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N°184

Mars-Avril 2011

* Animations concertées du 17 avril 2011 * Atlas des oiseaux nicheurs : enquête semi-quantitative

… Et autres enquêtes * Chasse, recherche et publications scientifiques * Assemblée générale le samedi 26 mars à Caen : → voir convocation Journal gratuit sans publicité


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Groupe À inscrire sur vos agendas Ornithologique Normand

Association reconnue d’utilité publique

181 rue d’Auge 14000 CAEN FRANCE 02 31 43 52 56 02 31 93 27 07 gonm@wanadoo.fr http://www.gonm.org http://forum.gonm.org Le prochain Petit Cormoran paraîtra à la fin du mois d’avril 2011, les textes devront nous parvenir avant le 10 avril 2011. Responsable de la publication : Gérard DEBOUT Maquette & mise en page : Guillaume DEBOUT <http://www.lasauceauxarts.org>

Photographies et dessins : Couverture : F. Branswyck Pages 3-4 : X fide S. Provost Page 5 : F. Branswyck

Toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur, ou de ses ayants-droit, ayants-cause, est illicite aux termes de la loi du 11 mars 1957 qui n’autorise que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective d’une part, et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration.

Mars - avril : • à partir du 15/04 et jusqu’au 15/05 Tendances • Diverses enquêtes : oiseaux marins, oiseaux des rivières, atlas : voir ce PC À partir de début avril : STOC - EPS Calendrier des animations Calendrier actualisé sur le site du GONm Rappel

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Le Petit Cormoran est un bulletin de liaison qui paraît tous les deux mois. Il permet d’apporter aux adhérents du GONm un très grand nombre d’informations sur la vie de l’association et sur les oiseaux. Il est désormais mis en ligne et est consultable sur votre ordinateur. http://www.gonm.org/telechargements/ Pour profiter d’informations de base sur la vie de l’association, il existe un site Internet entièrement renouvelé depuis un an, très vivant où tous les adhérents auront à découvrir. Nous vous engageons vivement à vous y connecter : http://www.gonm.org Pour des informations constamment actualisées, il existe un forum  : http://forum.gonm.org/ Vous y découvrirez en direct les dernières informations, les observations ornithologiques classées par site, etc. Merci aux auteurs, illustrateurs, correcteurs, metteur en page, metteurs en enveloppes, … pour la confection et l’envoi de ce PC.

----------------------------Vente de l’atlas des oiseaux nicheurs de Normandie Il est possible d’acheter le « Nouvel atlas des oiseaux nicheurs de Normandie » au GONm. Vous pouvez aider à sa diffusion en le proposant à la vente aux libraires selon la grille des tarifs suivante. Tarifs accordés aux libraires pour des exemplaires déposés chez le revendeur • 1 atlas acheté : 18 €  (prix normal de vente 25 €, soit 7 € de bénéfice pour le libraire) • De 2 à 5 atlas achetés : 16 € l’unité (soit un bénéfice de 9 €) • Plus de 5 atlas achetés : 14 € l’unité (soit 11 € de bénéfice) Ces tarifs s’entendent pour un dépôt par vous, sans frais d’envoi. Si vous êtes partants, il faut contacter le GONm, voir comment peut se faire le transport des atlas sans frais, vous les déposez au libraire avec une facture émise par le GONm et vous avez aidé l’association à diffuser l’atlas et à mieux faire connaître les oiseaux de Normandie.

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La troisième rencontre annuelle du réseau migration s’est très bien passée. Près de 60 personnes se sont rendues à Carolles, ce qui est satisfaisant, vu la période de l’année et l’endroit un peu excentré. De belles rencontres, aussi bien sur le plan ornithologique qu’humain. Un grand merci à Gérard Debout du GONm pour l’accueil de ces rencontres. Je tiens à remercier les intervenants pour les présentations variées et intéressantes. Après l’introduction sur la Mission Migration et le focus sur la protection des sites de migration active et la SCAP (Stratégie nationale de Création d’Aires Protégées terrestres métropolitaines), il y avait les présentations des sites terrestres et de guet à la mer. Le programme comportait aussi bien des présentations grand public (avec d’excellentes photos) que des présentations plus pointues (les résultats du post-doc MNHN / LPO Aquitaine sur les données de l’Observatoire régional de la Migration des Oiseaux en Aquitaine). Mikaël Jaffré (Université Lille 1) a présenté l’état des lieux des sites de migration et les résultats de la standardisation des archives des sites de migration active dans le cadre du PICRI (Partenariats Institutions Citoyens Région Île de France). Gaëtan Delaloye, l’informaticien de www.migraction.net, a fait la démonstration des dernières avancées techniques de la base de données en ligne. Ondine Filippi-Codaccioni (MNHN) a lancé le débat sur les protocoles d’observation d’un point

senti du « spotteur », les échanges entre amateurs et scientifiques étaient animés et constructifs.     Sur le plan international, le résultat de trois années de suivi de la migration des rapaces sur la côte Est de la mer Noire en ont fait rêver plus d’un. Le « Batumi Raptor Count » en Géorgie est exceptionnel, avec en moyenne 829 085 rapaces par an (2008-2009). En 2010, certaines routes migratoires des rapaces à travers le Moyen-Orient sont toujours mal connues, notamment les effectifs au Bab-El-Mandeb au sud de la péninsule arabique. La présentation sur les bernaches cravant à ventre sombre par Vincent Schricke (ONCFS) montrait de nombreux aspects : l’importance de la France comme aire d’hivernage, le faible taux de reproduction et diverses menaces : de la progression d’Elymus athericus, une poacée invasive en baie du Mont-Saint-Michel à la disparition des plantes aquatiques marines Zostera marina et Z. noltii dans le sudouest en passant par la concurrence avec la bernache nonnette sur les sites de halte migratoire. Merci aux nombreux participants pour l’ambiance conviviale et le partage de spécialités régionales, et avant tout à Sébastien Provost du GONm pour sa part dans la préparation, l’organisation réussie et l’accueil chaleureux dans un cadre superbe avec vue sur la mer !  Dimanche, dans la « plus belle baie du monde », les bruants lapons, bernaches cravant et nonnette, faucons émerillon et pèlerin étaient à l’appel. Sur les mares de prés-salés, plusieurs centaines d’anatidés et des pipits

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Troisième rencontre annuelle de vue scientifique. Si l’approche m de la mission migration : bilan statistique s’éloigne parfois du res-

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spioncelles sur le haut schorre. Pour celles et ceux qui ont raté cette édition ou comptent (re)venir l’année prochaine, la Mission Migration remet ça les 3 et 4 février 2012 à l’Aiguillon-sur-Mer en Vendée ! Nous

fêterons les 20 ans du camp de migration à la pointe de l’Aiguillon. Merci à tous,

Stage à la Grande Noé

réale...sous le regard d’une quinzaine d’oies cendrées ont fait le bonheur des participants. Sur les berges, un groupe d’une centaine de tarins accompagnés de linottes et chardonnerets animaient les aulnes. Un faucon pélerin a pris la pose pour les photographes, deux mésanges à longue queue nordiques se sont laissé observer, mais plus furtivement, ainsi que le butor étoilé. Enfin, deux mâles de cygne tuberculé ont fait le spectacle en se livrant à une prise de bec en règle pendant que la femelle prenait prudemment ses distances. Les parades des cormorans et des couples de garrots à œil d’or se faisaient plus courtoises.

Gunter De Smet, pour la Mission Migration

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La réserve de la Grande Noé, située à Poses, dans l’Eure, au confluent de la Seine et de l’Eure, a accueilli 25 stagiaires pour un week-end d’observations. Les oiseaux furent également nombreux au rendez-vous, comme d’habitude sur ce site d’hivernage et de halte migratoire.   Parmi la foule de fuligules frigorifiés, quelques harles piettes et bièvres, sarcelles d’hiver, canards pilets, siffleurs, colverts, souchets, nombreux chipeaux et garrots, un mâle de fuligule milouinan, et une harelde bo4

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Frédéric Branswyck

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d’une espèce si commune n’est m d’ailleurs pas sans intérêt (fiche à renvoyer au CHR). Les migrations sporadiques de ce taxon ont déjà été enregistrées, mais rarement si loin de leur aire d’origine. C’est également le genre de surprises qui peuvent se découvrir lors des enquêtes et parcours réguliers qu’effectuent les adhérents volontaires afin de cerner l’avifaune commune… GO

Un week-end fort convivial et bien rempli donc. Concernant la sous-espèce nordique de la mésange à longue queue, les observations se répandant en Normandie, il convient d’être particulièrement circonspect. S’agissant d’une sousespèce, des variations apparaissent régulièrement et l’observateur doit s’assurer que la tête est entièrement blanche, sans trace de sourcil. De plus la teinte des bordures des couvertures, du ventre et de la queue sont à noter. Détailler ainsi une sous-espèce

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Les oiseaux des habitats artificiels : 60 animations le 17 avril en Normandie Pour la neuvième année, le GONm va proposer au grand public une série de sorties un peu partout en Normandie le 17 avril prochain. Le thème de cette journée d’animations concertées au titre un peu provocateur permettra de rappeler que pratiquement tous les paysages qui nous entourent sont le résultat des activités humaines. Les oiseaux qui les habitent sont donc complètement liés à ces activités et la sortie sera l’occasion de montrer les rapports entre l’utilisation du site de la responsabilité de l’homme, et la vie des oiseaux. Le large éventail des milieux concernés par ces 60 sorties est là pour éviter de ramener la notion d’artificialisa-

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tion à des habitats bétonnés : la ferme est aussi artificielle que la carrière ou le terrain de golf… Les bénévoles encadrant ces sorties seront heureux de pouvoir rencontrer d’autres adhérents du GONm lors de ces visites. Votre présence sera aussi une façon de remercier ces collègues bénévoles. Chacun peut aussi les aider par exemple à travers les efforts à faire pour motiver la presse locale ! Comme chaque année, une plaquette gratuite sera distribuée aux participants. Elle a été éditée cette année grâce à la participation financière de trois entreprises du Sud-Manche adhérant au GONm à travers le réseau des refuges : Loisel LTP et LMC de Brécey, et SAS les Champs Jouault de Cuves. Nous remercions les responsables de ces entreprises pour l’aide qu’ils nous ont apportée. Jean Collette & François Lecannelié

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Dimanche 17 AVRIL 2011 :

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« Les oiseaux des habitats artificiels en Normandie»   n° commune

10h animateur

Rendez-vous

 

tél

1 SAINT-SEVER

place de la mairie

9h45  

Bruno CHEVALIER

02 33 50 01 93

2 DEAUVILLE

parking des lais de mer face rue Raspail

 

10h

Alexandrine DELASALLE

02 31 87 80 65

3 COURSEULLES

office de tourisme

 

10h Emmanuel CHABOT 06 75 78 17 39

parking de l’église (puis carrière)

 

10h Alain CHARTIER

02 31 92 53 85

jardin des plantes

 

10h Martial MULLER

02 31 51 00 08

 

10h Michel BOUVIER

02 31 30 09 44

 

10h Jean-Louis FAURE

02 31 86 43 37

10h

François LECANNELIE

02 31 52 20 92

9h

 

Anna & Charles WILKINS

02 33 67 24 96

Calvados

4

ESQUAY-SURSEULES

5 BAYEUX

6 MONDRAINVILLE bois Jean Bosco 7 CAEN

entrée colline aux oiseaux

8 CAEN

parking cours Koening de   la prairie côté mare

9

Ste FOY-demairie MONTGOMMERY

10 PONT-L’ÊVEQUE

place du marché

 

10h Charles LEGELEUX

02 31 65 14 67

11 VIRE

place du château

 

10h Philippe OLLIVIER

02 31 68 48 81

LE PLESSISGRIMOULT LE MESNIL13 DURAND

parking antenne du Mt Pinçon

 

10h Thierry LEFEVRE

02 31 25 06 50

ferme des Tuileries

 

10h Sophie AKERMANN

02 31 62 59 43

14 BLAY

parking église

 

10h Philippe DODIER

06 81 78 70 06

15 VASSY

place de la mairie

 

10h

16 BERNAY

entrée golf parking Vive le jardin

 

10h Xavier BARRAULT

02 32 45 82 02

17 BOUAFLES

carrière CEMEX

9h30

Guy & Xavier CORTEEL, Daniel BASLEY

02 32 51 66 35

18 POSES

passe à poisson

 

19 POSES

entrée base de loisir

14h

12

Brigitte MOTTIN & 02 33 64 13 68 Jocelyne CHAILLOU

Eure

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10h Jacques VASSAULT

06 33 16 31 81

Frédéric BIZON

02 32 50 32 54

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20 GAILLON

entrée golf

 

21 NONENCOURT

place Janvier

9h

devant la mairie

 

10h René DURIEZ

02 32 49 64 28

 

10h Aurélie LEMESLE

02 32 42 76 17

 

10h

22

PONT-SAINTPIERRE

23

SAINT-GEORGESplace de la mairie du-VIEVRE

24 PONT-AUDEMER

parking Décathlon

25 MARTOT

parking Hacienda près du barrage

10h Christian GERARD

02 32 35 48 86

Jean-Claude BERTRAND

02 32 58 30 06

François MARCHALOT Jean-Louis 10h MEISSONNIER

02 32 42 76 17 02 35 81 34 22

Manche 26 CARENTAN

devant la piscine

27 DUCEY

parking château (puis carrière Mangeas)

 

10h

28 SAINT-LÔ

ferme du bois Jugan musée

 

10h

29 AVRANCHES

entrée jardin des plantes  

10h

30 BEAUVOIR 31 GRANVILLE 32 CHERBOURG

 

parking des tricots St   James Boulevard VAUFLEURY parking bas ancienne   caserne parking du restaurant   universitaire

10h Benoît LECAPLAIN

10h 10h 10h

Thierry GRANDGUILLOT Claude LEBOUTEILLER & Philippe GACHET Luc LOISON Matthieu BEAUFILS, Paulo & Marie SANSON Jacques ALAMARGOT Gilles POIDEVIN & Daniel GIOT

02 14 15 60 00 02 33 68 39 16 02 33 57 32 48 02 33 58 11 78 02 33 60 17 11 02 33 69 40 98 02 33 93 72 32

33 BRICQUEBEC

parking CES

 

10h Denis LE MARECHAL 02 33 78 94 14

34 SIOUVILLE

mairie

 

10h Eric ROBBE

02 31 93 58 21

35 ISIGNY-LE-BUAT

ferme de la Huardière, le Buat

 

10h Jean COLLETTE

02 33 48 95 63

36 FRESVILLE

entrée carrière

 

10h Jocelyn DESMARES 02 33 21 06 95

37 LE MESNIL

place de l’église

 

10h Christian NOEL

02 33 04 70 92

38 LITHAIRE

parking plan d’eau Mont 9h Castre

Régis BRISSET

02 33 41 37 21

SAINT-VAAST-laHOUGUE

office de tourisme

 

10h Laurent LEGRAND

02 33 20 18 85

40 CAROLLES

parking plage

 

10h Michel COQUELIN

02 33 51 53 39

41 VALOGNES

entrée jardin public

 

10h Alain BARRIER

02 33 40 22 92

office de tourisme

 

10h Jacques RIVIERE

02 33 37 46 21

place Saint-Rémi

 

10h Evelyne RAMON

02 33 96 12 57

10h Etienne LAMBERT

02 33 64 17 07

39

Orne BAGNOLES de L’ORNE 43 TINCHEBRAY 42

44 FLERS

8

grille du parc du château  

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10h Jean-Pierre LOUVET 02 33 37 29m94

46 LARRE

place de la mairie

 

10h Jacques BELLANGER 02 33 26 54 50

47 MORTAGNE

place du tribunal

 

10h Alain LE MARQUER

48 CHAILLOUE

entrée carrière

 

10h Peter STALLEGGER 02 33 39 43 29

49 LE THEIL

place

 

10h Jean-Luc AUREAU

02 43 60 76 85

50 DOMFRONT

office du tourisme grille du château

 

10h Christophe GIRARD

06 30 38 02 22

51 BÊLLEME

devant la mairie (sur réservation)

 

10h

Jean-Pierre PAULY (PNR NM)

02 33 25 70 10

N

place de la mairie

02 33 25 04 10

Seine maritime 52

SAINT-ETIENNEdu-ROUVRAY

hippodrome des Bruy��res entrée sud

 

10h

Frédéric BRANSWYCK

06 85 85 03 87

53

SAINT-DENIS-leTHIBOUT

place de la mairie

 

10h

Anthony GOURVENNEC

02 35 23 69 18

54

SAINT-MARTIN-le- parking jardinerie le GAILLARD jardin des sources

 

10h

Dominique PREVEL & 02 35 84 42 27 Vincent POIRIER

55 CANY-BARVILLE

étang de Caniel parking   visiteurs

10h Eric WESSBERGE

02 35 97 34 91 02 35 90 40 49

56

FERRIERES-enBRAY

parking gare

 

10h

Jean-Claude DUBOSC

57

LES VENTES SAINT-REMY

le jardin du roi de Rome  

10h

Patrick FREBOURG & 02 35 94 38 54 Philippe HOUETTE

58 ETRETAT

mairie

10h

Cyriaque LETHUILLIER

59 LE HAVRE

parking arrêt de bus ligne   12 «parc de Rouelles»

10h Catherine FAUCHEUX 02 35 53 90 52

60 ETTALLEVILLE

parking salle des fêtes M.   Colley

10h

 

Marion POUSSIN & Vincent SIMONT

02 35 28 21 57

06 20 44 47 58

  CONTACTS : GONm : 02 31 43 52 56 (en semaine; 9h30 à 12h30) ou Jean COLLETTE : 02 33 48 95 63 François LECANNELIÉ: 02 31 52 20 92

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Atlas des oiseaux nicheurs : le point en Normandie

Atlas des oiseaux nicheurs : enquête semi-quantitative

Au moment où débute la troisième et avant-dernière année de prospection, ces quelques chiffres pour raviver l’intérêt des observateurs : Alain Chartier, responsable de la saisie des données pour le GONm avait rentré 13 459 données en 2009. En 2010, la base nationale pour notre région s’est enrichie de 10 931 données nouvelles. En Haute-Normandie, la comparaison inter-annuelle est délicate car la LPO HN a inclus ses données, dont l’essentiel date des années passées, pour partie antérieures au lancement de l’atlas. Pour information, les 4 472 données transmises par les adhérents du GONm. et saisies par Alain en 2010 sont presque toutes des améliorations. N’hésitez pas à consulter l’état d’avancement par carte et par espèce sur le site national à http://www.atlas-ornitho.fr/ Même si vous n’avez pas encore envoyé vos observations de l’année 2010, il est encore temps de le faire  (fichier adressé à  Alain Chartier <chartiera@wanadoo.fr>) Si vous souhaitez des informations sur cette enquête, (protocole, formulaires, couverture), un mail à jean.collette@ orange.fr ou téléphone 02 33 48 95 63. Alain Chartier & Jean Collette

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Ce protocole est une initiative du Groupe Ornithologique normand, validée par notre Conseil scientifique à l’automne 2009, après une mise en œuvre au printemps de la même année, suite à l’impossibilité dans laquelle nous étions de produire pour chaque carreau, une estimation même « grossière » du nombre de couples pour chacune des espèces communes nichant en Normandie. Le principe de cette enquête est le suivant : réaliser un certain nombre de parcours, avant et après le 10 mai, sur le ou les carreaux que vous prospectez, en recensant le nombre de contacts par espèces. Ce qui nous permet ensuite, de calculer une densité approchée par unité paysagère en fonction de la distance moyenne de détection propre à chaque espèce. Cette méthode a fait ses preuves lors de l’enquête « Atlas des oiseaux nicheurs de la Région Nord-Pas-de Calais » et constitue une approche «économique» des techniques utilisées par les anglo-saxons depuis plusieurs décennies. A l’heure actuelle, nous avons enregistré 22 participants. 18 carreaux ont été réalisés, produisant des résultats conformes à ce que nous savons. 32 autres « devraient » être parcourus au printemps 2011, selon les intentions recueillies. Cependant, ce nombre de carreaux ainsi prospectés est très insuffisant dans bien des Pays de Normandie. Ainsi, l’Est de L’Orne, l’Eure et plus encore la Seine-Maritime sont peu ou pas représentés !

Le Petit Cormoran n°184 - Mars-Avril 2011


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Bruno Chevalier

Remerciements : Je tiens à remercier, d’ores et déjà, ceux d’entre vous qui se sont proposés pour participer à cette enquête et plus particulièrement, S. Akermann, A. Barrier, M. Beaufils, J. Collette, S. Letessier, et R. Rundle qui ont déjà recensé une dizaine de carreaux selon ce protocole.

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rience se révèle très formatrice. m Les collègues qui ont déjà rendu leur copie ont désormais une vision beaucoup plus précise de leur environnement ornithologique et ont « choppé le virus ». Une seule adresse bruno-chevalier@ neuf.fr Je vous envoie le fichier de saisie, la méthode, et bien sûr, je m’engage à restituer les résultats de cette enquête dans les meilleurs délais.

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Vous êtes pourtant nombreux, capables d’identifier au chant les espèces communes de Normandie. Plusieurs d’entre vous participent aux enquêtes Tendances et STOC ; réalisent régulièrement des transects de même nature que ceux attendus dans cette enquête ; participent à l’initiative de Bruno Lang sur le recensement des communes orphelines ; ont produit des données lors de l’enquête des passereaux migrant à travers notre région, etc. C’est l’occasion de valoriser autrement vos sorties « ordinaires ». L’expé-

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Ornithologie : enquêtes & études

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Ornithologie : enquêtes & études

Suivi de la population de busards dans le PNR des marais du Cotentin et du Bessin : résultats 2010 Le suivi des busards est un des volets du programme de suivi des populations d’oiseaux nicheurs réalisé depuis 1991 par le GONm à la demande du PnrMCB et financé par la DREAL de Basse-Normandie et l’Agence de l’Eau Seine-Normandie. Les résultats du suivi sont complétés par ceux obtenus sur les réserves du GONm. Busard des roseaux Résultats globaux Après une année 2009 record avec 16 couples, on retrouve en 2010 un effectif plus classique, les cantonnements caractérisés concernant 13 couples. 2010 constitue une des plus mauvaises années en terme de production et la plus mauvaise en terme de productivité : 75 % des couples ont connu un échec, seuls 3 couples en succès donnent au moins 5 jeunes à l’envol, soit une productivité de 0,4 jeune par couple nicheur et 1,7 jeune par couple reproducteur. Déjà en 2008, la productivité était catastrophique avec 0,5 jeune par couple. Seuls deux autres couples nicheurs ont été recensés dans le département de la Manche, dont un sur la côte ouest du Cotentin, sur une commune du Parc (Chevalier comm. pers.), et un dans la Hague sur la Réserve Naturelle de la mare de Vauville (Démarest comm.pers.) : le territoire du PnrMCB abrite donc 14 des 15 couples recensés dans la Manche en 2010. Rap12

pelons que la population du PnrMCB constitue le bastion de l’espèce en Normandie. Importance des réserves dans la réussite des tentatives de nidification Les réserves du GONm ont une nouvelle fois démontré leur importance pour la fixation des couples de busard des roseaux en abritant, comme en 2009, 3 couples (soit 25 % de la population du PnrMCB). Mais, contrairement au schéma classique, où le taux de réussite est généralement plus fort sur ces espaces protégés, 2010 est comme 2009, une année à part, les couples ayant tous échoué. Si la présence de sangliers en début de saison peut en partie expliquer au moins un échec sur la réserve de Cap, l’échec à nouveau rencontré sur celle de Pénème reste énigmatique. L’échec est d’ailleurs général pour les autres couples de cette vallée. Les types de milieux utilisés Deux types de milieux privilégiés sont choisis par l’espèce pour la nidification  : la roselière et la prairie de fauche. En 2010, 6 couples étaient cantonnés dans les phragmitaies (3 dans des roselières ceinturant des gabions en activité ou abandonnés) et 7 en prairies de fauche (dont 43 % dans les réserves du GONm). Busard cendré Depuis 2007, la situation était critique pour l’espèce, puisqu’un seul couple nicheur certain était présent, cantonné sur les réserves du GONm. 2010 nous laisse des raisons d’espérer puisque deux couples ont niché sur la réserve GONm de Cap, avec un succès total, menant 7 jeunes à l’envol (3 et 4), maximum connu depuis 2006 Le Petit Cormoran n°184 - Mars-Avril 2011


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Dates estimées

1er œuf pondu

1er poussin éclos

envol

Site 1

13 mai

10 juin

12-15 juillet

Nombre de jeunes à l’envol 4

Site 2

26 mai

23 juin

23-25 juillet

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Réserve GONm de Cap/Site 1, jeunes busards cendrés âgés : • de 5 à 10 jours le 21 juin, • de 20 à 25 jours, le 5 juillet • de 28 à 32 jours, le 13 juillet (dont un volant) En termes de productivité, c’est tout simplement la meilleure année depuis le début du suivi en 1991, avec une moyenne de 3,5 jeunes par couple. Ceci est tout de même à relativiser, puisqu’on reste cependant très loin des 17 jeunes produits par 5 couples en 2003. Comme en 2009, il est possible qu’un couple ait tenté de nicher sur un ancien secteur de nidification, mais les observations ne permettent pas de le confirmer  : au mieux peut-on parler d’un effectif de 2-3 couples en 2010.

Si 2010 est donc une bonne année comparée aux trois années précédentes, le busard cendré reste un nicheur très rare sur le territoire du Parc. Les réserves du GONm montrent une nouvelle fois leur importance pour l’espèce, en fixant 100 % des couples depuis 2007  : 5 nidifications pour 11 jeunes à l’envol ces 4 dernières années. La Réserve GONm de Cap est d’ailleurs en 2010 le seul site connu dans le département de la Manche, le couple des landes la Hague ayant apparemment disparu. C’est aussi ac-

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définir la phénologie de la reproduction.

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sur le territoire du Parc. Comme tous les ans un suivi précis a permis de

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tuellement le seul site de reproduction connu en milieu naturel. L’intérêt patrimonial est ici considérable. Régis Purenne

NDLR  : notons que, grâce au GONm et uniquement grâce à lui, la France peut remplir ses engagements vis-à-vis de l’Union européenne. En effet, en désignant les marais de Carentan en ZPS, la France s’est engagée à les protéger et à agir pour maintenir les espèces patrimoniales, en particulier celles comme les bussards inscrites à l’annexe 1 de la directive européenne 79.409. Il est quand même assez étonnant que l’Etat se repose sur nous, pauvres ornithologues, pour remplir ses engagements. Il est piquant de constater que le Conseil régional n’ait toujours pas décidé de classer ces réserves en Réserve naturelle régionale et semble se satisfaire de cette situation : nous vous reparlerons dans le prochain PC.

mais il faut aussi prospecter de nouveaux tronçons, l’idéal étant d’arriver à un millier de km parcourus aussi bien sur le cours principal des rivières, que sur les cours secondaires. Les tronçons des cours d’eau dont les résultats me sont parvenus sont les suivants (en italique les portions de rivière qui incluent des tronçons effectués en 1983/1984 et en 2010) :

----------------------------Enquête Rivières 2011 La première année d’enquête rivières est une belle réussite avec 512 km parcourus sur 659 km que les observateurs s’étaient engagés à prospecter. La répartition départementale est la suivante : • 14 : 225 km • 27 : 26 km • 50 : 201 km • 61 : 35 km • 76 : 25 km. En 2011, les recherches doivent en priorité être effectuées sur les tronçon prévus et non faits en 2010 (les observateurs concernés se reconnaitront), 14

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Canal de Caen à la mer L’Allière et le Maine L’Aure L’Odon L’Orne La Dives La Drome La Druance La Seulles La Souleuvre La Touques La Vie La Vire Le Calichon Le Roucamps L’Andelle L’Eure L’Iton La Calonne La Risle Le Rouloir L’Olonde La Diélette La Dure La Grise La Lerre La Sée La Sienne La Soulles La Vire Le Couesnon Le Grand Douet Le Lude Le Petit Douet nord Le Petit Douet sud Le Thar Ruisseau du Moulin du Bois La Sonce La Rouvre La Varenne L’Yères La Fontaine Le Robec

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Km parcourus 9,5 3,7 25,8 7,9 5,5 30,3 17,2 4,1 69,4 6,0 19,7 5,9 7,7 6,9 6,0 4,2 4,5 4,0 2,3 6,1 4,5 4,6 6,3 3,6 6,3 3,2 18,0 90,3 26,0 7,4 7,4 4,7 1,2 2,7 5,8 9,1 4,5 9,3 7,9 17,8 11,4 5,1 8,7

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département Cours d’eau

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Sur les autres cours d’eau prospectés en 2010, il reste bien des tronçons, mais contactez-moi avant de vous engager. En 1983/1984, 473 km avaient été parcourus. Dores et déjà des tronçons ont été prospectés à cette époque et Dpt 14 14 14

Rivière Aure Aure et biefs Canal de Caen à la mer

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Drôme

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Laize

14 14 14 14 14 14 14 14 14 27 27 27 27 27 27 27 27 27 50

Laizon Odon Odon Orne Orne Orne Orne Rubec Seulles Andelle Avre Eure Eure Eure Eure et affluent Iton Iton (bras forcé) Rouloir Airon et Sélune

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Beuvron

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Bosq Cahot Cance Claire Douve Couesnon Diélette Divette Douve Fil de Gorges Gerfleur Grand Douet Gris Guintre et affluents

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en 2010. Pour permettre des comparaisons, il serait utile que d’autres tronçons communs soient parcourus en 2011. Pour cela, nous reproduisons ci-dessous le tableau des tronçons effectués en 1983/1984. Communes début -fin Km Ecrammeville – La Cambe 7,0 Juaye-Mondaye – Vaux-sur-Aure 26,5 Blainville-sur-Orne - Bénouville 5,0 St Ouen-des-Besaces - St Jean-des4,6 Essartiers Ondefontaine –Danvou 6,0 St Germain-le-Vasson – Bray-en-Cin7,5 glais Urville – St Germain-le-Vasson 3,5 Jurques - St Georges-d’Aunay 6,1 Baron/ Odon – Gavrus 6,5 Pont-d’Ouilly – St Rémy 17,0 Maltot – St André-de-l’Orne 6,5 Amayé-sur-Orne – Goupillères 8,4 Louvigny - Fleury-sur-Orne 4,4 Montchauvet 3,2 Tierceville - Graye-sur-Mer 17,5 Acquigny 5,0 St Victor-sur-Avre 2,5 Fleury-sur-Andelle - Charleval 5,0 Léry – Les Damps 5,5 Ezy-sur-Eure – Croth 5,0 St Vigor – Fontaine-sous-Jouy 5,0 Asnières-sur-Iton – Aulnay-sur-Iton 8,0 Verneuil-sur-Avre 2,5 Conches – La Croisille 4,5 Saint-Hilaire-du-Harcouet – Virey 6,6 Saint-Senier – Saint-Aubin-de-Terre5,0 gatte Hudimesnil –Yquelon 3,5 Bois-Roger - Gratot 5,0 Saint-Clément-Rancoudray 9,0 Saint-Jean-le-Thomas- Genêts 5,0 Pontorson – Beauvoir 7,5 Tréauville 5,0 Theurteville-Hague - Sideville 6,5 Pont-l’Abbé – Beuzeville-la-Bastille 4,0 Doville 3,5 Gerfleur – Barneville-Carteret 5,5 Vasteville – Héauville 6,0 Saint-Lô-d’Ourville - Portbail 6,0 Courtils - Servon 9,3 Le Petit Cormoran n°184 - Mars-Avril 2011


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Si vous désirez y participer, contactez : Alain Chartier chartiera@wanadoo.fr téléphone : 02 31 92 53 85 adresse : 14, chemin de la France 14400 Esquay-sur-Seulles en lui signalant quel tronçon de fleuve, rivière ou ruisseau vous désirez recenser (bien définir les limites - par exemple, la Drôme de Balleroy RD13 à la Bazoque RD 209). En mars, chaque participant recevra une copie au 1/25000 du secteur, ainsi que des fiches réponse papier.

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21,0 16,8 5,5 7,5 4,0 5,2 7,0 10,0 5,0 9,0 5,0 5,0 5,0 5,5 6,5 4 7 4 4,7

Dans tous les cas, à la fin du recensement, un croquis sur fond de plan IGN au 1/25000 ou sur photo Google Earth sera annoté des résultats obtenus pour les trois espèces principales et d’autres espèces nicheuses contactées et dépendantes de la rivière (cincle plongeur, grèbe castagneux, foulque macroule, canard colvert, …). Les espèces de passage pourront être signalées sur une liste annexe.

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Alain Chartier, responsable de l’enquête

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Km m 10,1 3,5 10,2 5,5 9,6 4,5 5,5 5,5 4,0 1,0 3,5

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Communes début -fin Boucey - Sacey Tirepied Reffuveille- la Mancellière Acqueville – Theurteville-Hague Granville- Saint-Aubin-des-Préaux Canville-la-Roque – Saint-Lô d’Ourville Siouville – Héauville Beaumont-Hague – Eculleville Notre-Dame-de Livoye Avranches Tirepied Notre-Dame-de-Livoye – Ponts-sousSée Avr. Sée, bras et ruisseaux Mesnil-Toves – les Cresnays Sienne Hyenville – Montchaton Sigy et Loteraie Reffuveille – les Cresnays Soulles Saint-Pierre-de-Coutances – Orval Cerisy-la-Salle – Notre-Dame-de-CeSoulles nilly Toitre Tinchebray Durance et Montbroyer Tinchebray Noireau et affluents Tinchebray - Mesnil-Ciboult Durance et Bois-Roger Tinchebray Longny-au-Perche – Monceau-auJambée Perche Sarthe Le Mesle-sur-Sarthe - Buré Rançon et affluent Saint-Wandrille-Rançon Ambion et Sainte-Gertrude Caudebec-en-Caux Epte Dampierre – Cuy-Saint-Fiacre Andelle Rouvray-Catillon Roncherolle-en-Bray – La Ferté-StAndelle et affluents Samson Eaulne Vatierville – Clais Béthune Osmoy-Saint-Valéry – Brures-en-Bray

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Rivière Loison et Couesnon Moulin du Bois Moulinet, Oin et la Roche Néretz Oiselière, Corbin et Saigu Olonde Petit Douet Sabine Saint-Georges Saint-Sénier Saubesnon

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Dpt 50 50 50 50 50 50 50 50 50 50 50

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Réseau Grand Corbeau : bilan de la saison de reproduction 2010 en Normandie 2010 a été une très bonne année pour notre petite population de grand corbeau (corvus corax)  : elle est même historique avec un nouveau record du nombre de jeunes à l’envol. Bilan général : Au total, 11 à 13 couples cantonnés (moyenne de 10,5 pour la période 2005-2010 et 11,75 pour 2007-2010), pour 9 couples nicheurs identifiés (moyenne de 8 pour 2005-2010 et 9,25 pour 2007-2010), dont 7

connaissent un succès (moyenne de 5,7 pour 2005-2010, 6,75 pour 2007-2010) et donnent 29 jeunes à l’envol (moyenne de 17,5 pour 20052010, 21,5 pour 2007-2010), avec la répartition suivante : 3 nids à 5 jeunes, 3 nids à 4 jeunes et 1 nid à 2 jeunes (un 3ème jeune perdu avant le stade de l’envol). Les résultats acquis depuis le début de l’enquête en 2005 montrent deux étapes : population réduite à environ 8 couples en 2005 et 2006 ; nette augmentation en 2007, liée pour partie à une meilleure prospection, puis paramètres globalement stables ensuite.

Evolution de la population entre 2005 et 2010 15 autres couples cantonnés

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autres couples nicheurs

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couples en succès

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Le nombre de jeunes produits n’a eu de cesse de progresser depuis 2005. 35 30 Jeunes à l'envol

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Linéaire (Jeunes à l'envol)

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Alors qu’une nouvelle saison de nidification a débuté, il n’est pas trop tard pour me faire parvenir les données de 2010 restées dans les carnets. Par ailleurs je centralise désormais les données de nidification du faucon pèlerin pour le département de la Manche, cette espèce fréquentant les mêmes sites et secteurs que le grand corbeau. N’hésitez pas à me tenir au courant de vos observations en cours de saison. Un grand merci aux observateurs du réseau sans qui les résultats de cette enquête au long cours ne pourraient être aussi précis. Régis Purenne regis.purenne@wanadoo.fr 02-33-02-03-34

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Les oiseaux rares en Normandie. Rapport du Comité d’Homologation Régional (année 2010) Infos, travaux et décisions du CHR Réuni le 23 octobre 2010 à Carolles, le CHR a terminé l’examen de la seizième circulaire. Couvrant pour l’essentiel l’année 2010, le nombre de fiches est de 45, soit une baisse sensible par rapport à l’an dernier. Vous trouverez les résultats ci-après. Le taux d’acceptation (94%) est conforme aux années précédentes. Aucune modification n’a été apportée à la liste des espèces soumises à homologation. Néanmoins, pour le bruant ortolan, il a été décidé d’accepter les compilations de données pour le Cap de la Hève (Seine-Maritime) au même titre qu’elles sont acceptées à Carolles, deux sites de migration où l’espèce est régulièrement détectée en Normandie. La réunion du 23 a aussi vu quelques changements s’opérer dans la composition du CHR. Benoit Lecaplain fait 19

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Au niveau de la répartition géogra- jourd’hui la population approche m phique des couples, en 2010 les ou dépasse les 15 couples. données proviennent toutes de la presqu’île du Cotentin (département La répartition des couples nicheurs de la Manche). Aucune n’information par type de site est classique avec 2/3 n’est parvenue du littoral de la Seine- des couples en falaise littorale et 1/3 Maritime et notamment du dernier site en carrière. Les autres sites n’ont pas connu, ni du site intérieur du Calvados. apporté d’indice de nidification certain, Si on ajoute à ces manques les autres ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas eu zones favorables du Cotentin non nidification, loin s’en faut. prospectées, on peut estimer qu’auBilan de l’enquête Nombre de Nombre de Nombre de Nombre de Grand Corbeau couples couples couples jeunes 2010 cantonnés nicheurs en succès à l’envol Falaises littorales 7à8 6 5 22 Carrières 3 3 2 7 Autres sites 1à2 ? Total 11 à 13 9 7 29

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son entrée au sein du comité à ma place et rejoint donc Jocelyn Desmares, Gunter De Smet, JeanPierre Marie, Pascal Provost de même que Sébastien Provost et Bruno Chevalier qui assureront tous deux le secrétariat. Données homologuées Signification du code précédent chaque fiche : 07-08 : semestre. (10) : numéro de la fiche Les espèces suivies d’un astérisque sont soumises à une homologation nationale (CHN) et c’est cet avis qui est retenu. Entre parenthèses, le premier nom est celui du découvreur et/ou rédacteur de la fiche Océanite culblanc Oceanodroma leucorhoa 09/10 (3) : 1 le 1er octobre 2009 à Ouistreham/14 (JP. Marie). 09-10 (13) : 1 le 29 novembre 2009 à CollevilleMongomery/14 (JP. Marie, J. Girard). 09-10 (14) : 2 le 30 novembre 2009 à Vierville sur Mer/14 (G. Vimard). Cygne chanteur Cygnus cygnus 09-10 (10) : 4 dont 3 adultes (photos) le 11 novembre 2009 à AumevilleLestre/50 (A. Barrier). Oie naine* Anser erythropus 08-09 (34) : 1 du 4 au 17 janvier 2009 (photo) à Poses/27 (C. Gérard, C. Goujon, M. Lorthiois). Bernache cravant du pacifique Branta bernicla nigricans 08-09 (37) : 1 adulte le 17 janvier 2009 (photos) à Portbail/50 (B. Lecaplain). Erismature rousse Oxyura jamaicensis 08-09 (30) : 1 mâle adulte le 3 janvier 2009 à Gorges/50 (B. Chevalier). 0820

09 (41) : 1 mâle adulte le 27 janvier et 19 février 2009 (photo) à Poses/27 (D. Basley). Macreuse à bec jaune Melanitta americana 08-09 (36) : 1 mâle le 17 janvier 2009 (photos) à Saint-Jean-le-Thomas/50 (S. Provost). 09-10 (15) : 1 mâle adulte (photos) du 23 au 26 décembre 2009 à Saint-Jean-le-Thomas/50 (S. Provost, M. Beaufils, A. Chapdeleine, J. Fournier, JP et S. Siblet, A. Rougeron, J. Vèque). Marouette de Baillon* Porzana pusilla 09-09 (12) : 1 capturée et baguée (photos) le 12 août et revue le 27 août 2009 à Saint-Vigor-d’Ymonville/76 (P. Provost et 10 personnes présentes au camp de baguage). Pluvier guignard Charadrius morinellus 09-09 (16) : 1 adulte du 31 août au 4 septembre 2009 à Bricqueville-surMer/50 (B. Chevalier, P. Legay). Bécasseau de Temminck Calidris temminckii 09-09 (6) : 1 adulte le 15 juillet 2009 à Graye-sur-Mer/14 (E. Chabot) Phalarope à bec large Phalaropus fulicarius 08-09 (38), 08-09 (39), 08-09 (40) : 1 le 21, 22 et 24 janvier 2009 (photos) à Bréhal/50 (S. Provost, B. Chevalier, B. Lecaplain, A. Hérouard). 09-10 (1) : 2 le 4 septembre 2009 et 3 dont 2 adultes le 5 septembre 2009 à Bréhal/50 (B. Chevalier, S. Provost, P. Legay, S. Letessier, B. Lecaplain). Goéland bourgmestre Larus hyperboreus 08-09 (42) : 1 (1er hiver) le 1er février 2009 (photos) à Veules-les-Roses/76 (B. Fontaine). 08-09 (44) : 1 (1er hiver) du 15 au 23 janvier 2009 (photo) à Ge-

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Espèces dont l’origine sauvage n’est pas établie Pélican blanc Pelecanus onocrotalus 09-09 : (5) : 1 adulte (photos) le 1er juillet 2009 au Havre/76 (D. Hemery). 09-09 (13) : 1 adulte (photo) le 14 août 2009 à Genêts/50 (S. Provost).

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: 1 femelle le 23 et 28 juillet 2008 m à Varaville/14 (J-P Marie). Phragmite aquatique Acrocephalus paludicola 09-09 (7) : 108 capturés du 3 au 30 août 2009 à Saint-Vigor-d’Ymonville/76 (P. Provost, D. Hemery, G. Le Guillou, M. Lorthiois, R. Kmock, L. Nash, P. Kennerley). 09-09 (10) : 21 capturés (photos) du 8 au 15 août 2009 à Genêts/50 (S. Provost, J. Fournier). 09-09 (14) : 4 juvéniles capturés du 16 au 19 août 2009 à Pirou/50 (B. Chevalier, J. Pigeon). Rousserolle turdoïde Acrocephalus arundinaceus 09-09 (8) : 1 juvénile capturée (photos) le 4 août 2009 à Saint-Vigor-d’Hymonville/76 (P. Provost, G. Le Guillou, L. Nash). 09-09 (11) : 1 juvénile capturée (photos) le 9 août 2009 à Genêts/50 (S. Provost, J. Fournier, C. Gloria, JM. Palerm, F. Jeanne, V. Tep). Pouillot à grands sourcils Phylloscopus inornatus 09/10 (5) : 1 le 10 octobre 2009 à Oudalle/76 (P. Provost, S. Coullard). Roselin cramoisi Carpodacus erythrinus 09/10 (8) : 1 juvénile le 20 octobre 2009 à Carolles/50 (S. Provost & al). Bruant ortolan Emberiza hortulana 09-09 (1) : 1 le 7 avril 2009 à Carolles/50 (S. Provost). 09-09 (15) : 25 en migration entre le 30 août et le 25 septembre 2009 (S. Provost). N

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nêts/50 (T. Darmuzey, S. Provost, D. Lavadoux, R. Pilon, C. Gloria). Goéland à bec cerclé Larus delawarensis 09/10 (7) : 1 adulte (photo) du 18 au 30 octobre 2009 à Villers-sur-Mer/14 (J. Gouëllo, A. Carpentier). Goéland pontique Larus cachinnans 09-10 (16) : 1 adulte le 31 décembre 2009 à Merville-Franceville-Plage/14 (JP. Marie). Guifette leucoptère Childonias leucopterus 09-10 (11) : 1 le 16 novembre 2009 à Vains/50 (S. Provost). Martinet pâle Apus pallidus 07-07 (25 bis) : 1 le 23 août 2007 à Vains/50 (F. Noël). Guêpier d’Europe Merops apiaster 09-09 (4) : 1 le 18 juin 2009 à Carolles/50 (S. Provost). Alouette haussecol Eremophila alpestris 08-09 (43) : 1 le 14 février 2009 (photo) à Courtils/50 (P. Petit). 09-10 (12) : 1 le 20 novembre 2009 à Lestre/50 (A. Barrier). Pipit de Richard Anthus richardi 09/10 (2) : 19 notés posés ou en migration active entre le 12 septembre et le 30 octobre à Carolles/50 (S. Provost, M. Beaufils, D. Guillon). Pipit à gorge rousse Anthus cervinus 09/10 (4) : 1 le 9 octobre 2009 à Carolles/50 (S. Provost). Pipit à dos olive* Anthus hodgsoni 09/10 (6) : 1 (photos) le 15 octobre 2009 à Carolles/50 (S. Provost). Première mention pour la Normandie. Pie grièche à tête rousse Lanius senator 08-09 (3) : 1 le 9 mai 2009 à Saint-Martin-de-Boscherville/76 (F. Branswyck, E. Pesquet, A. et J.Y. Moal). 09-09 (6b)

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Fuligule nyroca Aythya nyroca 08-09 (35) : 1 mâle du 14 janvier au 26 janvier 2009 et 2 mâles le 9 février 2009 (photos) à Acquigny/27 (D. Basley). Données non homologuées Goéland pontique Larus cachinnans 08-09 (32) : 1 adulte le 3 janvier 2009 à Portbail/50. Description légère. Peu d’éléments signalés pour conclure. Mouette ivoire * Pagophila eburnea 09-09 (9) : 1 le 5 août 2009 à SaintVaast-la-Hougue/50. Quelques éléments ne collent pas notamment le bec de même que la description des rémiges. Traquet pâtre sibérien* Saxicola torquata maurus 08-09 (33) : 1 (1er hiver) le 4 janvier 2009 à Saint-Jean-de-la-Rivière/50. Description incomplète ne permettant pas de certifier cette identification. Remerciements : le CHR remercie chaleureusement tous ceux qui au cours de l’année 2010 ont contribué à son bon fonctionnement et notamment les ornithologues qui nous ont transmis leurs fiches ou photographies. Stéphane Lecocq

PS : Les membres du CHR remercient chaleureusement Stéphane à l’occasion de son départ. Un « oiseau rare », lui aussi ! qui aura contribué pendant 15 années au fonctionnement de cette instance dont les 5 dernières en tant que secrétaire.

Jusqu’où va l’emprise de la chasse sur la protection de la nature ? Le conseil d’administration du GONm a décidé de publier dans le Petit Cormoran la lettre ouverte ci-jointe, qu’il estime utile à l’information des adhérents du GONm. La vague de froid de décembre a montré, par ailleurs, que le GONm souffrait de l’absence d’adhérents voulant s’investir dans le domaine de la chasse. Un appel lancé sur Cormoclic est resté sans réponse. Nous espérons qu’un adhérent acceptera de passer du temps pour suivre les dossiers chasse. Ceci consiste à s’occuper de l’évolution de la législation et de la réglementation, des relations avec les administrations avec participation éventuelle aux commissions administratives des cinq départements normands, de l’animation d’un réseau d’observateurs réactifs pouvant fournir des données en cas de vague de froid, des rédactions des dossiers sous-tendant nos demandes, etc …. Pour réagir, discuter, obtenir des précisions, vous pouvez vous rendre sur le fil de discussion dédié du forum du GONm → http://forum.gonm.org/viewtopic. php?f=12&t=516

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Le récent numéro de la revue Ornithos (2010, 17-5) publié par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) est consacré aux oiseaux d’eau. Il est le fruit d’une collaboration étroite entre d’une part, des ONG de la protection de la nature en général, et des oiseaux en particulier, et d’autre part les services officiels de la chasse (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, ONCFS). Il illustre une situation nouvelle qui mérite que l’on s’y attarde quelque peu. Le contenu de ce numéro On a plaisir à mesurer l’importance des travaux scientifiques réalisés sur les oiseaux d’eau dans différentes régions de France et sur des problématiques assez variées. Notons en particulier de vraies découvertes telles que • une évaluation nouvelle de la survie des jeunes Sarcelles d’hiver en automne, grâce à des mesures indirectes liées à des analyses d’ailes, • la stratégie alimentaire de ces sarcelles au cours de leur migration de printemps, avec des hypothèses nouvelles sur les rôles respectifs des quartiers d’hiver et des étapes migratoires dans la préparation physiologique des oiseaux à la reproduction, • les questionnements récents sur les virus transportés par les canards. On ne peut que se réjouir de voir se poursuivre de telles activités de recherche. Mais dans le même temps,

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la lecture de ce numéro donne un m vrai sentiment de malaise. La Préface donne la couleur : il y est dit qu’il faut attendre les 15 dernières années pour que, grâce à une collaboration établie entre chasseurs et non chasseurs, et grâce à l’implication de laboratoires de renom, on observe un net regain d’intérêt pour les oiseaux d’eau et une floraison de résultats scientifiques. C’est quelque peu condescendant. Les auteurs voudraient-ils faire table rase du passé en jouant les pionniers ? Par ailleurs, un certain nombre de points semblent presque relever de l’imposture. Par exemple : Comment faire croire que les résultats acquis depuis seulement 5 ans par le réseau ONCFS et Fédérations des Chasseurs peuvent aider à comprendre ou définir les tendances démographiques des populations d’oiseaux ? La fidélité des sarcelles à un site donné pendant le même hiver, présentée ici comme une découverte, avait déjà été formellement démontrée en 1981. L’idée de fusionner les deux populations de sarcelles d’hiver (atlantique et méditerranéenne) au prétexte que les échanges entre elles portent sur 20 % des effectifs de la population méditerranéenne, relève d’une conception surprenante des notions d’isolement de population. En revanche elle permet, sous couvert d’hypothèse peu scientifique, de noyer dans la masse les excès de prélèvements cynégétiques méditerranéens… Oser écrire que la survie des sarcelles d’hiver n’est que légèrement plus faible en Camargue (48.5 %) qu’en Amérique du Nord (54.5 %) a dû faire bondir plus d’un lecteur un peu concerné N

Jusqu’où va l’emprise de la chasse sur la protection de la nature ?

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par ces questions ! Certes, l’écart arithmétique est faible, mais biologiquement, il signifie que dans le premier cas, les populations ne peuvent probablement pas se renouveler, alors qu’elles le peuvent dans le second. Là encore, l’interprétation simpliste des données permet de minimiser l’effet des prélèvements cynégétiques. La différence est de taille. On fait semblant de découvrir que les colverts lâchés pour les besoins de la chasse ont de très faibles survies ou des déplacements très réduits, alors que tout cela a déjà été démontré dans les mêmes termes au Danemark il y a presque 50 ans …! L’étude de l’effet des facteurs de dérangement qui contrôlent les stationnements d’oiseaux porte sur des espaces dits de quiétude qui sont pour la plupart non chassés, et les auteurs concluent que la chasse a un effet minime ! On aurait préféré une simple étude comparative des effectifs entre les sites chassés et les sites non chassés, qui aurait eu un réel intérêt et apporté des résultats sans doute assez différents. L’évaluation des populations nicheuses de Nettes rousses, basée sur des modèles mathématiques ou sur des relevés de terrain discutables, aurait mérité des validations sur le terrain. Elle débouche sur des conclusions époustouflantes de simplicité  : la production potentielle ainsi calculée étant deux fois supérieure aux estimations précédentes,  le mauvais état de conservation relatif à l’espèce n’a plus lieu d’exister. C’est oublier que le souci de protection de la Nette rousse est avant tout lié à la très petite taille de sa population, sujet qui n’est même 24

Études & Protection pas discuté ici. Comment cela est-il possible ? Rappel déontologique. Les chemins qui conduisent vers la «  vérité  », qu’elle soit scientifique ou pas, sont par essence des chemins de liberté, et l’on ne fait jamais que l’apprentissage de cette liberté. Mais en toute circonstance, ces chemins de liberté impliquent la non dépendance par rapport aux pressions et aux groupes de pression qui nous environnent. La démarche scientifique ne saurait se départir de ces impératifs. Il y a conflit d’intérêt dès lors que celui qui analyse une situation dépend, de près ou de loin, financièrement ou pas, de celui qui tire profit de cette situation. On ne peut pas être juge et partie. Les fabricants d’amiante interrogés sur la nocivité de l’amiante pour la santé humaine ont répondu pendant des décennies qu’il n’y avait aucun risque. Ils ont même financé des études dites scientifiques pour asseoir leurs mensonges. De même avec les affaires du sang contaminé, de la vache folle, des OGM et de Monsanto, aujourd’hui avec le médicament Mediator … Ici, tous les articles (hormis celui de M. Gauthier-Clerc sur les virus) ont été signés, en tout ou en partie, par du personnel ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) et tous ont bénéficié d’un financement chasse. Rappelons pour mémoire que l’ONCFS est un organisme public qui dépend du Ministère de l’Environnement, mais il est financé pour l’essentiel par les cotisations cynégétiques, son Président est statutairement un représentant élu des chasseurs et les chasseurs sont majoritaires au Conseil d’Administration. Nous sommes claiLe Petit Cormoran n°184 - Mars-Avril 2011


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et il s’est déjà traduit par une acm tion politique majeure : la mise à l’écart, par le Ministère de l’Environnement sous la pression des chasseurs, du Rapport Lefeuvre (1999) réalisé à la demande du Premier Ministre. Ce rapport scientifique devait permettre au gouvernement français d’adapter la réglementation de la chasse aux Directives Européennes. Bien que rédigé par une collaboration entre des scientifiques de l’Université, du Museum, du CNRS et de l’ONCFS, il a été refusé par le monde cynégétique (ONCFS en premier) parce qu’il préconisait, notamment, une période de chasse contenue entre le 1 octobre et la fin janvier. Il n’a jamais été pris en considération, et pire, il ne devait même plus être mentionné dans le monde cynégétique sous peine de réprimande. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que les travaux à venir sur ces espèces soient particulièrement critiques. On est raisonnablement en droit de craindre que le manque de rigueur scientifique qui a présidé à la rédaction de la grande partie des articles visés ici ne se perpétue à cause de cette notion de non indépendance des auteurs. On peut craindre une tendance à l’omission systématique des travaux contradictoires, à la simplification des raisonnements, à une orientation des résultats au profit des tenants des financements (= de la chasse), comme c’est déjà le cas. On peut aussi penser que les thèmes susceptibles de mettre en questionnement la chasse dans son principe ou dans ses applications ne seront pas plus abordés qu’ils ne l’ont été jusqu’ici. Par exemple l’analyse éthique du droit de non-chasse ou l’étude sérieuse des tableaux de GO

rement dans une situation de conflit d’intérêt. Ceci explique cela. Il est hors de question d’en déduire que les personnels concernés sont de mauvais scientifiques. Ce serait faux pour beaucoup d’entre eux. Mais ces personnels ne peuvent pas travailler dans des conditions favorables à l’émergence de résultats contradictoires aux intérêts des chasseurs. Et l’on rappellera avec intérêt la remarque de Bardery dans son rapport d’audit sur l’Office National de la Chasse en 1991 : l’ONC ne pourra avoir de crédibilité scientifique aussi longtemps qu’il dépendra financièrement des chasseurs. La remarque est toujours d’actualité. On observe un écart constant entre les publications du monde cynégétique qui sont particulièrement neutres dès lors que la chasse pourrait être concernée, et celles de la communauté scientifique internationale où les effets négatifs de la chasse sur les populations sont fréquemment mis en évidence. Avenir des recherches sur les oiseaux d’eau en France Aujourd’hui, la quasi-totalité des recherches réalisées sur les oiseaux d’eau en France sont financées, en tout ou en partie, par les chasseurs (ONCFS ou Fédérations). Et plus aucun universitaire n’a de vraies possibilités de passer outre s’il veut s’engager durablement et intensément dans cette voie. La recherche sur les oiseaux d’eau, et plus largement sur l’ensemble de la faune sauvage, est aujourd’hui captive du monde de la chasse. Cet état de fait n’est pas totalement nouveau, il s’est progressivement mis en place depuis une quinzaine d’années,

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chasse, alors que des échantillonnages nationaux sont réalisés par l’ONCFS depuis 35 ans. En revanche, on peut s’attendre à des conclusions évasives incitant à de nouvelles recherches pour savoir comment garantir le bon fonctionnement des populations… Ce qui permettra, en attendant, de ne toucher à rien. Ainsi un pan entier de la recherche scientifique sur la faune est désormais tombé. Et le lien avec la LPO  ? Comment une telle publication a-telle pu avoir lieu dans une revue de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) ? Comme il est dit dans la Préface de cette publication, les associations de protection de la nature et les chasseurs ont entretenu des relations assez houleuses pendant longtemps. Depuis une dizaine d’années, la situation a changé assez radicalement. Pour des raisons à la fois stratégiques et financières, la LPO, FNE et le ROC, mais aussi des institutions privées comme la Tour du Valat, probablement lassés de l’énergie dépensée dans les conflits avec les chasseurs et du peu de résultats acquis en contre partie, ont adopté une politique de la main tendue vers le monde de la chasse, avec l’espoir de résultats meilleurs. Cette politique avait déjà été tentée par d’autres auparavant et n’avait pas été couronnée de succès, bien au contraire. Refaire cette tentative était un pari qui pouvait se justifier. Avec le recul des 10 dernières années, force est de constater que le bilan bénéfices/ coûts pose question. Pour les bénéfices, ces organisations ont gagné notamment en crédibilité politique et en recevabilité par les Pou26

voirs Publics avec tous les avantages liés à cette proximité, et elles bénéficient d’un meilleur accès aux media. Quelques avancées laborieuses et fragiles ont également été obtenues, mais toujours par des contentieux, comme la réduction (insuffisante) des périodes de chasse aux oiseaux migrateurs, et toujours contre l’avis des chasseurs. Pour les coûts (quand bien même ils sont indirects), il faut hélas reconnaître un recul général assez dramatique : allongement des périodes de chasse pour les espèces terrestres, légalisation de la chasse de nuit et doublement du nombre de départements où elle est pratiquée, chasse sur les réserves (celles du Platier d’Oye, d’Arès-Lège ou pire encore de la Baie de Seine en sont les exemples caricaturaux), chasse sur les espaces acquis (avec des fonds publics) par le  Conservatoire du Littoral, impossibilité de modifier le statut des espèces protégées, recul sur les nuisibles, progression de l’archaïque vénerie sous terre, montée en puissance de la notion trompeuse de chasse durable, non respect de la protection du loup et de l’ours, refus des journées sans chasse  ... Aujourd’hui, la chasse est devenue parfaitement banalisée, présentée comme un outil de protection de la nature, « naturellement » intégrée dans tous les schémas d’aménagement. Elle est présentée comme faisant partie intégrante de la nature. Les chasseurs viennent l’enseigner dans les écoles publiques, à l’appui d’une convention récemment signée entre le Ministre de l’Ecologie et celui de l’Education Nationale ! C’est dans le cadre de ces relations privilégiées avec le monde de la chasse,

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quement ignorées de la majorité m des français. Il y a donc un premier besoin d’information auprès du public, en commençant par tous les amateurs de nature, notamment les ornithologues qui pourraient se sentir rassurés par quelques actions très médiatiques (p.ex. la LPO contre certaines pratiques cynégétiques). L’information à diffuser concerne l’emprise croissante de la chasse sur tous les processus de décision en matière de protection de la nature en France, emprise qui tend à s’exercer désormais via des organismes originellement dévolus à la nature. Dans cette perspective, outre la libre diffusion de ce message au plus grand nombre et par tous les moyens, nous suggérons la tenue d’un forum national sur la chasse en France où seraient abordés en particulier les 4 points suivants : • Biologie des espèces et réglementation de la chasse • Chasse et sécurité • Chasse et éthique, le droit de non chasse • Place de la chasse dans la société de demain

» 

Alain Tamisier, Chercheur au CNRS, à la retraite amc.tamisier@wanadoo.fr

Guy Jarry, Ingénieur au CNRS, Museum Paris, à la retraite jarry.guy@wanadoo.fr Hubert Tournier, Maître de Conférences, Laboratoire d’Ecologie Alpine, Université de Savoie hubert.tournier@univ-savoie.fr 17 décembre 2010

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que l’UICN avec le concours de LPO, FNE, ANCGE et OMPO, ont développé la notion de chasse durable en proposant qu’elle soit expérimentée sur les espaces du Conservatoire du Littoral (Rapport Tour du Valat, 2004) ! C’està-dire que le Conservatoire acquiert des terrains avec des fonds publics (nos impôts) et les met à la disposition d’une infime partie de la population, les chasseurs. C’est dans ce même cadre très consensuel que la chasse est de plus en plus souvent autorisée sur des espaces protégés (Réserve Naturelle, Parcs Nationaux, Conservatoire du Littoral …), faute d’une opposition ferme et vigoureuse au moment de la préparation des décrets de création de ces espaces naturels protégés. Est-ce cela que les ornithologues, les naturalistes, le grand public attendent des associations de protection de la nature ? Les associations de protection de la nature ne devraient-elles pas rester librement au service de l’intérêt général, laissant aux chasseurs le soin de défendre leurs intérêts particuliers ? En toute liberté citoyenne, nous n’acceptons pas la situation actuelle parce que nous y voyons une dérive dangereuse où la protection de la nature est déconnectée de ses fondements scientifiques et éthiques. Et nous le disons comme des lanceurs d’alerte. Cela ne retire rien de notre totale conviction du rôle majeur que jouent par ailleurs ces associations ou institutions de protection de la nature au service de la nature : la société, dans son fonctionnement institutionnel, a besoin d’elles comme contre-pouvoirs. Que faire ? Les questions débattues ici sont prati-

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Protection : agir sur nos réserves

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Données des falaises de Carolles

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Dans le cadre de la mise en ligne des archives sur migraction.net, l’ensemble des données des falaises de Carolles est maintenant disponible en ligne.

Au total : 8 168 471 oiseaux sur 18 années entre 1985 et 2010. On voit l’effort de prospection ici : http://www.migraction.net/index.

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Au total : 2848 heures de suivi avec un maximum de 253 heures en 1987 (158 heures en moyenne). Un grand merci au GONm pour ce travail important !

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2010 : 1 091 658 oiseaux 2009 : 646 015 2005 : 413 816 2004 : 592 250 2003 : 537 845 1997 : 676 477 1996 : 636 918 1995 : 455 484 1994 : 114 879 1993 : 83 646 1992 : 217 132 1991 : 422 268 1990 : 124 601 1989 : 725 162 1988 : 218 137 1987 : 545 160 1986 : 315 729 1985 : 86 868

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Gunter De Smet

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