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glitter

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N°42 Décembre 2016 / 1,00 €

Scannez-moi

INTERVIEWS Jeff Ridjali, Laurent Beaumont, Echati Baco

S P É C I A L N O Ë L

ÉVASION

SHOOTING MODE

25/11/2016 11:08

SALON DE LA MODE, SOIRÉE MAMAS COCO, COCKTAIL AEROPORT

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N°42 Décembre 2016

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NOS SOIREES MAHORAISES

Stéphanie Diatta et Boston Par Nayl-AH Photography

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L’AUSTRALIE AUTREMENT


GLITTER

C

aribou Noël, Caribou jour de l’an. Nous voici dans la dernière ligne droite avant les fêtes et réveillons de fin d’année, période tant attendue de tous, petits comme grands. Nos rubriques cinéma, beauté, shooting, idées cadeaux, sont comme vous le découvrirez consacrées à Noël. Voyage également avec la découverte ce mois-ci du continent Australien, à la façon «backpackers», sur les pas d’Abby Saïd Adinani. Rencontres, avec les interviews de personnalités qui font Mayotte et son avenir. Jeff Ridjali, chorégraphe qu’on ne présente plus, et qui fait tant pour le développement de l’art et de la culture sur notre île; Laurent Beaumont, président de l’association Yes We Can Nette qui lutte contre la pollution et incite au recyclage des cannettes en aluminium; Echati Baco, talent d’outremer 2015, symbole des réussites de notre jeunesse audelà des frontières mahoraises. Tout cela et encore plein d’autres actu’ à découvrir tout de suite... Bonne lecture Pascal Abla

OURS

EDITO

N°42 DÉCEMBRE 2016

Siège social Glitter: Centre d’affaires de Mayotte, Bât A, Centre Maharajah 97600 Mamoudzou Pour nous joindre : contact.glittermayotte@gmail.com / 0639691266 Imprimé à l’Île Maurice chez Caractère Ltée / ISNN Glitter: 2262-8150 / Dépôt légal à La Bibliothèque de Mayotte Tirage : 3.000 ex. Tarif : 1€ / Directeur de la publication : Pascal Abla Ils ont collaboré à ce numéro : Rédaction : Pascal Abla, Isabelle Gazania, Ornella Lamberti, Abby Said Adinani, Wardat Monjoin, Smita Soundiram Photos : Pascal Abla, Nayl Ah du studio Nayl AH Photography, Ornella Lamberti, Abby Said Adinani, Smita Soundiram, Le Petit Maore, autres crédits photos selon indications. Illustration de couverture : Stéphanie Diatta par Nayl-AH Photography / Stéphanie porte une parure présentée par Kiyas Élégance à Mtsapéré, Mamoudzou


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Sommaire 8 Cinéma 12 Cocktail 14 Intervew 18 Zoom sur 24 Événement 28 Beauté 32 Beauté 34 Shooting 44 SoiréeMahoraise 46 Évasion 54 Interview 58 Spécial Noël 62 High-Tech

Ma vie de courgette, Trolls et Les Animaux Fatastiques Aéroport de Mayotte : passation de pouvoir à la direction Jeff Ridjali vous entraîne dans la danse Echati Baco, Jeune Talent d’Outremer 2015 7ème édition du Salon de la Mode de l’Océan Indien Hair Diffusion présente le TOP des coiffures tendances Frank.S Et Madora s’occupent de nos modèles Stéphanie et Boston sous l’objectif de Nayl-Ah Les Mamas Cocos au Mahaba Australie, voyagez autrement Yes We Can Nette : l’initiative solidaire et écolo Idées cadeaux Noël 2016 à Mayotte Mon Noël High-Tech


Cinéma En cette période de Noël nous avons sélectionné pour vous deux films d’animation qui devraient plaire aussi bien aux enfants qu’aux parents qui les accompagneront au cinéma. «Ma vie de courgette» est le film d’animation à ne pas rater cette saison car il est à la fois poignant, émouvant, drôle et sincère. Il permettra aux enfants de découvrir certaines difficultés de la vie, et les laissera pleins d’émotions et surtout d’espoir grâce avec un final radieux.

Synopsis RÉALISATION : Claude Barras DATE DE SORTIE : 19 OCTOBRE 2016 AVEC : Gaspard Schlatter, Sixtine Murat, Paulin Jaccoud «Courgette n’a rien d’un légume, c’est un vaillant petit garçon. Il croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère. Mais c’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire dans sa nouvelle vie au foyer pour enfants. Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice : ils ont tous leurs histoires et elles sont aussi dures qu’ils sont tendres. Et puis il y a cette fille, Camille. Quand on a 10 ans, avoir une bande de copains, tomber amoureux, il y en a des choses à découvrir et à apprendre. Et pourquoi pas même, être heureux.…»

Nul doute que vous éprouverez pour les enfants du film, aussi abstraits qu’incarnés, toute la tendresse du monde. Premiere.fr

Véritable pépite, ce film tendre et bouleversant nous amène doucement, comme son petit bonhomme de 10 ans, à regarder la vie avec bonheur grâce à la solidarité et à l’amour. Femme Actuelle

COURGETTE Il se nomme Icare mais tout le monde l’appelle Courgette. C’est sa mère qui l’a affublé de ce surnom auquel il tient. Devenu orphelin, il va connaître l’amitié au Foyer des Fontaines, entouré d’enfants comme lui mais tous différents. Il va apprendre aussi qu’on peut faire confiance aux adultes avec Raymond, policier débonnaire qui le prend sous son aile. Et il va découvrir l’amour avec Camille. CAMILLE Ce n’est pas une petite fille comme les autres, c’est peut-être pour cela que tout le monde en tombe amoureux… Les poupées, très peu pour elle. Mais le foot et la répartie, c’est son terrain ! Elle est le rayon de soleil du foyer mais elle va peut-être devoir le quitter, sa tante réclamant sa garde pour toucher la pension… SIMON Dur à cuire du foyer, c’est un leader au cœur tendre. Après avoir fait subir à Courgette un bizutage en règle, il deviendra son fidèle ami AHMED Lunaire et naïf, c’est un boute-entrain malgré lui. Il adore se déguiser : en dinosaure, en robot ou en dinosaure déguisé en robot. JUJUBE Glouton hypocondriaque, c’est l’ami inséparable d’Ahmed. Il mange même du dentifrice parce que « c’est bon pour la santé ». ALICE Elle parle peu, le visage caché par sa mèche. Camille réussira à l’amadouer quelque peu. BEATRICE Elle est douce et toujours prête à prendre la défense des autres.

SPÉCIAL NOËL 2016

focusonanimation.com

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Cette adaptation en stop motion du roman de Gilles Paris est un chef d’œuvre de poésie, d’humour et d’intelligence. LCI


Le célèbre studio Dreamworks nous offre un joli cadeau pour Noël avec «Les Trolls», un film ludique, chantant, drolissime et émouvant. Le talent du chanteur Justin Timberlake est largement mis à contribution pour le plaisir des spectateurs amateurs de pop music...

Synopsis RÉALISATION : Mike Mitchell, Walt Dohrn Date de sortie : 19 Octobre 2016 Avec (VOIX FRANÇAISES): Louane Emera, M. Pokora, «Connus pour leur crête de cheveux fluos et magiques, les Trolls sont des créatures délirantes et joyeuses et surtout les rois de la pop. Mais leur monde d’arcs-en-ciel et de cupcakes est changé à jamais lorsque leur leader Poppy, accompagnée de Branche et tous ses amis, doit se lancer dans une mission de sauvetage qui l’entraînera loin de ce petit paradis. Irrévérencieux, rafraîchissant et délirant, le dessin animé qui réveille la bonne humeur à coup de claques musicales à la Toussaint 2016. Inclus des chansons originales de Justin Timberlake, dont le tube de l’été, «Can’t stop the feeling».»

Mené tambour-battant, avec esprit et malice, «Les Trolls» vous mettra, à coup sûr, d’une humeur formidable. Sûrement parce que les réalisateurs ont en partage cet amour pour l’irrévérence, celle qui permet aux enfants et aux parents de rire en même temps. LCI

Crédit photos © Dreamworks

Les réalisateurs nous offrent un défilé ahurissant : Troll à paillettes, Trollette à la tignasse rose fluo, Troll bougon, bébé Troll craquant : graphiquement, c’est ébouriffant. LeParisien.fr

Ça pulse, ça déménage, ça chante, ça danse (et de quelle façon les amis !) JC Guerrero sur Allocine.fr

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Cinéma Après le ras de marée Harry Potter qui séduit la planète depuis près de deux décennies, l’auteur britannique J.K Rowling revient en force avec «Les Animaux Fantastiques». De quoi satisfaire les admirateurs du jeune sorcier devenu grand qui attendaient une suite à ses aventures magiques et qui vont pouvoir se régaler de cette nouvelle saga.

Synopsis RÉALISATION : David Yates DATE DE SORTIE : 16 NOVEMBRE 2016 AVEC : Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler

SPÉCIAL NOËL 2016

Les aventures de Norbert Dragonneau, l’auteur du livre Les Animaux Fantastiques qu’étudiait Harry Potter. «New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d’être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du «Moldu») déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable. Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d’un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale. Mais quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente. Il s’agit d’une violation manifeste du Code International du Secret Magique dont se saisit l’ancienne Auror Tina Goldstein pour récupérer son poste d’enquêtrice. Et la situation s’aggrave encore lorsque Percival Graves, énigmatique directeur de la Sécurité du MACUSA (Congrès Magique des États-Unis d’Amérique), se met à soupçonner Norbert… et Tina. Norbert, Tina et sa sœur Queenie, accompagnés de leur nouvel ami Non-Maj’ Jacob, unissent leurs forces pour retrouver les créatures disséminées dans la nature avant qu’il ne leur arrive malheur. Mais nos quatre héros involontaires, dorénavant considérés comme fugitifs, doivent surmonter des obstacles bien plus importants qu’ils n’ont jamais imaginé. Car ils s’apprêtent à affronter des forces des ténèbres qui risquent bien de déclencher une guerre entre les Non-Maj’ et le monde des sorciers.»

«Les Animaux fantastiques», première pierre d’une nouvelle saga visant à explorer plus en profondeur le monde des sorciers créé par JK Rowling, réussit à se dégager de l’ombre d’Harry Potter pour affirmer une touche plus enlevée et légère. Et si le sortilège n’est pas mémorable, il est particulièrement jouissif... Les Inrockuptibles

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Cocktail

Aéroport de Mayotte

Passation de pouvoir entre Daniel Lefebvre et Yves Christophe Le 3 novembre dernier M.Daniel Lefebvre, directeur de l’aéroport de Mayotte depuis six ans, faisait officiellement ses adieux à l’île au lagon en présence de ses équipes, de nombreux invités, d’officiels et d’élus. Ils étaient venus nombreux également pour souhaiter la bienvenue à son successeur, M.Yves Christophe très heureux de reprendre le flambeau pour poursuivre cette belle aventure dans le 101ème département. Glitter était présent à la soirée...

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Interview

Jeff Ridjali

Vous entraîne dans la

DANSE A l’occasion du lancement de sa saison de workshops, le chorégraphe et danseur Jeff Ridjali nous a accordé une interview. L’artiste nous parle de son parcours, des caractéristiques esthétiques de la culture mahoraise et de la nécessité de construire des espaces d’arts à Mayotte. Texte : Ornella Lamberti Merci à la troupe Jeff Ridjali pour les photographies

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Workshop avec la compagnie «En Lacets»

Quel est votre parcours ? Jeff Ridjali : J’ai une formation européenne et j’ai travaillé avec des compagnies internationales. J’ai d’abord été acrobate et gymnase à Mayotte dans les années 80 puis, en 1985, j’ai quitté Mayotte pour La Réunion afin de perfectionner ma pratique de la gymnastique. Je voulais faire les Jeux Olympiques, à l’époque ! Ça m’a donné l’agilité du corps. Puis, au lieu de danser simplement et de calculer des trajectoires, j’ai commencé à créer. J’ai été initié au jazz très tôt : un jour, j’ai découvert un CD de James Brown chez un disquaire de Mayotte, ça m’a rendu fou ! J’ai aussi fait partie de la génération break dance qui a été un phénomène mondial. Après La Réunion, j’ai étudié deux ans dans une école de danse à Marseille puis j’ai vadrouillé dans toute la France avec diverses compagnies. Ensuite, j’ai rencontré ma partenaire, Isabelle (Camatte, ndlr), et nous avons créé ensemble un lieu de résidence et de partage autour de la pratique de la danse. A ce moment-là, j’ai beaucoup étudié, la place du corps, l’histoire de l’art, la biographie d’Alvin Ailey, les techniques grahamiennes, Horton, etc. Puis, en 2001, je suis parti aux Etats-Unis avec ma compagnie, Isabelle et les meilleurs élèves de mon école.

Pourquoi êtes-vous revenu à Mayotte ? JR : En 2001, juste après les attentats du Wall Trade Center, je reçois un coup de fil du Service culturel du Conseil général qui me propose d’animer des ateliers de pratique et de création de la danse. Moi qui avais travaillé avec ce corps comorien, mahorais, j’avais désormais travaillé avec le corps américain. J’ai eu envie d’apporter cette autre culture à Mayotte.

Comment s’est passée « l’importation » de la danse contemporaine à Mayotte ? JR : Tu n’es pas obligé d’avoir un corps d’athlète pour pratiquer la danse contemporaine, elle est accessible à

tous. En revanche, elle n’est pas vraiment populaire, il faut un certain savoir pour l’enseigner et la comprendre. Mais cette pratique – quand on atteint le corps juste, comme un diapason – permet de se comprendre soi-même.

C’est donc la question de l’identité qui est au centre de vos créations ? JR : Oui, je suis revenu étudier ma culture, nourrir mon langage artistique par mon histoire. Je vais pouvoir traduire nos danses, les lire, les nourrir, les extrapoler. Mayotte a une c u l t u r e magnifique avec ses sonorités et ses tabous, ses danses animistes, ses danses thérapies qui soignent, sa hiérarchie, son respect, tout un

système qui m’intéresse. C’est pour cela que je n’arrive pas à quitter cette île. Il faut retrouver son identité, la comprendre, pour ne pas se laisser marcher sur les pieds. Mes créations s’inspirent beaucoup de ces rites et de ces danses culturelles et cultuelles même si je m’en méfie parfois. Ce qui me parle, c’est aussi ce qui va parler à quelqu’un d’autre. Je suis Mahorais, Européen, Africain, je parle un langage universel, celui du corps.

L’ÉDUCATION ARTISTIQUE N’EST PAS BONNE À MAYOTTE : IL FAUDRAIT DES CENTRES CULTURELS, DES ÉCOLES DE DANSE...

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Quelles sont les caractéristiques esthétiques de la culture mahoraise, selon vous ? JR : Dans la culture mahoraise, il y a beaucoup d’appuis au sol, de frappes, d’onomatopées ; une véritable noblesse avec beaucoup de ports de bras et de sensations de flotté, comme les flottements calmes de la mer. Il y a également énormément de frappes de pieds comme je le disais, de piétinements, de danses très ancrées au sol qui permettent d’aller jusqu’à la transe. Toute une danse d’endurance qui travaille le flux du sang. Mais le mouvement est aussi accompagné de la voix, avec un véritable travail vocal, des chants soufis ou païens.

Que pensez-vous de l’éducation artistique qui est donnée ici ?…

UN SPECTATEUR EST VENU ME VOIR ET M’A DIT : « AH, C’EST DU CINÉMA, MAIS VIVANT ! »

JR : Les Mahorais sont coincés, on croit qu’ils sont libérés mais ce n’est pas vrai. L’éducation artistique n’est pas bonne à Mayotte : il faudrait des centres culturels, des écoles de danse, que les Mahorais s’intéressent à leur histoire. On a créé un musée (le MuMA, ndlr) avant même d’avoir fait vivre notre culture. Il faut identifier les artistes dont la pratique est active et au lieu de créer des mosquées, créer des espaces d’art. Mais des espaces d’art qui vivent, pas comme les MJC de l’île : c’est comme si on ouvrait des maisons sans les meubler. Il y a beaucoup de gens de talent à Mayotte mais on manque de cohésion. Est-ce que les jeunes sont compris ? Non. Est-ce que les jeunes sont canalisés ? Non. Il n’y a pas de lieu professionnel pour les arts, que des MJC qui sont simplement des maisons de quartier. Il ne faut pas s’enfermer chez soi devant sa télé, il faut aller au théâtre, au cinéma…

Mais trouvez-vous, malgré les lacunes encore, que les choses évoluent dans le bon sens ? JR : Oui, beaucoup de tabous disparaissent. Maintenant, les gens se prennent en photo et se laissent photographier et apprécient de passer à la radio ou à la télé, par exemple. En

Workshop avec la compagnie «En Lacets»

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outre, ils cessent de juger en « pur / impur » et commencent à comprendre le langage artistique contemporain. Après une de mes représentations, un spectateur est venu me voir et m’a dit : « Ah, c’est du cinéma, mais vivant ! » Il faut leur donner une grille de lecture, les inciter à aller voir des spectacles, à éveiller leur conscience. Une de mes cousines m’a dit : « La danse contemporaine, c’est une danse qui raconte ». Oui, le corps raconte, le corps peut être politique, il peut choquer.

Quid du festival Maoré Danse ? JR : Il n’y a pas eu de financement cette année. S’ils veulent faire de la culture dans leurs bureaux, qu’ils la fassent ! C’est vraiment dommage car Maoré Danse s’inscrit dans un festival régional, avec Madagascar, le Zimbabwé, l’Afrique du Sud, etc. et c’était par le biais de ce festival que les rencontres se faisaient. Mais tant que je suis là, il sera là, ce festival.

Quels sont vos projets ? JR : Je travaille davantage sur la transmission en ce moment, via des ateliers ouverts au public. Mais je proposerai toutefois deux créations cette année, une reprise de répertoire et une exploration.

Les ateliers, stages et workshops de Jeff Ridjali « Comprendre et développer ses capacités corporelles, expérimenter l’espace et le temps pour créer sa propre danse » Lieu : MJC de Tsingoni Horaires : le mardi de 19h à 20h30 Le jeudi de 17h30 à 19h et de 19h à 20h30 Informations et inscriptions : 0639 24 13 97 (Cours payants pour adolescents et adultes)

Merci Jeff Ridjali !

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Interview

Zoom sur...

Echati

T A L E N T D’OUTRE-MER 2015 Elle n’aime pas la lumière, mais elle a finalement accepté, pour Glitter, de répondre à quelques questions. L’année dernière, 54 jeunes originaires des outremers ont été récompensés pour leur réussite universitaire et professionnelle. Echati fait partie de cette poignée d’ultramarins venus redorer le blason de leur territoire lointain. Le 18 décembre 2015, ce n’est pas sans fierté qu’elle représente, à elle seule, son île. Mayotte. 101è département français et 5è département d’outremer, depuis le 31 mars 2011. Une terre qui bouge, pour ses générations futures. .

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Jeune Talent d’Outremer 18 décembre 2015 : jour de la remise des prix de la sixième édition des talents d’outremer, par le CASODOM (comité d’action sociale en faveur des originaires des départements d’outremer). La cérémonie commence à 18h au Palais d’Iéna à Paris, en présence de l’ancienne Ministre de l’Outremer, Mme George Pau-Langevin. Une pointe d’excitation, et une vague d’émotion, pour Echati. Pourtant, c’est par hasard qu’elle formule sa demande, en regardant France Ô : « J’ai vu une publicité qui incitait les jeunes à s’inscrire. J’ai vu les résultats des années précédentes, il n’y avait aucun Mahorais primé. Je trouvais ça dommage, et j’ai eu encore plus envie de gagner. » Quand elle apprend sa sélection, elle est si fière, car c’est le fruit de tant d’efforts. « Je représentais Mayotte, ce jour-là ! », dit-elle avec bonheur. Discrète de nature, Echati témoigne enfin. « A un moment, j’ai eu l’impression que [le fait d’avoir atteint mes objectifs] ne me suffisait pas, que j’étais égoïste de garder mon vécu pour moi. J’ai réussi à en arriver là, mais mon parcours pourrait aider certains qui pensent ne pas avoir les capacités pour faire ce qu’ils veulent. Témoigner, c’est une façon de rendre à Mayotte ce qu’elle ma donné. J’ai commencé là-bas, j’y ai grandi 18 ans et j’ai bénéficié d’une bourse. En témoignant, je dis merci à Mayotte pour tout ce qu’elle m’a apporté... »

jours, pendant 10 mois ! Les cours étaient à Paris, l’alternance à Orléans… La deuxième année, j’ai trouvé une entreprise en région parisienne, et j’ai déménagé. » Au terme de trois années d’école, Echati obtient son premier emploi en Alsace. « Je ne me suis pas fixée de limites géographiques, j’ai cherché en métropole, à l’étranger, dans l’Océan indien. Repartir en outremer ne m’aurait pas dérangée. »

Une femme ambitieuse « Le fait d’en être arrivée là me prouve que j’ai des capacités, et cela m’encourage à voir plus loin, à viser des postes que je n’aurais pas visés il y a quelques années, car je me serais sentie incapable de le faire... Ce parcours m’a donné confiance en moi. » Aujourd’hui Chargée de maintenance génie civil, elle aime ce métier qui lui permet d’allier à la fois la technique, le relationnel et le terrain. Elle a aussi pris goût au voyage. « J’ai envie de profiter de la vie, mon projet serait de faire le tour du monde.

Le parcours du combattant Le parcours universitaire d’Echati a parfois été semé d’embûches, mais pour rien au monde elle ne se décourage. Après un Bac scientifique mention Très bien au lycée de Mamoudzou, mais des débuts insatisfaisants en faculté de Médecine à Poitiers, elle prend la direction des Sciences de l’ingénieur. Sa vocation n’est pas là. Nouvelle réorientation donc, quand elle s’inscrit en DUT Génie civil à Rennes. La recherche de stage est infructueuse en métropole, c’est donc à Mayotte qu’elle en réalise deux. L’occasion de retrouver la chaleur de sa famille… Validant sa Licence Génie civil à Lorient, elle s’installe six mois à Lyon, où elle parvient à trouver un stage qui lui plaît. Elle finit par intégrer le CESI en Ile-de-France. Une école qu’elle a pu payer grâce à une source de revenus réguliers, dès la licence. « L’apprentissage m’a permis de faire mon école dans de bonnes conditions, car je n’avais plus de problèmes financiers. La première année en école a été la plus dure, je vivais à Orléans et je faisais l’aller-retour tous les

EN TÉMOIGNANT, JE DIS MERCI À MAYOTTE POUR TOUT CE QU’ELLE M’A APPORTÉ

J’ai déjà commencé, et j’aimerais continuer. Et comme toutes les femmes, je fonderai un jour ma famille. Chaque chose en son temps. » Pour Echati, qui s’affirme comme une femme ambitieuse, toutes les femmes mahoraises doivent étudier, si elles en ont envie. « Il faut y croire, s’entourer, se renseigner, parler aux bonnes personnes. Partir à La Réunion ou en 19


métropole peut être une bonne chose, mais la distance rend les choses complexes... Il faut avoir la capacité à affronter des difficultés, et se demander si on a la force psychologique suffisante. A Mayotte, on est tous soudé, et en partant, on est projeté dans un autre monde, on doit s’accrocher ! Ça ne sert à rien de vouloir faire comme tout le monde, pour déprimer... Le mieux, c’est de rester là où on sent qu’on pourrait être le plus efficace face aux difficultés, qu’on saura y répondre et faire les choses de façon optimale. »

vient apprendre le français… Moi, je considère que ce sont des personnes ignorantes et frustrées ; quand ce sont des réflexions de personnes maladroites, je reprends leurs paroles, et je les amène à reconnaitre la bêtise de leurs propos, pour qu’elles comprennent que ça peut être mal interprété. J’arrive à avoir du recul, je les amène à prendre conscience du poids de leurs mots. Quand c’est vraiment méchant et raciste, je ne fais pas attention, ou j’essaie de débattre sur ce sujet et leur montrer qu’elles sont à coté de la plaque. Ça ne m’a jamais stoppée, ce n’est heureusement pas un frein pour moi, je considère que ces personnes ne sont pas renseignées, et je ne peux pas leur permettre de me bloquer, me décourager. Je ne fais pas attention. Et personne ne devrait faire attention, d’ailleurs. »

La distance, le manque…

« Le grand choc en arrivant en métropole, a été de quitter ma famille. Autant le froid, en soi, ce n’est pas insurmontable, il suffit d’être équipé. Mais être loin de mes parents… On se prépare mentalement certes, mais Et la culture, dans tout ça ? je ne pensais pas que ça serait si dur ! J’ai mis plus d’un an à m’habituer à être loin, et dès que j’ai fini ma « Ma culture fait partie de moi. C’est parce que j’ai eu première année universitaire, le lendemain des résultats- une éducation mahoraise, que j’ai une certaine façon même, j’ai pris l’avion pour Mayotte. Le passeport de voir les choses. » A Poitiers, Echati fait la connaissance mobilité de LADOM est vraiment nécessaire, car sans de jeunes de tous horizons : Congolais, Cambodgiens, ça, je ne pense pas que je serais rentrée tous les ans, Malaisiens, métisses,… une mixité culturelle qui ne et j’aurais peut-être déprimé. Là, j’avais une consolation l’empêche pas de passer des week-ends « entre Mahorais ». en sachant que je rentrerai à la fin de l’année, et que « Moi, je suis pour l’ouverture. Il faut connaitre d’autres je verrais ma famille ; ça a beaucoup joué dans ma façons de penser, et se donner l’occasion de connaitre motivation et dans ma réussite. » autre chose. Quand je dis que je viens de Mayotte, Les difficultés de la vie en métropole ne sont pas tant et qu’on ne me pose pas de question, je me vexe ; et morales et affectives, que financières. Vivre sans quand on me demande où c’est, j’amène l’autre à ressources, c’est tout c connaître Mayotte, je prends sa gérer seul… « J’ai méconnaissance avec amusement, m eu des difficultés p pour l‘intéresser et non le braquer. MOI, JE SUIS POUR L’OUVERTURE. IL financières, à une C Certains sont contents, d’autres me FAUT CONNAITRE D’AUTRES FAÇONS DE période, mais d demandent de parler shimaoré... PENSER, ET SE DONNER L’OCCASION DE ce n’était pas un D Des collègues me disent « Caribou » CONNAITRE AUTRE CHOSE frein pour moi, car p parfois, c’est drôle. » j’arrivais toujours P Pourtant, malgré le lien si fort à joindre les deux q qui la rattache à l’île au lagon, bouts, à gérer mon budget ; je travaillais pendant deux Echati ne pense pas rentrer aussitôt à Mayotte. « mois en été, parfois, je travaillais aussi le soir après les Aujourd’hui, Mayotte paye les bourses et le passeport cours, et cela me permettait de tenir la route. Au début mobilité. On envoie les étudiants, mais les études sont ce n’est pas évident, il faut organiser son budget, et se un investissement, et on attend encore le retour sur concentrer sur le strict nécessaire. » investissement. En vacances à Mayotte, j’y ai sondé le marché de l’emploi ; j’étais assez surprise de voir Quid du racisme ordinaire ? qu’aucune entreprise n’était intéressée par mon profil […]. Le jour où je rentrerai à Mayotte, je me lancerai dans « A Mayotte, quand je me levais le matin, je ne me disais ma propre affaire et me donnerai à 100%. » jamais « je suis noire ». En métropole, quand je croise des personnes qui n’apprécient pas les gens de couleur... Une ambition, une force de caractère, et un sourire quand des gens me disent « Bonjour l’Afrique ! », éclatant. alors que je ne les connais ni d’Ève ni d’Adam, c’est déroutant. Dans la première entreprise où j’ai travaillé, Par Smita Soundiram certains collègues m’ont fait des réflexions, disant qu’on 20


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Il va falloir compter avec

La mode indocéane

Une styliste parisienne habituée des Fashion-Week marraine de l’évènement, une conférence de presse, la Maison Udjuwa présidente du jury, une affluence incroyable du public, des ventes privées Sakina Msa et bientôt un magazine ; qui aurait pu imaginer pareil succès pour un Salon de la mode débuté il y a sept ans sur un terrain de sport ? Personne. Sauf Wardat Monjoin, présidente d’ALCOI qui a pris pour (bonne) habitude de voir toujours plus grand. Et ce n’est pas fini. Texte par Wardat Monjoin et Isabelle Gazania-Haas / Crédit photos © Le Petit Maore

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L

es Fashion Week, on le sait, fleurissent un peu partout sur la planète mode. Et aussi grand soit le talent des créateurs perpétuant leur savoir-faire dans l’océan indien, Paris, New York, Milan restent les références incontestées. Mais pas incontestables. Car un simple coup d’œil lancé à la pluralité des créations présentées lors du 7e Salon de la Mode Océan Indien suffit à convaincre de l’immense potentiel de nos îles en matière d’industrie textile. Quelle autre Fashion Week réunit autant d’inspirations africaines, orientales, indiennes, occidentales, créoles ? Où trouve-t-on des évènements qui fédèrent à ce point des cultures en apparence aux antipodes l’une de l’autre, mais qui en fait, pour peu qu’on leur lance des passerelles, ont une richesse commune ; celle du métissage ?

A ceux qui craignent de voir se fondre leur identité dans le multiculturalisme, le Salon de la mode Océan Indien prouve qu’au contraire, en se mêlant les uns aux autres, en multipliant les emprunts, en échangeant des savoirs faire ; on partage, on se rassemble, et on est plus forts. Pour porter cette parole au-delà des frontières des îles, ALCOI a frappé fort pour sa 7e édition. Et c’est aux médias de Mayotte, soutiens indéfectibles du Salon de la mode, qu’elle a annoncé la primeur de l’événement. Le lancement en juin 2017, de Fossette Magazine, déjà édité sur le net par Made in VO, dont la ligne éditoriale s’appuie sur la conviction que la mode et la beauté, sujets en apparence superficiels, sont très représentatifs d’une époque, d’un esthétisme, d’une manière de penser et d’une façon de vivre. Pas question de parler des talents de l’océan indien comme d’une tendance ou d’une mode ethnique. Ce sont de vrais sujets et ils seront traités comme tels. Le ton était donc donné et pour illustrer ce changement de dimension, ALCOI a organisé, la veille du Salon, une vente privée Sakina M’sa à l’hôtel Caribou. Peut-être le prélude à d’autres opérations des maisons parisiennes dans l’océan indien… Paris se déplaçant à Mayotte ; qui en aurait rêvé ? Considérant que rien n’est impossible, l’Association Laingua et Culture de l’Océan Indien a su faire venir la capitale à nous. Ainsi donc, c’est auréolé d’une perspective de développement optimisée, que le 7e Salon de la mode a débuté ; la plus belle des entrées en matières pour mettre en relief le talent des créateurs de la zone. Eco-création et couleurs tropicales ; le thème de cette année était à la hauteur de l’exigence des organisateurs. Chère à Sakina M’sa qui en a fait son cheval de bataille, l’alliance du beau et du développement durable a fait plus qu’inspirer les créateurs. Elle les a transcendés. « L’idée est simple, ésume Fossette Magazine, magazine officiel de l’évènement, il s’agit de redonner une seconde vie aux vêtements et à la matière. Faire du neuf avec du vieux. Mettre en pratique le fameux adage ; rien ne se perd, tout se transforme. » Ainsi, le soir du défilé, chemises d’homme, anciennes robes de bal, cravates, chutes de tissu, et même lacets de chaussure, capsules de cannettes,oubouchonsdebouteille,sontvenussemêlerauraphia,feuille d’aloès, graines naturelles tandis que bazin et coton, soie et mousseline 25


formaient de somptueux patchwork. Le mix, le métissage : plus on mélange, plus on crée. Plus on fait exploser son identité. C’est à la styliste la plus audacieuse, Lalasoa Rakotoarivelo (Lalassou Création), qui a osé un incroyable chapeau en volants de… sacs plastique et un non moins surprenant gilet de… bouchons de bouteille qu’est revenu le premier prix. Un choix qui a pu surprendre mais qui a aussi conforté dans la capacité d’ALCOI de bousculer les codes, réveiller la création, susciter la controverse ! De bonne augure pour la suite de l’aventure ! Un thème qui a fait revenir une styliste, Moinecha Hariti, lauréate du 3e prix, à une technique ancestrale de teinte du tissu avec de la terre. Elle avoue y avoir passé des heures avant d’obtenir un résultat à la hauteur de son exigence mais en renouant avec la tradition, la styliste est parvenue à associer savoir-faire des anciens à la modernité d’une coupe parfaite. Or, allier tradition et modernité est une autre des valeurs fortes véhiculées par ALCOI. Chapeau bas également à la robe de Mireille Rakotomanoelina (Manantsoa Création), sublimée il est vrai par la mannequin Noah, dont on notera que l’année dernière déjà, la robe qu’elle avait portée avait remporté le deuxième prix. Petit clin d’œil à Viviane Bellais et Solène Faure, stylistes de la robe. On retiendra aussi le panache des stylistes du concours amateur ; la réunionnaise Marie-Chantal Kassamaly décroche le premier prix, et bravo au style déjà affirmé de la toute jeune

mahoraise Armia Issouf pour sa tenue armée de l’air so girly confectionnée à partir d’une chemise-homme, et au talent déjà très prometteur d’Olivia Anjarasoa, pour sa robe en rafia..


Beauté

Hair Diffusion présente...

Le TOP

des coiffures tendances pour le réveillon 2016

Pour être la plus belle de la soirée, quelques accessoires bien choisis suffisent à se créer un total look de réveillon. Chignon, Curly, coupe tressée ou encore brésilienne, voici la sélection HAIR DIFFUSION des Must Have pour vous faire la plus belle des coiffures de fête.

Le chignon haut fait toujours partie des préférés de la fête ! Le kit Buns Franck Provost vous permettra de le réaliser en quelques minutes. Pour la finition, rajoutez une couche de Gel Ecostyler et le tour est joué. Astuce : pour lui apporter une touche glamour, parez-le d’une couronne !

Le Chignon

©Pinterest

Bon nombre de stars Hollywoodiennes l’ont adopté, Le Curly est la référence Trendy de cette année. Comme Leona Lewis, arborez une belle chevelure frisée : rien de plus simple avec la combinaison des Flexi rods, de la crème WEHO Curl Extrème et du gel Activilong Acticurl qui définiront parfaitement vos boucles ! SPÉCIAL NOËL 2016

Le Curly

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Indémodables depuis les années 80, les tresses africaines prennent un nouveau souffle ! Look Bohème, Street ou Rock, elles sauront styliser votre chevelure. Et si vous y mettiez une teinte de couleur ? ©Pinterest : Crystal Talent

La Coupe Tressée

Nouveau sur le podium, le peigne brésilien est votre accessoire idéal pour des coiffures de fêtes sophistiquées. Queue de cheval ou chignon bas, vous n’avez plus qu’à dresser vos cheveux lissés avec de la laque Weho Final Fix de Vitality’s !

La Brésilienne

Notre sélection spéciale Brushing...


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Beauté

Relooking avant shooting...

Frank.S et Madora

s’occupent de nos modèles

Avant de passer sous l’objectif de Nayl-AH, nos modèles du mois, Stéphanie et Boston, sont passés entre les mains expertes de Frank Servel du salon Frank.S et Julie Rey-Millet de Madora pour un relooking coiffure et maquillage du plus bel effet. Côté coiffure, c’est donc un joli chignon bas pour Stéphanie qui avait fait un tissage récemment sur son Afro d’origine. Boston bénéficie d’une couleur gris argent ultra tendance. Côté maquillage, du sobre, du soft, du beau. Merci Frank et Julie!

SPÉCIAL NOËL 2016

Photographies par Nayl-AH

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SHOOTING

Glitter

Shooting réalisé pour Glitter par NAYL-AH PHOTOGRAPHY

Stéphanie porte une parure présentée par

fb/Nayl.Ahphotography Modèles : Stéphanie Diatta Boston

KIYAS ELEGANCE 118 route nationale 2 à Mtsapéré - 0639 29 14 30

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UVAGA

Stéphanie est habillée par UVAGA 61, Rue du Commerce à Mamoudzou - 0269 61 66 36

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Stéphanie et Boston sont habillés par ZAK BOUTIQUE 27, Rue du commerce à Mamoudzou - 0639 19 19 79 (Ils sont équipés de montures par Vision 2000)


Stéphanie et Boston sont habillés par T-SHIRT & COMPAGNIE Rond-point du manguier à Mamoudzou - 0269 60 60 60 Rue du commerce à Labattoir - 0269 60 96 27


Stéphanie est habillée par GLAMOUR à KAWENI Lieu dit Centre Maharajah, face à la MGEN à Kaweni - 0639 03 42 95


Stéphanie et Boston sont équipés de montures solaires chez VISION 2000 Galerie marchande JUMBO - 0269 62 62 61 / Rue du stade de Cavani - 0269 61 5301 Petite-Terre : Labattoir, face à SCORE - 0269 60 09 38


SAYHA Prêt à porter Hommes

Boston est habillé par SAYHA 53, Rue du commerce à Mamoudzou, près de Kalo - 0639 68 52 53


Stéphanie est habillée par LA DIVA 4 Frères Sartana (face au CDTM) - 0269 62 91 88


Stéphanie et Boston sont habillés par AFRIQUE ELEGANCE Rue du commerce à Mamoudzou, Immeuble Boccador - 0269 61 14 60


Stéphanie et Boston sont habillés par ETHNIK 58 Rue du commerce à Mamoudzou - 0269 61 98 11


Soirée mahoraise

Soirée Mamas

cocO

L’association Bahati Djéma de Mtsaperé qui existe depuis 2008 avait organisé le samedi 19 novembre une grande soirée Zamantalouha, spéciale années 60 au Mahaba Club, dans le but de mettre en valeur nos mamies des 3ème et 4ème âges. Elles étaient toutes curieuses de découvrir ce qui fait vibrer tous les soirs, leurs enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants. Elles ont dansé jusqu’à 1h30 du matin tout en se rappelant le temps jadis, certaines n’ayant même jamais connu ce plaisir durant leur Jeunesse. Une soirée touchante, festive et émouvante émouvan à la fois, en préparation de la 4ème édition de l’élection Miss Coco du 3 décembre... Crédit Photos © Le Petit Maore e

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Evasion

Australie

Voyagez Pour les moins de 30 ans, l’Australie est synonyme de terre promise : en tant que fermiers non qualifiés, certains peuvent prétendre jusqu’à un salaire de 800 dollars australiens, par semaine. Si le Visitor Visa est gratuit pour un séjour de moins de 3 mois, ils sont nombreux à débourser, chaque année, 440 AUD$ soit environ 300 euros pour acquérir le fameux Working Holiday Visa, ce précieux sésame qui permet aux jeunes de travailler sur le territoire, pendant au moins un 46


Le surf est une véritable religion en Australie

Autrement an. Beaucoup de voyageurs ont adopté cette solution qui leur permet de faire des économies (le salaire moyen se situe entre 17 et 22 AUD$/h) tout en visitant à leur rythme ce pays, plus grand que l’Europe. Et si vous aussi, vous changiez votre façon de voyager ? Ce mois-ci, Glitter vous propose de devenir backpacker, au pays des kangourous. Texte et photographies par Abby Said Adinani 47


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ydney, Melbourne, Brisbane, Adélaïde, Cairns, Hobart, Perth... Certaines de ces villes australiennes ne sont plus à présenter. D’autres méritent que l’on s’y intéresse un peu plus. Une chose est sûre, avant d’arriver en Australie, une démarche ne doit surtout pas être oubliée : la demande de visa, sur le site du Ministère Australien de l’Immigration et de la Citoyenneté. Pour les vacanciers, cette demande peut être faite en ligne. Elle est gratuite, mais elle doit impérativement être soumise avant le Jour J. L’Australie fait en effet partie de ces pays où le visa n’est pas délivré à l’aéroport, mais bien avant. Négliger cette étape de votre voyage vous bloquerait le jour de votre départ. Vous commenceriez donc votre séjour avec des frais qui auraient pu être évités. Une fois sur place, un constat : le coût de la vie est extrêmement élevé. Pas de panique, il est temps de prendre votre courage à deux mains, et de partir à l’aventure.

Plage du Queensland

Les auberges de jeunesse sont très prisées par les backpackers

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Byron Bay, la ville « la plus cool » d’Australie

QU’EST-CE QU’UN BACKPACKER ?

Sur internet, la définition la plus commune de ce qu’est un backpacker est à lire sur Wikipédia. Il s’agit d’une « personne

qui voyage de façon autonome et à peu de frais ». C’est un globe-trotter qui fuit le tourisme de masse. Sans tomber dans les extrêmes, il s’agit juste de quelques réflexes à prendre et d’une philosophie de vie à adopter pour vivre son incroyable aventure australienne sans se ruiner. Le backpacker est reconnaissable à son sac à dos qui ne le quitte jamais. À l’intérieur, le strict minimum : quelques t-shirts, des maillots de bain, deux ou trois shorts, 2 pantalons, une bonne paire de baskets, des lunettes de soleil, de la crème solaire et sa trousse de toilette. De manière générale, ce voyageur ne se promènera pas avec plus de treize kilos sur le dos. Il voyage léger, car il ne sait jamais comment commencera sa prochaine journée. C’est une personne qui a le contact facile avec les autres et qui n’hésite pas à modifier ses plans, si nécessaire.

des mois les 6 états de l’Australie, au gré de leurs rencontres et des petits boulots qui s’offriront à eux. Selon le site « Ou-et-Quand.net », le coût de la vie en Australie est 19% plus cher qu’en France. Entre l’hébergement, le transport, la nourriture, et les activités touristiques, quelques semaines peuvent vite se transformer en cauchemar financier, pour le touriste lambda. Les backpackers l’ont bien compris. Depuis quelques années, ils s’organisent sur internet : entre blogs, forums et pages Facebook, ces voyageurs passent leur temps à rechercher les bons plans

Les backpakers sont de plus en plus nombreux à vouloir s’installer en Australie. Ils ont généralement entre 19 et 29 ans et veulent combiner leur séjour linguistique à une aventure loin des sentiers battus. Attirés par cette douceur de vivre propre aux Australiens, ils sillonneront au fil 49


Le district de Surfers Paradise, vu d’en haut

SE LOGER EN AUSTRALIE LES AUBERGES DE JEUNESSE DORMIR CHEZ L’HABITANT

Elles s’appellent Planet Inn Backpackers, Yellow Submarine Backpackers ou encore Lazy Duck Hostel. Elles, ce sont ces auberges de jeunesse reparties sur tout le continent australien. Des lits en dortoir, une cuisine et des toilettes communs, bienvenue dans votre nouveau lieu de vie. Bien loin des clichés, les auberges de jeunesse sont pour la plupart des endroits propres et qui ont l’avantage d’être extrêmement bien situés. Comptez entre 15 et 40 euros pour un lit, selon le standing de l’établissement. En effet, certaines auberges de jeunesse proposent piscines, salles de jeux ou espaces de travail. En communauté, les règles sont assez strictes ( pas d’invités, pas de musique tard le soir), ce qui évite les débordements et les excès en tout genre. De manière générale, les auberges permettent de rencontrer d’autres voyageurs issus des quatre coins du monde. Moins formelles que les hôtels, il s’agit de la solution la plus économique pour se loger en Australie.

Il existe aussi d’autres moyens de se loger, chez l’habitant par exemple. De nombreux sites internet existent et permettent de mettre en relation les voyageurs. L’un des plus connus est probablement celui de CouchSurfing. Le principe est simple :

il suffit de s’inscrire, et de rechercher selon la destination souhaitée des hôtes qui accepteraient de vous héberger pour quelques jours ou quelques semaines. L’objectif final est le partage et l’échange. Beaucoup indiquent s’être inscrits sur le site juste pour rencontrer des personnes de cultures différentes. Votre hôte vous offre un canapé ou un lit, en échange de conversations, de plats cuisinés etc... Le concept est très rependu en Australie, et dans les pays anglo-saxons, de façon globale.

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Pour ceux qui ont du temps, LE WOOFING EST LA SOLUTION IDÉALE. WWOOF ( World-Wide Opportunities on Organic Farms) est un réseau mondial de fermes biologiques. Il faut être adhérent au réseau pour pouvoir accéder à la liste des différentes fermes où vous pouvez être accueillis. En échange de quelques heures de travail, vous êtes nourris et logés chez l ’habitant. En Australie il n’est pas nécessaire de posséder un Working Holiday Visa pour postuler, puisque vous n’êtes pas rémunérés pour cela. Il faut cependant faire attention et vérifier constamment au niveau de la législation. En Nouvelle-Zélande par exemple, ce visa est obligatoire.

SE DÉPLACER EN AUSTRALIE Se déplacer en Australie coûte 33% plus cher qu’en France ( *source « http://www. ou-et-quand.net » ). Se rendre à Sydney depuis Brisbane coûte en moyenne 80 euros pour environ 1h30 de vol. Quand on regarde la superficie du pays, on se rend compte à quel point cela peut devenir coûteux de se déplacer entre les différentes villes. Le train n’est pas plus économique et met près de 14 heures pour arriver à destination. Quant au bus, comptez 17 heures, pour pratiquement le même prix. Les backpackers ont trouvé la solution idéale : le covoiturage. Sur les réseaux sociaux, des dizaines de pages proposent aux backpackers d’échanger quant à leurs disponibilités. Chaque jour, des dizaines d’annonces sont postées : des personnes disposant d’une voiture cherchent un travel mate ( compagnon de voyage) pour partager les frais d’essence, de camping, de nourriture et autres… Ou des voyageurs qui n’ont pas de voiture, mais qui souhaitent se rendre à un point précis.

Cette solution permet non seulement de déduire les coûts, en parcourant de longues distances, mais également de pouvoir profiter de l’expérience de personnes qui sont sur le territoire depuis quelque temps.

LA MAUVAISE RÉPUTATION Bien évidemment, il ne s’agit pas de vouloir faire des économies à tout prix au détriment de la qualité de vos vacances. C’est souvent ce qui est reproché aux backpackers : à vouloir à tout prix réduire les coûts, ces routards sont souvent mal perçus par la population locale, qui voit en eux des profiteurs. Beaucoup de voyageurs donnent une mauvaise image des backpackers en voulant à tout prix négocier pour tout et n’importe quoi. Certains vont encore plus loin, à tel point qu’une expression est née en Australie : le french shopping! Comprenez le vol à l’étalage ( un article très complet est à lire sur la page internet : h t t p s : / / w w w. u n s a c s u r l e d o s . c o m / p o u r quoi-les-backpackers-ont-mauvaise-reputation/ ). Pour un séjour d’exception, il faut savoir trouver un juste équilibre. Laisser ses préjugés de côté est aussi une nécessité, et ce, afin de passer un bon moment avec pourquoi pas cette personne que vous rencontrerez au détour d’une ballade...

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Le koala, animal symbolique de l’Australie

Les emblématiques Opéra et Pont de Sydney


Le site Champagne Pools, sur l’île Fraser est très fréquenté par les touristes et les Australiens

L’île Fraser est la plus grande île de sable du monde


Interview

Yes We Can Nette

L ’initiative solidaire et écolo ! Échanger des canettes usagées contre des denrées, telle est l’idée vertueuse imaginée par Laurent Beaumont, le fondateur de l’association Yes We Can Nette. Une initiative qui permet d’aider les plus démunis tout en recyclant les déchets qui polluent notre île. Pour Glitter, Laurent Beaumont détaille son projet. Texte : Ornella Lamberti Photos : Ornella Lamberti et association Yes We Can Nette

Laurent Beaumont, en compagnie de ses deux volontaires en service civique, présente la nouvelle identité visuelle de l’association

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Pouvez-vous expliquer le concept de Yes We Can Nette, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ? Laurent Beaumont : Cette association a été créée il y a moins d’un an, en février 2016. Le 15 mars, nous avons ouvert une épicerie solidaire, sur le modèle de ce qui se fait déjà en métropole. Devant la prolifération des déchets à Mayotte, j’ai voulu être acteur en tant que citoyen. Ainsi, à l’épicerie de Yes We Can Nette, vous pouvez échanger des canettes usagées contre des produits de première nécessité. L’ensemble des canettes collectées est acheminé toutes les six semaines par nos propres moyens au centre de tri de Longoni.

Miss Mayotte, marraine de l’association Yes We Can Nette, à l’occasion de l’opération Cartable du Cœur dans les locaux de Bureau Vallée en août dernier

Quels produits peut-on trouver dans votre épicerie solidaire ? LB : Il est possible d’y trouver des denrées non-périssables telles que le sucre, le lait, des produits infantiles, du riz, de l’huile, des boîtes de conserve, des produits d’hygiène, des ampoules à économie d’énergie, etc. Nous réfléchissons à une offre de produits qui irait crescendo, s’adaptant à la demande.

Action de sensibilisation à l’environnement et au tri sélectif dans l’école AMPE Arc-en-ciel en mai 2016

Vous conformez-vous aux recommandations nutritionnelles en vigueur dans le choix des produits proposés ? LB : Oui, tous nos produits répondent à des besoins vitaux. D’ailleurs, Issoufa Mabouroko, en service civique pour huit mois au sein de notre association, va travailler avec l’IREPS (Instance régionale d’éducation et de promotion de la santé, ndlr) sur des actions de prévention auprès du public de l’épicerie qui concerneront le diabète, l’obésité mais également les conduites addictives et à risque.

Quid du matériel scolaire ?

L’association, qui s’appuie sur la générosité citoyenne, avait organisé une collecte alimentaire dans un supermarché en octobre

LB : Nous offrons du matériel scolaire, bien sûr, mais de manière ponctuelle pour le moment. Nous avions eu une opération « Cartable du 55


cœur » lors de laquelle nous avions distribué une dizaine de cartables mais aussi des cahiers, des stylos, des goûters…

Que répondez-vous à vos détracteurs qui affirment que votre initiative, aussi louable soit-elle, génère un marché noir de la canette et divers trafics impliquant notamment des enfants ? LB : Les enfants qui fouillent dans les poubelles, malheureusement, ça existait avant Yes We Can Nette. Le vrai scandale, c’est qu’on ait à Mayotte des enfants qui fouillent dans les poubelles ! D’ailleurs, quand les enfants viennent à l’épicerie solidaire, on insiste et on leur explique qu’il ne faut pas aller dans les poubelles. Des canettes, il y en a hélas vraiment partout, il n’y a aucun besoin d’aller les dénicher dans les « Tri-O ». Certaines canettes qu’on nous ramène sont très corrodées, ce qui prouve qu’elles proviennent des ravines.

Quelle quantité de canettes avez-vous récoltée via l’épicerie solidaire ?

Comment votre association est-elle financée ? LB : Nous fonctionnons sur nos fonds propres, issus d’une campagne de crowfunding menée sur la plateforme Kiss Kiss Bank Bank. Nous avons eu des donateurs de Mayotte mais aussi d’ailleurs. Des entreprises privées nous soutiennent également et nous bénéficions de dons en nature, collectés lors de grandes campagnes dans les supermarchés. Mais nous avons encore besoin du soutien de tous, particuliers et entreprises. .

Quels sont vos projets ? LB : Nous aimerions ouvrir d’autres épiceries de ce genre, pour avoir un meilleur maillage sur toute l’île. Et nous souhaiterions proposer des produits en vrac, comme du riz. Enfin, nous envisageons de faire venir des artisans de la région qui sachent travailler la canette pour créer de l’artisanat autour de ce matériau et transmettre un savoir-faire.

Merci Laurent Beaumont ! LB : Depuis l’ouverture du local, nous avons récolté plus de 2 tonnes de déchets soit plus de 120 000 canettes. Pour donner un ordre d’idée, tous les déchets triés de l’île représentant 120 tonnes par an.


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Idées Cadeaux Si vous ne savez pas quoi commander au Père Noël cette année, inspirez-vous de notre journée sur le marché de Noël pour découvrir quelques idées avec des produits locaux et de des créations originales. De quoi vous démarquer cette année! Joyeux Noël

C

ette année encore, le marché de Noël organisé par l’association Oufoundi a attiré plusieurs centaines de personnes sur le site de Mtsangabeach. Les dizaines d’artisans venus exposer leur savoir faire avaient mis en avant de nombreux objets et produits, sans compter les œuvres de différents artistes, qui peuvent parfaitement avoir leur place au pied du sapin de Noël.. Notre coup de coeur revient à Maobab Mayotte qui propose de faire pousser dans son jardin la future génération de baobabs mahorais.

Jeunes pousses de Baobab de Mayotte en pots MAOBAB MAYOTTE Tél : 06.39.09.42.43

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Pouf, Tortue de Mayotte Pascal Créations Tél : 06.39.22.64.45 pascale.tournoishotmail.fr facebook/pascalecreaionsMayotte

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Assiette Peinte à la main Moon Créations / Mounira 06.39.67.24.13 Facebook.com/moon creation

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Idées Cadeaux Plateau / Coffre en bois sculpté Maanrouf Ahmed Menuiserie Tél : 06.39.94.72.42

Jeu de Mraha Mraha Fikira N’Djéma Tél : 06.39.04.86.82

Porte Bouteille Bambou Coco / Aly Assany Mcolo Tél : 06.39.66.69.35

Parure bijoux fantaisie faits main Kaolito kaolito.over-blog.com kaolitolaposte.net

Stylo bois mahorais Touch’ du bois Mayotte Tél : 06.39.61.75.17 touchdubois@hotmail.fr Touch’du bois reste à Mayotte pendant toutes les vacances de Noël et vous attend

Ensemble boucles d’oreilles et bracelet cuir Afrique Élégance Tél : 02.69.61.14.60 afrique.elegance@ wanadoo.fr

Tableau «Femmes mahoraises» Caméléon / Mme Brahmi cmbrahmi@gmail.com 60


Bon pour une sortie pêche au gros / Apéro coucher de soleil Stéphane de Skanibal 06.39.29.54.48

Bijoux à base de matériaux recyclés (languettes de canettes, bois de coco...) Lado Factory lado-factory@outlook.fr Tél : 06.39.23.97.22

s e é d I eaux d a C

Le père Noël a déjà commencé à prendre les commandes. Dépêchez-vous, il vous reste jusqu’au 24 décembre au soir pour faire vos emplettes... 61


’ c a d é r a on de l

High-Tech

i t c e l é S La

Voilà la période tant attendue par les petits et les grands. Noël est synonyme de fête, de repas en famille, mais aussi et surtout de cadeaux que l’on va offrir et recevoir. Et comme chaque année depuis très longtemps maintenant, les cadeaux High-Tech auront leur place au pied du sapin. Voici notre sélection coup de cœur, en partenariat avec Orange.

Mon noËL HIGH-TECH la boutique Disponible à ni Orange Kawe

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ENCEINTE RÉVEIL MATIN TIME BOX DE DIVOOM : Pourquoi ne pas allier l’utile à l’esthétique en offrant ce réveil matin qui permet de se lever du bon pied grâce une douce lumière qui vient accompagner le son de la radio ou de votre musique préférée. La TimeBox offre 30 programmes d’aide au réveil et alarmes intelligentes, un haut-parleur de 5W pour ceux qui préfèrent mettre le son à fond la caisse, et 121 led programmables en 256 couleurs qui vous permettront d’exprimer vos talents d’artistes en pixels. Son prix : 59,99€ avec 2 ans de garantie, échange standard en boutique Orange de Kawéni.

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LAMPE ENCEINTE BLUETOOTH COLORLIGHT DE COLORBLOCK: Si vous aimez la douceur des courbes et des couleurs, alors cette lampe a été dessinée spécialement pour vous. Pilotable à distance grâce à sa télécommande multifonctions d’une portée de 10 mètres, la Colorlight vous propose 7 couleurs pour créer une ambiance chaleureuse dans votre intérieur. Associée à un hautparleur 5W, elle peut être connectée à votre smartphone par Blurtooth 3.0 pour vous permettre d’écouter votre musique préférée tout en profitant de sa lumière dont la couleur variera à votre convenance (fixe ou variation automatique). Sa batterie dispose d’une autonomie de 8h. Son prix : 59,99€ avec 2 ans de garantie, échange standard en boutique Orange de Kawéni.

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la boutique Disponible à weni Ka ge an Or

Photos non contractuelles. Coloris selon disponibilités en agence Orange

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’ c a d é r a on de l

i t c e l é S La 3

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PROJECTEUR DELUXE SMARTPHONE DE LUCKIES : Ce cadeau est idéal pour les amoureux de cinéma qui n’ont pas la place ou le budget pour s’équiper d’un projecteur vidéo classique. Cette petite boîte en carton pleine de malice permet grâce à sa lentille de projeter une image équivalent à 4 voire jusqu’à 8 fois la taille de votre écran de smartphone. Ce n’est pas encore l’écran géant de votre cinéma, mais c’est suffisant pour passer une super soirée. Mécanisme ultra simple à utiliser et prix serré. Ce modèle Deluxe vous est par exemple proposé à moins de 30€ par le site www.cadeau-maestro.com qui livre par ailleurs à Mayotte. Le montant total de votre facture sur le site est réduit de 20% qui correspondent à la TVA que vous devrez reverser à l’arrivée de votre marchandise ici. Livraison par Colissimo international.

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CHARGEUR ARBRE SOLAIRE DE GINKGO: Voici le cadeau design le plus écologique que l’on puisse imaginer. Il allie l’utilité par sa fonction de chargeur pour smartphones, MP3 et tablettes, à la protection de l’environnement et au passage de votre portefeuille. Désormais, plus besoin de brancher votre mobile à la prise murale, l’arbre solaire se charge de lui redonner toute l’énergie dont il a besoin grâce à sa batterie lithium rechargeable de 4mAh. Les panneaux solaires présents à son sommet servant bien entendu à la recharge de la batterie. Vu sur le site www.cadeau-maestro. com pour 100€ et sur d’autres sites aux alentours de 90€.

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la boutique Disponible à ni Orange Kawe

DRONE FLYWIFI DE BIGBEN: Comment faire pour offrir un cadeau à la pointe ? Dans l’air du temps? C’est très simple, offrez un drone. Avec un tarif imbattable dans votre boutique Orange de Kaweni, et en bénéficiant d’une remise de 30€ du constructeur, il n’y a plus vraiment besoin d’hésiter. Ce drone est extrêmement léger puisque son poids ne dépasse pas 97g. Équipé d’une caméra embarquée, il vous permettra de faire de belles prises de vues de notre île. Compatible iOS 8.0 et au-delà, ainsi qu’Androïd 4.2 et plus. Attention à respecter la réglementation concernant le pilotage des drones de loisir : (http:// www.developpement-durable.gouv.fr/-Drones-aeronefs-telepilotes-. html). Un usage ne respectant pas les règles de l’article L6234-4 du code des transports est passible d’une peine maximale d’un an d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende. Son prix : 69,99€ avec 2 ans de garantie, échange standard en boutique Orange de Kawéni. Offre de remboursement de 30€ : voir modalités complètes en boutiques et sur www.bigben–connected.com

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n o i t c e l é La S

’ c a d é r de la

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STATION METEO WOODSTATION : Voilà un objet déco du plus bel effet qui aura l’avantage de vous informer en temps réel de la température qu’il fait en degré Celsius ou Fahrenheit, du taux d’humidité dans l’air ambiant, de l’heure ou bien encore de la date du jour. Mais cette station météo très design indique bien entendu également les prévisions météorologiques à 24h grâce à des icônes spécifiques (nuage, soleil, pluie...). Équipée d’un détecteur de mouvement, elle se met en veille et se rallume automatiquement. L’affichage se fait en transparence sous la surface en bois naturel (érable ou noyer) par des leds. Disponible pour un tarif de 67 euros sur le site www.cadeau-maestro.com .

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BRACELET CONNECTE ZEFIT3 DE MYKRONOZ : La solution idéale à mettre au pied du sapin pour les sportifs qui voudront rattraper les excès des fêtes dès la rentrée. En plus d’afficher les appels et messages reçus sur votre smartphone, ZEFIT3 vous propose de compter le nombre de pas que vous effectuez, la distance parcourue ou encore le nombre de calories brûlées. Mais c’est également un chronomètre, et un assistant qui vous alerte en cas de période d’inactivité trop longue. Une multitude de fonctionnalités dont vous n’allez plus pouvoir vous passer. Caractéristiques : écran tactile / IP67/ bracelets interchangeables /chargeur magnétique /compatibilité : iPhone 4S et +/ iPAD 3/4/5 Android 4,3 + Windows phone 8,1, disponible en bleu, blanc et noir. Son prix : 39,99€ avec 2 ans de garantie, échange standard en boutique Orange de Kawéni.

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la boutique Disponible à weni Ka ge an Or

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ENCEINTE MUSHROOM : Non ce n’est pas un nouveau personnage de Mario Kart™ mais bien une enceinte qui vous permettra d’écouter de la bonne musique sur votre smartphone ou votre tablette. Un cadeau original pour petits comme grands utilisateurs. En silicone, elle résiste à l’eau et aux chocs. Ce petit champignon est muni d’une ventouse vous permettant de la disposer facilement à l’emplacement choisi. Caractéristiques : disponible en : noir, bleu, rouge, turquoise / fonction mains-libres / autonomie : 5h / poids : 67g. Son prix : 19,99€ avec 2 ans de garantie, échange standard en boutique Orange de Kawéni.

la boutique Disponible à weni Ka ge Oran

Photos non contractuelles. Coloris selon disponibilités en agence Orange

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Faire ce qu’on veut quand on veut Cadeau de bienvenue * 50€ remboursés sur votre abonnement Internet Livebox (Classik ou Magik) pour toute première souscription (hors changement d’offre)

Internet + TV d’Orange + Téléphone

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(2)

Les offres Livebox(3) à partir de

avec engagement 12 mois

Bouquets TV Bouquet beIN Sports

Bouquet Ciné Séries

10 € /mois

13 € /mois

sans engagement

sans engagement

Bouquet divertissement

Bouquet Famille**

+ Bouquet beIN Sports + Bouquet Ciné Séries

(1) Offre soumise à conditions, valable à Mayotte, réservée aux abonnés Internet TV d’Orange, sous réserve d’éligibilité technique et d’activation de l’option TV, sous conditions de la location de la Livebox (2,50€/mois) et de versement du dépôt de garantie pour le décodeur TV (49€). TV d’Orange par satellite : 43 chaines disponibles (bouquet famille inclus). La TV d’Orange nécessite la connexion du décodeur à une antenne satellite compatible, à la charge du client, sous réserve d’autorisation. Voir conditions et tarifs en boutique. Chaînes accessibles sous réserve de l’accord des chaînes et du CSA Chaines susceptible d’évolution. (2) Appels illimités vers les fixes de Mayotte, Métropole, DOM et vers plus de 100 destinations à l’international. Illimité hors numéros courts et spéciaux et jusqu’à 250 correspondants différents/mois et 3h maximum/appel. Tarification à la seconde dès la première seconde. (3) Offre sous réserve de la compatibilité technique et d’éligibilité géographique de la ligne téléphonique du client aux différents services (Conditions d’éligibilité disponibles en point de vente). Abonnement téléphonique inclus : Téléphone depuis le poste fixe branché sur la Livebox. Détails des offres disponibles sur orange.yt *Offre soumise à conditions valable à Mayotte pour toute première souscription aux offres Livebox Magik ou Classik (hors changement d’offre) avec engagement de 12 mois du 17/11/2016 au 10/01/2017. Remboursement effectué par virement bancaire suivant la réception complète des pièces justificatives et du coupon de remboursement avant le 10/04/2017 inclus, le cachet de La Poste faisant foi. Un seul remboursement par abonnement Internet. Toute demande illisible, incomplète ou ne répondant pas aux conditions de l’offre sera considérée comme non conforme et ne sera donc pas prise en compte. ** Le bouquet Famille inclus les chaînes RTL9, Mangas, Teletoon +, Piwi +, RFM TV, Boomerang, E !, Histoire, AB1. Orange SA au capital de 10 640 226 396 €, 78 rue Olivier de Serres – 75015 Paris – 380 129 866 RCS Paris. Décembre 2016.

20 € /mois sans engagement


Idée cadeau

A faire soi-même

DIY: Le Mug Personnalisé Le DIY ou pour parler un anglais plus complet «Do It Yourself» est une tendance qui s’exprime de plus en plus largement sur la toile de part le monde. On ne compte plus les sites, blogs et autres chaînes Youtube®, toutes langues confondues, vantant les mérites du fait maison. Et à l’approche de Noël, le DIY est assurément un bon plan pour offrir un cadeau à la fois original et peu onéreux. Démonstration avec ce mug personnalisé du plus bel effet! A reproduire pour offrir sans plus tarder...

Vous aurez besoin de : - 1 Mug en porcelaine, blanc - Plusieurs (au moins 2) vernis à ongles - 1 bassine d’eau tiède - 1 pique en bois (style cure-dent) - 1 flacon d’acétone

Photos : Youtube

SPÉCIAL NOËL 2016

Les étapes 1- Versez du vernis à ongles dans l’eau, 2- A l’aide du pique en bois, faites de jolis motifs. Ne pas trop tarder avant de passer à l’étape suivante car le vernis peut se figer dans l’eau, 3- Plongez votre mug dans l’eau et faites le tourner de manière à accrocher la quantité de vernis souhaitée, 4- Sortez le mug de l’eau et utilisez l’acétone pour effacer les traces que vous ne souhaitez pas garder, 5- Laissez sécher le mug pendant 30 minutes au moins, idéalement 1 heure. Votre joli mug personnalisé est prêt à offrir! Veil ez tout de même à ne pas le passer au lave-vaisselle. Joyeux-Nöel ! 66


glitter

glitter

N°42 Décembre 2016 / 1,00 €

Scannez-moi

INTERVIEWS Jeff Ridjali, Laurent Beaumont, Echati Baco

S P É C I A L N O Ë L

ÉVASION

SHOOTING MODE

25/11/2016 11:08

SALON DE LA MODE, SOIRÉE MAMAS COCO, COCKTAIL AEROPORT

Po bon ur N = 1 nemen oël cad t Gl eau it er

N°42 Décembre 2016

A4_SFR_dimitrinoel_may.indd 1

NOS SOIREES MAHORAISES

Stéphanie Diatta et Boston Par Nayl-AH Photography

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L’AUSTRALIE AUTREMENT


Glitter decembre 2016 numero 42 online  

Edition spéciale Noël 2016 avec nos rubriques Ciné, Beauté, Relooking, Shooting Mode, Idées Cadeaux etc... Mais aussi, découvrez l'Australie...

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