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TOMER SISLEY Comédien, pilote d’hélicoptère, de voitures de course, humoriste, cascadeur, scénariste, joueur de poker, parachutiste, patron de restaurant... Tomer Sisley enfourche aussi tous les jours sa Ducati Multistrada, sans laquelle il “ne pourrait jamais boucler tout ce qu’il a à réaliser dans une journée”. Oui, car il fait aussi de la moto. Et il adore ça.

French actor Tomer Sisley has many strings to his bow. He’s a restaurant owner, helicopter pilot, race car driver, humorist, stuntman, scriptwriter, poker player, skydiver – and motorcycle rider. He swears by his Ducati Multistrada. ‘Without my bike, I’d never get through all the stuff that needs doing on a typical day,’ he says.

Comment es-tu venu à la moto ? Quand je suis arrivé en France, à l’âge de 8 ans (N.D.L.R. : Tomer est né à Berlin), mon père venait d’acheter une Goldwing. Une 1100 de 1982 de mémoire. Il m’amenait tous les jours à l’école à moto. On habitait dans le Sud-Est, vers Antibes, puis Biot, Bar-sur-Loup… Du coup, on faisait parfois pas mal de route pour aller en cours. J’étais toujours à moto, c’était naturel. Et ça continue de l’être. La moto est une évidence pour moi. Je me souviens que quand je passais avec mon père, tout le monde nous regardait. Comme si on roulait dans une Rolls ! On n’en croisait pas, des motos comme ça, dans le coin. Elle semblait énorme, imposante par rapport aux modèles de l’époque. J’avais la sensation d’être assis sur un engin d’exception. C’est peutêtre ça aussi qui m’a fait kiffer !

When did you get into motorcycling? When I got to France at the age of 8 [Tomer was born in Berlin – Ed.]. My dad had just bought himself a Goldwing. A 1982 GL1100, if I remember right. He used to take me to school on it every day. We lived in the south of France – near Antibes, and then in Biot and Bar-sur-Loup. So sometimes it was quite a long ride to school. I was always on the bike; it felt totally natural. And it still is. A bike is just the obvious choice for me. I remember everyone turning around to look when I rode by with my dad – like we were in a Rolls-Royce! You didn’t see motorcycles like that in those parts back then. It seemed so huge and imposing compared to the bikes of the time. I felt like I was sitting on an extraordinary machine. Maybe that’s partly why I got such a kick out of it!

Quelle a été ta première moto ? J’ai repris la Goldwing de mon père. Cette moto sur laquelle je m’asseyais pour aller à l’école quand j’avais 8 ans, j’ai fini par la piloter quand j’ai eu 22-23 ans !

What was your first bike? I took over my dad’s Goldwing. I sat on the back of it to go to school when I was 8, and I ended up riding that same bike at 22 or 23.

Donc, si on a bien compris, tu as piqué la moto de ton père, mais aussi son blouson ? (Rires) Oui, c’est un peu ça ! Je roule en effet souvent avec le Furygan de mon père. Je voulais le mettre aujourd’hui pour les photos mais je suis en plein déménagement, entre deux appartements. Et il n’était pas dans le bon. J’ai énormément d’affection pour ce blouson. Parce qu’il appartenait à mon père, bien sûr, mais aussi parce qu’il a de la gueule ! C’est celui que je mets le plus souvent, il a un look d’enfer et une patine que seules les années peuvent donner (N.D.L.R. : il s’agit d’un Furygan GTO du milieu des années 70). Il est un peu craquelé, usé, j’adore. Malheureusement, j’ai chuté avec, il a été un peu éraflé, et c’est pour ça que vous me l’avez réparé.

So you nicked your dad’s bike. And his jacket too, is that right? [Laughs]. Yes, that’s right! I often wear my Dad’s Furygan to ride. I wanted to put it on for the photos today, but I’m right in the middle of moving to a new apartment, and it’s somewhere in my old place. I’m very fond of that jacket – because it belonged to my dad, obviously, but also because it’s got so much swagger. It’s the one I wear most of the time. It looks amazing, and it has a patina you can only get with time [The jacket is a mid-1970s Furygan GTO – Ed.]. It’s got a few cracks, a bit of wear and tear – I love that. Unfortunately, I fell off once when I was wearing it, and it got slightly scratched. You guys restored it for me.

Tu fais tes cascades, pilotes des voitures, des hélicos… Gamin, la moto, ça a été ton premier shoot d’adrénaline ? Non, pas vraiment. Mon père n’a jamais fait de circuit, ce n’était pas un motard qui vivait pour la moto. Il ne roulait pas pour la vitesse. C’était un moyen de locomotion extrêmement pratique. Son truc, c’est la liberté, il adore les voiliers, et en moto, tu retrouves ça. D’ailleurs, quand j’ai commencé à me déplacer à Paris à moto, à l’époque, j’avais acheté une Fazer 1000. J’ai pu échapper au métro et enfin retrouver le plaisir de me déplacer. Avant ça, aller à un rencard, attendre le métro, prendre le bus, c’était… chiant ! Et tout à coup, se déplacer d’un point A à un point B est devenu fun. Ça fait 20 ans que je fais ça tous les jours. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai pris du plaisir à chaque fois que je me suis assis sur la moto. Quel que soit le modèle !

You do stunts, drive race cars and pilot helicopters. What gave you your first adrenaline rush when you were a kid? A motorcycle? No, not really. My dad never went riding on track. He wasn’t the kind of guy who lives and breathes motorcycling. He didn’t ride to go fast. It was just a very practical way of getting around. What he likes is being free. He’s mad about sailboats, and motorcycles give you a similar kind of feel. When I first started riding a motorbike in Paris (I’d bought a Fazer 100) and managed to escape the metro – that’s when I finally started to enjoy getting around town. Before that, when I had a meeting lined up, it was so damn boring having to wait for the metro or take a bus. All of a sudden I was having fun getting from Point A to Point B. I’ve been riding every single day for the past 20 years, and I feel good whenever I get on a motorcycle. Any motorcycle!

Goldwing 1100, Fazer 1000, Multistrada 1200… tu sembles préférer les grosses ? Je ne me suis jamais posé la question ! J’ai grandi avec les grosses cylindrées, donc c’était naturel pour moi. Je ne voyais pas l’intérêt de prendre un petit moteur. La plus petite moto que j’ai eue, c’était un 1000. Après la Fazer j’ai eu un K1200R, super machine. Mais aussi, plus récemment, deux Ducati Diavel.

A Goldwing 1100, a Fazer 1000, a Multistrada 1200: it looks like you prefer big bikes. I’ve never thought about it. I grew up with big-engine bikes, so it was natural for me. I couldn’t see the point of buying a small motorcycle. The smallest bike I’ve ever had was a 1000cc. After the Fazer, I bought a K1200R – a fantastic machine. But I’ve also had two Ducati Diavel bikes more recently.

Aujourd’hui, il y a une moto que tu rêverais de posséder ? La dernière création de Ludovic Lazareth me plaît bien, c’est un truc incroyable : une moto sur quatre roues, avec un moteur 4,7 l Maserati qui fait office de cadre, une seule vitesse, 470 chevaux, 500 kg… Entre deux feux rouges, ça doit être devant tout ce qui roule. Mais très sincèrement, je vais te dire, à chaque fois qu’on m’a posé le cul sur une moto, quelle qu’elle soit, même des motos auxquelles je ne suis pas du tout habitué comme la Panigale, j’ai pris du plaisir.

What’s your dream bike at the moment? I really like the latest motorcycle from custom creator Ludovic Lazareth. It’s an incredible machine: a quad bike built around a 4.7-litre Maserati engine with a single-speed transmission. It puts out 470 bhp and weighs 500 kg. I’d be way ahead of anything else on wheels between two traffic lights. But honestly, I’m telling you, every time I’ve put my butt in the saddle of a bike – whatever the bike, even models I’m not used to, like the Panigale – I’ve enjoyed it.

Quelle que soit la météo aussi ? Attends, pour faire court, je fais de la moto tous les jours ! Je m’en fiche qu’il pleuve. Je roule même sous la neige, il peut faire - 15 °C ! Si tu es bien équipé, la pluie, le froid, ce n’est pas un problème. Quand je me fais surprendre et que je me retrouve trempé, je ne prends pas de plaisir, évidemment, mais avec les bonnes fringues, ça roule ! Je ne prends la voiture que quand je dois déménager, ou emmener mes enfants à l’école. Si on te propose un baptême sur piste derrière un pilote, tu dis quoi ? Grave ! Faut faire !

Whatever the weather conditions? Hang on, that’s a no-brainer. I ride every day! I don’t care if it’s raining. I ride even when it’s snowing; it could be minus 15 degrees Celsius outside. If you’re wearing the right gear, the rain or the cold isn’t an issue. Obviously, I don’t enjoy the ride if I’m caught unawares and I get drenched, but with the right gear, no problem. I only get the car out when I’m moving house or I need to take my kids to school. If you could go pillion on a track with a famous rider, would you do it? Totally! I’d do it like a shot!

LES FRINGUES DE TOMER SISLEY

Kenya / Brody Rusted / James D30 Rusted

Outre le GTO des 70’S qu’il a taxé à son père, Tomer roule avec un Furygan Brody Rusted, complété par des gants James D3O Rusted qu’il a choisis pour leurs inserts dédiés aux écrans tactiles. Cet été, il doit tester notre Kenya, on vous dira ce qu’il en est ressorti !

TOMER SISLEY’S GEAR Besides the 1970s GTO he swiped from his father, Tomer wears a Furygan Brody Rusted to ride, complete with James D30 Rusted gloves, which he chose because they feature touchscreen inserts. This summer he’s going to test our Kenya jacket. We’ll keep you posted!

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FuryMag #2 March17-Aug17  
FuryMag #2 March17-Aug17  
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