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MissionL’AGISQ se consacre au développement et

au maintien de l’expertise de ses membres et à leur reconnaissance professionnelle en tant que leaders de l’information de santé au Québec. Dans le prolongement de cette mission, son action s’organise selon trois axes stratégiques : établir et faire la promotion du rôle prépondérant de santé dans le continuum des soins de santé, concentrer l’expertise de pointe dans tous les champs d’utilisation de l’information de la santé et maintenir la compétence de ses membres par une diffusion de cette expertise adaptée à leurs besoins.

VisionLe gestionnaire de l’information de la santé est

un spécialiste reconnu et respecté dans son domaine d’intervention. L’AGISQ est la référence dans les dossiers traitant de l’information de la santé au Québec. L’AGISQ dispose des ressources humaines, financières et matérielles requises pour maintenir et diffuser l’expertise dans tous les domaines de la gestion de l’information de la santé et promouvoir la profession.

La permanence (de gauche à droite) Carole Drouin, agente de bureau France Thibault, directrice générale Guylaine Auger, adjointe administrative

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vol. 3, no. 1 - juillet 2013


SOMMAIRE

4 INFORMATION GÉNÉRALE

Revue de l’Association des gestionnaires de l’information de la santé du Québec 5104, boulevard Bourque, bureau 104 Sherbrooke (Québec) J1N 2K7

5 AVANT-PROPOS 6 LA DIRECTION GÉNÉRALE

Téléphone : 819 823-6670 Télécopieur : 819 823-0799 www.agisq-quebec.ca

8 CHRONIQUE JURIDIQUE

Inter Agisq est préparé par le comité d’information en collaboration avec le personnel du siège social. Les titres, rubriques et textes non signés sont dus à la rédaction.

Le

droit à la vie privée, le devoir de confidentialité et le

secret professionnel: notions à distinguer

11 PROFESSION

Technologue en électrophysiologie médicale (EPM)

15 CHRONIQUE MÉDICALE

Distribution: 1050 exemplaires

Dates de tombée : 1er juin pour juillet. 1er octobre pour novembre; 1er février pour mars;

Obésité et perte de poids

19 CHRONIQUE MULTIMÉDIA 20 ACTUALITÉ

Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs textes. Reproduction partielle autorisée à la condition de citer la source. Abonnement: 31,50 $ taxes incluses (3 numéros); gratuit pour les membres. Revue disponible en format électronique

Mon défi pour Leucan - suite

21 LE BULLETIN DU SUCCÈS 22 À VOTRE SANTÉ Santé et sécurité au travail... la prévention

24 LA RELÈVE Collège Ahuntsic de Montréal

Dépôt légal – ISBN 0837-0117 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada

L’attribution des codes Med-Écho

Espaces publicitaires

Journées en archives médicales

Programme en archives médicales nouvellement offert

L’attribution des DRG

Grille tarifaire (prix, par parution, taxes incluses): Parution

1 fois

2 fois

3 fois

1 page

431,16 $

804,83 $

1,034,78 $

½ page ¼ page

229,95 $

425,41 $

551,88 $

143,72 $

229,95 $

293,19 $

57,49 $

91,98 $

103,48 $

carte d’affaires

Collège Laflèche de Trois-Rivières Cégep de la Gaspésie et des Îles, Gaspé

Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption Collège O’Sullivan de Montréal

News from the Medical Records Department Medical Records Management Program

29 PUBLICATIONS

Publi-reportage Gratuit avec l’engagement d’une publicité éventuelle d’une valeur minimale de 375 $ (431,16 $ taxes incluses).

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LE CONSEIL D’ADMINISTRATION ET LES COMITÉS

Comités opérationnels o Éducation : France Thibault, AGISQ o Information : Julie Bouthillette, Cowansville o Organisation : Jessica Couture, Windsor o Promotion de la confidentialité : Josée Lafontaine, Shawinigan présidente Christiane Hamel Service conseil St-Liboire

vice-président Alexandre Allard CSSS de Trois-Rivières

Représentants régionaux 01/09/11 - Bas St-Laurent/Côte nord/Gaspésie: Marie-Christine Breault, Baie-Comeau 02 - Saguenay/Lac St-Jean : Mélanie Dionne, La Baie 03/12 – Capitale Nationale/Chaudière Appalaches : Marie-Ève Rousseau, Québec 04 - Mauricie/Bois Francs : 05 – Estrie :

trésorière Marie-Ève Sirois IUCPQ, Québec

administrateur Mattieu Audet CSSS Alphonse-Desjardins Lévis

06 – Montréal : Jeannette Neault, Montréal 07 – Outaouais : Sylvie Dumont, Gatineau 08/10 - Abitibi/Nord du Québec : Isabelle Bougie-Lefebvre, Rouyn-Noranda 13/14/15 – Laval/Lanaudière/Laurentides : 16 – Montérégie:

Délégués o Lecteur officiel: Andrée Dubreuil, Montréal

administratrice Marie-Christine Breault CPRCN, Baie Comeau

administratrice Johanne Carufel CSSS de Laval

o Normalisation, formulaires du MSSS: Lise Chagnon, Montréal France Thibault, AGISQ o Site Internet et forum de discussion : Josée Lafontaine, Shawinigan

Communautés de pratique o Accès à l’information: France Thibault, AGISQ o AM en milieu CLSC: Maryse Vachon, Terrebonne o Gestion de l’information: Guylaine Allard, Montréal

administratrice Véronique Smith Collège Laflèche de Trois-Rivières

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directrice générale France Thibault siège social Sherbrooke

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AVANT-PROPOS

Quelles sont vos couleurs? Par Julie Bouthillette, directrice du comité d’information

Il y a bientôt 5 ans, j’ai contacté l’AGISQ pour travailler sur le comité d’information, qui a pour mandat de produire notre revue Inter Agisq. J’avais du temps à donner, je voulais vivre de nouvelles expériences et j’avais envie de me reconnaître dans mon association, c’est-à-dire y ajouter ma petite touche personnelle. J’ai pris le temps de regarder les comités existants et de cibler celui qui me convenait davantage pour y apporter mes compétences, mon expérience et oui, mes couleurs. J’ai cessé de me demander ce que mon association avait à m’offrir; j’ai plutôt pensé à ce que je pouvais apporter à mes confrères et consœurs archivistes par le biais de notre revue. J’espère que le résultat vous plaît. Si vous avez des suggestions d’amélioration à apporter ou si vous souhaitez vous impliquer, n’hésitez pas à nous contacter. Dans ce numéro, vous retrouverez bien entendu nos chroniques régulières. Parmi les articles des collèges d’enseignement, Mme Pascale Lamarre nous présente le Cégep de la Gaspésie et des Îles, nouvelle maison d’enseignement offrant le DEC en archives médicales. Vous pourrez lire la chronique multimédia et l’entrevue professionnelle, réalisée avec une technologue en électrophysiologie médicale. Comme je vous le disais dans le précédent numéro de l’Inter Agisq, Me Sonia Amziane a accepté de répondre à nos questions dans la chronique juridique. Dans son premier article, elle fait la distinction entre le droit à la vie privée, le devoir de confidentialité et le secret professionnel. Mme Emmanuelle Gingras a accepté de partager avec nous la suite de son aventure au Costa Rica pour le défi HumaLeucan qui est très inspirant!!! Félicitations Emmanuelle, j’espère que ton article donnera le goût de l’aventure, du défi et du don de soi à nos lecteurs. Quant à moi, j’ai poursuivi la série d’articles sur la santé et sécurité au travail. Je vous présente les bases de l’aménagement de votre lieu de travail. Enfin, vous pourrez lire un article sur les mythes et présomptions de l’obésité et de la perte de poids. Au début de cette note de rédaction, je vous parlais de couleurs. Dans le Bulletin du succès de M. Patrick Leroux, vous retrouverez un aperçu des 4 styles de personnalité définies par des couleurs. Êtes-vous rouge, jaune, bleu ou vert? Je vous invite à partager avec nous vos couleurs sur le forum du site Internet de l’AGISQ où j’ai démarré une discussion dans la section Comités.

Bon été!!

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L’ASSOCIATION

La direction générale Par France Thibault

Ce texte est le premier d’une série de trois articles qui vous présenteront les rôles et fonctions des différents joueurs au sein de l’association. Pour ce premier article, je vous présente le rôle du directeur général de l’AGISQ. Dans la publication du mois de novembre, les employées du siège social vous expliqueront en quoi consiste leur travail; enfin, la dernière partie de cette trilogie vous dévoilera le nouveau modèle de gouvernance adopté par le conseil au cours de l’année. Le directeur général est la personne qui dirige l’association, qui gère les affaires de l’AGISQ au quotidien dans le respect des lois, des normes, des politiques et des procédures en vigueur. Sous l’autorité du conseil d’administration, le directeur général doit prendre les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs qui lui sont fixés. En termes simples, le CA trace les orientations et la direction générale assure les opérations.

Orientations 2013 Pour cette nouvelle année qui débute, le directeur général a de très beaux défis à relever: 1. Élaborer une stratégie de communication; 2. Négocier les conditions de membership national avec la CHIMA; 3. Rédiger la 1ère phase du corpus de connaissances 4. Poursuivre la représentation de l’AGISQ; 5. Élaborer un profil de compétences pour les gestionnaires de l’information de la santé; 6. Offrir des formations ciblées par le groupe de travail; 7. Favoriser le partage des connaissances; 8. Améliorer la convivialité et la fonctionnalité du site internet; 9. Redéfinir le modèle de gouvernance; 10. Réévaluer l’offre de services; 11. Identifier et adapter des sources de financement.

Compétences Pour exceller dans ses fonctions, le directeur général doit posséder un certain profil de compétences. D’entrée de jeu, il est impératif d’être gradué en archives médicales et de compter un minimum de dix années d’expérience dans le domaine; une formation universitaire en gestion s’avère un atout

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supplémentaire. De plus, d’excellentes connaissances dans le domaine financier sont nécessaires pour être en mesure d’évaluer les coûts de revient de chacun des produits et services offerts par l’AGISQ, pour définir les budgets des activités ainsi que les prévisions budgétaires annuelles. Gérer une association professionnelle ne s’arrête pas à atteindre l’équilibre budgétaire en coupant dans certains postes de dépenses essentiels au fonctionnement de l’association; au contraire, il faut identifier des sources de financement et faire en sorte qu’elles soient rentables pour assurer la survie de l’organisation. Au-delà des exigences fixées précédemment, un bon directeur général doit démontrer des qualités très développées en matière de leadership, de facilité d’adaptation, de respect de l’individu et de l’autorité. Un bon DG doit posséder une belle plume pour être capable de rédiger les documents officiels; il doit être à l’aise pour créer et entretenir des relations d’affaires, pour siéger sur les nombreux comités ministériels et pour représenter la profession et l’association.

Pour conclure Malgré toutes les connaissances et les compétences énumérées précédemment, un bon directeur général doit être animé d’une grande passion pour son travail. Il doit être convaincu du professionnalisme des membres qu’il représente; il doit croire aux orientations tracées par son conseil d’administration et il doit croire aux efforts soutenus des nombreux bénévoles qui l’aident dans l’atteinte de ses objectifs. Mais par-dessus tout, il doit avoir confiance en ses capacités de jugement et de décisions parce qu’un jour, un grand sage a dit : pour réaliser de grandes choses, tu dois nécessairement déranger les gens.


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CHRONIQUE JURIDIQUE

Le droit à la vie privée, le devoir de confidentialité et le secret professionnel: notions à distinguer Par Me Sonia Amziane, avocate-conseil, AQESSS

REMARQUE: Le présent article ne constitue pas un avis jurdique.

l’affaire Syndicat des professionnelles du Centre jeunesse de Québec (CSN) c. Desnoyers :

Dans le réseau de la santé et des services sociaux, le droit au respect de la vie privée, le droit au respect de la confidentialité des renseignements personnels et le droit au respect du secret professionnel sont au cœur des préoccupations des établissements auprès de leurs usagers. Quel que soit le titre d’une personne (professionnel1, non professionnel, contractuel, préposé aux bénéficiaires, bénévole) qui dispense des services à un usager, elle devra respecter, selon le cas, l’un ou plusieurs des droits d’un usager. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de citer l’article 19 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux2 qui édicte, comme principe, la confidentialité du dossier de l’usager, sous réserve du consentement de l’usager ou de son représentant légal3 ou lorsque la loi le prévoit. Nous ne traiterons pas des différentes exceptions législatives. Cette confidentialité s’applique quels que soient la forme des documents (notes d’évolution, radiographie, photos, etc.) et le support (papier ou document technologique)4.

« Qualifié comme l’un des droits les plus fondamentaux des droits de la personnalité, le droit à la vie privée échappe encore à une définition formelle.

Droit à la vie privée5 Toute personne a le droit au respect de sa vie privée. Ce droit est enchâssé dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne6 et reconnu dans le Code civil du Québec comme l’un des droits de la personnalité, lesquels sont incessibles7. Les dispositions concernant le droit à la vie privée prescrites par le Code civil du Québec sont d’ordre public8. La notion de vie privée à laquelle réfère ce droit n’a pas été définie par le législateur, ce dernier ayant choisi d’énumérer de façon non exhaustive les atteintes à la vie privée9. L’état de santé d’une personne n’est pas expressément prévu dans l’énumération du Code civil du Québec. Toutefois, les tribunaux10 reconnaissent d’emblée que les renseignements de santé font partie de l’intimité propre à chacun. D’où l’importance d’en assurer la plus stricte confidentialité. Comme le mentionnent les auteurs Brun et Tremblay, de tels renseignements personnels font partie d’un « halo d’intimité » qui doit être « capable de résister à l’intrusion d’autrui »11. En somme, comme le mentionne la Cour d’appel, dans

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Il est possible cependant de relever les composantes du droit au respect de la vie privée, lesquelles sont relativement précises. Il s’agit du droit à l’anonymat et à l’intimité ainsi que le droit à l’autonomie dans l’aménagement de sa vie personnelle et familiale ou encore le droit au secret et à la confidentialité. On inclut le droit à l’inviolabilité du domicile, à l’utilisation de son nom, les éléments relatifs à l’état de santé, la vie familiale et amoureuse, l’orientation sexuelle. En fait, la vie privée représente une « constellation de valeurs concordantes et opposées de droits solidaires et antagonistes, d’intérêts communs et contraires évoluant avec le temps et variant d’un milieu culturel à un autre. […]12 ». Comme corollaire de ce droit à la vie privée, toute personne qui exerce des fonctions dans un établissement de santé et de services sociaux a un devoir de confidentialité.

Devoir de confidentialité Dans l’affaire GIFRIC c. Corporation Sun Média (Journal de Québec), la Cour d’appel, au regard du dossier détenu par un établissement de santé et de services sociaux, statuait que : « Le caractère confidentiel du dossier d’un patient d’un établissement de santé et de services sociaux ne vise pas uniquement à limiter l’accès à ce document, mais surtout à préserver la confidentialité des informations qui y sont contenues13». Cette confidentialité est prévue à l’article 19 de la LSSSS, comme nous l’avons mentionné ci-dessus, mais aussi à l’article 53 de la Loi sur l’accès qui prévoit que les renseignements personnels sont confidentiels,


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sous réserve d’exceptions. En raison de cette confidentialité, toute personne qui exerce des fonctions au sein d’un établissement, y compris un professionnel au sens du Code des professions qui n’entretient pas une relation professionnelle avec un usager, doit se conformer à ce devoir de confidentialité. Par conséquent, cette personne ne peut pas communiquer, à un tiers, tout renseignement personnel concernant un usager et dont il a pris connaissance dans le cadre de ses fonctions, si elle n’est pas autorisée par l’usager ou par la loi. Ce tiers peut être une personne de l’extérieur de l’établissement, mais aussi une personne de l’interne, si cette communication n’est pas nécessaire à l’exercice des fonctions de cette dernière14. Par exemple, un préposé aux bénéficiaires qui transmet des renseignements personnels sur un usager, dont il a eu connaissance dans le cadre de ses fonctions, à un professionnel de l’établissement, alors que ce professionnel ne dispense, en aucun cas, des services auprès de cet usager. Le devoir de confidentialité et le secret professionnel sont inextricablement liés puisque leur fondement réside dans le respect du droit à la vie privée. Voyons de quoi il retourne.

Secret professionnel Tout professionnel régi par le Code des professions est assujetti au respect du secret professionnel. Cette obligation est prévue à l’article 9 de la Charte québécoise, à l’article 60.4 du Code des professions mais aussi dans chacun des codes de déontologie de ces professionnels. Le secret professionnel fait référence à un renseignement obtenu dans le cadre d’une relation professionnelle entre le client (désigné ci-après «l’usager») et le professionnel. Notons que le secret professionnel s’impose à tout professionnel, y compris ceux qui exercent leur profession dans un établissement de santé et de services sociaux, dès les premières démarches de l’usager pour obtenir ses services15. Il a pour prémisse d’établir une relation de confiance entre l’usager et le professionnel. Il vise aussi à protéger l’usager contre toute divulgation par le professionnel de tout renseignement que ce dernier obtient de l’usager ou transmis par un tiers, qu’il soit professionnel ou non, mais aussi de tous les faits que le professionnel a constatés ou les observations qu’il a faites sur l’usager, à la condition, toutefois, que ces informations aient été portées à sa connaissance dans le cadre de sa relation professionnelle. Ces informations peuvent être verbales ou écrites.

Le professionnel a un devoir au respect du secret professionnel tandis que l’usager a droit au respect du secret professionnel car il se rattache à sa personne, dans le cadre d’une relation professionnelle et de confiance. L’usager est donc titulaire de ce droit tandis que le professionnel en est le débiteur. En effet, le professionnel qui est tenu à son devoir de respecter le secret professionnel de l’usager ne peut invoquer contre lui un droit qui lui appartient. Le professionnel sera soustrait à son devoir de respecter le secret professionnel de l’usager uniquement si ce dernier ou une disposition expresse de la loi l’autorise. Dans ce dernier cas, toute exception législative doit être interprétée de façon restrictive. À titre d’illustration, nous vous référons à la décision Dembri c. Jean Boudreau (Ordre des psychologues du Québec) rendue par le Tribunal des professions. Dans cette décision, il s’agissait d’une psychologue d’un établissement de santé et de services sociaux psychiatrique qui avait été déclarée coupable par le comité de discipline de son ordre professionnel d’avoir enfreint son devoir déontologique au respect du secret professionnel en montrant du matériel de test à des membres du personnel de l’établissement où séjournait l’usager qu’elle a expertisé. Soulignons que ces membres du personnel ne dispensaient aucun soin à cet usager. Le Tribunal des professions s’exprimait en ces termes : « Il est donc inexact de prétendre, comme le suggère l’appelante, que le droit au secret professionnel d’un bénéficiaire séjournant dans un établissement au sens de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (chapitre S-4.2) est élargi, perd sa portée uniquement parce que les soins, traitements ou expertises qui le concernent y sont effectués dans un cadre multidisciplinaire, à la différence d’un cabinet privé, ou encore qu’un tribunal requiert de l’unité d’expertise de tel établissement une expertise psychologique concernant une personne qu’il confie à sa garde et à ses soins. Cet établissement et les professionnels membres de son personnel demeurent assujettis à la Loi sur les services de santé et les services sociaux et aux dispositions des autres lois qui régissent leurs champs d’activités professionnelles respectives, dont celles relatives au secret professionnel et la confidentialité16».

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En outre, le tribunal précise que le professionnel exerce sa profession de façon autonome en cabinet privé, ou dans le cadre d’un contrat d’emploi dans un établissement n’y change rien : le droit au secret est et demeure celui du bénéficiaire (usager) et non celui du professionnel ou de l’établissement17.

Conclusion Compte tenu de l’importance du droit à la vie privée, le devoir de confidentialité et le secret professionnel perdurent dans le temps. Par conséquent, une personne qui exerce des fonctions dans un établissement devra se conformer à ce devoir de confidentialité même si elle quitte l’établissement. Quant au professionnel, il est tenu au secret professionnel, y compris à la fin de sa relation professionnelle avec l’usager. Le respect au droit à la vie privée est d’autant plus marquant que le dossier de l’usager contient des renseignements de nature très confidentielle. En effet, il regorge d’une kyrielle d’informations qui touchent à l’essence même de la personne.

________________ 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.

11. 12. 13. 14. 15. 16. 17.

10

Au sens de l’annexe 1 du Code des professions (chapitre C-26). Chapitre S-4.2 (désignée ci-après «LSSSS»). Au sens de l’article 15 du Code civil du Québec, chapitre C-1991 (désigné ci-après «C.c.Q.). Art. 50 du Règlement sur l’organisation et l’administration des établissements (chapitre S-5, r. 5). Sur cette notion, voir la décision suivante: Duclos c. Aubry et Éditions Vice-Versa inc., 1998 CanLII 817 (CSC). Chapitre C-12, article 5 (désignée ci-après: «Charte québécoise»). Art. 3 et 35 C.c.Q. Sept-Iles (ville de) c. Thibodeau, 1997 CanLII 10135 (QC CA). Art. 36 C.c.Q. Voir les décisions suivantes: Cour suprême du Canada: Frenette c. Métropolitaine (La), Cie d’assurance-vie, 1992 CanLII 85 (CSC); Glegg c. Smith & Nephew inc, 2005 CSC 31 (CanLII); R. c. Dyment, 1988 CanLII 10 (CSC); R. c. Duarte, 1990 CanLII 150 (CSC). Cour d’appel du Québec: Laprise c. Bonneau, (1985) C.A. 9; Shaw c. Kraljevic, 1987 CanLII 778 (QC C.A.); Pilorgé c. Desgens, 1987 CanLII 697 (QC CA); Goulet c. Lussier, 1989 CanLII 870 (QC CA); Coffey c. Tran, 1991 CanLII 3804 (QC CA). BRUN, Henri et TREMBLAY Guy, Droit constitutionnel, 4e éd., Cowansville, Éditions Yvon Blais, 2001, p. 1077. Syndicat des professionnelles du Centre jeunesse du Québec (CSN), c. Desnoyers, 2005 QCCA 100, (26). GIFRIC c. Corporation Sun Média (Journal de Québec) 2009 QCCA 236, (30). Art. 62 de la Loi sur l’accès. GOULET, Mario, Le droit disciplinaire des corporations professionnelles, Édition Yvon Blais, Cowansville, 1993, p. 71. Dembri c. Jean Boudreau (Ordre des psychologues du Québec) 1999 QCTP 13, pp. 8-9 Id., p. 10.

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À lire également...

Les échanges de renseignements confidentiels entre les établissements et le curateur public: la collaboration dans le respect des droits de l’usager par Me Alice Monet et Me Éric Séguin Voir l’article publié en avril dernier sur le site Web.

Info-Registre

Bulletin d’information sur le Registre québécois du cancer Info-Registre sera publié trois fois par année. Son objectif est d’informer tous les intervenants, cliniciens et gestionnaires sur le déploiement du Registre québécois du cancer. Il est produit par la Direction québécoise de cancérologie et édité par la Direction des communications du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Ce document est disponible seulement en version électronique. Vous pouvez télécharger ces documents en format PDF sur votre poste de travail.


ENTREVUE

Profession: technologue en électrophysiologie médicale (EPM) Par le comité d’information Dans ce numéro de l’Inter Agisq, nous vous présentons Madame Sylvie Thibault, technologue en électrophysiologie médicale au CSSS Richelieu-Yamaska, Pavillon Honoré-Mercier, St-Hyacinthe

Madame Thibault, décrivez votre profession et ce qui vous a amenée à vous y intéresser. L’électrophysiologie médicale regroupe un ensemble de techniques permettant d’utiliser différents appareils numériques et électroniques dans le but de capter, d’enregistrer et d’analyser les potentiels bioélectriques émis par les différents systèmes biologiques. Ces examens électrophysiologiques permettent aux médecins de confirmer ou infirmer un diagnostic, d’orienter le traitement et d’émettre un pronostic. Examens utilisés en électrophysiologie médicale: L’ÉLECTROPHYSIOLOGIE CÉRÉBRALE Électroencéphalogramme (EEG) Enregistrement de l’activité électrique du cerveau au cours de divers états de vigilance, tels l’éveil, le sommeil, le coma... L’activité est ainsi recueillie et transmise sur écran cathodique à l’aide de petites électrodes cupules installées sur le cuir chevelu. Cet examen est prescrit dans les cas d’épilepsie, de traumatisme crânien, d’accident vasculaire cérébral (AVC), de tumeur cérébrale, de céphalée, de mort cérébrale... La durée de cet examen est d’environ une heure. Stéréoélectroencéphalographie (SEEG) Méthode d’enregistrement en profondeur de l’activité électrique du cerveau avec des électrodes insérées dans le cerveau par le neurochirurgien. L’activité cérébrale est ainsi recueillie et transmise sur écran cathodique, sur bande magnétique, ainsi que sur papier. Le bénéficiaire est sous surveillance audiovisuelle continue durant quelques semaines. Cet examen nous permet de localiser un foyer épileptique et n’est utilisé que dans les cas nécessitant une intervention chirurgicale permettant possiblement l’ablation de ce foyer épileptique. Télémétrie Enregistrement continu de l’activité électrique du cerveau avec surveillance audiovisuelle. L’activité cérébrale est recueillie avec des électrodes installées sur le scalp ou insérées en profondeur dans le cerveau. Cet examen est demandé dans les cas d’épilepsie et de pseudo-épilepsie. Sa durée varie de quelques jours à quelques semaines.

L’ÉLECTROPHYSIOLOGIE CARDIAQUE Électrocardiogramme au repos (ECG au repos) Enregistrement de l’activité électrique du cœur, à l’aide d’électrodes installées sur le thorax ainsi qu’aux quatre membres, lorsque le bénéficiaire est au repos. L’activité ainsi recueillie est reproduite sur papier millimétrique. L’électrocardiogramme est prescrit pour diagnostiquer diverses pathologies telles l’infarctus du myocarde, les troubles du rythme, les hypertrophies, lors d’un contrôle routinier, un test pré-op... La durée de l’examen est d’environ 10 minutes. Électrocardiogramme à l’effort avec ou sans substance radioactive (ECG à l’effort) Enregistrement de l’activité électrique du cœur lorsque le bénéficiaire exécute un effort progressif, soit sur un tapis roulant ou en utilisant un ergocycle (bicyclette d’exercice). L’activité est recueillie à l’aide d’électrodes positionnées sur le thorax, visualisée sur écran cathodique, et reproduite sur papier millimétrique. Cet examen permet de dépister les maladies cardiovasculaires telles l’angine de poitrine, les troubles du rythme et permet aussi d’évaluer la performance cardiaque des bénéficiaires en post infarctus ainsi que chez des gens normaux. La durée de l’examen varie entre 20 et 40 minutes. Électrodynamie (Holter) Méthode qui consiste à enregistrer l’activité électrique du cœur alors que le bénéficiaire vague à ses occupations journalières. Les électrodes sont installées sur le thorax et reliées à un appareil portatif, permettant ainsi de capter l’activité électrique du cœur pour la transmettre sur une carte mémoire. L’appareil est discret et porté soit à la ceinture ou en bandoulière. Par la suite, l’activité peut être visualisée sur écran cathodique et aussi transmise sur papier. Cet examen sert à dépister des troubles du rythme cardiaque, vérifier le fonctionnement d’un stimulateur cardiaque... La durée de l’enregistrement varie de 24 à 48 heures.

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ENTREVUE Monitoring ambulatoire de pression artérielle (MAPA) Examen consistant à enregistrer la tension artérielle à l’aide d’un brassard à pression relié à un appareil portatif. L’appareil se porte discrètement à la ceinture et le brassard au bras. Les données ainsi recueillies permettent d’établir le profil de la tension artérielle sur une période de 24 heures.

L’ÉLECTROPHYSIOLOGIE LABYRINTHIQUE Électronystagmogramme (ENG)

Permet d’évaluer les différents paramètres du stimulateur afin de s’assurer qu’il soit programmé de façon optimale. Des électrodes appliquées sur le thorax et un moniteur de télémétrie déposé sur le stimulateur sont reliés à un appareil permettant l’interrogation et l’analyse des différentes données. Cet examen est tout à fait indolore et dure de 15 à 30 minutes. Le rythme des consultations se situe autour de deux fois par année.

Utilisé pour déterminer l’origine d’étourdissements ou de vertiges et pour en évaluer l’évolution. Donc, il permet d’évaluer l’intégrité du système vestibulaire qui comprend les canaux semi-circulaires de l’oreille interne, le nerf vestibulaire, le tronc cérébral et le cervelet en enregistrant la différence de potentiel électrique cornéo-rétinienne créée par le mouvement des globes oculaires. Lorsqu’on stimule ce système vestibulaire, on déclenche un nystagmus (mouvements oscillatoires des yeux) qui permet de contrôler l’équilibre. Les réponses des yeux sont ainsi numérisées et enregistrées sur un ordinateur à l’aide d’électrodes cutanées installées à proximité des yeux. La durée de l’examen varie de 45 à 120 minutes.

L’ÉLECTROPHYSIOLOGIE NEUROMUSCULAIRE

POTENTIELS ÉVOQUÉS

Électromyogramme (EMG) et vitesse de conduction nerveuse (sensitive et motrice)

Potentiels évoqués visuels (PEV)

Suivi d’un stimulateur cardiaque (Pacemaker)

Méthode permettant d’enregistrer l’activité électrique des nerfs ou des muscles, résultant soit d’une stimulation électrique ou d’une contraction musculaire. L’étude comporte habituellement deux parties : l’analyse des conductions nerveuses et l’exploration à l’aiguille. L’analyse des conductions nerveuses est généralement pratiquée par le ou la technologue EPM qui fixe des électrodes sur la peau près d’un muscle ou d’un nerf précis. Ensuite, il ou elle applique une stimulation électrique à la peau à plusieurs endroits le long du nerf. L’appareil d’EMG indique la réponse électrique du nerf ou du muscle sur un moniteur d’ordinateur, en nous révélant immédiatement la santé de ce nerf. On peut même reproduire cette réponse sur papier. Cette procédure dure environ 30 à 40 minutes. La deuxième partie de l’examen est une consultation avec le neurologue. Si nécessaire, l’exploration à l’aiguille sera effectuée. Cette partie de l’examen est pratiquée par le neurologue et ne comporte aucune stimulation électrique. Il s’agit plutôt d’une électrode qui ressemble à une aiguille d’acupuncture que l’on introduit dans le muscle où elle agit comme une antenne pour enregistrer l’activité électrique. Un système audio permet l’étude sonore de l’activité musculaire ainsi enregistrée. Cette procédure dure environ 15-20 minutes. Cet examen est prescrit dans le but de détecter ou de contrôler certaines pathologies telles que: un tunnel carpien, un syndrome du Guillain Barré, une radiculopathie, une polyneuropathie diabétique, une dystrophie musculaire....

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Réponses cérébrales produites par des stimulations visuelles permettant d’évaluer le fonctionnement des voies optiques et particulièrement celui du nerf optique. Ces potentiels peuvent être provoqués par différents types de stimuli dont l’inversion de damiers, les stimulations par patrons et les stimulations par flash. Les potentiels sont recueillis par des électrodes apposées sur le cuir chevelu et sont analysés sur écran cathodique. Ils peuvent aussi être reproduits sur papier. Cet examen est prescrit dans les cas de sclérose en plaque, trouble de l’acuité visuelle inexpliquée, atrophie et névrite optique...Sa durée est d’environ 30 minutes. Potentiels évoqués auditifs (PEA) Enregistrement de l’activité électrique des voies nerveuses auditives de l’oreille et du cerveau en suivant le cheminement de l’information auditive via l’oreille interne, le nerf auditif, le tronc cérébral jusqu’au cortex temporal auditif. La stimulation sonore est délivrée par un casque auditif et le recueil du potentiel évoqué s’effectue par des électrodes disposées sur le cuir chevelu permettant ainsi d’examiner ces réponses sur écran cathodique et de les imprimer par la suite sur papier. Cet examen est prescrit dans le cas d’une lésion du tronc cérébral, d’une tumeur du nerf auditif, comme le neurinome du nerf acoustique, d’une histoire clinique d’étourdissements ou de vertiges, et peut même servir à déterminer le seuil d’audition chez certains bénéficiaires... Sa durée varie de 45 à 90 minutes.


ENTREVUE Potentiels évoqués somesthésiques (PES) Enregistrement des potentiels électriques permettant d’étudier le fonctionnement des voies de la sensibilité au niveau des nerfs périphériques, des racines nerveuses, de la moelle épinière, du tronc cérébral, du thalamus et du cortex pariétal. Ces potentiels sont captés à l’aide d’électrodes disposées sur le cuir chevelu et sur le trajet de la voie nerveuse sensitive du nerf étudié. Ces réponses nerveuses et cérébrales sont analysées sur écran cathodique puis reproduites sur papier. Cet examen est prescrit dans le cas d’une suspicion d’atteinte neurologique centrale telle la sclérose en plaques, les lésions malformatives, tumorales ou traumatiques de la moelle, ou lors d’atteintes périphériques comme les compressions nerveuses (hernie discale, arthrose, canal lombaire étroit). Il peut également se pratiquer dans le bilan des incontinences et des troubles sexuels.

Depuis combien d’années pratiquez-vous ce métier? Déjà 19 ans

Quelles études sont exigées pour pratiquer cette profession? Diplôme d’études collégiales (DEC)

Comment votre profession a-t-elle évolué à travers le temps? 1973 : Première association reconnue officiellement par le MSSS sous le nom « Association des techniciens(nes) et technologistes en électroencéphalographie du Québec (ATTEQ) permettant ainsi que ses membres soient reconnus à titre de professionnels de la santé. 1974 : Début d’une longue démarche pour obtenir une formation reconnue par le ministère de l’Éducation.

Sa durée varie de 30 à 60 minutes.

1979 : Le cours « électrophysiologie médicale » connaît ses débuts au Collège Ahuntsic, à Montréal.

POLYSOMNOGRAPHIE

1982 : Première cohorte de finissants du Collège Ahuntsic font leur entrée sur le marché du travail.

Examen permettant d’étudier l’enregistrement du sommeil et de toutes les facettes du corps. Tous les paramètres sont étudiés pour mettre en relation chaque événement anormal pouvant se produire dans une nuit de sommeil. Alors, on enregistre simultanément l’activité cérébrale (EEG), l’activité musculaire (EMG), l’électrooculogramme (EOG), l’activité cardiaque (ECG), les paramètres respiratoires, la saturation d’oxygène et le ronflement.

1985 : Nouvelle appellation pour l’association, soit celle de « Association de techniciens (nes) et technologistes en électrophysiologie du Québec (ATTEQ) ».

Cet examen est prescrit dans le but de détecter l’apnée ou l’hypopnée du sommeil, le ronflement excessif, l’insomnie, la narcolepsie, le somnambulisme, les crises d’épilepsie nocturnes, les jambes sans repos, les crises d’angine et d’asthme nocturne...

1989: Le MSSS réunissait les deux entités administratives, soit l’EEG et l’ECG sous la nouvelle appellation «électrophysiologie (6710).

Sa durée varie de 3 à 12 heures. Ce qui m’a amenée à m’intéresser à l’électrophysiologie… Ayant toujours été attirée par le domaine médical, aimant beaucoup la biologie, ne voulant pas devenir infirmière ni préposée, mais désirant travailler auprès des gens, devenir technologue s’avérait un choix intéressant pour moi… Après avoir consulté la description de différentes techniques, l’électrophysiologie médicale répondait à mes intérêts. Les possibilités d’emploi existantes étaient un point non négligeable, car c’était une technique récente appelée à prendre de l’expansion. Quel beau défi!

1988: Un groupe de 20 personnes déjà en poste au sein des laboratoires d’EPM entreprend le programme visant l’obtention d’un certificat d’études collégiales (CEC) en électrophysiologie médicale au Collège Ahuntsic. Seulement un groupe a bénéficié de cette formation. Début des démarches pour l’intégration des techniciens en EPM au sein d’un ordre professionnel existant.

L’Association professionnelle des technologues diplômés en électrophysiologie médicale (APTDEPM) est mise sur pied dans le but premier d’obtenir le statut d’ordre professionnel. 1990 : Une journée reconnaissance fut instaurée, soit la Journée nationale du technologue diplômé en EPM. 1995 : L’ATTEQ, l’APTDEPM et les principaux acteurs syndicaux initient une « table de concertation en EPM » afin de représenter l’électrophysiologie médicale dans tous ses sens... Le Collège Ahuntsic amorce une révision du programme en EPM afin d’adapter le programme existant aux nouvelles réalités des années 2000. 1996 : Les deux associations en EPM déposent un mémoire à l’Office des professions du Québec visant le positionnement favorable de l’électrophysiologie médicale. 1999 : Un deuxième mémoire est déposé à l’Office des professions du Québec portant sur la reconnaissance professionnelle des technologues diplômés en EPM.

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ENTREVUE

2000 : Le nombre d’admission en EPM passe du simple au double pour l’année académique 2001-2002 afin de palier au problème de pénurie. 2001 : En octobre, l’Association des technologues en électrophysiologie médicale (ATEPM) regroupe sous un même toit l’ensemble des technologues en EPM. 2002 : En mars, le journal « Le nouveau potentiel » fait son entrée pour créer un lien avec tous les membres. Le 14 juin, la Loi 90 fut adoptée et sanctionnée, laissant ainsi la profession de l’électrophysiologie médicale non reconnue au sein du système professionnel. 2003 : En juin, le bureau du Collège des médecins du Québec adopte le Règlement sur certaines activités professionnelles pouvant être exercées en électrophysiologie médicale. 2012 : Le 15 mai est une date mémorable pour les technologues EPM. Plus de 20 ans de travaux avant d’intégrer le système professionnel de santé québécois. La Loi 55 est adoptée par l’Assemblée nationale. C’est la Loi concernant la reconnaissance professionnelle des technologues en électrophysiologie médicale. 21 novembre, intégration à un ordre professionnel, l’Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec (OTIMROEPMQ).

Quel est votre rôle au sein de l’hôpital ou de l’établissement de santé dans lequel vous œuvrez? Effectuer les examens électrophysiologiques permettant aux médecins de confirmer ou d’infirmer un diagnostic, d’orienter le traitement et d’établir un pronostic chez un bénéficiaire présentant certaines pathologies cérébrales, neurologiques et cardiaques.

Une journée en neurologie peut également se dérouler différemment... Lorsque je suis assignée en électroencéphalographie (EEG), je suis seule avec le bénéficiaire pour effectuer l’enregistrement. Toute la journée, je fais des examens soit sous sommeil à 8 h le matin et des enregistrements à l’éveil par la suite. Si c’est un jeune enfant âgé de moins de 6 ans, son examen sera réalisé à 13 h afin qu’il puisse dormir comme si c’était sa sieste de l’aprèsmidi. L’interprétation sera ainsi dictée par le neurologue ultérieurement. À la fin de chaque période, je suis aussi appelée à produire les statistiques des examens réalisés en neurologie… Je peux aussi être attitrée en électromyographie (EMG), où je fais l’étude des conductions nerveuses sensitives et motrices des nerfs. Par la suite, j’assiste le neurologue lors de la deuxième partie de l’examen où il fait sa consultation et termine l’examen avec l’exploration des muscles à l’aiguille au repos et lors d’une contraction volontaire. Avec qui êtes-vous appelée à travailler (clientèle, autres corps de métier)? Nous avons une clientèle diversifiée : du bébé naissant à la personne âgée, personne normale, déficiente, dépressive, souffrant d’une maladie chronique, accidentée, en phase terminale...

Comment se déroule une journée type?

Autres corps de métier : médecins tels : neurologues, cardiologues, autres spécialistes, généralistes, urgentologues..., technologues en médecine nucléaire, brancardiers, infirmières, préposées, personnel du centre de rendez-vous, secrétaires, personnel de l’informatique, génie biomédical...

Une journée en cardiologie peut se dérouler de différentes façons…

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre travail?

Le matin, je peux être attitrée à l’épreuve d’effort (tapis roulant) avec ou sans substance radioactive (MIBI). Cette partie, avec MIBI, se fait en collaboration avec le technologue en imagerie médicale, spécialisé dans le domaine de la médecine nucléaire.

Que mon travail contribue à aider des gens à retrouver une certaine qualité de vie par la voie de la guérison. Aussi, toute la reconnaissance et la manifestation de gratitude que l’on peut recevoir de la part des personnes que l’on côtoie me touche beaucoup.

L’après-midi, je peux être assignée soit à la lecture de holter, faire des écho-stress, faire de l’assistance à l’échographie cardiaque et des électrocardiogrammes (ECG) au repos, recevoir un retour de holter, répondre à un appel pour un cardiomémo ou bien sortir le tracé de ce dernier.

Quel est le plus grand défi que vous ayez eu à relever?

Lors de certains tests, je suis aussi appelée à assister les neurologues et les cardiologues.

D’une journée à l’autre, l’ordre varie afin de faire une rotation entre les technologues. Comme ça, il y a moins de place pour la routine!!!

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Être allée faire, presque quotidiennement, un électroencéphalogramme (EEG) à une dame âgée, en mort cérébrale et dont la famille refusait que l’on cesse toute manœuvre pour la maintenir en vie artificiellement.


CHRONIQUE MÉDICALE

Garnier E. Obésité et perte de poids: mythes, présomptions et faits. Le Médecin du Québec 2013; 48 (4): 15-20. ©FMOQ. Reproduction autorisée.

DIVERS MYTHES circulent sur l’obésité et la perte de poids. Ils se propagent tant dans la population que dans la communauté scientifique. On retrouve ainsi des conseils qui semblent logiques, mais vont à l’encontre des données scientifiques. Il y a des assertions intéressantes, mais dont ni la véracité ni la fausseté n’ont été établies. Heureusement, il existe des faits prouvés. Des données auxquelles cliniciens et patients peuvent raisonnablement se fier. Dans un intéressant article du New England Journal of Medicine, le Dr David Allison, de l’Université d’Alabama, et ses collaborateurs ont fait un tri rigoureux entre mythes, présomptions et faits1.

Les mythes Bien des croyances véhiculées au sujet de l’amaigrissement persistent simplement parce qu’elles sont répétées, semblent évidentes, sont en accord avec nos valeurs ou reposent sur des arguments trompeurs. Quels sont ces mythes qui pourraient nuire aux efforts de vos patients ? 1) Les petits changements continus peuvent produire une grande perte de poids à long terme Certains pensent que de petites pertes de poids obtenues en modifiant son mode de vie permettent à long terme de parvenir à un important amaigrissement.

Ils partent d’un fait connu depuis un demi-siècle : une dépense en énergie de 3500 kcal permet de perdre 0,45 kg, soit une livre. Ils présument ensuite que les dépenses énergétiques peuvent s’additionner au fil du temps pour donner la perte de poids voulue. Or, ce n’est pas ce qui se passe. Si une personne dépense 100 kcal en marchant 1,6 km par jour, au bout de cinq ans elle aura perdu non pas 22,7 kg comme le prévoit la règle des 3500 kcal, mais seulement 4,5kg, et ce, même si elle ne mange pas plus. L’exercice, tout comme le changement d’alimentation, transforme la composition du corps. L’organisme s’adapte alors. «Les changements dans la masse modifient de façon concomitante les besoins en énergie du corps », indiquent le Dr Allison et ses collaborateurs. « Le cerveau est très doué pour maintenir le poids au même niveau », indique le Dr Dominique Garrel, endocrinologue au Centre hospitalier de l’Université de Montréal et expert en nutrition. Comment alors éviter d’enclencher les mécanismes compensateurs de l’encéphale ? « Dans la gestion du poids, on recommande de faire une heure de marche par jour, mais pas de se mettre à la course à pied ou au vélo à grande vitesse. Si l’on fait un effort physique trop intense, l’organisme va

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CHRONIQUE MÉDICALE ralentir ses dépenses en énergie sans que l’on s’en rende compte. On va, par exemple, avoir tendance à être plus souvent assis que debout. C’est totalement inconscient. Le cerveau corrige chaque fois qu’on augmente la dépense d’énergie ou que l’on diminue l’entrée de calories. »

Ce mythe vient d’une confusion entre les méthodes d’intervention pour divers comportements préjudiciables. « Le modèle de Prochaska, qui comprend différentes étapes de motivation, a été créé pour le tabagisme. C’est une erreur de comparer la gestion du poids avec le traitement d’une dépendance », affirme le Dr Garrel.

2) Avoir des objectifs de perte de poids réalistes

5) L’éducation physique à l’école est importante pour prévenir l’obésité

Plusieurs personnes croient qu’il faut se fixer des buts réalistes pour maigrir. Autrement, on risque d’être frustré et de perdre moins de poids. Même si cette hypothèse semble sensée, elle est erronée. Certaines études ont, au contraire, révélé que des buts plus élevés sont parfois associés à un plus grand amaigrissement. Les objectifs raisonnables n’ont d’ailleurs pas plus de chance d’être atteints que les cibles ambitieuses, affirme le Dr Garrel, qui pratique également à l’Institut de recherches cliniques de Montréal. Les patients peuvent donc viser haut. « Certains arrivent à perdre cinquante livres en un ou deux ans grâce à des changements d’habitudes alimentaires. » Peut-on fixer un objectif encore plus élevé ? « Il n’y a que la chirurgie pour obtenir une perte de poids de plus de 50 ou de 100 livres », précise le spécialiste. 3) Les pertes de poids trop rapides Faut-il craindre qu’une perte de poids rapide et intense favorise la reprise des kilos? Eh bien non. Un amaigrissement graduel et lent ne donne pas de meilleurs résultats à long terme qu’une perte pondérale éclair. D’après certaines études, un amaigrissement initial important et rapide serait même lié à un plus faible poids à la fin du suivi à long terme. Selon d’autres recherches, toutefois, il n’y aurait pas de différence. C’est d’ailleurs ce que voit le Dr Garrel dans sa pratique. « Les gens que l’on met, pour des raisons médicales, à des régimes très bas en calories, par exemple à 900 kcal par jour, et qui perdent beaucoup de poids rapidement, ne font ni mieux ni moins bien que ceux qui maigrissent lentement. » 4) Être prêt avant de commencer un régime Selon certains, pour réussir à vraiment perdre du poids, il faut être bien préparé mentalement. Cependant, des études ont montré que le fait d’être prêt n’est pas lié à l’importance de la perte de poids ni à l’observance du traitement chez des participants à des programmes de changement de comportement.

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Les études n’ont pas prouvé que les cours d’éducation physique à l’école réduisent l’obésité chez les enfants. Même les programmes spécialisés pour promouvoir l’exercice dans certaines écoles ne parviennent pas à réduire l’indice de masse corporelle ou l’incidence de l’obésité, indique l’article du New England Journal of Medicine. Mais pourquoi ? « L’activité physique ne peut devenir un bon moyen de prévenir ou de traiter l’obésité que si la personne devient un athlète et s’entraîne au moins huit heures par semaine. Faire trois ou quatre heures d’activité physique dans une école n’est pas efficace », répond le Dr Garrel. En fait, l’exercice ne permet pas d’augmenter suffisamment les dépenses énergétiques pour faire maigrir. Le pourcentage d’énergie qu’il fait perdre est peu élevé. « La majorité des dépenses de l’organisme vient du métabolisme au repos, c’est-à-dire ce qu’on dépense en ne faisant rien, indique le professeur du Département de nutrition de l’Université de Montréal. Ensuite, 10 % de nos dépenses viennent de l’effet thermique lié à l’alimentation. Si on rajoute le fait que de 20 % à 25 % des dépenses proviennent des activités professionnelles et familiales, la part de l’activité physique est minime. » Néanmoins, même si on ne peut compter sur le pouvoir amaigrissant du sport, il faut en faire. «L’activité physique est nécessaire à la santé », souligne le Dr Garrel. 6) L’allaitement protège les enfants contre l’obésité L’allaitement maternel a bien des vertus, mais pas celle de protéger les bébés contre une future obésité. L’erreur vient d’un rapport de l’Organisation mondiale de la santé de 2007. Quand les données du document ont été réanalysées, il est apparu qu’il y avait un biais de publication parmi les études qui y étaient présentées. Par ailleurs, d’autres recherches, dont une très rigoureuse comprenant plus de 13 000 enfants suivis pendant plus de six ans, n’ont pas montré d’effets protecteurs de l’allaitement contre l’obésité.


CHRONIQUE MÉDICALE 7) Les relations sexuelles permettent de maigrir Autre mythe : les relations sexuelles permettent de brûler de 100 kcal à 300 kcal. En fait, les partenaires sont souvent loin du compte. Un homme de 70 kg dépenserait environ 3,5 kcal par minute pendant la stimulation et l’orgasme. C’est l’équivalent d’une marche d’un pas modéré. Le Dr Allison et ses collègues se sont amusés à faire un calcul un peu curieux. En considérant que les relations sexuelles durent en moyenne six minutes, ils ont estimé qu’un homme dans la trentaine dépense approximativement 21 kcal en faisant l’amour. Cependant, s’il n’avait fait que regarder la télévision, il en aurait perdu 7. Ainsi, le surplus d’énergie dépensé grâce à l’activité sexuelle serait d’environ 14 kcal. L’équation laisse le Dr Garrel dubitatif. « J’espère que les relations sexuelles de la majorité des gens durent plus de six minutes ! » À son avis, le calcul est un peu hasardeux, puisque les coûts énergétiques d’une activité physique sont différents d’une personne à l’autre.

Les présomptions Dans le domaine du surpoids, beaucoup d’assertions sont loin d’être prouvées. Le médecin, tout comme son patient, doit être conscient de la valeur incertaine de plusieurs affirmations. 1) La valeur du petit-déjeuner Est-il important de prendre un petit-déjeuner le matin pour ne pas grossir ? Cela semble évident à plusieurs: ce premier repas empêcherait de trop manger dans la journée. Cependant, deux études contrôlées à répartition aléatoire comparant l’effet de prendre un petit-déjeuner à celui de le sauter n’ont pas montré de différence sur le poids de l’ensemble des participants. Toutefois, l’un des essais semblait indiquer que l’habitude qu’avaient initialement les sujets de prendre ou non un petit-déjeuner pouvait avoir un effet sur les résultats. La science ne permet donc pas vraiment de déterminer l’importance du premier repas de la journée. D’où vient cette hypothèse sur la valeur du petitdéjeuner ? Hippocrate et les médecins de la Grèce antique recommandaient à leurs patients de prendre un petit-déjeuner substantiel, un repas moins important à midi et un souper très léger. « C’est une très longue tradition en médecine qui est enseignée depuis des millénaires », explique le Dr Garrel. Lui-même prodigue à ses patients des conseils identiques. « Il n’y a pas de données scientifiques pour les appuyer. Néanmoins,

des chercheurs ont étudié une cohorte de personnes qui ont réussi à perdre beaucoup de poids sans le reprendre. Et l’un des facteurs qui caractérisaient ces sujets était le fait de bien manger le matin. » Le spécialiste reconnaît toutefois que la répartition des calories d’une manière plutôt que d’une autre au cours de la journée ne joue pas sur le plan biologique. « Le bilan énergétique n’est pas du tout lié à l’heure à laquelle on mange », dit-il. 2) Les habitudes de l’enfance et le poids Beaucoup croient que c’est durant la petite enfance que l’on acquiert les habitudes qui influenceront notre poids tout au long de notre vie. Les rapports à l’alimentation et à l’exercice y seraient déterminants. Il est vrai que l’indice de masse corporelle reste stable au cours de l’existence. Toutefois, des études génétiques semblent indiquer que cela serait davantage dû aux gènes qu’à l’apprentissage précoce d’un mode de vie. « Dans les années 1960 et 1970, les Suédois ont montré que 80 % de la graisse corporelle dépendait des gènes. Les enfants adoptés, par exemple, ont le poids et le pourcentage de graisse corporelle de leurs parents biologiques et non de leurs parents adoptifs », indique le Dr Garrel. 3) La valeur des fruits et des légumes Certains patients s’imaginent que le fait de manger plus de végétaux leur permettra de maigrir. «C’est vrai que la consommation de fruits et de légumes est bonne pour la santé. Cependant, quand il n’y a pas d’autres modifications de comportement qui accompagnent la consommation accrue de fruits et de légumes, le poids peut augmenter ou ne pas changer », indiquent le Dr Allison et ses collaborateurs. « La consommation de fruits et de légumes n’a pas de vertu amaigrissante », résume le Dr Garrel. À la limite, un végétarien peut être obèse. Il y a déjà eu un cas. La personne faisait entre autres cuire ses légumes dans l’huile. « Quelle que soit la façon dont on se nourrit, la seule chose qui compte est la quantité d’énergie que l’on ingère. » Il faut donc manger des végétaux pour les bonnes raisons. « La consommation de fruits et de légumes diminue l’incidence du cancer et des maladies cardiovasculaires. En nutrition, il n’y a pratiquement pas de connaissances plus solides que celle-là », affirme le spécialiste.

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CHRONIQUE MÉDICALE 4) L’effet yoyo et la mortalité

3) L’exercice

Les prises et les pertes de poids cycliques peuvent-elles être dangereuses ? Certaines études d’observation ont montré que l’instabilité du poids était associée à un risque accru de mortalité. Cependant, ces résultats étaient probablement dus à des facteurs de confusion liés à l’état de santé des sujets. Chez les animaux, les études ne confirment par ailleurs pas le risque des variations pondérales.

Peu importe son effet sur le poids, l’exercice est bénéfique pour la santé. Il permet entre autres de réduire les effets nuisibles de l’obésité sur l’organisme. « On observe une diminution de l’incidence du cancer et des accidents cardiovasculaires chez les gens qui sont actifs par rapport à ceux qui sont sédentaires, quel que soit leur poids », indique le Dr Garrel.

Mais même s’il ne tue pas, l’effet yoyo a des répercussions néfastes : la fonte des muscles. «Chaque fois que l’on maigrit, on perd de la masse maigre, dont de la masse musculaire. Si on a 20 ans, cela ne cause pas de problème, parce que les muscles sont développés. Néanmoins, dès la trentaine on commence à en perdre à cause de l’âge », dit le Dr Garrel. 5) Le grignotage et le gain de poids Bien des gens pensent que le fait de grignoter fait grossir. On ignore s’ils ont raison. Les études n’ont jamais montré de lien. « C’est vrai qu’on observe le grignotage chez un bon nombre d’obèses, mais on le voit aussi chez beaucoup de personnes non obèses », indique l’endocrinologue. 6) L’environnement et l’obésité Le fait d’avoir des parcs, des trottoirs, des pistes cyclables dans l’environnement dans lequel on vit a-til une influence sur la prévalence de l’obésité ? Les études ne permettent pas de le dire.

Les faits Heureusement, il y a des faits auxquels le médecin peut se fier quand il conseille son patient. Ce sont des données, issues d’études rigoureuses, considérées comme suffisamment certaines. 1) La génétique La génétique joue un grand rôle dans le poids. Mais elle ne constitue pas le seul facteur clé. «L’hérédité n’est pas la destinée », soulignent les auteurs de l’article du New England Journal of Medicine. Le Dr Garrel est tout à fait d’accord. « Beaucoup de gens sont capables, par leur style de vie, d’éviter de devenir obèses. La génétique fait apparaître l’obésité seulement si l’environnement y est favorable. » 2) L’alimentation L’intervention la plus efficace pour perdre du poids ? La réduction de l’apport en énergie. On peut manger plus de fruits et de légumes, prendre un petit-déjeuner le matin, mais on ne maigrira que si l’on diminue de manière globale sa consommation de calories.

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La pratique de l’exercice à un niveau suffisant permet également de maintenir la perte de poids à long terme. « Les programmes d’activité physique sont importants, surtout chez les enfants, mais pour que l’exercice influe sur le poids, il faut qu’il y ait une quantité substantielle de mouvements, pas seulement une simple participation», précisent les chercheurs. L’activité physique a également un autre avantage : le maintien de la masse musculaire. « C’est très important chez les personnes qui maigrissent », estime le Dr Garrel. 4) Les bonnes habitudes de vie La meilleure manière de concevoir l’obésité c’est de la considérer comme une maladie chronique, estime l’équipe du Dr Allison. Ce problème de santé nécessite une gestion continue pour maintenir la perte de poids à long terme. Pour y parvenir, il faut poursuivre les changements d’habitudes qui ont permis l’amaigrissement. « Concrètement, cela signifie qu’on ne doit pas essayer de mettre un patient au régime. Il n’y a donc pas deux phases : la perte de poids et l’arrêt de la diète. L’approche régime doit être totalement abandonnée », affirme le Dr Garrel. 5) Les programmes familiaux Pour les enfants qui ont un surplus de poids, les programmes auxquels participent les parents et qui ont lieu à la maison sont les plus efficaces. 6) L’approvisionnement en repas Un encadrement fournissant des repas ou des substituts de repas est associé à une plus grande perte de poids que les programmes d’apparence plus holistiques qui reposent sur des concepts d’équilibre, de variété et de modération. 7) Les médicaments Quelle est l’utilité des médicaments ? « Certains agents pharmaceutiques peuvent aider les patients à obtenir une perte de poids significative sur le plan clinique et à maintenir cette réduction tant qu’ils les utilisent », écrivent les auteurs de l’article.


CHRONIQUE MÉDICALE

Le Dr Garrel n’est pas d’accord. « Je ne connais pas un seul cas de traitement pharmacologique qui ait été utile, tout en ne causant pas d’effets indésirables graves. » Certaines molécules très efficaces ont d’ailleurs été retirées du marché, parce qu’elles semblaient pousser des patients au suicide. Les produits qui restent sont moins puissants. «La plupart des médicaments actuellement offerts permettent une perte d’une vingtaine de livres en moyenne pendant six mois. Ensuite, le poids remonte tranquillement, même si les patients continuent à les prendre. Dans la vraie vie, les gens cessent souvent le traitement ou ont des effets secondaires.» 8) La chirurgie bariatrique Chez certains patients soigneusement sélectionnés, la chirurgie bariatrique est très efficace. Elle réduit le poids de manière durable et diminue l’incidence du diabète et le taux de mortalité. «Pour les personnes très obèses, la chirurgie bariatrique peut offrir un traitement qui change la vie et, dans certains cas, qui la sauve », soutiennent les chercheurs.

« Être honnête avec le public » L’exercice auquel se sont livrés le Dr Allison et ses collaborateurs est notable. « Un travail aussi exhaustif avec une recherche aussi importante dans la littérature n’avait jamais été publié », estime le Dr Garrel, qui a lui-même déjà participé à la rédaction des recommandations canadiennes sur le traitement de l’obésité. Cette analyse qu’ont faite les chercheurs américains des données prouvées et non prouvées est cruciale pour les médecins. « En tant que communauté scientifique, nous devons toujours être ouverts et honnêtes avec le public au sujet de l’état de nos connaissances et évaluer rigoureusement les stratégies non prouvées », indiquent le Dr Allison et son équipe. 1. Casazza K, Fontaine KR, Astrup A et coll. Myths, presumptions and facts, about abesity. N Engl J Med 2013; 368 (5): 446-54.

Chronique multimédia Par Julie Bouthillette, AMA, CLSC La Pommeraie

Liens internet

Le stress, vous connaissez? Étiez-vous des nôtres aux journées de perfectionnement? Si oui, vous avez alors entendu la conférence Comment devenir l’artisan d’un milieu de travail sain par Mme Éveline Marcil-Denault, psychologue industrielle. Au cours de la conférence, Mme Marcil-Denault a fait référence à ce site internet, créé par le Centre d’étude sur le stress humain (CESH). On peut y apprendre ce qu’est le stress, le comprendre et le déjouer. On aborde également le stress par catégorie d’individus (parents, enfants, personnes âgées…) et nous pouvons également consulter en ligne le Mammouth magasine (et allez voir pourquoi c’est le mammouth qui a été choisi comme nom de publication et logo!!). Site intéressant à découvrir. www.stresshumain.ca

Application téléphones intelligents Endomondo

Vous marchez, faites du vélo, du roller, de la course…? Peu importe votre moyen de vous déplacer et bouger; avec cette application, vous pourrez connaître la durée de votre entraînement, la distance parcourue, les calories perdues… vous aurez même un historique pour constater vos progrès!! Application gratuite.

Livres

L’atlas d’anatomie humaine, Par Frank Henry Netter, MD. Éditions Elsevier-Masson, 5e édition, 570 pages. Ce livre est un ouvrage de référence dans le domaine médical avec ses quelques 900 illustrations détaillant le corps humain de la tête aux pieds. Les illustrations sont très détaillées et colorées, l’index est très facile à utiliser et les légendes facilitent la compréhension et l’apprentissage des termes d’anatomie. Un très bon outil de travail pour nous aider à mieux visualiser les structures anatomiques. Disponible sur Amazone ou à commander en librairie.

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ACTUALITÉ

Mon défi pour Leucan - suite Par Emmanuelle Gingras, AMA, Hôpital Juif de réadaptation. Laval

À quelques heures du départ, le 14 avril dernier, je me sens fébrile. Mes bagages sont faits. Dernières vérifications : billets électroniques, passeport, argent; tout y est, je peux dormir tranquille. À 3 h du matin, je rejoins mes compagnons de voyage à l’aéroport Montréal-Trudeau. Déjà à l’aéroport, l’esprit d’équipe se fait sentir et on fait connaissance peu à peu avec les membres du groupe que l’on ne connaît pas encore. Cette ambiance de camaraderie nous accompagnera tout au long du voyage. Bien plus encore, je retiens de cette aventure un souvenir impérissable de l’entraide et du support qui existaient au quotidien entre les participants. Sans cela, les différents parcours à pied ou en vélo auraient été difficiles à supporter. En effet, la chaleur, l’humidité et la pluie rencontrées chaque jour s’ajoutaient à la distance parcourue et à la difficulté du terrain. C’était à n’en pas douter, un défi sportif important ! Sans contredit, l’entraînement pré-départ était nécessaire ! Une journée-type pourrait se résumer comme suit : lever tôt (5 h 30 ou 6 h 30), déjeuner et départ selon le trajet vers 6 h 30 ou 7 h 30. Vélo, randonnée ou rafting sur une période d’environ 7 heures selon l’activité. Ensuite, arrivée au campement, installation sommaire, douche, souper, socialisation et coucher vers 22 h (parfois plus tôt selon l’épuisement ressenti !) Les guides et accompagnateurs formaient une équipe professionnelle: en tout temps, nous avons reçu attention, encadrement sportif et accompagnement touristique. Ils ont contribué à notre dépassement personnel et sportif en nous poussant un peu plus chaque jour mais toujours en tenant compte de la sécurité des participants. De plus, voyageant à nos côtés jour après jour, ils ont fait partie intégrante de notre groupe. Pour ma part, n’ayant jamais fait de rafting, j’appréhendais beaucoup cette activité. La compétence du guide et la confiance développée au cours des activités précédentes ont su réduire à néant toute mon anxiété ! Mieux encore, cette activité s’avère être un des points forts de mon voyage ! L’arrivée à la mer des Caraïbes, donc à la toute fin du défi, fut un autre moment fort du voyage. En effet, sept (7) de mes compagnons de voyage étaient des parents ayant vécu le décès de leur enfant. C’était très émouvant de les voir s’étreindre et écrire le nom de leur enfant dans le sable de la plage où nous étions arrivés… Un moment inoubliable où ces parents ont rendu un

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vibrant hommage à leur enfant décédé. Pour les autres participants, ce fut le bonheur d’avoir relevé un défi propre à chacun de nous. Au total, notre équipage a amassé près de 90 000 $ en dons au profit de Leucan. Les dons faits à Leucan servent à aider les familles membres dont un des enfants est atteint d’un cancer : aide financière (souvent un des parents cesse de travailler lors de la maladie), animation et accompagnement en salle de jeux, accueil et soutien affectif, massothérapie, service de fin de vie et suivi de deuil, camp d’été, recherche clinique etc… Leucan c’est aussi 70 employés et près de 2 000 bénévoles. Afin de continuer à supporter ses activités, Leucan organise cette année 2 voyages-bénéfice : le Costa Rica à nouveau ainsi qu’une randonnée au Maroc, à pied et à dos de chameau ! Pour les détails, vous pouvez consulter le site (http://www.leucan.qc.ca/fr/) . Participer à ce voyage fut pour moi un événement marquant dans ma vie. Dans les mois précédant le départ, l’entraînement m’a permis de reprendre des activités sportives délaissées, de me remettre en forme et de prendre soin de ma santé. Les activités de collecte de dons ont été l’occasion de belles rencontres et m’ont permis d’expérimenter l’organisation d’évènements où j’ai beaucoup appris. Le voyage quant à lui fut un moment privilégié pour me redécouvrir et apprendre sur moi-même et les autres. J’ai appris également de cette expérience que les défis qu’on se lance, petits ou grands, nous font avancer sur des sentiers inexplorés et nous enrichissent ! Posologie : au besoin et autant que requis. Effets secondaires : multiples mais sans danger pour la santé !


BULLETIN DU SUCCÈS

Les 4 styles de personnalité en bref Par Patrick Leroux CSP

Imaginez que vous puissiez, dès les premières secondes, identifier et connaître les qualités, les caractéristiques, les défauts, les peurs, les besoins, les désirs et les motivations des personnes que vous rencontrez. Est-ce que cela pourrait vous aider à mieux communiquer avec eux? Est-ce que cela pourrait vous aider à mieux les convaincre et les persuader ? Est-ce que cela pourrait vous aider à gagner plus rapidement leur confiance ? Est-ce que cela pourrait vous aider à mieux travailler en équipe? Est-ce que cela pourrait vous aider à mieux vendre vos idées, vos produits ou services ? Estce que cela pourrait vous aider à être plus tolérant ? Évidemment que oui ! Il existe dans notre société 4 styles de personnalité. La plupart des gens sont un mélange de 2 ou 3 ou parfois même les 4 styles. Le rouge et le jaune possèdent un style de personnalité extraverti et ils parlent rapidement alors que le vert et le bleu sont introvertis et ils parlent plus lentement. Le rouge et le bleu sont axés sur les tâches et les résultats alors que le jaune et le vert sont axés sur les personnes et les sentiments. Il n’y a pas un style meilleur qu’un autre. Chaque style a ses qualités, ses défauts et ses besoins. Examinons chacun des styles brièvement à l’état pur :

Le rouge (18% de la population) Qualités : Gagnant, ambitieux, efficace, rapide, leader, responsable, courageux, expressif et riche. Défauts: Direct, directif, contrôlant, impatient, colérique, insensible, peu diplomate, prétentieux, imbu de luimême et un peu baveux. Besoins : Résultat, performance, rapidité, respect et pouvoir.

Le jaune (28% de la population) Qualités: Joyeux, passionné, enthousiaste, charismatique, social, articulé, drôle, créatif et aime le changement. Défauts : Spontané, impulsif, infidèle, désorganisé, toujours en retard, traîneux, dépensier, superficiel, nul dans les suivis et peu fiable. Besoins : Plaisir, prestige, jeu, reconnaissance, défi et nouveauté.

Le vert (40% de la population) Qualités : Humain, chaleureux, docile, altruiste, beaucoup de compassion, esprit de famille, fidèle, bon travaillant, respectueux, patient, sincère, diplomate, empathique, à l’écoute et soucieux de l’environnement. Défauts : Traditionnel, déteste le changement et les risques, lent, réactif, routinier, manque d’ambition et de leadership, ne s’exprime pas assez et manque de confiance en lui. Besoins : Famille, sécurité, stabilité, honnêteté et loyauté.

Le bleu (14% de la population) Qualités : Intelligent, analyste, rationnel, organisé, structuré, ordonné, responsable, respectueux des règlements, fiable, ponctuel et persévérant. Défauts : Très perfectionniste, critique, réservé, indépendant, froid, distant, aucun sens de l’humour et économe. Besoins : Logique, sécurité et garantie. Les besoins mentionnés précédemment sont des besoins fonctionnels. Ce qui veut dire que si une personne n’a pas ses besoins comblés, elle devient disfonctionnelle. Dans une situation de vente, il s’agit de besoins décisionnels (motivation d’achat). Ce qui veut dire que lorsqu’ils ne sont pas comblés, la personne ira acheter ailleurs. Relisez les qualités, les défauts et les besoins des 4 styles de personnalité et assurez-vous de toujours vous adapter aux styles des autres lorsque vous vous adressez à eux. En d’autres mots, parlez leur langage. Soyez caméléon. Bien connaître les 4 styles de personnalité a ses avantages. Non seulement cela fera de vous une personne plus tolérante envers les autres, car vous comprenez maintenant leur façon de penser, mais vous serez également en mesure d’influencer plus facilement les pensées et les actions de vos interlocuteurs, que ce soit votre partenaire de vie, vos enfants, vos collègues de travail, vos fournisseurs ou vos clients. Patrick Leroux CSP est conférencier professionnel et auteur de huit livres sur la motivation et les stratégies du succès. Vous pouvez le rejoindre au 450-932-3240 ou au 1-888-993-8882 et vous inscrire gratuitement au bulletin du succès (http://www.patrickleroux.com/).

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À VOTRE SANTÉ

Santé et sécurité au travail... la prévention Par Julie Bouthillette, AMA, CSSS La Pommeraie

Pour prévenir les inconforts et éventuellement les troubles musculosquelettiques, nous devons adapter notre poste de travail pour minimiser les risques. Et même si nous ajustons nos postes de travail, il ne faut pas oublier que la meilleure stratégie en prévention demeure de bouger. Alors aussi confortable que vous puissiez l’être, levez-vous fréquemment et changez de position dans la mesure du possible. Dans cet article, nous n’aborderons que la base d’un positionnement pour un travail assis devant un ordinateur, mais si votre travail nécessite souvent une posture debout ou alternance assis/debout, n’hésitez pas à vous référer au document mentionné à la fin de l’article. Les images suivantes démontrent la position pour assurer un confort à nos articulations de même que la posture de référence (une position de base, à adapter selon nos besoins, notre aire de travail et la nature de nos tâches).

il ne faut pas hésiter à le faire parce que ce n’est pas naturel pour notre corps de demeurer dans la même position des heures durant. Aménagement d’un poste de travail informatisé Lors de l’adaptation d’un poste de travail informatisé, nous devrions ajuster les différents éléments du poste aux caractéristiques de la personne de façon à se rapprocher le plus possible de la posture de référence. Commençons par le fauteuil. • • • • • •

Confort articulaire

La hauteur du siège devrait être ajusté pour que les cuisses soient parallèles au sol lorsque les pieds sont à plat par terre ou sur un repose-pied. Le siège devrait supporter la cuisse sur toute sa longueur sans non plus bloquer l’arrière du genou. Le siège devrait être placé à l’horizontale, ou selon le confort, légèrement incliné vers l’avant. La hauteur du dossier devrait être réglée de façon à ce que le support lombaire du dossier soit placé dans le creux du dos. Le dossier devrait être incliné légèrement vers l’arrière pour être confortable. Les accoudoirs devraient être ajustés de sorte que les bras se trouvent parallèles au tronc et les épaules relâchées lorsque les bras sont appuyés dessus. Les accoudoirs ne doivent pas empêcher de s’approcher des surfaces de travail.

L’ensemble clavier-souris-écran devrait aussi être placé en fonction de notre travail. Le clavier Le clavier devrait être placé face à l’utilisateur, à une hauteur qui permet de respecter les principes suivants : • • •

Posture de référence La posture de référence est une posture de base et nous ne sommes pas obligés d’être toujours dans cette position. Nous devons plutôt varier la posture au besoin et selon les ajustements disponibles dans notre aire de travail. Modifier l’angle du dossier, varier la position des jambes (au sol ou sur un repose-pied), se lever régulièrement, faire de courtes pauses régulièrement…

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Lorsqu’on est en position de travail au clavier, les avant-bras sont à peu près parallèles au sol et les coudes sont près du corps ; Les épaules demeurent détendues, de même que les muscles du cou ; S’il est impossible d’ajuster la hauteur du clavier, la hauteur de la chaise devrait être modifiée de façon à respecter la position souhaitée des avant-bras lors de l’utilisation du clavier (un repose-pied peut alors être nécessaire si les pieds ne sont pas bien appuyés sur le sol); les poignets doivent restés droits (mains se situant dans le prolongement direct des avant-bras).


À VOTRE SANTÉ La souris

L’organisation du travail et du temps

La prévention a bien sûr ses limites. Bien que nous adoptions une aire de travail la plus ergonomique possible, il reste que ce n’est pas naturel pour notre corps de rester assis des heures et des heures dans une position fixe devant notre écran d’ordinateur. Nous devons aussi organiser notre travail et notre horaire de façon à :

Placer la souris le plus près possible du clavier et au même niveau que celui-ci. Éviter de travailler au clavier ou avec la souris les bras éloignés du corps, les épaules surélevées ou les poignets en angle ouvert ou fermé avec les avant-bras. Le maintien de ces postures peut rapidement créer des inconforts. Les raccourcis-clavier peuvent être intéressants pour éviter de se promener entre la souris et le clavier.

• • •

L’écran

Varier et alterner les tâches; Réduire dans la limite du possible la durée quotidienne du travail à l’écran; Faire de courtes pauses plus fréquemment lorsque nous devons travailler longtemps assis; Bouger, faire des exercices.

Pour le travail au clavier, l’écran devrait être placé face à l’utilisateur afin d’éviter la torsion du cou ou la sollicitation excessive des muscles oculaires.

La distance à laquelle positionner l’écran dépend de plusieurs facteurs. La mesure habituellement suggérée est celle d’une longueur de bras, mais ce n’est qu’une suggestion qu’il faut adapter à notre situation personnelle (type de travail exercé, problèmes visuels... En tout temps, nous devrions avoir de la facilité à lire à l’écran et nous devrions être dans un position ne causant aucun inconfort.

Et l’ordinateur portable dans tout ça?

En ce qui concerne la hauteur de l’écran, le cou devrait demeurer dans le prolongement normal de la colonne vertébrale lorsqu’on lit à l’écran. Nous obtenons généralement cette posture lorsque le haut de la partie vitrée de l’écran est à la hauteur de nos yeux. Encore une fois, la position doit être adaptée à notre situation. Par exemple, une personne qui porte des verres correcteurs bifocaux préférera probablement que son écran soit placé légèrement plus bas pour faciliter la lecture.

Idéalement, l’écran est très légèrement incliné vers l’arrière, l’inclinaison de l’écran ne devrait jamais laisser apparaître de reflet sur celui-ci.

Enfin, attention à la façon dont vous vous déplacez avec votre ordinateur portable! Au besoin, munissez-vous d’un sac à dos pour ordinateur portable ou d’une valise à roulettes pour en faciliter le transport.

Avec la vie effrénée d’aujourd’hui, beaucoup travaillent exclusivement avec un ordinateur portable pour pouvoir travailler n’importe où et en tout temps. Par contre, le fait que l’écran et le clavier de ce type d’ordinateur ne peuvent être séparés, il en résulte des positions de travail plutôt inconfortables. Les principales solutions sont :

• •

Se limiter à de courtes périodes d’utilisation de l’ordinateur portable; Équiper l’ordinateur portable de composantes externes permettant d’adopter des postures plus confortables (souris, clavier); Déposer l’ordinateur portable sur une station d’accueil et ainsi ajuster notre aire de travail de façon plus ergonomique comme avec un bureau fixe, si on travaille pendant de longues périodes tout en restant au même endroit.

Autres éléments importants à considérer Les objets seront disposés sur leur utilisation soit fréquente ou calculatrice, brocheuse, etc), rapprochés de l’utilisateur étant utilisés.

le bureau selon que non (ex. : téléphone, les objets les plus ceux le plus souvent

Conserver une aire de travail dégagée dans la mesure du possible pour faciliter les déplacements, pouvoir pivoter la chaise librement et permettre de s’étirer les jambes au besoin. Selon les tâches à effectuer, l’utilisation d’un équipement supplémentaire peut être nécessaire pour éviter certains inconforts musculaires (par exemple, un porte-copie).

Dans le prochain numéro, vous trouverez la suite et la fin de cette chronique santé et sécurité au travail. Nous y verrons les exercices qu’on peut faire au bureau pour soulager les inconforts dûs à la position assise prolongée. Source : Ergonomie du bureau, produit par l’ASSTSAS (Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur des affaires sociales, 124 pages, disponible sur le site de l’ASSTSAS (www.asstsas. qc.ca )

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LA RELÈVE

Collège Ahuntsic L’attribution des codes Med-Écho: un casse-tête résolu à la Cité-de-la-Santé! Par Sarah Buckley, Amélie Hamel, Jessica Lahaie, Valérie Leroux, Isabelle Mc Duff, Audrey Quesnel, stagiaires en 3e année en collaboration avec Ariane Luneau, enseignante. Dans le cadre du cours Stage d’intégration suivi en 6e session, une des étapes a pour objectif de réaliser un projet en collaboration avec l’établissement de santé. Une première rencontre est donc nécessaire entre l’enseignant et le requérant (souvent l’archiviste médical en chef ou l’archiviste médical et le professionnel impliqués) afin de discuter de la problématique. À l’Hôpital Cité de la santé de Laval, les étudiants ont eu l’opportunité de démontrer leurs multiples compétences en réalisant une procédure informatisée pour la gestion et l’attribution des codes Med-Écho ainsi qu’une mise à jour d’un registre également informatisé contenant les spécimens de signatures des médecins. Je laisse donc place à ce groupe de finissantes 2013 afin de vous faire la description de ce projet.

Le sujet nous a été présenté par la coordonnatrice des archives médicales, accueil, téléphonie et brancarderie de l’Hôpital Cité de la santé, Mme Lise Gaudet. Dans cet établissement de santé, une problématique avait été clairement identifiée : la procédure pour l’attribution des codes Med-Écho pour les nouveaux médecins manquait d’uniformité. Cela occasionnait un grand nombre d’erreurs et rendait les procédures complexes à réaliser. Après avoir passé entre les mains de plusieurs employés, les informations entrées dans les systèmes informatiques et les registres n’étaient plus à jour et nécessitaient donc une importante réorganisation. De plus, une mise à jour du registre des signatures était nécessaire. Nous avons donc adapté la version informatisée existante pour la rendre plus conforme à une recherche facile et rapide.

• •

La diffusion de l’information; La mise en place d’un registre avec les spécimens de signature.

Liste informatisée des médecins

Pour créer une liste à jour des médecins actifs à l’hôpital, nous avons eu accès à de multiples listes de médecins oeuvrant au sein de l’établissement. Malheureusement, la plupart de ces listes n’étaient pas à jour et nous devions donc composer avec des informations erronées. Après avoir compilé ces données, nous avons créé une liste de médecins actifs à l’établissement à l’aide du logiciel Excel. Cette liste permet une attribution efficace des codes abrégés

Objectifs

Les objectifs de notre projet étaient d’établir : • •

Une procédure pour la gestion et l’attribution des codes Med-Écho ; Un registre des signatures informatisées des médecins de l’établissement.

Ces réalisations allaient clarifier de nombreuses procédures et assurer une bonne coordination. Elles allaient également permettre d’officialiser certaines procédures, jusque-là mal définies et non officielles, telles que: • • • •

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L’arrivée des médecins; Le départ des médecins; L’attribution des privilèges temporaires; La circulation d’information du début à la fin du processus;

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Med-Écho car elle est classée par spécialité. Il est donc très simple de repérer un médecin actif ou d’en ajouter un lors de son embauche.


LA RELÈVE

De plus, une éventuelle pénurie de codes abrégés Med-Écho causait de nombreux maux de tête aux archivistes. Suite à un appel fait à Logibec, nous avons découvert qu’il est possible d’attribuer un code alphanumérique, ce qui augmenterait davantage les possibilités de codes Med-Écho.

Saviez-vous que ...

Procédures créées

Afin de faciliter l’utilisation des nouveaux outils créés, nous avons rédigé les procédures simples suivantes pouvant être utilisées par les employées: • • • • •

Liste informatisée des médecins; Registre des signatures; Circulation de l’information; Registre de noms abrégés contenu dans la liste informatisée des médecins; Avis de nomination et de départ des médecins.

Registre des signatures

Un registre a été créé dans le logiciel Excel à partir de signatures provenant d’un fichier Access offert par une archiviste. À l’aide d’un logiciel de traitement d’images, nous avons rogné les signatures et les avons copiées dans notre registre. Nous avons parcouru certains dossiers dans le logiciel Chartmaxx pour rechercher des signatures qui n’étaient pas répertoriées dans le fichier donné par l’archiviste. Bien que fastidieuse, cette procédure nous a assuré un maximum de signatures dans notre registre.

Conclusion

La gestion et l’attribution des codes Med-Écho peuvent dorénavant être faites en utilisant la liste informatisée des médecins et le processus de l’information de l’arrivée et du départ des médecins est maintenant bien établi suite à cette modification. Les registres et procédures ont été créés malgré plusieurs difficultés auxquelles nous avons été confrontées. Il est dommage que certaines informations soient toujours manquantes et erronées malgré toutes les heures mises pour réaliser ce projet d’envergure. Nous constatons l’enthousiasme de la chef des archives à mettre en place le plus rapidement possible les nouveaux outils que nous avons créés. Cela est très valorisant et prouve que notre travail pourra servir, non seulement aux archivistes, mais également aux stagiaires à venir. En terminant, nous considérons que ce projet n’a pas été de tout repos et qu’il nous a fallu user d’ingéniosité afin de recoller les morceaux du casse-tête. Néanmoins, nous sommes très fières d’avoir eu la chance de relever le défi et nous espérons que nos suggestions seront mises à profit.

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Collège Laflèche Journées en archives médicales Par Véronique Smith, AMA, coordonnatrice du département

Une journée de conférences en archives médicales a eu lieu au Collège Laflèche le 11 avril dernier. Cette journée de conférences est organisée chaque année et est très appréciée de nos étudiants en archives médicales. Une petite nouveauté cette année: les présentations ont eu lieu dans notre nouvel amphithéâtre. Les conférenciers et conférencières ainsi que les étudiants et le personnel du collège ont beaucoup apprécié l’ambiance et le confort de la scène et de la salle. Cette année, nous avons accueilli Mme Josiane Desroches, kinésiologue, qui nous a offert la présentation suivante: OSER : Option d’avoir du Succès en s’Engageant vers la Réussite. Cette conférencière nous a offert un bagage d’outils afin de nous garantir une carrière épanouie. Deux archivistes médicales, provenant d’un établissement offrant des services pour la clientèle présentant des troubles en santé mentale, sont venues nous parler de sujets aussi variés que le travail de l’archiviste médicale dans ce type d’établissement, de la gestion d’un service d’archives et des statuts légaux. Des représentants de plusieurs établissements de la ville de Québec et du CSSS de Gatineau sont venus rencontrer nos étudiants dans le but de leur offrir de l’emploi. Pour ce faire, ils ont brièvement présenté leur région, les attraits qu’on y retrouve et les postes disponibles en archives médicales. Ils ont également rencontré certains de nos étudiants en entrevue et sont repartis avec plusieurs curriculums vitae. Parlant de conférences, notre chère collègue, Madame Annie Légaré, a présenté une conférence aux dernières journées de perfectionnement de l’AGISQ sur les cancers féminins : du diagnostic à la codification. Félicitations Annie; ce fut une présentation très enrichissante!

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Cégep de la Gaspésie et des Îles Programme en archives médicales nouvellement offert Par Pascale Lamarre, AMA, enseignante et Geneviève Langlois, conseillère pédagogique

Depuis l’automne 2012, le programme d’archives médicales est offert au Cégep de la Gaspésie et des Îles. À l’automne 2011, le cégep obtenait du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) l’autorisation provisoire d’offrir le programme. Une équipe de travail, formée de deux conseillers pédagogiques, d’une archiviste médicale de la région et à laquelle s’est jointe de façon ponctuelle une enseignante du Collège Ahuntsic, s’est alors mise au travail afin de traduire le programme ministériel en une offre de cours. Le respect de l’approche par compétences a constitué la ligne directrice des travaux de l’équipe d’élaboration qui a tenu à offrir des cours très axés sur la fonction de travail et ce, en mettant l’élève en contact avec des dossiers médicaux dès la première session. Le cégep bénificie d’un partenariat avec le CSSS de La-Côte-de-Gaspé, l’un des premiers au Québec à numériser les dossiers des clients, ce qui permet aux élèves l’apprentissage de cette nouvelle technologie. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que le Cégep de la Gaspésie et des Îles a accueilli une première cohorte du programme d’archives médicales à l’automne 2012. Le Cégep de la Gaspésie et des Îles accueille plus de 1100 élèves répartis dans quatre campus, soit ceux de Gaspé, de Grande-Rivière, des Îles-de-la-Madeleine et de Carelton-sur-Mer. C’est au campus de Gaspé que le programme d’archives médicales a été offert pour une première année en 2012-2013. Ce campus de 590 élèves compte un secteur francophone et un secteur anglophone, ce qui permet aux élèves de faire une partie de leur formation en immersion. Le cégep de la Gaspésie et des Îles a entre autres comme particularité sa proximité avec la nature. La région est d’ailleurs, selon le magazine National Geographic, l’une des 20 meilleures destinations à visiter au monde. Ce n’est donc pas sans raison que le cégep s’est donné comme slogan: un lieu de formation grandeur nature!

Nouvelles fonctions Sylvie Dumont, auparavant au C.H. Pierre-Janet de Gatineau a débuté le 29 avril dernier un poste de chef du service des archives/réception au Centre de réadaptation La Ressource de Gatineau. Martine Désormeaux a quitté l’Agence de santé de Montréal au printemps dernier pour un poste d’archiviste médicale au Dossier santé Québec (DSQ)

Décès C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Mme Lucette Lussier-Hamel, mère de notre présidente, Mme Christiane Hamel, survenu le 9 juin dernier, à l’âge de 82 ans. Nous offrons nos plus sincères condoléances à Christiane et à sa famille.

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Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption L’attribution des DRG

Collège O’Sullivan de Montréal News from the MEDICAL RECORDS Department, MRMP

Par Annie Ledoux et Alexandra Lecours, finissantes

By Mario Morissette, Coordinator, Program, Department and Clinical Internships

Les 15, 16 et 17 mai derniers se tenaient les journées de perfectionnement de notre association professionnelle. Nous avons assisté à plusieurs conférences dont celle de Mme Julie Allard, archiviste médicale et analyste en performance chez MédiaMed Technologies, qui nous a entretenus sur les diagnostics regroupés pour la gestion (DRG). Les DRG sont importants dans la gestion, mais difficile à résumer en quelques lignes vu leur complexité. Les DRG sont utilisés de façon internationale et permettent de regrouper les usagers semblables d’un point de vue clinique afin de s’autocomparer. Cela permet l’amélioration de la qualité des soins et l’évaluation du taux de mortalité, tout en aidant les gestionnaires à mieux répartir les budgets dans les divers services de l’établissement pour bien répondre aux besoins de leur clientèle. Cela s’effectue à partir de deux classes, c’est-à-dire la classe médicale qui constitue les diagnostics et la classe chirurgicale, soit les interventions en salle d’opération. Il est important de bien identifier le diagnostic principal qui exige le plus de ressources.

The Medical Records program, now in its eighth year, is steadily growing. Its latest evolution is seeing past graduates come back to the college to teach soonto-be medical archivists the ins and outs of the field. The 2012-2013 school year had three former students working in the department. Here are a few words about their experience and adventures:

Il y a au total 1 256 APR-DRG qui sont classés en quatre sous-classes de gravité qui passent de faible à extrême. Il est donc primordial de s’assurer pour chaque dossier, de coder les diagnostics ainsi que les traitements pour conduire à un DRG reflétant le niveau de ressources déployées pour traiter l’usager et de se préoccuper des interventions faites hors bloc opératoire. Bref, l’archiviste est là pour comprendre et soutenir les gestionnaires dans leur travail d’où l’importance de notre principale qualité: le souci du détail.

JOYCE MOLINA ’10 I would not be in the position in which I am now if it were not for the efforts and knowledge of my teachers at O’Sullivan. They helped me understand that all our work is only useful as long as it is passed on to others. As a graduate of the program, I feel I have an advantage of being familiar with the students’ way of thinking and their difficulties. Also, my experience in the medical records field allows me to prepare classes with many practical examples of real work experiences. LEA LAMIRANDE ’11 Upon graduation, I was immediately offered a position at the Royal Victoria Hospital as a medical archivist. Shortly after, I also received an offer to come back to O’Sullivan to supervise current students who are doing their internship. I could not say no to an opportunity that allows me to share my knowledge with others and help guide students on their own paths to becoming successful medical records specialists. It was difficult to learn the legal aspects of medical files, to learn medical terminology, and to know about various diseases, but it is now my pleasure to share the challenges I faced during my own school days with the students. ANNA MARIA MANNU ’12 My experience has certainly been a roller-coaster ride, a combination of fear, excitement, and most of all, a challenge. It’s actually the challenge that I love the most as I am learning to realize the rewards that come from putting a great deal of effort into any task. I supervise student internships, and as such have the students work on actual charts from their respective hospitals. I help guide them in applying to real life what they have learned over the past two years in the classroom. By helping the students build on their strengths and weaknesses, I am happy to have a hand in preparing them for the work force.

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NOS PUBLICATIONS

L’AGISQ a mis sur le marché des guides de normalisation de techniques en archives médicales. La plupart se vendent sous forme de fascicule, format 8 ½ x 11, boudiné avec couverture plastifiée. Les titres disponibles sont les suivants1: Publications Quantité Membre Non-membre Total 5- Traitement du dossier médical de l’enfant...(adoption) (révision 2001)

________

28.00$

41.00$

_________

8- Analyse du dossier de santé (1988) ________ 14.50$ non-disp. _________ 10- Guide pour manuel de normes et pratique de gestion (1982)

________

7.50$

12.50$

_________

11- Programme d’appréciation de la qualité (S.A.M.) (1989)

________

15.50$

non-disp.

_________

23- Établissement, normes de productivité pour tâches (S.A.M.) (1986)

________

10.75$

14.75$

_________

25- Gestion et entreposage des dossiers médicaux (CRSSS-03) (1986)

________

18.75$

27.75$

_________

28- Analyse de tâches (1990) (toujours à jour en 2000) ________ 23.00$ 33.00$ _________ 37- Protection du majeur inapte (révision 2005) ________ 32.50$ 41.50$ _________ 39- Guide de rédaction d’une politique - dossiers des usagers en CLSC (révision 2000)

________

50.00$

61.00$

_________

56- Guide sur la gestion des risques (révision 2005) ________ 32.50$ 41.50$ _________ 58- Guide de gestion des dossiers des usagers en milieu scolaire (1995)

________

53.50$

68.50$

_________

68- Préparation d’un témoignage pour le tribunal (2005)

________

32.50$

41.50$

_________

68A – Preparing to testify in court (2005) ________ 35.75$ 44.75$ _________ 69 - Que faire en cas de décès (2004) ________ 40.00$ 60.00$ _________ 71 - Analyse du dossier bio-psychosocial en CSSS (mission CLSC) (révision 2006)

________

32.50$

41.50$

_________

71A – Bio-psychosocial Health Record Analysis in a CSSS … (June 2006)

________

35.75$

44.75$

_________

72 – Auto-évaluation d’un service d’archives médicales (révision 2006)

________

40.50$

59.50$

_________

73 – L’archiviste médicale en CSSS dans la mission CLSC (révision 2007)

________

40.50$

59.50$

_________

74 – Lexique de termes médicaux (révision 2007) ________ 35.00$ 45.00$ _________ 76 – Accès à l’information contenue au dossier de l’usager (révision 2008)

________

40.00$

60.00$

_________

78 – Évaluation par critères explicites (révision 2009) ________ 40.00$ 60.00$ _________ 79 – Gestion des dossiers des usagers en centre d’hébergement, (septembre 2012)

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28.50$

41.75$

_________

80 - Index des sujets étudiés par critères explicites (révision mars 2013)

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25.50$

35.50$

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CO- Journal Inter Agisq - abonnement annuel ________ gratuit 30,00$ _________ Total _________

Toutes ces publications sont taxables. Nous ajouterons donc 5% de T.P.S. ainsi que les frais de poste et de manutention. Ne pas envoyer le paiement, nous vous facturerons. Aucun remboursement

Nom: __________________________________________________ # de membre __________ Adresse: _____________________________________________________ Code postal: ________________________ Téléphone : ____________________________

Adresse de retour : Association des gestionnaires de l’information de la santé du Québec (AGISQ) 5104, boulevard Bourque, bureau 104 Sherbrooke (Québec) J1N 2K7

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Le détail de chacune des publications est disponible sur le site Internet de l’AGISQ à l’adresse suivante : www.agisq-quebec.ca

vol. 3, no 1 - juillet 2013

INTER AGISQ

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Inter agisq - juillet 2013  

revue publiée 3 fois l'an

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