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À Berlin pour une conférence, un scientifique américain est victime d’un accident de voiture. À son réveil, personne ne le reconnaît, pas même sa femme… Adaptant un roman de Didier Van Cauwelart, le réalisateur de l’épatant Esther construit un thriller qui préfère l’action à la psychologie. Le résultat n’en est pas moins plaisant.

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ttendu à Berlin pour une conférence importante sur la biologie, le docteur Martin Harris égare la mallette contenant ses papiers. Laissant sa femme à leur hôtel, il repart immédiatement pour l’aéroport dans le taxi d’une jeune femme. Sur la route, la voiture fait une violente sortie de route et finit dans le fleuve. Harris ne doit la vie qu’à l’énergie de la conductrice, qui s’éclipse sitôt les secours arrivés sur place. Lorsque Harris se réveille de 4 jours de comas, sa mémoire est encore fragile. Mais il tient à tout prix à retrouver sa femme à leur hôtel. C’est le début de son cauchemar : le Docteur Harris est déjà là, discutant dans le salon avec les autres invités de la conférence. Et lorsqu’il se présente à sa femme, celle-ci affirme ne l’avoir jamais vu. Alors qu’il s’enfuit dans les rues de Berlin, Harris n’a plus qu’une piste pour ne pas devenir

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fou : retrouver la conductrice du taxi dans lequel il a eu l’accident… Il était inévitable que « Hors de moi », le roman de Didier Van Cauwelart, soit adapté en film. Cet ingénieux suspens n’attendait que le bon réalisateur pour cela. Et Jaume Collet-Serra est un excellent choix. Après Esther, petit bijou horrifique, il y avait là matière à prendre aux tripes le spectateur. Si le résultat ne manque pas d’efficacité, on peut être plus nuancé sur les choix de l’adaptation. Avant même d’explorer les raisons de ce cauchemar, le film se devait de savourer ces heures de panique paranoïaque où le héros est le seul à être convaincu de son identité. De fait, la première partie est très plaisante, et en homme fébrile, vacillant au bord de la folie, Liam Neeson est assez convaincant.


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è On regrette par contre que le film n’en profite pas pour plonger bien plus loin dans l’abîme. Le décor d’un Berlin en hiver s’y prêtait à merveille. Mais assez vite, un peu trop sûrement, l’intrigue psychologique cède le pas à l’action, les dangers s’accumulant à toute vitesse pour l’amnésique. Sur ce périlleux parcours intervient un autre personnage bigrement intéressant : Ersnt Jurgen, ex de la Stasi fier de son passé devenu détective besogneux. Rôle confié, idée géniale, à Bruno Ganz, mais qui a juste le temps d’installer son personnage et de servir quelques explications essentielles. Dommage.

Aidan Quinn et Frank Langella ne déméritent pas, jusqu’à un final qui plaira aux amateurs de gros effets. Est-ce à cause de cette affiche séduisante ? Mais on pense plus à Taken qu’à Frantic après avoir vu ce Sans Identité. Et si l’on regrette un manque de finesse et quelques raccourcis qui ne profitent pas de tout le potentiel de ce fascinant piège, le film accroche l’attention sans faute et nous emporte sans difficulté jusqu’à un dénouement pas trop prévisible, ce qui est appréciable.

L’avis de CpourlesFemmes

Le choix du réalisateur convient cependant à Liam Neeson, décidément très à l’aise dans le registre de l’action. Un héros bien servi par le soutien de Diane Kruger, finalement convaincante en belle immigrée clandestine et solide compagnon de mésaventure. Face à eux, la belle January Jones (Mad Men),

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Liam Neeson a décidément la classe. Après Taken, ce rôle d’accidenté en plein cauchemar lui convient à merveille, emporté par une intrigue habile et passionnante. On ne s’ennuie pas, d’autant que l’action s’accélère au fur et à mesure qu’il remonte le fil de l’énigme. Un bon suspens. C.M.


Infos

Thriller Réalisé par Jaume Collet-Serra Avec Liam Neeson, Diane Kruger, January Jones, Bruno Ganz… Durée : 1h50 Site internet : www.sansidentite-lefilm.com Sortie en salles le 2 mars 2011

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