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Matière

MinĂŠrale


Entrez dans l’arène ….. Avec spectacles, jeux, combats de gladiateurs ou de fauves, mises en scène navales

ou appréciez la quiétude des abbayes cisterciennes

Le Colisée

La Bénisson-Dieu


C

’est ce que propose ce premier livre.

Le princeps réalisé avec des outils de fortune est hors jeu. Au-delà de mes attentes, j’espère que cette édition vous permettra de parcourir ces pages avec autant de plaisir que j’en ai eu à les créer.

Autun – Ce théâtre, construit aux environs de 70 avant Jésus Christ, a un diamètre de 148 mètres, en faisant le plus grand théâtre de l’époque romaine. Reposant sur une pente naturelle, le théâtre est aménagé dans le style classique, avec des gradins disposés en trois rangées semi-circulaires intercalées de marches. Un mur gigantesque, dont on pense qu’il avait 30 mètres de haut, fermait le théâtre. Celui-ci pouvait accueillir jusqu’à 20 000 personnes. Ce monument fut ensuite utilisé comme carrière pour le Grand Séminaire (l’Ecole Militaire d’Autun), construit à la fin du XVIIème siècle.


Théâtre de Vienne

Il semblerait aujourd'hui d'après des fouilles récentes que la construction du théâtre fut un des grands chantiers urbains des années 40-50, ce qui n'exclut pas des réaménagements postérieurs. Au IIe siècle, il fut doublé d'un second théâtre plus petit, l'odéon, construit à proximité sur le versant sud du ravin de Saint-Marcel. Par son plan et son organisation générale, il était conforme au modèle latin du théâtre de pierre, même si l'ancrage sur le rocher a déterminé des dispositifs particuliers. Des galeries annulaires voûtées constituaient l'ossature d'appui des gradins de la cavea et servaient pour la circulation des spectateurs. La façade du mur de scène, rythmée par un décor de colonnes et de statues, et les bâtiments de scène latéraux formaient avec la conque de gradins un ensemble clos, sans échappée sur l'extérieur. (Source Office de Tourisme de Vienne)


Grèce - Athènes - Théâtre de Dionysos

En -410 les gradins en bois sont construits. La construction en pierre que l’on peut admirer aujourd’hui ne remonte pas au-delà de -330 : les gradins de pierre remplacent ceux de bois : une scène et une orchestra de marbre vinrent s’y ajouter. Le théâtre offrait 17 000 places. La première rangée de sièges était composée de 67 sièges en marbre, réservés aux dignitaires. Le koilon (gradin) est disposé en hémicycle autour de l’orchestra, où avaient lieu les danses et les chants du chœur. Un autel était placé au milieu de l’orchestra, sur lequel les victimes étaient présentées au dieu. Les acteurs évoluaient sur la scène, derrière laquelle se trouvait le bâtiment de scène. Les paraskenia sur les côtés de la Skene comportaient six colonnes

doriques.

Ci-contre Reconstitution historique du théâtre de Dionysos à l'époque romaine (source Wikipédia)

Remonte au Ve siècle av. J-C. Au début, le théâtre comportait l’orchestra en terre battue et une scène construite en bois, les spectateurs prenant place sur la pente naturelle du lieu.


France - Orange 1er siècle

Le plus grand théâtre du monde antique et le seul à avoir conservé son mur de scène avec la statue impériale d'Auguste

Chypre -Kourion- la 1ère construction date du IIème siècle av. J-C

Ce n’est qu’au IIème siècle de notre ère que le théâtre fut agrandi par les Romains sous sa forme actuelle, pour servir d’arènes ou l’on présentait des combats de fauves. Les gradins pouvaient accueillir 3 500 spectateurs.


traditionnels, de nombreux autres spectacles y ont été organisés, simulacres de batailles navales, chasses d'animaux sauvages, exécutions publiques, reconstitutions de batailles célèbres et drames basés sur la mythologie romaine

Le colisée en travaux

Italie - Rome - Le Colisée, amphithéâtre elliptique, est le plus grand jamais construit dans l’Empire romain. Pouvant accueillir entre 50 000 et 75 000 spectateurs, le Colisée a été utilisé pour les combats de gladiateurs et autres spectacles publics. Il est resté en service pendant près de 500 ans , les derniers jeux se prolongeant jusqu’au VIème siècle. Outre les jeux

Le Colisée est en état de ruine, en raison des dommages causés par les tremblements de terre et la récupération des pierres, mais il continue à donner la mesure de l’ancienne puissance de la Rome Impériale. Aujourd’hui, il est l’un des symboles de la Rome moderne une de ses attractions touristiques les plus populaires.


Théâtre - Aspendos Turquie 2ème siècle 15 000 spectateurs

Mur de scène

l' un des mieux conservés du monde romain : son mur de scène, sa cavea sont en excellent état : même la galerie supérieure sous arcades est parvenue jusqu'à nous pratiquement intacte.

Cavea


Ly on - Odéon de Fourvière

début ou milieu du IIe siècle

L’édifice couvert est réservé à des spectacles de musique et de lecture publique, moins populaires que les représentations théâtrales.

Egypte - Alexandrie - Köm es didda - 3ème Siècle après J.-C. Odéon de 800 places


Tunisie - El Jem ou El Djem (‫)ال جم‬

Ce « colisée » a été réalisé à partir de la fin du IIième siècle

Pouvant accueillir 30 000 spectateurs, c’est le plus grand édifice romain de Tunisie encore debout et le troisième des plus grands amphithéâtres du monde romain après Rome et Capoue.


Entrez dans le monde de la vie monastique. Pas de place à l’oisiveté : travail, repos, méditation, lecture, prière,

offices.

Etienne Harding Cîteaux

Si le thème des théâtres peut avoir un lien avec la needcompany, je n’ai pas d’explication quant au choix des abbayes si ce n’est l’amour du travail bien fait, héritage assumé, et plaisir lorsque je regarde et admire le bel ouvrage.


L’aventure cistercienne débute en 1098 , lorsque Robert de Molesmes, Albéric et Etienne Harding, animés par la volonté d’un retour à la Règle de saint Benoît1, fondent, en un lieu appelé Cistels, leur Novum Monasterium . Avec Bernard de Clairvaux2 l’Ordre de Cîteaux multiplie ses fondations. Appréciés des pouvoirs religieux et politiques, grands organisateurs, ceux que l’on a appelé les moines blancs façonnent une théologie mystique et originale, tout en ouvrant de nouvelles voies à l’art et à l’architecture.

subir le contrecoup des épidémies et des luttes politiques ou religieuses. De 1346 à 1598 la peste, les guerres -100 ans puis religion- vident les monastères en moins d’un siècle. La Commende concession d’une abbaye à un ecclésiastique régulier ou séculier- pire fléau pour une abbaye entraîne beaucoup d’abbayes au bord de la ruine. Des réformes s’engagent mais n’aboutissent que partiellement. C’est la communauté de La Trappe assez forte pour affronter la tourmente révolutionnaire qui, en fusionnant avec l’ordre, va redonner vigueur à l’Ordre.

1 -Humilité, obéissance, pauvreté, juste équilibre entre travail manuel et prière 2- Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux (1090 ou 1091, † 20 août 1153) moine et réformateur français, canonisé par l'Église catholique en 1174 devient ainsi saint Bernard de Clairvaux.

En renonçant aux droits seigneuriaux pouvant leur assurer des revenus à bon compte les cisterciens tirent leur subsistance du travail de leurs mains. Ils établissent leur économie sur l’agriculture et tirent de leurs terres infertiles et peu étendues le maximum d’avantages par une organisation intelligente et centralisée. Ils développent l’élevage, la culture et en produisant plus qu’ils ne consomment, ils favorisent le commerce et tiennent des marchés importants. Les changements sociaux du XIIIe siècle vont favoriser la désagrégation de la famille cistercienne ; le temps des moines est passé : les villes prennent de l’importance. Les ordres mendiants attirent les vocations, les universités, l’élite intellectuelle. Les abbayes se dépeuplent et vont

Valmagne Salle capitulaire ou salle du chapitre.

C’est la salle de réunion de la communauté. Tous les jours après l’office de prime (  5 heures) , le père abbé réunit les moines de chœur pour la lecture commentée d’un chapitre de la Règle et pour distribuer le travail. C’est là que les moines prononcent leurs vœux et viennent s’accuser des manquements à la Règle (d’ou l’expression avoir voix au chapitre).


Dor

Sylvacane LLLLes moines dorment dans des dortoirs, couchés sur des paillasses Ils Ils sont séparés par de minces cloisons

Salle capitulaire

. Le moine père abbé, chef du chapitre, a droit à une petite pièce isolée et fermée, qui lui sert de chambre à coucher dans un angle de la salle


Les abbayes sont construites de préférence dans une vallée, riche en source. Plante là où coulent les eaux, c’est là qu’abonde la grâce Saint Bernard

L’ordre est Européen : Allemagne, Angleterre, Chypre, Espagne, Estonie, Grèce, Italie. La France compte le plus grand nombre d’abbayes cisterciennes qui subsisteront jusqu’à la révolution française. Un site existe également en Syrie.

Traditionnellement, l’église doit être élevée sur le point le plus haut et orientée (autel dirigé à l’est). On pourrait donc penser que l’aménagement du site -conçu pour des moines dont la principale activité est la prière- était subordonné avant tout à ces critères. Ce n’est pourtant pas le cas. La largeur de la vallée ainsi que l’orientation et le débit de la rivière étaient de toute première importance, car, s’il est vrai que l’eau est un élément indispensable à la vie, une crue soudaine et rapide pouvait être fatale pour les moines, dont la plupart ne savaient pas nager. Le plan le plus fréquent dans les abbayes reste le plan basilical en croix latine avec nef à collatéraux, chevet, transept et une ou plusieurs chapelles ouvrant à l’est de chacun des croisillons. Beaucoup d’églises cisterciennes ont opté pour un type de chevet très courant dans les édifices romans : hémicycle ou octogonal. L’enceinte monastique cerne les monuments monastiques et agricoles, dont la disposition marque la séparation entre le monde séculier (qui n’appartient a aucun ordre) et régulier (qui appartient à un ordre). la clôture monastique sépare le lieu des prières du lieu du travail. le paradis du cloître ou jardin du cloître est ouvert sur le ciel.

Poblet - -Espagne


Certains sites classés abritent des vestiges intéressants : Par exemple Saint-Pons de Gémenos , l’abbaye de Valbenoîte à StEtienne, D’autres subsistent mais n’abritent plus de moines ou de moniales. Tous cependant sont là pour évoquer un passé Ci de bâtisseurs et nous laissent de remarquables dessous Mazan monuments qui, pour certains d’entre eux, accueillent de nombreux visiteurs et mélomanes, l’abbaye étant un écrin idéal pour les festivals musicaux.

Abbaye de Sénanque

Enserrée dans le creux de sa vallée, l’abbaye de Sénanque demeure comme un des plus purs témoins de l’architecture monastique du XII siècle. Elle est fondée en 1148 par des moines venus de Mazan en Vivarais. La partie de l’abbaye que l’on peut visiter est entièrement du XII siècle. Le réfectoire a été restauré dans son volume primitif. La façade au dessus de l’aile sud du cloître est du XVII siècle. Elle est construite à quelques nuances près, selon l’architecture classique des abbayes. L’église est à peu près telle qu’elle a été créée. L’exiguïté de la vallée n’a pas pu permettre de l’orienter selon les principes du plan bernardin : l’abside est donc semi-circulaire. L’église est dépouillée de tout ornement, dépouillement exigé par les premiers cisterciens, et en particulier Saint Bernard. Tout élément est proscrit , qui aurait pu distraire les moines de leur recueillement. Pas de portail d’entrée, le monastère ne joue aucun rôle paroissial.


L’armarium, bibliothèque, où les moines copient les manuscrits nécessaires à la communauté. Les copistes retranscrivent la Bible et ses commentateurs en illustrant leurs manuscrits d’enluminures délicates.

Bibliothèque municipale - 21000 Dijon


Le chauffoir : c’est la seule salle chauffée. Les moines copistes viennent ici l’hiver pour dégeler leurs encres et réchauffer leurs doigts. Les moines qui manquent à la Règle sont enfermés dans un cachot mitoyen de la chaufferie. La petite histoire relate que certains s’accusaient à tort pour pouvoir être enfermés dans ce cachot qui bénéficiait de la chaleur des cheminées du chauffoir (surtout en hiver). Valmagne

Le cloître : Lieu de passage, de réunions, de prières, de méditation, le cloître est au cœur du monastère comme un lieu très intime. Toutes les différentes pièces de l’abbaye ont un accès direct sur le cloître. Au centre, le jardin, « le paradis du cloître » parce qu’il regroupe les trois éléments : le feu (le soleil), la terre, l’eau (la pluie).

Cloitre de l’abbaye de Noirlac

le Thoronet

Seuls les chapiteaux des colonnes rompent l’austérité par quelques sculptures, malgré tout assez dépouillées, pour ne pas distraire la méditation des moines. Tout comme Sénanque, Le Thoronet a conservé ce qui faisait au Moyen Age un caractère marquant des implantations cisterciennes : son isolement total dans une zone désertique. Au Thoronet l’abbaye tente d’échapper au regard, enfouie dans la forêt méditerranéenne. Ainée des 3 provençales, elle fut sauvée de la misère par Prosper Mérimée et l’architecte des Monuments Historiques. Ils la firent racheter par l’Etat qui effectua d’importants travaux de restauration. Tout comme Sénanque, Le Thoronet a conservé ce qui faisait au Moyen Age un caractère marquant des implantations cisterciennes : son isolement total dans une zone désertique. Au Thoronet l’abbaye tente d’échapper au regard, enfouie dans la forêt méditerranéenne.


Reine Alix de Champagne Epouse de Louis VII 1206Abbaye de Pontigny

Chapiteau prodigieusement orné Le Thoronet -Var

La symbolique croix et fleur de lys gravée dans le marbre signifie qu’une reine est enterrée ici


L’abbaye de Silvacane, moins connue que ses sœurs provençales Sénanque, le Thoronet - est un exemple provençal de monastère

Cistercien : austérité de l’architecture et sobriété des décors. L’édifice est remarquable dans le raffinement de la construction et l’équilibre des volumes. Elle fut édifiée sur un petit promontoire dominant la rive gauche de la large vallée où divaguait la Durance. L’étymologie Silva canorum, forêt de roseaux, rappelle l’isolement en bordure des marais dans lesquels s’établissent les premiers religieux dans le courant du XIè siècle.

Silvacane

L’Epau

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En 1229, la Reine Bérengère de Navarre, veuve de Richard Cœur de Lion fonde le monastère de la Piété-Dieu en un lieu appelé l’Epau, qu’elle confie à des moines de Cîteaux. Au cours de la Guerre de 100 ans, de peur que les Anglais ne s’emparent de l’Abbaye pour s’y retrancher, les habitants y mettent le feu. La restauration sera longue et difficile et durera jusqu’au XVe siècle. A la Révolution, 6 moines dont « 3 octogénaires et le prieur qui était en fonction depuis 47 ans ! » vivaient encore dans l’abbaye . Entourée d’un grand parc, elle groupe ses bâtiments autour de la cour de l’ancien cloître en bois qui fut détruit au cours de l’incendie du XIVe et jamais reconstruit.


La vie au monastère est drastique. Les nuits sont chastes, brèves et inconfortables. Les moines dorment tout habillés, prêts à se rendre aux matines. Après les matines, ils ne retournent pas se coucher.

Réfectoire de Fontfroide

Les repas sont frugaux et exclusivement végétariens La prière : la vie des moines trouve son assise dans la foi et la prière. Elles seules donnent leur sens au silence, au jeûne, aux veilles dans la nuit. Thoronet

Amplifiée par le chant, la prière et son cortège d’heures canoniales marquent le rythme de chaque journée. Dans l’église abbatiale, on s’active en pleine nuit pour les matines. Puis la cloche retentit pour les offices de prime (vers 5 heures), de tierce (début de matinée), de sexte (mi-journée). Après le repas, les moines repassent

l’habit de chœur à none (vers 15 heures et à vêpres

(coucher du soleil). La nuit tombée, la journée s’achève dans l’abbatiale à complies. Ces horaires varient selon les saisons. Travail, repos, méditation, lecture s’organisent autour de la prière et des offices. Peu de répit, La vie monastique ne laisse pas de place à l’oisiveté.


Lavabo Thoronet

Forge à Fontenay

Meule à Thoronet Nous avons vu que les abbayes sont construites dans une vallée, riche en source. Les besoins en eau sont de trois types : L’eau à usage domestique sert à cuisiner, nettoyer, diluer l’encre, ainsi que pour les besoins hygiéniques comme la toilette, la lessive, le rasage, la tonsure, les latrines et le soin des malades à l’infirmerie. Dans la liturgie on utilise l’eau pour les ablutions, l’eau bénite et le lavement hebdomadaire des pieds . Pour tous ces usages, l’eau est fournie par le lavabo du cloître. Les applications industrielles concernent principalement les moulins et les forges. En agriculture, base de l’économie de la plupart des établissements cisterciens, l’eau est également omniprésente : irrigation, drainage, abreuvement des bêtes. Enfin la pisciculture qui représente une part non négligeable des activités de l’abbaye, fournit une des bases de l’alimentation monastique et certaines abbayes construisent de vastes systèmes de viviers pour répondre à ces besoins.


L'ordre cistercien n'entretient aucun tenancier : " notre institution et notre ordre excluent... les vilains ". Cependant, compte tenu de l'accroissement rapide de l'ordre, des accommodements sont trouvés,

par l'introduction des convers, laïcs religieux voués aux activités matérielles. Ces frères convers apparaissent sous l'abbatiat d'Etienne de Harding pour suppléer les moines. En effet, si le travail manuel est une obligation, le déroulement de la journée rythmé par la célébration de l'office des heures canoniques empêche les moines à s'adonner aux gros travaux agricoles. Les convers sont là pour les suppléer en se chargeant de l'exploitation des " granges ". Les convers ne sont pas des moines mais sont considérés comme leurs " frères et partagent leurs biens tant spirituels que temporels ". Astreints à un an de noviciat, mais sans prononcer de vœux à la fin de cette période d'apprentissage, ils sont soumis aux mêmes règles que le reste de la

communauté et participent aux offices matinaux et vespéraux. Ils forment avec les novices et les moines Moine profès, le troisième groupe de religieux cistercien.


L’abbaye de femmes du Vignogoul a été fondée en 1150 par des moniales bénédictines. L’abbaye devient, au XIIIème siècle, une abbaye cistercienne. Placée sous le contrôle de l’abbaye de Valmagne, ses revenus sont importants et une quarantaine de moniales vivent au Vignogoul. Peu à peu abandonnée (surtout à cause des pillards), l’abbaye est vendue à la Révolution. Les bâtiments de l’abbaye datent du XIIIème siècle et de cette époque seule l’église a subsisté, les autres bâtiments ayant été détruits.

Le Vignogoul 34570 Pignan

Foudre de Valmagne Vaisseau de pierre sur un océan de vignes

Vignogoul

A la Révolution l’abbaye de Valmagne est achetée par une famille qui transforme l’église en chai de vieillissement. De grands foudres de bois sont installés dans son église. Mais sans cette utilisation, l’abbaye aurait-elle été sauvée ? Rachetée en 1939 par la Comte de Turenne elle n’a pas été revendue et les générations qui se succèdent ont à cœur de préserver et faire connaître ce lieu.


Abbaye des Vaux de Cernay

Pour remplacer l’église romane devenue trop petite, l’église de Valmagne est construite en 1257 -période du gothique classique -Ses croisées d’ogive sont dotées de clés de voûte décorées.

La règle cistercienne est adoptée ici en 1147. En partie ruinée en 1193 pendant la guerre entre Rois de France et d’Angleterre, elle est relevée et agrandie au XIIIe siècle. Comme d’autres, elle est de nouveau ravagée pendant la Guerre de Cent ans et les guerres de religion. Abandonnée en 1791 par les 12 derniers moines, elle est de nouveau ruinée. L’abbaye est maintenant utilisée comme lieu de séminaire, congrès et hôtellerie de qualité. Elle retrouve ainsi sa vocation d’accueil.


Ce n’est pas dans la connaissance qu’est le fruit, c’est dans l’acte de saisir Bernard de Clairvaux

Sources bibliographiques : L’Europe cistercienne -Terryl Nancy Kinder Editions du Zodiaque Routier des Abbayes cisterciennes de France Bernard Peugniez - Editions du Signe


matière minérale