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politique international -Plusieurs élevages de rats clandestins ont été découverts et détruits au New Texas, anciennement Nicarragua.Rappellons que dans cet état comme dans toute la Grande Amérique Unifiée, même les rats doivent être retirés auprès des Autorités. -Les Etats-Unis viennent d’avouer avoir testé des armes biologiques de destruction massive en Afrique à la fin du 20° siècle. Le VIH, plus connu à l’époque sous le nom de SIDA aurait été

plus efficace que prévu. -La dernière fleur vivante, qui demeurait jusqu’à présent au Museum de Londres, terrorisait tellement les visiteurs par ses couleurs éclatantes qu’elle a été retirée de l’exposition et détruite personnellement par le Ministre de l’ordre public,Mr Grey. -La Mort vient de mourir. Le Grand Gouvernement présente son successeur, un homme ayant fait ses preuves : Georges W. Bush. intérieure -Le ministère de la santé annon-

ce l’arrêt de la disrtibution du vaccin anti-vieillissement, le chômage ayant augmenté de 586% ces douze dernières années. -les laboratoires du Gouvernement viennent de découvrir le moyen d’obtenir une parthénogénèse humaine masculine. Les femmes sont dorénavant prohibées et seront traquées sans merci. -Le taser est autorisé à la vente libre en France. Cette arme envoie une décharge de plusieurs centaines de volts et foudroie littéralement l’administré.La police les utilise depuis 2005 et selon eux aucune des bavures de ces dernières années


de ces dernières années ne serait due au Taser(Plus de 6 personnes ont trouvé la mort hier suite à l’attaque de policiers à une sortie de concert, NDLR)Selon le ministère de la sécurité,“tout le monde devrait en avoir un sur soi, parce qu’on est jamais trop prudent!”. Rappellons qu’il est actionnaire de la société Taser France. -Vendredi, préparez-vous à VOTER! Le pays a besoin d’un président, et c’est à VOUS de choisir!!Envoyez vos SMS : Tapez 01 Pour sauver Nicolas ,Tapez 02 pour sauver Marine Tapez 03 pour sauver Gloumpi Le pouvoir, c’est vous qui l’avez!! (8,71E l’appel / hors coût sms)

subversion -Une vieille femme serait morte de manière naturelle en dépit

des consignes du Bureau du Parti. Elle sera clonée puis exécutée dans le courant de la semaine. -La petite fille qui avait dessiné des fleurs sur sa table d’école a été exécutée hier soir.Rappelons que la loi anti-subversion est toujours en vigueur. -Quiconque chantera dans un lieu public une chanson ne passant pas ou plus sur NRJ sera dorénavant puni. C’est la loi.

environnement -L’air étant de plus en plus rare, le Gouvernement décide de le rendre payant. -Economies d’énergie : les radiations ayant rendu tout le monde fluorescent, le Parti décide de couper l’éclairage public et

encourage les gens à faire de même chez eux. -Le créateur du moteur utilisant du Co2 en le transformant en oxygène ayant disparu avec tous ses plans, le Gouvernement relance la production massive de masques à gaz. -54° année consécutive de canicule en Afrique. Heureusement, le continent est inhabité depuis 49 ans.

société -Le fumeur récidiviste de Tourcoing, Fabrice Ngak, a enfin été interpellé. Son exécution aura lieu très prochainement. C’est bien connu : Fumer tue. -La loi sur l’interdiction d’être heureux est en fin levée. Rappelons que cette loi n’avait


plus lieu d’être depuis la mort de la dernière personne heureuse il y a 73 ans. -Une petite fille et un petit garçon qui s’étaient embrassés à leur école vont être exécutés dans la journée, les rapports sociaux non-encadrés étant toujours interdits. - 5 journaux jugés tendancieux par le ministre des médias et de la communication ont été fermés durant le mois de mai.Le Figaro est quelques autres sont accusés de rebellion après avoir diffusé un éditorial commun contre le serment du journaliste au régime instauré par le ministre le 16 mars. -Puff daddy devait comparaître hier à Béthunes pour le passage à tabac des 8 journalistes d’un magazine de rap qui avait osé dire du mal de lui. A l’heure de

l’audience il lançait sa nouvelle boutique à Tokyo. Le juge a une nouvelle voiture.

culture -Taxi 7 sort cette semaine sur les écrans.Nouveauté exclusive : dans cet épisode, la voiture peut creuser des tunnels et éplucher des patates en même temps! A découvrir au cinéma à partir de mercredi. -Une première dans le monde du cinéma ! La Warner, qui avait digitalisé Robin Williams en 2018 refuse de payer l’acteur. Rappelons que les lois sur la propriété du cd (clone digital) n’étaient pas encore votées à l’époque du contrat. Robin Williams demande un recours à la justice pour que ses droits soient prolongés à 20 ans, comme le

furent les droits de ceux qui furent digitalisés par la suite.

-Jean Marie Le Pen sort son nouveau spectacle « hé toi là, viens voir par ici ! ». Des claquettes, du chant, et les blagues juives toujours aussi sujettes à controverse..... L’histoire (des plus vaseuses) : Gustave se fait évincer pour un poste qu’il convoitait depuis longtemps par un homme plus jeune……et plus noir. Pendant plus de deux heures, l’acteur rebat des images d’Épinal sur la France, s’obstine à faire un comparatif entre le noir et le juif et assène ses conclusions sur la société d’aujourd’hui.


Cette nouvelle de Jean Giono a été écrite vers 1953. Traduite en treize langues, elle a été largement diffusée dans le monde entier et si appréciée que de nombreuses questions ont été posées sur la personnalité d'Elzéard Bouffier et sur la forêt de Vergons, ce qui a permis de retrouver le texte. Si l'homme qui plantait des chênes est le produit de l'imagination de l'auteur, il y a eu effectivement dans cette région un énorme effort de reboisement surtout depuis 1880. Cent mille hectares ont été reboisés avant la première guerre mondiale, surtout en pin noir d'Autriche et en mélèze d'Europe, ce sont aujourd'hui de belles forêts qui ont effectivement transformé le paysage et le régime des eaux.


Sorti de la guerre, je me trouvais à la tête d'une prime de démobilisation minuscule mais avec le grand désir de respirer un peu d'air pur. C'est sans idée préconçue sauf celle-là - que je repris le chemin de ces contrées désertes. Le pays n'avait pas changé. Toutefois, au-delà du village mort, j'aperçus dans le lointain une sorte de brouillard gris qui recouvrait les hauteurs comme un tapis. Depuis la veille, je m'étais remis à penser à ce berger planteur d'arbres. « Dix mille chênes, me disais-je, occupent vraiment un très large espace ». J'avais vu mourir trop de monde pendant cinq ans pour ne pas imaginer facilement la mort d'Elzéar Bouffier, d'autant que, lorsqu'on en a vingt, on considère les hommes de cinquante comme des vieillards à qui il ne reste plus qu'à mourir. Il n'était pas mort. Il était même fort vert. Il avait changé de métier. Il ne possédait plus que quatre brebis mais, par contre, une centaine de ruches. Il s'était débarrassé des moutons qui mettaient en péril ses plantations d'arbres. Car, me dit-il (et je le constatais), il ne s'était pas du tout soucié de la guerre. Il avait imperturbablement continué à planter. Les chênes de 1910 avaient alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J'étais littéralement privé de parole et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans sa forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres de long et trois kilomètres dans sa plus grande largeur. Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l'âme de cet homme - sans moyens techniques - on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d'autres domaines que la destruction. Il avait suivi son idée, et les hêtres qui m'arrivaient aux épaules, répandus à perte de vue, en témoignaient. Les chênes étaient drus et avaient dépassé l'âge où ils étaient à la merci des rongeurs; quant aux desseins de la Providence elle-même, pour détruire l'oeuvre créée, il lui faudrait avoir désormais recours aux cyclones. Il me montra d'admirables bosquets de bouleaux qui dataient de cinq ans, c'està-dire de 1915, de l'époque où je combattais à Verdun. Il leur avait fait occuper tous les fonds où il soupçonnait, avec juste raison, qu'il y avait de l'humidité presque à fleur de terre. Ils étaient tendres comme des adolescents et très décidés. La création avait l'air, d'ailleurs, de s'opérer en chaînes. Il ne s'en souciait pas; il poursuivait obstinément sa tâche, très simple. Mais en redescendant par le village, je vis couler de l'eau dans des ruisseaux qui, de mémoire d'homme,


avaient toujours été à sec. C'était la plus formidable opération de réaction qu'il m'ait été donné de voir. Ces ruisseaux secs avaient jadis porté de l'eau, dans des temps très anciens. Certains de ces villages tristes dont j'ai parlé au début de mon récit s'étaient construits sur les emplacements d'anciens villages gallo-romains dont il restait encore des traces, dans lesquelles les archéologues avaient fouillé et ils avaient trouvé des hameçons à des endroits où au vingtième siècle, on était obligé d'avoir recours à des citernes pour avoir un peu d'eau. Le vent aussi dispersait certaines graines. En même temps que l'eau réapparut réapparaissaient les saules, les osiers, les prés, les jardins, les fleurs et une certaine raison de vivre. Mais la transformation s'opérait si lentement qu'elle entrait dans l'habitude sans provoquer d'étonnement. Les chasseurs qui montaient dans les solitudes à la poursuite des lièvres ou des sangliers avaient bien constaté le foisonnement des petits arbres mais ils l'avaient mis sur le compte des malices naturelles de la terre. C'est pourquoi personne ne touchait à l'oeuvre de cet homme. Si on l'avait soupçonné, on l'aurait contrarié. Il était insoupçonnable. Qui aurait pu imaginer, dans les villages et dans les administrations, une telle obstination dans la générosité la plus magnifique ? A partir de 1920, je ne suis jamais resté plus d'un an sans rendre visite à Elzéard Bouffier. Je ne l'ai jamais vu fléchir ni douter. Et pourtant, Dieu sait si Dieu même y pousse ! Je n'ai pas fait le compte de ses déboires. On imagine bien cependant que, pour une réussite semblable, il a fallu vaincre l'adversité; que, pour assurer la victoire d'une telle passion, il a fallu lutter avec le désespoir. Il avait, pendant un an, planté plus de dix mille érables. Ils moururent tous. L'an d'après, il abandonna les érables pour reprendre les hêtres qui réussirent encore mieux que les chênes. Pour avoir une idée à peu près exacte de ce caractère exceptionnel, il ne faut pas oublier qu'il s'exerçait dans une solitude totale; si totale que, vers la fin de sa vie, il avait perdu l'habitude de parler. Ou, peut-être, n'en voyait-il pas la nécessité ? En 1933, il reçut la visite d'un garde forestier éberlué. Ce fonctionnaire lui intima l'ordre de ne pas faire de feu dehors, de peur de mettre en danger la croissance de cette forêt naturelle. C'était la première fois, lui dit cet homme naïf, qu'on voyait une forêt pousser toute seule. A cette époque, il allait planter des hêtres à douze kilomètres de sa maison. Pour s'éviter le trajet d'aller-retour - car il avait


L'oeuvre ne courut un risque grave que pendant la guerre de 1939. Les automobiles marchant alors au gazogène, on n'avait jamais assez de bois. On commença à faire des coupes dans les chênes de 1910, mais ces quartiers sont si loin de tous réseaux routiers que l'entreprise se révéla très mauvaise au point de vue financier. On l'abandonna. Le berger n'avait rien vu. Il était à trente kilomètres de là, continuant paisiblement sa besogne, ignorant la guerre de 39 comme il avait ignoré la guerre de 14. J'ai vu Elzéard Bouffier pour la dernière fois en juin 1945. Il avait alors quatre-vingt-sept ans. J'avais donc repris la route du désert, mais maintenant, malgré le délabrement dans lequel la guerre avait laissé le pays, il y avait un car qui faisait le service entre la vallée de la Durance et la montagne. Je mis sur le compte de ce moyen de transport relativement rapide le fait que je ne reconnaissais plus les lieux de mes dernières promenades. Il me semblait aussi que l'itinéraire me faisait passer par des endroits nouveaux. J'eus besoin d'un nom de village pour conclure que j'étais bien cependant dans cette région jadis en ruine et désolée. Le car me débarqua à Vergons. En 1913, ce hameau de dix à douze maisons avait trois habitants. Ils étaient sauvages, se détestaient, vivaient de chasse au piège : à peu près dans l'état physique et moral des hommes de la préhistoire. Les orties dévoraient autour d'eux les maisons abandonnées. Leur condition était sans espoir. Il ne s'agissait pour eux que d'attendre la mort : situation qui ne prédispose guère aux vertus. Tout était changé. L'air lui-même. Au lieu des bourrasques sèches et brutales qui m'accueillaient jadis, soufflait une brise souple chargée d'odeurs. Un bruit semblable à celui de l'eau venait des hauteurs : c'était celui du vent dans les forêts. Enfin, chose plus étonnante, j'entendis le vrai bruit de l'eau coulant dans un bassin. Je vis qu'on avait fait une fontaine, qu'elle était abondante et, ce qui me toucha le plus, on avait planté près d'elle un tilleul qui pouvait déjà avoir dans les quatre ans, déjà gras, symbole incontestable d'une résurrection. Par ailleurs, Vergons portait les traces d'un travail pour l'entreprise duquel l'espoir était nécessaire. L'espoir était donc revenu. On avait déblayé les ruines, abattu les pans de murs délabrés et reconstruit cinq maisons. Le hameau comptait désormais vingt-huit habitants dont quatre jeunes ménages. Les maisons neuves, crépies de frais, étaient entourées de jardins potagers où


pousaient, mélangés mais alignés, les légumes et les fleurs, les choux et les rosiers, les poireaux et les gueules-de-loup, les céleris et les anémones. C'était désormais un endroit où l'on avit envie d'habiter. A partir de là, je fis mon chemin à pied. La guerre dont nous sortions à peine n'avait pas permis l'épanouissement complet de la vie, mais Lazare était hors du tombeau. Sur les flans abaissés de la montagne, je voyais de petits champs d'orge et de seigle en herb; au fond des étroites vallées, quelques prairies verdissaient. Il n'a fallu que les huit ans qui nous séparent de cette époque pour que tout le pays resplendisse de santé et d'aisance. Sur l'emplacement des ruines que j'avais vues en 1913, s'élèvent maintenant des fermes propres, bien crépies, qui dénotent une vie heureuse et confortable. Les vieilles sources, alimentées par les pluies et les neiges que retiennent les forêts, se sont remises à couler. On en a canalisé les eaux. A côté de chaque ferme, dans des bosquets d'érables, les bassins des fontaines débordent sur des tapis de menthes fraîches. Les villages se sont reconstruits peu à peu. Une population venue des plaines où la terre se vend cher s'est fixée dans le pays, y apportant de la jeunesse, du mouvement, de l'esprit d'aventure. On rencontre dans les chemins des hommes et des femmes bien nourris, des garçons et des filles qui savent rire et ont repris goût aux fêtes campagnardes. Si on compte l'ancienne population, méconnaissable depuis qu'elle vit avec douceur et les nouveaux venus, plus de dix mille personnes doivent leur bonheur à Elzéard Bouffier. Quand je réfléchis qu'un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais, quand je fais le compte de tout ce qu'il a fallu de constance dans la grandeur d'âme et d'acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d'un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette oeuvre digne de Dieu. Elzéard Bouffier est mort paisiblement en 1947 à l'hospice de Banon.


J'ai l'impression d'être un oiseau. La petite apréhension que j'avais quand j'ai enjambé la fenêtre de mon bureau s'est envolée en même temps que moi. Par contre, je n'ai pas pu garder les yeux ouverts. Je viens juste de les rouvrir. Avant de sauter, je trouvais ça haut, 26 étages. D'ici, je trouve ça majestueux. Tiens, c'est bizarre, je ne devrais pas voir défiler ma vie, normalement? Au lieu de ça, je savoure le sentiment de puissance que l'on éprouve quand on est libéré de la pesanteur. Ah non, voilà déjà le sol. Quel bonheur... Demain, j'essaye du 27 ème.

La propagande lobotomisante est éructée par la radio Le La télé dégueule des gerbes multivent balaye et emporte les dercolores de fascisme niers soupirs Mon cerveau fond en larmes et coule de Sur un champ de Prisonnier torturé en Irak, mes yeux rougis bataille où vienPrisonnier violé à Paris, J'ai mal à en crever quand je lis nent déjà se Prisonnier tué à Pékin, délecter L'être humain ne sert à rien. Il pleut dehors Les corbeaux attiEteindre rés par la chair en Enfant torturé à Bruxelles, Je dois l'éteindre train de pourrir Enfant violé en Thailande, La télé Enfant tué par les siens, Je... Un survivant (le seul) se L'être humain ne sert à rien. Chaton torturé pour le plaisir, Chaton violé par un prêtre, Chaton tué par un chien, L'être humain ne sert à rien.

Nature torturée par les gaz, Nature violée par ses enfants, Nature tuée par les tiens, Être humain tu ne sers à rien.

lève et sourit Car aujourd'hui est un grand jour : il a gagné C'était vraiment un beau match de rugby.


Fleur de vie je te bénis Fleur de vie je t’ai cueillie Fleur de vie, je viens de détruire ma vie...

texte retrouvé dans les mines de Béthunes


Quand on ne meure qu’une fois, on voit défiler sa vie devant soi. En fait, nôtre cerveau se déchargede ce qu’il a porté en lui toute sa vie. Un amas de traumas, de souvenirs et de moteurs psychologiques que l’on libère pendant nôtre dernier instant de vie. Plus on a d’idées et de souvenirs, plus il est possible qu’on arrive pas à tout évacuer,qu’il subsiste des résidus. Car le temps de décharge est le même pour tout le monde. Cette perte réelle, physique et palpable( la fameuse perte de 21 grammes)laisse des résidus de conscience flotter ça et là. Je suis toujours à l’affut avec mon épuisette. Je les collectionne.

collectioneur un jour...

J’ai survécu à la mitraille, Aux gaz, aux rats et à la peste, Pataugé des jours dans la tripaille, A voir les copains se faire trouer la veste, Sur leur cerceuil un drapeau et une médaille, Donner sa vie pour des menteurs est infect, Et j’attends ardemment la prochaine bataille, Car c’est décidé, celle-ci, j’y reste.

Un visage détruit me regarde dans la glace, Des centaines de mégots recouvrent le cendrier, Depuis combien de jours suis-je dans cette cage, A observer la vaisselle débordant de l’évier, Piétinant la moquette limée de long en large, Tentant de déchiffrer la date sur le calendrier, Frottant mes yeux rougis, Eblouis par les reflets de l’arme, Depuis quand n’ai-je pas ri, Et d’où vient cette lame?


Elle est prête à détruire l’humanité, Un par un ou par groupe de cent, Les arbres supplantant les immeubles, C’est ce dont elle rêve éveillée, Voir grandir ses enfants Sur l’herbe grasse et la terre meuble.

Je suis un bureaucrate anonyme, Jeune esclave d’un vieux système, La nuit je regagne ma cellule, Où ma famille affamée m’attend, Leurs baisers me réchauffent les soirs Où je crois n’avoir rien à perdre.

Du sommet de ma tour je les domine, Je suis au-dessus des règles, Et dans ma vie au crépuscule, Dans le luxe seul et sans enfants, Je comprends que le pouvoir N’empêche pas d’être une merde.


J’ai croisé un homme qui m’a dit de faire attention je n’ai jamais compris son intention je pense tout le temps à ce moment Il me possède, il m’obsède je suis aliéné par les hypothèses mon cerveau éllabore une foule de génèses d’histoires potentiellent réelles mon cerveau dévie vers l’iréel dans un dernier instant de lucidité je me dit que le cerveau, c’est pas bon de trop l’utiliser.


LUNDI 15 23H45 : Je me demande ce que c’est. Depuis une semaine environ, j’ai des...choses qui grouillent sous ma peau. On dirait des insectes. Oui, de minuscules cloportes. Ou des scarabés. C’est drôle, enfin non, c’estbizarre, mais ce n’est pas douloureux du tout. Je me suis décidé à noter les changements car il n’y en avait que quelques-un au début et uniquement sur les bras, alors que j’en ai dorénavant sur tout le haut du corps. Visage compris. JEUDI 18 17H23 : J’entends des voix. Ou plutôt des bruits. Comme des grattements. Pas exactement dans mes oreilles, plutôt...à l’intérieur. Ce n’est toujours pas douloureux. J’ai un rythme de vie normal (alimentation,besoins,repos...). Je suis obligé de commander ma nourriture par le net car mon corps évolue de manière trop rapide. Je ne peux plus sortir. Pas avec 30 douzaines d’yeux sur la figure. Même tous petits. 22H49 : Je n’ai plus d’orifice d’aucune sorte. je me suis endormi après avoir mangé le contenu de ma poubelle et en me réveillant, mes orifices étaient colmatés. Le plus étrange, c’est que je puisse encore respirer. VENDREDI 19 01H08 : En fait je ne respire plus. Je me suis allongé dans la baignoire pleine d’eau après mes dernières notes et j’ai attendu. Je viens juste d’en sortir et je n’éprouve aucune gêne. Je me sens...en fait je ne ressens rien. Etrangement, je n’ai pas peur. MERCREDI 07 13H17 : Je ne mange plus. Je ne dors plus. Mes cheveux sont tombés. C’est rigolo, je ressemble à mon grand-père. Ma peau est noire maintenant. Elle se craquèle de plus en plus. J’ai l’impression de distinguer des choses dans mes plaies. De toutes petites choses. Je passe mes journées à regarder la télé. VENDREDI 09 04H58 : Je me suis découvert une passion pour la peinture. Je me suis repeint en bleu. C’est très gai. Les grattements dans ma tête sont assourdissants. Et de plus en plus nombreux. SAMEDI 10 19H02 : Mon ventre vient d’exploser. Des milliards de petits scarabés s’en échappent. Je me sens de plus en plus faible.Dommage, je venais juste de me repeindre en jaune.


Je fait la queue à la poste, raisonne un vieux beat hip-hop, Sur le boulevard tous s’entrechoquent sur un rythme punk-rock, A la télé un ministre nazi,crache sa haine de façon jazzy, Passe la milice urbaine chantant une mélodie cubaine, Seul sur mon canapé,je pleure au son de la variété, Une corde en train de m’étrangler,je m’étouffe en reggae.

Mon âme est un fluide qui se meut et pénètre la matière peu à peu mon âme s’agglomère à d’autres Je deviens des autres, je ne m’appartiens plus, nous sommes des apôtres! je nage dans l’être, je baigne dans l’intemporel Je fais l’amour à la vie,Cette luciole aux joues si belles non vraiment,il était bizarre le champignon que j’ai mangé hier


COMMUNIQUé CONTRe L’HOMOPHOBie MASCULINe

Nous chez GloUmp Corporation, on aime bien les pédales. Ne jouez pas les mijorées, ils s’appellent comme ça entre eux comme les noirs s’appellent négros, les flics poivrots etc.... on va pas s’emmerder avec une réserve sociale inutile. Pour aider à faire accepter la réalité de l’homosexualité masculine, nous avons décidé de publier le dessin d’un homme taillant une pipe.


note: cette blague a été sacrée salon Drolemania à Bourres la

blague la plus reine.

drôle

de l’année par un jury de

professionnels au


L’atelier (présentation + chronique collégiale) buffet des anciens élèves ep Avant de laisser nos avis subjectifs rentrer en jeu il me semble normal de voir comment les intéréssés voient leur projet.Tout ceci vient du site d’institubes.com James Delleck est un MC / Producteur qui n'a cessé d'affiner son style à la fois lyrique, réaliste et teinté de références à un univers digital. . Après s’être impliqué dans plusieurs projets, il rencontre Tekilatex en 1999. Tous deux sont à l'origine de la cassette culte "L'Antre De La Folie", véritable genèse d'une certaine scène hip hop underground française sur laquelle on peut retrouver les quatre MCs de L'Atelier. Après la sortie de son EP "Acouphène" en 2002 sur le label Kerozen (le label de La Caution, L'Armée des 12...), James Delleck achève la réalisation d'un album-concept intitulé "Gravité Zéro" en collaboration avec Le Jouage du Groupe Hustla. Fuzati, MC du Klub Des Loosers, apporte une touche désabusée, mélancolique et une approche débordante d'humour franchement noir à L'Atelier. Ce MC à la plume acide et faussement nonchalante fait d'abord parler de lui à travers maintes apparitions culte à la radio et sur mix-tapes sous formes d'improvisations et de morceaux-choc tels que "Baise les gens.". Son premier maxi du même nom sort en 2003 sur le label versaillais Record Makers (Air, Sébastien Tellier, Arpanet...). Tekilatex travaille trop. Après "Ceci N'est Pas Un Disque" (Big Dada) en tant que membre de TTC, et "Cadavres Exquis" (Kerozen) en tant que membre de L'Armée des 12, "Buffet Des Anciens Elèves" est le


troisième album auquel il participe activement. Depuis "L'Antre De la Folie", Tekilatex est constamment travaillé par l'idée de fédérer les énergies de certains musiciens aux idées et aux influences communes afin de créer un mouvement artistique underground solide, autonome et important. La création du label Institubes et la sortie de L'Atelier en sont la concrétisation. En parallèle, ce MC à la voix reconnaissable entre toutes continue d'expérimenter différentes techniques de chant et d'écriture et multiplie les collaborations avec plusieurs artistes des milieux hip hop et électronique issus du monde entier. Cyanure était resté discret depuis la sortie de l'album de son groupe ATK, "Heptagone", en 1998. Après le départ de plusieurs membres et la fin des activités du groupe, le MC parisien reste en contact avec son DJ de l'époque, Tacteel. Tous deux se sentent à présent plus libres d'exploiter différentes facettes de leurs personnalités, loin de l'aspect parfois rigide du hiphop conventionnel d'ATK. Ils rejoignent l'Atelier, ce qui donne l'occasion à Cyanure de peaufiner une écriture personnelle et extravagante associée à un style basé sur les cassures, les pauses inattendues, les mélodies et ses fameuses accélérations. Il travaille à présent sur un projet solo, épaulé par Tacteel. Para One est sûrement l'un des producteurs les plus enthousiasmants de sa génération. Chacun de ses projets est totalement différent, tantôt lorgnant vers des ambiances downtempo/jazz comme sur son premier EP "Blue Rain" (Ablode records) sorti en 2001, tantôt explorant des territoires hip hop et reggae digital avec le collectif Co2 Activity et les sorties vinyle, cassette et CD estampillées "Quality Streetz" ou "N


Records", tantôt exploitant des sonorités franchement électroniques et synhétiques, poussant la froideur, la mélancolie et toute forme d'émotion à son paroxysme lors de ses récentes escapades solo et de son travail avec TTC .L'Atelier et plus particulièrement les morceaux instrumentaux réalisés avec Tacteel, sous le nom "Fuck A Loop", marquent un tournant dans la façon de travailler de Para One. Le mix de ces morceaux étant réalisé "live" il va apprendre à dompter totalement sa table de mixage Mackie et ses effets à l'image des musiciens de dub. Tacteel est un producteur pertinent et élégant qui sait s'imposer discrètement et prudemment. Après avoir longtemps évolué dans l'ombre au sein du groupe ATK, il décide de prendre ses distances vis-à-vis du milieu hip hop parisien et sort en 2001 le EP instrumental entièrement autoproduit "Butter For The Fat", distribué par Chronowax. Il produit ensuite le titre « En Soulevant Le Couvercle » pour TTC et rejoint l’atelier dans la foulée. Le succès remporté par "Butter For The Fat" le pousse à développer ses productions précises, minutieuses et électroniques, souvent saccadées et déstabilisantes, majoritairement instrumentales même s’il sait se faire accompagner par des MCs de son entourage lorsque l'occasion se présente. Tacteel cultive également l'art du remix, aux cotés de Para One dans le cadre du Projet Fuck A Loop. le projet l’atelier des anciens élèves La meilleure sauce tomate se cuisine pendant plusieurs heures, à feu doux, dans une grande casserole. La sauce tomate de ma grand-mère mijotait parfois pendant cinq longues heures, pour laisser le temps aux différentes saveurs de s'entremêler, aux différents jus de se caraméliser, aux différentes pulpes de se fondre en une sorte de confiture délicieuse au goût relevé. A l'époque où j'allais fréquemment manger chez elle, ma grand-mère avait tendance à préparer trop de sauce tomate. Le surplus était donc disposé dans des pots de confiture vides et


placé au réfrigérateur jusqu'au lendemain. Et, chose surprenante, lorsque le contenu des petits pots de confiture était placé dans une casserole pour être réchauffé, comme cuit une deuxième fois, et que certains ingrédients tel que le basilic et diverses épices étaient ajoutés au dernier moment, il gagnait une toute autre saveur. Plus riche, plus parfumée, plus douce... dans mes souvenirs, la sauce tomate du lendemain avait bien meilleur goût. L'Atelier est un projet né d'une volonté latente chez plusieurs artistes issus d'une même scène de se réunir dans le but de confronter plusieurs énergies et d'en faire sortir de nouvelles idées, de nouveaux mécanismes créatifs, et une nouvelle façon d'envisager le hip hop. A cette époque nous venions tout juste de finir de digérer cette nécessité de sortir du cadre prédéfini des formats imposés par le milieu du rap traditionnel. Il nous fallait à présent tenter de réinventer une écriture hip hop plus personnelle, en cassant les systèmes de narration du rap, en tournant en ridicule le folklore préfabriqué et "prêt-à-penser" hip hop ("Le Hip Hop c'est mon pote"), en maltraitant les notions de structure au sein d'un morceau, tout cela dans un cadre ludique, en restant sûrs de soi et en évitant de paraître démonstratifs. Nous avions également un certain besoin de nous exprimer sur des sujets personnels, des émotions à plusieurs facettes et parfois contradictoires, de revenir sur des traumatismes du passé, d'évacuer certaines frustrations en se tenant le plus éloigné possible des formules toutes faites, lourdes et prévisibles du rap "conscient" ou "introspectif". Pour que cela soit possible il fallait prendre confiance en soi, il fallait pouvoir confronter ses idées à celles d'autres personnes venant d'autres formations, et cesser de jouer les autistes en se parlant à soi-même, ou en parlant à des gens qui ne comprenaient pas où nous voulions en venir. Il fallait à tout prix se réunir entre artistes allant dans la même direction, afin de comparer nos itinéraires. Tacteel, Cyanure, Para One, James Delleck, Fuzati et Tekilatex, six artistes aux parcours et aux sensibilités différentes, mais avec une quantité trop importante d'idées en commun pour que nous ne décidions pas de créer quelque chose ensemble.


Lors des premières réunions, même si chacun d'entre nous était admiratif du travail des autres, nous ne formions pas un groupe homogène. Certains se connaissaient depuis des lustres, d'autres venaient de se rencontrer, d'autres encore se fréquentaient sans jamais avoir eu l'occasion de faire de la musique ensemble. Nous avions cependant tous le sentiment d'avancer dans la même direction. Au printemps 2001 nous avons commencé à enregistrer des morceaux, les uns chez les autres. Chacun des membres ayant un emploi du temps extrêmement chargé, les réunions de L'Atelier se déroulaient dans une atmosphère excessivement riche et intense. Nous en ressortions presque les larmes aux yeux, satisfaits d'avoir pu créer quelque chose d'inédit, de beau, d'abouti, réalisé en osmose avec d'autres artistes de qualité, tout en ayant conscience d'avoir exploré quelque chose de différent de ce que nous faisions chacun de notre coté. Les MCs s'impliquaient dans la production, les producteurs dans les parties vocales, chacun ramenait ses idées, ses influences, des collages d'extraits de journaux, un vieil instrument de musique à inclure à un morceau... Dans "Je Pense Cependant Qu'on Approche", par exemple, le texte fut écrit à partir d'assemblages de textes et de mots provenants de diverses sources, la musique fut réalisée sans sampleur, mais à l'aide du multipiste de James Delleck, dans le salon de Tekilatex, à coup de bruits de vieux orgues électroniques, de percussions, de banjos et de game boys. Dans "Sans Fin", les couplets de Cyanure furent articulés à partir d'un même squelette de phrase autour duquel il ajouta de plus en plus de mots au fur et à mesure qu'il répétait la phrase en question, pour finir dans une apothéose de diction ultra rapide sans presque aucune pause. Les morceaux "All about Yves" et "Acappellas and cathedrals" furent mixés et réalisés en direct, de manière crue et instinctive, à la manière des musiciens de dub... C'est ce fourmillement d'idées qui fait la particularité de ce "Buffet des Anciens Elèves". Le résultat de ces multiples réunions prit la forme d'environ six ébauches de morceaux vocaux, dont les accompagnements musicaux attendaient d'être retravaillés.Il devenait de plus en plus difficile de se voir


tous ensemble régulièrement, très vite nous nous sommes rendus compte que le projet se déplaçait de lui-même entre les mains de ses créateurs et choisissait lui-même son propre itinéraire. Le projet entra à ce moment-là dans une très longue et éprouvante phase d'épanouissement, de mutation, d'affinement. Certains morceaux furent réenregistrés, certaines mises à plat effectuées chez Para furent mixées chez Tacteel. Les sons de certains morceaux furent modifiés. Certains mixes furent perdus. Plusieurs fois nous avons failli perdre espoir, et l'idée de sortir ce "Buffet des Anciens Elèves" fut enterrée, puis ressuscitée à maintes reprises. D'autres morceaux enregistrés par des segments isolés du groupe vinrent se greffer au projet. Ce qui pourrait être considéré comme la "post production" du disque fut un véritable travail d'orfèvre, minutieux, long, parfois pénible, qui dura plus d'un an et demi. Nous avions pris le parti de continuer à faire évoluer le disque pendant toute cette période, les morceaux étaient sans cesse retravaillés. Ainsi, moins d'une semaine avant le mastering du disque, nous étions encore en train d'apporter les dernières modifications aux productions et de poser les derniers couplets, permettant ainsi de tisser le tout. La sauce a pris le temps de cuire, et le résultat est bien au dessus des espérances, se détachant indéniablement de la masse des sorties hip hop françaises du moment. Parfois orienté vers le chant et la richesse des paroles, parfois totalement instrumental, "Buffet des Anciens Elèves" est un disque multifacette, torturé, tendant vers une sorte de pop tordue dont les racines hip hop mènent vers de longues branches électroniques, progressives et poétiques. Une photographie en pause longue d'une scène embryonnaire ayant choisi d'envisager le hip hop sous des angles inhabituels.

Voilà comment on vend le produit chez Institubes.Vous avez eu leur avis , voici le nôtre.


L’Atelier Buffet des anciens élèves (Institubes) L’Atelier c’est la rencontre improbable de 4 MCs aux flows complètement différents et du duo de producteur plutôt bourré de talent qui forme le groupe Fuckaloop Sur le papier ça semblait déjà très prometteur et force est de constater que le résultat synthétise parfaitement les différentes sensibilités des 6 comparses. Bien sûr l’homogénéité est un peu laissée de côté, tellement que pour pouvoir sortir leur album, qui se voyait refusé par toutes les maisons de productions, 3 des membres de L’Atelier ont fondé le label Institubes, devenu depuis une des valeurs sûres et toujours montante de la musique électronique française. Malgré tout il se dégage de chaque track un esprit commun dont le slogan pourrait être “Expérimenter & Rigoler”, à l’écoute de cet album on sourit autant que l’on tend l’oreille. L’album se partage entre plages electronica à tendance bruitiste et morceaux rappés où les MCs utilisent l’écriture automatique (Tekilatex excelle dans cet exercice) chère aux suréalistes pour illustrer leurs pensées inconscientes, de manière très spontanée. En plus de savoir manier des concepts tels que “Vaporisateur en cinémascope pour la vieille et son basset” (James Delleck), les quatres rappeurs ont beaucoup d’humour et leurs textes restent très accessible. L’illustration parfaite est le titre “Le Hiphop c’est mon pote”, à fort potentiel tubesque et idéal pour réconcilier tous vos amis avec votre musique préférée. Sur la mélodie inquiétante et infantile de “Sans Fin” (qui vous restera en tête quoi qu’il arrive), les souvenirs d’enfance hallucinés de Fuzati font écho aux délires égotrip suréalistes de Tekilatex tandis que James Delleck évoque de manière très dense et imagée son amour du hiphop. Ce titre est sans doutes le plus réussi de l’album ; les couplets des rappeurs correspondent parfaitement à la musique et le tout atteint un degré d’introspection stupéfiant. Voilà une des plus belles collaborations de ce “nouveau rap français indépendant” dont le groupe TTC est l’emblème. Meso


Bon ben l’atelier, en fait, je vois pas trop ce que c’est, vu que je n’ai dû l’entendre qu’une fois ou deux en soirée. C’est du hip-hop et dedans je crois qu’il y a Teki Latex, qu’est rigolo parce qu’il fait que parler de bite, et...comment il s’appelle déjà? Ha oui! Fuzati! Qui est rigolo aussi parce qu’on dirait qu’il déprime quand il chante. Bon ben sinon, que dire de plus? J’aime pas trop le hip-hop à la base, mais bon, là, d’écouter le CD dans une soirée ça m’a pas dérangé plus que ça. En

Bon, c’est bien un album de hip-hop, mais pourtant ça ressemble à rien de ce qui existe. La musique est bordélique, crade, destructurée, les textes des 4 rappeurs sont tour à tour moqueurs, déprimés, cyniques mais toujours très poétiques. Résultat : des morceaux extrêment complexes, baignant dans une atmosphère oppressante et desespérée. Le genre d’album qui ne peut pas laisser indifférent et qu’on peut écouter 100 fois sans se lasser. Parfait d’un bout à l’autre.Adrien

fait, j’peux pas trop dire ce que j’en ai pensé vu que je l’ai pas vraiment écouté...hum...voilà voilà...Bon ben, je vais me fumer une clope, tiens.Romano

Quand j’étais petit, j’avais fait un atelier cathéchisme. Il y a quelques mois, on s’est tous retrouvés pour un buffet des anciens élèves. Ce fut horrible. Mortellement chiant. Et bien cet album, c’est le contraire. Tout d’abord il est bien mieux introduit que cette chronique puisqu’il commence par un excellent titre présentant tous les protagonistes de ce regroupement des meilleurs MCs français actuels (enfin il en manque quelques-uns à mon goût) et posant les bases de cette atmosphère particulière dans laquelle baigne tout l’album. Fuzati , James Delleck, Teki Latex et enfin Cyanure. Côté machines c’est Paraone et Tacteel. Comme on peut s’y attendre, c’est régulièrement de mauvais goût, c’est (très) drôle, pertinant, sombre mais surtout musicalement captivant (chaque titre crée réellement une ambiance unique). Mais ce à quoi on s’attendrait pas forcément, c’est l’incroyable homogénéité de l’ensemble. Tous les univers différents de ces chanteurs aussi singuliers les uns que les autres fusionnent en un nouveau, varié et terriblement immersif. Hiphop, électro, poésie, humour noir, absurde, folie, désespoir. Ouvre-toi une bière, allume-toi quelque chose et monte le son. Le hip-hop, c’est ton ami.Nanard


Il y a beaucoup d’idées et de sensibilités différentes compilées sur la même galette. Teki gerbe son ça, Fuzati défie son surmoi et James Delleck nous conte le futur.Ca veut dire qu’il pourrait être membre de GloUmp, puisqu’on traite du futur. Ceci est donc une annonce d’embauche. Appelles nous !

L’atelier cannelé Tout d’abord les ingrédients : - 3 oeufs entiers - 150g de farine -1 gousse de vanille (ou sucre vanillé) - 2 jaunes d’oeufs - 250g de sucre -1 litre de rhum - 1⁄2 litre de lait - 40g de beurre - 15 a 16 moules a cannelé (cuivre ou silicone) Et bien entendu le cd de l’atelier (et de quoi l’écouter évidemment)

Vous voilà maintenant paré, Après avoir mis le son en marche, beurez les moules (soit au pinceau avec du beurre chaud, ou avec les doigts et propre de La question que je me pose, c’est : est ce préférence) et les mettres au frigo. Mélangez les oeufs ( entiers et jaunes) et le sucre, que l’album aurait été aussi bien si Para one en parralèlle faites chauffer le lait et la vanille( fendez la gousse et retiré les et Tacteel n’avaient pas été là ? Pour rendre graines).Une fois le lait chaud, retiré la gousse, ajouter le beurre coupé en petit morçeau cohérent les quatre univers , ils ont du se avec le sucre et les oeufs puis versez le lait chaud sur tout çà. Mélanger bien. (de prendre la tête, tant est si bien que sur cer- préférence sur collier de nouilles ça vous met dans l’ambiance). tains track il y’a une instru par rappeur, le tout étant tout de même homogène. J’ai Laissez ensuite reposer et profiter en pour vous imprégner de la musique (ah vraiment du mal à comprendre comment le quel crado ce fuzati). Une fois que la pate est à température ambiante, mélanger la tout puisse couler aussi bien. farine et 50 ml de rhum (ou plus suivant les goûts. La çà fait 3⁄4 d’heure que vous y êtes Les pistes entièrement instrumentales vont du planant(all about yves) à l’angoissant (acapellas & cathedrals), les skits sont en décalage avec des morceaux qui le sont déjà entre eux. Je loue les gens qui n’ont pas voulu signer l’album, c’était un pari qu’ils n’ont pas fait et cela a permis l’apparition d’institubes, future référence de la bonne musique. Moïse

l’album et presque fini, dépechez vous de faire préchauffer vôtre four pendant 10-15 mn, Remplissez en suite les moules (il sont dans frigo espèce de poisson rouge) avec la pate au 3⁄4 (et vraiment pas plus, ca gonfle a la cuisson et la derniere fois j’en est foutu partout), Puis vous pouvez ensuite enfourner les moule Buvez ensuite le reste du rhum, Maintenant c’est l’heure du bilan : La bouteille de rhum et l’atelier sont vraiment trop court pour cuire ces foutus cannelé rajoutez donc 20 bonnes minutesde cuisson et autantd de chansons correspondantes. Au final , des cannelés moelleux et un très bon album qui fait vraiment plaisir quand on l’écoute.Riton


Hot Chip Coming on Strong (Kitsuné) De nos jours les artistes influencés par la soul ont tendance à être un peu mous ou trop scolaires (prenez le dernier album d'Alicia Keys ou de Jill Scott par exemple).

bien sûr par Stax Records (label d'Otis Redding), pratique une musique qu'ils décrivent euxmêmes en équilibre entre soulful et expérimental. Il est pourtant très aléatoire de les

Et bizarrement ce sont cinq anglais même pas noirs qui remettent au goût du jour cette grande musique qu'est la soul. Le groupe Hot Chip, dont les influences vont de Brian Wilson à Madlib, en passant

suite à une série d'EPs qui ont largement fait parler d'eux outre-manche où ils sont très vite devenus les chouchous des charts. Le single Playboy est construit comme une ballade, mélancolique jusque dans ses percussions et portée par la voix fluette d'Alexis. Et puis en plein milieu de la chanson Joe, qui lavec sa voix de baryton

classer dans un genre particulier tant leurs chansons mèlent avec subtilité pop, hiphop, soul, electro et coolness attitude. Hot Chip c'est avant tout la rencontre entre le fan de Prince Alexis Taylor et le rap-addict Joe Goddard. La paire compose et ils sont cinq à enregistrer en studio. Coming on Strong, sorti en mai 2004 en Angleterre et distribué en France depuis Janvier, est leur premier album et fait qui lavec sa voix de baryton prend le relais sur une montée électro douce et pourtant acide qui nous paraît l'évidence même. C'est ce que l'on ressent durant tout l'album, la musique d'Hot Chip, aussi bizarre qu'elle puisse paraître à certains moments, s'impose à nos oreilles et nous fait sourire bêtement.

Baby Said mélange discrètement une boîte à rythme, un clavier, une basse et plusieurs micro percussions (voilà un domaine dans lequel les membres du groupe se laissent aller à l'expérimentation). Le tout ressemble à un travail d'orfèvre tant l'importance de chaque son est judicieusement pesée. Le refrain d'Alexis ("My baby said she wanted some action. I said "Baby, I can't give you that.") vient ajouter une dose d'humour et de fragilité à ce morceau dont l'équilibre parfait et la mélodie euphorique adoucirait même 50 Cent. Meso


Ol' Dirty Bastard Return to the 36 chambers (Elektra) Les premiers albums du Wu Tang Clan et de ses membres

en solo ont toujours été supérieursaux opus suivants. Cela se vérifie à chaque nouvelle sortie du crew de Staten Island.

shao-

lins. Liquid Swords, Only built for cuban linx et Enter the 36 Chambers, parus entre 93 et 95 sont, chacun dans un style différent, des monu-

Le Clan décline inexorablement, et pour ne pas regretter d'être un fan inconditionnel comme moi il faut réécouter les débuts des rappeurs shaolins.

Le flow d'ODB mélange rap hardcore et chant relativement juste ce qui fait de lui un MC assez imprévisible ; on ne sait jamais vraiment si dans la prochaine mesure il va crier à s'en casser la voix, lâcher une de ses punchlines clownesques ou entonner une mélodie douteuse. Et la manière dont il avale ses mots comme à travers

ments de maîtrise lyricale, soutenus par les productions révolutionnaires de RZA qui influencent encore aujourd'hui beaucoup de producteurs, toutes musiques confondues (Björk lui a commandé plusieurs remixes et les musiciens du Cinematic Orchestra le remercie sur leur deuxième album, par exemple ...) .Revenons ici sur le premier opus de Russel Jones alias Ol' Dirty Bastard, le membre le plus désaxé du Wu-Tang. Le flow d'ODB mélange rap hardcore et chant relativement juste ce qui fait de lui un MC assez imprévisisa bave donne à chacun de ses couplets une texture marécageuse qui se marie idéalement à l'instru crépusculaire du morceau Rawhide. Le tube incontestable de l'album se nomme Shimmy Shimmy Ya ; quelques accords de pianos martelés sur lesquels ODB pose un des refrains les plus efficaces et inoubliables de l'histoire du hiphop, et oui rien que ça. C'est très court et ça claque. A écouter aussi:

#14 : le posse-cut Protect Ya neck 2 the Zoo avec les rappeurs du Brooklyn Zu et de Sunz of Man (8 angry niggaz + Ol'Dirty) qui remettent toute une tripotée de MCs à leur place. Sur un beat sec et acéré comme il se doit ils sont très vénères, à tel point que Shorty Shit Stain en pleure "You shoulda stayed Home instead of picking up a microphone". Rien de tel pour se mettre en forme avant d'aller au boulot ! Meso


1/ Le clone d’Alain Gillot-Pétret annonce 60° pour cet été. Que comptez-vous faire? A : Grâce à votre entreprise de climatiseurs “Alain MAD”, vous allez passer 2 mois en Norvège chez votre cousin Adolf. B : Vous y avez mis le prix mais les climatiseurs “Alain MAD”, y a pas mieux. C : Pas de vacances pour vous cette année. Pourvu que Mr MAD fasse enfin réparer la clim sinon ce sera 20 douches par jours et tant pis pour l’Afrique. D : Ben, faudra aller arroser les pieds plus souvent. 2/ Une soucoupe volante se pose près de vous pendant le pique-nique dominical; sa porte s’ouvre. Que comptezvous faire? A : Rien, vos sacrifices d’humains avec le parti portent enfin leurs fruits. Le Seigneur Vador arrive. B : Cloîtré(e) dans votre voiture, vous essayez de filmer quelques images pour les vendre à la télé. C : Vous restez caché(e) dans les fourrés en leur lançant des cailloux dessus. D : Vous rentrez dans la soucoupe avec un pack de bières sous le bras. Vous finirez à l’hôpital. 3/ Vous apprenez au JT que la pénurie de Pétrole est définitive.Que comptez-vous faire? A : Vous avez bien fait de voler le brevet du moteur à eau, ça

va faire monter votre spécule; l’an prochain ce sera 4 mois chez Adolf. B : Vous déménagez pour vous rapprocher de l’usine. Le budget de Noël passera dans les masques à gaz. C : Vous relisez vos anciennes fiches du fan-club Mc Gyver et essayez de construire une voiture à gaz. vous finirez à l’hôpital. D : Vous souriez... 4/ Un soir de beuverie, Dieu vous apparaît. Que faitesvous? A : c’est l’illumination, vous prenez votre bible coincée entre 2 vidéos pédophiles et repartez en croisade : vous allez racheter Jérusalem! B : Vous lui demandez le sens de la vie et fuyez pendant son explication. C : Vous en parlez à un prêtre qui vous enverra consulter un docteur qui vous fera enfermer. D : Vous lui demandez si il est pour Israël ou Palestine. 5/ La France est désormais une dictature. Qu’allez-vous faire? A : après Jérusalem, la France...vous êtes très fort(e). B : Vous allez manifester mais vous êtes abattu(e) par la police lors d’une émeute.


C : Vous collaborez mais êtes quand même abbatu(e) D : Vous commencez à vous armer en quantité(s).

B : Vous arrêtez d’achetez des capotes de cette marque. C : Vous êtes obligé(e) de le(la) vendre, vous ne pourrez pas en nourrir 9. 6/ Voici la 1° mesure du Nouveau Régime : consommation D : Vous le confier à une meute de loups. obligatoire et autoproduction strictement interdite. Que comptez-vous faire? 9/ Vous pouvez détruire l’humanité, vous compris, et ça A: Faire exécuter les contrevenants. Cette couronne vous va prendra 10 minutes si vous appuyez sur le bouton rouge très bien. devant vous. Que faites-vous? B : Dans un élan héroïque vous faites pousser des radis à A : Dommage pour vous, le “D” a été le plus rapide pour une votre fenêtre et vous faites arrêter. fois... C : Pendant que vous faites réchauffer une boîte de raviolis B : Vous restez bloqué(e) jusqu’à la question suivante. MADFOOD, vous chechez dans le dictionnaire la définition du C : Apeuré(e), vous appelez la police. mot “autoproduction”. D : Vous allumez un spliff et après mûre réflexion,vous presD : Vous hésitiez depuis la question précédente mais là, c’est sez le bouton. décidé, vous prenez le maquis. 7 /Mad TV vous propose de participer à l’émission “les Gladiateurs de la mort”, ce jeu de télé-réalité où des candidats se livrent à des combats sans-merci pour de l’argent. Que faites-vous? A : Vous savez que c’est un canular des collègues du Parti, c’est vous le producteur de l’émission. B : Pas con(ne) vous refusez mais on vous traine sur le plateau de force. C : Vous acceptez malgré votre cancer des poumons, vous en avez bien besoin pour nourrir votre famille. D : Perché(e) au sommet d’un arbre, vous jetez des pignes sur les forces de l’ordre envoyées par l’émission. 8/Vous venez d’avoir un enfant. Que comptez-vous faire? A : Vous l’appelez Junior, il(elle) pensera comme vous et reprendra la boîte.

10/ Le “D” ayant appuyé sur le bouton, le temps file et il ne vous reste qu’une minute à vivre. Que faites-vous? A : Trop fièr(e), vous sautez de la fenêtre du 479° étage de votre building. B : C’est ça la question? Heureusement que c’est la fin. C : Vous vous demandez ce que fait la police, ça va bientôt faire 10 minutes que vous les avez appelés. D : Savourer.......c’est la nature qui va être contente. Espérons que Junior survivra. RéSULTATS : A : Vous êtes Alain Mad ou quelqu’un de sa famille. B : Bravo ! T’es juste dans la moyenne C : Bien fait pour ta gueule ! D : On attend toujours tes articles.


Finis le dessin avec ton talent de dessinateur. Balances le dessin sur nôtre mail ou envoies le nous, il y a des cadeaux à la clé! La gagnante du numéro précédent est Mélanie Rasch. Grâce à son petit chat, elle a gagné une bière et le droit d assister à une réunion de rédaction de GloUmp! Ecris un texte avec les mots suivants : Endive au jambon Bicoque Agrandir Stade malherbe de Caen colloque

dieu

Cependant, tu ne dois pas écrire plus d’un recto A4 sinon tu seras exécuté, pendu, enduit de goudron et de plumes, fouetté par un Irlandais et noyé dans le Gange.


Une sombre histoire d’expertise... Reconstitues l’histoire en remettant les cases dans le bon ordre tout en expliquant le cheminement de l’histoire.

réponses dans le prochain numéro



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