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Coeur ou moteur ? Test comparatif des modes de déplacements urbains Mardi 30 mai 2006 Concept L’opération « Coeur ou moteur ? » est un test comparatif destiné à montrer les avantages, en milieu urbain, des modes de circulation doux et de la propulsion musculaire sur la voiture. Un automobiliste, un cycliste, un roller et un piéton empruntant les transports en commun, devront relier Clichy (92) à Gentilly (94), deux communes limitrophes de Paris et diamétralement opposées, à une heure de fort trafic automobile. Des huissiers attesteront du bon déroulement du test et des temps de parcours réalisés par chaque mode de déplacement.

L’opération est labellisée dans le cadre de la Semaine du Développement Durable. « Coeur ou moteur ? » s’inscrit dans le cadre de la stratégie de mobilisation visant à obtenir l’autorisation d’organiser l’événement « La Périféerique ».

Objectifs • • • •

Montrer les avantages du vélo et du roller (et plus généralement de la propulsion humaine) sur la voiture en milieu urbain, en termes de temps, d’argent, d’énergie, de pollution et de santé. Sensibiliser les franciliens aux enjeux de l’évolution des transports urbains Participer par une action concrète et visible, à la semaine du développement durable Promouvoir le projet La Périféerique, son sens et ses valeurs

Déroulement Mardi 30 mai à 8h30, une voiture et un cycliste, ainsi qu’une personne en roller et un piéton en transports en commun, partiront au même moment de la Mairie de Clichy, pour se rendre le plus rapidement possible à la Mairie de Gentilly, située à l’opposé de Paris. La voiture empruntera le boulevard périphérique, comme font habituellement les voitures pour traverser Paris du nord au sud à une heure de fort trafic. Le cycliste et le roller traverseront Paris par le chemin le plus court, en respectant le code de la Route et en se déplaçant à une vitesse « raisonnable », à la portée de tout adulte en bonne santé et permettant de rester « présentable » à l’arrivée ! L’opération « Coeur ou moteur ? » ne vise pas la performance sportive mais a pour but de montrer que la pratique régulière et utilitaire du vélo urbain, notamment sur les trajets domicile-travail, est possible pour une large majorité de la population. Lien Paris-banlieue : implication des élus des communes limitrophes Les Maires des communes de départ et d’arrivée, qui ont apporté leur soutien à La Périféerique, sont associés à l’opération en donnant le départ du test et en accueillant l’arrivée.


Comparaisons chiffrées A l’issus du test, dans un but de sensibilisation, nous publierons les bilans des différents modes de transport, sur les plans énergétique, économique et en terme d’impact environnemental. • A titre d’exemple, on peut indiquer qu’une simple Twingo consomme autant d’énergie que 90 personnes à vélo et compte-rendu du faible rendement du moteur humain, en terme de puissance mécanique fournie ça représente environ 500 cyclistes en train de pédaler. • Si on compare le temps de travail moyen nécessaire pour financer l’aller-retour quotidien entre Clichy et Gentilly sur une année avec chaque mode de déplacement, cela donne 5 heures de travail pour financer le vélo, 5 jours pour les transports en commun et 22 jours pour la voiture. • Sur le même trajet annuel, les émissions de CO2 représentent 3 kg pour le vélo, 6 kg pour les transports en commun et… plus de 600 kg pour la voiture !!

La Périféerique Ce projet vise à ouvrir le Périphérique parisien aux piétons et aux sportifs sur une journée, pour une grande fête du sport, de l’environnement et de la fraternité. L’événement s’articulera autour de trois actions complémentaires : • • •

Une course à pied et des randonnées pour tous les « véhicules à propulsion humaine » Des espaces de promenade ouverts à tous sur des « zones grand public » réparties sur le Périf Un salon des circulations douces : « Périf Expo », sur le Pelouse de Reuilly

Causes / sens Environnement et pollution

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Sport et santé

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Transports et mobilité durable

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Lien social et intercommunalité

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Objectifs Sensibiliser la population aux problèmes d’énergie, de pollution, d’environnement et de santé associés Réduire la pollution automobile par le développement des déplacements doux Développer la pratique sportive pour tous, utile et facteur de santé publique Promouvoir l’énergie musculaire et les modes de déplacement à propulsion humaine (tran-sport) Susciter l’adhésion à l’usage des circulations douces (éco-mobilité ou mobilité durable) Favoriser l’intermodalité entre les modes de déplacements Développer les liens entre Paris et la banlieue (villes, acteurs économiques et sociaux, habitants) Changer notre perception de la ville

Eléments de contexte - Pollution, liée en grande partie aux transports - Problèmes de santé publique, liés à la pollution et au manque d’exercice physique - Sous-développement de l’usage du vélo - Déplétion du pétrole, imposant le développement de nouveaux modes de déplacements - Fracture entre Paris et la banlieue, renforcée par la présence du périphérique S’il progresse régulièrement, l’usage du vélo reste confidentiel à Paris et encore plus en banlieue. Sur la Région il représente environ 1 % des déplacements, contre 22% pour la voiture, 40% pour les transports en commun et 35% pour la marche à pied. La vitesse moyenne d’une voiture dans Paris intramuros n’est que de 16 km/h… à peu près le rythme d’une balade du dimanche à vélo. Il faut donc faire beaucoup plus pour convaincre les parisiens de se mettre à la bicyclette. La Périféerique, événement très symbolique, vise à susciter une prise de conscience sur les enjeux et une adhésion forte de la population au rééquilibrage des modes de transports et à la pratique du vélo. Le périphérique réduit les échanges sociaux et l’usage des circulations douces entre Paris et les communes limitrophes. Dans Paris intra-muros, plus de 50% des déplacements se font à pied, tandis qu’entre Paris et la banlieue, la proportion des déplacements piétons chute à moins d’1,5% du total. Pareil pour le vélo. La Périféerique ne s’oppose pas à l’automobile. Nous sommes bien conscients de son rôle au plan économique et de l’importance du Périphérique pour la circulation en Ile-de-France. Nous ne voulons pas non plus opposer les piétons et cyclistes aux automobilistes, d’autant que beaucoup de gens sont tour à tour l’un ou l’autre, selon les circonstances. Mais face aux enjeux environnementaux et à l'engorgement de la ville, il est nécessaire de repenser les modes de déplacements urbains. Promouvoir les circulations douces nécessite une adaptation et un rééquilibrage de l'espace public entre les différents modes de transports. Contacts :

Rémi Goguel, président Dimitri Dorès, vice-président

06 62 12 84 16 06 82 94 80 28

remigoguel@perifeerique.com dimitridores@perifeerique.com


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