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Février - Mars 2013

www.generation-trail.com © Photo : Klaus Fengler

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18 Generation-Trail

Un voyage au Pays du Trail


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Sommair 4 8 éfi Jezz Bragg et son d 6 1 on n a b a h C e d il ra T Snow 4 2 ssien ra Ju c n la B il ra T e c O’Xyra 0 3 er li a v e h C e rr e S e d Trail Blanc 38 Trail du Pastel 6 4 re o D tn o M / y c n a S l Trail hiverna 54 Hivernatrail 64 La Romeufontaine 70 on Dossier alimentati 4 7 ine u o ta a T à n io s a v é Week-end 84 Via Lattea Trail 92 rail Costa Rica Ultra-T 2 0 1 l a g é n é S u a is s a O des iew

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La Piste

Responsable et Directeur de la publication : Fabrice Breton Conception graphique - réalisation : Peggy Chopin - www.design-peggy.com - 06 74 29 48 25 Contact : Tél : 06 42 72 68 62 - contact@generation-trail.com

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Pascal Blanc

Interview

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l'UltraSkyRace !

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Le principe de l’Ultraskyrace est d’élaborer des parcours extraordinaires sur des lieux magiques et courir non-stop d’un bout à l’autre ! Et Pascal vient de boucler la première étape, le Run Trip (le tour de la Réunion) entre le 9 et le 13 janvier derniers, soit 440km et 26000m de dénivelé positif en 104 heures ! Avant de s’attaquer à son deuxième défi sur la Grande Muraille de Chine en mai prochain (650km), il revient sur sa performance sur l’île de la Réunion.


Pascal Blanc 1° Tout d’abord comment te sens-tu après cette performance de 440km non-stop sur l’île de la Réunion ? Etonnamment bien. Je laisse du répit à mon corps et profite d’un repos total. Je n’ai aucune douleur, aucune sensation alarmiste mais je ressens un besoin, prendre le temps de récupérer.

2° Pourquoi t’être lancé dans un tel défi ? Et pourquoi pas ? Je ne suis pas du genre à vivre toujours les mêmes sensations. Après plusieurs ultras j’avais envie d’aller plus loin en ajoutant d’autres paramètres tel que le manque de sommeil ou la fatigue nerveuse, j’avais envie d’aller chercher ma limite, celle qui dit « je ne peux pas faire plus » ! 3° Qu’est-ce qui aura été le plus dur à gérer ? La chaleur. Le 4ème jour a été torride, j’ai fait une hyper thermie. On ne savait plus quoi faire puis je suis reparti avec des poches d’eau à température ambiante pour me « refroidir » dans mon cuissard et 4 heures après, ça allait mieux. 4° Quelle image garderas-tu de cette longue épopée ? L’image d’un formidable partage, l’image de la générosité et de l’abnégation de bons coureurs comme Antoine Guillon, Séb Henri, Phil Nicolas, Freddy Thevenin ; l’image de ma femme Ombeline qui gère une logistique très complexe sans faille, et tous ces regards qui disent « vas-y, on est avec toi », c’est énorme. 5° En mai prochain, tu te lances sur un autre gros morceau, les 650kms de la Grande Muraille de Chine, peux-tu nous en dire plus ? Ce ne sera pas du tout la même chose. Dans les

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tronçons que nous traverserons quasiment personne ne passe, souvent les accès sont bouchés par les épineux, des portions sont instables et partiellement détruites et il y a plusieurs espèces de serpents venimeux. La lucidité sera donc essentielle. L’erreur n’est pas permise, c’est une aventure à part entière sur une construction gigantesque où la vue est toujours dominante et où le profil est très rugueux et de nombreuses fois surprenant. 6° As-tu prévu encore d’autres défis pour cette année 2013, où te verra-t-on au départ de Trails comme le Grand Raid de la Réunion en octobre prochain ? Pour 2013, je pense faire les recos pour l’année prochaine et pourquoi pas participer à quelques ultras comme le Dodo Trail et le Grand Raid. 7° As-tu un défi ultime que tu aimerais faire un jour ? Le Wall Trip est déjà copieux ! Ultime, ça veut dire « fin » et je suis trop jeune pour y penser !

8° Un message à faire passer à tous ceux qui t’ont soutenu et qui ont suivi ton exploit ? Je suis très heureux que nous ayons partagé ça ensemble, c’est une vraie relation humaine qui s’est installée entre nous, une relation qui pousse vers le but, j’adore. 9° Deux dernières questions : Que représente le Trail pour toi et comment vois-tu son évolution ? Le trail est un sport formidable ouvert à tous, pouvoir courir en pleine nature est toujours une découverte, même ceux qui empruntent toujours les mêmes sentiers voient la nature évoluer au fil des saisons.


l'UltraSkyRace !

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Le trail s’organise de manière différente pour que chacun y trouve son bonheur et sa pratique va se scinder plus encore. La manne financière que le trail représente va inévitablement engendrer des dérives, c’est comme ça, mais je pense que l’esprit trail est suffisamment ancré chez les pratiquants pour y faire front. En tout cas à la Réunion, on vit le trail de la plus belle manière qui soit. Merci Génération Trail Pascal www.pascalblanc.blogspot.com www.ultraskyrace.com © Photos : O.Blanc, M.Jourdan et G.Victoire.

Interview


JEZ BRAGG « Mon rêve est devenu réalité ! »


JEZ BRAGG « Mon rêve est devenu réalité ! »


Jez Bragg du Team The North Face a inscrit à son palmarès un véritable exploit en réussissant la traversée de la Nouvelle-Zélande par le sentier Te Araroa. Un sentier qui traverse l’île sur toute sa longueur, à partir de la pointe de l’île au Cap Reigna au Nord jusqu’à la pointe de l’île à Bluff au Sud... soit un total de 3054 km ! Un défi réalisé en 53 jours 9h00 et 1 minute. Parti le 12 décembre dernier, Jez Bragg a dû faire face à toutes les conditions météo (chaleur, froid, pluie, vent...) et à un terrain très exigeant entre mer et montagne. L’alimentation a joué un rôle primordiale... Un médecin a dû intervenir pendant la course car Jez était complètement déshydraté et sous-alimenté pour continuer... Jez a dû revoir toute sa diététique durant ce défi pour pouvoir aller au bout. Il a également souffert d’une infection intestinale suite à l’absorption d’une eau infectée. Soigné par le médecin il a dû stopper son avancée durant 3 jours. Jez Bragg : « L’expédition du Te Araroa était un rêve que je voulais réaliser depuis déjà quelques années. J’ai toujours eu envie de me lancer un tel défi et de partir pendant plusieurs jours sur les chemins. Et la traversée de la Nouvelle-Zélande sur toute sa longueur était un vrai défi pour moi, physique et mental, mais c’était aussi l’occasion et la meilleure façon de découvrir l’un des plus beaux pays du monde ! Le pari était audacieux mais aussi très excitant ! » « Chaque jour de course sur ce sentier magnifique aura été un défi difficile. Le terrain a été beaucoup plus rude que tout ce que j’ai connu ailleurs dans le monde. La patience, la détermination et le mental ont joué un rôle clé. J’ai beaucoup souffert sur certaines sections du parcours.... mon corps était très fatigué et mon esprit épuisé, mais j’ai fait le job. Les douleurs que j’ai cumulées pendant toute cette aventure vont s’estomper avec le temps mais je garderais à jamais des images inoubliables. Je tiens à remercier sincèrement mon équipe de son soutien, mes amis et tous ceux qui m’ont soutenu dans cette aventure. Mon rêve est enfin devenu réalité. »

© Photos : The North Face®/Damiano Levati


JEZ BRAGG « Mon rêve est devenu réalité ! »


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n o n a b a h C


C e ld Les conditions météorologiques n’ont pas épargné concurrents et organisateurs lors de cette septième édition du Snow Trail ! D’importantes chutes de neige les jours précédant la course… de la pluie, de nouveau de la neige et du vent tout au long du week-end ont contraint les organisateurs à réduire les parcours proposés pour assurer la sécurité de tous et proposer néanmoins deux épreuves aux 600 inscrits.


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e d l Après une course au coude à coude et une semaine seulement après sa cinquième place sur le Trail Blanc de Serre Chevalier, Matthias Mouchard s’impose sur le parcours «long» ramené à 15 km, succédant ainsi au quintuple vainqueur de l’épreuve, Laurent Beuzeboc, absent pour convalescence. Il devance de 15 secondes le spécialiste de Vertical Race, Raphaël Grisel, et de 45 secondes Guillaume Charles, vainqueur en octobre dernier du trail du Cousson «les routes du temps». Chez les féminines la lutte fut également serrée entre Florence Houette et Aline Grimaud. La première nommée s’imposant pour 13 petites secondes. Sur le parcours «court» ramené à 7 km victoire de Frédéric Gaethofs chez les hommes et de la triathlète embrunaise Christelle Bego chez les dames. Les 500 courageux finishers ont néanmoins rapidement oublié les affres du climat une fois réunis à l’abri autour du buffet campagnard et se sont promis de revenir pour profiter de la beauté des parcours… avec le soleil cette fois ! Texte : Organisation Photos : Pierre Alessandri


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Matthias Mouchard


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Les conditions météorologiques n’ont pas épargné concurrents et organisateurs


a i s é l A l i a r t Veni Vidi Cucurri...

2014

Vercingetorix

50 km • 1800 D+

Mandubienne

34 km • 1100 D+

Tendinix

24km • 700 D+

Tendinix en relais

24km • 700 D+

Oppidum

16 km • 500 D+

dimanche 22 septembre 2013 Alise-Sainte-Reine • Côte-d’Or (21)

www.alesiatrail.com


O’XYRACE TRAIL BL La première édition de l’O’XYRACE Trail Blanc Jurassien a eu lieu Samedi 12 Janvier 2013 au cœur de la station des Rousses dans le massif Jurassien. Cet événement original et ludique, était le 3ème Opus des événements O’XYRACE, nouveau concept d’événements sportifs multisports Outdoor. Les organisateurs de ce nouveau Trail Blanc Jurassien, l’association SINGLE TRACK EVENEMENTS présidé par Frédéric PITROIS et YAKA EVENTS dirigé par Bertrand PILLON, peuvent être plus que satisfait de la réussite de cette première édition. L’événement affichait complet 48h avant le départ avec 470 inscrits sur les parcours enfants et adultes. 25-30 cm de neige fraîche sont tombées quelques heures avant l’événement pour le bonheur de tous les participants qui auront pu effectuer leur course dans des conditions idéales. Les participants avaient le choix entre un parcours de 10km ou de 17km tracés au cœur de village des rousses et de son Fort, le tout entre piste de ski et single en forêt. Le parcours de 17km a été ramené à 15km lors du traçage du parcours au vu des fortes chutes de neige le jour avant le départ.


LANC JURASSIEN !


O’XYRACE TRAIL BL

Ce sont les courses enfants et plus particulièrement les 7/11 ans qui ont ouvert cette première édition. Les 12/15 ans était aussi à l’honneur avant le départ des courses adultes.


LANC JURASSIEN ! On notera déjà un plateau relevé dès cette première édition avec la présence de François GONON champion du monde de CO par équipe vainqueur du 17km quelque peu raccourci en 1h07’27. Thibaut BARONIAN du Team SALOMON Espoir était distancé de plus de 4mn. A l’arrivée le prometteur membre du Team Salomon avouait la large supériorité du Franc Comtois « A un moment, il faut savoir dire stop. Il y avait lui et les autres. Derrière, on s’est organisé pour le podium… »

Le Jurassien Ivan BOURGEOIS, complétait le podium devant d’autres valeurs sûres comme Alexis MONTAGNATRENTIER (FRÈRES-FUN / MULEBAR), Sange SHERPA (TEAM ENDURANCE SHOP BESANCON) ou encore Rémi PIEGELIN (TEAM INTERSPORT BESANCON). Chez les Féminines, c’est Ségolène VERNET (KERAUNOS SPORTS) qui l’emporte chez les Féminines devant Céline GOEMANS (Team Maxi Race) et Stéphanie CURTY. Sur le 10km, c’est le pontissalien Yvan JEANNEROD en 40’33’’ qui s’impose devant François FAIVRE (Team LAFUMA Trail) et Jimmy BURRI. Virginie MATHEY s’impose chez les féminines devant Raphaëlle PERRIN et Lydie TRAVAILLOT. « Une belle course, très rythmée, sur une piste bien damée. C’était un plaisir », a expliqué à l’arrivée Virginie MATHEY vainqueur du 10km en 56’53 A l’arrivée les coureurs se voyaient offrir une luge aux couleurs de l’O’XYRACE Trail Blanc Jurassien pour terminer cette épreuve par une petite descente ludique ! Une idée originale qui aura plu au plus grand nombre des traileurs. L’année prochaine ce trail blanc sera l’étape finale du challenge O’XYRACE, après le Triathlon du Revermont (31 Août et 1er Septembre) et le Défi Nature du Mâconnais (19/20 Octobre) qui élira le ou la meilleur(e) athlète Outdoor multisport, une première en France. Texte et photos : Organisation


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Distances et dénivelés 101km > 4500m+ 65km > 3200m+ 40km > 2000m+ 25km > 1300m+ 21km > 1000m+ 10km > 250m+ 5km > 170m+

D E CLER M ONT

Auvergne / Limousin

, TULLE ET

Trails - Rando - VTT autour du lac de Bort-les-Orgues (19) Retour en bateau

13-14 juillet 2013

Contact 05 55 96 02 49

www.trail-aquaterra.com


14 avril

#2013

s ie n n o r a B s le Buis-

Cyril Crespeau Atelier Guillaume-S

37km, 21k

e.fr

aildrom r .t w w w m k 1 m et 1


T Michel Lanne

Trail

Blanc


Trail T rail B

c Serre Chevalier


Julien Navarro

Trail

Blanc


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On s’attendait à une météo assez mauvaise, avec ciel gris et chutes de neige… finalement c’est le soleil qui a accompagné les 750 concurrents qui ont pu s’élancer à l’assaut de cette édition 2013 sous les meilleurs auspices. Les profils du Trail Blanc (30,1km, 750 D+/-) et de la Guisanette (12,3km, 350 D+/-) avaient été légèrement remaniés et le départ avait été transféré au pied des pistes. Après un sacré coup de cul, les coureurs ont affronté des parties trappeur plus nombreuses, mais aussi d’importantes portions très roulantes et damées. Un exercice complet et difficile, même si les chronos ont été dans l’ensemble meilleurs qu’en 2012 grâce à une neige ferme. Côté résultats, on retiendra la belle performance sur le 30km de Michel Lanne du Team Salomon qui réitère sa victoire de 2012 sur le Trail Blanc devant deux autres pointures, Julien Navarro et Ludovic Pommeret.

c Serre Chevalier


Fiona Porte

Trail

Suivent au classement, Arnaud Lejeune, Mathias Mouchart, Yannick Blancard, Guillaume Besnard, Sergio Vallosio, Renaud Castiglioni...

Blanc Chez les dames, personne n’est venu s’opposer à Fiona Porte, déjà seconde en 2011. Elle devance confortablement deux Italiennes, Juliana Arrigoni et Marina Plavan.


Trail T rail Serre Chevalier Sur le Trail «La Guisanette» de 12km, c’est Christophe Halleumieux qui monte sur la première marche du podium devant Fred Grux et Yvan Giraud. Marion Joubert s’impose chez les filles devant Christina Blanchet et Frédérique Duclot.

Cette épreuve constituait la première étape du Runazur Trophée des neiges. Elle sera suivie du Trail bianco de Cesana Torinese, le 24 février en Italie, et d’une autre course organisée par Courir en Briançonnais : la Snow Race de Montgenèvre, le 17 mars prochain. Texte : Thierry Merello Photos : Lisel Merello


TRAIL DU PASTEL À BALMA

Le départ se fait sur route. Les roues des voitures qui se sont aventurées ici dans le début de matinée ont laissé deux traces brunes bien visibles de chaque côté de la chaussée. Le choix ? Passer dedans et comme la neige a déjà bien fondu, on s’en met déjà plein les pieds.


Le Trail du Pastel à Balma, un rêve en blanc ! Surtout rester concentré. Prendre la bonne décision. Au bon moment. La neige a tout recouvert. On ne sait plus à quoi s’attendre. Cela fait partie du jeu. Il faut s’y résoudre. D’emblée on hésite.

Passer sur les côtés, sur les trottoirs ou au beau milieu de la route. La neige est plus épaisse. On glisse moins, on patauge moins. C’est la bonne décision. Du moins on peut le croire. Même si du coup, on déroule moins bien la foulée. Cela ne «rend» pas aussi bien. Et puis arrive la forêt. Première de la liste.


TRAIL DU PAST À BALMA


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C’est fou comme il peut y avoir des tas de petits bois tout autour de Balma en banlieue de Toulouse. LES VEINARDS ! Pas nous. Pas maintenant. La première descente et déjà ça glisse de tous les côtés.

Le choix ? Passer au milieu sur une petite sente boueuse et glissante en espérant que cela adhère un peu en allant plus vite. Passer sur les bas-côtés s’il y a de la place et chercher la neige tant qu’on peut. Là on ne glisse pas. Ou moins. Devant moi ça dérape déjà. Un homme à terre ! Un homme à terre ! Il se relève aussitôt en rigolant. C’est la grande valse du blanc… Surtout rester concentré. Je prends l’option du milieu. Je prie pour qu’en allant plus vite, la chaussure reste moins de temps au contact du sol. Pas assez longtemps pour s’échapper sous moi… Tout semble être une gestion d’équilibristes. Les skieurs doivent être d’excellents traileurs ! Plus loin le sentier se rétrécit encore. Il disparait même pour laisser place à un petit ruisseau… Et au milieu coule une rivière ! On cherche sa voie. Chacun cherche sa voie dans la vie. Quelques rubalises nous indiquent que c’est par là. Heureusement car il n’y a plus rien, plus personne. Là il n’y a plus le choix. Juste la vigilance. Il faut à la fois baisser la tête pour éviter les branches qui sous le poids de la neige semblent être encore plus basses que d’habitude et à la fois lever les jambes pour éviter des troncs et branches qui barrent le passage. C’est épique.


TRAIL DU PASTEL À BALMA

Le 18 km masculin

Le 18 km féminin

• Benjamin BELLAMY, EA Foix / Team New Balance : 1:14 :18 • Pierre-Laurent VIGUIER, CA Balma / Team Inov 8 : 1 :16 :16 • Sébastien SARDA, Team Running : 1 :19 :24

• Esther MURIITHI, CA Balma : 1:33:19 • Sylvaine CUSSOT, Free Run 72 / I-Run : 1:42:36 • Fatima CHAABANI, ACM Renning : 1:44:51


le Trail du Pastel en 2013, c’était l’aventure avec un grand A Où est ma machette pour me frayer le chemin ? Pas le choix. Inutile d’aller chercher un passage à droite ou à gauche ou plus loin. Il faut se mouiller. Et pas qu’un peu ! Dans certains trails, on nous prévient gentiment : « attention aujourd’hui vous allez devoir traverser une rivière à gué, faites gaffe ! » Là il ne s’agit pas de ça. Impossible d’imaginer de retirer ses chaussures pour les remettre plus loin. Le sentier est devenu ruisseau. Et ça dure, et ça dure. Les pieds gèlent bientôt. « Et si il fallait m’amputer ensuite ? » Je ne ressens plus rien en bas du corps. Il n’y a plus de chaussures, plus de pieds, juste deux appuis qui me permettent d’avancer encore. Plus loin sur le dur, les sensations reviennent doucement. Comme un retour à la vie. La sensation est agréable. J’en vois un peu plus loin qui marchent parce qu’ils sont transis par la froid de l’eau gelée… « Malheureux, il faut courir… toujours courir… C’est une question de vie ou de mort ! » En tout cas, ils ne prennent plus leur pied ! Moi je prends les miens à mon coup et retrouvent mes sensations. Je me retrouve avec mes choix. Dans une longue bosse.

La boue est prédominante. Passer sur les côtés pour rechercher la neige mon alliée pour le coup, cela ne fait aucun doute. Les chaussures accrochent mieux. Tant pis, s’il faut passer d’un côté ou de l’autre du chemin sans arrêt. Au milieu ça glisse trop. Un pas en avant et deux en arrière… Ce Trail du Pastel ne peut se résumer à une simple épreuve dans la neige, aussi rare que cela puisse paraître si proche de Toulouse. Non le Trail du Pastel en 2013, c’était l’aventure avec un grand A. Celle où chaque choix a permis d’avancer un peu mieux. Et moi j’ai adoré et je n’oublierai pas de si tôt !

Récit de Rémy JEGARD Photos : Mélanie FEROUX


LA VILLE COMME VOUS NE L’AVEZ JAMAIS VUE !

6ÈME ÉDITION

14 AVRIL 2013

36 KM

1600M+ 1600M- / CHRONO

23 KM

1100M+ 1100M- / CHRONO

12 KM

600M+ 600M- / CHRONO & RANDO

LYONURBANTRAIL.COM OrgaNIsaTEur

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Trail Hivernal du Sancy / Mont-Dore Ce sont des conditions hivernales qui attendaient les 1035 partants de ce 10ème trail hivernal du Sancy / Le Mont-Dore / Oxsitis. Malgré ce temps, les participants ont pu profiter tout de même d’un parcours technique où leur vigilance a était menée à rude épreuve par le changement irrégulier de l’état des sentiers : boue, neige et glace. De part sa spécificité, les concurrents de ce trail pouvaient choisir au 10ème kilomètre la distance finale qu’ils voulaient effectuer. Fort de son succès (1188 inscrits en 4 semaines), la ville du Mont-Dore et le club organisateur XTTRaid 63 avaient décidé de changer de lieu de départ en proposant la patinoire, espace plus important que le gymnase et doté d’un chauffage spécifique, pour accueillir les coureurs. Sur le 20 km (avec un dénivelé de 800m), Yoan MEUDEC arrivé en tête au col du Guéry avec ses compagnons du Team Sigvaris Trail, Patrick Bringer et Nicolas Martin, choisit d’assurer 2 podiums en partant sur le 20 km. Avant la course, il avait pourtant envisagé de s’orienter sur le 30 km mais après en avoir discuté avec ses 2 compères, le choix stratégique a pris le dessus. Yoan Meudec remporte la victoire du 20 km pour la seconde fois (1ère victoire en 2009) en 1H52min et 57 s mais il aura fallu qu’il effectue une magnifique descente pour revenir sur Romain DAUMAS (Vichy Triathlon) et Pascal MOUCHAGUE (Raind’n trail), qui l’avaient doublé quelques kilomètres auparavant. Au final, il y a moins d’une minute d’écart entre les 3 hommes.

Trail Hi


ivernal SĂŠbastien JANIAUD


Trail Hivernal

du Sancy / Mont-Dore

Y o a n MEUDEC

A noter que le triple vainqueur 2010, 2011 et 2012 Yvan BIZET, nouveau membre de l’équipe organisatrice XTTR 63, finit au pied du podium, après avoir souhaité courir pour le plaisir d’accompagner l’un de ses amis Benoit Luchez qui finira 7ème du parcours. Marlène VIGIER (Ydes Athlétisme) remporte son triplé du 20 km chez les filles en 2H10min

et 11s. Etant sur une phase d’entrainement de vitesse, elle avait fait le choix du 20 km malgré le fait de se sentir très bien au 10ème kilomètre. Elle l’emporte avec 10 minutes d’avance sur Camille DEFER. Emmanuelle DUCHAINE (AS Romagnat) a réussi à doubler Aude BOUSSICUT dans la dernière descente et complète ce podium féminin.


Karine Sanson Pour le 30 km (avec 1300m de dénivelé), c’est donc Patrick BRINGER et Nicolas MARTIN qui passent en tête à la bifurcation des 2 parcours, suivis de Sébastien MOREAU (Puissance 3 Cournon), Paul BROUSSE (Les Chabichou) et David GANHITO (Etoile des Montagnes). Au Puy Gros, on retrouve Patrick Bringer toujours en tête, Paul Brousse

en seconde position et Nicolas Martin qui suit juste derrière. Mais Patrick Bringer juste avant la montée du Puy Gros, avait ressenti une douleur dans la cuisse et avait décidé d’accélérer dans la montée afin d’accentuer son écart pour pouvoir ensuite le gérer. Cependant, dans la descente cette douleur trop vive, le contraint à arrêter sa course.


Trail Hivernal

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Sancy / Mont-Dore Nicolas Martin revient sur Paul Brousse et gagne ce 30 km en 3H02min et 08s. Sébastien JANIAUD (Running Club Arpajon), après avoir remonté les places une à une finit second en 3H04 min et 31s devant Paul Brousse en 3H06 min et 49s. Du côté des filles, Karine SANSON (Raind ‘n Trail) remporte sa deuxième victoire sur le 30 km, après celle de 2009 en 3H36min et 18s, après avoir mené de bout en bout. Elle devance Stéphanie MAUZAT (Running Club Arpajon) et Emmanuelle LAUNAY (Verneuil AC) qui terminent respectivement en 3H43 et 3H50. Ce trail hivernal du Sancy est une épreuve qui s’affirme comme un rendez-vous incontournable de la saison hivernale, le record de participants étant battu à chaque édition... Le prochain rendez-vous est pris le 7 et 8 septembre 2013 au Mont-Dore pour la version estivale du Trail, avec 60, 34 ou 18 kilomètres sur les crêtes et les points culminants du Massif Central... Le même bonheur, la chaleur en plus.

Réactions d’après course : Yoan MEUDEC (vainqueur du 20 km) : « Avec le temps qu’il faisait, c’était un peu physique. Que ce soit sur le trail estival ou sur l’hivernal, l’organisation est au top. Au 10ème km, nous étions ensemble avec Patrick Bringer et Nicolas Martin, on a fait le choix d’assurer 2 podiums, moi sur le 20 km et eux à la bagarre sur le 30 km. Cela fait toujours plaisir de débuter l’année 2013 avec une victoire. » Nicolas MARTIN (vainqueur du 30 km) : « Nous sommes partis vite avec Yoan et Patrick, puis Yoan a décidé de partir sur le 20 km. On s’est regroupé à 4 et Patrick a accéléré dans la montée du Puy Gros. Je me suis accroché et j’ai vu qu’il ne descendait pas super bien, c’était dur avec cette neige. J’ai un peu souffert mais le Mont-Dore me réussit bien. » Texte : Coralie Jourde Photos : XTTR 63 et Yves Marie Quémener


U n iq u e e n E u r o p e !

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trails rando

S PASSERELLE MARATRAIL DE D+

S DU MONTEYNARD

45km / 2300m

YNAR S PASSERELLES DU MONTE TRAIL DE 1300m D+

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28km /

RON LA PASSERELLE DE L’EB TRAIL DE 800m D+ 18km /

PASSERELLES RANDO 50DE0mS D+ 13km /

MINI TRdeAI6LanENs FANTS à partir

dimanche

21 juillet

Crédits photos : Lionel MONTICO - ZOOM Agence - Réalisation www.carrergraphiste.com

2013

Ou ve rt ur e de s in sc ri pt io ns

le 1 er m a r s

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CLASSEMENTS & RÉCOMPENSES SUR CHAQUE ÉTAPE

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SAMEDI OFFICIAL KILIAN’S CLASSIK TRAIL RUNNING

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SOIRÉE OFFICIELLE AVEC LES ATHLÈTES DU TEAM SALOMON

6&7 JUILLET 2013

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PRÉSENCE D’ATHLÈTES INTERNATIONAUX PIERREBENADESIGN.COM © SALOMON SAS. ALL RIGHTS RESERVED. PHOTOGRAPHY: STEPHAN REPKE, MONICA DALMASSO.

TRAIL RUNNING ET RANDONNÉE COURSES ENFANTS COURSE DE CÔTE

10 KM


a r t a n r e v i H

Un rayon de soleil nommĂŠ Hivernatrail


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{ NICOLAS MARTIN } Vainqueur

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Les petits bonhommes de Nîmes Trail Attitude ont beau faire évoluer la recette, la marmite de l’Hivernatrail a encore débordé début décembre. Une belle louche de soleil en prime ! On en connaît, des organisateurs qui s’en satisferaient de voir les inscriptions closes deux mois à l’avance. Sauf qu’à Saint-Côme-et-Maruéjols, charmante petite bourgade à quelques encablures de Nîmes, l’accueil est une question d’honneur. Un état d’esprit inscrit dans le code génétique des locaux, attachés plus que tout à leur garrigue, constamment baignée par un délicieux micro-climat méridional.


Hivernatrail

n r e v i H t, suffisamment tô s ri p e tr ê y s’ t n isir, pensaie nous fait pas pla laces supplép e n 0 0 1 ça e e d u q ta r o sû u c’est s saintMalgré un q placement de la nterieux, le plu A m re c ri u E a e ce n g râ li g u s, so mentaire de 17,8 ux initiateur de rt re u u e co h il , a tr TA n N u e r a des cômois d formule relais p it plus un nous sommes va a is a ’y n M il . il : a it tr a fa ns l’Hivern km, rien n’y a et nous préféro le milieu de s le s b è a d n n le o is ib n ra o p s gen dossard dis nts, plutôt que a ip ic rt a p s le ir bien recevo l’automne… s sur ce parcours n o ch u o b s e d r e de provoqu nt une majorité a rt o p IR m O V co E t C e E x R u tortue L’ART DE BIEN scriptions et in aces. » s e d r e rn u to sentiers monotr i u q « Devoir re s in is vo s ains de club refuser des cop


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{ VIRGINIE LEMOINE } Vainqueur


mbre, disputé le 9 déce , il a tr a rn e . iv H l’ de 0 départements 4 e d s Pour ce 7 opus u n ve , ts n 0 participa es, tous animés ym n pas moins de 80 o n a x u a x u a nation s Des “top teams” er à leur palmarè ch ro et, cc a : r si é d ns tous les sens a d t n par le même ta o ic rn u garrigue to leillée, ce petit bout de dition très enso é e tt ce e d rs u e aux dires des act enivrant. e

l i a r t a n r e Hiv


Nico dans les traces d’Andy Terrible réveil hivernal pour les locaux qui avaient eut la mauvaise idée de programmer une “grasse mat” : à quelques minutes du départ de la course reine (34 km), les enceintes de la paire d’animateurs survoltés ont fait trembler la place du village, entraînant les 550 participants du format long dans un échauffement musical très musclé !


A qui le tour le 8 dĂŠcembre 2013 ?

e v i H


A peine 2h30 plus tard, Nicolas Martin, venu de la région grenobloise, confirmait qu’il faudra compter sur lui en 2013. Après sa superbe 4e place aux Templiers, une victoire de prestige pour ce digne successeur d’Andy Symonds, tout sourire aux lèvres une fois la ligne d’arrivée franchie. Ce n’est pas Virginie Lemoine, venue de Saône-et-Loire, qui le contredira : une victoire à l’Hivernatrail, c’est bien plus qu’une ligne dans un palmarès. Texte : Benoît Goiset - Photos : Organisation et Benjamin Célier.

l i a r t a ern


trail made in larzac s r a m 24

2013

Saint-Georges-de-Luzençon (12)

i n s c r i p t i o n e n l i g n e : www.verticausse.com

Verticausse 37 km 1800m+ Verti 21 km 900m+ Verti’Cool 10 km 200m+ Rando . Repas

Création ASGC - Impression Repro-Service

St Georges de Luzençon

La Verticausse


LA ROMEUFONTAIN


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LA ROMEUFONTAINE


LA ROMEUFONTAINE charme les coureurs !

Vainqueur ici même en 2012, le sociétaire du Team Salomon a montré qu’il était très à l’aise sur ce type de parcours. Chez les filles, Célia Trévisan du Team Optisport réalise une superbe course avec la première place à la clé. Sur le tracé de 23km, Fabien Nabias également du Team Salomon s’offre la première marche du podium, tout comme Sophie Mazana chez les féminines. Enfin sur la courte distance, on retiendra les victoires de Paul Abet et d’Isabelle Jaussaud. Les coureurs ont déjà pris date pour cet été avec la Kilian’s Classik, les 06 et 07 juillet. Texte : Fabrice Bretron Photos : Pierre Mérimée

Cette édition 2013, 4ème du nom, restera pour les participants comme une édition exceptionnelle. A la fois par la météo très hivernale et par les paysages figés par la neige tombée abondamment. Les Pyrénées en ce mois de janvier ont offert aux quelques 1200 traileurs et traileuses un spectacle magnifique… Les commentaires étaient unanimes à l’arrivée « c’était que du bonheur de courir dans cette neige fraîche, à refaire… ! ». Malgré ses conditions météo très compliquées, l’organisation et les bénévoles ont réussi à offrir un événement sans accrocs. Côté courses, on retiendra la nouvelle victoire de Guillaume Beauxis sur le 36km.

Le récit de Guillaume Beauxis, double vainqueur de la Romeufontaine : « 19 janvier 2013, veille de mon premier trail depuis ma blessure post Grand Raid des Pyrénées. Malgré quelques courses de ski alpinismes et un cross, l’envie de mettre un dossard sur un trail commençait vraiment à se faire sentir... Les conditions climatiques s’annoncent hivernales et la neige fraîche tombée abondamment dans la semaine promet une avancée délicate et difficile. Après une arrivée en milieu d’après-midi, quelques péripéties sur la route (accès au Puymorens fermé depuis Ax-Les-Thermes), je pars pour un petit décrassage sous la pluie et je confirme que les conditions ne seront pas évidentes du tout car on s’enfonce beaucoup et la neige est gorgée d’eau.


LA ROMEUFONTAINE Seul espoir, une nuit bien froide pour geler le sol mais ce n’est pas gagné car en me couchant, à travers la fenêtre, les flocons tombent et la neige commence à recouvrir la route. 4h00, petit déjeûner, il neige toujours un peu et la route est bien blanche. En me rendormant, je pense stratégie. Je me dis qu’il ne faudra pas faire la course tout seul, essayer d’être au moins à deux pour se relayer et ne pas trop laisser de forces pour faire les traces dans cette neige fraîche. 7h30, heure du départ : Je sais que je peux m’exprimer sur les premières kilomètres de montées, on ne va pas beaucoup s’enfoncer. Je décide de prendre les devants, monte à mon train sans trop me mettre dans le rouge car la course sera longue et usante... Je me retrouve rapidement aux avant-postes avec Guillaume Peretti, un Corse annoncé comme mon concurrent direct. Les sensations sont bonnes, mais après 200 à 300m de montée, on se retrouve sur le plateau de la Calme, et là on s’enfonce beaucoup, je suis obligé de ralentir, la progression est difficile…. On se retrouve à quatre, Guillaume me prend un relais, et se rend compte de la difficulté pour faire les traces. Je m’économise au maximum en sachant qu’on va bientôt rejoindre une piste de ski de fond (où l’on pourra enfin courir !) qui nous amènera jusqu’au sommet du Roc de La Calme. J’arrive au sommet en tête avec Clément Petitjean et Guillaume Peretti à 30 secondes derrière. Avec le brouillard et le vent, une hésitation de parcours nous fait perdre notre avance et on se retrouve à trois

pour basculer sur le lac des Bouillouses. Après une grosse descente sur une piste de ski alpin, de nouveau la galère avec les jambes qui s’enfoncent jusqu’aux genoux ! Je prends le premier relais, Clément Petitjean équipé de miniraquettes et de bâtons passe devant. Il s’enfonce beaucoup moins que nous et il prend rapidement quelques longueurs d’avance... Heureusement, on se retrouve sur une route enneigée qui descend sur 5km jusqu’au Pla des Aveillans. On rejoint ensuite des pistes de ski de fond que nous emprunterons pendant un bon moment jusqu’au ravito n°3. Sur cette partie, les jambes sont au rendez-vous, je reprends la tête et je creuse un bon écart. Seul Guillaume Peretti suit le rythme à 30/45 secondes derrière moi. Puis je décide de ralentir pour laisser Guillaume revenir afin de se relayer avant d’affronter la terrible piste noire à remonter jusqu’au Roc de la Calme. C’est là où je fais l’effort et bascule avec environ 30 secondes d’avance au sommet. Je connais bien la descente qui nous emmène à l’arrivée. Les sensations sont encore bonnes, je me fais plaisir et j’accentue mon avance pour remporter la course avec environ 1 minute d’avance sur guillaume Peretti. Je suis très heureux de remporter cette course pour la deuxième année consécutive. Avant tout un grand bravo à tous les finishers car il fallait être costaud pour venir à bout de ces 36km dans de telles conditions.


Célia Trévisan

Guillaume Beauxis

Je suis très heureux de remporter cette course pour la deuxième année consécutive. Avant tout un grand bravo à tous les finishers car il fallait être costaud pour venir à bout de ces 36km dans de telles conditions. Enfin un grand merci à mes parents pour m’avoir accompagné, encouragé et ma copine qui a pensé tellement fort à moi que j’avais l’impression qu’elle était là !


Par Nicolas Aubineau Diététicien D.E. D.U. Nutrition du Sport D.U. Troubles du Comportement Alimentaire D.E.S.S. Ingénierie de l’Entrainement Sportif Plan alimentaire personnalisé sur :

www.nicolas-aubineau.com

Alimentation : Existe-t-il un modèle unique pour les traileurs ? Il est fréquent chez les traileurs d’essayer d’atteindre ou de demander à un professionnel un modèle d’alimentation idéal, qui serait en quelque sorte le même pour tout le monde. Or, le caractère complexe de « l’alimentation équilibrée » réside dans le fait que chaque individu est différent ! Chaque traileur ou traileuse a un mode de vie qui lui est propre, un environnement particulier et surtout, c’est un ensemble physique, physiologique et mental unique déterminé génétiquement

à la naissance (« l’inné ») et « façonné » avec le temps! Nombreux sont ceux qui ont voulu mettre en place ce modèle idéal le plus favorable à la fois sur la performance et la santé ! En fait, il en existe plusieurs, avec leurs avantages et inconvénients, mais au final, il faut savoir trouver celui qui nous convient le mieux ou qui s’en rapproche, car plus que les aliments, c’est la relation équilibrée entre le coureur et ces aliments qu’il est impératif de définir !

Sachez que le modèle crétois a toujours la côte ! Très prisé des traileur, il privilégie les produits d’origine végétale (légumes et fruits, frais et secs) aux aliments d’origine animale. La consommation de poisson, fromage et yaourt (brebis, chèvre) reste quotidienne et importante. Le modèle des trois repas structurés dit « traditionnel » (petit-déjeuner, déjeuner et dîner) est présent et l’aspect « convivialité » préservé ! Aussi, les aliments privilégiés sont peu raffinés (céréales complètes, légumineuses…), ce qui participe à la haute densité micronutritionnelle des repas. Enfin, l’huile d’olive reste la « clé de voûte » de ce modèle.

Les principales qualités de ce modèle sont la diversité alimentaire, la richesse en fruits et légumes, fibres, et un apport d’acides gras de bonne qualité (mono et polysinsaturés : oméga 3, 6 et 9) aux vertus cardiovasculaires et métaboliques (poids, cholestérol, tension, diabète…). Ce mode alimentaire sert en quelque sorte de référence ! Les soupes, plats composés du terroir à base de légumes frais d‘hiver (poireaux, choux, carottes, céleris…) ou secs (haricots blancs, lentilles, pois cassés…) associés aux viandes ou poissons permettent de gastronomiser vos repas hivernaux!


Par Nicolas Aubineau Diététicien D.E.

Typologie alimentaire du traileur : pas forcément la même façon de s’alimenter pour tous ! Alors que certains coureurs vont privilégier une alimentation plus ou moins raisonnable en quantité et qualité, privilégiant la diversité des groupes alimentaires, d’autres (c’est le cas plus souvent des vétérans) vont être très attentifs aux recommandations (notamment celles du Plan National Nutrition Santé PNNS), allant s’informer fréquemment sur les différents supports tels que revues spécialisées, web…. L’aspect micronutritionnel concernant la prévention par rapport au vieillissement et aux maladies chroniques (cardiovasculaires, cancers….) est assez présente. Un autre groupe se distingue, assez représentatif de la population française, privilégiant la convivialité, le goût et la tradition, plus ou moins équilibrés sur les plans nutritionnels, étant donné l’attrait pour la « bonne chair » (présence régulière de

charcuteries, viandes, fromages, vin). Néanmoins, la variété est présente et les menus sont modulés en fonction de l’échéancier des compétitions sur la saison ! Enfin, certains runners (une minorité !) sont peu soucieux de ce qu’ils mangent, adoptant le modèle occidental, peu diversifié et varié, usant et abusant des plats cuisinés, de la restauration rapide, avec présence de grignotages et compulsions alimentaires le plus souvent. La faible place accordée aux aliments bienfaiteurs (fruits, légumes, céréales,…) libère la place à une sorte d’ « anarchie alimentaire » ! Très souvent, au fil des entraînements et des compétitions, la corrélation entre la diététique et la notion de performance prends de plus en plus d’importance : l’évolution se tourne naturellement vers un modèle plus structuré et « gagnant »!


Aussi, en parallèle, retrouve-t-on souvent des comportements adaptés comme « la pensée obsessionnelle du diététiquement correct » ainsi que la restriction alimentaire ! L’orthorexie, du grec « orthos » et « orexis » signifiant respectivement « droit » et « appétit » est parfois retrouvée chez les traileurs et notamment traileuses. Quesako ? Il s’agit de « l’obsession extrême du bien-manger ». La souplesse est remplacée par la rigidité des paramètres qui trament leur alimentation : contrôle à longueur de journée, quantité très souvent pesée, binarité du comportement avec des aliments catégorisés « interdits » et absents des menus, les matières grasses (beurre, huile…), charcuteries grasses (rillettes, pâtés, saucisson…), fromages sont supprimés car faisant soi-disant prendre du poids, dévalorisant ainsi la représentation de la performance sportive ! … Dans ce cas précis, le comportement alimentaire fonctionne comme un système sur un mode à deux possibilités type feu rouge – feu vert (« Possible » ou « Pas possible »), empirique (« 100g et pas 110g, ») où la forme corporelle et/ou l’exigence d’un poids bas (ne correspondant pas forcément au poids de forme chez certain(e)s) sont très souvent l’objet central de la préoccupation de la personne concernée !

Une autre vision de l’alimentation retrouvée est la restriction alimentaire correspondant à des apports en-dessous des besoins réels visant simplement à atteindre un poids plus bas (la plupart du temps inférieur au poids de forme mais tout en restant acceptable avec un rapport masse maigre/masse grasse relativement correct !). Cela est avantageux dans la grande majorité des sports d’endurance (ultra…) et de ce fait sur la performance finale (chrono). Toute est une question de juste milieu ! Il n’y a pas forcément un modèle mieux que l’autre, chaque traileur doit trouver sa voie diététique. L’objectif étant que chacun puisse « faire sa propre théorie à partir des autres théories » plus ou moins empiriques ! Répétons le fait que chaque coureur en nous est unique et que l’alimentation qui s’applique à une personne ne s’applique pas forcément pour le partenaire d’entraînement !

Nicolas AUBINEAU Diététicien D.E., D.U. Nutrition du Sport www.nicolas-aubineau.com


Week-end évasion à Tataouine Tataouine, un lieu magique, le bout du monde lorsqu’on s’y réfère. On pense alors envoyer quelqu’un au diable quand il ne s’agit que d’un paradis. Une autre planète, sans doute, parmi d’autres étoiles. Un oasis, un havre de paix, un lieu de vie en plein désert. Cette fois, on n’y vient pas faire du cinéma*. Seulement courir, courir et se recueillir. Rencontrer et découvrir. C’est donc là-bas le trésor : l’aviez vous cherché ? Vous l’avez manqué. Sur ces vagues de dune, les jambes et le corps meurtris par les efforts, les yeux rivés vers le ciel d’un bleu roi, l’heureux coureur scrute l’horizon. Il poursuit sa course entre les pierres, hume, profite de chaque grain de sable. Le sac et l’outre lui collent à la peau. Ses tempes sont blanchies de sel. Il fait doux, la lumière intense renvoie des couleurs vives. Du bleu, du blanc, de l’ocre. Sous les pieds de l’infatigable qui chemine, l’immensité du désert. Ses pas sont feutrés. Ici, le silence s’écoute, il suffit de lui tendre l’oreille. Il ferme alors les yeux. Et son imagination déborde. Deux jours durant. Le temps de vivre une des plus belles aventures que la vie puisse réserver : un week-end évasion à Tataouine.


Week-end évasion à Tataouine


Tataouine

Le week-end évasion a été proposé cette année pour la troisième fois. Trois courses en deux jours. 31 décembre et 1er janvier, les dates font référence. Une aventure humaine qui défie les hommes tout en les rapprochant. Ksar Ghilane, Douiret et Guermassa dans l’extrémité sud de la Tunisie. Du sable et des pierres. Quelques oliviers. Olivier, Pierre et quelques autres. En une traversée du désert, l’association Carthago propose aux participants une pénétration totale dans la culture tunisienne, un partage, une découverte, un mélange. Elle emmène les coureurs chez l’habitant, au cœur de l’erg, puis du reg, un bivouac dans l’oasis, un déjeuner sous les tentes des nomades berbères et une nuitée en village d’habitations exclusivement troglodytes et séculaires.

Quelle originalité pour un réveillon loin de tout. Le son des darboukas, leurs rythmes endiablés, la lancinance des guitas et des mezoueds résonnent encore sur la place. Frénésie d’un nouvel an passé au clair d’une pleine lune. Boire et courir, il n’y a pas lieu de choisir. Aux efforts fournis, aux kilomètres parcourus, s’ensuivront le délassement dans l’un des plus beaux hôtels. Djerba la douce. Aussi court soit le séjour, l’évasion que propose Azdine Ben Yacoub sur la terre de ses ancêtres n’a pas de prix. L’instigateur de l’épreuve est Tunisien et vit à Paris. Cultivé, passionné par les deux pays, il sait orchestrer avec talent l’organisation de l’épreuve qu’il a lui-même créée.


Tataoui Week-end évasion à Tataouine

Sa gouaille, son verbe, son sens du troc, ses qualités en relations humaines, ses connaissances ouvrent toutes les portes du désert. Azdine chez lui offre à la caravane qui passe la clé du désert, l’eau désaltérante de l’oasis. Il initie le curieux coureur à sa propre culture, aux saveurs culinaires, au dessous des souks, à la musique, aux danses, aux chants. Bel entrain pour l’entrainement. Prétexter courir ne dupe plus personne. Mangez, buvez, courez, chantez, dansez. La soif de découverte, la faim du dépaysement, l’échange avec les Autres sont des critères aussi prioritaires que le goût de l’effort. La compétition est secondaire. Trois courses en deux jours. La première, courue la dernière journée de l’année est longue de dix huit kilomètres et traverse le sable exclusif des dunes autour de Ksar Ghilane. Le sable fin s’immisce volontiers en boules compactes dans la chaussure du marathonien, réduit l’espace, contraint. La silice irrite les chairs.


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Les ampoules s’allument. La seconde spéciale, courue de nuit, emporte l’évadé et sa frontale dix kilomètres durant sur les chemins caprins du plateau rocailleux de Douiret. Fléchage à l’épée fluo. Le faisceau de la lampe ne livre pas les rochers mais les compose, nourrit de matière tendre chaque chose. Le ciel noir s’est chargé de cotonnade que la lune embrase. Sous les pas assourdis, ce n’est plus vraiment le luxe du sable épais. Les incongruités du sol appellent à la vigilance. Le menu d’un réveillon de nouvel an fera office de ravitaillement. Place à la fête, aux embrassades.

Tataou Week-end évasion à Tataouine


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Tataou Week-end évasion à Tataouine

La terre clôt une nouvelle révolution. 2013 est née. La nuit sera courte et la dernière course, disputée la première matinée de l’année, impose aux jambes aguerries de digérer le champagne englouti. Dix huit nouveaux kilomètres de pierrailles et de pierriers pour réussir à parfaire son évasion. S’évader, ne plus vivre enfermé, s’ouvrir, s’échapper, parvenir, parcourir. Chaque concurrent donne le meilleur de lui-même, se laisse prendre au jeu, se défend, se défie. Derrière Laurent Labit, impérial sur les trois étapes, la jeunesse de Valentin Tubeuf fait un pied de nez final aux quinquagénaires Brice Rohaut et Karim Mosta. Chacun des participants s’est démené pour préserver sa place et gagner son classement. Tous ont couru, ou marché, avec leurs possibilités, leur talent, leur volonté. Les trois parcours proposés lors du week-end évasion ont été autant de mises à l’épreuve et d’exploits peu communs. Regardez ces photos du désert. C’est pour beaucoup de ceux qui ont déjà fait le détour, le plus beau paysage du monde. Week-ends évasion ou mara-

thons des oasis, l’esprit des trails proposés par Carthago est tellement hors normes qu’il convient ici d’alerter le lecteur. Carthago propose sur le même terrain de jeu à deux autres moments de l’année des manifestations similaires, fin avril, fin novembre et fin décembre. Il vous appartient dorénavant d’enregistrer votre prochaine participation à l’une de ces aventures. En ces temps agités de crise, d’intolérance religieuse et de révolutions, la Tunisie est quoique l’on en dise, restée paisible. Quiconque prétendrait le contraire s’avérerait auteur de canulars. La précision est de taille. Le pays, si accueillant, est maintenant boudé par les touristes que leurrent injustement certains médias. Croyez-le, tenez vous prêts, et laissezvous tenter. Allez vous aussi goûter à l’évasion. Vous n’en reviendrez certainement pas comme vous en êtes partis. Inch’Allah. (*Georges Lucas a tourné la planète Tatooine de Star Wars dans ces contrées)

Texte et photos Brice de Singo


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Via Lattea Trail


Via Lattea Trail

Le rĂŠcit du vainqueur,

Michel Lanne du Team Salomon !


« Cela fait 2 ans que j’ai fait la rencontre de Mau Scilla. C’était le 9 décembre 2010, à l’occasion du Via Lattea Trail qu’il organisait. C’était la première fois que je participais à un trail. Je découvrais cette discipline et depuis cette course, je n’ai plus cessé de courir. A ma grande surprise, j’avais remporté cette édition, accueilli sur la ligne d’arrivée par le sourire de Mau. Il y a plusieurs mois, Mau m’envoie un mail pour me dire qu’après l’absence d’édition 2011, le Via Lattea Trail renaîtrait en 2012. Je suis très content d’apprendre cette nouvelle. Tout simplement parce que le Via Lattea est une course atypique dans le calendrier du trail. En effet, je ne connais pas d’autre trail de 30 km et 2000m de dénivelé qui se court sur neige, de nuit, en plein hiver, avec des passages à 2800m d’altitude !! C’est une vraie course alpine où l’engagement est présent, mais avec de gros moyens déployés par l’organisation pour assurer la sécurité des concurrents. En ce qui me concerne, le Via Lattea me servira de footing de reprise !!! En effet, depuis 1 mois et ma victoire par équipe (avec le Team Salomon France) aux 100 km de l’Oxfam Trailwalker de HONG KONG,

je n’ai plus couru. J’en ai profité pour effectuer ma coupure annuelle. Mais au fond de moi, j’ai toujours envie de bien faire quand je me présente sur une course ! Donc je sais d’avance que ce ne sera pas facile ! Cette année, c’est la ville olympique de Sestrière qui accueille la course. C’est au cœur de cette station et sur les pistes olympiques qui ont vu passer les meilleurs skieurs du monde, que près de 700 coureurs vont s’élancer et fouler cet enfer blanc. Mais en raison des fortes chutes de neige de ces derniers jours accompagnées d’une météo incertaine, l’organisation va prendre la sage décision de réduire la course et éviter le passage à 2800m pour nous proposer un parcours de 21 km et 1300m+, qui se révèlera fort exigeant ! Dès le départ, le rythme est très rapide. Fabio Bazzana, champion italien 2012 d’Ultra Sky Marathon, mène un petit groupe de coureurs dont je fais parti avec Felipe Barazzuol, Danilo Lantermino, Daniele Fornoni, et Mr Bruno Brunod lui-même. Nous entamons rapidement une longue montée de 700m+ vers le Col Basset.


Via Lattea Trail


Un engin à chenille a effectué un passage pour tenter de damer le manteau neigeux, mais malgré cela, on s’enfonce à chaque pas ! On passe une énergie folle à tenter de produire une foulée efficace, mais on patine plus qu’on ne court !! Je reste prudemment en 2ème position derrière Fabio, qui imprime toujours un sacré rythme ! Derrière nous, le groupe a explosé et les coureurs sont éparpillés dans la nuit noire. Juste en aval du Col, les signaleurs nous indiquent que nous devons faire demi-tour et redescendre par l’itinéraire de montée pour passer de nouveau en plein cœur de Sestrière. Nous devons croiser les 700 coureurs qui continuent l’ascension, mais le chemin est large et aucune collision n’est à déplorer ! Je profite de cette longue descente pour prendre la tête de la course et accélérer quelque peu. Je passe dans Sestrière après 10 km de course avec quelques secondes d’avance sur un Fabio qui ne lâche rien !

que s i a s e j , précis t n e moi, m t o e i u l e A ce m r a ent r e u o j !! e e s é e n r r i a o t h c c i la v once a n n a ’ s e r r et la baga


Via Lattea Trail iste ntée de p o m e r e n er u nte t d’entam t course car la pe lle n a v a i o ient sur m ns entre marche e toujours aussi mo Fabio rev o st s! ous altern forte. La neige e N ! e g haque pa s et c u o s à r è e r r t u t s s s chau force roits e à des end s enfonçons d’une mieux répartir les le course u ou de il est la se nt utiles et nous n nous permettent a r T a e t t ns eme Via La Nos bâto articulièr p ! acité. Le c t fi n f o e s s n Il e r nt raides s. de gagne j’utilise les bâton nd les montées so rs que je lo lle ua sur laque ige est molle et q suit de très près, a e ne quand la races, il m er de lui ! je t s e m s n ’altitude, ar da d p t s é o s e t s e e io r m b r a n F ’u ou terrasse d pentin de ccélérer p tente d’a ous passons sur la tre versant, un ser rappelle n e au çois sur l’ ne. Cette image m n tête Alors que r e p a t e le rne tag me retou j’étais seu rt la mon u e o u c q r a e c p n i u re frontale q 0, à la seule diffé e derrière t s 1 e 0 r 2 e n J . io e l’édit roup !! tête du g s la n a d 2 n pas. e a r il y centré, p s dans ses n d o ie c p s s è r e t fitant de rm o r e s p o , Fabio, s p e c à r e ensations s fo qu s e li s p m e p r m ’a e e is m u nom ns q lui et met d’éco i alpinisme ! Je se rythme cardiaque r e p e m n Cela en sk chent, mo , comme lâ » e r e c e a s r s t e « la eige cuiss ent, mes ns cette n r a o d li é ie g m r ’a e s én perd de l’ unto Ambit. d. redescen je sens que Fabio sur ma Su t je sais que ma , il e r t œ n n o u c Par jète ee ente tance. Je tre loin de l’arrivé is s n o c ns la desc s a n d ê r sa s e r lu lé p evons e à accé Nous ne d te à jouer consist e franche r n a u c e e c r ! la iè p , je dern Fabio de descente poignée éfaire de la d e s n e n ’u m a u d r q u s po e! lon n’ai ’à Sestrièr ous bascu eut me suivre. Je u n q e s u ju q e s r è t D tê e, ep t Fabio n ’à l’arrivé uffira peu attaque e vance, mais cela s e descendre jusqu timent d’a suffirait d monter vers un bâ e secondes m l ’i u q x re ant Mais croy les jalons lumineu rs je vois alo he dans le ciel. tac qui se dé


Bon, encore une bosse de 300m+ qui ne va pas être facile à avaler ! Fabio n’est pas loin, alors j’accélère quelques minutes pour creuser définitivement les écarts. La dernière descente est splendide. Nous empruntons la piste rouge olympique qui ramène au cœur de Sestrière. Les lumières du village olympique se rapprochent peu à peu, et j’entends déjà l’ambiance typiquement italienne qui règne sur la place centrale. Je me retourne une dernière fois, je n’aperçois toujours pas de lumière à mes trousses, je peux finir tranquillement avec 4 minutes d´avance sur Fabio et profiter de l’ambiance et de la chaleur des italiens.

Je suis très heureux de retrouver Mau à l’arrivée, et de franchir la ligne en tête, exactement comme deux ans en arrière. Malgré la réduction de parcours, le Via Lattea Trail nous a offert un parcours de caractère et très exigeant, du fait des quantités de neige accumulées. Cette course reste définitivement unique pour son ambiance et la magie de courir de nuit dans l’univers blanc. Ce n’est pas pour rien que les italiens se rassemblent si nombreux sur la ligne de départ du Via Lattea Trail. Merci à l’organisation et aux bénévoles pour leur volonté et leur sagesse. Texte et photos : Mau Scilla

Merci à l’organisation et aux bénévoles pour leur volonté et leur sagesse.

Et rendez-vous en 2013 !


Costa Rica Ultra-Trail

Les 35 coureurs engagés sur

cette édition 2012 ont pu découvrir au travers des étapes proposées, un parcours

varié allant

des Côtes aux

Pacifique

Côtes Caraïbes.


Costa Rica Ultra-Trail

Ils ont été confrontés à des conditions météo changeantes, alternant chaleur lourde et moite des plaines, pluies tropicales rafraîchissantes, vent et pluie glaciale des forêts d’altitudes. Ils ont pu participer au volet solidaire de La Transtica et les différentes donations auront été autant de moments d’émotion que les coureurs ont su partager. Ils ont été reçus, nourris et fêtés par les communautés locales, moment de partage et d’échange privilégié à la rencontre du mode de vie


des différentes populations Costa Ricienne. L’organisation 2012, forte de l’expérience des éditions précédentes, s’est montrée exceptionnellement efficace, soudée et réactive, et a permis à tous les coureurs de vivre pleinement cette aventure, en toute convivialité et en toute sécurité. Notre objectif « La découverte d’un pays et son mode de vie à travers une compétition sportive à caractère humanitaire » a été largement atteint, cette fois encore, grâce et au prix du travail énorme et efficace de chaque membre de l’organisation que je remercie.

Le groupe des 35 coureurs représentant 11 nations différentes à lui aussi su répondre présent, chacun apportant sa touche, réalisant son défi et contribuant ainsi à la réussite totale de cette Transtica 2012. Les retours chaleureux qui nous ont été faits, pendant et après la course, le soutien de nos partenaires ou sponsors, l’Ambassade de France au Costa Rica, Mapache, Gatorade Costa Rica, Altec Sport, Génération Trail, 6ème Sens, Incomm, nous ont apporté la motivation quotidienne et l’énergie nécessaire à cette réussite.


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Costa Rica Ultra-Trail Témoignages 1

Vivien Vedrenne Cloquet

Vainqueur Costa Rica Ultra Trail 2012 - parcours Aventure Le CRUT est un excellent moyen de partir à la découverte du Costa Rica : traversée du pays d’ouest en est hors des sentiers battus, à la rencontre de « Ticos » authentiques et généreux. Les différentes épreuves permettent de découvrir des paysages somptueux dans des conditions parfois extrêmes : des chambres d’hôtel luxueuses du Gran Hotel à quelques bivouacs faisant appel à une certaine rusticité, du froid de certains cols vertigineux à la chaleur étouffante de la côte Caraïbes, des pistes aseptisées aux singles tracks en jungle. Au-delà de la performance sportive (enchaînement des étapes éprouvantes, notamment pour les extrêmes), le caractère humain et même humanitaire de ce trail en fait toute l’originalité, laissant à tous les coureurs le sentiment d’avoir

apporté leur pierre à l’édifice d’un pays qui leur a tant donné en deux semaines intenses. Enfin, la richesse des rencontres réalisées à cette occasion est incomparable : les autres coureurs, les membres d’une organisation bien rôdée et aux petits soins pour les coureurs (un docteur, deux kinés, des secouristes à foison avec pour la plupart un vécu sportif plus qu’éloquent), les locaux… Ces deux semaines où nous avons tout partagé ont créé des liens indéfectibles et de réelles amitiés. Une seule envie prédomine aujourd’hui : vite se revoir et recommencer, ici ou ailleurs. PURA VIDA !


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Sophie Bonnot,

1ére Féminine Extrême 2012. Tous les deux ans avec mon collègue et ami de courses à pieds nous faisons un trail loin de chez nous. En début d’année mon ami François est venu me voir en me proposant un trail au Costa-Rica ; 6 étapes, près de 200Kms, l’idée était alléchante, jusqu’à ce que je me rende compte que ce n’était pas la saison d’été, et pour tout dire j’aime plutôt le soleil... François avait aussi fait la proposition à un autre ami qui habituellement se joint à nous. Il a dit oui tout de suite, a fait son inscription dans la foulée et m’a prévenu par SMS, du coup plus besoin de réfléchir « j’y vais, j’y vais pas», j’ai dis ok mais je peux vous assurer que je n’ai pas signé des deux mains.... Aujourd’hui je peux dire que je suis ravie d’avoir participé à cette aventure, j’en garde un souvenir et des images mémorables. Les étapes étaient toutes différentes, nous avons goûté à du sable, du chemin, nous avons eu droit à l’altitude, nous sommes montés à 3000m, nous avons eu des descentes très techniques dans la jungle et même un peu de « natation ». Toutes ces étapes entourées par une équipe hyper sympa et très attentive aux besoins de chacun, ceci est très important. Un

service de soins après chaque étape : soins des pieds, massages... J’ai vécu cette aventure avec beaucoup de bonheur, de joie et de tristesse, quand il a fallu se quitter, j’ai déjà participé à d’autres trails en étapes, les Etats-Unis, la Chine, la Guadeloupe, le Verdon... mais là c’est la première fois que je pleure au moment d’un départ. Une équipe de coureurs super sympa avec qui j’ai d’ailleurs gardé contact et bien-sûr une équipe d’organisateurs extra, sans qui cette aventure n’aurait pas eu lieu, je les en remercie. Continuez cette merveilleuse aventure pour en faire profiter d’autres. Pour conclure, je dirais qu’aujourd’hui, en sachant ce que je sais de ce trail, je me « ferais greffer une troisième main pour signer » !!!! L’ami qui m’a motivé n’a malheureusement pas pu venir suite à des problèmes familiaux, mais si le cœur lui en dit je me ferai une joie d’y retourner un jour, pour l’accompagner. Je vous dis un grand merci à tous et continuez.....


Costa Rica Ultra-Trail

Nous avons été 58 coureurs et organisateurs à avoir eu le privilège d’avoir pu partager cette 5éme édition exceptionnellement ensoleillée et riche en moments de partage et d’émotion. Le Costa Rica Ultra Trail 2013, la Transtica se déroulera du 20 au 30 novembre et sera limitée à 50 participants.

Texte : Bernard Marchal Photos : Organisation

2013


THE ULTIMATE RECREATIVE CHALLENGE

10 MARS 2013

FONTAINEBLEAU EME

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Courez Sautez Rampez Escaladez glissez...

EDITION

12KM

30 OBSTACLES

Inscriptions en ligne sur :

WWW.GOTBALLS.FR

CROYEZ-NOUS ... VOUS ALLEZ AIMER FAIRE DU SPORT


La Piste des Oasis


au Sénégal !


Des températures qui sont montées parfois au-dessus de 34°C, du sable à perte de vue, des paysages magnifiques, une ambiance chaleureuse, les quelques 79 participants en ont pris plein les yeux.

La Piste des Oasis


au Sénégal !


La Piste des Oasis au


Cette aventure au Nord du Sénégal où la gentillesse et l’hospitalité des habitants auront été exceptionnelles laissera de belles images encore très longtemps La Piste des Oasis est une épreuve qui se déroule en 4 étapes pour un total de plus de 100 kilomètres. Une course qui s’avère très difficile mais au final les coureurs sont unanimes : « Participer à cette course c’est que du bonheur ! ». A noter que la Piste des Oasis se veut aussi solidaire avec les populations… des colis sont distribués dans les villages traversés.

u Sénégal !


La Piste des Oasis a


au SĂŠnĂŠgal !

Alors si vous aussi vous souhaitez vivre une aventure hors du commun, rendez-vous sur http://lapistedesoasis.info/ pour connaĂŽtre les prochaines destinations !


Le numéro de Mag’Generation-Trail sera en ligne

Début AVRIL 2013

Entreprises, organisateurs pour communiquer dans Generation-Trail Magazine contactez-nous au : 06 42 72 68 62 ou par mail : contact@generation-trail.com

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Mag Generation-Trail 18  

reportage trail

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