poser ou un soin sans rinçage, selon ses préférences et l’état de la fibre. La solution

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Notre sélection Reconstituant et antifuite de pigments : Bain Après-soleil de Kérastase Soleil, 17,50 €  (4). Cire de jojoba nourrissante : Masque Nutri-réparateur Intense Solaire de René Furterer, 14,90  €  (5). Doté d’un système antiaffadissement de couleur : Shampooing à l’Huile de Dattier du Désert Symbio Sun de Phytodess, 19,50 € (6). Bouclier ultrachic : Sun Protection Spray de Balmain Hair, 12,70  €. Filtres anti-UV et pamplemousse antioxydant : Spray Protecteur Cheveux Colorés Beach Bound de Bed Head Tigi, 19,95  €.

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le départ. Sur place, quand les racines ou les cheveux blancs refont leur apparition, on s’adapte. Les brunes ou châtain foncé peuvent utiliser un kit spécifique pour recolorer avec précision au peigne applicateur les zones concernées. Les blondes et châtain clair ont tout intérêt à embarquer dans leur valise un spray éclaircissant progressif qui fera l’affaire pour fondre les fils blancs. Toutes peuvent tricher avec un spray coloré, efficace uniquement le soir : les pigments déposés à la surface du cheveu n’ont aucune chance de résister aux bains de mer. Notre sélection Blonding progressif : Casting Sunkiss Tropical de L’Oréal Paris, 11,50 € (7). Ou Soin Soleil à la Camomille et au Miel Reflets Blonds de Klorane, 11,80 € (9). Camouflage express : Hair Touch Up de L’Oréal Professionnel, 18,90 € (8, en cinq nuances). Quinze minutes pour foncer les racines : Kit Racines 100  % Ultra Brun de Garnier, 5,50  € (en quatre nuances). Coloration pour retouche SOS : Kit Racines Soyance de Schwarzkopf, 7,90 € (en sept nuances). →

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Mes racines se voient plus vite C’est le revers de la médaille quand on a la chance de partir trois semaines. « Toutes les femmes remarquent que leurs cheveux poussent plus vite en été », constate Frédéric Mennetrier. En effet, le soleil, par l’intermédiaire de la vitamine D, permet à la kératine de se développer plus vite et plus vigoureusement. On anticipe en prévoyant un rendezvous de dernière minute chez le coloriste pour profiter du résultat au bon moment. Deux jours avant de partir, sans problème, sauf si on est adepte des éclaircissements extrêmes ou des balayages qui sensibilisent davantage la fibre. Ils doivent se prévoir au moins trois semaines avant La solution


Beauté

nuage de paillettes : Color Extend Sun Spray Reflective Glow de Redken, 32,50 € (2). Ecailles lissées et brillance optimale : Huile Réparatrice Sublime de L’Occitane, 26 € (3). Aux algues détoxifiantes : Shampooing Purifiant Bain Vivifiant Beach Blonde de John Frieda, 6,90  €. Longueurs purifiées en douceur : Cleansing Jelly Shampoo Totally Beachin’ de Bed Head Tigi, 16,50 €.

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Je suis toujours mal coiffée Frisottis à outrance, frange impossible à replacer, longueurs filasses en sortant de l’eau, volume ingérable… Même si on s’aime naturelle en vacances et qu’on délaisse le brushing, il y a des limites. Place à l’anticipation. « Avec un lissage en salon réalisé un mois avant les vacances, le coiffage estival est facilité », propose Myriam K*. Une fois sur place, il suffit de le protéger sous une huile solaire avant la baignade, et le soir avec des shampoings sans sel (bannir Sodium Chloride sur la liste des composants) ni sulfate. Ça vaut le coup. Pas de frisottis quel que soit le degré d’humidité ambiante et des longueurs qui restent souples et disciplinées pendant quasiment six mois sans brushing ni plaques. Myriam K est formelle : pas de chaleur excessive sur une fibre malmenée par le soleil. Autre option : les protections solaires dont la formule peut venir à bout des frisottis ou faciliter la mise en forme grâce à des agents hydratants, comme la kératine ou l’extrait de lotus blanc. Un cheveu bien hydraté est beaucoup moins mousseux. Anthony Cristiano, directeur artistique Phyto, utilise même le spray protecteur maison en dehors de la plage : vaporisé sur cheveux secs après le shampoing, il facilite la mise en forme et la finition tout en laissant le cheveu aérien et parfumé. Sinon, on profite des tendances et on teste toutes sortes de coiffures : tresses, queues de cheval, chignons… La solution

Mes cheveux sont plus ternes Si le soleil est gage d’une certaine luminosité, l’eau de mer texturise la fibre et crée en quelques jours un fini mat. Effet de matière recherché mais on n’est pas toutes forcément fan de ce toucher brut. Chaque soir, on prend soin d’éliminer les dépôts de sel avec un shampoing post-plage qui assure l’équilibre entre agents nettoyants et agents de soin. Quand on se baigne beaucoup, le mieux est d’utiliser un jour sur deux une formule légèrement exfoliante (double bénéfice, car le cuir chevelu a tendance à transpirer davantage quand les températures sont élevées, créant un risque d’accumulation de sébum et d’asphyxie). A faire suivre de quelques gouttes d’huile réparatrice, parfaite pour apporter de la luminosité. Pour briller sur la plage, on mise sur les huiles protectrices (encore elles) mais aussi, pour un fini plus léger, les sprays enrichis de quelques nacres ou paillettes. Leur effet illuminateur est en plus boosté par le soleil qui s’y reflète. Ravissant. Notre sélection Avec de petites billes gommantes : La solution

Shampooing Huile de Rose Solar Active de Franck Provost, 13,20 € (1). Protection et éclat avec un

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Notre sélection Anti-UV, hydratant et antifrisottis : Le Soin Kératine de Tous les Jours Monique de David Lucas, 29 € (4). Effet wavy sous protection : Sel Liquide de Mod’s Hair, 14 € (5). Filtrant, volumateur, et coiffant : Voile Protecteur à la Fleur de Tournesol de Phyto Plage, 15,30 € (6). Huile minérale et cire végétale antihumidité : Micro-voile Protecteur de Kérastase Soleil, 24,50  €. Antifrisottis : sur les racines, Gloss Apaisant Après Soleil Sous le Soleil de Myriam  K, 22,90  €.

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(*) Lissage français, environ 300 €. www.lissagefrancais.com

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Myriam K conseille de prévenir la casse en imperméabilisant le cheveu plusieurs fois par jour avec une huile gainante. Cela évite au sel marin d’éliminer les lipides et d’attaquer la cuticule. Celles qui ne se baignent pas ou ne mettent pas la tête sous l’eau peuvent opter pour un spray capillaire protecteur ou un chapeau. Dans tous les cas, on reconstruit jour après jour sa fibre avec des soins ultra-nourrissants qui comblent les manques de lipides et réhydratent en profondeur. Une huile réparatrice appliquée sur cheveux secs ou humides, mais aussi un masque bien riche à laisser poser après le shampoing. Myriam K a une recette personnelle très efficace : mixer un demiavocat, un jaune d’œuf, un fromage blanc sorti du frigo (le froid apaise le cuir chevelu), deux cuillérées à soupe de miel, un peu d’huile de coco ou de monoï et une gousse de vanille. Récompense une heure après, avec un cheveu ultra-doux et soyeux. « Tout se rattrape », rassure Myriam K. Notre sélection Du beurre de monoï pour réhydrater en profondeur : Masque Après Soleil Sous le Soleil de Myriam  K, 38  €  (7). Pour éradiquer les fourches : La solution

Mes longueurs cassent Conséquence des actions conjuguées du soleil, du sel, du chlore : un cheveu qui s’appauvrit et ressemble à de la paille. Si on ne fait rien (ou pas assez) pour refermer les écailles et réparer sur le moment, la corrosion s’engage et les dommages peuvent aller jusqu’au cortex. En plus des longueurs cassantes, les fourches gagnent du terrain et le cheveu semble plus fin (les couches de cuticules s’effritent).

Sérum Auto-chauffant Longueurs Sublimes Gliss de Schwarzkopf, 9,90 €  (8). Nutrition tout en légèreté : Crème-Huile Fine et Légère Nutri-Extrême de Dessange, 6,90 € (9). Antiagression, nutritive et parfumée : Huile Lactée Capillaire Protectrice Hydratante de Nuxe Sun, 15,15  €. Très haute protection : Huile d’Eté Pro— f.l. tectrice Solaire de René Furterer, 13,90  €. tous nos conseils beauté sur www.marieclaire.fr/beaute


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Panoplies sur mesure Cinq sélections estivales de soins et make-up à glisser dans vos bagages selon votre typologie. Par Nolwenn du Laz. Photos 5 Fruits.

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Naturelle

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Des formules bios ou gorgées de plantes pour révéler l’éclat et privilégier la fraîcheur.

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1. Une formule incolore surdouée pour

rendre waterproof son mascara préféré et discipliner ses sourcils. Double Fix’ Mascara de Clarins, 20,70 €. 2. Un anti-âge global et ultra-soyeux, à

la gelée royale et aux huiles riches en oméga. Le Sérum & Huile Nectar Suprême de Melvita, 49,90 € les 30 ml. 3. Un stick bonne mine rafraîchissant. Illuminateur Teinté Lèvres et Joues Genuine Glow d’Estée Lauder, 25 €. 4. Une huile d’argan 3 en 1 naturellement

riche en acides gras essentiels et en vitamine E qui nourrit visage, ongles et cheveux. Huile d’Argan Bio 100 % Pure de Lift’Argan, édition 10 ans, 20 € les 100 ml. 7

5. Un parfum iodé, éclaboussé par un effet cologne grâce aux agrumes. Rem L’Acqua de Reminiscence, 71 € les 100 ml. 6. Un solaire corps à la menthe fraîche et à la texture légère. Lotion Protectrice pour le Corps SPF50 d’Aésop, 33 €. 7. Une crème de nuit désaltérante et repul-

pante, gorgée de roses et d’acide hyaluronique d’origine naturelle. Baume de Rosée Ré-hydratant 48 h & Régénérant Nuit Rosa Angelica de Sanoflore, 30 € les 50 ml. 8. Une protection aérienne à séchage ultra-rapide. Brume Invisible SPF50 Sun Sport de Lancaster, 33,95 €. 9. Un soin lèvres coloré, protecteur et nourrissant. Lip Treatment Sunscreen SPF15 Sugar Tulip de Fresh, 25 €. 10. Un vernis jaune éclatant et bio. Vernis à Ongles Kerria de Kure Bazaar, 16 €.

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Et aussi: une protection capillaire invisible qui met en forme sans plomber. Voile Protecteur Anti-sel, Anti-chlore Phyto Plage x Brigitte Bardot de Phyto, 15,30 € les 125 ml. →


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Surfeuse Entre actifs énergisants, eau tonique et shampoing wavy dans un esprit sportif.

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1. Un baume à lèvres fruité. En édition limitée. Babylips Pop Art de Gemey-Maybelline, 3,90 €. 2. Un liner bleu vif parfaitement résistant à l’eau. Fard à Paupières Pro Longwear Waterproof Frisky Blue de MAC, 27 €. 3. Une poudre de soleil liquide et légèrement irisée pour un hâle radieux. Trio Fluide Belle Mine Belle de Teint de Lancôme, 38 €. 4. Une protection capillaire anti-UV et des ondulations de surfeuse. Spray Léger et Structurant Summer Ocean Waves Bamboo Beach d’Alterna chez Sephora, 27,50 € les 125 ml. 5. Un masque visage réparateur de nuit

à base d’hydratants et de trois actifs – mélisse, gentiane et baie de goji – en soin SOS pour une peau éclatante de santé. Le Masque Nuit Energie de Vie Nuit de Lancôme, 66 € les 75 ml. 6. Un shampoing qui crée des vagues

naturelles et donne du corps, enrichi de criste-marine et de sels minéraux. Foam Wash Shampoo Surf de Bumble and Bumble, 27,50 € les 100 ml chez Sephora. 7. Une senteur culte d’agrumes et de ver-

veine mêlés, rhabillée de bleu pour l’été. Eau du Sud d’Annick Goutal Edition limitée Vacanze in Italia par Cécile Togni, 106 € les 100 ml. 8. Un vernis azur lumineux. Vernis à Ongles Pool Side Service d’Essie, 11,90 €. Et aussi : un mascara allongeant résistant aux plongeons. Mascara Waterproof Super Length de Revlon, 9,90 €. →

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Globetrotteuse Propositions exotiques ou faciles à emporter tout autour du monde. 1. Un soin démêlant sans rinçage à la kératine et anti-UV. Instant Beauty Sun Protection Equave de Revlon Professional, 17,40 €. 2. Un solaire rehausseur de hâle parfumé

à la fleur de tiaré avec un bouclier antipollution. Hydratant Solaire Accélérateur de Bronzage IP/SPF30 Visage et Corps Terracotta Sun Protect de Guerlain, 41 €. 3. Une poudre de soleil à la texture mate, et longue tenue. Beached Bronzer Bronzed d’Urban Decay, 28 € chez Sephora. 4. Une huile de douche inspirée du Vietnam, aux effluves de tubéreuse, enrichie d’huile d’amande. Huile de Douche Do Son de Diptyque, 39 € les 200 ml. 5. Une ombre à paupières longue durée, tenant 24 heures. Hypnôse Stylo 17 Kaki Voyageur de Lancôme, 31 €. 6. Un vernis grenadine, frais comme un sirop. Jelly Tints Color Show 459 Grapefruity de Maybelline New York, 3,90 €. 7. Un stick bonne mine deux en un. Stick Coloré Lèvres et Joues L.A. Lights Laurel Canyon Coral de Smashbox, 26 €. 8. Un après-soleil booster d’hydratation,

non gras, enrichi d’acide hyaluronique et d’eau de feuilles d’aloès. Gel-crème Désal10

térant Intense Peaux Déshydratées Moisture Surge de Clinique, 46 € les 50 ml. 9 Un monoï pur, macération de tiaré, fran-

gipane, hibiscus, ylang et huile de coco. Monoï 1000 Fleurs de Hei Poa, 18,90 €. 10. Un gommage à la poudre de noix de coco pour un bronzage uniforme. Parfum tropical. Gommage Corps Crème Pinita Colada de The Body Shop, 17 € les 250 ml. Et aussi: une senteur exotique granité poire-

framboise, nectar d’abricot, pétales de rose… En édition limitée. Eau de Toilette Agua del Sol d’Escada, 57 € les 50 ml. →


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Raffinée

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Des huiles caressantes aux solaires haut de gamme, pour un concentré de style. 1. Une poudre de soleil tonifiante avec vitamines et minéraux. Poudre Eclat Bonne Mine Naturelle Diorskin Nude Air Glow Powder 002 Fresh Light de Dior, 53,30 €. 2. Un après-soleil blindé d’antioxydants, rafraîchissant. Soin Sublimateur AprèsSoleil La Mer de Soleil de La Mer, 115 €. 3. Un soin teinté anti-âge, à la fois per-

fecteur, correcteur, enlumineur et liftant. Sérum Eclat Soleil Anti-Rides Terrybly Densiliss Sun Glow de By Terry, 86,50 €. 4. Un rouge à lèvres orange qui rehausse le bronzage. Rouge à lèvres 440 Orange de Dolce & Gabanna, 32,50 € aux Galeries Lafayette.

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5. Un solaire visage waterproof efficace contre le photovieillissement. Super Soin Solaire Protecteur de Jeunesse Visage SPF30 de Sisley, 156 € les 60 ml. 6. Un monoï comme un voile bronzant scintillant. En édition limitée. Huile Monoï Bronzante Corps Monoï Body Glow II de Nars, 59 € au Printemps Haussmann et au Bon Marché Rive Gauche.

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7. Un mascara fortifiant, qui résiste à l’eau. Mascara Noir Couture Waterproof 01 Black Organza de Givenchy, 35 €. 8. Un vernis à ongles corail, pour rehausser toutes les couleurs de sandales. Le Vernis 534 Espadrilles de Chanel, 25 €. 9. Des fards emblématiques pour les yeux :

bleu ciel, brun dune et roses coucher de soleil. Couture Palette Collector 5 Couleurs Prêt-à-porter Savage Escape d’Yves Saint Laurent, 59,95 €. 10. Une senteur vétiver qui aimante grâce à la crème de noisette. Angel Muse de Thierry Mugler, 92,60 € les 50 ml. Et aussi: une huile solaire satinante (corps,

visage, cheveux) à la senteur de plage. Huile Protectrice Hâle Sublime SPF15 Dior Bronze de Dior, 44,50 €. →

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Perfectionniste 5

Des formules issues de la pharmacie comme d’élégantes prescriptions. 1. Une huile tout-en-un qui satine corps

et cheveux et les parfume d’un accord boisé et ambré. Huile Sèche Sublimatrice 5 Sens de René Furterer, 19,40 €. 2. Un correcteur de teint anti-UV sans huile. Fluide Teinté Peau Parfaite FPS20 Vinoperfect de Caudalie, 25,20 €. 3. Un monoï sensoriel sous haute protection. Huile Sèche au Monoï SPF30 Polysianes de Klorane, 17 € les 150 ml. 4. Une senteur non photosensible aux notes de citron et tiaré. Eau de Toilette Eau Soleil de Biotherm, 23 € les 50 ml. 5. Une gélule pour limiter les dégâts des UV à base de caroténoïdes, acides gras,

vitamines, minéraux et zinc. Une par jour. Complément Alimentaire Peaux Claires ou Très Exposées Noresun UV Intégral des laboratoires Noreva, 8,40 € les 28 gélules.

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6. Un sérum réparateur à l’acide hyaluronique, qui lisse et regonfle. Sérum Soyeux Régénérant & Anti-âge Visage & Décolleté Sunific Après-Soleil de Lierac, 42,50 €. 7. Un après-soleil sous la douche, aux huiles de karité et de noyau d’abricot. Soin Après-soleil Sous la Douche ou Sur Peau Sèche Idéal Soleil de Vichy, 18 € les 200 ml. 8. Un soin cheveux multifonction, anti-UV,

sel et chlore, qui nourrit et parfume la fibre. Huile Lactée Capillaire Protectrice Hydratante Cheveux de Nuxe Sun, 15,15 €. 9. Un vernis fortifiant sec en 1 min. Séchage Express Opale Rouge d’Innoxa, 5,90 €. 10. Un rouge à lèvres onctueux qui hydrate et colore. Crayon Rouge à Lèvres Exquis Beige Diaphane de T. Leclerc, 17,50 €. 11. Un mascara délicat pour les yeux sensibles ou porteurs de lentilles. Mascara Waterproof Respectissime de La Roche— n.l. Posay, 18,30 €. tous nos conseils beauté sur www.marieclaire.fr/beaute


Beauté

Soins

Le multimasking

A vous de choisir votre composition pour donner à chaque zone du visage le masque dont il a besoin. Et en même temps. Par Ariane Goldet Plus brillante, plus sèche, plus relâchée… Selon la partie du visage, la peau a des besoins différents. L’art est de poser le bon masque au bon endroit : c’est la technique du multimasking. On juxtapose sans superposer. Avec une application au pinceau pour plus de précision, en respectant les temps de pose de chacun. C’est la zone du milieu du visage qui produit le plus de sébum. Les ailes du nez et le menton brillent, les pores se dilatent et la peau est sujette aux comédons et petits boutons. Pour purifier, prévenir les imperfections et resserrer les pores, on opte pour les actifs absorbants et, c’est vrai, un peu asséchants : argile, charbon, texture gommante ou peel-off. Assainir les zones grasses

Notre sélection Exfoliating Clay Mask de L’Oréal Paris, 8,90 €. Masque Visage Argile de Le Petit Olivier, 4,49 €. Masque Purifiant de Caudalie, 20 €. Masque Purifiant Eclat de Clarins, 23  €. Wonder Mud de Biotherm, 50,60 €.

Une formule antirides avec une action tenseur, à poser sur le front, sur les rides en « code-barres » au-dessus de la lèvre supérieure, sur le contour des lèvres et sur les régions fripées. Aplanir les rides

Notre sélection Bal Masqué des Sorciers de Garancia, 29,50 €. Masque Soin Lissant Premières Rides Rose Musquée de Weleda, 20,55 €. Masque Sérum Lissant Revitalisant de Sephora, 19,95 €. Le Masque Suprême Premium de Lierac, 59 €.

Hydrater les joues Elles picotent, tirent et rougissent

facilement. La peau a besoin d’hydratation et, si elle est très sèche, de substances lipidiques en plus. Notre sélection Masque Réhydratant Hydra Life de Dior, 45 €. Masque Gel Hydratant Hydra Intense de Lancôme, 41,95  €. Masque Apaisant Hydratant d’Avène, 15,70  €. Masque Lissant Hydratant Bio Beauté by Nuxe, 17 €.

Dès la quarantaine, la peau manque de tonus et de fermeté. Elle se relâche, la première zone touchée est l’ovale du visage. Celles qui ont abusé du soleil peuvent étendre l’application au cou et au décolleté pour un effet tenseur. Raffermir les contours

Notre sélection Sculptwear de Clinique, 56,90 €. Gravitymud de Glamglow, 49,95 €.

Lisser le contour des yeux Hypersensible, la partie

la plus fine du visage accuse vite les signes de fatigue, les poches, les cernes et les ridules. Il est indispensable de lui dédier une formule spécifique. Notre sélection Patchs Lissants Défatigants au Bleuet Apaisant de Klorane, 13,80 €. Masque Contour des Yeux Relaxant Stress Relief d’Estée Lauder, 44 €. Masque Contour des Yeux de Sisley, 95,50 €. Masque Revitalisant Intensif Benefiance de Shiseido, 72,50 €. Patchs Lift Contour des Yeux Lift & Repair d’Esthederm, 68 €.

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YULIA GORBACHENKO/THELICENSINGPROJECT.COM.

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Le produit culte

BAUME CORPS

Fondant Sensuel Vanille Bourbon d’Yves Rocher Par Céline Mollet

Depuis la création des produits autour du corps Plaisirs Nature en 1993, la fragrance Vanille Bourbon caracole en tête des ventes. L’an dernier, il s’est vendu 1 070 000 flacons de bain douche suivis des BEST-SELLERS POUR LE CORPS : LE BAUME ET LE LAIT. 1

La gamme vient d’être totalement revisitée. Plus naturelle, plus sensorielle, plus écoresponsable. En effet, LE NOMBRE DE COMPOSANTS PRÉSENTS DANS CHAQUE PRODUIT A ÉTÉ DIMINUÉ pour une meilleure tolérance de la peau et un plus grand respect de la planète. Les exfoliants, par exemple, n’en comptent plus que dix, contre vingt-cinq auparavant. 2

3 Moins d’ingrédients, cela veut dire moins de livraisons

dans les usines, donc moins de camions. Résultat : une EMPREINTE CARBONE RÉDUITE DE 25 %. 4 Certaines matières premières ont été

SANS PARABEN NI HUILE MINÉRALE et dotées d’un pH neutre, les formules sont plus douces pour l’épiderme et pour l’environnement. 5

Désormais, les soins comptent jusqu’à 97 % D’INGRÉDIENTS D’ORIGINE NATURELLE, contre environ 85 % auparavant. 6

Les packagings ont été revus et retravaillés dans un esprit plus écologique. L’ÉCO-TUBE, CONÇU EN UN SEUL BLOC, EST TOTALEMENT RECYCLABLE. Il contient 25 % de plastique en moins que dans la gamme précédente. 7

Certaines fragrances ont été réinventées, souvent additionnées de Q U E L Q U E S G O U T T E S D’HUILES ESSENTIELLES qui apportent une touche de fraîcheur, mais aussi un effet tonifiant ou relaxant selon les principes de l’aromachologie. 8

remplacées par des matières premières végétales pour une BIODÉGRADABILITÉ OPTIMALE des produits quand on les rince. Dans les gommages, on trouve des akènes ou du sucre, aux vertus exfoliantes. Dans les nettoyants, des tensioactifs issus d’huiles végétales.

Les senteurs VANILLE BOURBON ET NOIX DE COCO SONT RESTÉES INCHANGÉES car elles ont leurs adeptes. 9

Baume Corps Fondant Sensuel Vanille Bourbon d’Yves Rocher, 8,90 €.

EMILY ROBERTSON.

Dans la même famille RAFFINÉ Ce soin enveloppe le corps d’un voile hydratant et le parfume de ses notes de vanille et d’ambre pour un effet ultra-sensuel. Crème Soufflée pour le Corps Ambre Vanillé de Laura Mercier, 63 €. ONCTUEUX Dans un pot généreux, une crème gourmande qui hydrate la peau et la laisse douce et souple, sans effet collant. Velouté Corps Nourrissant Vanille de Sephora, 9,95 €. NOURRISSANT Cet onguent riche renferme 10 % de beurre de karité, pour redonner de la douceur aux épidermes les plus secs. Beurre de Karité Douceur de Crème Bouquet de Vanille de L’Occitane, 21 €. tous nos conseils beauté sur www.marieclaire.fr/beaute


Beauté Le vanity

Tata Harper

Avec sa marque éponyme, cette Américaine a su rendre le bio glamour. De sa ferme du Vermont, elle nous détaille son art du naturel. Par Astrid Taupin A quelle heure vous levez-vous?

A 5 h 15. Je bois un verre d’eau chaude avec du citron et du miel avant d’aller à la gym. A 7 heures, je mange une omelette aux épinards et au fromage, accompagnée d’un smoothie à base de carotte, melon, jus d’orange et fruits rouges. J’y rajoute de la poudre de collagène, excellente pour la peau. En milieu de matinée, j’avale quelques olives et des fruits secs. Pouvez-vous sortir le visage nu?

Toujours dans le Vermont. Sinon, je me contente d’un peu de blush-crème qui me sert aussi à teinter mes lèvres. Rarement du mascara et du fard à paupières. Le sport fait-il partie de votre vie?

Une coach vient à la maison tous les matins à 5 h 30. Je fais des exercices de cardio ainsi que du TRX (une technique de renforcement musculaire à base de sangles, ndlr). Je joue également au tennis et je cours. Les produits de beauté dont vous ne vous séparez jamais?

Mon masque purifiant Tata Harper*, ma brosse à cheveux Mason Pearson et le Clarisonic Opal, pour masser et faire pénétrer mon contour de l’œil. Quel regard portait votre mère sur votre physique?

Elle est colombienne. Comme toutes les femmes latines, il n’était pas question de sortir de la maison sans être tirée à quatre épingles. Avec ma sœur, nous avions toujours l’air d’être endimanchées. Votre plus mauvais réflexe beauté?

Je me lave à l’eau chaude plutôt qu’à l’eau froide. Quelle est votre addiction?

Le chocolat. Votre secret après une nuit blanche?

Un sachet de thé infusé posé sur les yeux et un massage du contour de l’œil jusqu’à disparition des poches. Je me glisse dans un bain dans lequel je dissous des sels de bains d’Hawaii avec quelques

gouttes d’huiles essentielles de rose, de géranium, de gingembre et un peu d’arnica. Le parfum qui vous ressemble le plus?

Je n’en porte plus depuis que je me suis rendu compte qu’ils étaient bourrés de produits chimiques. J’utilise donc Aromatic Irritability Treatment, un spray relaxant de douze huiles essentielles que j’ai créé. Une adresse beauté fétiche?

La Blackberry Farm dans le Tennessee, une ferme chic où l’on peut prendre des cours de cuisine détox, faire du vélo, des balades sur les sentiers des Appalaches. Je viens de découvrir Credo Beauty, sur Prince Street à New York, un magasin qui ne vend que des cosmétiques chics et bios. Vieillir vous angoisse-t-il?

Non, ça fait partie de la vie. Il faut bien se préparer, avoir une bonne hygiène de vie. Qui vous inspire?

Adolescente, la top-modèle Paulina Poriskova était mon idole. Aujourd’hui, Carolyn Murphy avec sa façon de vivre très naturelle m’inspire le plus. Votre définition de la beauté?

Les personnes les plus spontanées dans la vie sont les plus belles. Ce n’est pas si commun. (*) En vente au Bon Marché.

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KRISTEN KILPATRICK/PRESSE.

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Nouvelles brèves American Vintage se met au sport en lançant sa nouvelle ligne dédiée: T-shirt, brassière, leggings… Un streetwear fonctionnel, tendance et technique pour bouger en toute liberté, bien dans ses baskets. fr.americanvintagestore.com/fr/

Sport confort

Un bijou de parfum Evènement Le 10 juillet, au 40, rue de Buci, Paris 6e, Cacharel inaugure un espace-concept signé de l’architecte Jean Nouvel. Avant l’ouverture de boutiques à Strasbourg, Marseille, Lille et Nîmes, et de corners dans les department stores.

Pour célébrer les 40 ans de First, Van Cleef & Arpels crée So First. Chic et sophistiqué, moderne et élégant comme une parure ultra-féminine, à l’image des motifs en diamants Snowflake. www.vancleefarpels.com/eu/fr

www.cacharel.com

California Dreaming Revisité version 2016, le Clipper, modèle historique de Kickers (89 €), gagne en compensé. Une semelle blanche, épaisse mais légère, rehausse le confort de la tige en cuir naturel très tendance monacale. Un must-have.

Dans la collection 70’s bohème et élégante de BCBG Max Azria se mélangent maille, patchwork, imprimés floraux esprit vintage, denim, dentelle couture et couleurs printanières.

www.kickers.com, 02 41 58 94 00.

www.bcbg.com/fr

Pour sa collection capsule Elle s’appelait Jackie, le studio Gérard Darel s’inspire de Jackie Kennedy. Pantalon à pont, marinière, fins cachemires, chemises en popeline, trench, jean flare, lunettes… Un vestiaire de style qui renoue avec le casual chic des 60’s. www. gerarddarel.com

Iconique

Bains chics Depuis 45 ans, au large de St-Tropez (son port d’attache), Vilebrequin hisse haut ses imprimés. Cet été, hommage gypset et moderne à l’élégance du Maroc des 70’s, de Tanger à Marrakech.

www.jcrew.com/fr

Stylées

Nouveau, la collection de maroquinerie Levi’s. Minutieusement confectionnés main à Vérone, les modèles Saddle (photo) ou Festival se déclinent en noir ou cuir naturel qui se patine avec le temps. Intemporels. www.levi.com/fr

Futur classique

www.vilebrequin.com

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PRESSE.

Ré-compensée

Sous l’œil avisé de Jenna Lyons, sa présidente et directrice artistique, J.Crew édite sa première collection de lunettes de soleil. Best-seller, ce modèle en acétate façon écaille à verres CR-39 100 % anti-UV.


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MODE

Tous les jours, plus de mode www.marieclaire.fr/mode

NICK HUDSON.

Sweat AMERICAN VINTAGE, maillot de bain TOMMY HILFIGER. Collier ras du cou LOUIS VUITTON, bague PASCALE MONVOISIN.

Rio, libre A quelques heures de route de la ville, l’Atlantique vient fendre ses rouleaux sur le sable gris. Une destination rêvée pour une mode plage qui habille naturellement des maillots de bain en crochet multicolores. →


Rio, libre Une plage bohème et sauvage, sous le ciel chargé des alentours de Rio de Janeiro. En maillot crocheté, protégée d’une maille ou d’un blouson, l’aventure esprit rasta peut commencer. Photos Nick Hudson. Réalisation Anne-Sophie Thomas.

Chemise en coton SAINT LAURENT, jean LEVI’S. Ras du cou en résine et laiton LOUIS VUITTON, collier personnalisable en or rose et argent DODO, collier en or et bague en vermeil et turquoise EMMANUELLE ZYSMAN, sautoir 5 OCTOBRE, bracelets en coton SAINT LAURENT, en métal et cuir GAS BIJOUX, et en turquoises et métal ALEXANDRA MARGNAT.


A gauche: blouson en denim LEVI’S, maillot de bain KIINI. Boucle d’oreille AURÉLIE BIDERMANN, collier en or et bague EMMANUELLE ZYSMAN, bracelets en métal et coton GAS BIJOUX, en or et turquoises GINETTE NY, baskets ADIDAS. A droite: blouse en dentelle de coton CAROLL, culotte de maillot de bain IKKS.


A gauche: parka en denim SACAI, maillot de bain en crochet TOMMY HILFIGER. Ras du cou en résine et laiton LOUIS VUITTON, collier personnalisable en or rose et argent DODO et collier en or EMMANUELLE ZYSMAN. A droite: cardigan en maille jacquard MISSONI, jean OFF-WHITE, culotte de maillot de bain ERES. Ras du cou LOUIS VUITTON, collier CÉLINE, sautoir FEIDT PARIS. Bracelets ALEXANDRA MARGNAT, AURÉLIE BIDERMANN, DINH VAN et GINETTE NY.


A gauche: veste en laine SACAI, maillot de bain en crochet CALZEDONIA. Boucle d’oreille AURÉLIE BIDERMANN, ras du cou LOUIS VUITTON, collier DODO, collier et bague EMMANUELLE ZYSMAN, tour de cou en turquoises GINETTE NY. A la main droite, bracelets GINETTE NY et GAS BIJOUX. A la main gauche, bracelets SAINT LAURENT, GAS BIJOUX et ALEXANDRA MARGNAT. A droite: T-shirt BCBG MAX AZRIA, culotte de maillot de bain TOMMY HILFIGER. Mêmes bijoux qu’à gauche.


A gauche: maillot de bain en crochet TOMMY HILFIGER. Ras du cou LOUIS VUITTON, collier DODO, collier et bague EMMANUELLE ZYSMAN. A la main droite, bracelets en turquoises GINETTE NY, et GAS BIJOUX. A la main gauche, bracelets SAINT LAURENT, GAS BIJOUX et ALEXANDRA MARGNAT. A droite: robe en soie ALTUZARRA, culotte de maillot de bain en crochet PAIN DE SUCRE. Sautoir 5 OCTOBRE, baskets ADIDAS. Mêmes bijoux qu’à gauche.


Sweat en coton AMERICAN VINTAGE. Ras du cou en résine et laiton LOUIS VUITTON, collier personnalisable en or rose et argent DODO, sautoir FEIDT PARIS.


A gauche: pull en coton ACNE STUDIOS, culotte de maillot de bain PAUL & JOE, collier et bague EMMANUELLE ZYSMAN. A la main gauche, bracelets GINETTE NY et GAS BIJOUX. A la main droite, bracelets SAINT LAURENT, GAS BIJOUX et ALEXANDRA MARGNAT. A droite: chemise en coton SAINT LAURENT, maillot de bain YASMINE ESLAMI. Colliers CÉLINE et DINH VAN, bracelets en or DINH VAN et en turquoises GINETTE NY, bague EMMANUELLE ZYSMAN.


A gauche: pull en coton CHLOÉ. Ras du cou LOUIS VUITTON, baskets ADIDAS. A droite: chemise en soie PAUL & JOE, short LEVI’S CHEZ KILIWATCH PARIS. Ras du cou LOUIS VUITTON, collier DODO, baskets ADIDAS. A la main droite, bracelets GINETTE NY et GAS BIJOUX, bague EMMANUELLE ZYSMAN. A la main gauche, bracelets SAINT LAURENT, GAS BIJOUX et ALEXANDRA MARGNAT.


A gauche: blouse en coton BA&SH. Ras du cou en résine et laiton LOUIS VUITTON, collier personnalisable en or rose et argent DODO, sautoir FEIDT PARIS, bracelets ALEXANDRA MARGNAT et AURÉLIE BIDERMANN. A droite: maillot de bain ERES, jean MANOUSH. Ras du cou LOUIS VUITTON, collier DODO, sautoir FEIDT PARIS. A la main gauche, bracelets GINETTE NY et 5 OCTOBRE. Mêmes bracelets qu’à gauche à la main droite.


A gauche: robe en soie BCBG MAX AZRIA, sweat AMERICAN VINTAGE, ras du cou LOUIS VUITTON, baskets ADIDAS. A la main droite, bracelets ALEXANDRA MARGNAT et AURÉLIE BIDERMANN. A la main gauche, bracelets DINH VAN et GINETTE NY. A droite: chemise en coton MANGO, pantalon en laine FORTE_FORTE. Ras du cou LOUIS VUITTON, collier DODO, sautoir FEIDT PARIS, tongs HAVAÏANAS. A la main gauche, bracelets 5 OCTOBRE et GINETTE NY. Mêmes bracelets qu’à gauche à la main droite.


Assistante Axelle Cornaille. Mannequin Zuzanna Bijoch/IMG Models. Casting Emilie Le Goff. Maquillage Sandrine Cano Bock/Marie-France Thavonekham. Coiffure Olivier De Vriendt/ Artlist Paris. Nos remerciements à l’hôtel Porto Bay Rio International/Splendia et à Derek Sundance de Capturebrazil.com pour la production.


à gauche : trench sans manches et jupe en drap de laine VÉRONIQUE LEROY, pull en laine ACNE STUDIOS. Boucles d’oreilles en métal CÉLINE, bottes en cuir SAINT LAURENT. à droite : robe en drap de laine perforé d’œillets ALEXANDER WANG.


Pre-fall tropicale Ces collections intersaison embarquent pour une destination outre-Atlantique où la sombre lumière de la jungle exacerbe leurs côtés bruts, brillants, comme précieux. Photos Nick Hudson. Réalisation Anne-Sophie Thomas.


à gauche et à droite : trench en vinyle et pull col roulé GIORGIO ARMANI. Boucles d’oreilles CÉLINE, escarpins D’Orsay en veau DIOR.


à gauche et à droite : caraco en dentelle brodée, col roulé en cachemire et soie, pantalon en cuir et escarpins D’Orsay en veau DIOR. Boucles d’oreilles MARNI.


Trench en vinyle et col roulé LANVIN. Escarpins en cuir SPORTMAX.


Robe en drap de laine perforé d’œillets et sandales ALEXANDER WANG.


Robe et pantalon en coton, boucles dâ&#x20AC;&#x2122;oreilles, sac en cuir et sandales CĂ&#x2030;LINE.


à gauche : pull découpé en viscose et escarpins SPORTMAX, pantalon en drap de laine JIL SANDER. Boucles d’oreilles MARNI. à droite : robe en dentelle à plastron brodé et bottes SAINT LAURENT.


assistante axelle cornaille. mannequin zuzanna bijoch/img models. casting émilie le goff. maquillage sandrine cano-Bock/marie-france thavonekham. coiffure olivier de vriendt/artlist paris. nos remerciements à l’hôtel porto bay rio international/splendia et à derek sundance de capturebrazil.com pour la production.


Automne-hiver 2016-2017

LE BEST-OF

Voir rouge Satiné ou molletonné, sang ou coquelicot, le rouge – enfant chéri de la mode – était de tous les défilés. A l’unisson, mais avec éclectisme. Néo-pompiste chez Acne Studios, il enflamme une cape de renard en forme de cœur pour les adieux d’Hedi Slimane à Saint Laurent. En résumé: qu’importe le flacon pourvu qu’on s’empourpre.

Koché Chloé

Acne Studios

Saint Laurent

Dsquared2

Fendi

Michael Kors

Balenciaga

Giorgio Armani

Alberta Ferretti

Paul Smith

Saint Laurent

Valentino

Miroir brisé Ovationné cet été, l’argent consolide sa domination dans une version moins rétro-futuriste et plus contemporaine. Le lamé se plisse chez Saint Laurent, les miroirs se fendent chez Dolce & Gabbana et Balenciaga. Rien n’est lisse et l’éclat se chiffonne, ce langage graphique est brillamment poétique.

Animal fabuleux Adieu minimalisme taiseux, le manteau hausse le ton et gagne en texture. Dsquared2 remixe la pelisse du samouraï, Fendi zèbre sa fourrure, et Koché célèbre les plumes d’autruche multicolores. Option tricot trompe-l’œil : ce patchwork de laine Chloé, façon yack. A chacun son animal spirituel.

Par Emmanuelle Ducournau. Réalisation Sébastien Cambos. Assistante Margaux Grillon.

ALESSANDRO LUCIONI/IMAXTREE.COM (X8). ARMANDO GRILLO/IMAXTREE.COM (X3). DANIELE OBERRAUCH (X9). IMAXTREE.COM (X2). MATTEO VOLTA/IMAXTREE.COM (X1). BALENCIAGA/PRESSE. DIOR/PRESSE. STELLA MCCARTNEY/PRESSE. MIU MIU/PRESSE.

Rose à effet Ni candide ni doucereux, le rose joue l’oxymore pour s’arroger une radicalité monochrome et stridente. Agent de la déstructuration chez Comme des Garçons, scintillant pour Dolce & Gabbana, il fait renaître le Swinging London en fourrure bubble-gum chez Gucci. Tapage nocturne livré en option.

Balenciaga

Gucci

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Jil Sander

Versace

Dolce & Gabbana

Chanel

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Comme des Garçons

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Pièces maîtresses 1. La chaîne de lunettes XXL en plexiglas Balenciaga. 2. Les claquettes de piscine en velours bordées de fourrure Salvatore Ferragamo. 3. Le bonnet de skateur rose Alexander Wang. 4. Les sacs Dior portés en duo graphique. 5. La maxi-boucle d’oreille unique en forme de croissant de lune Stella McCartney. 6. Le Refugee, sac géant à bandes multicolores Balenciaga. 7. Les sandales en fourrure rose brodées de perles Miu Miu. 8.  Le sac python à message Gucci. →


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Dior

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Mali Koopman/Women Management, au défilé Anthony Vaccarello. Kirin Dejonckheere/Supreme Management, chez Paul & Joe. Selena Forrest/Next, chez Louis Vuitton. Amanda Googe/Women Management, chez Loewe. Alanna Arrington/Next, chez Louis Vuitton. Sofia Metchetner/Viva Models, chez Dior. Charlee Fraser/IMG, chez Ellery.

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Teddy Quinlivan/Premium Models, chez Louis Vuitton. Hannah Elyse/ Oui Management, chez Louis Vuitton. Lotte Van Noort/Viva Model Management, chez Chloé.

3. Asymétrie 80 Ode aux années déjantées, l’épaule se dénude. Saint Laurent célèbre le glamour disco sur une minirobe ceinturée, Isabel Marant renchérit d’un nœud pour soirée cocktail, Philosophy di Lorenzo Serafini calme le jeu d’une maille sensuelle. 4. Corset libéré Loin d’étrangler la taille, le corset nouvelle génération autorise la respiration. Porté en ceinture rétro (Prada) ou telle une armure ornementale (Loewe, Louis Vuitton) évoquant les guerrières de Game of Thrones, il structure l’allure. Et en jette.

DANIELE OBERRAUCH/IMAXTREE.COM (X22). WANDA NYLON/PRESSE. ALESSANDRO LUCIONI//IMAXTREE.COM (X10). ARMANDO GRILLO/IMAXTREE.COM (X2). IMAXTREE.COM. YEEZY/PRESSE. MATTEO VOLTA/IMAXTREE.COM (X4).

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1. L’équipée sauvage La tendance motocross débarque en trombe et en nombre. Du blouson de biker graphique à renforts surpiqués (Courrèges, Chloé) à la combinaison longiligne zippée en vinyle (Wanda Nylon) ou en maille (Lacoste), l’allure Easy Rider dépote.

Philosophy di Lorenzo Serafini

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2. New faces La directrice de casting Emilie Le Goff a déniché pour Marie Claire les dix mannequins de demain. Avec son air frondeur, Lotte Van Noort a fait sensation au défilé Chloé en mars dernier. C’était son premier. La moue rebelle d’Alanna Arrington s’arrache déjà sur les plus grands shows : Chanel, Vuitton, Lanvin. Quant à l’insondable Selena Forrest, égérie Proenza Schouler, sa couverture du T Magazine en total look Balenciaga a « cassé l’Internet ».

Saint Laurent

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Acne Studios

Wanda Nylon

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Chloé

Lacoste

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Courrèges

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Alexander McQueen

Balenciaga

Yeezy

Burberry Prorsum

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Prada

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Bouchra jarrar

Marques’Almeida

Off-White

Y/Project

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Céline

Anthony Vaccarello (et Donatella Versace)

7. Sans les mains Depuis que Vetements a étiré les manches de ses bombers jusqu’au genou pour l’hiver 2015, l’idée a fait florès : les mains, ça ne sert à rien. Les cacher permet de réinventer la chemise en jean éculée (Off-White), radicaliser une veste en cuir classique (Y/ Project) et revendiquer les bras ballants comme posture esthétique. Les maroquiniers peuvent s’en inquiéter. → Vetements

6. Changements remarqués La valse des créateurs ressemble à une partie de Tetris. Hedi Slimane a quitté Saint Laurent sous les larmes et les applaudissements reconnaissants. Anthony Vaccarello lui succède. Chez Lanvin, Bouchra Jarrar prend la place

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laissée vacante cinq mois durant par le départ d’Alber Elbaz. Surprise du chef : Jonathan Saunders – un temps pressenti chez Dior – arrive chez Diane von Fürstenberg.

Hedi Slimane

5. Bombardier débridé Preuve que la mode n’est pas toujours en quête névrotique de nouveauté, l’aviateur en peau retournée est de retour mais sans premier degré. Les versions détournées du blouson de Rocky IV vont du quasi-boléro chez Yeezy à la cape chez Maison Margiela.

Lacoste

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Réécrire ses classiques 1. La chaussure à talon trapèze Sportmax. 2. Le chapeau rond esprit canotier Chanel. 3. Le sac choc d’imprimés, monogramme vs léopard blanc, Louis Vuitton. 4. Le sautoir à large tête de chat Loewe. 5. La minaudière verticale Boss. 6.  La pochette nouée à la taille Céline. 7. Le sac bandoulière à anneaux multiples Prada. 8. La bottine à grande boucle Victoria Beckham.

MATTEO VOLTA/IMAXTREE.COM (X3). ANDREA ADRIANI. LOUIS VUITTON/PRESSE. LOEWE/PRESSE. ARMANDO/GRILLO/IMAXTREE.COM. CÉLINE/PRESSE. DANIELE OBERRAUCH/IMAXTREE.COM (X13). ALESSANDRO LUCIONI/IMAXTREE.COM (X8). WANDA NYLON/PRESSE.

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Balenciaga

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Marc Jacobs

Dolce & Gabbana

Haider Ackermann

Stella McCartney Acne Studios

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Preen by Thornton Bregazzi

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Ralph Lauren

Tommy Hilfiger

Coach

Max Mara

Alberta Ferretti

Isabel Marant

Miu Miu Lanvin Wanda Nylon

Prada

Nina Ricci

Volubile vinyle Dans Belle de Jour, le trench en vinyle noir YSL de Catherine Deneuve résumait l’ambiguïté du personnage. Sulfureux, sexy, crissant, antipluie aussi, il marque la sensualité d’une femme à poigne. Matière fétiche de Wanda Nylon, qui le décline de l’imper aux cuissardes, il s’ose sur une robe (Kenzo).

La patte du velours Doux, tactile et faussement sage, le velours adoucit l’humeur et renvoie la lumière. Cet éveilleur de sens est propice à la silhouette fluide d’un costume esprit pyjama (Costume national, Alberta Ferretti), et ajoute de l’excentricité aux longues robes de soirée (Ralph Lauren, Preen by Thornton Bregazzi).

Officiers Le manteau militaire prend du galon et développe ses positions. La veste officier permet le travail précieux des brandebourgs (Dolce & Gabbana) et les variations sur broderies dorées (Givenchy). Les longs paletots marine se rehaussent de décorations stimulantes (Coach, Tommy Hilfiger).

Le sacre de la doudoune Cette pièce vient-elle de faire son entrée au panthéon de la mode ? Question improbable il y a six mois. Mais le retour des 90’s et l’arrivée tonitruante du streetwear sur les podiums garantissent désormais à l’apanage bouffant des rappeurs de figurer plus tard dans les livres d’histoire. — e.d.


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Shopping

VOYAGER LÉGER

Photos Thierry Legay. Set design Inès Dal Soglio. Réalisation Sophie Maret.

10 1. Sac Saint Roch en nubuck et toile La Contrie, 3870 €. 2. Valise en similicuir et nylon Lipault, 189 €. 3. Sac Keepall en toile monogrammée et cuir Louis Vuitton, 1560 €. 4. Petite valise en toile et cuir L/Uniform, 1400 €. 5. Sac en cuir de vachette Lancaster, 295 €. 6. Sac Cabacity 45 en cuir Hunter et toile H Hermès, prix sur demande. 7. Sac Enveloppe en cuir Tod’s, 1500 €. 8. Cabas en nappa Intrecciato Bottega Veneta, prix sur demande. 9. Sac Explorer en cuir Coach, 850 €. 10. Trolley cabine en cuir Serapian, 1430 €.

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GRIGRIS CHICS Réalisation Axelle Cornaille. Assistante Margaux Grillon. 1. Bague en bronze doré et turquoises Pascale Monvoisin, 140 €. 2. Bracelets en fils de soie et perles de verre Aurélie Bidermann, 180 € pièce. 3. Bague en or jaune et chrysoprase Emmanuelle Zysman, 1430 €. 4. Bracelet en argent et or rose à pendentifs en or rose, argent, diamants bruns et tsavorites Dodo, à partir de

2400 € et de 105 € le pendentif. 5. Collier en perles de culture et vermeil Misaki, 359 €. 6. Bracelet en turquoises à grelots dorés à l’or fin Alexandra Margnat, 95 €. 7. Collier en corail et or rose Dinh Van, 5000 €. 8. Bracelets en perles multicolores 5 Octobre, 75 € pièce. 9. Collier en pyrites à pendentif coquillage en or Feidt Paris, 375 €. 10. Collier double en résine Louis Vuitton, 495 €. 11. Bracelets en turquoises Ginette NY, 205 € pièce. 12. Bracelets en métal doré à l’or fin et fil de coton Gas Bijoux, de 65 € à 70 € pièce. 13. Collier en coquillages Saint Laurent, 395 €.

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Le 101801 de Max Mara

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Radiographie

La vague du retour au « vrai vêtement » coïncide avec l’anniversaire du plus célèbre des manteaux de la maison italienne, une pièce de légende au nom de code mystérieux.

1, 3 et 5. Tissus, patrons et modèles qui ont inspiré la collection A-H 2015-16. 2. Ian Griffiths, directeur de création Max Mara, à Reggio Emilia, siège du groupe. Lors des 60 ans de la marque, l’exposition Coats! a montré l’œuvre d’artistes qui ont réinterprété le 101801: Vela y Abstracciòn de Carlos Martinez, qui dépouille sa structure (4), William Wegman en endosse un de ses braques de Weimar (6), Martine Barrat évoque son aspect protecteur, réchauffant des enfants à la plage (7), Valery Katsuba l’immortalise sur une ballerine du Bolchoi avec Albatross (When memories are awoken by birds) (9). 8. Sur Cyndi Lauper, en 2000. 10. Esquisse en volume. 11. Porté sur du cuir noir pour la pre-fall A-H 2015-16.

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ALESSANDRO DIGAETANO (X4). CARLOS MARTINEZ/PRESSE. MARTINE BARRAT/ PRESSE. ROXANNE LOWIT/PRESSE. VALERY KATSUBA/PRESSE. WILLIAM WEGMAN/PRESSE. MAX MARA/PRESSE (X2).

Par Louis Bompard


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Lorsqu’il imagine son mythique 101801, en 1981, Achille Maramotti, fondateur de Max Mara, propose bien plus qu’un simple manteau camel à la coupe impeccable. Le visionnaire italien crée une expérience sensorielle que la directe évocation du nom de cet intemporel suffit à faire vivre. Il y a cette couleur, d’un beige réchauffé inimitable qui inspire la confiance. Puis cette matière, ce mélange laine et cachemire qui donne immédiatement envie de s’y lover. L’enfiler, c’est constater un mouvement et un tombé uniques dus à ses manches kimono et une coupe inchangée depuis sa création. Pour un peu, on se sentirait glisser dans la peau d’une icône de l’âge d’or du cinéma italien, dont le tailleur transalpin fut un des plus brillants habilleurs. Et si aujourd’hui ce manteau, à l’image des autres propositions de la maison, est un classique, il fut le chef-d’œuvre d’un cheminement constant vers la nouveauté et l’avantgardisme de l’histoire de Max Mara. Monté en 168 minutes

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En effet, lorsqu’Achille Maramotti lance sa griffe en 1951, il a pour idée de secouer une mode italienne engluée dans un style passéiste et des procédés de fabrication beaucoup trop traditionnels à son goût. Il innove en s’inspirant des créations de la haute couture parisienne qu’il va faire réaliser avec des techniques industrielles haut de gamme venues des Etats-Unis. Et les familles royales et les stars du grand écran deviennent ses meilleures ambassadrices. Arrive toute une déclinaison de lignes qu’il imagine selon l’âge, la morphologie ou le style de vie des femmes. C’est ainsi que naquit Sportmax en 1969, avec dans ses studios le jeune Jean-Charles de Castelbajac, pour proposer à une clientèle plus débridée de l’habiller de la tête aux pieds, chose inédite en Italie. D’autres collaborations discrètes et éphémères suivent avec de grands noms du style comme Emmanuelle Khanh, Karl Lagerfeld ou Domenico Dolce et Stefano Gabbana. Mais c’est avec Anne-Marie Beretta qu’il met au point son porte-étendard camel, monté, aujourd’hui encore en 73 différentes opérations et 168 minutes. Alors que le 101801 a souvent été mis en scène par des artistes en tout genre, donnant même lieu à une exposition mouvante entre 2006 et 2011, la maison n’avait jamais osé toucher un iota du mythe. C’est désormais chose faite puisque pour fêter ses 35 ans, Max Mara lance une version brodée de jais et sequins, disponible uniquement sur le site de la marque. Les enfants d’Achille Maramotti, désormais à la tête du groupe, décident eux aussi de regarder vers l’avant. — l.b.

toute notre sélection mode sur www.marieclaire.fr/shopping


Nouvelles brèves Avec Nordic Berry, Ne u t ro g e n a a u g mente son hydratation de 50 %. Ses nouveaux produits Nutrition Intense (Lait et Baume Corps) mixent formule norvégienne et baie nordique, le super-fruit qui rend la peau extra-douce. www.neutrogena.fr

La baie qui adoucit

L’intelligence solaire Bronzer plus protégée, c’est la promesse de la nouvelle gamme solaire Peau Parfaite d’Yves Rocher à l’Etoile des Dunes, un végétal qui booste la synthèse de mélanine, aide la peau à se défendre, protège du photo vieillissement… Ultra-complet. www.yves-rocher.fr

L’eau extatique L’Extase Caresse de Roses, c’est le nouveau sillage Nina Ricci à porter comme un bijou. Une eau de parfum sensuelle qui allie essence de rose bulgare et absolu de rose turque, incarnée par Laetitia Casta. Sublime. www.ninaricci.com

Hâle décuplé Avec le Sérum Eclat Anti-Taches Vinoperfect de Caudalie, on réduit l’intensité des taches et on gagne en luminosité. Le secret de ce bestseller puissant qui respecte la peau? La viniférine (sève de vigne), un actif millénaire. www.caudalie.fr

Experts antitaches

Bronz Impulse est le nouveau geste solaire incontournable d’Institut Esthederm. Un spray high-tech (150 ml, 50 €) qui prépare, optimise, prolonge le bronzage et stimule la montée de mélanine. En instituts de beauté, Sephora, Printemps, Nocibé, pharmacies sélectives. www.esthederm.com

Salon d’été La collection Traveler de Roche Bobois devient outdoor. On aime son mobilier aux fines structures tubulaires en acier laqué enroulées de fils colorés, ses harmonies (une pétillante, une paisible) et son large choix de coussins. www.roche-bobois.com

www.juvamine. com

L’hydratation après-soleil

L’intimité retrouvée Pratiques et discrètes, les Lingettes Intimes Saforelle format pocket nettoient en douceur et rafraîchissent tout au long de la journée. A glisser dans son sac sans attendre. En pharmacie et parapharmacie. www.saforelle.com page réalisée par le service publicité

Nutri-Extrême de Dessange Compétence Professionnelle agit comme un soin de jour pour les cheveux secs. Une crème–huile qui nourrit, illumine et discipline sans alourdir. On aime aussi son parfum poudré de fleurs blanches. wwww.dessange.com

Crème cheveux

PRESSE.

Avec les capsules Juvamine Bronzage sublime riches en huiles d’argan, d’onagre et en vit. E, on réhydrate sa peau après s’être exposée au soleil. On lui permet aussi d’éviter le vieillissement cellulaire. (1 capsule/jour).


BEA DE GIACOMO.

STYLE DE VIE

Les recettes aphrodisiaques de l’été Nul besoin de pilules pour un effet aphrodisiaque. On choisit les bons aliments, comme la fraise et son manganèse (qui interagit avec les hormones), le chocolat et sa dopamine (qui accentue le plaisir), et bien d’autres, en vente libre sur les marchés.


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Cuisine

Préparations aphrodisiaques Plus faciles à se procurer que des stimulants artificiels, crabe, céleri, vanille, safran… sont considérés comme des aphrodisiaques très naturels. La preuve en cinq recettes qui devraient raisonnablement échauffer vos sens. Par Eric Solal. Photos Bea de Giacomo. Stylisme Dimitra Louana Marlanti.

S’il n’existe pas d’études scientifiques qui attestent des vertus aphrodisiaques de certains de nos aliments, il n’en demeure pas moins que le simple bon sens permet d’en révéler les probables capacités excitantes – ou, tout au moins, propices au bon déroulement d’une activité sexuelle. Par exemple, en réunissant dans l’assiette des nutriments qui interagissent avec les hormones sexuelles. Comme le zinc (présent dans le crabe et autres crustacés, les cacahuètes et le quinoa…), le sélénium (dans l’ail, l’oignon, l’avoine…), les phyto-œstrogènes (dans la coriandre, l’artichaut, le gingembre ou la roquette), le bore (dans le miel) ou le manganèse (dans les fraises – les fruits en général –, le poivre et l’avoine). On peut aussi inscrire au menu des ingrédients qui mettent le corps en état d’ébats. Comme le céleri, vanté par la Pompadour et conseillé par Nostradamus,

qui agirait directement sur la spermatogénèse (fabrication de sperme). Ou le piment et le gingembre, aux actions vasodilatatrices connues. Ou encore le chocolat, qui renferme de la dopamine, neurotransmetteur qui accentue la sensation de plaisir. Voire le safran, dont les constituants agiraient à la manière du Viagra (à condition d’en ingurgiter 200 mg par jour pendant dix jours). Enfin, on n’hésitera pas à cuisiner ces aphrodisiaques présentés depuis toujours (sans que personne n’ait jamais pu le vérifier) comme de puissants excitants… Ainsi la tomate, aussi nommée « pomme d’amour » ; l’avocat, qui pousse sur « l’arbre à testicules » des Aztèques ; les câpres, qu’on recommandait de consommer en infusion avec du miel ; ou la vanille, dont les premiers colons espagnols croquaient directement la gousse afin d’augmenter leurs performances. →


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Cuisine

Rouleaux d’été au crabe et à l’avocat, à la sauce cacahuète et à la coriandre Préparation : 30 min. Cuisson : 10 min. Pour 2  personnes: 25  g de vermicelles de soja, 120 g de chair de crabe, 25 g de pousses de soja, 1 échalote traditionnelle hachée, 1  avocat mûr 1/2, 6  galettes de riz, sel, poivre. Pour la sauce: 1 c. à s. de feuilles de coriandre hachées, 1 c. à s. de cacahuètes non salées hachées, 1 c. à s. 1/2 d’huile d’olive, 1/2  c. à s. d’huile de sésame, 1  c. à s. de sauce soja, 1  c. à s. de nuoc-mam, 1 c. à s. de jus de citron.

Couvrez les vermicelles d’eau bouillante et laissez-les gonfler pendant 10 min. Egouttez-les. Mélangez-les avec le crabe, les pousses de soja rincées, l’échalote et la chair des avocats concassée. Assaisonnez cette farce, puis divisez-la en 6 parts. Trempez une galette de riz dans l’eau chaude et posez-la sur un torchon humide. Laissez-la s’humidifier pendant 30 s. Vers le tiers inférieur du disque, disposez une part de farce. Rabattez par-dessus le bas du disque, puis les côtés. Roulez l’ensemble. Renouvelez l’opération avec les autres galettes. Pour la sauce, mélangez tous les ingrédients, assaisonnez.

Gambas à l’orange, au safran et aux artichauts violets Préparation : 25 min. Cuisson : 20 min. Pour 2 personnes: 8 gambas crues, 4 c. à s. d’huile d’olive, 2  gousses d’ail, 1  orange, 2  citrons, 4  c. à s. de dés de tomate surgelés, 1 noix de beurre, 4 petits artichauts violets (poivrades), 1/2 dosette de safran en poudre, 2 branches de basilic, sel, poivre.

Séparez les têtes des queues de gambas, que vous décortiquez. Dans la moitié de l’huile chaude, saisissez-les à feu vif. A leur place, ajoutez une gousse d’ail émincée. Laissez-la dorer pendant 2 min, puis

versez les jus de l’orange et d’1/2 citron. Faites réduire presque à sec. Précipitez les tomates surgelées et le beurre, et attendez que la sauce épaississe, en la remuant vivement. Gardez au chaud. Tranchez les feuilles d’artichaut au-dessus du cœur. Avec un couteau aiguisé, tournez autour du fond pour ôter les bases de feuilles dures. Epluchez aussi le dessous afin d’éliminer toute trace verte. Citronnez les fonds, puis émincezles. Saisissez-les dans le reste d’huile chaude pendant 3 ou 4 min, avec l’autre gousse d’ail hachée et le safran. Salez, poivrez. Réchauffez les gambas dans la sauce, assaisonnez et servez avec les artichauts, parsemez de basilic haché.

Tomate farcie végétarienne à la roquette et à la vanille Préparation : 30 min. Cuisson : 30 min. Pour 2 personnes: 4 tomates moyennes, 1 c. à s. d’huile d’olive, 2 oignons nouveaux hachés, 1/2 gousse de vanille, 1 courgette, 1  gousse d’ail écrasée, 50  g de feta, 6 olives noires dénoyautées, 30 g de quinoa rouge cuit, 30  g de roquette, sel, poivre.

Coupez le chapeau des tomates, évidezles avec une petite cuillère, en prenant


céleri. Ajoutez l’aubergine et la courgette et laissez-les dorer (ajoutez un peu d’huile au besoin). Versez les dés de tomate, le sucre et l’ail émincé, laissez cuire jusqu’à épaississement. Ajoutez les olives, les câpres, les feuilles de céleri hachées et le vinaigre. Salez, pimentez, laissez cuire ensemble pendant 4 min. Parallèlement, faites griller les steaks de thon pendant 1 ou 3 min (selon qu’ils sont frais ou surgelés) par face, assaisonnez-les et servez-les avec la caponata.

Tartelette à l’avoine, à la marmelade de fraise, au gingembre et au miel Préparation : 25 min. Cuisson : 35 min. Pour 2  tartelettes: 250  g de fraises de saison, 1  c. à s. de miel, 50  g de sucre, 1  cm de gingembre râpé, 3  tours de moulin à poivre, 1 feuille de gélatine (2 g). Pour la pâte: 70  g de farine, 50  g de petits flocons d’avoine, 45  g de beurre mou, 35 g de sucre, 2 c. à s. d’eau.

garde de ne pas en percer la peau. Salez la cavité des tomates et retournez-les sur une grille afin que l’excès d’eau s’écoule. Dans l’huile chaude, faites fondre les oignons et la vanille fendue en deux dans le sens de la longueur. Puis ajoutez la courgette taillée en petits dés, la pulpe des tomates hachée et l’ail. Laissez cuire cette farce jusqu’à ce qu’elle soit moelleuse. Incorporez la feta coupée en petits dés, les olives hachées, le quinoa et la roquette hachée. Poursuivez la cuisson pendant 2 min, en remuant régulièrement. Assaisonnez. Remplissez les tomates avec cette farce. Posez les chapeaux dessus et enfournez à 180 °C pour 10 min. Servez.

Caponata pimentée au thon blanc Préparation : 20 min. Cuisson : 20 min. Pour 2  personnes: 1 branche de céleri, 1 oignon nouveau, 1 aubergine, 1 courgette, 1 tomate, 2 c. à s. d’huile d’olive, 1 pincée de sucre en poudre, 1/2  gousse d’ail, 6 olives vertes, 1 c. à s. de grosses câpres, 1/2 c. à s. de vinaigre de vin, 2 steaks de thon blanc (frais ou surgelés), sel, piment d’Espelette.

Emincez le céleri (sans les feuilles). Hachez l’oignon. Taillez l’aubergine, la courgette et la tomate en petits dés. Dans l’huile chaude, faites revenir oignon et

Préparez la pâte en pétrissant tous les ingrédients. Réunissez-la en boule, couvrez-la d’un film et gardez-la au frais pendant 30 min. Faites ramollir la gélatine dans l’eau froide. Rincez rapidement les fraises, équeutez-les et placez-les, avec les autres ingrédients, dans une casserole que vous portez sur feu doux. Laissez cuire pendant 2 min, incorporez la gélatine essorée et laissez tiédir. Etalez la pâte sur un plan de travail fariné, découpez-y deux cercles avec lesquels vous garnissez les moules à tartelette. Piquez le fond de la pâte avec une fourchette. Enfournez à 200 °C pour environ 15 min. Laissez les tartelettes tiédir avant de les garnir de marmelade de fraise.


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Evènement

PRIX MARIE CLAIRE DU ROMAN FÉMININ

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Beaucoup de monde à l’hôtel Montalembert pour la remise de notre prix à Emmanuelle Richard et son roman Pour la peau (éd. de l’Olivier). Au programme : discours, récompenses et émotion. Photos Stanislas Liban 6

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1. Fabrice Gaignault (rédacteur en chef culture et célébrités de Marie Claire), Nathalie Iris (librairie Mots en marge), Gilles Chenaille (critique

littéraire de Marie Claire), Véronique Cardi (Le Livre de Poche), Marianne Mairesse (rédactrice en chef de Marie Claire), Emmanuelle Richard (lauréate 2016), Jean-Paul Lubot (directeur général délégué du Groupe Marie Claire), Laurence Guinebretière (Le Montalembert) et JeanLuc Satin (Bookeen). 2. Patricia de La Fage (La Fage Développement) et Arnaud de Contades (directeur général du Groupe Marie Claire). 3.  Lola Picard-Weiss. 4. Virginie Petracco (Editions de l’Olivier). 5. Anne Assous (Folio). 6.  Basile Panurgias et Valentine Gay (Editions Globe). 7.  Marianne Mairesse (Marie Claire) et Emmanuelle Richard. 8. Manuel Carcassonne (Editions Stock). 9. Anna Pavlowitch (Flammarion) et Véronique Ovaldé. 10. Karina Hocine (Editions JC Lattès) et Gilles Chenaille (Marie Claire). 11. Bertrand Burgalat, Grégoire Hetzel et Thomas Baignères. 12. Elsa Guiol (rédactrice en chef magazine de Marie Claire) et Pascale Tournier (critique musicale de Marie Claire). 13.  Olivier Cohen (Editions de l’Olivier) et Marianne Mairesse (Marie Claire). 14.  Saideh Pakravan (lauréate 2015). 15.  Constance Verluca et Bruno de Stabenrath. 16. Marie-Christine Imbault et Michel Lafon (Editions Michel Lafon). 17.  Laurence Guinebretière (Le Montalembert), Fabrice Gaignault (Marie Claire) et Chupa Renié (communication du Groupe Marie Claire).

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MARIE CLAIRE INTERNATIONAL DIRECTRICE INTERNATIONALE GROUPE MARIE CLAIRE Laurence Hembert-Wermus : 01 41 46 87 90. Félix Droissart, directeur adjoint. Nicia Rodwell, international publisher. Florence du Luart, directrice éditoriale. Séverine Harzo, rédactrice en chef. Marie Bazin, coordination éditoriale. Sylvie Halic, rédactrice en chef mode-beauté. Florence Deladrière, rédactrice mode. Elisabeth Barbier, directrice de la régie internationale. LICENCES Fabrice Taupin, directeur.

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Horoscope

Lion 22/7 – 21/8

Moment idéal, à vivre légèrement. Rencontres toniques et ensoleillées. Souriez aux projets d’avenir, mais gardez la tête froide (le 8). Vie sociale Mars (énergie) stimule votre imagination et votre style. Le climat se prête aux relations et rencontres fructueuses. Un bon moment pour tester vos idées novatrices. Sentiments

Bélier

21/3 – 21/4

Sentiments Pas question de mettre vos désirs en berne, une liaison se dessine avec un homme à l’esprit aventureux, amateur de voyages. Votre amoureux apprécie votre art de vivre, entre nature et dolce vita (le 4). Vie sociale Votre situation progresse. Saturne fortifie votre ambition et vous permet d’agir avec efficacité. N’allez pas trop vite.

Taureau

22/4 – 21/5

Sentiments Vous êtes directe avec vos désirs et ceux qui les inspirent. Vous attirez des personnages influents. La différence d’âge? Un aphrodisiaque (le 23)! Vie sociale Changer de travail? Oui, mais avec une formation solide. Vous avez l’esprit d’entreprise? Août serait tout indiqué pour former vos équipes, mentalement du moins.

Gémeaux

22/5 – 21/6

Sentiments L’atmosphère est à l’apaisement. Grâce à Saturne, vous changez de cap, délaissant l’exaltation pour aborder la complicité, l’estime et la tendresse. Rafraîchissant. Vie sociale Recherchez l’admiration de votre entourage: cela vous aide à grandir. Votre activité prend de l’ampleur. C’est bon pour vos finances. Soyez cool.

Cancer

22/6 – 21/7

Sentiments Le climat est meilleur que prévu. N’ayez pas peur des interrogations. Le dialogue concerne vos projets de vie: vous y trouvez une concordance de vues. Vie sociale Grâce à l’influence de Jupiter débute une période où il faut sourire sans se prendre au jeu. Votre charme vous ouvre des portes, repérez les rencontres positives.

Vierge

22/8 – 21/9

Sentiments Vénus promet des rencontres variées, Saturne ajoute sa touche de sélectivité. Un homme vous attire, vous vous posez cent questions inutiles. Vivez! Vie sociale Excellente humeur car des propositions originales arrivent. Foncez! Dans les discussions, pour un bon compromis entre autorité et tact, parlez en dernier.

Balance

22/9 – 21/10

Sentiments Misez sur la nouveauté, ne vous enfermez pas dans vos habitudes. D’humeur aventureuse? Tant mieux. Allez vers les autres et laissez-vous envoûter (le 25). Vie sociale Suivez votre flair, sans laisser déborder vos humeurs chagrines. Vous avez besoin de poser votre regard ailleurs, de ne pas rester les pieds dans la même sandale.

Scorpion

22/10 – 21/11

Sentiments Vénus vous entraîne vers des relations amoureuses qui rendent votre humeur instable. Cupidon a plusieurs visages, vous vous sentez donc indécise. Savourez ces interrogations. Vie sociale Au programme, opportunités de développement, mais prémunissez-vous contre les promesses non tenues (le 10).

Sagittaire

22/11– 21/12

Sentiments Un inconnu pourrait symboliser la séduction: rencontre brève ou relation durable? Vénus vous laisse le choix. Pour préserver vos acquis, liberté et indépendance, cultivez l’amitié. Vie sociale Le climat vous incite à préférer les alliances sûres. Les affaires se revèlent plus lentes que prévu; l’occasion pour vous d’approfondir les choses (le 12).

Capricorne

22/12 – 21/1

Sentiments Votre perspicacité vous permet de voir au-delà des apparences. On vous croit seule, mais un homme marche à vos côtés par intermittence, comme un guide attentif (le 15). Vie sociale Vous avez un rôle à jouer au sein d’une équipe. Au programme, responsabilité et pouvoir. Rigueur avant tout: l’indulgence n’est pas bonne conseillère.

Verseau

22/1 – 19/2

Sentiments Vous trouverez le chemin du partage. Vous êtes davantage disposée à vous exprimer et à rire. L’atmosphère est sensuelle et intellectuelle. Vie sociale Ce mois-ci, votre mental paraît carburer à plein régime. Un recyclage s’annonce, les projets prennent leur démarrage, lentement mais sûrement (le 17).

Poissons

20/2 – 20/3

Sentiments Une rencontre vous attend. Au menu, rires légers et impression d’amitié solide. Vous pourriez avoir trouvé votre alter ego, si ce n’est déjà fait (le 19). Vie sociale Jupiter et Vénus favorisent vos associations. Le vent tourne et vous entraîne dans une série d’aventures professionnelles. De nouveaux liens se tissent, découvrez-les avec enthousiasme.

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Par Michaël Delmar

OLIVIA DOMINGOS.

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194 Le questionnaire

Marina Foïs

Dans “Irréprochable”*, elle incarne une sociopathe retournant dans sa province pour y semer le trouble. Propos recueillis par Fabrice Gaignault

Aimez-vous votre visage?

Pas particulièrement. Je le trouve monotone.

Pouvez-vous prendre une photo de vous?

A contrecœur, car on est moche en selfie.

Etes-vous fille ou femme?

Femme ! L’enfant qui reste en moi m’empêche d’aller voir ailleurs. Dormez-vous la nuit?

En ce moment, mal. Votre mère est-elle dominante ou soumise?

Ni l’un ni l’autre. Surtout pas soumise : c’est quelqu’un de libre dans sa manière de penser. Combien de drogues vous faut-il pour vivre?

Plein. Le travail, l’amour, les émotions et le cinéma. Je fume beaucoup. Quel est le plus beau regard qu’on ait porté sur vous?

Ceux de beaucoup de metteurs en scène qui ont fait ce que je suis. Et d’hommes, évidemment. Citez trois amants rêvés au cours de votre vie.

Votre plus grand plaisir simple?

Café-clopes, regarder un film, cuisiner. Votre dernière recherche Google?

RetroStart, un site de meubles. J’y passe des heures. Le meilleur conseil qu’on vous ait donné?

Un truc qu’a dit Gérard Depardieu : « Je n’ai aucun talent, je n’ai que de la disponibilité. » La dernière chose que vous ayez bue et mangée?

Une quiche tiédasse avalée en vitesse, dans la rue. Le goût dont vous avez honte?

The last face de Sean Penn, massacré à Cannes. Il m’a touché. Les gens avaient honte pour moi. Etes-vous violente?

Oui, pour mon malheur. Je suis quasiment sûre que je pourrais tuer. Je ne suis pas tiède.

Qu’est-ce que vous ne supportez pas que l’on dise de vous?

Qu’on soit malhonnête à mon égard. Et je ne supporte pas d’être résumée en trois phrases. (Rires.) Pouvez-vous sortir sans maquillage dans la rue?

Oui, et je le déplore. Parfois j’ai la flemme. Aimez-vous votre prénom?

Beaucoup, mais j’ai longtemps préféré Isabelle. Fuir, s’adapter ou combattre.

Les trois, selon les moments. La première fois où vous vous êtes sentie libre?

Lorsque j’ai eu mon bac. Je me suis ennuyée dès le CP. J’étais très bonne élève pour gagner du temps. La place du sexe dans votre vie?

Comment faire sans ? (*) De Sébastien Marnier, avec aussi Jérémie Elkaïm, Joséphine Japy, Benjamin Biolay, sortie le 6 juillet.

MARINA FOÏS/PRESSE.

Elle est un peu con cette question. Disons Barack Obama, Marlon Brando et celui qui se reconnaîtra.


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