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Nationale

Santé & ACTUALITE

Mot d’ordre : Relever les défis

Des hommes à la conquête du savoir-faire

A

ller vers des soins de qualité et de haut niveau, réduire les trans ferts de soins à l’étranger, voilà en résumé le projet médical de l’EHU, qui depuis deux ans maintenant sous l’impulsion d’un staff algérien, on voit venir les premiers résultats. En effet la première greffe hépatique réalisée ce mois de Mars par une équipe algéro-française de chirurgiens dont celle notamment du Professeur Benmaarouf, s’ajoute aux autres programmes de transplantations d’organes qui sont prévus. Ainsi il est à noter que ce sont déjà pour l’année 2011, 10 greffes rénales qui ont été menées avec succès, 98 autogreffes, alors que pour la greffe hépatique 10 autres sont programmées d’ici la fin de l’année. Sans oublier le pôle prélèvement d’organes et de cellules qui courant le mois d’Avril, verra l’ouverture du service d’allogreffe qui traitera des leucémies aigues. Et sans oublier l’ouverture prochaine du service de médecine nucléaire, le développement de la chirurgie robotisée. Pour le DG de l’EHU le Dr Mansouri, le pari des pouvoirs publics de confier la gestion et le développement du projet de l’établissement à un staff algérien, oubliée l’option canadienne, s’avère aujourd’hui payante. A noter que l’EHU en terme de compétence aujourd’hui, ce ne sont pas moins d’une vingtaine de chefs de services re-

Huit années après son ouverture l’Etablissement hospitalier universitaire 1er Novembre 1954 d’Oran (EHU) aborde la phase de concrétisation des missions qui lui ont été dévolues au moment du lancement de ce projet.

crutés par voie de concours, et un personnel total au nombre de 2.500. Pour le DG de l’EHU, l’établissement se devait de respecter ses engagements, développer des pôles d’excellences et concrétiser également l’engagement des pouvoirs publics. Il faut savoir que jusqu’à présent l’EHU a perçu de la part de la tutelle pour le développement de ses activités médicales et chirurgicales un budget de plus de 5 milliards de DA en 2011, qui sont consacrés aux activités, aux médicaments et à la masse salariale ; En matière de coût de soins de haut ni-

veau, l’on mesure encore tout l’apport stratégique de l’EHU pour la prise en charge des malades venant de tout le pays. Il faut savoir que pour les transplantations ce sont 10 malades qui sont soignés contre l’équivalent d’un transfert à l’étranger. Autre exemple pour la dernière greffe hépatique réalisée avec succès, le coût de cette opération en France reviendrait à plus de 250.000 euros, en Algérie cela ne dépasse pas les 4 millions de DA. Là-encore, la prochaine étape que se sont assignés les gestionnaires de l’EHU, c’est la contractualisation avec la CNAS au profit des malades. A. Saâdia

Semaine du 15 au 21 avril 2012 - LE JOURNAL DE LA SANTE

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