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goneskatemag.com


cover: Joachim Fromant - nosegrind / 01/2012 - Place Guichard - Pierre Dutilleux


Edito Automne 2013

Anto Forot - bs fifty fifty - photo: Loïc Benoit - 09/2013 - Foch

Bon, autant vous dire tout de suite que ça me fait chier d’avoir à vous écrire un édito. En effet c’est l’automne, et comme tous les ans à ce moment-là de l’année j’ai le cafard. Du coup, je suis sur Youtube en train de me changer les idées avec des petits clips et autres interviews de Didier Super. Si vous ne connaissez pas l’énergumène, je vous le conseille, surtout pour vos longues journées de grisaille bien pourries ! Donc j’avoue, je préfère écouter les conneries et autres vérités vraies de ce génie que vous écrire des éditos. Et puis, à l’image de ce graffiti sur le spot de Foch que Mister Forot est en train de grinder, nous ne sommes que des « sales Gones », ceux de la rue, ceux du caniveau… Pour beaucoup, nous sommes ceux qui n’ont rien compris, ceux qui n’ont rien d’autre à foutre que de jouer dans la rue, ou alors de simples destructeurs de biens publics… Tant mieux, pourvu que ca dure, à l’image de notre Dider Super national, rigolez de nous, nous en ferons de même de vous. Vive le second degré, vive l’hiver, vive le froid, on se voit au skateshop pour changer l’axe du truck ! L.B

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FEATURING FULLY-FUSED DURACAP REINFORCED CANVAS AND VANS PRO LITE CONSTRUCTION, THE CHIMA PRO IS UNLIKE ANY OTHER: TOUGH AS LEATHER, YET LIGHT AS A FEATHER.

SKATE.VANS.COM/CHIMAPRO


Sommaire

Automne 2013

p10

p20

Gallery photo Interview Victor Pellegrin

p30

RVCA paye l’apero

p40

La double de Fred

p42

Gallery sequence

p50

p54

p62

Spot report Bowl de Chatillon Street Activiste Topsi Ours

photo: Loïc Benoit 09/2011

goneskatemag.com


CARLO

MORE INFO AT LAKAI.COM

LA K A I LIMITED FOOTWEA R TH E SH OES WE SKATE BIEBEL / JOHNSON / MARIANO / CARROLL / HOWARD ALVAREZ / GILLET / BRADY / JENSEN / FERNANDEZ / TERSHY ESPINOZA / HAWK / WALKER / PEREZ / SILVAS photo by ponsero / lakai.com / info@agencencore.com


Gallery photo

Kris Vile

fs smith grind

photo: Lo誰c Benoit 09/2011 - Vancia 10


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Adrian Poncet

halfcab heelflip

photo: Stephane Zanette 07/2011 - Annecy 12


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Joseph Biais fs boardslide 17 15

photo: Lo誰c Benoit 07/2012 - Chamonix


Gallery photo

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Nabil Slimani fs lipslide

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photo: Sebastiano Bartoloni 03/2013 - Petit Lancy


Vincent Dallemagne nosebump photo: Lo誰c Benoit 03/2012 - Lyon


U

n sacré numéro ce Victor ! Pour une fois, on pourrait presque dire que nous avons enfin un véritable produit de la région RhôneAlpes en interview dans nos pages ! Mais bon, Victor nous vient de la Drome au sud de Valence, et je sais bien que tout bon étudiant en géographie me rappellerait à l’ordre ! Oui mais…Victor a passé beaucoup de temps à Lyon l’an dernier et forcément les spots s’en rappellent  ! Bon bref, l’ex-dreadeu frappeur de douilles, a vieilli, et à peu près bien vieilli. Bienvenue donc dans l’interview d’un enfant de la Drôme, qui aurait pu avoir un itinéraire bien diffèrent. Heureusement Victor a choisi de pousser une planche en bois pour ne pas tomber dans le tunning de Peugeot 103sp et autres trafics de jeunes délinquants. Mister Pellegrin nous sommes heureux de vous réserver quelques pages dans notre petit fanzine de la région Rhône-Alpes !

texte: Loïc Benoit

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Interview

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Victor Pellegrin


Interview

Victor Pellegrin

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Présente-toi. Alors, je m’appelle Victor Gabriel Pellegrin, je suis né à Valence dans la Drome le 2 juillet 1992 à 21h40, ce qui fait de moi un cancer ascendant verseau, bref ça me fait maintenant 21ans... Je commence à vieillir ! J’ai habité toute mon enfance, jusqu’à 16 ans, à Livron (un village entre Montélimar et Valence : le cafard total), c’était la bonne époque, avec toute « la livronnade » ! C’est là-bas que j’ai commencé le skate, en sixième vers 11/12 ans. Niveau spot ce n’est pas la folie, mais on était tous à bloc !

Un pur produit de la région Rhône-Alpes ! Raconte-nous un peu ton parcours. J’ai voulu faire un BEP vente action marchande, mais après un an et demi je me suis fait virer, suite à un voyage chez les Britishs, pour des raisons plutôt «fumantes» ! J’ai voulu recommencer un BEP un an après, mais ce n’était pas possible, j’avais 16 ans et les gars à côté de moi, en avaient 13 ou 14, tout nous opposait, et ça ne m’intéressait pas vraiment, c’était horrible ! J’ai arrêté 1 mois plus tard... Après cet échec scolaire, j’ai migré dans le sud à Nîmes, pendant 2 ans et demi, mes journées étaient constituées que de skateboard et de chill! J’ai rencontré les Nîmois, et partagé de bons moments et de bonnes sessions avec eux, ils font vraiment plaisir! Suite à une rupture amoureuse, je suis parti de Nîmes pour notre fameuse capitale du skateboard français : Lyon, je crois que c’est là que tout a vraiment commencé pour le skate. C’était vraiment cool! Ensuite, je me suis mis à vagabonder entre Lyon, Livron et Montpellier, en squattant à droite et à gauche.

fs crail

photo: Loïc Benoit 07/2012 - Chamonix

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Où vis-tu en ce moment?

C’était un rêve de gamin. Et c’était encore mieux que ce que j’imaginais. Je suis allé au Maroc avec Doble, il y a un petit moment. C’était ouf ! En ce moment, je squatte chez ma copine à Montpellier, en attendant mon appart qui arrive fin Je suis allé à Amsterdam, Copenhague, Prague, octobre ! Je vais essayer de ne pas tomber dans en Croatie, en Espagne, au Portugal, en Italie et en Slovénie. l’ivresse montpelliéraine… Sacré challenge, vu l’équipe présente.

Ton anecdote de voyage la plus folle?

Tu skates donc depuis l’âge de 11/12 ans. Où le skate t’a-t-il déjà emmené? Jusqu’aux Etats Unis ! J’ai eu la chance d’ y aller deux fois, avec les Vans boys, et le vieux LB. On a traversé les States, le meilleur tour de ma vie.

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Burnside à Portland sans hésiter. Je suis resté tout seul toute une soirée avec tous les “crackheads” de Burnside ! Les autres étaient au strip club, et moi je n’avais pas 21 ans, du coup pas de nibards pour ma pomme mais des punks à


fs feeble

photo: Loïc Benoit 07/2012 - Chamonix

chien made in Portland. Je suis donc parti fumer du crack à Burnside au lieu d’attendre à l’hôtel, non je rigole… J’étais avec les gens les plus chelous de tout l’état d’Oregon je pense. Un mec tout “chéper” vomissait dans ses shoes et les remettait juste après (no joke), il fumait du crack juste à côté de moi, j’avais peur. Après une énorme bouffée de crack, il m’a demandé ma planche. Bien sûr, je lui ai donné sans hésiter sous peine de me faire casser la gueule, je pense. Ce mec tout chéper, Billy de son petit nom, a pris ma planche, manqué de tomber en partant et m’a dit :« Your trucks are so loose ! » tout en se bavant dessus. Il a fait un wall fakie plutôt engagé vu

l’état de son cerveau, tout ça en tombant presque 4 fois juste en poussant. Il s’est retrouvé en fakie (comme le Jib’s), à toute berzingue face à la courbe d’où tout le monde s’élance, celle avec le corner au rayon plutôt rad, et bim ! lui il nous a gratifiés d’un halfcab flip sous notre tarbouif à presque 1 mètre au dessus du coping. First try, et complètement défoncé ! Je me suis posé pas mal de questions, et je m’en pose encore d’ailleurs... Après ça, il m’a rendu ma planche et s’est remis à taxer de la cendre pour fumer son crack. En tout cas c’était dingue, c’est vraiment des chépers là-bas ! 25 17


Revenons à notre belle région RhôneAlpes, combien de temps as-tu vécu à Lyon? Pourquoi es-tu partis?As tu kiffé?

pour soi, je trouve ça dommage. T’as trop de clans, et personne ne skate ensemble, à part à Hôtel de Ville, c’est le cafard ! Pas pour tout le monde par contre ! Oui j’ai grave kiffé la petite vie lyonnaise, et c’est là que j’ai rencontré un peu tout le monde. Mais je reviens souvent à Lyon, il y a tous les gars de Blaze, le vieux LB, les potos et puis toute la grosse scène locale ! Ça fait toujours plaisir de revoir tout le monde.

J’y suis resté pendant presque un an, ça skatait dur ! Un peu trop même ! J’étais en collocation avec mon pote de toujours Jeoffrey et Ninou qui shootait de la meuf chanmée dans le salon. Je suis parti car cela me coûtait un peu trop de thunes et j’en avais marre de Lyon. Le skate là-bas c’est trop bien, mais c’est trop chacun 26


fs smith revert

photo: Fabien Ponsero 05/2012 - Lyon 5e

Tu as des projets à venir?

commencer à cotiser comme tout bon Français. Sinon niveau skate, je dois bouger en début d’année avec Volcom, je vais à Barca à la fin du mois avec le Hardflip gang, il y a un voyage de prévu avec Vans aussi, mais je ne sais pas encore où. Et peut-être le Brésil avec Blaze...

Woh ! Le plus dur ! Je vais d’abord essayer de régulariser ma situation au niveau de la paperasse, assurance, banque et tout le bordel. J’ai pour projet de trouver un petit taf à mi-temps sur Montpellier, histoire de faire un peu de sous, car en France tu ne peux pas gagner ta vie grâce au skateboard, à part des mecs comme Lucas, Max ou Flomi, mais eux c’est des Ricains. Au bout d’un moment, il faut arrêter de rêver et il faut

Interview

Victor Pellegrin 27


Interview

Victor Pellegrin

hurricane

photo: Lo誰c Benoit 07/2012 - Small Place

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RVCA paye l’apero

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R

vca est une marque de vêtements américaine qui sponsorise donc des Américains, mais aussi de beaux et jeunes talents européens voire français, à l’image de Charles Collet et Rémy Taveira ! Notre belle ville de Lyon, étant réputée pour son accueil chaleureux, ses spots et ses lits « à pas chers », les braves gens de Rvca Europe n’ont rien trouvé de mieux que de venir squatter par ici (mais aussi dans le sud de la France) en vue de tourner un petit clip de planches à roulettes ! Voici en quelques lignes le récit du team manager.

photo, texte: Julian Dykmans (sauf indiqué) intro: Loïc Benoit 31


RVCA paye l’apero

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portrait: Loïc Benoit

Remy en bs tail slide dans un ditch très photogénique mais quand même bien rude. En fait, il paraissait vraiment rude parce qu’on est arrivés complètement “gueule de bois“ et, pour être franc, on avait pas trop le courage de skater. On a dû forcer ce pauvre Rémy à faire un trick. Dur dur d’être skateur sponso, la pression de ouf ! Charles, lui, il n’a pas skaté, mais il avait un mot d’excuse valable car la veille il s’était pris une patate de malade en pleine lèvre. Tout ça parce qu’il tentait d’expliquer calmement qu’il n’y avait pas assez de vodka dans son long drink. Aie !

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RVCA paye l’apero

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photo: Loïc Benoit

Le bs flip de charles, Il faut avouer que c’est moi qui ai bien insisté pour aller aux «nouveaux» plans inclinés de Charpennes. En gros, ils étaient juste nouveaux pour moi et en bon skateur motivé qui ne pense qu’à lui et bien je n’arrêtais pas de dire de manière tout à fait légère mais répétitive: «et si on allait à...» Ce qui est bien avec Charles, c’est qu’il est toujours partant pour des plans inclinés et autres transitions. C’est un bon, il skate tout...

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RVCA paye l’apero

Charles bs smith, Donc oui, Charles skate tout et ce qui est vraiment top c’est que même s’il skate des bowls et des spots en plan incliné, il n’oublie pas de se balarguer de temps en temps. Une bonne balance des spots, il n’y a que ça de vrai !

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Remy Taveira bs nosegrind revert

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La double de Fred

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Adrien Coillard ollie juste avant de se faire virer par les flics à HDV, oui c’est possible! 41

04/2013 - Hôtel de Ville


Gallery sequence

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Arthur Derrien

180 fs to ss nosegrind photo: Fabien Ponsero 07/2011 - Charpennes

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JP Villa

180 bs sw five o

photo: Fabien Ponsero 07/2011 - Confluence 45


Gallery sequence

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Anto Myhrvold

sw bs tailslide sw bigspin flip out photo: Nikwen 09/2013 - Confluence

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TROCADÉRO DAYS, A FILM BY PONTUS ALV AND CONVERSE.

THE CONVERSE CONS CTAS PRO SKATE WITH

TECHNOLOGY


Spot report

Bowl de Chatillon

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N

ous aurions pu en faire des pages, non pas sur ce joli village en pierres dorées situé à 20 minutes au nord de Lyon, mais plus au sujet de la motivation des jeunes skateurs du coin. Mais bon, comme nous ne sommes que de faux journaleux, et compte tenu du nombre impressionnant de photos déjà parues de ce spot et de notre manque de temps, vous n’aurez droit qu’à ces quatre pages sur ce bowl. Mais promis, on va essayer de se rattraper. Chatillon d’Azergues possède le premier (information à vérifier tout de même) bowl dessiné et construit par une bande de skateurs motivés, le tout sur un terrain offert et nivelé par la mairie. La jeunesse locale s’est prise en main, aidée par une association locale (Cap Générations) et rejoint par la bande de Grenoble M16LPTB (des skateurs qui ont monté une société afin de pouvoir couler du béton en toute tranquillité. Exemple à suivre). Toute cette fine équipe s’est donc retrouvée durant six mois autour d’une seule bétonnière pour réaliser ce projet grâce à beaucoup d’huile de coude, d’innombrables coups de pelles à s’en péter le dos et des centaines de sacs de ciment offerts par la société Lafarge (domiciliée dans ladite commune). Le résultat : un bowl unique en son genre, qui ne pardonne rien. Le simple fait de curver peut s’avérer dangereux, la perte d’équilibre vous guette à chaque corner. Mais on n’élève pas des champions et des bons gars sur une piste de skate en plastique… A suivre donc. texte: Loïc Benoit Julien Bachelier

bs smith

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photo: Grozeye 07/2013


Spot report

Bowl de Chatillon Théo Levêque

fs air

photo: Fabien Ponsero 06/2013

photo: Loïc Benoit

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Activiste Topsi

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T

opsi, ou Christophe de son prénom, est un ami de longue date, nos vies de «commerçants“ se sont croisées il y a bientôt 10 ans, lui dans sa boutique de tatouage rue neuve (dans le 2e arrondissement de Lyon), et moi grippeur de boards chez Wall St à deux allées de là. La logique a donc voulu que son encre coule sur ma peau, et cela fait bientôt deux lustres, que ce Grenoblois exilé à Lyon me tatoue. Un ami, donc, un « human raciste » certains jours, un aigri de temps à autre, un passionné au quotidien, un collectionneur depuis sa plus tendre enfance… En deux mots un bon copain avec qui refaire le monde ! Fan de skate depuis les années 80, de Mimi Boissonnet et Fred Demard dans les années 90, il me paraissait donc quasi obligatoire de vous le présenter. Inutile de chercher des photos de ses tattoos dans nos pages, non, c’est moche. Ce n’est pas que son travail soit laid, bien au contraire, mais nous ne tenions pas à vous infliger une bonne vieille mise en page digne d’un mag tattoo national de base. Le choix de vous présenter des sérigraphies nous a semblé bien plus judicieux. ( NDLR : Ces tattoos sont visibles via internet et autres moteurs de recherches, tapez topsiturby paper house… ) texte, photo: Loïc Benoit

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Activiste Topsi

Présentation:

Je suis un peu comme un vétéran maintenant, je regarde la scène skate actuelle avec des grands yeux tout ronds. J’ai commencé à skater vers 10-12 ans, mais à l’époque savoir faire un ollie c’était être chaud en skate. J’ai toujours adhéré à ça plus ou moins de loin, l’univers musical et graphique qui va avec compte beaucoup évidemment.

Topsi, 39 ans, je viens de Grenoble. Mes passions ? Dur de répondre sans tomber dans le cliché habituel dessin, musique et compagnie. Il y en a beaucoup, mais pour résumer, je suis collectionneur…

Tu es donc tatoueur depuis pas mal d’années, comment définirais-tu ton style de tattoos et de dessins?

Parle-nous de ton addiction pour tous les gadgets de la culture skate du début des années 90.

Je fais du tattoo depuis un peu plus de 10 ans, et à vrai dire j’espère que mon style n’est pas vraiment définissable. J’aime l’évolution que ce job permet, ne pas tomber dans une routine. La base reste quand même inspirée du style old school, assez clair et épuré. De nos jours, on appelle ça du tatouage graphique.  

Quel est ton lien avec la culture skate?

Ce n’est pas vraiment les gadgets, mais plus les planches de cette époque que je regrette d’avoir jetées et que je rachète maintenant au prix fort comme un con. Après, c’est vrai que j’accumule aussi pas mal les t-shirts, les casquettes et autres paires de Vans. 56 16


57 17


Gros collectionneur?

guest dans d’autres boutiques.

Effectivement, je me rends compte avec le temps que j’ai accumulé pas mal de merdouilles. Essentiellement des jouets de mon enfance (Goldorak, Ulysse 31 pour ceux qui connaissent), des bibelots, de la curiosité en tout genre (taxidermie, crânes)… J’aime bien brocanter pour obtenir des nids à poussière histoire de charger encore un peu plus mon univers.

Des projets artistiques ? Expos ? Illustrations ? Raconte-nous…

Ta plus grosse dépense sur eBay pour un nid à poussière ? Ah sur eBay ! Les boules, je me fais souvent carotter les objets que j’ai envie d’avoir. Mais je reste raisonnable au niveau des prix, un peu moins dans la fréquence de mes achats.

Pour le moment je dessine dans mon coin, j’accumule des dessins et laisse murir les projets de livre. Le tattoo me prend énormément de temps, donc c’est pas facile de gérer les productions destinées aux expos en même temps. Après, pourquoi pas une collab avec une marque de skate si on me le propose

Tu skates encore?

Ouais, tous les jours ! Non sans déconner, j’ai bientôt 40 ans, j’ai mal partout. Du coup de temps en temps je vais pousser un peu au skatepark, je fais un boneless ou deux en tentant Ton actu tattoo? Où est-ce que tu bosses ? de pas me prendre une trottinette au passage et je rentre. Je travaille chez Viva Dolor à Lyon depuis à peu Le mot de la fin près 5 ans. Pour l’actu, je suis devenu assez casanier avec le temps, donc pour le moment Merci... :) pas de convention de tattoos prévues, ni de 59


photo: Loïc Benoit

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Inspiré par Anzeigeberlin information magazine (Berlin) www.anzeigeberlin.de Grey skateboard magazine (Londres) greyskatemag.com A propos skateboard magazine (Paris) www.aproposskatemag.com Edité par Gone Skate Mag

Réalisé par Loïc Benoit Fabien Ponsero Pierre Dutilleux Grégory Laufersweiler Contributeurs Julian Dykmans Fred Mortagne Grozeye Sebastiano Bartoloni Stephane Zanhate Nikwen Secrétaire de rédaction Valéry Blin Imprimé par XL Imprimerie à St Etienne 2000 exemplaires Contact goneskatemag@gmail.com 62


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