Issuu on Google+

MON PROJET DE DIRECTEUR "Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends." (Benjamin Franklin) N'oublions pas que les enfants suivent les exemples mieux qu’ils n'écoutent les conseils.

1- MES INTENTIONS EDUCATIVES : Dans le cadre d’un esprit de formation globale, donc aussi bien à titre personnel qu’en direction d’un public (adulte/animateur/personnel technique et de jeunes), je choisis de prendre les responsabilités qui incombent à un directeur en centre de vacances. En règle générale, je veux tendre dans le respect strict de la Réglementation en vigueur, avec l’équipe qui m’entoure, vers la mise en place d’un séjour le plus agréable possible pour tous les participants et en particuliers les jeunes. Je m’engage à tout mettre en place, avec tous les moyens humains et matériels qui sont mis à ma disposition, pour amener l’enfant ou le jeune à une participation active de ses vacances, en écoutant ses attentes, et à l’amener (à terme) vers une réflexion sur la citoyenneté, tout en me posant comme garant de sa sécurité physique, morale et affective. J’entends par citoyenneté, le respect des règles, des lois et des devoirs de chacun (enfants et adultes), le respect des autres et de soi même, ainsi que les libertés de chacun à s’exprimer, à exprimer ses choix, tout en acceptant les consensus et les choix démocratiques (en évitant toute frustration), et sans porter quelque atteinte que ce soit pouvant heurter consciemment. Je m’inscris dans une démarche laïque, dans le respect des autres et de leurs spécificités, arguant que certaines spécificités sont de l’ordre de la vie privée et n’ont pas à avoir de retentissement dans la vie du groupe, si ce n’est d’un point de vue strictement informatif et de découverte de l’autre. Dans la suite de ce projet, j’entendrai par groupe, la totalité des personnes du centre, par équipe, la somme des différentes personnes qui sont en contact avec les jeunes, et axerai plus particulièrement certaines phrases en direction de l’équipe éducative, technique ou de direction. La mise en place des différents projets, résultant de mon projet de directeur, par des méthodes consensuelles nous entraînera à trouver les solutions qui conviennent à tout le monde. Tout ne sera pas négociable, mais même le non négociable sera discutable.

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 1 sur 18


2- MA CONCEPTION DES ACTIVITES : Tout en laissant le choix des activités, je décline celles-ci en 2 catégories : * Les activités proposées dans le catalogue de l’institution organisatrice du séjour * Les activités que l’ont peux mettre en place de façon concertée avec l’équipe éducative ou en groupe. Pour les activités en rapport avec le catalogue du centre, celles-ci s’inscrivent dans le projet éducatif de l’institution, elles visent malgré tout, dans notre approche et la mise en place de ces dernières, les mêmes intentions éducatives que celles signifiées dans le paragraphe suivant. D’une façon quelque peu non exhaustive, je désire axer les activités concertées dans certaines directions afin que celles-ci correspondent aux intentions éducatives suivantes : • Promouvoir l’autonomie de l’enfant en développant son esprit critique et sa confiance en lui • Favoriser sa prise de responsabilité, en respectant les autres et soi même, les lieux de vie et le matériel, en assumant et en argumentant ses choix, tout en sachant reconnaître sa part d’erreur • Encourager la solidarité et la collaboration envers son entourage adulte et camarade par la tolérance, par l’acceptation de la différence, en privilégiant le plaisir à la compétitivité Afin de promouvoir le respect des autres et de soi même, le respect des lieux et du matériel, de susciter des prises de responsabilité, l’entraide, mais aussi une certaine autonomie, je laisserai libre choix quand aux activités à mettre en place. Qu’elle soit de pleine nature, sportive, manuelle ou de détente, une activité doit pouvoir à s’inscrire dans au moins un de ces objectifs pédagogiques et être menée dans ce sens. Tout en voulant favoriser le libre choix de chacun, je serai contraint, de part les obligations qui pourraient m’être données par l’institution, et la présentation qui en aura été faite auparavant aux parents et aux jeunes par le biais d’une réunion ou uniquement à travers la brochure de présentation du séjour, de proposer des activités « toutes faites ». Il sera du devoir de l’équipe éducative et en premier lieu à l’animateur de motiver les jeunes à participer à ces activités, sans pour autant leur donner un caractère obligatoire. En règle générale, les activités seront mises en place avec les moyens du centre, qu’ils arrivent avec le groupe, présents déjà sur place, ou dans le cadre d’une activité encadrée par des intervenants extérieurs. Dans le cadre d’activités concertées nécessitant des fonds particuliers, il sera de mon ressort d’apporter en information au groupe, les moyens financiers ainsi que le matériel à notre disposition pour la durée du centre en direction de ce type d’activités. Les temps d’activité sont définis en règle générale en 3 périodes : matinée, après-midi, soir. Une période supplémentaire pourra se situer entre le temps généralement consacré au goûter et le repas du soir. Il ne faudra pour autant ne pas remettre en cause le temps d’hygiène, régulièrement placé dans cette période. Outre les journées à dominante précise (camping, grande randonnée, grand jeu, grasse matinée à la suite d’un coucher tardif, et toute autre activité à l’appréciation du groupe), les activités se situeront dans des horaires qu’il nous conviendra de mettre en place ensemble, afin de respecter les attentes, et les besoins des enfants dans les différentes structures dans lesquelles nous serions. Un souci de respect de l’équipe technique détachée en cuisine et au service, nous obligera à clarifier de façon stricte en début de centre, les fourchettes horaires et à réajuster celles-ci en fonction des

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 2 sur 18


dominantes particulières de la journée ainsi qu’en cas de demandes concertées. Je souhaite malgré tout une certaine souplesse de la part de l’équipe de service, afin d’encourager de mon côté au maximum les demandes de dernières minutes. Je désire que nous puissions au maximum profiter des avantages matériels en terme de déplacement, qu’il soient individuels ou collectifs, afin de mettre en place en priorité des activités hors du centre, dans la mesure où celles-ci respecteront les règles décidées et en toute état de cause, la Réglementation qui nous régit. L’impossibilité de pouvoir utiliser des moyens de transport ne doit en aucun cas remettre en cause la mise en place d’activités hors du centre. De façon non négociable, certaines activités, à l’intérieur ou en dehors du centre, du style jeux nocturnes hors du centre, activités entraînant une possible dégradation d’aliments ou de matériel, activité pouvant heurter la sensibilité, l’intégrité morale ou physique de toute personne (adulte ou jeune) et toute activité pour laquelle la Réglementation pourrait être mise à défaut, sera strictement interdite. Il sera donc nécessaire, pour le(s) organisateur(s) de l’activité, de se référer à son bon sens, tout autant qu’aux autres membres de l’équipe, aux textes ainsi qu’au projet pédagogique, avant de proposer et/ou mettre en place une activité. En amont du Projet Pédagogique, il conviendra à l’équipe éducative de placer dans son projet ou pas, pour des enfants de plus de 14 ans, la possibilité qu’il nous (leur) est offerte de partir en autonomie, en petit groupe, pour une durée qu’il faudra décider avec les jeunes. Il ne conviendra pas seulement de l’indiquer, mais de réfléchir aux moyens de mettre en place cette activité, toujours dans un souci d’accompagnement des jeunes. Article 10 (arrêté du 4 Mai 1981) Après une préparation adaptée, de petits groupes de mineurs de plus de quatorze ans peuvent effectuer, sans encadrement et pour de courtes périodes, des séjours extérieurs au lieu principal d'implantation. L'autorisation de départ est donnée par le directeur qui aura approuvé l'itinéraire et les lieux d'accueil.

Toute sortie du centre en groupe devra se faire dans le respect strict de la Réglementation et même audelà si l’équipe en émet l’intérêt. Une journée en centre de vacances est un passage constant entre vie quotidienne et temps d’activité. Certaines règles de vie collectives non négociables seront énoncées en début de séjour. Pour les autres qui résulteront d’un travail en commun, elles seront décidées ensembles, tout en gardant un aspect modifiable au coup par coup, en fonction des activités de la journée, ou de la veille ainsi que des contraintes liées au service, ou tout autre cas de force majeure laissé à la libre appréciation de l’équipe de direction Durant les moments de transition entre la vie quotidienne et les activités, je demanderai une disponibilité, une attention et voire même une participation active de l’équipe éducative et de service présentes.

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 3 sur 18


3- MA CONCEPTION DE LA VIE QUOTIDIENNE La vie quotidienne a une place primordiale, au même titre que les moments d’activité. L’organisation de la vie quotidienne devra se mettre en place au plus tôt dans le séjour, voir de façon antérieure au démarrage de ce dernier, en concertation avec le groupe ou l’équipe, en fonction des jeunes à notre charge. En privilégiant ce type d’organisation, je souhaite amener chacun à se positionner, à donner et argumenter son avis quand à ses attentes et ses besoins individuels en accord avec ceux du groupe. Tout autant que les activités, certaines choses resteront de toute façon non négociables, en particulier au niveau des rythmes physiologiques, tant qu’elles ne correspondent pas aux recommandations en vigueur. Il appartiendra au groupe ou à l’équipe de définir rapidement, des points ne figurant pas dans la Réglementation, mais qui peuvent s’inscrire malgré tout dans le cadre non négociable. En début de séjour, chaque animateur se trouvera référent d’un groupe d’enfants généralement de son sexe. Il aura comme prérogatives : - L’inventaire de début et fin de séjour - La gestion des chambres (rangement, nettoyage sommaire) - La gestion de l’argent de poche (sans obligation d’en assurer la garde) - La gestion de l’hygiène (toilette du matin, lavage des dents, des mains, douches, linge sale) et le dépistage des poux et ongles longs ou tout autre symptôme nécessitant l’implication de l’assistant(e) sanitaire - Le coucher (avec lecture d’histoire ou moment de retour sur la journée) Le lever, quant à lui, sera organisé par roulement en fonction des postes nécessaires afin de proposer à une partie de l’équipe, la petite demi-heure supplémentaire qui fait toujours du bien. Sur le terrain, comment les choses se dérouleront-elles ? : a) L’accueil des enfants, ou des jeunes, le lever : Il devra se faire de façon encadrée, en y mettant toute la courtoisie nécessaire ainsi que le respect des autres et les besoins de chacun. Le lever sera mis en place de façon échelonnée et devra être de premier moment de la journée en termes de dialogue, d’écoute et d’entraide. - les enfants s’habillent-ils avant de descendre déjeuner ? - se servent-ils eux même ? - que font-ils s’ils sont réveillés avant l’heure ? - quand retournent-ils en chambre ? b) Le rangement des affaires : Etant donné l’aspect collectif du couchage, le respect des autres entraîne indéniablement le respect du lieu de rangement de ses affaires. Il appartiendra à tout le groupe de proposer, au moins une fois par jour, un lieu personnel (lit et armoire) et collectif (chambre) rangés et nettoyés. J’entends par nettoyé, toutes les choses qui ne relèvent pas du ressors de l’équipe technique dont les prérogatives lui seront données et décidées en début de séjour, principalement au niveau de l’entretien des sanitaires. Pour le petit coup de balai ainsi que le rinçage des éviers, l’exemplarité sera de mise. Il conviendra, avec l’animateur, de mettre en place une méthodologie afin de faciliter au maximum le travail de l’équipe de service. Le rangement à proprement dit devra permette à l’équipe technique d’officier dans les meilleures conditions possibles.

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 4 sur 18


c) l’hygiène : Tout devra être mis en œuvre, pour autonomiser la prise de responsabilité personnelle quant à son hygiène. Des temps bien définis seront mis en place pour répondre à ses demandes. Le temps de la toilette matinale se fera au retour du petit-déjeuner tandis que la douche à proprement parlée se situera en fin d’activité de l’après-midi, laissant par ailleurs libre choix à d’autres moments supplémentaires en journée à l’appréciation de chacun. Dans le cadre de l’hygiène collective (se laver les mains avant de manger par exemple), il appartiendra à l’équipe technique (avec l’appui de l’équipe éducative et l’assistant sanitaire) de mettre tout en œuvre afin que tout le monde puisse accéder à ce droit. Toutefois, lorsque le groupe de jeune montrera une autonomie dans la gestion de l’hygiène personnelle, les temps de toilette seront laissés à discrétion de chacun, dans le respect des intérêts du groupe. d) le change des plus jeunes en cas « d’incident » : Il appartiendra lors de réunions de l’équipe pédagogique, de déterminer au maximum les possibilités que ceux-ci apparaissent en direction d’un ou de plusieurs enfants en particulier. Outre la nécessité de palier rapidement à l’incident, notre rôle devra s’axer au maximum sur la dédramatisation de l’acte et ne pas lui donner de caractère de gravité. Après discussion avec l’enfant, il sera laissé à l’appréciation de la personne en charge de l’enfant à ce moment là, d’en parler ou pas avec ses camarades. Certaines actions peuvent être mises en place. Il conviendra d’en parler ensemble, en y intégrant au maximum l’enfant. e) la santé et les soins : Une personne désignée légalement responsable, l’assistant(e) sanitaire, se devra sur toute la durée du séjour, ou à défaut son remplaçant exceptionnel, de répondre aux attentes de soins. De même, chaque animateur se devra de répondre activement à tous les « petits bobos » que sa trousse de secours lui permettra de prodiguer. Il conviendra de faire part à l’équipe de direction tous les soins prodigués, aussi minimes soient-ils, afin de les consigner dans le cahier d’infirmerie. f) les repas : Autant que possible, les repas se feront en groupe, tout en reconnaissant les contraintes de l’équipe technique d’être généralement dans l’impossibilité d’y participer avec nous. Mais pourquoi pas ? Il nous appartiendra aussi de déterminer les moyens que le groupe peut être amené à mettre en place, afin de faciliter le travail, et amener une solidarité en direction de l’équipe technique. Nous devrons être tous attentifs au respect du matériel, de la vaisselle, des aliments et des personnes. Il nous appartiendra d’être attentif à l’attitude des enfants à table, afin de considérer si ceux-ci sont suffisamment autonomes et responsables pour ne pas rendre obligatoire la présence d’un adulte à leur table. Toutefois, il sera demandé aux animateurs de réfléchir sur leur rôle durant ce moment primordial de la journée. En début de séjour, la règle d’un animateur par table (ou pour 2 table) sera mise en place. Dans les centres pour lesquels j’officierai aussi comme gestionnaire des repas, je souhaite privilégier l’efficacité du repas, plutôt que la découverte. En effet, en séjour de vacances, nous alternons sur différents groupes, avec des activités plus ou moins physiques, nécessitant qu’un enfant ai suffisamment mangé pour la suite de ses activités. Excepté pour les plats locaux, que je jugerais suffisamment attrayant pour les jeunes, je ne souhaite pas ‘faire goûter’ en me situant dans une pseudo ‘éducation au goût’. Par exemple, cela ne me dérangera pas de faire goûter de l’aligot (pomme de terre + tomme fraîche) à contrario des brocolis, topinambours, ou pané. Bien

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 5 sur 18


entendu, et en accord avec le cuisinier, nous ferons en sorte de proposer des menus équilibrés sur une journée. Le rôle de l’animateur sera d’inciter l’enfant à goûter, sans y apporter un caractère strict et ferme. g) les régimes alimentaires : Dans le cadre de régime alimentaire lié à des allergies et/ou à des recommandations médicales (avec certificat à l’appui) et/ou à des pratiques religieuses (musulmane, juive …) et/ou personnelles (végétarien, végétalien, ou bio), nous serons tenus, dans le respect de la conduite qui sera donnée par l’institution au niveau des coûts supplémentaires, de mettre en place tout aliment possible de substitution. Il me parait nécessaire que l’information au sujet de ce régime soit confirmée par la famille de l’enfant par le biais de la fiche sanitaire ou après une discussion avec le jeune. Il nous appartiendra de déterminer l’opportunité d’un tel régime dans le cadre des besoins du jeune au niveau physiologique et d’annoncer clairement la compatibilité avec les activités physiques qui seront mises en place. h) les pratiques religieuses et les signes ostensibles : Le centre de vacances est généralement une structure laïque. La pratique religieuse y sera donc tolérée mais se devra d’être individuelle, sectorisée et pratiquée durant les temps de repos de la journée et ce sans prosélytisme ou exhibitionnisme. Le port de quelconque signe ostensible affirmant une quelconque appartenance religieuse ou idéologique devra rester discret, et ce durant toute la durée du séjour. Le port de quelconque signe ostensible et le dialogue avec les enfants en affirmant une quelconque appartenance religieuse ou idéologique devra rester discret, et ce durant toute la durée du séjour. Cela doit rester dans le cadre d’une découverte de l’autre, sans plus.. Au niveau de l’alimentation, aucun plat typiquement religieux (Hallal, Kasher, ..) ne sera proposé. Tout au plus, un plat de substitution sera présenté. Aucun suivi religieux strict (Carême, Ramadan, Yom kippour, …) ne pourra être suivi durant un séjour de vacances. i)

le courrier : De façon catégorique, et dans la mesure où nous restons en accord avec les demandes énoncées par l’institution, et donc connues par les familles, je ne place pas comme obligatoire un contact régulier avec les familles par le biais d’un courrier. Pour les plus jeunes, nous conviendrons en équipe des attitudes à adopter afin que celui-ci ne puisse être touché par un défaut affectif de la part des parents. Dans la mesure du possible, l’outil informatique via Internet pourra être proposé aux familles.

j)

Le téléphone et l’usage du téléphone portable : La liberté sera laissée, durant les horaires de détente voire de repas, de donner la possibilité aux parents de contacter leur enfant. En fonction des effectifs présents, il conviendra de proposer aux parents de leur passer leur enfant ou pas, afin que le téléphone ne devienne pas une contrainte pour l’équipe de direction. Au niveau du téléphone portable, il nous conviendra d’en réglementer l’usage en concertation avec le groupe afin que les règles liées au respect des autres, ainsi qu’au respect des temps d’activité soient en cohérence. Je serai amené, pour des besoins de sécurité, à demander les numéros de portables de toutes les personnes du centre, et mettrai le(s) mien(s) disponibles pour tous.

k) les biens personnels (argent de poche et « objets précieux ») : Il sera laissé à la libre appréciation de chaque jeune de gérer ou pas son argent de poche. Dans le cas d’une gestion autonome, je lui demanderai de me remplir une fiche qui nous déchargera de toute responsabilité dans les choix et les fréquences de ses achats. Il n’en demeurera pas moins que nous aurons, dans tous les cas, un regard sur les objets achetés, tels que les armes

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 6 sur 18


blanches, les revues à caractère érotique voir pornographique, les produits artificiers, sans pour autant en limiter la liste, laissée à l’appréciation de chacune des personnes de l’équipe, pour lesquels nous proposerons une garde tout le reste du séjour. Au niveau des objets à caractères précieux, sentimentaux ou autres, le groupe sera informé de l’aspect strictement personnel de la responsabilité de chacun quand à sa surveillance et au rangement de ceux-ci. En cas d’une volonté des jeunes de demander une « surveillance », il appartiendra au groupe de trouver et mettre en place une solution n’entraînant aucune contrainte pour quiconque. A titre personnel, je me refuse de mettre en place toute fouille, ou susciter toute délation, ni même de système d’enveloppe (cf :’Nos jours heureux’), en cas de perte ou vol d’un objet personnel qui n’aurait pas été mis en garde. l)

la cigarette, l’alcool : La cigarette sera tolérée pour les adultes, pour lesquels un lieu strict sera déterminé, que ces adultes soient en temps de travail, en réunion, ou même en congés. Dans le respect de la Réglementation en direction des jeunes de plus de treize ans, dans le cadre d’une mise en place stricte et sous l’accord des parents, le coin réservé pour les adultes pourra leur être accessible, de façon extrêmement surveillée. En dehors du centre, il conviendra aux adultes de respecter et faire respecter ces mêmes règles. La responsabilité de l’adulte en présence sera mise en cause dans le cas contraire. Au niveau de l’alcool en direction des enfants, il sera purement et simplement interdit dans le centre, et soumis à la Réglementation en dehors. Il ne sera donc jamais proposé d’alcool pour l’équipe. Malgré cela, il sera toléré la consommation réduite et responsable durant les moments de repos hebdomadaire, ou en fin de réunion de travail telle que la petite bière individuelle. Tout abus pouvant mettre à défaut l’exemplarité que nous nous devons de véhiculer sera sanctionné au minimum par une lettre d’information en direction de l’institution organisatrice, voir la prise obligatoire d’un jour de congé, remettant en cause automatiquement un planning initialement mis en place.

m) la drogue Je ferai respecter, durant toute la durée du centre et de façon catégorique, l’interdiction quand à toute prise de drogue de quelque personne du groupe. Cette position est non négociable. n) la mixité Elle est tout simplement réglementée, et nous nous devrons de la mettre en place dans le respect de celle-ci. Il nous appartiendra de favoriser la vie en groupe, de façon à, sans l’éluder, éviter au maximum les tensions que les relations duales peuvent créer. Je tiens aussi à rappeler que la mixité n’est autorisée que pour les enfants de moins de 7 ans, et est strictement interdite pour les jeunes de plus de 7 ans. Il en va de même pour la sexualité, qui est strictement interdite dans la réglementation des centres vacances et de loisirs. Ma responsabilité de directeur m’incombant, il sera de mon devoir de respecter et faire respecter cette Réglementation non négociable. o) Le forum En début de séjour, j’organiserai une réunion afin de mettre à plat les règles de vie en collectivité. Certaines règles seront non négociable, tandis que d’autre permettront de faire évoluer la vie du groupe, par l’allègement de certaines règles ou au contraire leur durcissement. En tout état de cause, les enfants seront informés que la modification de certaines règles, devront passer par mon approbation quoi qu’il en soit. Cela ne remettra pas en cause la possibilité de modifier cette règle, mais il faudra que j’estime (en accord avec l’équipe d’animation) que toutes les éventualités ont été discutées.

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 7 sur 18


Aucune modification de règle ne se fera d’un point de vue démocratique tel qu’on peut le concevoir « à la majorité +1 ». Les modifications devront être consensuelles, c'est-à-dire une obligation de faire des concessions.

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 8 sur 18


4- MA CONCEPTION DES REGLES DE VIE : a) Quelle sera l’organisation des enfants ou des jeunes, dans le temps ? Dans les différents temps de la journée, les enfants ou les jeunes seront organisés en groupe, plus ou moins petits en fonction des activités et de la Réglementation, tout en respectant le besoin de se retrouver seul ou en groupe durant les moments de détente. Il sera mis en place, autant que possible, une structure petit groupe / grand groupe / groupe choisi. Le petit groupe correspondant au groupe d’enfant d’un même âge, encadré par un animateur référent. Le grand groupe correspondant à la jonction de plusieurs petits groupes régulièrement d’un âge approché, principalement pour certaines activités. Le groupe choisi sera mis en place lorsqu’un choix sera proposé à l’enfant pour participer à une activité sans limitation d’âge. b) Quelle sera l’organisation des adultes dans le temps ? Les adultes ont le rôle premier de préserver la sécurité affective, morale et physiques des jeunes qui sont mis sous notre responsabilité. Durant les moments de présence avec ceux-ci, leur positionnement se devra d’être sécurisant, disponible, attentif et/ou participatif. Petit texte à méditer : « Il était une fois quatre individus qui s’appelaient Tout le monde, Quelqu’un, Chacun et Personne. Il y avait un important travail à faire et l’on avait demandé à Tout le monde de le faire. Tout le monde était persuadé que Quelqu’un le ferait. Chacun pouvait l’avoir fait. Mais ce fut Personne qui le fit. Quelqu’un se fâcha, car c’était le travail de Tout le monde ! Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire. Et Personne ne doutait que Quelqu’un le ferait. Finalement, Tout le monde fit des reproches à Chacun parce que Personne n’avait fait ce que Quelqu’un aurait pu faire. Moralité : sans vouloir engueuler tout le monde, il serait bon que chacun fasse ce qu’il doit, sans nourrir l’espoir que quelqu’un le fera à sa place. Car l’expérience montre que là où l’on attend quelqu’un, généralement on ne trouve personne (ou tout au moins… pas toujours celui que l’on espérait). Comme avec toute métaphore, chacun entendra ce qui le touchera le plus….ou le moins. (Texte tiré d’un recherche Internet – Auteur inconnu) c) Pourquoi cette organisation et à quoi devra-t-elle servir ? En tout état de cause, cette organisation devra servir les intérêts de chacun à se prétendre acteur de ses vacances, tout en préservant les intérêts démocratiques émergeant du groupe.

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 9 sur 18


5- MA CONCEPTION DE L’ESPACE a) Comment sera aménagé l’extérieur, ainsi que les zones permises avec accès libres ou contrôlés ? Dans l’enceinte propre du centre, il sera du ressort de l’équipe d’éviter l’accès à certaines zones reconnues sensibles du centre, tout en laissant par ailleurs une liberté de déplacement. Certains endroits, à l’appréciation du groupe se devront d’être libre d’accès et d’autres encadrés. b) Quelle sera la répartition des tentes ou des chambres ? Les chambres et/ou tentes seront réparties au libre choix de chacun, dans la limite des règles suivantes : - Réglementation sur la Mixité - Chambres pour l’équipe séparées des chambres pour les jeunes. c) Quels seront les espaces spécifiques accessibles aux adultes ? Cuisine Lingerie Bureau de la direction Réserve alimentaire Réserve pédagogique

Personnel technique Oui, dans le respect des normes d’hygiène Oui Oui Non, mis à part le cuisinier Non

Personnel Éducatif Non Oui Oui Non, mis à part le directeur Oui

Il ne faut pas prendre ce tableau comme un aspect strict, mais plutôt comme une réflexion logique, mais flexible, des prérogatives de chacun. d) Pourquoi ces choix de répartition et d’aménagement ? Afin de préserver au mieux l’intégrité de chaque personne, et lui apporter les meilleures conditions de vie afin de s’occuper pleinement de la tâche pour laquelle elle aura été engagée.

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 10 sur 18


6- MA CONCEPTION DE L’EQUIPE D’ADULTES : a) Quels seront mes critères de recrutement et l’organisation de ce dernier ? Mes critères de recrutement passeront tout d’abord par l’acceptation du présent Projet de directeur. Il faudra s’inscrire au maximum dans une pédagogie de la réussite, en passant par les méthodes éducatives énoncées dans le paragraphe 2. Par la suite, en fonction des centres sur lesquels je serais amené à diriger, les compétences techniques, les qualifications (d’animation –BAFA, Stagiaire ou néant- ou sportive –Brevet d’état), ainsi que les différentes qualités humaines deviendront des critères de recrutement nécessitant une réunion (si possible) pour infirmer ou confirmer le choix. b) Comment seront accompagnés les stagiaires (critères d’évaluation et d’appréciation) ? Il nous faudra déterminer les objectifs vers lesquels, ensembles (stagiaire et moi-même), aurons décidé d’accéder en fin de séjour, sur 3 axes principaux : - SAVOIR - SAVOIR FAIRE et SAVOIR FAIRE FAIRE - SAVOIR ETRE Le stagiaire sera amené à se former en continu avec l’ensemble du personnel qui composera le centre, en formalisant au maximum avec moi, des moments d’autoévaluation. Il m’appartiendra tout au long du séjour d’être à la portée de tout stagiaire désireux de venir soulever une interrogation. Nous tenterons dans ce cas de trouver, ensemble, la meilleure solution pour y répondre. Il sera porté en fin de séjour, une appréciation résultante des multiples réunions que nous aurons mis en place engageant ma propre responsabilité axée sur le respect des critères d’évaluation énoncés. c) Comment seront organisées les réunions de préparation et de bilan ? Une fois l’équipe nommée, je mettrai tout en œuvre pour proposer une réunion de préparation, afin de bien s’assurer de la compréhension des méthodes pédagogiques dont je désire que l’équipe se dote durant le séjour, l’adhésion à ces méthodes faisant parti des critères de recrutement. Dans le cadre du libre choix des activités, tout autant que la porte ouverte à la mise en place d’activités suite à des attentes des jeunes, nous nous garderons bien de trop « prévoir » le centre. Cette réunion sera un moyen de recentrer sur le Réglementation en centre de vacances, et s’assurer d’une parfaite compréhension de celle-ci. Au niveau du bilan de fin de séjour, il devra être un outil de discussion, en plus de ceux que nous aurons utilisés durant le séjour, afin d’établir un compte rendu et déterminer si les objectifs pédagogiques ont bien été atteints. d) Comment fonctionnera l’équipe durant le centre ? Il m’apparaît nécessaire, en parlant de réunion, de parler de réunion d’équipe. Ce qui veut donc dire que la présence de l’équipe technique sera appréciée. N’étant pas une obligation contractuelle, ni comprise dans le temps de travail, elle demeurera libre d’être suivie ou pas. Pour l’équipe pédagogique en revanche, la réunion aura lieu tous les soirs, en fonction des horaires de coucher des jeunes et après celui-ci, ou tout autre moment utile à l’avancement du travail. Elle comportera une synthèse du vécu de la journée, la préparation des activités du lendemain, les besoins ou les attentes plus éloignées dans le temps, qui nécessiteront une certaine préparation, ainsi que le fameux « 5° Repas ».

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 11 sur 18


Nous pourrons être amené à effectuer certaines réunions avec la présence de jeunes afin qu’ils nous apportent leurs projets, leurs attentes, leurs interrogations.

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 12 sur 18


7- MA CONCEPTION DES REGLEMENTS, DE LA LOI, DE LA SANCTION : En préambule à une conception point par point qui va suivre, je tiens simplement à stipuler que dans le cadre de mes responsabilités de directeur, et à moins de démontrer que je ne suis en aucun cas fautif, toute infraction à la loi m’est directement condamnable que ce soit civilement ou pénalement. Vous comprendrez donc que le respect de la Réglementation aura une place prépondérante dans la vie au quotidien dans le centre. Je vous demanderai donc aussi de bien vouloir la respecter de la même manière. « Dura lex, sed lex » : la loi est dure, mais c’est la loi. a) La gestion et l’organisation de la vie de groupe : Que ce soit dans les déplacements, dans la vie quotidienne et dans les activités, fussent-elles même de détente, une Réglementation existe. Il suffira de s’en tenir à la lettre. b) Les règles de vie, pour les enfants ou les jeunes, mais aussi pour les adultes : Le centre de vacances est une communauté égalitaire, fondée sur l’accession à la citoyenneté, pour cela, les règles de vie devront être strictement les mêmes pour tous. Il conviendra de concevoir que notre statut d’adulte ne doit pas nous conférer des droits différents. Il est tout de même compréhensible et souhaitable que l’équipe ait besoin de moments entre elle, avec bien entendu, durant ces moments là, des attitudes d’adultes, mais ne remettant aucunement en cause les règles du paragraphe 3. c) Les interdits (lesquels, pourquoi) Tout comportement ou attitude pouvant heurter la sécurité physique, morale ou affective, devra être considéré comme interdit. Il sera du ressort de chacun de l’équipe de se remettre en question constamment sur des attitudes souvent « mécaniques » ou automatiques de réaction. Ex : « C’est pour son bien si je l’oblige à ….. ». L’équipe doit être une source de réflexion sur des attitudes à suivre. Il ne peut donc pas être exclus une réaction (de ma part ou de la part de toute autre personne) spontanée et voir même opposée à l’action initiale, lorsque l’attitude individuelle ou d’un groupe peut heurter ou blesser moralement, physiquement ou psychologiquement un enfant (voir un autre adulte). Il convient à tous de faire preuve d’humilité et de discernement devant ces attitudes, qui n’ont pas pour but de discréditer l’adulte quel qu’il soit, mais bien au contraire, de préserver l’intégrité de l’enfant, et leur montrer aussi que nous sommes faillibles. d) Qu’est-ce qui sera négociable et non négociable ? Dans le cadre de la loi stricte, rien ne devrait pouvoir se positionner en terme de négociable. Par contre, il sera du ressort de l’organisme de tutelle, en l’occurrence la DDCSPP, par le biais de son inspecteur départemental, d’accéder à nos requêtes exceptionnelles. e) Les sanctions en cas de non respect de la loi (lesquelles ? Par qui seront-elles appliquées ? Quand ? Comment ?) Il devra être porté à l’appréciation tous les éléments nécessaires à l’établissement d’une sanction juste et en rapport avec la faute et ce après entretien avec le(s) « présumé(s) » fautif(s). Les sanctions pourront être appliquées par tous (jeune lui-même y compris), à partir du moment où le doute ne fait plus partie des esprits. Il nous appartiendra de résoudre de la façon la plus rapide, mais jamais de façon trop précipitée, ni sous le coup de la colère, une prise de décision sur une sanction, de ne pas y revenir (à compter du moment où la réflexion est vraiment complète), et encore moins d’étiqueter le jeune. A la suite d’une sanction, on a payé sa dette à la collectivité.

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 13 sur 18


Dans le cas d’une mise en danger réelle estimée par un adulte, il conviendra d’appliquer toute attitude relevant de la mise en sécurité de l’enfant, et ensuite, de façon calme et posée, amener une réflexion sur une éventuelle sanction. Une sanction est une réparation d’une faute commise, et non un acte de subordination d’un être sur un autre. Je demande aux adultes de se poser la question de savoir si leur attitude serait la même devant des jeunes 4-5 ans et des ados de 16-17 ans. Forceriez-vous un ado à goûter coûte que coûte du topinambour ? Pensez-vous qu’un enfant de 8 ans ne connaît pas le goût des épinards ? Notre rôle d’éducation ne peut pas englober la totalité des apports qu’un enfant doit recevoir durant sa vie. Donc, de mon côté, l’éducation au goût (un trop grand mot pour des séjours de 7, 14 ou 21 jours) ne fera jamais partie de mes priorités. Concentrons-nous sur l’hygiène, le respect de la vie en collectivité et sur le faire–plaisir !! Toute sanction collective, quel que soit le but à atteindre, sera strictement proscrite. Ne vous enfermez pas dans une potentielle sanction que vous ne pourrez pas mettre en place, et que j’interdirai de mettre en place si elle est collective. « Si vous ne vous taisez pas, tout le monde ira au lit » => NON Interdire une sanction collective, ne veut pas dire que plusieurs enfants ne peuvent pas être sanctionnés s’ils sont reconnus fautifs. Cela veut tendre à préserver de toute sanction, des jeunes qui n’ont rien à voir dans l’affaire, sinon, quelle injustice !!! Toute sanction devra faire l’objet d’une information (plus ou moins rapide en fonction de la faute) auprès de moi. Le vice de procédure (terme fort, je le conçois) pourrait être prononcé en cas de manquement. En dehors du centre et durant certaines activités (camping, randonnée, sortie en ville, visite de parc, etc …) il sera demandé aux animateurs de me tenir au courant en cas de problème, par tout moyen jugé utile, afin d’en évaluer les conséquences, et agir au plus vite, dans un but unique : sécuriser l’enfant (éviter la surexcitation, le contact inapproprié et trop rapide des parents par l’enfant, etc …) De même, de mon côté, je n’accepterai pas de la part des adultes, une quelconque attitude moqueuse, humiliante ou de brimade à l’encontre d’un jeune. Mettre un enfant au ‘coin’, lui demander d’aller chercher auprès des adultes de ‘l’eau en poudre’, ‘le marteau à gondoler les vitres’ ou ‘l’huile de coude’, le faire jouer à un jeu où tout le public (adultes et enfants) est au courant qu’il finira avec une éponge mouillée sous les fesses sont des attitudes à proscrire purement et simplement. Inutile de rajouter que les brimades ou humiliation de type « la boite à clou » sont toute autant interdites. Attention : ne pas marcher suffisamment vite sur le bord de la route, ne pas manger son sandwich, râler voir même insulter, jeter un papier par terre ne sont pas considérés comme des fautes de mises en danger de soi ou d’autrui pour lesquelles une sanction est nécessaire ; un simple recadrage devrait suffire. Dans ce cas, l’information pourra se faire au moment de la réunion équipe, ou à tout autre moment que l’animateur jugera utile. Il sera aussi utile de demander au jeune ou de se demander pour quelles raisons il en est arrivé là. Une sanction devra être l’aboutissement d’une réflexion complète sur la responsabilité de l’enfant, mais aussi sur la part de responsabilité de l’adulte : Est-ce que je savais que ces 2 filles avaient une relation difficile ? Ai-je eu raison de les mettre ensemble lors d’un camping ? Etais-je à un poste qui me permettait de surveiller passivement leurs « jeux » ? Est-ce que je savais que personne ne surveillait le temps calme dans les chambres, mais mon « temps pause café » m’était indispensable ? Ai-je tout mis en place pour qu’un autre adulte prenne mon relais ? Ai-je été informé de certains jeux de brimades ou dangereux sans en avoir parlé ?

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 14 sur 18


Est-ce que je savais que ces tables mises à l’écart avaient un caractère de dangerosité ? Est-ce que j’ai (ou quelqu’un d’autre a) vu monter les enfants avec des chaussures sales ? Ai-je simplement laissé faire en me disant « c’est trop tard de toute façon ! » ? Sans remettre en question l’établissement d’une sanction, je souhaite par cette occasion responsabiliser l’adulte sur des situations qu’on estime trop souvent banales ou « normales » ou strictement de la faute de l’enfant. Nous avons un rôle de sécurisation (morale, physique et affective), il nous est impossible de s’en dédouaner. Dans ce cas, l’animateur pourra accompagner la sanction donnée à l’enfant : Participer à une tâche avec l’enfant - Ex : si la sanction est « Nettoyer la chambre ou la pièce salie », l’animateur sera amené à participer/encadrer à cette tâche Surveiller l’enfant durant sa sanction - Ex : si la sanction est « Aller se calmer dans sa chambre », l’animateur pourra assurer une surveillance active (sans pour autant rester coller à l’enfant) Organiser une réunion sur les dangers de certains jeux, s’investir dans l’information sur le danger et les risques de tels actes. Pour ma part, si l’on doit placer le respect de l’adulte en fonction de celui de l’enfant, j’opte ouvertement pour que l’adulte, au demeurant plus mature, plus réfléchi, ait une primo-attitude respectueuse en direction de l’enfant. Je refuse complètement le « tu ne me respectes pas, alors ce sera mon cas aussi en ta direction ». L’adulte se doit de rester calme, de ne pas envenimer la situation par des paroles indignes du rôle éducatif qu’il a en charge. L’enfant susceptible de poser des soucis s’engouffrera immédiatement dans une relation de conflit s’il ressent en face de lui que la personne réagit à ses attaques. Loin de moi l’idée de remettre en cause, en doute ou en question le fait que les accidents arrivent, voir même que, malgré une attention particulière, une situation ne puisse dégénérer. Nous gérons des êtres humains, avec toute la part d’imprévus que peut générer cette gestion. f) Le renvoi (dans quel cas ? Comment ?) Toute attitude ou comportement pouvant mettre réellement en danger une quelconque personne du groupe, ou se mettre en danger soi-même pourra être suivi d’un renvoi. Ce renvoi, s’il y a lieu, ne pourra être que de mon ressort dans les faits. Il nous appartiendra, bien entendu, de motiver notre décision par la prise de parole avec la personne fautive. De plus, dans le cadre d’une mise en danger considérée comme volontaire, un signalement pourra être fait aux autorités ou structures compétentes. Toutefois, le renvoi ne pourra s’effectuer qu’avec l’accord de l’organisme, et de l’assurance d’une présence adulte pour s’occuper de l’enfant une fois renvoyé. Dans le cas contraire, il sera de mon ressort de réorganiser les équipes afin d’assurer la sécurité à tous les niveaux, et pour tous. g) Certaines attitudes ou méthodes que je ne souhaite pas voir dans mes centres : Dans les centres que je dirige, je me refuse de mettre en place une ‘météo’ des chambres (système permettant d’exprimer aux enfants l’état de leur chambre par une feuille apposée sur la porte ou un tableau visible par tous). 1- les enfants sont suffisamment notés comme cela durant leur période scolaire, Un soleil ou un nuage, ce sont des images qui, aux yeux des enfants, ont une valeur qu’ils peuvent transformer en numérique : soleil = 10, nuage = 4, etc ... De mon point de vue, la note est source de stress. Dans ce cas, l’animateur joue simplement du bâton et de la carotte. Notre rôle est de faire comprendre à l’enfant que la vie en collectivité a des règles de bonne conduite et attitude, et que le rangement d’une chambre et d’un casier font partis de celles là.

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 15 sur 18


2- Je ne souhaite pas dédouaner l’animateur de son rôle concernant ce point important de la vie quotidienne. N’est-ce pas à l’animateur responsable de s’assurer que la chambre est en bon état ? 3- Je ne souhaite pas que moi, ou un quelconque autre personnel, prenne le mauvais rôle de celui qui va noter et encore moins que cela n’incombe donc automatiquement au directeur en dernier lieu. 4- Cette notation entraîne régulièrement, de la part de l’enfant (et amené parfois de façon sournoise par les adultes), un désir de récompense. Ne pas comprendre l’intérêt, mais ne faire qu’en raison de la carotte n’est bien entendu pas ma philosophie. Afin de demander le silence, des règles simples doivent s’appliquer. Dispersion des adultes dans le groupe des enfants. 1 animateur souhaite prendre la parole, les autres s’immiscent dans le groupe d’enfants pour assurer l’écoute. Le principe de la main levée, en attendant le silence ne m’apparaît pas comme une chose que je souhaite voir sur mes centres. En effet, qui n’a jamais vu un enfant (pire, un adulte) lever cette main (annonçant qu’il à bien reçu le message de se taire) et pourtant continuer à discuter sans vergogne, et donc, voir l’adulte au final hausser le ton, voir le réprimander, en raison du non respect d’une règle finalement incomprise ou trop utilisée. Je n’interdis pas cette ‘méthode’ à proprement parlé, mais si elle doit être utilisée, qu’elle le soit dans un contexte bien particulier, et pas à tout bout de champ.

8- MA CONCEPTION DES MODES DE RELATIONS Lors de tous contact avec quelque personne que ce soit, j’instaurerai un dialogue bilatéral, plaçant chacune des personnes sur un pied d’égalité. Une relation entre personnes ayant un lien de subordination : - Autorité de tutelle, autorités administratives, employeurs ou envers moi - Ou moi envers l’équipe au complet, les jeunes ou les prestataires se devront de rester cordiales, dans l’intérêt de chacun.

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 16 sur 18


9- MA CONCEPTION DES MODES DE COMMUNICATION De nombreux moyens sont mis à notre disposition afin de communiquer au mieux. Il conviendra tout simplement d’utiliser le meilleur à notre disposition, afin de passer l’information au mieux et de la façon la plus rapide possible, que ce soit par courrier, téléphone, e-mail ou site Internet. Il va de soi que le contact direct, toute fois qu’il sera possible, devra être privilégié. a) La communication avec les parents du jeune ? Antérieurement au début du centre, et toutes fois que cela pourra être possible, une réunion avec la famille sera envisagée. Cette réunion permettra de motiver les raisons de la mise en place d’un projet de directeur tel que celui-ci. Je m’efforcerai de leur faire passer ce document dans les meilleurs délais afin de susciter le dialogue. Les parents seront toujours autorisés à venir voir leurs enfants durant le séjour. Je leur demanderai simplement un contact au préalable afin de nous informer de la possible absence de leur enfant sur le centre. b) La communication avec les membres de la direction ? Je privilégierai des prises de contact entre nous le plus tôt possible avant l’ouverture du centre. Elles se feront par voie de lettre au premier abord, avec l’envoi de ce projet et des différents courriers que j’aurai l’intention d’adresser aux familles ou aux jeunes, afin de finaliser cet envoi ensemble, puis très rapidement par téléphone. Durant le centre, les contacts se devront d’être aussi fréquents que nécessaire, et en majeure partie de visu. c) la communication avec les membres de l’équipe technique et l’équipe pédagogique ? La communication avec les membres de l’équipe technique, tout autant qu’avec l’équipe pédagogique se fera principalement par prise de contact au plus tôt avant l’ouverture du centre. J’effectuerai l’envoi de ce projet, de la lettre d’accueil (co-)signée du(es) directeur(s) et du courrier aux familles. Le reste des contacts pourra se faire par lettre, mais le téléphone et le mail seront privilégiés. De plus, il sera demandé à l’équipe de porter un regard neutre et neuf sur chaque jeune du centre. Pour cette raison, tout information, par le biais de la fiche sanitaire principalement mais sans occulter les autres moyens de communication, devra rester confidentielle à l’exception de moi-même et de l’Assistant Sanitaire. Nous jugerons des informations (sans pour autant rentrer obligatoirement dans les détails) utiles à apporter. d) la communication avec les enfants ? Quels seront les documents que je leur adresserai avant, pendant et après le centre ? Avant le centre, et aussitôt que nous aurons établi, entre directeurs, une lettre de contact en direction des jeunes, nous leur demanderons de nous remplir 2 questionnaires test afin de cibler, au plus tôt, leurs attentes. Je resterai à leur disposition pour toute interrogation exprimée par lettre, téléphone ou mail. Durant le séjour, aucun document spécifique ne sera distribué. En fin de séjour, il restera de la volonté de chacun de garder contact. Spécialisé dans le domaine de l’informatique et de l’Internet, je mettrai tout en œuvre, durant le séjour, et même à posteriori pour proposer à tout le monde (parents, institution, comité d’entreprise ou collectivité locale, jeunes, équipes) la récupération de photo, voir vidéos sur le déroulement du séjour. Le respect des demandes des parents sur le droit à l’image sera fait.

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 17 sur 18


10- MA CONCEPTION DE L’EVALUATION : a) Comment évaluerai-je mon projet ? Au quotidien, par une remise en question constante sur mes SAVOIRS, mes SAVOIR FAIRE, et mes SAVOIRS ETRE au titre de directeur-educateur-formateur en constatant les écarts entre les objectifs fixés et ceux atteints. Evaluation pouvant se révéler collective en groupe ou avec toute personne du centre, tout autant qu’individuelle. b) Mes indicateurs quantitatifs, qualitatifs et autres ? Afin d’approcher au plus prêt mes objectifs globaux énoncés en début de projet, il m’appartiendra de quantifier ces derniers par une présence active sur le terrain, une écoute attentive, et tout moyen évaluatif qu’il me sera donné de mettre en place afin de rejoindre mon objectif principal :

Amener le jeune à devenir auteur de ses vacances, bien plus qu’un simple acteur GRANON Stéphane

"Aide-moi à agir seul, ne fais pas à ma place, mais ne sois pas absent." (Montessori) Mon projet de directeur de séjours de vacances. - Page 18 sur 18


Projet de directeur (version 2012)