Page 1

Objectif Coopération territoriale européenne France - Italie (Alpes) 2007 – 2013 Obiettivo Cooperazione territoriale europea Italia - Francia (Alpi) 2007 – 2013

Etudes et expérimentations Studi e sperimentazioni

Un partenariat de / Una partnership tra:


2

Edito / Premessa En s’engageant dans le programme transfrontalier « Pellidrac : Pellice e Drac si parlano : histoire d’eau », le Conseil Général des Hautes-Alpes décidait en 2008 de coopérer avec ses voisins du Piémont sur un sujet hautement technique : la gestion des cours d’eau. En proposant à la Communauté Locale de l’Eau du Drac amont (CLEDA) de faire de son territoire le terrain de cette coopération, l’objectif était double : • permettre aux acteurs de ce bassin versant de disposer de ressources techniques et financières de qualité et d’importance ; • déplacer vers le sud la coopération transfrontalière qui touche principalement les zones frontières des Hautes-Alpes. Ce projet, ambitieux, a été, en cours d’exécution, requalibré afin de l’adapter le plus possible aux réalités du terrain. Parmi d’autres, il m’a semblé judicieux et opportun de publier dans les pages qui suivent un résumé des études et des expérimentations réalisées entre 2009 et 2011, en prenant soin de les rendre compréhensibles par le plus grand nombre. Cet exercice de vulgarisation, toujours délicat, montrera, je l’espère, l’intérêt de ces études et de ces expérimentations - attribuées par appel d’offre à des entreprises spécialisées - étapes préalables aux décisions que les élus sont amenés à prendre. Il permettra également de présenter aux gestionnaires de bassins versants similaires à celui du Drac amont des bonnes pratiques à transposer sans doute sur leurs territoires. Je vous en souhaite une bonne lecture et vous invite à consulter les études et rapports de missions complets au Service Eau et Environnement du Pôle Développement du Conseil Général des HautesAlpes ou à la CLEDA, tous deux véritables chevilles ouvrières de ce programme.

Impegnandosi nel programma transfrontaliero « Pellidrac : Pellice e Drac si parlano : histoire d’eau », il Conseil Général des Hautes-Alpes decise nel 2008 di cooperare con i propri vicini del Piemonte su un tema altamente tecnico : la gestione dei corsi d’acqua. Proponendo alla Communauté Locale de l’Eau du Drac amont (CLEDA) di fare dell’alto Drac il terreno di questa cooperazione, si perseguirono due obiettivi: • permettere agli attori presenti in questo bacino idrografico di disporre di risorse tecniche ed economiche rilevanti e di qualità, • Trasferire verso sud la cooperazione transfrontaliera solitamente destinata alle aree più esterne delle Hautes-Alpes. Questo ambizioso progetto è stato, in corso di esecuzione, rimodulato al fine di adattarlo il più possibile alle realtà del territorio. Mi è parso inoltre opportuno e doveroso pubblicare le seguenti pagine riassuntive degli studi e delle sperimentazioni realizzate tra il 2009 e il 2011, avendo cura di renderle comprensibili ad un pubblico il più vasto possibile. Questo delicato sforzo di estensione dimostrerà, ne sono certo, il valore di questi studi e sperimentazioni, affidati mediante gare pubbliche a imprese specializzate, quali punti fondamentali che permetteranno agli amministratori di effettuare gli interventi più appropriati. Permetterà inoltre di presentare ad altri soggetti, gestori di bacini idrografici similari all’alto Drac, strumenti e azioni da trasferire sui propri territori. Auguro una buona lettura e invito a consultare gli studi e le relazioni complete presso il Servizio Acqua e Ambiente del Pôle Développement du Conseil Général des Hautes-Alpes o presso la CLEDA, attivi capofila di questo programma.

Le Président, Jean-Yves Dusserre

Il Presidente, Jean-Yves Dusserre


3 Etude de l’élargissement du lit du Drac amont Studio per l’ampliamento del letto dell’alto Drac Deux dysfonctionnements hydromorphologiques majeurs sont

Sono state osservate due anomalie idromorfologiche rilevanti sul

observés sur le tronçon d’étude du Drac amont : une incision du

corso dell’alto Drac : un’incisione del canale di scorrimento, la

lit mineur, dont l’origine est essentiellement anthropique (extrac-

cui origine è essenzialmente antropica (estrazioni e restringimen-

tions et endiguements) et, en liaison directe avec le dysfonctionne-

to degli argini) e, direttamente collegato a questo, una riduzione

ment précédent, une réduction du linéaire de tressage, style fluvial

dell’alveo, che ha mutato l’aspetto naturale tipico, ed emblema-

d’équilibre naturel et emblématique des cours d’eau de montagne

tico, dei corsi d’acqua montani in fondovalle. Uno studio appro-

à fond de vallée large. Une étude a été conduite pour envisager

fondito è stato condotto per valutare le modalità di ampliamento

les modalités d’un élargissement du lit et de sa recharge afin de

del letto fluviale al fine di risolvere questi squilibri.

répondre à ces dysfonctionnements.

Le contexte de l’étude Sur le Drac amont, la couverture alluvionnaire du lit ayant été emportée, on assiste à un encaissement dans les argiles par un phénomène d’incision permanent. Localement, un « canyon » s’est même creusé. Le phénomène devrait se poursuivre avec de réels risques pour les ouvrages d’art et de protection, pour la stabilité des versants et de forts impacts sur le milieu aquatique et les ripisylves. Le plan de gestion du Drac amont et de ses principaux affluents propose une recharge artificielle du lit depuis le plan d’eau du Champsaur jusqu’à l’amont de Saint-Bonnet-en-Champsaur permettant l’atteinte d’un profil en long d’équilibre. Pour garantir la réussite de l’opération, cette recharge doit être couplée à la reconquête de l’espace de mobilité du Drac amont. La figure ci-contre situe l’espace de mobilité envisagé.

Largeur d’objectif pour la restauration de l’espace de mobilité

L’élargissement Globalement, l’élargissement du lit du Drac amont devra permettre le maintien d’une section du lit de l’ordre de 80 à 100 m. Il présente trois avantages : • un retour à une morphologie en tresse (photo en dos de couverture), favorable pour le milieu ; • une réduction de la capacité de transport permettant un accroissement de la pente d’équilibre et une augmentation des dépôts, et constituant une alternative positive à la construction de seuils de fond ; • une régulation du transport solide qui préviendra l’enfoncement rapide du lit, limitant ainsi la durée et l’ampleur des découvrements d’argiles. En amont de Saint-Bonnet-en-Champsaur l’atteinte du profil en long d’équilibre et du nouvel espace de mobilité nécessite une intervention mécanisée et rapide. Ensuite, à l’aval, le rétablissement devrait se faire naturellement par la divagation retrouvée de la rivière. L’étude s’est donc focalisée uniquement sur le secteur amont.

Cartographie des enjeux Outre un inventaire exhaustif des ouvrages hydrauliques (digues, seuils, gabions…), la cartographie de tous les enjeux a été réalisée sur la totalité du linéaire entre le plan d’eau et la confluence avec la Séveraissette. La zone d’élargissement présente plusieurs enjeux à considérer. Les lignes grasses noires situent les zones où des opérations complémentaires pourront être réalisées (enrochements, protections de talus et de berges). Celles-ci concernent principalement : la STEP de Laye, la canalisation de collecte des eaux usées allant du plan d’eau du Champsaur à la STEP de Saint-Bonnet-en-Champsaur et le remblai du méandre à l’aval du plan d’eau ainsi que tout terrain pentu soumis aux glissements.


4 Définition des besoins en matériaux (La recharge) Le plan de gestion élaboré par le bureau d’étude ETRM a défini le profil d’étiage 2009 et un profil objectif à atteindre. L’estimation du volume de matériaux nécessaire à la recharge a été calculée via l’acquisition d’un Modèle Numérique de Terrain (MNT acquis par la technique LIDAR). La comparaison de ce « MNT 2011 » avec un « MNT projet », plus haut et plus régulier, permet de définir les besoins en matériaux ainsi que les zones potentielles proches pour le prélèvement de matériaux. Ce graphique présente les récents profils en long levés et le profil objectif défini par ETRM dans le plan de gestion du Drac amont et de ses affluents

Afin de disposer d’une référence fiable et d’un outil pour le suivi des évolutions de la morphologie de la rivière,

un modèle numérique de terrain (MNT) a été acquis. Réalisé à partir de relevés par hélicoptère (laser-scanner embarqué), il propose une représentation topographique (en trois dimensions) du Drac amont sur 500 m de large à partir d’une densité de 4 points/m² avec une précision altitudinale de 10 cm. Le calcul de cubature réalisé permet de connaître le volume de déblai dégagé par le nouvel espace de mobilité défini et un volume de remblai pour l’atteinte du profil objectif. Ces volumes sur le périmètre d’intervention validé par la CLEDA sont : • 248 500 m3 pour le remblai (ce volume inclut le remblai du méandre en aval du plan d’eau, 48 500 m3) ; •3  01 800 m3 pour le déblai. Ce premier calcul fournit deux informations essentielles : • l’atteinte du profil objectif d’ETRM nécessite l’apport de près de 250 000 m3 de matériaux ; • sous réserve de la qualité des matériaux et des possibilités d’acquisition, une partie de ce volume serait disponible en bordure du Drac amont dans le périmètre validé. Toutefois, sans connaissance précise de la nature des matériaux de déblai et des modalités de recharge du lit, le volume de déblai potentiellement issu de l’élargissement du lit et mis à profit de la recharge reste très théorique. Ainsi, et dans le cadre des études d’avant-projet, la réalisation d’une série de sondages de reconnaissances géotechniques sera impérative pour : • connaître la nature et la granulométrie des berges et des terrasses ; • localiser les sources potentielles de matériaux graveleux ; • déterminer la position (altimétrique) des argiles sur l’ensemble du linéaire. La solution optimale consisterait à recharger le lit en partie avec les matériaux provenant des déblais d’élargissement et de compléter cet apport par des matériaux graveleux plus grossiers provenant de sites extérieurs. Les matériaux de déblai pourraient notamment servir à combler l’encaissement du lit jusqu’au toit de l’horizon argileux et les matériaux les plus grossiers servir à reconstituer un matelas alluvial jusqu’au profil d’équilibre du lit. D’autre part, l’opération de recharge devra très certainement être couplée : • à la création de seuils de stabilisation du fond qui pourraient participer à terme au suivi de l’évolution du lit ; • à la réalisation d’un pavage sur la partie terminale du tronçon restauré, calé sur la crête du seuil aval du pont de Saint-Bonneten-Champsaur et remontant vers l’amont pour rattraper la pente d’équilibre. Début 2012, une étude d’avant projet sera lancée par la CLEDA et viendra préciser l’ensemble des éléments pour la mise en oeuvre de la recharge.»

ETRM – Chef lieu – 73700 LES CHAPELLES – 04 79 40 04 78 – Diagnostic hydromorphologique du Drac amont

et élaboration du plan de gestion.

Hydrétudes – Bât 2 – 25, rue du Forest d’Entrais – 05000 GAP – 04 92 21 97 26 – Etude de faisabilité pour l’élargissement du lit du Drac en amont de Saint-Bonnet-en-Champsaur.

Sintégra – 11, Chem. des près – BP 3 – 38 241 MEYLAN Cedex – 04 76 18 13 13 – Réalisation d’un MNT sur le linéaire du Drac entre l’amont

du barrage du Sautet et la confluence entre les deux Drac.

Tethys – quartier St Claude – 05380 CHATEAUROUX les ALPES – 04 92 43 40 12 - Réalisation de sondages géotechniques sur les secteurs

amont de Saint-Bonnet-­en-Champsaur et du plan d’eau du Champsaur.


5 Etude des milieux aquatiques du Drac amont Studio degli ambienti acquatici dell’alto Drac Afin de compléter les connaissances sur le Drac amont, une étude

Allo scopo di approfondire la conoscenza dell’alto Drac è stato

des milieux aquatiques a été réalisée. Ainsi une première approche

sviluppato uno studio degli ambienti acquatici. Un’analisi della

de la composition et de l’état du peuplement piscicole a permis

composizione e della condizione della popolazione ittica ha per-

de qualifier l’état de fonctionnalité de l’hydrosystème et de plani-

messo di valutare lo stato attuale dell’ecosistema acquatico e di

fier les interventions nécessaires à inscrire dans le cadre de son

pianificare gli interventi necessari da includere nel suo Contrat de

contrat de rivière. Cette étude a également permis d’inventorier

Rivière (contratto di fiume). Questo studio ha anche permesso di

et de caractériser les annexes hydrauliques, nombreuses sur le sec-

inventariare e catalogare i meandri, numerosi nel tratto in analisi.

teur d’étude.

Le contexte de l’étude L’étude réalisée s’est concentrée sur le secteur du Drac amont, de la confluence des deux Dracs à la confluence avec la Séveraissette. Elle portait sur les aspects physiques et biologiques du milieu et visait à compléter le plan de gestion du Drac amont porté par la CLEDA. L’analyse du peuplement piscicole s’attachait notamment à caractériser la corrélation entre les facteurs limitants physiques sur la zone destabilisée et leurs impacts sur les biocénoses aquatiques. Il était pour cela nécessaire de définir des secteurs d’inventaires de la faune piscicole en fonction des déséquilibres morphologiques déjà identifiés. Quatre stations ont donc fait l’objet d’un inventaire piscicole au cours du mois de juillet 2011 : • station 1 : à l’aval du seuil de Saint-Bonnet-en-Champsaur ; • s tation 2 : au droit du plan d’eau du Champsaur ; • station 3 : sous le pont Blanc au niveau de Forest-Saint-Julien ; • s tation 4 : en amont de la base de loisirs de Chabottes.

Les résultats des inventaires Les résultats ont mis en évidence des dérèglements des populations piscicoles, en relation avec les facteurs limitants présents sur le secteur. • Le secteur situé entre le seuil de Saint-Bonnet-en-Champsaur et le seuil des Ricoux est cloisonné. En effet, ces seuils sont tous deux infranchissables pour les poissons. Les individus présents à l’aval du seuil sont dans l’incapacité d’accéder aux zones de fraie en amont, comme en témoignent les nombreux géniteurs recensés lors de l’inventaire. Il est donc impossible pour certaines espèces de coloniser l’amont du torrent, c’est le cas pour le Blageon et la Loche franche qui n’ont été capturés que sur la station 1. Pour la Truite fario, considérée comme l’espèce repère sur le Drac amont, sa migration de reproduction vers les zones amont n’est également pas possible, les géniteurs ne pouvant franchir ces seuils. Il y a donc une perte de diversité, tant en terme d’espèces qu’en terme de brassage génétique. Il est donc essentiel de rendre ces seuils franchissables.

Résultats des inventaires piscicoles (densité/biomasse)

• Sur le secteur du plan d’eau du Champsaur, considéré comme déséquilibré en raison de la forte incision du lit, les résultats des pêches électriques confirment la dégradation importante des fonctionnalités du milieu. La densité et la biomasse piscicoles sont les plus faibles de la zone étudiée avec des densités en Truites fario et en Chabots trois fois inférieures à celles de la station 4, considérée comme étant proche d’un état équilibré. L’incision ayant entraînée une chenalisation du torrent, le substrat s’uniformise et des strates argileuses apparaissent, limitant la capacité d’accueil (colmatage du fond et perte de rugosité du substrat). Les abris et les caches pour la faune piscicole sont alors moins diversifiés. De plus, lors des périodes de hautes eaux, la vitesse et la force du courant sont accentuées et limitent la présence des poissons. Il est donc urgent de restaurer l’espace de mobilité sur ce secteur afin que celui-ci puisse retrouver un fonctionnement et une morphologie plus «naturels». Les impacts sur la faune aquatique lors des crues seront moins prononcés ce qui permettrait un retour à une mozaïque d’habitats variés en rapport avec les potentialités du torrent.


6 • En amont du plan d’eau, le cours d’eau subit moins de contraintes. La concession de la carrière sur la commune de Buissard arrivant à son terme, les extractions en lit mineur (piège à matériaux) vont être stoppées et le lit du Drac pourra alors retrouver, naturellement ou avec une intervention humaine, un aspect naturel au niveau de la drague. Ici l’inventaire montre des populations intéressantes en Truites fario et en Chabots, présents à tous leurs stades de développement.Le réaménagement du seuil des Ricoux, en libérant l’apport de matériaux, favorisera, là encore, le retour à une morphologie plus naturelle au niveau de la carrière. • Le secteur le moins déséquilibré est celui de Chabottes (station 4) où la densité piscicole est la plus importante (42 individus pour 100 m²). Cependant la population de Truites fario est essentiellement composée d’individus de petite taille limitant ainsi la biomasse globale. Il s’agit d’un secteur où le Chabot devient l’espèce dominante, certainement en raison de la granulométrie du substrat qui semble parfaitement correspondre à ses exigences biologiques.

Les autres facteurs limitants recensés • La gestion des prises d’eau, à but agricole ou pour l’alimentation en eau potable, doit faire l’objet d’attentions. Les débits prélevés, bien que souvent peu significatifs, se cumulent et, réalisés à l’étiage, peuvent accentuer les effets sur la faune aquatique : soit lorsqu’il y a assèchement d’un linéaire du torrent, soit lorsque les débits transités par le Drac deviennent trop faibles pour diluer les rejets polluants. Il peut alors y avoir mortalité de tout ou partie de la faune aquatique. • Les rejets polluants, souvent issus de systèmes d’épuration obsolètes, défaillants ou simplement inexistants, doivent être traités afin d’améliorer la qualité de l’eau. Les analyses effectuées démontrent que, malgré l’amélioration générale de la qualité, des paramètres demeurent critiques à certaines périodes de l’année (par exemple : l’azote ammoniacal et les nitrates en période hivernale à l’aval de la station d’épuration d’Orcières et de Chabottes, l’indice bactériologique à l’aval de Chabottes). • Enfin, il faut noter la présence de trois autres seuils artificiels sur tout le secteur étudié (La-Fare-en-Champsaur, à la prise d’eau du plan d’eau du Champsaur, Pont-du-Fossé). Ils semblent franchissables pour la faune piscicole, notamment la Truite fario, mais il est essentiel de s’assurer, par une expertise adaptée, qu’ils puissent le rester.

La situation des affluents Sur le secteur d’étude, les principaux affluents du Drac ont fait l’objet de prospections de leur faune piscicole. Ainsi, la Séveraissette, la Bonne, le Brudour et le torrent d’Ancelle ont des densités piscicoles significatives avec des peuplements équilibrés composés de toutes les classes d’âges. Le Chabot accompagne la Truite fario sur les zones en aval et disparaît sur les zones en amont, certainement en raison d’obstacles infranchissables. Le Rageoux et le torrent de Buissard sont moins propices au maintien des poissons. Le Rageoux est peuplé en faible densité de Truites fario sur sa partie basse jusqu’au seuil de la RN 85 qui est infranchissable. En amont, seul le Chabot est présent. Sur la partie haute du torrent, aucune espèce n’a été recensée. Le torrent de Buissard est peuplé de Truites fario en faible densité uniquement sur sa partie amont.

Inventaire des annexes hydrauliques sur le secteur d’étude : le point sur les adoux Les

adoux sont des résurgences de nappe phréatique s’écoulant généralement dans la ripisylve et rejoignant le torrent sous forme de petits ruisseaux dont le débit, la température et la granulométrie varient peu.

L’adoux du Moulin du Serre

Les adoux sont essentiels au maintien et à l’accomplissement des cycles biologiques des espèces aquatiques en offrant notamment de nombreuses zones propices à la fraie de la Truite fario, ainsi que des abris et des refuges lors des crues violentes ou des étiages prononcés. Ils ont fait l’objet d’un recensement, afin de déterminer leur tracé, leur longueur et leurs facteurs limitants. Une analyse multicritère, mise au point avec la Fédération Départementale pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques, a permis de les classifier selon leurs potentialités piscicoles et de définir les grands principes de leur restauration. Il en ressort que le linéaire cumulé d’adoux est important, mais que beaucoup d’entre eux sont peu fonctionnels. L’Association locale, avec l’aide de la Fédération et des communes, a entrepris un travail de réhabilitation de ces annexes. Il reste néanmoins beaucoup d’actions à accomplir, comme le rétablissement des connexions avec le Drac amont ou bien la suppression des obstacles à la migration comme les prises des moulins et les passages busés. De nombreux travaux sont donc à réaliser afin de restaurer les fonctionnalités du Drac, tant sur le plan morphologique que sur le plan piscicole, les deux étant souvent liés et il semble aujourd’hui utile d’étendre ces recherches à l’ensemble du bassin versant afin de disposer d’une approche globale du fonctionnement de cet hydrosystème.

G.I.R.EAU – 51C, rue du Fleurendon – 05000 GAP – 04 86 99 53 21 – Etude des milieux aquatiques du Drac amont.


7 Interventions pour limiter la régression de la biodiversité en luttant contre les espèces invasives Interventi per limitare il regresso della biodiversità mediante la lotta alle specie invasive Les Renouées du Japon (Fallopia japonica) posent de graves pro-

Il Reynoutria Japonica (Fallopia japonica) rappresenta un grave

blèmes dans l’aménagement, la gestion et l’entretien des rivières

problema per lo sviluppo, la gestione e la manutenzione delle aree

par leur propension à coloniser les berges et à concurrencer les

fluviali a causa della sua propensione a colonizzare le sponde, a

espèces autochtones et par les importantes précautions que récla-

competere con le specie autoctone e per le notevoli precauzioni

ment les manipulations des terres infestées.

richieste per la manipolazione dei terreni infestati.

Deux expérimentations d’éradication ont été conduites sur le bassin

Due esperimenti di eradicazione sono stati condotti nel bacino

versant du Drac amont.

idrografico dell’alto Drac.

La problématique La contamination des cours d’eau par la renouée a toujours une origine anthropique : • plantations d’ornement ; • dissémination par des engins de chantier ; • contamination par des matériaux rapportés ; • contamination par des dépôts de déchets verts. Sur le bassin versant du Drac amont et principalement sur la Séveraisse, les Renouées se sont propagées à partir de plusieurs massifs d’ornement situés dans des jardins près du cours d’eau. A la faveur des crues, et particulièrement celles de 2006 et de 2008, des plantules se sont disséminées dans les lits. Le torrent du Séchier (commune de Saint-Jacques) et le torrent de Navette (commune de La Chapelle) contribuent grandement à la fourniture de nouveaux plants lors des crues torrentielles. On appelle plantes invasives des plantes exotiques (introduites intentionnellement ou non), envahissantes (qui se multiplient sans intervention de l’homme et agrandissent ainsi leur aire de répartition) et perturbatrices (qui prolifèrent dans les milieux naturels au détriment des espèces autochtones).

Invasion des berges par la Renouée

Plantule dans le lit du torrent du Séchier

L’inventaire initial des plants de renouée a été réalisé en 2009 par le bureau d’études Concept Cours d’Eau dans le cadre des études du plan de gestion du Drac amont. Il a été repris et complété durant l’été 2011 par les services du Conseil Général des Hautes-Alpes et la CLEDA.

1-Extraction avant concassage

2-Concassage des déblais

4-Protection par un corridor végétalisé

3-Extraction manuelle après excavation mécanique


8 Les expérimentations d’éradication Dans le cadre du projet Pellidrac deux techniques ont été expérimentées sur deux sites : • Arrachage avec concassage des rhizomes et bâchage sur la plateforme de la Communauté de communes du Haut Champsaur :  n l’extraction (photo 1) en déblais des zones infestées par la renouée du Japon a concerné des zones terrestres relativement éloignées du cours d’eau. La surface extraite a dépassé de 2 m la bordure des derniers massifs. Elle a été réalisée à l’aide d’un engin de chantier sur une profondeur de plus d’un mètre de manière à garantir l’enlèvement des rhizomes ; n les matériaux de déblais ont ensuite été concassés (photo 2). Cette action a pour objectif de blesser les rhizomes de la renouée et de réduire suffisamment leur taille pour provoquer leur pourrissement. Le concassage a été effectué avec un broyeur de pierres pointes carbure de type « Kirpy » tracté. Les matériaux ont été repris au stock pour être étendus en couches fines de 0,15 cm sur toute la surface de la plateforme prévue pour le stockage définitif de ces matériaux concassés. Les matériaux ainsi que les plants de renouées ont été broyés en deux ou trois passages croisés afin d’optimiser l’éclatement des rhizomes ; n le bâchage fait partie du procédé d’éradication. Il est destiné à empêcher la lumière de pénétrer, ainsi les renouées ne repoussent pas au printemps et les rhizomes pourrissent progressivement. La bâche doit donc être totalement opaque à la lumière et mise en place de façon homogène. Elle est du type de celle utilisée en agriculture pour les ensilages d’herbes ou de maïs (bâche fine, sensible aux perforations et aux déchirements lors de sa mise en place). Elle a été installée en double épaisseur et dépasse d’au moins 1,5 m les limites des matériaux concassés pour que des tiges de renouées ne sortent pas et elle est maintenue par des tas de sables pour éviter son arrachage par le vent. Afin de vérifier les bénéfices de l’opération, une inspection systématique des « trous » d’extraction permettra de récupérer les plantules issues des rhizomes oubliés lors de l’extraction. Elle sera réalisée au printemps 2012. • Arrachage manuel et mécanique des massifs de renouées sur la Séveraisse : Ici la stratégie retenue vise à contenir la propagation de la plante par un arrachage des nouveaux plants apparus depuis 2006. En raison du niveau de propagation, cette stratégie est encore possible sur la Séveraisse. Les foyers ont une surface moyenne de l’ordre de 2,5m². Dans le cas où aucune intervention n’est envisagée, ces foyers se développeraient pour former des massifs importants qui participeraient à leur tour à la propagation. La technique du concassage des matériaux contenant les racines expérimentée sur la Durance, le Buëch et sur le Drac amont est difficilement envisageable sur la Séveraisse. Les sédiments du lit étant très grossiers, le concassage demanderait des moyens considérables. Résumés des caractéristiques du chantier.

L’arrachage de renouées n’est pas assimilable à un simple désherbage (photo 3). Les racines peuvent atteindre plusieurs mètres et leur enlèvement nécessite un dégagement préalable. Ce travail doit être réalisé très soigneusement car un unique fragment peut redonner un individu. Dans le cas d’une berge infestée, afin d’empêcher la dissémination dans le cours d’eau, une protection a été réalisée en implantant un peigne végétal (photo 4). Enfin, la lutte contre la renouée passe par une sensibilisation auprès du plus grand nombre, aussi bien les entreprises réalisant des travaux en rivière que les habitants du territoire. En ce sens, sur le bassin du Drac amont, des opérations de communication ont accompagné ces expérimentations : n réalisation d’une plaquette d’information grand public (présentation de la plante, de ses impacts, des bons gestes) ; n implantation de panneaux d’information sur les sites d’expérimentation.

Concept Cour d’Eau - chemin du Tilleret - 73230 Vérel-Pragondran - 04 79 33 64 55 – Diagnostic plantes invasives et plan de gestion. Tchassagne – 460, chemin de l’éperon – 01160 St MARTIN du MONT – 04 74 37 11 56 – Arrachage manuel et mécanique de la renouée sur la Séveraisse.

Entreprise Eymard TP – les Barengeards - 05800 St Maurice en Valgaudemar – 08 99 23 66 79 - Arrachage manuel et mécanique

de la renouée sur la Séveraisse.

Société Forestière de la Durance – Hameau de Coulaye – 04160 L’ESCALE – 04 92 64 43 70 - Travaux d’éradication mécanique des

renouées du Japon par la technique du concassage-bâchage.

Europa développement – La Font – 05 600 Eygliers – 04 92 45 32 20 – Réalisation de supports de communication


9 Principes de restauration de la continuité biologique – interventions sur les seuils de Saint-Bonnet-en-Champsaur P  rincipi di ripristino della continuità biologica – interventi sulle briglie di Saint-Bonnet-en-Champsaur Pour répondre aux exigences de la Truite, la disponibilité de zones

Tra i bisogni fondamentali della Trota vi è la necessità di disporre

propices à la fraie doit être maintenue et leur accessibilité garantie

di zone idonee alla deposizione delle uova ; l’accessibilità a queste

alors que, bien souvent, elle se trouve compromise tant les condi-

aree è sovente compromessa dalle condizioni di continuità, sia

tions de continuité longitudinale (amont - aval) et transversale

longitudinale (monte – valle), sia trasversale (alveo principale – af-

(cours principal – affluent) se trouvent réduites par des aménage-

fluente), dalla presenza di modifiche al deflusso (barriere, briglie)

ments (barrages, seuils) ou des conséquences d’aménagements

o dalle modifiche del letto (erosione e incisione). Il progetto Pelli-

(érosion et incision du lit). Le projet Pellidrac a permis l’élaboration

drac ha permesso l’elaborazione di soluzioni operative e a basso

des solutions opérationnelles et rustiques pour restaurer la fran-

impatto visivo per il ripristino del passaggio su due briglie presenti

chissabilité de deux seuils sur le cours principal, participant ainsi à

sul corso principale, contribuendo così a ristabilire la continuità

l’objectif de restauration de la continuité biologique sur ce bassin

biologica del bacino.

versant.

La problématique Deux seuils sur le Drac amont, dénommés seuil du pont des Baraques et seuil de la déchetterie, situés sur les communes de Saint-Bonnet-en-Champsaur et de La-Fare-en-Champsaur, constituent des obstacles difficilement franchissables par la Truite et sont considérés comme ayant un impact sur la libre circulation des poissons. Ces deux seuils sont inscrits comme des ouvrages prioritaires à mettre en conformité au titre de la continuité écologique suite à la mise en application par la France de la Directive Cadre sur l’Eau de l’Union Européenne. La concertation conduite a permis de retenir les principes d’un projet d’aménagement : • garantissant la franchissabilité par la Truite fario des deux seuils ; • permettant la franchissabilité par les canoë-kayak ; • proposant les opérations de confortement des seuils nécessaires à leur stabilité et au maintien du profil en long de la rivière. La volonté est aussi de proposer une solution simple et rationnelle regroupée sous l’appellation de passes naturelles ou rustiques.

La conception du projet Sur les deux seuils, des investigations de terrain ont permis de mettre en évidence les différents désordres qui devront être corrigés lors des travaux de réalisation des passes à poissons. Le projet d’aménagement prend en compte la protection de la fosse de dissipation, largement affouillée, et la reprise du coursier.

Seuil de la déchetterie

Seuil du pont des Baraques

La réflexion conduite autour de ces projets d’aménagement est le fruit d’une concertation entre les représentants d’usagers (pêche, sports d’eau vive), des administrations compétentes (Service de l’eau de la Direction Départementale des Territoires, Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques – ONEMA -, Agence de l’Eau, services de la Région et du Département), des gestionnaires locaux (CLEDA) et des experts en charge de l’élaboration du projet (bureau d’études).


10 Pour ces projets, les éléments suivants ont été retenus : • les capacités de nage de l’espèce cible (1) ; • les règles de dimensionnement pour les ouvrages de franchissement par les canoë-kayak garantissant la sécurité des pratiquants lors de l’entrée et de la sortie dans le dispositif et un fonctionnement optimal de la passe à canoë qui correspond ici à un débit de 15 m3 /s (2); • le maintien des cotes actuelles des seuils pour garantir la stabilité du secteur et ce dans le contexte du désordre morphologique important observé, notamment l’incision et l’enfoncement du lit des zones amont ; • le fonctionnement optimal de la passe à poissons aux périodes de migration de la Truite (de septembre à janvier), soit un débit minimum de fonctionnement calé sur le débit d’étiage mensuel quinquennal (QMNA5) égal à Saint-Bonnet-en-Champsaur à 2m3 /s et un débit maximal de fonctionnement de 12 m3 /s. (1)

(2)

Les solutions envisagées Compte tenu du fort potentiel de charriage du Drac amont en crue, il a été fait le choix de ne pas implanter d’organe hydraulique dans le lit, la régulation des débits se faisant par la réalisation d’une échancrure dans la longrine de crête de seuil. Conformément aux recommandations de l’ONEMA, la passe à poissons sera à macro-rugosités et pentée à 6 %. Les enrochements seront régulièrement répartis selon le principe du schéma suivant.

Schéma de principe de la passe à macro-rugosité (« Guide technique pour la conception des passes naturelles » - M. Larinier, 2006)

Les éléments de géométrie suivants ont été retenus : • la passe à poissons aura une largeur de 5 m et présentera une pente transversale de 2 % soit un dénivelé de 0,10 m. La pelle en entrée de la passe sera de 0,30 m par rapport à la cote du seuil ; • les enrochements de fond seront bétonnés sur les 2/3 de leur hauteur de façon à présenter une surface de contact la plus rugueuse possible ; • la passe à canoës sera en béton pentée à 6 %, de 2,5 m de largeur. La pelle en entrée de la passe sera de 0,10 m par rapport à la cote du seuil ; • la longueur de la fosse de dissipation sera de 15 m et sera réalisée en enrochements liés.

Le fonctionnement de la passe à poissons dépend des conditions d’écoulement. De façon à garantir une hauteur d’eau suffisante et des vitesses compatibles avec la remontée des poissons, il est nécessaire de disposer d’une rugosité importante. La pose des enrochements doit donc permettre un maximum de diversité dans les écoulements. Il s’agit de reproduire un système se rapprochant le plus possible des conditions naturelles dans un cours d’eau et d’éviter une structure trop stéréotypée. Un accompagnement du conducteur d’engin pendant la réalisation de la passe à poissons par un spécialiste hydro-écologique est donc indispensable.


11

Principes retenus pour les deux seuils - coupe en travers

Fin octobre 2011 le chiffrage s’élevait à environ 460 k€ au pont des Baraques et 640 k€ à la déchetterie. Considérant l‘importance de ces investissements, il ne peuvent pas aujourd’hui être assumés par la seule collectivité locale et nécessitent un programme de financement ambitieux et une volonté supra-territoriale forte.

EgisEau – 78, allée John Napier – CS 89017 – 34965 MONTPELLIER – 04 67 99 22 OO - Projet de passes « naturelles » franchissabilité de

deux seuils sur le Drac.

GECO Ingénierie – Port fluvial – route de Bagnols – 30290 LAUDUN-L’ARDOISE – 04 66 90 25 60 - Projet de passes « naturelles »

franchissabilité de deux seuils sur le Drac.

Toulemonde-Bontoux – Le Marignan – 1, rue Bayard – 05000 GAP – 04 92 51 37 22 - Levés topographiques complementaires sur les seuils de Saint-Bonnet-en-Champsaur.

Glossaire Anthropique : fait par l’homme, du à sa présence - Biomasse piscicole : quantité de poissons exprimée en kg par unité de surface - Chenalisation : tout aménagement de rivières visant à accélérer l’écoulement par surdimensionnement et simplification de la géométrie du lit et réduction de la rugosité - Contrat de rivière : programme d’actions opérationnel par un accord technique et financier - Coursier : talus incliné, bétonné ou enroché, à l’aval d’un barrage ou d’un seuil, pour réduire l’érosion - Couverture alluvionnaire : dépôts constitués par des matériaux solides transportés et déposés par les eaux courantes (cailloux, graviers, sables, limons) - Cubature : transformation d’un volume en un cube de volume égal - Encaissement : Enfoncement - Espace de mobilité : surface potentiellement submergée naturellement par un cours d’eau - Espèce repère : représentative du peuplement de poissons étudié et indicatrice de son état - Espèce autochtone : vivant dans son aire d’origine - Etiage : période de basses eaux - Facteurs physiques limitants : facteurs dont la carence limite ou empêche un phénomène biologique, l’uniformisation des habitats piscicoles est un facteur physique limitant - Fosse d’affouillement : fosse profonde creusée dans le lit par l’action de l’eau - Fosse de dissipation : située en aval de l’ouvrage, permet de dissiper l’énergie de l’eau et d’éviter les affouillements - Gabion : cage ou panier en treillis métallique rempli sur place de pierres, utilisé pour la protection de berges - Granulométrie : répartition des éléments d’une roche selon leur taille (blocs, galets, graviers…) - Graveleux  : se dit d’un substrat composé de graviers (de 2 à 20 mm) Horizon argileux : strate composée d’argiles, très friables à l’érosion - Hydromorphologie : étude de la morphologie des cours d’eau, notamment l’évolution des profils et du tracé planimétrique - Hydrosystème : système composé de l’eau et des milieux aquatiques associés (fonctionnement hydraulique et biologique) - Incision : enfoncement d’un cours d’eau - Ouvrages prioritaires : identifiés comme devant être restaurés pour permettre la continuité biologique - Passe à poissons : système permettant aux poissons de franchir un obstacle - Pelle : hauteur d’eau à la verticale du seuil - Plan de gestion : Programme d’actions réalisé en 2010 faisant suite à une étude diagnostic approfondie du Drac amont - Profil en long : représentation graphique de la variation altimétrique du fond du cours d’eau - QMNA5 : valeur du débit mensuel de récurrence 5 ans soit un débit mensuel qui se produit en moyenne une fois tous les cinq ans - Rhizomes : tige souterraine renflée émettant des racines et des tiges - Ripisylve : formation boisée et buissonnante des berges des cours d’eau - Rustique : se dit d’ouvrage consistant à relier l’amont et l’aval d’un obstacle par un chenal creusé reconstituant un cours d’eau naturel. - Seuil : tout ouvrage fixe ou mobile construit dans le lit d’un cours d’eau et qui le barre en partie ou en totalité - Seuil de stabilisation du fond : dispositif, bétonné ou pas, submergé visant à maintenir le profil en long - Substrat : support sur lequel se développe un organisme, ce qui constitue le fond d’une rivière - Zone de fraie : lieu où les poissons se reproduisent, c’est-à-dire où la femelle dépose ses oeufs qui sont ensuite fécondés par le mâle.


Il Pellice è il primo grande affluente del Po sulla sua sponda sinistra. Il suo bacino idrografico, situato nella zona sud ovest della provincia di Torino, si estende per circa 1000 km2 ed è suddiviso in tre aree geografiche: i due bacini montani del Pellice e del Chisone, suo principale affluente, e una terza corrispondente alla pianura. Il corso d’acqua sorge sulle pendici del Monte Granero, nel Comune di Bobbio Pellice, e scorre per circa 55 km. Il bacino montano del Pellice si estende per circa 270 km2, con una altitudine che passa dai 3 136 m a 404 m e coincide con il segmento settentrionale delle Alpi Cozie.

Le Drac est un affluent de la rive gauche de l’Isère. L’ensemble du bassin versant du Drac, des sources à sa confluence, s’étend sur 3 300 km². L’unité hydrologique « Drac amont » correspond à la partie amont du réseau hydrographique depuis les sources jusqu’au plan d’eau du Sautet compris. Cette partie, d’une superficie de 1 000 km², s’étend sur deux départements et deux régions : les Hautes-Alpes en Provence Alpes-Côte-d’Azur et l’Isère en Rhône-Alpes. Le Drac amont prend ses sources en deux points, le Drac noir au pied du Mourre Froid (3 000m) et le Drac Blanc au pied du Sirac (3 400m) et court sur près de 49 km jusqu’au lac du Sautet (765 m).

Il Drac è un affluente della riva sinistra del fiume Isère. L’insieme del bacino idrografico del Drac, dalle sorgenti al suo punto di confluenza, si estende per 3 300 km². L’unità idrografica « Drac amont » (Alto Drac) corrisponde al territorio a monte del sistema fluviale, dalla sorgente fino al bacino del Sautet compreso. Questa sezione, di superficie pari a 1 000 km², si estende su due dipartimenti e due regioni: il Hautes-Alpes nella Provence AlpesCôte-d’Azur e l’Isère nella Rhône-Alpes. L’alto Drac scaturisce in due punti, il Drac noir ai piedi del Mourre Froid (3 000m) e il Drac Blanc ai piedi del Sirac (3 400m) e scorre per circa 49 km fino al lago artificiale del Sautet (765 m).

Editorial, Traduction et Mise en page / Editoriale, Traduzioni e Impaginazione SARL Europa développement F- La Font d’Eygliers + 33 (0)4 92 45 32 20 www.europa-developpement.com

Avec le soutien de / Con il sostegno di:

Crédits photos - Illustrations / Crediti fotografici - Illustrazioni: CG05 - CLEDA - Eric Burlet Photographe - EgisEau - ETRM - G.ir.e.a.u. - Hydrétudes - ONEMA

Le Pellice est le premier affluent important du Pô sur sa rive gauche. Son bassin versant, localisé dans le secteur sud-ouest de la Province de Turin, couvre environ 1 000 km2 et peut être subdivisé en 3 zones géographiques, 2 comprenant les bassins montagneux du Pellice et du Chisone, son affluent principal, une troisième correspondant à la plaine. Le cours d’eau prend sa source sur les pentes du Granero, sur la commune de Bobbio Pellice, et court sur environ 55 km. Le bassin montagneux du Pellice s’étend sur environ 270 km2 à des altitudes variant entre 3 136 m et 404 m ; il coïncide avec le segment septentrional des Alpes cottiennes.

Pellidrac : rapport technique  

« Pellidrac : Pellice e Drac si parlano, histoires d’eau » Bilan transfrontalier / Relazione transfrontaliera, Projet Alcotra France – Itali...

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you