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漏 Photo David Ravanel

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9 Trail Ao没t / Septembre 2011

Le Magazine du Trail


SALOMONRUNNING.COM

« LÉGÈRE, SOUPLE, ÉNERGIQUE, C’EST LA CHAUSSURE DE TRAIL LA PLUS ADAPTÉE À LA COURSE JAMAIS CONÇUE. » – JONATHAN WYATT

2 PARTICIPATIONS AUX JEUX OLYMPIQUES ET 6 FOIS CHAMPION DU MONDE DE COURSE DE MONTAGNE

LA NOUVELLE

XR CROSSMAX

COPYRIGHT© SALOMON SAS. TOUS DROITS RÉSERVÉS. PHOTOGRAPHIE PRODUIT : SÉMAPHORE


Sommair 4 10 il 22 ra T ra lt U o d re a v a The North Face L eau 28 n ig a h C n e ti s a b é Inter view de S ernard 32 B t in a S r ie rb e V il Tra 40 Ice Trail Tarentaise 42 Oxygen Challenge ors 48 rc e V u d s e y ra D s e L Blanc 52 tn o M u d n o th ra a M 62 La kilian’s Classik nde 66 o M u d t u o B u d il Tra and 68 rm o N id a R u d e rn 2 Trail Noctu reuse 70 rt a h C e d rs u Jo 3 s Le 74 Julbo Trail Session 78 Trail Faverges Odlo reuse 80 rt a h C e d c u D d n Gra 2 Raid Obivwak 8 s 84 re tu n e v A u o ig n a Trail C Transju’Trail 86 Aravistrail 88 90 Les Traces du Loup e de Trail d n o M u d ts a n n Champio Tendances

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Responsable et Directeur de la publication : Fabrice Breton Conception graphique - réalisation : Peggy Chopin - www.design-peggy.com - 06 74 29 48 25 Contact : Tél : 06 42 72 68 62 - contact@generation-trail.com

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Le samedi 9 juillet 2011 l’Irlande a accueilli les deuxièmes championnats du monde de Trail. Sur un parcours de 70 km, que l’on annonçait plutôt roulant mais modifié 10 jours avant le départ, ce tracé s’est avéré au final un véritable bourbier, bien plus technique que prévu (beaucoup de boue et ascensions redoutables). 20 nations pour 130 coureurs ont pris le départ dont l’équipe de France, grande favorite de ces championnats du monde avec Emmanuel Gault, Patrick Bringer, Thierry

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Breuil, Maud Gobert, Laurence Klein, Yann Curien, Aurélia Truel et Erik Clavery. Objectif pour tous, décrocher un titre de champion du monde (après celui obtenu par Thomas Lorblanchet en 2009, mais qui n’a pu défendre ses chances suite à une blessure au genou).


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Championnats du Monde Le film de la course :

Après un peu moins d’une heure de course (km 12) c’est le canadien Jason Loutitt qui passe en tête du peloton alors que le premier français à passer est Erik Clavery avec environ 2 minutes de retard sur le leader. Suivent à quelques secondes Thierry Breuil, Patrick Bringer et Yann Curien. Emmanuel Gault pointe lui déjà à plus de 5 minutes du premier à cause de soucis d’alimentation. Dawa Sherpa qui représente le Népal passe la ligne des 12 km en 28ème position. Chez les féminines, Maud Gobert passe en tête avec 1 minute d’avance sur l’italienne Cécilia Mora et 2 minutes sur l’autre française Laurence Klein. Aurélia Truel pointant à 3 minutes de Maud. Au km 28, Jason Lottit est toujours en tête (2h14’), devançant de plus de 5 minutes le sud africain Iain Don-Wauchope et le français Thierry Breuil. Un peu plus loin Erik Clavery se trouve en 6ème position alors que Patrick Bringer remonte à la 7ème place et Yann Curien pointe en 9ème position. De son côté Manu Gault, toujours ennuyé par ses problèmes d’alimentation est déjà à plus de 18 minutes du premier. Pour les filles, l’Italienne Cécilia Mora (2h38’) a repris la tête de course devant Maud Gobert (entorse de la cheville dans la descente du Diamond Hill. C’est maintenant près de deux minutes qui s’éparent l’italienne et la française. Aurélia Truel passe le point 28 avec 4 minutes de retard. A un peu plus de la mi-course (km 40), Jason Louttit continue sa course en tête, alors que derrière les traileurs poursuivent leur chasse pour tenter de se rapprocher du leader et notamment l’équipe de France avec les superbes remontées d’Erik Clavery, second, à un peu plus de 5 minutes, suivi juste derrière par Patrick Bringer et Thierry Breuil. Yann Curien se trouve à la 14ème place et Manu Gault à la 31ème place. Sur la course féminine, Cécilia Mora compte près de 5 minutes d’avance sur Maud Gobert, 10 minutes sur Aurélia Truel et 16 minutes sur Laurence Klein qui semble accuser le coup. Au km 48, très forte sensation sur le parcours, avec un retour fracassant du français Erik Clavery qui s’empare de la première place en doublant Jason

Louttit pour compter une vingtaine de seconde d’avance sur le canadien. Derrière aussi c’est de la folie, avec la 3ème et 4ème place de Patrick Bringer et Thierry Breuil. De son côté Dawa Sherpa pointe à la 18ème place. Pour les féminines, belle remontée de Maud Gobert qui ne compte plus que 2 minutes sur Cécilia Mora. Aurélia Truel est toujours 3ème à 9 minutes et Laurence klein 5ème à 14 minutes.

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Au km 60, dernier pointage avant l’arrivée, le français Erik Clavery fait toujours la course en tête et possède un peu plus de 3 minutes d’avance sur un autre français, Patrick Bringer. A moins de 10 km de l’arrivée, le titre de champion du monde de Trail ne doit plus échapper à la France ! Derrière c’est l’italien Silvano Fedel qui s’empare de la 3ème place et se trouve à près de 4 minutes d’Erik Clavery. Yann Curien fait aussi une magnifique course en remontant à la 8ème place juste devant Thierry Breuil. Pour le canadien Jason Louttit après un passage difficile, il semble retrouver des jambes et tente de conserver sa 4ème place voir d’accrocher un podium. De son côté Maud Gobert continue sa remontée spectaculaire sur Cécilia Mora. A 10 km de l’arrivée elle repasse en tête et possède maintenant plus de 4 minutes d’avance sur l’italienne. Maud file vers un premier titre de championne du monde de Trail ! Arrivée (70 km) : Erik Clavery et Maud Gobert deviennent champions du Monde de Trail ! Magnifique doublet des français en individuel ! Patrick Bringer décroche la médaille de bronze. Et par équipe c’est aussi un carton plein avec deux titres de champions du monde, chez les hommes et chez les femmes. Au final, l’équipe de France a largement confirmé son statut de favorite… Place maintenant à 2013 où l’Italie est bien placée pour accueillir les 3ème championnats du monde de Trail.

Generation-Trail

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Erik CLAVERY D Vincent FAILLAR

* un esprit sain dans un corps sain - crédits photos DPPI - AEB

évadez-vous, sortez des sentiers battus

Collection Trail Pour ceux qui aiment sortir des sentiers battus, le trail nécessite un équipement adapté alliant confort, amorti et résistance. C’est pourquoi ASICS a créé la gamme de chaussures et textiles Trail, hautement technologiques, pour vous permettre d’aller toujours plus loin.

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Trail de l’Absinthe

75 km / 3’000 m dénivelé

15 | 16 Juin 2012

Dernière inscription online jusqu’au 5 juin 2012 Aucune inscription sur place !

© G. Benoît à la Guillaume

By Generation-Trail

DES 2012 NOUVEAU REGLEMENT ET CONDITIONS DE PARTICIPATION.

Défi Jeunesse Vendredi soir Marathon 42 km Semi-marathon 21 km L’Etape 12 km Nordic Walking 12 km Relais-marathon 3 x 14 km

NOUVEAU ! Challenge entreprise 3 x 14 km Défi Gourmand Famille

Renseignements Défi International Val-de-Travers Tel : +41(0)32 730 64 14 info@defi-vdt.ch Inscriptions en ligne : www.defi-vdt.ch

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Tendances adidasnova RIOT 3 M Super

La Supernova RIOT 3 M défie les sentiers avec sa nouvelle semelle Continentale La chaussure Supernova Riot 3 M conçue spécialement pour le trail révolutionne la course grâce à la semelle Traxion Continental qui apporte 39% d’adhérence de plus en inclinaison et 32% d’adhérence de plus sur les surfaces mouillées, Les sentiers rocheux, la boue ou encore les feuilles mouillées ne sont donc plus un obstacle à la course. Cette nouvelle semelle permet une accroche optimale sur tous les terrains et dans toutes les conditions. La Supernova Riot qui fait partie des meilleures chaussures de Trail grâce à son amorti Formotion et sa semelle Continental, offre un tout nouveau plaisir de la course grâce à un confort amélioré, un meilleur amorti et une protection optimale contre les impacts extérieurs. Pour autant, elle reste une chaussure légère au design coloré. Les amoureux de la course nature peuvent enfin parcourir les plus beaux sentiers grâce au concept révolutionnaire de la semelle Traxion développée par Continental, spécialiste du pneu route et VTT, Continental met sa technologie et son efficacité au service d’adidas pour créer une chaussure unique : Le résultat : la Supernova Riot va vous entraîner dans un voyage léger et confortable hors des sentiers battus. N’oublions pas aussi son excellente grâce à l’élément de talon révolutionnaire en 3D ForMotion et l’adiPRENE®+ pour une propulsion efficace de l’avant du pied. Poids : 370 g (en 42 2/3) Prix public conseillé : 120 euros


La Gel-Trail Sensor 5 Asics est une chaussure de trail destinée aux coureurs universels. Totalement revue et corrigée, elle propose une semelle plus proche du sol et une meilleure résistance à l’abrasion. Son nouveau laçage Inner Lock Lacing System apporte un maintien total de la cheville et plus de stabilité. Le concept unique développé par Asics, Impact Guidance System ( IGS) associe différents composants qui améliorent l’efficacité de la foulée depuis l’impact au sol jusqu’à la phase d’impulsion. Avec sa nouvelle semelle intermédiaire SOLYTE (plus légère que les traditionnels EVA et SpEVA), la chaussure gagne en amorti et résistance. Son sytème Rock Protection Plate offre une protection contre les agressions des projectiles extérieurs ( cailloux, branches…). Cette Gel Trail Sensor 5 est à la fois dynamique, légère et son accroche est optimale quelque soit le terrain. Poids : 350 g Prix : 140 euros

Asics Gel-Trail Sensor 5

s k o Broscadia 6 Ca

Référence pour beaucoup de traileurs, la Cascadia continue sa révolution en proposant une nouvelle version qui devrait satisfaire les coureurs cherchant la performance. La Cascadia 6 Brooks est une chaussure de trail alliant adhérence, dynamisme et respirabilité. Grâce au système de pivot à 4 points, elle s’adapte à chaque surface d’appui (empêche de perdre de l’adhérence en cas d’irrégularités du sol, en les compensant). Le nouveau laçage garantit une meilleure guidance. De plus, le système BRS ( Ballistic Rock Shield™ : réduction ponctuelle d’énergie en cas de choc) répartit mieux et plus uniformément les pics d’impact causés par les objets pointus. La nouvelle semelle extérieure, conçue pour offrir une adhérence à 360 degrés, est composée à 20% de matériaux recyclés. Poids : 317 g Prix : 125,00 euros


Tendances

Raidlight Team R-Light 001

Disponible à partir de mars 2012

Nouvelle gamme de chaussure : Custom Shoes Une chaussure durable et évolutive que l’on peut adapter en fonction des saisons, conditions de terrains et usages. Raidlight Custom Shoes System® Team R-Light 001 : la chaussure qui dure et qui s’adapte ! La Raidlight Custom Shoes System est sans aucun doute le concept de chaussure de course à pied le plus durable jamais créé. Avec ses pièces d’usure interchangeables, vous pourrez lui donner plusieurs vies. Aves ses différents accessoires, vous pourrez l’adapter à la perfection à la morphologie et aux objectifs de chacun. L’innovation Raidlight, (3 brevets sur ce modèle) au service de la durabilité et de la polyvalence.

chaussure parce que l’amorti et la semelle sont usés, changer les tout simplement.

Basée sur les 12 années d’expérience de Raidlight dans le Trail et sur les 250 suggestions des utilisateurs via notre atelier de conception web, la TEAM RLIGHT 001 marque une étape innovante dans l’usage que l’on fait de ses chaussures de course à pied.

- Basé sur 12 années d’expériences dans le Trail et sur les 250 suggestions des utilisateurs via notre atelier de conception web, la Team R-LIGHT 001 marque une étape innovante dans l’usage que l’on fait de ses chaussures de course à pied.

La Raidlight Custom Shoes System est sans aucun doute le concept de chaussure de course à pied le plus durable et adaptable jamais créé. La tige renforcée est conçue pour durer.

- 3 coussinets amortissant interchangeables - 2 bandeaux de semelle externe interchangeables - 3 semelles internes interchangeables - 1 plaque de portance - 3 modèles de mini guêtre

- Avec ses pièces d’usure interchangeables, vous pourrez lui donner plusieurs vies. Ne jetez plus votre

- Avec ses différents accessoires vous pouvez l’adapter à vos besoins. Courir dans la neige ou dans le sable n’est plus une contrainte grâce à l’efficacité de la plaque de portance. En course ou entrainement, et peu importe les conditions de terrain c’est la chaussure qu’il vous faut.

Poids : 340 g / Prix conseillé : 150 euros


DYNAFIT MS Feline Superlight Chaussure de course à pied alpine MS FELINE SUPERLIGHT : la performance par la sobriété. Une technologie sans pareil Le modèle MS Feline Superlight, conçu par le spécialiste en ski-alpinisme DYNAFIT, marque le lancement d’une collection technique pour les athlètes de Trail en montagne. Les compétences alpines de la marque ont servi de point de départ pour le développement de la chaussure Feline Superlight. Alors que la plupart des fabricants se basent sur des chaussures de course à pied destinées au plat pour concevoir leurs chaussures alpines, Dynafi t a opté pour le chemin opposé. Les connaissances en matière de semelle d’escalade, les formes précises des chaussures de ski-alpinisme, l’expérience dans le domaine de la légèreté et de la vitesse et les exigences pointues des athlètes ont été prises en compte dès le départ. Une chaussure de compétition légère et athlétique, dotée d’une technologie de semelle révolutionnaire, est née après trois ans de recherches et de développement. La technologie de la semelle est le point fort de cette chaussure. Le système de semelle DYNAFIT Alpine Running révolutionnaire associe une stabilité et un amortissement qui ne se rencontrent normalement que sur des chaussures plus lourdes. Par sa conception, le modèle Feline Superlight est aussi adapté aux Ultra Trails de montagne. La semelle Multi Pad Midsole offre une tenue précise et sûre et s’adapte en un clin d’oeil aux différents terrains de haute montagne. Le système Mapping Compound de Vibram® assure une accroche efficace sur rocher et dans les terrains humides ou difficiles. La chaussure se fait remarquer par sa forme précise et athlétique qui soutient le dé-

Disponible été 2012

roulement naturel des mouvements, favorise la coordination musculaire et renforce l‘équilibre et le contrôle. Les lacets sont protégés par un système d‘attache fermé. Le dispositif Invisible Lacing, qui recouvre les lacets, protège ceux-ci contre le délaçage et permet de régler séparément la tension de laçage sur l‘avant du pied. La fonction Ballistic Bumper offre deux avantages principaux: elle prolonge la durée de vie de la chaussure et protège les ongles des orteils contre les chocs. Le modèle Feline Superlight est aussi doté de la technologie Aura Activator : l’activation du champ électromagnétique stimule la force, l’endurance et l’équilibre de l’athlète. La chaussure MS Feline est aussi disponible en version ALPINE RUNNING imperméable grâce à l’apport d‘une membrane Gore-Tex®. Cet autre modèle DYNAFIT porte la dénomination MS FELINE GORE TEX. Vue d’ensemble des caractéristiques : • Chaussure de compétition extralégère et robuste pour la course à pied alpine, dotée d‘une forme athlétique • Multi Pad Midsole pour une adaptation sûre et rapide aux terrains alpins • Mapping Compound de Vibram® – technologie de semelle originale associant trois matières et duretés différentes correspondant à trois fonctions spécifi ques • Système de laçage fermé et entièrement protégé • Construction Ballistic Bumper pour une réduction de la pression sur les orteils et l’avant-pied en cas de choc frontal • Technologie Aura Activator intégrée pour une augmentation des performances.


Tendances

Salomons S-LAB 4 XT Wing OUND SOFTGR

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Compressport Proracing 3D.DOT

Aprés le succès de ses produits de compression COMPRESSPORT innove encore avec ses nouvelles chaussettes de course, PRORACING 3D.DOT. Conçue à 360° pour offrir au Trailer une chaussette ultra-technique nouvelle génération. Extrêmement légère et exceptionnellement tonique, la ProRacingSocks Compressport agit tant sur le maintien postural que sur l’activation de la microcirculation. Sa boîte à orteils large et ergonomique, la stimulation de la voute plantaire, les 3D.Dots, les fibres multi-compressives vous donneront agressivité et confort pendant l’effort. Les 3D.Dots vous offrent en plus une combinaison anti-chocs/respirabilité unique. L’eau n’est pas stockée dans les coussins de protection ce qui vous garantit de garder les pieds au sec. Le traitement aux ions d’argent est un plus contre la transpiration et la prolifération des bacteries. Prix : 20 euros


Tendances x o b g n i n Run Running Box : courir l’essentiel pour deau ca dans un coffret

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La gamme ers chacun, trois univ de ifs ct je ob s le Selon sont proposés : -être, pour l’aspect bien − Forme et Santé e en forme, détente ou remis mance le défi ou la perfor − Défi Sport pour personnelle, r glisser vrir pour se laisse − Courir et Décou s nature. agique des course m de on m le ns da cliner euros, pour se dé 99 à re ar m dé e L’offr euros, aux tarifaires (159 au total sur 4 nive emiers pr 2 euros). Seuls les 239 euros et 499 du osés au moment paliers sont prop chaque de ité al s et la qu id po Le t. en em aité. lanc lon le budget souh se i ns ai e ri va e ri catégo ngbox.fr/

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Nathan Sac e c n a r u d n e

Encore peu présents dans le peloton des traileurs, les sacs d’hydratation Nathan ont pourtant de nombreux points positifs qui devraient séduire bon nombre de coureurs. C’est la société Cimesport qui vient de reprendre la distribution des produits Nathan en France afin d’avoir un impact plus important sur le marché français et d’être beaucoup plus présent dans les magasins. Cimesport envisage d’étendre sa distribution à plusieurs centaines d’enseignes et de chaînes partout en France et assurera également la promotion de Nathan dans certaines des plus importantes manifestations sportives en France, telles que le trail du Tour des Fiz, la MB Race, l’Ultra Trail du Mont-Blanc et l’Oxygen Challenge. Nous avons testé la dernière nouveauté Nathan, le sac endurance. Au premier abord, ce sac semble classique, de couleur neutre (gris) mais qu’on aimerait voir dans des couleurs un peu plus « flashies », pas très volumineux et très léger. Dès sa mise en place sur le dos, ce qui nous a semblé très intéressant et surtout très positif, c’est son maintien. Un maintien que l’on peut dire parfait grâce à ses sangles très bien positionnées dû à son système de harnais extensible placé à l’arrière du sac. Avec ce système ingénieux, le sac suit les mouvements du corps pour un confort optimum. Les poches de devant sont très bien pensées et très bien placées pour emporter le nécessaire en barres énergétiques, gels… et les avoir à porter de main. On regrettera seulement que la poche arrière ne soit pas un peu plus volumineuse. Donc pas de surplus dans ce sac. Nous conseillerons son utilisation sur des trails d’une distance maxi de 60 km. De plus, la légereté du sac vous permettra de gagner en poids et donc en vitesse. Ce sac est au final une bonne surprise qui devrait dans les mois à venir être porté par beaucoup plus de traileurs sur les sentiers. • Harnais de propulsion à trois directions • Panneau dorsal profilé • Réservoir de 2 L avec fermeture supérieure Sideseal™ • Ouverture double zippée avec rabat en velcro pour un accès rapide au réservoir - pas besoin de sortir le réservoir pour le remplir • Compartiment arrière incliné • Poche avant en tissu extensible pouvant contenir une bouteille de 650 ml • Poche à l’avant avec fermeture zippée et pochette externe en tissu extensible • Pochette imperméable pour pilules • Pochettes avant en maille extensible pour gels • Corde élastique avec verrouillage à tension pour transporter veste ou gants • Sangle de poitrine ajustable verticalement avec attache pour tube • Passants pour tube réfléchissants • Tissu en maille, léger et respirant avec doux contours de finition Poids : 431 g / Capacité totale - 5 L Taille unique – ajustable Prix : 90,00 euros


Dawa Sherpa Cela fait maintenant cinq ans que j’utilise un Compex. Il est riche en programmes, mais ceux que je préfère ce sont ceux pour la récupération et les massages relaxants. Je les utilise le plus souvent possible après les compétitions et les entraînements et souvent aussi après le travail, car la journée sur les chantiers est fatigante. Je me sens beaucoup plus léger et mes jambes tournent mieux : je ressens vraiment la différence. Au début de la saison de ski, je fais aussi pas mal de programmes de musculation. La première fois que j’ai vu le Compex Wireless, je n’y croyais pas ! Développer un électrostimulateur sans fil est tout à fait incroyable. Dans un premier temps je me suis posé la question à savoir si l’appareil fonctionnait comme le Compex Runner que j’utilise, et j’ai été surpris, car l’interface est plus claire, en couleur en plus, et il est ultra-simple d’utilisation. Même les placements des électrodes est facilité puisque tout est indiqué sur l’écran. Dans un second temps, je me suis demandé s’il était possible de se stimuler avec un appareil sans fil, de monter en intensité, et j’ai trouvé l’appareil très efficace, performant. Je monte autant en intensité qu’avec mon Compex ‘avec fils’. De plus il est possible de télécharger des programmes d’entraînement spécifique à mon sport. Cet appareil est très complet, efficace, ludique et interactif.

L’électrostimulation passe au sans fil COMPEX Wireless : des possibilités illimitées ! Compex®, l’une des marques phares de DJO Global en Europe, dévoile aujourd’hui une nouvelle génération d’électrostimulateurs musculaires pour sportifs professionnels : le COMPEX Wireless. Vingt-cinq ans après le lancement du premier Compex, la communauté sportive s’apprête à entrer dans une ère « sans limites » en matière d’électrostimulation, qui va révolutionner le quotidien des déjà utilisateurs de cette technologie et de ses nouveaux adeptes. Le COMPEX Wireless est le premier électrostimulateur musculaire au monde à offrir une solution professionnelle, sûre et effi cace de contraction musculaire, sans fil. Pour ceux qui connaissent déjà l’électrostimulation, ce nouvel appareil lève le dernier obstacle à une utilisation pratique et régulière. Le COMPEX Wireless ne présente aucune limite en termes d’horaires et de lieux d’utilisation, de fréquence, de performances, de services en ligne et de conception produit. « Le COMPEX Wireless est un produit haut de gamme qui répond aux demandes de plus en plus pressantes des utilisateurs désireux de profi ter des bienfaits de l’électrostimulation de manière plus confortable et avec une plus grande liberté de mouvement », explique Matteo Morbatti, Chef de Produit Senior pour Compex International. « Le COMPEX Wireless offre à l’utilisateur une véritable liberté de mouvement et un confort d’utilisation optimal qui favorisent un emploi plus régulier de l’appareil, avec de meilleurs résultats à la clé. » Le COMPEX Wireless optimise le confort d’utilisation de l’électrostimulation professionnelle. Le COMPEX Wireless est très facile à installer et à confi gurer puisqu’il n’y a pas de câbles à connecter aux électrodes. L’appareil offre un confort accru et une totale liberté de mouvement, sans risque d’emmêler les câbles. Le COMPEX Wireless propose 50 programmes conçus pour s’intégrer dans un programme d’entraînement complet. Ceux-ci sont compatibles avec l’entraînement fonctionnel et permettent de combiner entraînement volontaire et électrostimulation. Les programmes peuvent être suivis de manière isolée ou être intégrés dans un objectif afi n d’atteindre un but donné. Prix : 1 250 euros


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e North Face Lavaredo Ultra Trail

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The North Face Lavaredo Ultra Trail C’est de nuit, sous un ciel étoilé que les 506 traileurs venus de 20 pays différents sont partis pour une distance de 87 km et 5300 m de dénivelé positif. Un ultra qui fait partie des Trails les plus techniques d’Europe. Dès le départ, le Français Sébastien Chaigneau et l’Espagnol Zigor Iturrieta ont pris les commandes du peloton… qu’ils ne lâcheront plus. C’est au bout de 20 km que Sébastien Chaigneau va construire définivement sa victoire : « Sur la première partie du parcours, j’ai commencé très lentement avec Zigor, mais après 20 km j’ai préféré aller à mon rythme et faire ma course. La deuxième partie a été difficile à cause de la technicité du parcours. J’ai pris le temps dans les descentes et après la mi-course je suis resté sur mon rythme, j’étais bien et j’ai pu également admirer ces paysages incroyables ». Sébastien Chaigneau s’impose en 9h29’51’’. La deuxième place revient à l’espagnol Zigor Iturrieta en 10h05. « J’ai eu des problèmes d’estomac dans la première partie du parcours, mais après les choses se sont améliorées à partir du km 45, malgré la nuit froide. Les ascensions étaient dures, mais j’ai pu

augmenter mon avance dans les descentes sur les coureurs qui étaient derrière moi. J’ai apprécié le tracé très technique avec un mélange de roches, de single tracks », a déclaré Iturrieta à son arrivée. Le Suisse Marco Gazzola a pris la 3ème place avec un temps de 10h30’. Chez les féminines, c’est encore une athlète du Team The North Face qui s’impose, avec la brésilienne Fernanda Maciel, dans un temps de 12h45’. « C’était incroyable. Un mélange de sentiers dans des paysages somptueux de forêts et de lacs. Un parcours très technique où je me suis sentie très à l’aise, j’ai fait ma course sur un rythme soutenu ». Alessandra Carlini (ITA) et Giovanna Cavalli (ITA) sont arrivées ensemble pour la seconde place avec un temps de 13h21’.


The North Face Lavaredo Ultra Trail


INTERVIEW de SÉBASTIEN CHAIGNEAU Team The North Face 1) Peux-tu revenir sur ta victoire au Lavaredo Ultra Trail, comment s’est déroulé ta course ? Je vais être assez simple à ce niveau là car je suis resté tout au long de la course très tranquille sans trop vouloir chercher à aller vite et dans ces conditions, tout va simplement très vite et je me suis énormément fait plaisir. J’ai pris le temps de me mettre à mon rythme tout au long de la première partie roulante et quand nous avons attaqué le début de la première bosse j’étais très tranquille en étant a quelques seconde de la tête de course. Ensuite j’ai rejoins Nemeth Csaba qui a l’habitude de partir vite et j’ai fait ma sauce sur le reste de la course. Je me suis pas trop pausé de questions quant aux coureurs derrière et voilà le résultat … 2) Tu seras au départ du prochain UTMB où le plateau n’aura jamais été aussi fort avec les meilleurs traileurs au monde, comment vois-tu cette nouvelle édition et quels sont tes objectifs ? En fait sur une course de ce type il y a tellement d’inconnus pour le jour J et tellement de prétendants et de déçus que je me fais aucun plan sur la comète. Je vous dirai cela après la course. En plus le niveau augmente tous les ans et faire dans les dix premiers aujourd’hui sur l’UTMB est devenu un exploit et synonyme de podium, donc … De plus je reviens cette année pour faire des kilomètres pour me préparer pour la fin de saison, soit sur le mont Fuji s’il a lieu, soit pour la diagonale…. 3) Quel regard portes-tu sur un garçon comme Kilian Jornet ? C’est quelqu’un qui a des capacités hors du commun et qui se fait plaisir dans la confrontation sportive avec les autres. Nous faisons quelques séances de vélo et autres ensemble et il ne se prend pas trop la tête. Il reste très abordable et très simple dans sa façon de vivre et d’être.

4) Comment juges-tu l’évolution du Trail ? L’évolution et les évolutions qui s’opèrent dans le trail ne m’étonnent pas trop. J’ai connu la crainte pendant un moment que la course allait orchestrer la même réaction que dans le raid multisports où c’est toujours plus dure et plus long, mais je vois la tendance s’inverser et cela me rassure un peu, car ce sport qui est devenu tellement fédérateur risquait de passer du mauvais côté de la force. Je m’explique : si vous allongez et durcissez les courses, vous obtenez des randonneurs et non des traileurs dont l’essence initiale était de courir en montagne et non de faire une rando de 4 ou 5 jours et mettre un ou deux ans à se remettre en état. C’est cette aspect là que je ne cautionne pas et qui me faisait peur. Maintenant petit à petit il y a l’arrivée de l’argent dans le milieu et je pense vraiment que ce doit être fait en douceur pour ne pas avoir ou tout au moins, le moins possible de problèmes de dopage, qui pourraient en découler. 5) Quelle course te fait rêver et laquelle aimerais-tu accrocher à ton palmarès ? Il y en a tellement, mais un UTMB ou une Hard rock au US ne serais pas trop mal. Il faut aussi savoir se contenter de ce qui a déjà été accompli et quand je regarde en arrière en ce qui me concerne, c’est énorme…Rien que cela c’est une victoire que de faire avancer la discipline et de pouvoir la sortir de l’ombre. 6) Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ? Juste de continuer à me faire plaisir et à faire avancer les choses dans ce milieu en pleine évolution…

Pour Generation-Trail


Le Trail Verbier Sa

Š Photos L. Montico


aint Bernard

Ludovic Pommeret


Le 2 juillet dernier, la 3e édition du trail Verbier Saint cadre somptueux, lutte pied à pied en tête de course La Suisse, nouvel eldorado du trail ? La nuit enveloppait encore Verbier lorsque les quelques 269 concurrents s’alignèrent sur la ligne de départ en ce samedi 2 juillet. Tandis que la station montagnarde suisse dormait (presque) à poings fermés, les coureurs ajustaient leur camelback et leur lampe frontale, impatients d’en découdre avec les 110 km et 7 000 m de dénivelé positif. Ils s’attaquaient immédiatement à l’ascension de la Croix de Cœur dans les lueurs de l’aube naissante. En tête de course, les favoris montraient d’ores et déjà le bout de leur nez puisque Ryan Bauman, Thomas Saint Girod et Ludovic Pommeret pointaient aux avant-postes au premier ravitaillement. Colette Borcard affirmait ses ambitions en passant largement en tête après une heure de course, devançant Denise Zimmerman et Karine Herry. Mais l’ultra, c’est long… et même les meilleurs allaient subir des défaillances ! Alors que la horde de 511 coureurs trépignait sous l’arche de départ de la Traversée (61 km et 4 000 m de dénivelé positif) à La Fouly, Thomas Saint Girod caracolait en tête, talonné par Ludovic Pommeret et Ryan Bauman. Tous trois affichaient un large sourire à leur passage, ayant seulement parcouru la broutille de 48 km. « Thomas allait trop vite pour moi jusqu’à La Fouly. C’était une portion roulante qui ne me convenait pas vraiment », évoquait Ludovic Pommeret. Pourtant les choses allaient sacrément se corser pour Thomas Saint Girod, victime d’un coup de chaleur dans la montée du Col de Mille. « J’ai trouvé Thomas allongé au bord du chemin. Il était tout blanc mais voulait repartir ! » confiait Renaud Rouanet. Contraint à l’abandon, le Suisse laissait ainsi Ryan Baumann prendre la tête de la course. Une position de leader qui n’allait pas durer puisque Ludovic Pommeret allait rapidement prendre les choses en main. « Ryan a pêché dans les descentes ce qui m’a permis de remonter et de le dépasser. Je n’ai pas accéléré, je pense que les autres avaient déjà beaucoup donné », affirmait Ludovic Pommeret. Grappillant minute après minute, le Français gérait son avance tout en vivant une dernière montée à La Chaux particulière-

ment éprouvante. Puisant dans ses dernières forces, il franchissait la ligne d’arrivée avec plus d’une heure d’avance sur ses dauphins Ryan Bauman et Renaud Rouanet. Pendant ce temps, les traileuses subissaient aussi les affres de l’ultra. Victime de violentes douleurs à la cuisse, Colette Borcard redoutait l’abandon tout en levant le pied. Denise Zimmerman s’engouffrait dans la brèche avec sa résistance et sa régularité habituelles. Elle ne serait plus inquiétée jusqu’à son arrivée à Verbier au terme de 5h22 d’effort. Derrière elle, Karine Herry réalisait un beau retour sur le grand fond après plus d’un an d’absence en décrochant la deuxième place. Colette Borcard surmontait sa souffrance et terminait à un troisième rang qui ressemblait fort à une victoire tant l’issue de la course était incertaine au regard de sa blessure : « J’étais trop bien partie. J’ai éprouvé une vive douleur à la cuisse à La Fouly et, ensuite, les descentes sont devenues une horreur. Je me suis demandé si j’allais pouvoir finir », avouait Colette à sa descente – difficile – du podium. Du côté de la Traversée, la lutte était aussi belle qu’intense. La référence mondiale du kilomètre vertical, Emmanuel Vaudan, triomphait sur ce qui était sa première expérience sur une distance aussi longue. Rejoint dans la descente de Bourg Saint Pierre par le jeune espoir du ski alpinisme Marcel Theux, Emmanuel Vaudan relançait la machine et parvenait à distancer son poursuivant, victime de douleurs aux pieds. Décidément, l’ultra est exigeant et le Valais suisse un terrain de jeu éprouvant. Seuls 163 concurrents ont franchi la ligne d’arrivée de cette Boucle aussi splendide qu’épuisante. Avis à ceux qui souhaitent découvrir ce trail qui vaut vraiment le détour : n’oubliez ni votre frontale (pour vous éclairer la nuit si vous ne vous appelez pas Ludovic Pommeret qui est arrivé avant le crépuscule), ni votre casquette (pour ne pas trop regarder les lointains sommets), ni votre Saint Bernard (pour vous secourir en cas de besoin) !


Bernard tenait toutes ses promesses : e et de beaux vainqueurs sur le podium.

Renaud Rouanet

Le Trail Verbier Saint Bernard


Les vainqueurs ont la parole Emmanuel Vaudan, vainqueur de la Traversée : « La Traversée est ma première véritable course longue cette année. Pendant que je grimpais la dernière montée, je me disais que ceux qui couraient la Boucle étaient vraiment de grands malades ! Personnellement, si je cours trop, j’ai des problèmes de genoux. Après cette épreuve, je m’octroie des vacances : je pars en avion en Croatie et je reviens en vélo en passant par les Dolomites. » Marcel Theux, 2e de la Traversée : « Finir juste derrière Emmanuel est une victoire pour moi. Il est normal que je sois derrière lui. Je suis très content de ma course ! » Ludovic Pommeret, vainqueur de la Boucle : « J’ai géré la course comme j’ai pu. Sur un ultra, on se surpasse, on trouve des ressources qu’on ne pensait pas posséder. J’ai éprouvé de réelles souffrances en fin de course mais aussi tellement de bonheur ! Je redoutais la dernière montée qui ne s’est finalement pas si mal passée. En fait, je ne suis

pas du tout spécialiste de ce genre d’épreuve. Je ne planifie pas ma saison, je m’inscris aux courses qui me plaisent. Renaud Rouanet, 3e de la Boucle : « La cerise sur le gâteau de ce parcours, c’était la montée à La Chaux : cette dernière ascension était carrément violente ! Mais la beauté des paysages compense tout le reste. J’ai joué la carte de la prudence en sachant que je n’étais pas suffisamment entraîné. Ma prochaine course ? L’UTMB que j’espère terminer dans de bonnes conditions. » Karine Herry, 2e de la Boucle : « J’étais confrontée à deux adversaires coriaces qui sont parties fort devant. J’ai repris Colette, blessée, puis l’écart s’est réduit avec Denise mais elle était plus à l’aise que moi en altitude. Denise était plus forte en montée. Elle était intouchable aujourd’hui ! Je manque clairement de dénivelé et d’entraînement mais je suis contente de ma course. »

Marie Hélène Paturel


Le Trail Verbier Saint Bernard


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"Lorsque j’oubLie que je porte des Lunettes, je sais que ce sont ceLLes qu’iL me faut." - thomas LorbLanchet - champion du monde 2009 de traiL running

photographié par Yves-marie quemener


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* À quoi pensez-vous ? * * L’aventure commence aujourd’hui


I

Damien Vouillamoz pour une première ! Le jeune coureur du Team Swiss Trail a remporté la première édition du trail de 32 kilomètres couru autour de Val d’Isère. Une première fois, c’est toujours délicat. Il y a l’appréhension de la nouveauté, l’excitation de la découverte. On sait qu’on plonge dans l’inconnu mais on a envie d’y plonger avec délectation. Une première fois, on a un peu les chocottes mais on est rempli d’espoir. On se dit qu’on va gommer tout ce qui pourrait nuire à ce joli moment. Cette envie de gommer la nuisance qui pourrait entourer cette première édition de leur course, les organisateurs de l’Ice Trail Tarentaise l’ont eu. Ils ont voulu y croire (presque) jusqu’au dernier moment. Mais une ultime reconnaissance la veille de l’épreuve les a contraint à jeter l’éponge. La neige annoncée, la pluie, le brouillard, les nuages montants ou descendants ont obligé à l’abandon de la première édition de l’ITT. Heureusement, dans le programme, outre une randonnée d’une douzaine de kilomètres, figurait l’Altispeed, un parcours de 32 km autour de Val d’Isère, avec passage au col de l’Iseran et autres joyeusetés au gré des 2500 m de dénivelé…

Un trail qui débutait de manière joyeuse sous le soleil iseran quand le starter lâchait le peloton un peu après 8h30. La joie allait pourtant être de courte durée. Très vite, dans les hauteurs menant vers le col des Fours, la météo donnait des signes inquiétants. La pluie glaciale et le froid givrant se collaient aux basques des coureurs qui devaient redoubler d’attention pour ne pas glisser et tomber. Une petite centaine d’entre eux ont d’ailleurs jeté l’éponge en course de route alors qu’une autre petite centaine avait fait défection avant même le départ. Des conditions extrêmes dont Damien Vouillamoz, le futur vainqueur, ne se souciait guère. « Les conditions étaient vraiment très difficiles mais moi j’aime ça », lâchait-il dans un grand sourire quelques minutes après son arrivée. « Je viens du ski de fond et très jeunes on a été habitués à ça. Les doigts gelés, on n’y pense pas. Pendant la course, je n’ai même pas mis de gants. Je peux même dire que le froid et la pluie, ça m’a sûrement un peu avantagé… »


ICE TRAIL TARENTAISE

Ceux qui ont croisé sa route sur le parcours peuvent en témoigner. Le coureur tout terrain (il a brillé sur des run and skate, du cross country ou des trails purs et durs au cours des dernières années) a avalé les kilomètres sans se soucier de l’environnement. Ou presque… « En fait, a-t-il confié, je suis parti prudemment. Je suis parti seul, sans chercher à suivre les autres. Clovis (Dalban Moreynas) et Alexis (Traub) grimpent très bien, je le savais et mon objectif était de ne pas perdre trop de temps dans les montées. Dans la course je n’ai jamais été très loin d’eux et comme je sais que je suis un grand descendeur, j’attendais mon heure. » Celle-ci est venue quasiment à mi-course. Quand les coureurs se sont élancés sur un morceau de route avant de rejoindre le parcours très technique de l’aiguille Pers qui annonçait la descente vers le col de l’Iseran. « Oui, j’allais bien à ce moment-là. Même dans l’aiguille pers, j’ai pu faire l’effort et j’ai réussi à revenir à ce moment-là. A partir de là, je savais que je n’avais plus qu’à faire le boulot dans la descente. » Un boulot qui lui permettra de prendre ses distances avec ses deux poursuivants dont un Clovis Dalban

Moreynas mal en point au dernier ravitaillement mais qui a su se reprendre pour terminer en beauté à la troisième place tandis qu’Alexis Traub se montrait très régulier pour finir deuxième à une douzaine de minutes du vainqueur. Et peut-être bien que, sans le savoir vraiment, ces deux-là ne sont pas passés loin de l’exploit… « J’étais à la limite, avouera encore Damien Vouillamoz. J’avais des crampes dans la montée du tunnel des Lessières. Je me suis accroché et je me suis dit que même s’ils revenaient sur moi, je devais prendre mon temps. Il me restait une descente derrière… » Celle où il savait que, de toute façon, il parviendrait à faire ou refaire la différence. Parce que le coureur du Team Swiss Trail (« que je tiens à remercier chaleureusement parce que cette équipe m’a permis de progresser et d’être là où j’en suis aujourd’hui ») tenait à ne pas rater cette première fois autour de Val d’Isère. Parce que quelques jours plus tard il fêtait son 24e anniversaire (le 23 juillet) et parce qu’une première fois est unique... et qu’on s’en souvient toute sa vie…

Texte et photos Hervé Colin


OXYGEN CHALLENGE 2011 C’est sous un beau soleil printanier que la 3ème édition de l’Oxygen Challenge a pris son envol dans la station du Lioran, en plein coeur du Massif Cantalien. Trailers et vététistes de tous niveaux y sont réunis pour participer aux 12 épreuves organisées sur les 4 jours du week-end prolongé de l’Ascension.

OXYGEN CH


Au programme de la 1ère journée : les Prologues Trail Trail - le prologue pour Gobert et Brunel 250 trailers ont relevé le défi du prologue : une montée ascensionnelle de 145 m de dénivelé positif, à parcourir le plus vite possible droit dans la pente. Un exercice particulièrement exigeant au niveau cardiaque pour les participants. A l’issue de la première manche disputée sous la forme d’un contre-lamontre, seuls les 10 meilleurs temps hommes et les 5 meilleurs temps féminins étaient retenus pour la grande finale de la fin d’après-midi, disputée sur le même parcours avec cette fois un départ groupé. Les coureurs locaux se seront mis en évidence tout au long de la journée. Nicolas Cantagrel, Jonathan Brunel et Corentin Tanne réalisaient les trois meilleurs temps de la première manche. Certains grands noms du trail et de la course de montagne ne passaient pas ce premier tour, tels Thierry Breuil (25e), Thomas St Girons (15e), ou Sébastien Camus (13e). Côté filles, Caro Freslon-Bette devançait Maud Gobert de 7 secondes. Alors que le soleil délivrait ses plus beaux rayons, la finale allait se disputer dans une ambiance digne du Tour de France, la foule des spectateurs amassés sur la pente s’écartant au dernier moment pour laisser passer les coureurs. Les 10 coureurs masculins allaient donner un spectacle haletant ; il fallait attendre les 10 derniers mètres de course pour voir jaillir l’ancien cycliste de Murat Jonathan Brunel ; celui-ci brûlait la politesse au coureur local Grégory Bombardo pour l’emporter d’une semelle (4:36 contre 4:40), Martin Reyt terminant 3e (4:45). Côté Filles, magnifique duel entre les lauréates des Oxygen Series 2009 et 2010, qui voyait s’imposer Maud Gobert devant Caroline FreslonBette (5:47 contre 6:14) pour la manche finale. OXYGEN CHALLENGE JOUR 2 : LE RYTHME S’ACCELERE ! Trail - Breuil tient son rang Ce matin dès 7h30, la file des trailers était imposante au pied du téléphérique menant au Plomb du Cantal, depuis la Prairie des Sagnes, au cœur de la station du Lioran. Les 380 concurrents avaient rendez-vous avec l’Enduro Trail Traking, 2ème étape des Oxygen Series toujours très prisée pour son côté ludique et convivial.

HALLENGE 2


OXYGEN CHALLENGE Il s’agissait en effet de parcourir 24 km et 1350M D+, avec cinq spéciales chronométrées ultra-courtes et intenses (sur une distance allant de 660 à 1750 m), le reste du parcours se réalisant en liaison. L’occasion rêvée pour les trios formés au départ de se retrouver en cours d’étape, et d’échanger en toute décontraction, avant de «tout donner» sur les spéciales du jour. A cause d’une météo tournant à l’orage à la mi-journée, l’organisation devra détourner une partie du peloton en fin de parcours sur un itinéraire bis, pour des raisons de sécurité. Thierry Breuil, triple champion de France de trail, aura tenu son rang aujourd’hui après une première journée d’hier un peu décevante au vu de son pedigree. Au cumul des spéciales du jour, Breuil devance le Clermontois Martin Reyt, et l’ancien raideur multisport Vincent Faillard. Côté féminin, le mano a mano entamé hier entre Maud Gobert et Caroline Freslon-Bette aura à nouveau tourné en faveur de la première citée, qui termine avec 28 secondes d’avance sur son adversaire.

OXYGEN CHALLENGE JOUR 3 TRAIL ET VTT NUIT ET JOUR AU LIORAN ! La 3ème journée de l’Oxygen Challenge proposait un programme fourni avec 4 courses aux formats variés, dont l’épreuve reine du Trail 70 km. Trail - Gault tient sa victoire, Reyt décroche les Oxygen Series. Un plateau élites conséquent et de courageux amateurs s’étaient donné rendez-vous à 5h du matin au Lioran pour le départ du Trail 70 km. Les coureurs étaient récompensés de leur ascension nocturne du Plomb du Cantal en profitant du panorama époustouflant offert par la Voie Romaine au lever du soleil. La course partait sur les chapeaux de roues, malgré un terrain rendu glissant par les pluies de la nuit. Dès le départ, quatre hommes se portaient en tête, avec le Breton Christophe Malardé, devant Manu Gault, Martin Reyt et le Suisse Jean-Yves Rey. Un quatuor qui menait largement les débats dans l’humidité de la Cascade de Faillitoux (km 26,5). A 5 minutes déjà figuraient Sébastien Camus, puis Franck Bussière à 8 minutes, René Rovera à 9’ et le duo Saint Girons-Faillard à 9’30. Tour à tour, Franck Bussière et Christophe Malardé baissèrent


2011 pavillon au fil des kilomètres, pour finalement abandonner. Manu Gault, pour sa part, prenait la tête des opérations entre le 40e et le 50e kilomètre. Il pointait au kilomètre 50 avec 2’50 d’avance sur Jean-Yves Rey, et 4’30 sur le jeune Martin Reyt. Ce dernier allait profiter d’une violente hypoglycémie de Jean-Yves Rey sur la fin du parcours pour reprendre la 2e place. Manu Gault, lui, résistera jusqu’au bout, pour l’emporter en 7:08:10. Une première victoire probante pour l’homme du Gard en cette saison 2011. «Je tiens enfin ma belle victoire de l’année» dira le vainqueur sur la ligne d’arrivée. «J’étais revanchard après ma 2e place sur l’Eco-Trail de Paris. La course était assez difficile, avec une très bonne opposition. On a tous été dans le dur tour à tour, mais j’ai tenu jusqu’au bout». Manu Gault voulait initialement jouer le classement combiné des Series sur cet Oxygen Challenge. Malade en début de semaine, il s’est contenté de rester au chaud durant les deux premières journées de course, et s’est réservé pour la compétition d’aujourd’hui. «C’est une très bonne répétition avant les prochains Mondiaux de trail en Irlande, le terrain y ressemble beaucoup» conclura Manu Gault.

© Photos : Generation-Trail

L’autre vainqueur du jour est le jeune Martin Reyt, 25 ans. Originaire d’Argentat, ce prof de techno de Figeac remporte le classement combiné des Series 2011 grâce à sa deuxième place du jour, profitant de l’engagement de Thierry Breuil, son principal rival, sur le 45 km - l’autre course du jour à coefficient moindre. Sur ce format, Breuil dominera son équipier du team Adidas Gilles Guichard, et le phénomène Aurélien Collet. Ce Parisien aura parfaitement prouvé sa formidable polyvalence tout au long du week-end ; en trois jours de course, il réussissait le 6e temps sur la course ascensionnelle en trail, le 3e temps ex-æquo du marathon VTT sur 86 km hier, et enfin accrochait la 3e place du podium aujourd’hui sur le trail de 45 km. Côté féminin, la lutte s’est disputée à distance ; Caroline Freslon-Bette réussissait l’exploit de remporter pour la 3e fois de suite ce trail longue distance, tandis que Maud Gobert l’imitait sur le trail de 45 km. Les Oxygen Series reviennent ainsi à Caroline Freslon Bette, le 68 km bénéficiant d’un coefficient plus important que le 45 km.


OXYGEN CHALLENGE 2011 OXYGEN CHALLENGE JOUR 4 : BOUQUET FINAL SOUS LE SOLEIL CANTALIEN L’Oxygen Challenge s’est achevé sous un soleil radieux, donnant l’occasion aux participants de profiter pleinement des paysages volcaniques du Massif Cantalien. Trail Dimanche - Place aux néophytes ! Après trois premières journées de haut niveau où coureurs Elite et amateurs avertis se sont mesurés sur des formats divers (course ascensionnelle, enduro trail, trail long…), la prairie des Sagnes a accueilli les «trailers d’un jour» venus découvrir la discipline, ou s’exercer sur des formats adaptés à leur pratique loisir. Sous un soleil généreux, les participants s’élançaient sur le 21 km (1050 m D+). Un parcours accessible au plus grand nombre, avec des parties techniques limitées, mais bien réelles. Une heure plus tard, ce fut au tour des concurrents du 10 km (450 m D+), dont une large proportion de féminines, d’emprunter les sentiers tortueux du Cantal pour s’initier au trail, sur un tracé où le bitume était aux abonnés absents. Au niveau des résultats, Jérôme Marciliac et Sandrine Lecourt se sont mis en évidence sur le 10 km tout comme Stéphane Fabre et Marlène Vigier sur la distance supérieure. Une réussite qui pourra sans doute leur donner l’envie de franchir une étape supplémentaire pour l’an prochain, et de concourir sur les Oxygen Series, défiant ainsi les vainqueurs 2011 Caroline FreslonBette et Martin Reyt ! ASO


Les Drayes du Vercors Quel lumineux souvenir les Drayes du Vercors 2010 avaient-elles laissé dans les mémoires ! En guest star, Dawa Sherpa avait survolé la 12e édition d’une course aussi exigeante que conviviale. Cette année, des invités surprises ont perturbé la fête : brouillard dense et pluie battante !

Décidément, cette 13e édition des Drayes du Vercors en a surpris plus d’un ! Ce n’est qu’en arrivant sur le site de départ à La Chapelle en Vercors, à l’aube de ce dimanche 5 juin, que les concurrents apprenaient l’annulation de la course de 54 km. Cruel dilemme auquel les organisateurs avaient été confrontés à leur réveil : alors que les prévisions météorologiques garantissaient une matinée mi-figue mi-raisin et une arrivée des orages en début d’après-midi seulement, la couleur du ciel s’était révélée bien tristounette dès 7 heures. Nuages menaçants et brouillard régnaient sur le Vercors, plongeant le massif verdoyant dans une atmosphère fantomatique. Sans doute déçus de ne pouvoir en découdre avec plus de 50 km de sentiers, les coureurs initialement inscrits sur le grand parcours rejoignaient donc les rangs des participants aux petites Drayes. «Quand j’ai su que la distance serait beaucoup plus courte que prévue, j’ai décidé d’en profiter pour faire une bonne séance d’entraînement», confiait Alexandre Daum (Veo 2000 La Plagne), vainqueur de l’épreuve. Partis en tête dès les premières foulées, Alexandre Daum et Renaud Rouanet (Team Lafuma) entamaient de concert la première grimpée. Rapidement, le Savoyard prenait l’ascendant sur son compagnon de route et s’échappait seul aux avant-postes. Derrière lui, la lutte allait opposer Renaud Rouanet, Romain Auvray (EARP), Patrice Gibaud (Courchevel Odlo) et Eric Bruel (Team Outdoor). Alors que le ciel se contentait jusqu’alors de peser sur l’épreuve de son couvercle gris et que le brouillard jouait au yoyo, les conditions se corsèrent tout à coup en milieu de matinée. Une pluie battante s’invitait à la fête, transformant certaines portions du parcours en véritables toboggans de boue. Grâce à sa maîtrise technique et à son allure régulière et soutenue, Alexandre Daum gérait son avance avec sérénité. «Je veillais à maintenir

l’écart afin de préserver ma première place», affirmait le trailer à sa descente du podium. «Le plus usant, c’était sans doute les pierriers qui nécessitaient une grande technicité.» Ses poursuivants ne verraient jamais la couleur du maillot du Savoyard qui franchissait la ligne d’arrivée après 3h07’49’’ d’effort. La hiérarchie se dessinait peu à peu, Renaud Rouanet rétrogradant finalement à la cinquième place. Romain Auvray bouclait l’épreuve à plus de deux minutes du vainqueur (3h09’53’’) et devançait Patrice Gibaud (3h15’12’’). Eric Bruel, qui était l’un des favoris sur le 54 km, décrochait quant à lui la quatrième place en 3h15’10’’. Les rangs féminins, relativement clairsemés, comptaient une adepte de la course d’orientation qui allait s’imposer à son propre étonnement. Barbara Delière (non licenciée) confiait sa surprise dès son arrivée : «je ne pensais vraiment pas gagner aujourd’hui car je ne suis pas spécialiste du trail. Je suis très contente !» Après avoir couru près de 15 km avec sa dauphine, Karine Roz (EA Tain Tournon), Barbara Delière s’envolait vers la victoire… non sans se faire une belle frayeur à quelques minutes de l’arrivée ! «J’ai manqué une bifurcation et j’ai donc du rebrousser chemin pour récupérer le parcours. Cette erreur aurait pu me coûter la première place !» La traileuse bénéficiait toutefois d’une confortable avance et s’imposait finalement en 4h16’28’’. Karine Roz terminait deuxième en 4h20’24’’ devant Aurélie Daum (qui suit apparemment le sillage de son talentueux mari). Promis : l’année prochaine, les organisateurs commanderont du soleil !

Dra Marie Hélène Paturel


Š Photos L. Montico

ayes du V


Š Photos David Ravanel


Marathon du Mont-Blanc

Marathon du Mont-Blanc

Un long week end sous le signe du trail à Chamonix Avec le KM vertical, le Cross du Mont Blanc, le Marathon du Mont Blanc, le 10 km et le mini-cross c’est plus de 5 épreuves qui ont été organisées durant tout le week-end ! Plus de 5 400 coureurs se sont élancés sur les chemins de la Vallée de Chamonix, représentant 51 nations. Amateurs, passionnés, coureurs entraînés, enfants, hommes ou femmes, ce dernier week-end de juin est devenu un rendez-vous traditionnel à Chamonix dans une ambiance très sportive, conviviale et décontractée.


du M Dès vendredi, le lancement du week-end a été soutenu avec la nouvelle épreuve de cette édition : le premier kilomètre vertical de Chamonix. Au menu de cette nouvelle course : 1 000 m de dénivelé positif sous la forme d’un contre la montre. Départ toutes les 30 secondes, depuis le centre de Chamonix-Mont-Blanc jusqu’à l’arrivée de la télécabine de Planpraz au Brévent. Le sentier grimpe sous les pylônes du télécabine sur une distance de 3,5 km, avec des passages à 50% : direct, abrupt et aérien. 230 personnes au départ et tous conquis ! Le parcours varié et très « montagne » a été particulièrement apprécié. Un nouveau KM vertical est né et il fait déjà référence ! Les deux favoris ont remporté l’épreuve : Laetitia Roux en 45min 44s et Emmanuel Vaudan en 36min39s. Samedi matin, c’est sous un beau soleil que 1 700 coureurs ont pris le départ du Cross du Mont-Blanc à 8h30. Chez les dames Mireia Miro

Mara

(Esp), catégorie espoir, (gagnante de la Pierra Menta 2011 avec Laetitia Roux et de nombreux titres de championne du monde de ski alpinisme à son actif) faisait son entrée dans le trail ! Elle a réalisé un temps splendide de 2h08 minutes se plaçant 9ème au classement scracth ! Chez les hommes, victoire de Guillaume Fontaine qui n’est pas un inconnu dans le milieu. Il a bouclé le parcours en 1h55min27s devant Damien Piquemal en 1h56min17s et le Suisse Candide Pralong en 1h56min55s. Dans la matinée, les épreuves du 10 km et du mini cross pour les enfants affichaient aussi complet ! 603 concurrents au départ du 10 km et 301 enfants étaient ravis de participer à cette fête de la course à pied. Sur le 10 km, Maud Gobert, double gagnante du marathon du Mont Blanc, championne de France de trail 2009 et gagnante de la CCC® 2010 s’affichait sur ce parcours en préparation des Championnats du Monde de Trail qui auront lieu dans


Mont-

athon du Mont-Blanc 15 jours en Irlande. Faisant cavalier seul, elle s’est même offert le luxe de prendre les commandes du peloton de 700 coureurs pendant près de 2 km. Elle l’a emporté en 44min32s. Chez les hommes, victoire du Chamoniard Manu Ranchin en 40min08s. Dimanche matin, dans des conditions idéales, départ des 2 000 coureurs inscrits sur le marathon du Mont blanc. Grand succès pour cette épreuve dont le nombre limite d’inscription a été atteint en quelques semaines. 42,195 km, 2 511 mètres de dénivelé positif et 1 490 mètres

de dénivelé négatif. Le plateau sportif était là aussi de qualité. Sur la ligne de départ : El Madi El Yazid, Nicolas Pianet (Vainqueur en 2010), Raymond Fontaine, pouvaient tous prétendre à la victoire. Chez les dames, après le désistement d’Anna Frost, ce sont Lisel Dissler et Stéphanie Jimenez, qui sont les favorites. Dés le départ, le peloton de tête confirme les pronostics. Lisel passe le Lavancher après les 25 premières minutes de course avec plusieurs minutes d’avance sur Stéphanie. Mais les écarts vont se creuser petit à petit.


ont-Bl Au ravitaillement de Vallorcine, Stéphanie a 1mn30 d’avance, 4mn en haut du col des Posettes, 6mn à Tréléchamps. Elle passe la ligne d’arrivée en 4h39min36s avec 8mn d’avance sur Lisel. 6ème au Sky Running de Zegama (ESP), c’est son premier marathon : « Je suis partie un peu derrière car je savais que la course commençait vraiment au col des Posettes. Il fallait surtout tenir. En plus sur la fin il faisait vraiment chaud ! Merci de faire le départ à 7h00 ! Je suis vraiment heureuse, c’est une première victoire dans une belle ambiance et c’est une très belle course ! » affirme Stéphanie.

Chez les hommes, El Yazid mène la course dès le départ. Juste derrière lui, tous les favoris. Comme pour les dames, le col des Posettes sera déterminant. C’est au sommet du col qu’El Yazid est 100 mètres derrière Raymond Fontaine. Derrière en embuscade, Nicolas Pianet, Nicolas Martin, Arnaud Perrignon, Maxime Durand sont tous groupés. La descente sera fatale à El Yazid. Comme en 2010, la victoire finale va se jouer sur la dernière montée vers Planpraz au (Brévent), devant un public nombreux. Pianet et Fontaine ne sont séparés que de quelques mètres mais c’est Nicolas Pianet, plus frais, qui passera la ligne d’arrivée en 3h56min42s. « El Yazid est parti très fort et j’ai très bien géré jusqu’à la montée des Posettes malgré le rythme soutenu. A ce moment là je n’étais pas au mieux mais j’ai réussi a doublé dans la descente. La dernière montée a été vraiment dure, j’étais juste un peu moins faible que Raymond. Franchement, j’ai espéré qu’il craque pour pouvoir gagner » nous confie Nicolas qui améliore son temps de 2010. C’est sous un soleil de plomb que ce 9ème Marathon du Mont Blanc clôture ces trois jours de course à pied. La chaleur excessive a eu raison de nombreux coureurs qui ont abandonné. Mais le Mont Blanc, magistral, a régné en maître durant tout le week-end !

Robert Goin et Infocîmes

Trois réactions Stéphanie Jimenez, team Salomon International, première dame. « Au départ je ne pensais pas au record et espérais un podium. Je ne connaissais pas mes rivales mais j’ai repéré soigneusement le parcours et suis allée à mon rythme sans tenir compte des autres. Je suis évidemment très contente de ma victoire. En prime je n’avais jamais vu le Mont-Blanc aussi beau. » Nicolas Pianet, Lons Athlétique Club, vainqueur homme. « J’avais un peu la pression après ma victoire en 2010 et à cœur de faire aussi bien, malgré une préparation hivernale contrariée par des problèmes musculaires et le manque de neige. Je manque encore de foncier même si ma forme est correcte. Sur ce marathon Raymond Fontaine était le favori. Je l’ai laissé filer, ainsi qu’El Yazid El Madi. A mi-course, j’ai distancé mes compagnons du groupe des poursuivants et suis revenu sur El Yazid dans la descente après les Posettes. A l’entame de la dernière difficulté je savais que je n’étais pas loin de Raymond et j’y ai cru. J’ai appris qu’il avait un coup de moins bien à partir du 36ème kilomètre. Même si j’étais un peu cuit j’ai fait l’effort au courage pour le rattraper et dépasser. » Lisel Dissler, team Altecsport, deuxième dame. « J’ai abordé dans le doute ce marathon. Suite à une chute j’ai le ménisque interne de mon genou gauche fissuré et je dois adapter ma posture de course, ce qui favorise des crampes. Jusqu’au 18ème kilomètre tout s’est bien passé. Ensuite les crampes et la douleur sont apparues Je comptais à un moment donné deux minutes d’avance sur Stéphanie avant d’être rejointe et progressivement distancée dans la montée des Posettes. Ma gêne était de plus en plus grande, surtout dans les descentes. Ma grosse envie d’aller au bout m’a soutenue. »


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rathon du Mont-Blanc


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© Photos Generation-Trail

La Kilian’s Classik


La Kilian’s Classik… Kilian Jornet maître sur ses terres !


La Kilian’s Classik Le 26 juin, Kilian Jornet, team Salomon, a été le premier européen à gagner la Western States Endurance Run, l’un des plus anciens et difficiles ultra trails au monde. Un effort de 15h34 minutes pour parcourir 162 kilomètres, 4240 mètres de dénivelé positif et 5725 mètres de négatif. Le temps de boucler ses valises Kilian Jornet a rejoint FontRomeu pour participer les 2 et 3 juillet 2011 au seul trail au monde qui porte son nom : la Kilian’s Classik. Trails enfants, 5 kilomètres en montée, un autre en descente, 25 et 45 kilomètres se sont succédés. Mireia Miro remporte le 25 kilomètres devant Stéphanie Jimenez et Marie-Josée Dufour. Idem pour Dimitris Theodorakakos qui devance Andreas Zvanebo et Ben Abdelnoor. Sur le 45 kilomètres dames Caitlin Smith est première. Agnès Francastel et Celia Tajada Vitales montent sur le podium. Victoire de Kilian Jornet chez les hommes devant Grégory Vollet et Martin Reyt. « En associant mon nom à ce rendez-vous trail running, précise Kilian Jornet, je voulais que chaque trailer de 7 à 77 ans, occasionnel ou sportif, trouve trail à son pied dans une ambiance festive et sportive. Mon objectif était aussi que la qualité de la rencontre entre les trailers et la beauté des paysages occulte la notion de résultat. Bref, j’avais très envie d’être l’un des animateurs d’une fête autour du trail running. »

Une fête parfaitement réussie et un objectif atteint. « L’ambiance était magique. Si je devais choisir trois moments, je citerais ma rencontre avec les enfants, nos jeux, sourires, paroles partagées. Plusieurs ont perdu une chaussure en courant mais jamais leur rire ne s’est arrêté de résonner, dans mes oreilles. Autres plaisirs : mes échanges avec des adultes de tous âges et mes encouragements au maire de Font-Romeu, un trailer parmi d’autres. J’avoue que cet entracte festif au milieu de la saison m’a fait beaucoup de bien. Me retrouver avec mes amis, dans mes montagnes et à domicile : que du bonheur ! ». En marge de la course, tout le team international Salomon à passé une semaine de stage à Font-Romeu pour des tests, des essais produits, des échanges et parler des objectifs futurs. Generation-Trail était convié ainsi que Nicolas Sébastien, le grand gagnant du jeu concours Generation-Trail / Salomon. Il en est reparti avec des souvenirs plein la tête et il a pu se rendre compte de la grande disponibilité de ces champions, qui sont loin de l’image que l’on peut avoir de l’extérieur… de bons vivants qui courent d’abord pour le plaisir ! la bonne recette pour la réussite. Generation-Trail tenait aussi à remercier Jean-Michel Faure,Vincent, le responsable du Team Salomon France, qui nous a permis de participer à ce stage.

Robert Goin et Generation-Trail


TRAIL DU BOUT DU MONDE

Y UN TRAIL D’ENFER

Trail du Bout du Monde « l’enfer de l’Ouest » titrait, le lendemain de l’épreuve, la une du Télégramme de Brest, à propos de cette édition 2011.

En effet à bien des égards, le trail du Bout du Monde est une épreuve d’enfer avec un circuit d’une beauté rare mais aussi d’une difficulté que seuls les habitués du coin peuvent anticiper réellement. L’épreuve reine de 57 kilomètres, ajoutée l’année précédente, aux deux distances d’origine, 15 et 35 km, est une référence en Bretagne. Physiquement d’abord, par l’exigence du circuit qui demande une résistance à toute épreuve, pour encaisser les incessantes relances, du sentier côtier et moralement avec notamment ce passage au 35ème kilomètre, devant l’entrée du clos des moines, le site d’arrivée. A cet endroit stratégique bien des illusions de finishers vacillent et les abandons sont nombreux au pied du phare de St Mathieu et des ruines de l’abbaye. Mais de l’enfer au paradis, il peut n’y avoir des fois que la valeur d’un encouragement, d’un réconfort qu’ici tous les coureurs reconnaissent avoir ressenti auprès du très nombreux public massé aux endroits stratégiques comme cette pointe « pen ar bed », le bout du monde où Océan Atlantique et Manche se rejoignent et où on devine au large les iles du Ponant : Ouessant et Molène.

TRIPLE SUCCES DU TEAM OPEL La boucle finale des 20 derniers kilomètres, qui mène les traileurs sur les sentiers du Conquet, aura été fatale à Laurent Jaffré, le leader de la première partie de course et récent vainqueur du Trail de Guerlédan. Dans son sillage Julien Le Coq, à su gérer sa course pour garder le contact et passer à l’offensive sur la presqu’ile de Kermorvan, éperon rocheux protégeant le port du Conquet, pour assurer brillamment sa première victoire sur le TBM, dans un temps proche de celui réalisé par David Pasquio, vainqueur en 2010. Le podium 2011, sera complété par les deux compagnons du Team Opel St Brieuc du vainqueur, Frédéric Cantin et Jérome Lucas, ce dernier s’assurant ainsi par la même occasion le titre très disputé de champion du Ouest Trail Tour 2011.

MARIE LAURE KEREBEL DE BOUT EN BOUT Chez les femmes, la course a été menée de bout en bout par un petit bout de femme, aussi tonique qu’endurante, Marie Laure Kérébel, qui aura su résister dans les derniers kilomètres au retour de la leader et co.lauréate du Ouest Trail Tour 2011, Mélanie Toullec de la Breizh Team. La troisième marche du podium est pour Monique Moal, toujours bien placée dans les épreuves du challenge breton. LE CHALLENGE OUEST TRAIL TOUR Le Bout du Monde, 5ème et étape finale de l’OTT, aura donc consacré les deux vainqueurs, homme et femme de la première épreuve du challenge à Moncontour. Première place partagée chez les féminines par Toullec et Kérebel. Ce challenge auquel ont adhéré massivement les traileurs bretons, sera complété en 2011/2012, par deux nouvelles épreuves, en Ille et Vilaine et Morbihan, le trail de Brocéliande et le Trail des 3 vallées. CONVIVIALITE ET EMOTION Au total, les organisateurs avaient enregistré 1350 inscriptions, volontairement limitées, sur les trois épreuves. Le but de cette épreuve étant de proposer à tous les participants et leurs familles et amis, une journée sportive et ludique avec un repas en plein air pour 2000 convives et un village sport nature permettant, aux plus jeunes notamment, le plein d’activités gratuites. Outre la satisfaction d’avoir accueilli des concurrents de plus de 60 départements, de 5 nations étrangères, l’équipe d’organisation ainsi que tout le public, plus de 5000 personnes présentes sur le circuit et à l’arrivée, ont vécu encore cette année un grand moment d’émotion avec l’exploit réalisé par l’équipe des pompiers bretons qui ont fait participer sur le 57 km, en joëlette, 5 jeunes enfants handicapés. Et c’est un tonnerre d’applaudissement d’enfer qui a longtemps résonné, pour l’arrivée sous les fumigènes de ce bel équipage, faisant trembler les hauts murs d’enceinte en granit du Clos des moines. Pour couronner le tout, le temps s’était mis de la partie pour assurer la réussite de cette manifestation avec une petite couverture nuageuse juste parfaite pour ménager les efforts des traileurs dans la première partie de course et un soleil radieux sur le site d’arrivée pour profiter pleinement de cet aprèscourse si cher aux organisateurs.

Bruno Disarbois


Y Š Photo Nicolas Lemen


2ème Trail Nocturne du Raid Normand DU 25 /26 JUIN 2011

© Photos Nicolas Broquedis


123 traileurs en solo et 17 équipes de 3 en relais se sont élancés de DUCLAIR ce samedi 25 juin à 22h00 pour gravir les 1200 mètres de D+ répartis sur 55 km en forêt du TRAIT MAULEVRIER. A 23h00, les frontales devenaient le partenaire indispensable du coureur afin de repérer les rubalises fluo équipées de rétroréfléchissant. Avec une bonne frontale, leur visibilité est de 50 mètres. 2 ravitaillements en pleine forêt situés au 19 et 37ème km et également zone de relais pour les équipes permettaient de remplir les Camel back. Un fait de course inopportun Malencontreusement, certains ont loupé le 1er ravitaillement et un ravitaillement improvisé a été organisé au 24ème km à Saint Wandrille. En effet, 4 jeunes vététistes se sont invités au milieu de la course en subtilisant ou arrachant les rubalises. Trouvant le jeu intéressant, ils ont même modifié le tracé. Les traileurs ont bien suivi le protocole de sécurité que nous avions indiqué par courriel et rappelé au briefing. « Si vous êtes perdu, nous indiquer le dernier panneau indicateur kilométrique vu et s’arrêter si possible devant 2 numéros de parDe 22 à 63 ans Une épreuve ouverte à tous sans barrière horaire a permis à la persévérante et tenace Valérie LARDEUX de terminer à 7H08 du matin après 9 heures de course lorsque Bertrand COLLOMB PATTON vainqueur de la 1ère et de cette 2ème édition boucle ses 55 km en 4 heures 37. Signalons que toutes les féminines ont terminé ce 2ème trail : aucune n’apparaît dans le tableau des 30 abandons soit ¼ du peloton. Marion BARBARIT avec ses 22 ans termine en 6 heures 30 avec un grand plaisir d’atteindre le final en traversant l’Austreberthe eau à 12°. Initialement prévu comme un obstacle supplémentaire du trail, c’est devenu le passage thalasso décontractant apprécié par la majorité. Les 63 ans de Pierre DUVAL ne l’ont pas empêché de terminer en 6 heures 07 et d’apprécier les passages de traking. Inspiré des trails USA et UK, l’objectif est de passer pardessus des troncs d’arbre tombés au sol et d’emprunter des sentiers dévastés après les coupes de bois. Cette nouveauté dans le monde du trail sera renouvelée l’année prochaine en prolongeant la distance de 750 mètres à 1 km.

celles ONF en nous indiquant si numéro vert ou rouge car les cartes IGN sont différentes. » Sur la vingtaine d’appels reçus (portable obligatoire et numéro de l’organisateur enregistré), nous indiquions aux traileurs comment rattraper le tracé et pour certains une équipe organisation a été dépêchée pour les remettre sur le parcours. Les 20 ans d’expérience des Raids Normands ont permis d’éviter de stopper la course. Mais si cet incident se renouvelle nous ne pourrons plus organiser de trail nocturne. Nous remercions les coureurs pour leur calme affiché dans ces moments difficiles car si certains ont vu leur kilométrage baisser, d’autres ont pointé au final avec 58/59 km à leur GPS au lieu de 55 km. Les Nordistes omniprésents Tous les départements du Nord étaient représentés et même un Bruxellois venu s’entraîner comme une vingtaine de coureurs pour l’UTMB (trail du Mont Blanc) et le Grand Raid Des Pyrénées avec ces 160 km et 10000 mètres de D+. Courir de nuit s’appréhende, les appuis sont modifiés et c’est l’occasion de tester plusieurs frontales.

Autre changement : nous ouvrirons un 2ème parcours de 30 km pour individuel et équipe de relais de 2 et la distance de 55 km sera ramenée à 50 km pour les solos. Les podiums C’est le sociétaire de l’ASPTT CAEN Bertrand COLLOMB PATTON qui s’impose suivi à 13 minutes d’Olivier RIANT-PETIT et Maurice LE RUYET arrivés tous les deux dans la même minute. Anne-Marie MAUGER d’OXYGENE BELBEUF avec 6 heures 41 termine 37ème au classement général mais première féminine suivi à 4 minutes par sa camarade de club Catherine PLUMAIL. Marilyne BROCHARD en 7 heures 14 complète le podium. Soulignons en relais la belle 3ème place de l’équipe duclairoise du CLUB D’ATHLETISME locale « LA BANDE ADANIEL » (LECOUSIN) en 4 heures 32. Pour SPORT AVENTURE PASSION, il est maintenant l’heure de se concentrer sur notre 3ème épreuve de l’année : le 16ème RAID NORMAND le 17 et 18 septembre dans le département de l’EURE et ces 130 km de sport aventure.

Pascal Leblay


ête f e d d ent n e m e k c e n e a le l Un w r u o p s rse u o c çaise e n d a r et F n ère Statio re r e i de la 1 P t ain S à l i a de Tr use e r t r a de Ch enus s sont v iter, t n a ip ic t 400 par Chartreuse, vis s de r Plus de e d e s sentie Pierr à Saint- ou courir sur le n France. ment, e ir découvr re station Trail age, d’entraîne s iè la prem lieu d’apprentis our la course le n b io p Vérita de pass de Trail© t e e g a t édiés de par gne, la station cours d ous r a p s a e t tils : d pour t en mon en 3 ou ts formats et eliers e in l c é se d et at féren ertical, avec dif base au Trail ail, Kilomètre V de Trail), une ulants, e Tr ro (rando- ments du Stad stiaires, tapis e e v în , ur... d’entra avec douches animate rer , n io t a il d’accue teuils de relax tant d’enregist et fau t sauna, et perm ses résultats e n r e t in e r it e s n Et un . ’étalon onos, d autres trailers r h c s e s x u a parer mis se com ont per et e s u e r t har urs ts parco urs de C Les 3 jo rir les différen . uv LAB G, de déco Outdoor isateurs (SMA T H IG L n ) a le RAID des org de Chartreuse lité. if t c je b Mais l’o et Saint Pierre urs de convivia jo t Raidligh i de proposer 3 troussins et use ar ss était au i. L’accueil Ch eur de Chartre ise u ss em Pari réu tations de la liq ge à chaque r n s a u r jus d’o ès ! les dég este de tré un vif succ z n u c e on av ont renc des prix


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nt permane s r u o c r météo elé (pa de déniv départ. Avec une de 4, m 0 0 0 pour 1 et long eurs au 4,6 km 180 cour ours techniques ) r r de e y n a n p t lo nte pou n arc ’éta rs e a p s u n r o e n r c u u r p o r a r p u p u u s s e agnifiqu t présents pour plutôt favorable, e exigeante et mis de découvrir m , r e în du ’entra nts son épreuv ui a per qui l’em ingrédie le, les trailers al pour s km.
Une rticipants mais q gustin Guibert 6 Lieu idé dioses, tous les a u iv istophe breux pa ifférent. C’est A t (45’21) et Chr river an ison est r a m g s o s n e te g t a e a s t c ent d rre de re à ar y Viall r duran Saint-Pie ssé- entraînem ’20 devant Rém et est la premiè hristine e d accueilli ier ! e n u s 3 e en 4 Rous expr comm ert et C nt monde e r moi et pour la ’un projet mené truire le porte x (46’32). Mélanie nt Stéphanie Rob td ou va au ons « C’est p , l’aboutissemen t a suffi pour c ntreprise Le S met en 54’47 de e e n m s l’ e o u s e m r e u Chart ent d rs a e seule ne anné le déménagem ifférents parcou U antet. . .. t n e d m efs me Je ser les m li r o a e c é s r , li t at des ch a , n b t é a r n m n e o t te c e im t in e r bâ Ma nte ns D+. juin : L terrain. ht, nous attendo t, s’impla amedi 4 rs au choix : t 2900 m nte les S e m t k g Raidligh ements sur le e li 5 r 4 id ui arpe ag uits Ra méliore x parcou use Maratour : eption q use : Le Bec et amén oration des prod , pour affiner, a té ! Avec Deu e c r x t r ’e a d h C d rs ali Le tre lab nar pour l’é rs avis des traile n de trail de qu rvices et 8h - il très montag ieux de la Char om. e a io ig r s t ie t T s s ta n m e e s a tS n r d les pre remière e choix, particulière- U mets les plus p e, puis Le Charm 00 m D+. p d e s n r u u o , r c som un chaud m et 17 propose unique, des par sommes tous tation de Charvet, Chame eux Soms : 24 k d parcours avait s t s p e u e r o c iè n n , o m t c D n né re an un erforma e cette p ght et co-fonda- 9h - Le Trail des departs. Le gr u classement gé x p d il t e n u e c c m a x un a aidli lance és au reurs au toire du jour et PDG de R ureux du nt attaqu elés o s 350 cou ic e v s s la ment he fie Benoit Laval, . r iv : u © » con le enjeu 5 km, les coure se avec des dén enb IN u D o il d a il r a T r s 4 e T ! r 24 ou Chartreu tournables, des s station d u e e S la s d l. r e s a d u r e r u o teu des c liers de la sta- sommets mythiq ints de vue incon age et préservé ! Il» : e s u e r Char t découverte des ate s ateliers per- antesques, des po ans un cadre sauvrs « montagnards e d s r u 3 jo traile eux. D ont d rcours no sur le juin : pa ! Parcours chro 0 km au total d s tiers vertigin paradis pour les . Jeudi 2 ai be es ,2 ue e en jam TrailDIN nométrés, ludiq t s’agit d’un vr rte pour les autr tion. Mis e la station de ourse n e o r v ia h u r c o a déc ers es v ès une c ud d li e r c p n n s te t a u a ta n ) t e 6 is e ix n 0 d S ma des de rés. km (5h ). Arna osés sur emière journée ronomét rte le 45 ux (5h13 ). Chez o a p S m le r e o 8 km ch taient ainsi prop r e p s h a m (5h23 Christop oit Laval, une vraie art. Julien De C s, é n Ben de à coude avec marche du podiu en 6h21 mn, et inédit t 2500 m, pour p o é g d e S u a d 0e reurs Arnau usset ième u cou entre 20 ! 150 cou place, suivi de ). Florence a on prend la trois e de Mélanie Ro drey Rodrigues e b m ja e 1 ir g Au mise en end la premièr a (0:31:4 9) . Audrey Se ames, belle victo het en 6h36 et n ia s s r u p L les d Blanc (0:41:1 ail (0:30:07) t de Jéremy mag Tr s dames e Jeantet troir Juliette S a le e p e z t i ) e x 4 h iv e c u :3 t s in 1 et (0:3 hrist la tête tre Photos T prend : kilomè :41:53), C (7h11). GOFFINE est deuxième (0 in de 14h à 17h ju s Rodrigue :27). Vendredi 3 3 :4 ! sième (0 n très long KM U vertical :


Du 13 au 17 juin se déroulait la Julbo Trail Session. Dix participants, tirés au sort mais avec une même passion : le trail, ont été invités à vivre une expérience unique au pied du Mont-Blanc en compagnie du team Julbo : Maud Gobert, Sébastien Chaigneau et Vincent Delebarre. Au programme : entraînements, conseils, tests produits et convivialité !

© Photos Pascal Tournaire


Julbo Trail Session

Julbo Trail S


Julbo Trail


Julbo Trail Session

Les trois athlètes du team ont accompagné, guidé et conseillé pas à pas nos participants pour une préparation unique à l’UTMB©. «Les pros sont à côté de nous pour nous conseiller, il nous offre les moyens de progresser (...) ; il s’agit vraiment d’un accompagnement personnel», nous confie Laurence, une des gagnantes. Il ont parcouru près de 80 km au sein d’un paysage grandiose surplombé par la Mont-Blanc et arpenté les différents versants et cols de France, d’Italie et de Suisse. Nos dix participants ont également été mis à contribution pour tester de nombreux produits. Julbo (lunettes de soleil Trail, Race et Ultra) mais aussi de nos partenaires. «J’ai été très agréablement surprise par l’organisation, l’ambiance au sein du groupe et je ne

m’attendais pas à recevoir autant de cadeaux», indique Laurence. Henri complète : «Oui, c’était vraiment sympa de pouvoir tester du matériel et surtout du bon matos de trail ; c’est agréable». Une idée partagée par l’ensemble des participants. Une jolie expérience qui s’est déroulée dans une ambiance très détendue. «Du pur bonheur. Sensationnel à tous les niveaux. Mais si je devais trouver un point négatif... Malheureusement, il manquait les masseuses !», nous confie Jean-Luc. Cette dernière phrase résume bien cette deuxième édition de la Julbo Trail Session. La plupart des participants seront sur la ligne de départ de l’UTMB©, le 26 août prochain. Julbo


TRAIL FAVERGES ODLO Depuis 11 ans maintenant, le Trail de Faverges (74) « Une course mythique dans un décor idyllique », propose 2 épreuves : 28 km (1600 m de dénivelé) et 42 km (2700 m de dénivelé) entièrement tracés au cœur du Parc Naturel du Massif des Bauges. Cette édition 2011, n’aura malheureusement pas permis aux coureurs d’apprécier le cadre naturel exceptionnel avec entre autre des panoramas uniques sur le Massif du Mont Blanc, de la Vanoise et sur le lac d’Annecy. Les trombes d’eau s’abattant en continu sur les Bauges depuis la veille, la boue et un terrain rendu glissant n’ont laissé aucun répit aux courageux coureurs et bénévoles venus braver les lois de la nature. Des adaptations de parcours ont du être effectuées afin d’assurer la sécurité des valeureux traileurs. Sur le trail 28 km la décision a été prise le vendredi soir d’éviter un chemin en balcon rendu dangereux par les pluies torrentielles. Le maratrail a, quant à lui, été modifié en pleine course afin de supprimer la dernière montée au chalet d’alpage de la Sarve, seuls les 119 premiers coureurs ont alors fait le parcours dans son intégralité. 969 inscrits le samedi matin. 832 sont venus retirer leurs dossards et 808 ont pris le départ. Le comité d’organisation s’est vu contraint d’annuler une partie des animations prévues dans le Parc Simon Berger (mur d’escalade, structure gonflable…) et rapatrier l’ensemble des coureurs et des stands partenaires dans la salle polyvalente pour le repas savoyard, ainsi que pour l’annonce des résultats. Malgré les conditions extrêmes et la fatigue, la satisfaction des coureurs étaient bel et bien visible sur la ligne d’arrivée franchie avec enthousiasme et bonne humeur, tous affirmant que cette 11ème édition resterait gravée à jamais dans leur mémoire. De nombreux remerciements ont été adressés aux bénévoles qui ont déployé leur énergie pour assurer la sécurité des coureurs et les encourager tout au long des parcours. Rendez-vous le samedi 9 juin 2012 pour la prochaine édition du Trail de Faverges placée sous le signe du sport, avec nous l’espérons, le soleil en prime.

Texte et photo organisation Trail Faverges


Grand Duc de Le 26 juin dernier, 850 coureurs des quatre coins de l’horizon (plus de 20 départements), se sont lancés sur le parcours.
Pour les 300 solos, le départ était donné à 5h du matin, le premier d’entres eux, DAWA SCHERPA (un des très grands du trail mondial) a terminé la première boucle en 4h06 et remportera l’épreuve en un peu moins de 11h. 
Il sera suivi 10 minutes plus tard par Florentin Provost qui l’avait rattrapé dans la remontée sur le Plateau des Petites Roches, mais il n’a pu suivre DAWA SCHERPA dans le sprint final. Ce dernier, arrivé seul en tête, déclarera après avoir franchi la ligne d’arrivée : « ce fut les 15 derniers km les plus durs de ma vie ! ». Le 3ème, Marc Toubin, vainqueur de l’année passée, franchira la ligne avec plus d’1/2h de retard.
Pour les relais de 5, c’est l’équipe des « pères ducras » emmenée par Etienne Rollin, qui remporte l’épreuve. Les « Drôles de dames du Sappey (et de Sarcenas) » se classent secondes en féminin.
 Beaucoup de coureurs auront buté sur la barrière horaire de 18h à st Ismier, pour ceux qui ont réussi à passer avant, les derniers ont rejoint Saint-Hilaire du Touvet vers 23h.
 La satisfaction, malgré la difficulté de la course, tous les participants étaient unanimes pour souligner la qualité de son organisation. Ils ont notamment apprécié l’accueil chartrousin et

les paysages exceptionnels.
 Tous les coureurs sont rentrés à bon port, grâce au travail des bénévoles, de l’office de tourisme de Saint-Hilaire du Touvet le tout orchestré par Lionel Fouque, Jean Luc Tivolier et Lionel Bayon. Ils ont été aidés dans cette tâche par un nouveau système de chronométrage qui a permis de suivre les coureurs en temps réel sur internet.
Le taux d’abandon des solos est de 39%, témoignant une nouvelle fois de la difficulté de l’épreuve. Néanmoins, aucune blessure grave n’a été constatée, seules 23 interventions légères ont été enregistrées.
L’année prochaine, Rendez-vous à SaintLaurent du pont pour le 23ème Grand Duc.
 Une éco-manifestation

 Depuis 2 ans, le Grand Duc a entrepris une démarche éco-responsable, pour tendre vers l’exemplarité en la matière : gobelets récupérables, balisage bio dégradable, tri des déchets, incitation au covoiturage…

 Et pour que sports de pleine nature riment avec environnement, une information et une sensibilisation spécifiques sur les sites fragiles, dont la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse ont été apportées auprès de tous les participants de la course lors du brieffing.

Marion Stumpel


Chartreuse

DAWA SHERPA

Š Photo Terratrail


RAID O’bivwak

Le raid O’bivwak revisite le plaisir de courir des trailers. Et si l’on ne courait pas juste pour courir ? Tel était l’objectif de nombreux trailers venus participer les 11 et 12 juin à la 30e édition du raid d’orientation O’bivwak au cœur du Pilat rhodanien, dans la Loire. D’année en année, le grand rassemblement des orienteurs s’étoffe de nombreux trailers et raiders en tous genres, venus d’un peu partout en France. Ils étaient nombreux le week-end dernier dans les rangs des 2200 participants prêts à en découdre dans les bois à la recherche de balises. « Pourquoi courir juste pour courir ? », commente Fabienne qui apprécie la dimension ludique de l’épreuve. Peu avant le départ, elle révise les bases de la technique de l’orientation à l’atelier « report », avec son co-équipier David. Car si le jeu est ludique, il est avant tout technique. Au début du raid, chaque équipe composée de deux ou trois personnes - doit reporter l’emplacement des balises sur une carte au 1/20 000e spécialement conçue pour l’occasion, à l’aide de coordonnées indiquées sur une feuille de route. C’est une étape cruciale puisqu’elle détermine l’itinéraire emprunté sur le terrain. Si toutes les balises doivent être trouvées dans un ordre précis, le choix du trajet pour aller de l’une à l’autre revient aux coureurs. Entre crapahuter en ligne droite (ou presque) dans les bois souvent touffus ou faire de longs détours par les sentiers, il faut choisir, ou alterner, en fonction de la forme des équipiers. La connaissance du terrain ou l’habitude de progresser sur les « chirats » - amas rocheux caractéristiques de la région - peut s’avérer utile.

Le raid d’orientation impose un principe de solidarité. Les coureurs d’une même équipe doivent toujours rester en contact visuel et se présenter ensemble à chaque balise. Des contrôleurs postés de manière aléatoire sur le terrain veille au respect de cette consigne, motivée en partie par des questions de sécurité compte tenu des distances parcourues et du libre choix de l’itinéraire. Huit parcours sont proposés aux participants en fonction du niveau de chacun, du circuit A (« Ultra ») de 50 kilomètres et 1200 m de dénivelé positif au circuit G (« Découverte »), de 30 kilomètres pour 600 mètres de dénivelé. Pour le sac, c’est le même tarif pour tous selon le principe d’autonomie complète prévue par le règlement. Chaque équipe doit emporter dans son sac son matériel de bivouac (tente, duvet, réchaud, nourriture…), plus ou moins léger selon la bourse ou le niveau de pratique de chacun. Dans leur sac prototype de 20 litres, les favoris du circuit A, Benoît Peyvel et Hervé Simon, emportent une tente de 800 grammes. Eau comprise, leur sac pèse autour des 5,5 kg. Les organisateurs du raid ont aussi prévu une option « confort » (sans chrono), permettant aux participants de réaliser le parcours « découverte » sans porter les sacs. C’est l’option choisie par Margot et Nadège, venues pour le plaisir, et pas pour en baver. Arrivées dans l’après-midi au bivouac, elles retrouvent leurs affaires amenées par les organisateurs, comme une centaine d’autres personnes ayant choisi cette option. Après la course éprouvante du samedi, les retrouvailles au bivouac géant - dont la notoriété n’est plus


© Photos Cyril Crespeau

à faire - sont un grand moment de partage. Débutants et champions s’y côtoient dans une ambiance conviviale, plantant des centaines de tentes colorées pour une courte nuit. Au petit matin, à 5 heures précises, un accordéoniste circule dans les allées pour signaler aux participants que la chasse à la balise est sur le point d’ouvrir à nouveau. Les mieux classés la veille ont le privilège de partir « en chasse » derrière les leaders, les autres regoûtant aux joies de l’impressionnant départ en masse. Plus étonnant : l’état du champ dans lequel ont dormi les quelques 2000 concurrents. Une petite inspection quelques minutes après le départ ne laisse pas apparaître l’ombre d’un papier au sol. Au final, les bénévoles ne parviendront pas à remplir plus d’un sac poubelle. Au fil des ans, le raid O’bivwak s’est forgé une solide réputation en matière d’événement écologiquement responsable. « Nous n’avons pas attendu la mode des labels pour sensibiliser les pratiquants de la course d’orientation au sein des clubs », explique Gérard Coupat, pionnier de la discipline. Raison pour laquelle les cartes d’orientation ne sont pas diffusées à tout va. « Nous voulons maintenir un lien avec les pratiquants pour s’assurer que le message du respect des lieux est transmis », ajoute Alain Antoine, lui aussi orienteur de la première heure. Samedi matin, quelques minutes avant le départ, le directeur de la course Michel Devrieux a rappelé à chacun l’obligation de respecter les consignes données par les cartes (zones interdites notamment) et de ne pas

effaroucher les animaux rencontrés. Cerise sur le gâteau, le raid O’bivwak vient de décrocher le « Trophée Sport Durable 42 », décerné par la direction départementale de la cohésion sociale de la Loire, avec, au rang des jurys, le Parc naturel régional du Pilat, où se déroule l’épreuve. Au terme de quatre heures d’efforts intenses, Benoît Peyvel et Hervé Simon grimpent sur la plus haute marche du podium, avec une demi-heure d’avance sur la paire Chandezon-Seguin. Interrogés sur la ligne d’arrivée, ils disent leur bonheur de remporter une épreuve qu’ils ont plusieurs fois organisé, surtout à l’occasion d’une date anniversaire forte. C’est aussi pour eux l’occasion de féliciter les traceurs, Robin Devrieux et Jean-Baptiste Bourrin, orienteurs chevronnés, pour la haute technicité du parcours proposé. Un compliment de taille dans la discipline. Pour Benoît, qui rêvait dans les années 90 des exploits du binôme Monshein-Delebarre sur ce même parcours, cette victoire a le goût d’une consécration. Chez les femmes, les sœurs Grosjean conservent leur titre de championne sur le parcours B « Elite ». Tous les résultats sur le site de l’épreuve : www.obivwak.net

Kena Robin


Le 25 Juin 2011

rendu exillement sélectif, re tu na rs ou rc 4200 m C’est un pa ance (59 KM avec st di la , lé ve ni tes geant par le dé que 120 spécialis te an bl ca ac r eu de Marseille, positif) et la chal Paris, de Brest… de i qu s, nu ve on, ont hodu trial, et de notre régi es ll xe ru B de d’Espagne ou es Catalanes. fierté des Pyréné u, go ni Ca le ré no » à « l’Estal de la Palomère Co « au » e tid as la Perdrix », De la « B , la « Fontaine de » s et al rt Co « s u » enfin nyol » puis le met du « Canigo m so le », o ag d venu le « refuge Ar aque montagnar ch » e tid as B « la ou/et les points « Valmanya » et e belle aventure un d’ r si ai pl le Mont Blanc chercher n pour le Tour du tio ca ifi al qu la à s du site, nécessaire vée, de la majesté ri ar n so à t ai gn n de (UTMB), témoi de la satisfactio et ,… rs ou rc pa gou de la difficulté du épreuve, « Cani e tt ce ns da i Ic ss… assement… courir sans stre s organiser de cl pa ne de si oi ch a porte sur Aventure » celle que l’on rem e, pt m co i qu re La seule victoi soi-même !!! gés dans l’acsateurs qui enga ni ga or x au ci er efficaces, Bravo et m se sont montrés » e m tis Au e m tion de « Sésa accueillants. gagement… ns un même en da , te lè th l’a et L’homme de la solidarité. c’est aussi celle

sation

rard Blin organi

Texte et photos Gé


Séverine ARD & la belge EN EV TH er vi Xa KM Le français la Transju’trail 72 t en rt po m re N VANDERMEULE e terrain de jeu, es du Jura comm gn ta on M s Le . 2011 ! n’ont pas grandeur nature matin à Mouthe ce de és gr de sur s Les 5 petit bituelle de régner ha r eu m hu e nn empêché la bo a retenti à 5h30 le coup de canon où rt pa dé de ne des 18 KM, la lig Les 920 partants … és iv ot M ! » es oura et af« pétant pour relier Lam nt ie ta l’é M K 72 tendu 36 KM et lés dont le tant at ve ni dé de . m 00 fronter les 30 uté 2011 ! Prue, grande nouvea ôl D La de e ag quelque peu pass raison d’un sol en e tr l’ê it lla fa ur, qualident, il s de la veille. Joue se er av x au ite che avec glissant su user à cache ca am s’ ur po e bl meté indispensa ups de tonnerre co es qu el qu é gr enfin ravis, la pluie qui, mal le dernier mot ! Et eu s pa ra au n’ rt et la s, naçant uvrant dans l’effo co dé en é ét us ils l’ont to

tagnes paysages des Mon es id nd le sp s le convivialité, du Jura ! er THEVENARD il l’a fait ! Xavi et it… da en tt s d’acier », On l’a ailer aux cuisse tr « le s ia al onix ), (Doss.N°1 r Champex Cham eu ay m ur Co la porte vainqueur de Transju’trail, rem e sur la précédente avec 19 2010 et 2 us les records, e édition, battant to 4 s, sourire cette sur ses compère ce an av d’ es ut in ûlées ! belles m 6000 calories br de ns oi m s pa usseaux lèvres et pour le skieur ro t en em al ég he i termine seUne belle revanc T, (Doss.N°2) qu ER B M U H s ca Lu r le podium land, uvel échelon su no un it av gr rcours, cond et e à ce nouveau pa âc gr i, lu ur Po l. un vrai Transju’trai n tracé parfait : so vé ou tr a l ai « la Transju’tr e ! ». Le suisse mme on les aim co e gn ta on m de r du Trail de Trail s.N°5), vainqueu os (D ER EI M he e Christop . 2011, termine 3 la Vallée de Joux


mporté sjurassienne re an Tr e ng le al Le Ch et abeth BLANC dium de favoris EVENARD et Elis po TH n er U vi : Xa es r m pa om Transjuras72 KM H i se jouait sur la es qu e ym ng on le an al d’ ch s Ce rempordes centaine u’trail 2011 a été sj s, ils n’ont donc ri an vo Tr fa la és et nc ne no ARD sien Ils étaient an is, Xavier THEVEN to Xavier THEVEom n… -c cs tio ta an fr pu 2 ré té par pas failli à leur tte dernière rem he MEIER Ce op st C. ri N Ch LA B et T h et ER MB et Elisab anco-suisse ail NARD, Lucas HU t le challengèree fr t de la Transju’tr en an em gn al ga ég io e tr rt rooks le po composent l et 1 sur le B culté aux pasffi di e sur la Transju’trai re iè em pr , c’est (9 2011. Dès la Chez les hommes x Neuve, les ). au ux Ch Jo de de e s in llé pl Va Trail s en ule le plus de sages des Trem stinguent ! Seul MEIER qui cum di he se 5 op st et ri 2 Ch 1, mporte donc dossards ois compères de deux trails et re tr s s ce le r , su ez ts or M in à po tête jusqu’ de la Roche pourtant à partir nt re le challenge. pa sé se te tê son envol, d en pr D AR EN Trail Brûlée où THEV La team ASICS iratifs ! Au : m M ad K ER 36 EI l M ai et tr T Transju’ e laissant HUMBER veille embre de l’équip m le , er ci an al impose et s’émer B s’ le départ ... ce passage du an av mn d’ femmes ont pris 12 et jà es dé m e m pt ho m 1 avec co 41 ASICS Trail Morez à 9H30… ncurrents du de co ès s le ur r Ja pa an e Je ag e Dôle, Plac acclamé au pass eau tracé par la gré une peuv al M no . le rt i pa ss dé au x de pour eu est la Team ut 18 KM sur la ligne que du Jura ! C’ la Dôle, il ne pe hi à yt e m m gi et m ré m de so s podiums tite baisse hausse en tête de paysage, distinse le i qu er l ir ai m Tr s ad ic d’ ez les As s’empêcher l 36 KM, avec ch « Un vrai payai … tr u’ ve sj nè an Ge Tr de e t tt et je de ce guant même le n Manu MEYSSAT et 51s après pi n al m e20 ôn 6H rh ». le e al hommes line LAFAYE. fansage de carte post es la savoyarde Cé ère is à une c’est au son de la m e, da th s le ou M ez de ch rt son dépa suivi par t pour la 1 fo la ligne d’arrivée, deux participaien us To en T fare qu’il franchit BER trail. ier Lucas HUM épreuve Transju’ he op le Bois D’Amon st ri Ch se et le suis 6H39mn et 51s. s deux à ance en n et 31s. Tous le championne de Fr La : es m le Da r M MEIER en 6H51m ite K lic 36 s manqué de fé ce « : l’arrivée n’ont pa gner, ur titre, en tête ! oe ch en Ravie d’avoir ga hérissant »… nc re op tr r, t eu es nqu c’ in va « Trop ochain re ne peut s’emsionnant ! ». Pr YE (Doss.N°401) FA ! LA ût e mec est impres ao lin en Cé C qui s’est lendrier, la CC r le coup. Celle dez-vous à leur ca pêcher d’accuse Trail Tour de remporter le fi dé e m m co é ligne donn année franchit la se aux e is tt su ce ts la ur et Co e l lg r La be Nationa ant concentrés su ét 72 KM Dames : us to e, ué tig fa d’arrivée ie pas de recoudes à coudes à s’être le. Mais elle n’oubl e in in ju za in de s qu oi ne m ’u le StéphaElles n’étaient qu aux 72 la pontissalienne , er ie ur es am m n so se er ur ci s po mer é pour vées aux aurore ) de l’avoir motiv Et elles 06 … °4 ra N s. ou m os (D La OY de the i avoir nie R ère Transju’trail et lu KM séparant Mou ère place revient à 1 sa à 1 participer itées ! La ages beaux n’ont pas démér LEN, qui a uvrir « des pays co EU M dé ER de D N is VA rm pe ne isque la la belge Séveri couverte totale pu suissesse dé la , ne te U ri ». vo s fa re la ra dans e et ais mis les pieds e derréussi à reprendr m tt ja Ce t ai e. ôl av D n’ e la rd à savoya RAND e s avoir pris le Carmen HILDEB e d Raid 73 et 9 n regret : ne pa an So Gr . au ra 2 Ju t ai le in ne souhaitant nière, qui term , est arrivée rêter à la Dôle,e 11 ar s’ 20 de en s ps ri m Pa te e, on reà l’Eco Trail de me. A la 2 plac core tout th en ry t le an Ay re rd e… pe sé s DUC ui pa yarde, Stéphanie complètement ép vo l’organisa er e lu tr sa au e ur un po s uffle trouve sa compatriote de Elle de juste assez de so ». n e m is 16 ça à an ), fr 28 la °4 aine, à (Doss N bituée du sation « très hum e e ROY, grande ha 2e place. La ni lle ha be ép ès St tr s. sa pe Al en onte sur la 3 m e , ls èt ai pl ne regrette en ri tr m s co de l EL D Muriel CLAU circuit nationa franc-comtoise, . . 10 20 en e mm marche du podium Agence Airpur le podium, tout co t) on- Sophie Jiliber (Pascal Marguer


Aravistrail


Pour cette 3ème édition la météo était enfin favorable (après 2 premières éditions sous une météo délicate). Cela a permis à 490 concurrents (508 en 2010) de découvrir les somptueux paysages proposés. Samedi sur le 36 km (et 3300 de D+) le jeune Damien Vouillamoz (4h29’06’’) fit parler ses qualités de descendeurs pour damer le pion aux traileurs expérimentés que sont Antoine Guillon (Lafuma) et Pascal Giguet (Scott) (ex aequo en 4h30’40’’). Côté fille Christel Dewalle termine première en 5h56’04’’, novice en trail nous devrions la retrouver sur d’autres trail. En seconde position nous retrouvons Bénédicte Paturel (Sport 2000 Epagny) en 6h00’08’’suivi de Rachel Bontaz en 6h08’23’’. Ce parcours du samedi a ravi les concurrents par la beauté des paysages et surpris par sa technicité. Après un repas pris dans les restaurants de la ville, et un passage à la piscine municipale (entrée offerte aux concurrents des étapes 1 et 3) le départ de l’étape 2, 17 km était donné à 20h . Sur ce court parcours, offrant tout de même 900 m de D+ Pascal Giguet, Antoine Guillon et Benoît Thierry se sont livrés à une belle bagarre. Antoine et Benoît termineront en 1h24’11’’avec 3 secondes d’avances sur Pascal. En féminine c’est Aurore Métral qui s’impose en 1h48’40’’devant Marie Brozzoni 1h50’43’’ et Carole Leclerc en 1h51’30’’, peu de temps derrière, la bagarre sur le classement 3 étapes bat son plein entre Nathalie Le Flanchec, Bénédicte Paturel et Yannick Navarro. Un plat de pâtes et au lit…. Car le départ de l’étape 3, 57 km, est à 5h du matin … Cette étape va s’avérer très difficile. D’une part le terrain est technique et demande beaucoup d’attention, d’autre part la chaleur s’est invitée sur ce parcours qui ne compte que 2 ravitos…Il va falloir gérer son eau… Au départ donc nous retrouvons également les relayeurs…qui du coup imposent un rythme de course élevé. Au 1er ravito l’Espérance Favergienne, emmené par Stephane Avrillon passe en tête avec 30 minutes d’avance sur Christophe Sabardu (1er individuel). Rapidement Antoine Guillon pointe son nez, ainsi que Benoit Thierry et Pascal Giguet… la bataille pour la victoire sur les 3 étapes bat son plein. Les premiers abandons aussi ont lieu à ce 1er ravito.

L’avance du relais Favergiens met l’organisation sous pression. En effet certains signaleurs ne sont pas encore en poste que le relayeur du bout du lac est annoncé… avec quasiment 1h d’avance sur le timing prévu. Il y a là une lacune dans l’organisation : les relais auraient du partir ½ heure voire 1h plus tard. Heureusement le balisage est au point. Les coureurs ne se perdront pas. La chaleur donc aura raison de nombreux coureurs dont Pascal Giguet. Devant Christophe Sabardu (néophyte en trail) réalise une superbe performance (7h13’55’’) en franchissant la ligne d’arrivée en vainqueur de ce 57 km devant Antoine Guillon (7h19’12’’) et Sébastien Gérard (7h38’01’’). Côté fille, Martine Volay (8h41’23’’) survole cette étape en se classant 13ème au scratch ! Derrière nous trouvons Bénédicte Paturel (9h24’48’’) et Nathalie Flanchec (9h39’45’’) Sur les 3 étapes Antoine Guillon impose sa classe devant Benoît Thierry et François Lachaux. Bénédicte Paturel remporte le challenge 3 étapes devant Nathalie Le Flanchec et Yannick Navarro. En relais la victoire revient, sans opposition tant ils ont survolé les débats, à l’Espérance Favergienne (5h55’18’’), devant Swiss Team Trail (7h11’58’’) et Sport 2000 Epagny (7h14’39’’). Il faut noter l’extrême difficulté du challenge 3 étapes (110 km et 7500 m D+) ou seuls 65 concurrents sont classés sur 125 au départ, et que seuls 48 ont réussi à boucler la totalité des parcours. Boucler les 3 étapes d’Aravistrail est déjà une bien belle perf. Les 3 points UTMB sont plus que mérités ! A noter également l’irresponsabilité de 3 concurrents sur la 1ère étape qui ont décidé de poursuivre le grand parcours alors qu’ils étaient hors délais à la porte horaire. Participer à une course, c’est en accepter le règlement. A propos de règlement, des contrôles de sacs inopinés ont été effectués. 3 infractions rencontrées concernant des concurrents ayant abandonné par la suite.

Texte et photo Philippe pour Aravistrail


Les Traces du Loup Emmanuel Meyssat et Céline Lafaye domptent les loups ! C’est sous la chaleur de la Ville aux Clercs dans le Loiret-Cher que les quelques 1000 traileurs ont pris le départ de cette édition 2011 où deux parcours étaient proposés, avec un 17 km et un 33 km. L’épreuve phare de ce samedi après-midi était le 33 km, étape du Trail Tour National, trails courts, où une partie des postulants au titre de champion de France de Trail étaient présents sur la ligne de départ. Mais pas besoin d’aller chercher bien loin le grand favori, avec un Manu Meyssat du team Asics en grande forme malgré une blessure récurrente à la cheville. Il n’a guère laissé de suspens sur ce parcours ne présentant aucunes difficulté majeure, mais que la chaleur suffocante a rendu plus difficile que prévu pour beaucoup de coureurs. Au final Manu Meyssat s’impose logiquement et file vers le titre de champion de France de trails courts 2011. José Istace et Cyril Merle viennent compléter le podium. Sur la course féminine, Céline Lafaye, également du team Asics, n’a pas eu à forcer pour remporter ce 33 km. Elle qui préfère les courses à fort dénivelé empoche tout de même des points précieux qui vont l’emmener vers le titre de championne de France de Trail 2011. Pour la petite histoire elle termine avec près de 15 minutes d’avance sur Anne Favier et 18 minutes sur Diana Sharafi. Cette édition 2011 a de nouveau été un franc succès pour l’équipe organisatrice de Ludovic Chorgnon, qui s’est terminé par une grande fête autour d’un barbecue. Pour 2012, les loups n’ont qu’à bien se tenir !

Generation-Trail


Le numĂŠro de Generation-Trail Magazine sera en ligne

DĂŠbut OCTOBRE 2011

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