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L E M A G A Z I N E G R AT U I T D U S N O W B O A R D

De Le Rue / Deeper le duo gagnant

DOSSIER Girls

Trip au bout du monde, matos, ITV, shopping

Portfolio

Red Bull Illume

S N O W T I M E N um ĂŠ ro 5 6 / J anvier 2 0 1 1

GRATUIT > SERVEZ-VOUS


RIDER SERVICE EUROPE 00800 287 866 13 (NUMÉRO VERT)


EDITO La face immergée de l’iceberg...

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i le freestyle au masculin étend depuis des années son hégémonie sur le snowboard, du moins dans les magazines, sur le terrain, la réalité est tout autre. Certes, les parks sont indispensables et ont de plus en plus de succès, et c’est tant mieux. Il était temps même que nos stations se réveillent un peu. Mais quand on sait qu’à peine 5 % de la population des snowboarders sait passer un 3.6… Force est de constater que tout le monde ne se sent pas concerné par le dernier trick à la mode. Alors s’ils ne sont pas tous un park, où sont passées tous les autres riders ? Déjà, 40 % des snowboarders sont des snowboardeuses ! Et pourtant on ne peut pas dire qu’on parle d’elles dans les magazines à hauteur de leur population. Il faut dire qu’elles sont loin d’être toutes des obsédées du double ou triple cork. La plupart d’entre elles a une vision plutôt édeniste qu’élitiste de notre pratique. Petits trips entre amies, session de flat ou de backcountry partagées, loin de tout prise de tête. Pas si différentes finalement de la majorité des pratiquants mâles, ceux qu’on retrouve rarement que dans un snowpark. Car si les unes comme les autres ne font pas la une des mags, ça ne les empêche pas d’exister, de se faire plaisir à la moindre chute de neige et de kiffer le snowboard. Peut-être plus que certains riders pros. Bref, tout ce petit monde, ça fait pas de bruit, mais ça ride. Trankill. L.M.

se faire plaisir à la moindre chute de neige et kiffer le snowboard, Peut-être plus que certains riders pros.

Photo de couverture : Xavier De Le Rue en Alaska © Tero Repo 4

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Diana Sadlowski en vadrouille à Bonneval-sur-Arc avec le team Rip Curl © Jérôme Tanon / Rip Curl


INSIDE 10News du Snoworld 20La colonne à Mat’ 22Artisans Shapers 24La colonne à Marion 26Anne Flore Marxer s’attaque aux préjugés 28Trip Les filles Rip Curl au fin fond de la Maurienne 34À shopper Les masques Girls 36Les tenues pour rider 40Testeuse’s Choice. 44ITV Thomas Delfino 46Portfolio Red Bull Illume Contest 52Trip Deux années de folie pour Xavier De Le Rude P 58SnowArt II P 62À vos plumes P 66À shopper special voyage

Markus Keller dans le pipe de Davos. © Thomas Stöckli / Red Bull Illume

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SAVOIE TECHNOLAC 18, ALLÉE DU LAC SAINT ANDRÉ 73 382 LE BOURGET DU LAC Tél : 00 33 (0)4 79 65 46 10 Fax : 00 33 (0)4 79 65 46 12 Site : www.freepresse.com   DIRECTEUR DE RÉDACTION ET DE LA PUBLICATION : Claude Borrani (claude@freepresse.com) 00 33 (0)4 79 65 46 10   RÉDACTEUR EN CHEF Laurent Molitor (laurent@freepresse.com) 00 33 (0) 603 812 814   RÉDACTION : Clara Quay Thevenon (clara.qth@gmail.com) Loïc Martin (loic@freepresse.com) 00 33 (0)4 79 65 46 84 Romain Bourgeais (romain@freepresse.com)   CONTRIBUTEUR PHOTO : Tero Repo, Fabrice Wittner, David André   DIRECTION ARTISTIQUE ET MAQUETTE : Phil Martin phil.mart@sfr.fr   PUBLICITÉ DIRECTEUR DU SERVICE COMMERCIAL : Kamel Beghidja (46 11) kamelb@freepresse.com   CHEFS DE PUBLICITÉ : Fanny Marguet (46 10) fanny@freepresse.com Patricia Hartung (46 10) patricia@freepresse.com   Abonnements : FREE PRESSE Savoie Technolac, 18 allée du lac St André 73 382 LE BOURGET DU LAC CEDEX   ADMINISTRATION ET RELATIONS CLIENTS : Laurence Rémy FREE PRESSE - 9, rue des acacias, 40 130 CAPBRETON Tél : 00 33 (0)5 58 41 85 80 / Fax : 00 33 (0)5 58 41 85 89 laurence@freepresse.com   Dépôt légal : à parution Ce magazine est une publication FREE PRESSE Directeur Général : Claude Borrani   Ce magazine est une marque FREE PRESSE Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle par quelque procédé que ce soit des pages publiées dans le présent magazine faites sans l’autorisation de l’éditeur est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées,d’une part, les courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’oeuvre dans laquelle elles sont incorporées. (art. L.122-4, L.335-2 du Code de propriété intellectuelle). Les Magazines Free Presse sont distribués dans les plus fameux magasins spécialisés sur l’ensemble du territoire français, en villes et en stations, dans certains magasins de sport généraliste, dans les clubs, écoles spécialisées, résidences hôtelières, en colportage sur les plus grands rendez-vous nationaux et internationaux, salons et événements. 23 magazines Free Presse sont diffusés annuellement, ce qui établit un lectorat estimé à 200 000 par numéro, près de 5 millions pour l’ensemble des publications gratuites Free Presse. Si vous souhaitez des exemplaires de nos magazines pour participer à l’animation de votre business : laurence@ freepresse.com Pour une liste complète des points de diffusion des magazines gratuits Free Presse, visitez www.freepresse. com


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NEWS

Les Aravis en mode free-free Paye ton Flat par le spécialiste, “Gun“ Gunnarson. © Nitro

Street Addict

Le rider suédois de chez Nitro, Anton “Gun“ Gunnarsson, paye sa part dans «Turn On Tune out Drop in», la dernière vidéo de la marque. 3’40 minutes 100% street, tout à base de slim, délire, plat pays… Le tout agrémenté d’un gros son métal. Ça se passe ici : http://vimeo.com/17115308. Pour en savoir plus sur l’artiste : www.antongun.com

SHREDIVATE !

Composé des verbes « shred » (déchiqueter) et « motivate » (motiver), c’est le slogan du nouveau défi lancé par le Shop Summit du salon ISPO. « SHREDIVATE! – get new people on board », le message est clair : rameuter de nouvelles personnes dans le milieu du snowboard, en les encourageant à faire leurs premiers pas sur une board. Organisé sous forme de plateforme publique, l’appel à projet du Shop Summit est ouvert à tous : marques, shops, associations, crew, militant individuel…Peu importe qui vous soyez, vous pouvez envoyer votre projet à shredivate@munchiekonsilium.com. Les meilleurs idées seront à découvrir au prochain ISPO Shop Summit, début Février.

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Grande première, la station de La Clusaz organise un événement freeride de grande ampleur en ce début d’année 2011 : “La Clusaz Radikal Mountain“, la première édition du challenge international du ski freeride, du 15 au 20 Janvier 2011. Avec un domaine offrant de nombreuses possibilités hors-pistes, La Clusaz ouvre ses faces enneigées aux meilleurs freeriders mondiaux. Deux jours de compétition (qualifications le 15, finales le 16) avec une centaine de riders répartie en quatre catégories (Ski Homme / Ski Femme / Snowboard Homme / Snowboard Femme). Étape clé dans le circuit freeride puisque Le Freeride World Tour l’a inclus dès sa première édition, parmi ses principale étapes masculines de qualification (4 étoiles) et en fait une étape officielle du Freeride World Tour Women. En prime, un village des partenaires de l’évent avec des animations et un show freestyle nocturne. Toutes les infos sur www. laclusaz-radikal.com

Savoie Snowboard Tour 2011

8 étapes, 4 disciplines, une grande finale : le Savoie Snowboard Tour est un circuit de compétition savoyard dédié exclusivement au snowboard. Attachée à la discipline, le Comité de Ski de Savoie organise, une fois de plus, l’événement que tous les jeunes riders attendent. Promouvoir le snowboard au niveau local, relancer son apprentissage et détecter les champions de demain, sont les trois objectifs de cette tournée. Une tournée ouverte à tous les jeunes (moins de 20 ans), licenciés à la Fédération de Ski française ou non. Une occasion unique de se confronter à d’autres riders de tous niveaux et de partager des moments conviviaux autour de quatre disciplines : half pipe, snowboardcross, slalom géant parallèle et slopestyle. Le but étant de marquer un maximum de points à chaque étape pour

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YouRiding nouvelle version

YouRiding, la première série de jeux vidéo en ligne de sports extrêmes réputée pour son réalisme, fait grandement plaisir. Fin novembre, au commencement de la saison, pil poil pour s’entraîner entre les sessions de ride, Intellysurf, la société qui produits les jeux YouRiding depuis 2007, lance une toute nouvelle version de YouRiding SNOWBOARDING. Qui dit nouvelle version, dit bien sûr innovation ! Est annoncé un contrôle du personnage plus optimal (nouvelle gameplay) et des possibilités de glisse supplémentaires. Le jib devient possible ainsi que le freeride, avec la création d’une vingtaine de descentes de différents niveaux sur des destinations féériques (Europe, Canada, Asie, Etats-Unis…). Gavage ! Plus une seconde à perdre, allez juger par vous-même sur www. youriding.com

accéder à la grande finale (classement individuel et classement par club). Petite touche verte en prime puisque Mountain Riders s’associe à la tournée afin de sensibiliser les compétiteurs et le public au respect et au développement durable en montagne. Plus d’infos sur www.comite-ski-savoie.fr Les 8 étapes du Savoie Snowboard Tour 2011 : Val-Thorens - 27 décembre : Slalom Géant Parallèle Margeriaz - 15 et 16 janvier : Slalom Géant Parallèle Les Menuires - 22 et 23 janvier : Snowboardcross Kid’s et snowboardcross Val-Thorens - 20 février : Snowboardcross La Plagne - 2 mars : Snowboardcross Kid’s Les Karellis - 9 mars : Half Pipe Méribel - 12 et 13 mars : Half Pipe et Snowboardcross Valloire - 19 et 20 mars : Finale


NEWS 

Air & Style à la pékinoise

(c) Oliver Kurzemann

Le samedi 4 décembre, une date importante pour les meilleurs freestylers mondiaux, puisque c’était le lancement de la fameuse tournée TTR, le Swatch TTR World Tour. Mais surtout une première étape 6* particulière car la première du tour à se poser en Chine : l’Air&Style Beijing 2010, présenté par Oakley et Shaun White. Seize des plus talentueux freestylers (Braate Gjermund, Smits Seppe, Tonteri Roope, Podladtchikov Iouri…) en duels sur un des meilleurs big-air pour décrocher un prize-money de 100 000 dollars et un maximum de 1000 points TTR. Du haut de ses 18 ans, Sebastien Toutant entre dans l’histoire en devenant le premier vainqueur de l’épreuve en terre asiatique. La vidéo  du contest sur www.ttrworldtour.com

Ju Bourguignon et son nouveau plateau Endeavor. © DR

Jump Air

L’équipe de France de snowboard était de passage à Risoul il y a peu pour s’entraîner sur le matelas gonflable de la station. Rien de tel pour tenter de nouveaux tricks sans prendre aucun risque. Faites comme eux, retrouvez les multiples Jump Air, disponibles désormais à Risoul et dans de nombreuses stations françaises, pour progresser ou vous lancer des tricks battle sans aucune appréhension.

Fallait oser

Monsieur et Madame Clette ont eu une fille... Comment l’appellent-ils ? Lara ( La raclette ) ! Cette blague prend toute sa saveur quand on sait que c’est une histoire vraie, et en provenance de chez nos amis Belges ! Du côté de

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Crew Novaride Namur, une petite Lara est récemment née, pas de bol son nom est Clette. Les parents n’ont même pas fait le rapprochement avant qu’on leur signale, et pour eux, il n’y a pas de quoi en faire…tout un fromage !

Festival de prix

Deeper primé au Freeride Film Festival de St Lary. C’était le rendez-vous à ne pas manquer pour tous les riders Pyrénéens et tous les amateurs de freeride et de belles images : l’International Freeride Film Festival de Saint Lary, qui s’est déroulé du 9 au 11 décembre 2010. Quatorze des meilleures dernières productions de film de ski et snowboard étaient en compétition et le film de Jeremy Jones, Deeper remporte deux titres sur six, celui de Meilleur Film et Meilleur Esprit Freeride. Le jury a été scotché.

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Du nouveau du côté des marques du distributeur français Novaride Developpement (Endeavor, Airhole, Vivo Headwear) : D’un côté, Julien Bourguignon rejoint cet hiver Endeavor Snowboard Design, la petite marque de plateau « Art/Core » des Wild Cats, fraîchement débarquée en France. Julien inaugure ainsi le team France, une rencontre certainement très prometteuse. www. endeavorsnowboards.com De l’autre, David Livet ridera cet hiver avec les facemasks Airhole et rejoint ainsi les autres ninjas du crew français à savoir Max Delayen, Morgan Le Faucheur et Alicia Bonnaud. La marque vient également d’arriver tout juste sur le territoire français et présente ses produits en séries limitées. www. airhole.ca


RIDER: ZEBASTIAN LANDMARK — PROTEST.EU

36 TRUCKS TO OVERTAKE TO GET TO THE SLOPES

TO GET THERE


NEWS JP Solberg, le Norvégien de 27 ans, de passage à Tignes pour signer avec Oxbow.

Reggae Time

© Elina Sirparenta / Oxbow

© Elina Sirparenta / Oxbow

Personne n’avait encore osé le faire, Billabong l’a fait ! La marque est fière d’annoncer le lancement de sa toute dernière ligne de vêtements aux couleurs jamaïquaines, la collection Billabong x Bob Marley. En collaboration avec The House of Marley, Billabong a voulu s’inspirer et soutenir la vision de Bob Marley à travers ses produits. La marque s’est effectivement engagée dans le développement de produits écologiques et innovants qui adhèrent aux valeurs de la famille Marley : égalité, authenticité et durabilité. La collection se compose de boardshorts, teeshirts, débardeurs et accessoires, tous fabriqués à partir de matières recyclés ou biologiques. « Travailler avec la famille Marley pour représenter au mieux leur vision de leur père à travers nos vêtements a été exaltant », souligne Rob McCarty, directeur du Design Billabong USA. « Cedella et Ziggy nous ont ouvert grand leurs portes pour faire de cette collaboration un succès. ». Veinard. La collection Billabong x Bob Marley sera disponible à la vente à partir de mi-décembre 2010 dans les Billabong Stores et dans une sélection de magasins spécialisés à travers l’Europe. www.billabong.com

Oxbow signe deux pointures venues du Nord

Avec la toute récente arrivée de JP Solberg et de Kalle Ohlson, le Team inter de la marque prend une autre dimension. La signature s’est faite à Tignes fin décembre, où les deux riders ont eu le temps de shooter quelques images. Après avoir marqué de son empreinte la scène freestyle, JP s’exprime aujourd’hui en Backcountry, toujours à la recherche du sentiment de liberté que lui procure la pow. Kalle n’entend pas être en reste derrière son tout nouveau Team mate, on lui fait confiance pour apporter son lot de créativité. Plein de vidéos et d’images en perspectives, en attendant vous pouvez toujours admirer leur styles respectifs dans les toutes dernières productions Absinthe pour JP et Pirates pour Kalle.

Select

Nixon ajoute une nouvelle montre  à sa collection : la Nixon x Hawaii Lodown. Le modèle le plus exclusif jamais sorti puisque entièrement conçu à l’effigie du drapeau Hawaiien : des couleurs, aux gravures jusqu’à l’emballage, il est uniquement disponible dans les îles d’Hawaii ! Histoire de choper la nostalgie des bords de mer pendant qu’on se gèle à la montagne, la Nixon x Hawaii Lodown est une montre à marée numérique avec tables de marées préprogrammées pour plus de 200 plages pour les 15 prochaines années avec un double fuseau horaire, un compte à rebours, la lumière. C’est un local du North Shore, membre de la team Nixon, le très respecté Mark Cunningham, qui a participé activement à son développement. Bodysurfer culte et lifeguard sur les célèbres 7 miles d’Ohau, Mark est également militant chez “Defend Oahu Coalition“, une organisation visant à protéger les communautés d’Oahu contre les effets du développement à grande échelle (“ Keep Country COUNTRY“ comme devise). Une partie des profits des ventes de la montre sera donc reversée à l’organisation, grâce à son action, et la vôtre. Payez vous l’aller-retour sur le North Shore pour l’acheter, c’est pour la bonne cause ! www.nixonnow.com Prix public conseillé : 100 dollars

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Gants High Tech

Depuis l’arrivée en masse des écrans tactiles, impossible d’utiliser son portable avec ses habituels gants de snowboard. The North Face a trouvé LA solution : des gants fabriqués en matière Xstatic composée de filaments d’argent (index et pouce) permettant le transfert de la chaleur et donc l’utilisation de tous les appareils à écrans tactiles (téléphones, tablettes numériques, iPod). Imperméables, résistants au froid et à l’usure, équipés de picots anti-dérapants, ils s’adaptent aux droitiers comme aux gauchers. Leur nom : E-Tip, leur prix public conseillé : 30 euros (existe en plusieurs coloris).


WEBNEWS taxées. Bonjour le service en cas de problème. Et même si on fait tout pour l’éviter, des problèmes, cela arrive toujours et il faut donc les solutionner au plus vite. On a fait l’inverse des autres, on a donc mis en place un numéro vert gratuit, pour un contact facilité avec les vendeurs. Des vendeurs qu’on forme nous-même et qui connaissent tous leurs produits. Après cela vient naturellement, la meilleure des pubs reste le bouche à oreille.

E-glisse

En l’espace de dix ans, le e-commerce du matos de snowboard s’est imposé comme une alternative viable au shop traditionnel. Consultation à distance, conseils gratuits, service après vente, possibilité de trouver du matériel bien spécifique et livraison à domicile, autant de raisons qui font le succès de la formule. Focus avec un précurseur, Fred Morel, fondateur de Glisshop.com, qui attaque fièrement sa onzième année de vente en ligne. Snow Time : Actu oblige, on va parler météo… On a l’habitude de penser que pour déclencher les achats en ville, il faut que les sommets soient blancs. Fiction ou réalité ? Fred Morel : C’est clair, la météo joue un rôle très très important. D’ailleurs, on est situé du côté de ClermontFerrand, et ici, on a l’habitude de dire que « tant que le Puy de Dôme n’est pas blanc, tu ne fais pas une vente ». Et c’est vrai pour tous les massifs. Quand il neige dans les Pyrénées par exemple, on a un pic de commande en provenance du Sud de la France. C’est encore plus vrai quand ce sont les grands médias qui en parlent. Quand à la télé Evelyne Dhéliat s’affole en présentant la météo ou qu’au journal de 20 h ils commencent à parler d’ouverture de stations et ce genre de sujets saisonniers, ça se ressent immédiatement. Et cette saison n’a fait que confirmer l’adage. Avec ce début de mois de décembre tonitruant question chutes de neige, on a tout simplement établi un nouveau record de vente historique depuis onze ans qu’on fait de la vente en ligne. Et quand la neige se fait plus rare, même s’il n’y a pas eu vraiment d’hiver sans neige cette dernière décennie ? On s’en sort pas mal, grâce justement au e-commerce. Alors qu’un magasin traditionnel en sera plus directement affecté, en cas de météo défavorable, on bénéficie du phénomène de la bonne performance de e-commerce en général, qui affiche une forte croissance chaque année

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Un réel service qui fait qu’aujourd’hui, quand on vient faire ses achats sur Internet, ce n’est plus seulement pour y trouver le meilleur prix ? Le prix et les promos ne sont plus les seuls facteurs d’achat, comme c’était le cas ces dernières années où le “panier moyen“ était tiré vers le bas à cause de la surproduction qu’il fallait écouler. Les fabricants ont compris le danger et gèrent désormais mieux leurs stocks et depuis le marché s’est épuré. On peut désormais vendre sur Internet des boards haut de gamme au même prix que dans un shop traditionnel. On joue sur plusieurs tableaux. Du pratiquant loisir, qui recherche plus une offre promotionnelle au connaisseur, à la recherche de matériel très spécifique, on couvre toutes les options, on travaille avec toutes les marques, même les plus confidentielles.

Quand sortent les magazines de tests tel Snowlabo, cela correspond à d’autres pics de vente ? Clairement, mais c’est une arme à double tranchants. Les consommateurs sont très sensibles aux tests et leurs accordent un grand crédit, on ressent une vraie depuis dix ans. Une croissance générale non-stop qui influence pour les modèles qui sortent le mieux. À nous fait que même les mauvaises années, on a pu maintenir d’anticiper et de travailler en amont avec les fabricants une croissance importante grâce aux ventes en lignes, pour en savoir plus avant la publication des magazines. Alors qu’avec notre shop non virtuel basé sur ClermontHeureusement aujourd’hui on travaille beaucoup en réasFerrand, s’il n’y a pas de neige dans le massif Central… sort, et ça nous permet d’être réactif en fonction de la La bonne performance des ventes sur Internet gomme demande. Et puis on connaît bien nos produits. On parun peu les effets des années sans neige. ticipe à la plupart des tests proposés par les fabricants, et ensuite on organise nos propres essais. Nos vendeurs La concurrence est rude sur Internet, où l’on essayent quasiment tous les skis trouve tout et n’importe et les snowboards qu’on a à la quoi. Comment pérenni- Les consommateurs vente. On passe aussi beaucoup sont très sensibles de temps à la réalisation de nos ser son site ? La première chose, c’est l’expé- aux tests et leurs fiches produits. On a même une rience dans la vente du matériel accordent un grand journaliste en interne, garantie de glisse. Nous on est dans le de produire des fiches de qualimétier depuis trois générations. crédit, on ressent tés, qui seront utiles aussi bien Mon grand-père vendait déjà des une vraie influence au vendeur qu’au client. skis, on bénéficie de plusieurs pour les modèles qui décennies d’expérience dans le sortent le mieux. Le futur de Glisshop ? milieu. Et puis comme on a comSe développer à l’international. mencé en 1999 et qu’on a été l’un des premiers avec Pour le moment on ne touche que le marché francoHawaii Surf à se lancer dans l’aventure de la vente en phone, donc la prochaine étape va être de traduire le ligne, on en bénéficie aujourd’hui. Google tient compte de site en langues étrangères. Et puis développer le seccet historique et on est aujourd’hui en bonne place grâce teur des accessoires, protections, bonnets, gants, autant à un référencement naturel. Et puis bien sûr, ce qui fait de produits qui se vendent bien sur Internet. Tout cela et fera toujours la différence, c’est le service. Une notion demande beaucoup d’organisation, avec une croissance qui n’a pas été tout de suite d’actualité sur Internet… On annuelle de plus de 30 %, ce n’est pas toujours facile à a vu arriver des concurrents qui n’étaient pas du métier, gérer, il faut sans cesse anticiper. En fait on passe tout qui avaient un service après vente très médiocre, avec l’été à se préparer, pour être au top dès les premiers par exemple des hot lines délocalisées à l’étranger et surjours de septembre !

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PARK’IN IMAGE DR/P1000794.JPG © DR

Park Made in Val Thorens

Massif ! Quand on arrive pour la première fois au Snowpark du Plateau, on se dit que Val Thorens n’a pas fait les choses à moitié.

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e nouvel espace glisse de Val Thorens est aujourd’hui bien plus qu’un simple snowpark. Avec ses quelque 500 mètres de long et une superficie de 80 000 m2, vous avez désormais le choix entre cinq zones de différentes difficultés. Du Big Air Bag au Boardercross des Deux Lacs ; de la ligne verte à la noire, il y en a pour tous les niveaux. Whoops, Wall Ride, Hip et une vingtaine de tables, handrails et autres Funbox ont été pensés, terrassés, peaufinés tout l’été pour vous offrir un Park nickel du premier au dernier jour de la saison.

2011, tout un lot de nouveautés

Création d’une nouvelle zone d’initiation, mise en place d’un second téléski sur le Snowpark, nouvelles dameuses, un poste de shaper supplémentaire… Quels que soient les investissements, le secret, c’est avant tout une équipe surmotivée. Comptez sur Romain Dujean, responsable du Park et son team de shapers et pilotes de machines pour ne rien lâcher, pour aller inlassable-

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ment donner le petit coup de pelle en plus, celui qui fera tout la différence ! Et ça paye. Les pro riders le savent bien, eux qui viennent régulièrement au Snowpark du Plateau pour leur shootings. Il faut dire qu’en plus de la ligne noire pour les experts et sa table de 20 m, le park est situé dans un décor exceptionnel. Situé entre 2500 et 2600 m d’altitude, avec la vue imprenable sur le panorama et l’assurance d’avoir de la bonne neige, le spot est rapidement devenu un haut lieu de la planète freestyle. De gros événements font d’ailleurs étape sur le park : la Boarderweek en Décembre, le North Face Ski Challenge (final Européenne) en Mars et l’A.T.R Session édition n°4 en Mai. De vos premiers envols à votre premier double cork ten, tout est à votre portée. À vous de jouer ! • Situé entre 2500 et 2600 m • 2 téléskis dédiés • 2 machines dédiées (dont une nouvelle cette année) • Plus de 25 modules de tous les niveau • Jump air payant • Contests amateurs tous les vendredis en période de vacances scolaires

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Prendre son envol aux 3 Vallées

Dans le plus grand domaine skiable du monde, les apprentis freestylers  sont chouchoutés. Avec cinq snowparks et une foultitude de zones ludiques dédiées à vos premiers “tricks“, c’est l’hiver ou jamais pour essayer de devenir un vrai Pro. Au Moon Park de Méribel, la ligne bleue d’initiation a été l’objet de toutes les attentions des shapers. Agrandie, elle disposera de nouveaux modules conçus juste pour vous. Du côté de Méribel-Mottaret, l’accessibilité aux débutants du park des Plattières a été améliorée. À Courchevel, le Family Park a été intégralement remodelé afin que tous les skieurs y trouvent leur compte. À Val Thorens, l’aire dédiée aux débutants du park des 2 Lacs prend de l’ampleur, avec l’arrivée de nouvelles tables vertes et des rails super faciles, sans oublier un nouveau Banked Slalom accessible à tous. Autre nouveauté, aux Menuires cette fois, c’est la naissance de l’Acticross, juste à côté de la zone débutant du BK Park. Tunnel, whoops, virages relevés pour un véritable terrain de jeux dédié aux freestylers hauts comme trois pommes, qui pourront également se retrouver à l’Acticross de Méribel, à proximité des pistes vertes et du Moon Wild sur la zone de l’altiport.


TEAM

RIDER> GLOVE > SNIP GEROM ER E MAT

HIEU


LA COLONNE À MAt Boule de cristal J’avais terminé ma colonne précédente en vous prédisant un bel hiver enneigé. L’espace d’une semaine, j’ai cru ma prédiction juste ! Mais la nature en a décidé autrement. Ce n’est que le début, je ne veux pas être pessimiste pour le reste de la saison, mais c’est rageant : tout avait si bien commencé.

Eric Bergeri/

PAR MATHIEU CRÉPEL

Finies les sessions surf au bout du monde, la routine de la vie de snowboarder pro reprend le dessus, rythmée par les aléas météorologiques de ce début d’hiver.

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DR

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C

ette première semaine de décembre restera pour moi comme assez exceptionnelle pour un début de saison. Quelques bonnes sessions de pow avec les potes sans pression de compét, ni de filmeurs ou photographes  : juste les potes  ! Merci d’ailleurs à Sylvain Bourbousson et Rémy Lamazouere de m’avoir fait partager un peu de leur connaissance locale dans une station que je ne citerais pas mais que nombre d’entre vous reconnaîtront. Et puis d’un coup, sans vraiment prévenir, la pluie s’est invitée avant une nouvelle vague de froid amenant de la neige en plaine et transformant la poudre en glace dans nos différents masNous parlons sifs. Cette neige en plaine d’ailleurs souvent de parlons-en... Il me semble que l’année dernière nous avions déjà eu réchauffement de telles conditions mais avec des climatique, quantités de neige un peu moinpour ma part, dre. Ceci me fait penser que nous j’ai toujours parlons souvent de réchauffement climatique, pour ma part, j’ai toupréféré parler jours préféré parler de dérèglement de dérèglement. climatique. Depuis quand il tombe Depuis quand il plus de neige en plaine qu’en montombe plus de tagne  ? Depuis quand l’amplitude thermique en 24 heures dépasse neige en plaine 25°  ?! Où allons nous ma bonne qu’en montagne ?  dame ?! Je pense sincèrement que notre planète, qui nous supporte depuis quelques millions d’années et subit nos excès depuis moins de temps mais déjà trop, est en train de nous envoyer des messages clairs. Ça paraît plus facile à dire qu’à faire, mais en tant que passionnés de montagne et de neige nous nous devons de faire tous les efforts possibles pour protéger cette nature qui nous apporte tant. Et oui pensons-y, sinon un jour, nous allons finir par faire du snowboard en salle sur des tapis en plastique !


15-16 JANVIER

21-22-23 JANVIER

GRAND TOURMALET design by Bliss . photos : Guillaume le Guillou

PIC DU MIDI

28-29-30 JANVIER

VERBIER SUISSE

SAINTE FOY TARENTAISE

PYRÉNÉES

19-20 MARS

SERRE CHEVALIER HAUTES-ALPES

PIC DU MIDI

studio de création

www.ultimatetesttour.com

studio de création

12-13 FÉVRIER

LA GRAVE HAUTES-ALPES


ROOTS

Artisans Shapers

Loin de la production industrialisée, il existe encore de petits ateliers qui conçoivent des boards d’exception. Bienvenue dans l’univers des shapers, du bois, des boards taillées à l’unité et le plus souvent sur mesure pour répondre à d’autres besoins. Par Laurent Molitor Brotherwood / Florian et Alan www.brotherwoodsite.com shaper@brotherwood.net Tel. + 33 (0) 450 027 566 Route des Futaies 74370 Villaz

Le chant du bois

Après un parcours scolaire classique « mais chaotique  », Florian donnant priorité à la ride plutôt qu’au Bac qu’il passe en candidat libre, notre jeune Haut Savoyard se lance dans une école d’ingénieur pour se spécialiser dans l’étude des matériaux. Et formaliser au passage sa passion pour le plus noble d’entre eux, le bois. C’est finalement son stage de fin d’étude qui achèvera de le convaincre qu’il a bel et bien trouvé

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sa voie. Il se retrouve chez Duret, fabricant mythique de skis puis de monoskis au début des années 80. Avec le célèbre Jean Phi Thevenod en maître de stage et l’opportunité de rencontrer d’autres industriels et artisans, difficile de trouver mieux pour apprendre le métier. La vraie aventure du shape commence pour Florian qui s’installe alors à Manigod (74) dans la cave à Reblochon de son grand-père  ! À l’ivresse de glisser sur son propre matos se mêle plus tard celle de faire découvrir, partager les sensations uniques que procurent ses planchons. Florian, alors rejoint par Alan au détour d’un voyage slovaque, sacrifie son livret A et se lance dans l’aventure industrio-artisanale, avec une production qui culmine aujourd’hui à… 40 planches par an ! Il faut dire que Florian,

5 6 > > L E ma g a z i n e g r at u it D U S N O W B O A R D

aussi méticuleux qu’il est passionné, fait tout pour que ses snowboards se démarquent du reste de la production. À commencer par une sélection impitoyable des différentes essences de bois (dont la coupe s’effectue uniquement en période de pleine lune, moment où le bois contient le moins de sève et sèche donc au mieux une fois coupé). Le reste est à l’avenant, de la passion du temps, et encore du temps et de la passion. Pas de secret : chez Brotherwood, on ne compte simplement pas les heures passées à fabriquer votre swallow tail.

Le Stradivarius des noyaux

Un noyau signé Brotherwood est un subtil mélange de trois essences différentes, afin de limiter au maximum l’usage d’autres matériaux issus de l’industrie pétrochimique. Le robinier tout d’abord. Un bois dense, rigide et nerveux (les Indiens d’Amérique en faisaient des arcs) et également imputrescible. Idéal donc sous les carres ; ses caractéristiques mécaniques procurant l’accroche indispensable sur le dur, alors que son imperméabilité à l’eau garantit l’étanchéité en cas


La Fabrik / Thibaud

Clone Ind.

lafabrik.boardshop@yahoo.fr « Mécanique de la glisse » Originaire des Pyrénées, Tibo, une fois son master de "matériaux composites & conception-mécanique" en poche émigre pour la station des 2 Alpes. Il met alors ses connaissances à profit en fabriquant ses propres planches. Une petite production qui ne fait que du sur mesure, shape, flex et Design bien sûr grâce sa presse sous vide et sa maîtrise des structures sandwich. Côté bois, Tibo affectionne tout particulièrement les lamellés collés de l’incontournable frêne, «  pour la tonicité  » allié au hêtre «  pour la tolérance ».

Swell Panik

Swell Panik / Kafi

La Fabrik

Windlip

de petits chocs contre les cailloux. L’épicéa dit “de résonance“ constitue lui l’âme du noyau. Utilisé notamment en lutherie, pour la fabrication de manches de guitares, ce bois apporte la nervosité indispensable à la vie du noyau. Le cèdre rouge enfin. Une essence très légère, souple, avec une grosse stabilité dimensionnelle et facile à travailler. C’est surtout un excellent amortisseur de vibrations, qui sert d’interface entre le robinier et l’épicéa. Une alchimie naturelle qui garantit légèreté, accroche et pop, caractéristiques communes à tous les modèles signés Brotherwood. Le reste une question d’assemblage, de profilage pour obtenir le flex désiré, et direction la stratification, où fibres triaxiales, carres et semelles sont rajoutées avant le passage à la presse. D’où sortira un swallow unique : le vôtre !

Devenir shaper ? C’était une nécessité.

La gamme

Swallow à partir de 990 euros ; skis / télémarks à partir de 1290 euros. Un prix qui inclut bien évidemment un service après-vente individualisé, Brotherwood connaissant chacun de ses clients comme un frère… de glisse.

Clone Ind. / Phil

www.clone-ind.com « Sur mesure uniquement » Atelier reconnu depuis des années dans le monde du snowboard (plus de 20 années de “shape“  !), Clone Ind. ce sont des produits uniques et rares fabriqués sur mesure, en fonction de vos mensurations et de votre pratique. «  Je ne fabrique que des pièces uniques, faites pour assouvir les désirs des passionnés de la glisse et pour qu’ils puissent prendre leur pied longtemps  !  » Du freestyle au freeride au freecarve, des caractéristiques mécaniques de la board au design du topsheet et de la semelle, tout est adapté.

Furlan / Sylvain

www.furlansnowboard.com « Freestyle & powpow » Pour Furlan, « le snowboard est vivant comme le skate, le surf et même comme le ski new school,  ça  n'est pas qu'un business  ! Furlan Snowboard shape avec une vision New Roots ce que représente pour nous le snowboard, c'est à dire un joujou pour découvrir et explorer la glisse, pour se faire plaisir. Le snowboard n'a pas de moule et on en est la preuve ! » Leur vrai faux swallow twin tip séduit chaque hiver de plus en plus d’adeptes et continue d’évoluer pour 2010. S N O W T I M E

www.swellpanik.com « Master Shaper » Le précurseur. Cela fait 20 ans (sans compter les poussières) que Kafi peaufine ses boards pour en faire les armes ultimes en poudre  ! Rares, précieux, durables et surtout performants, les snowboards du Maître sont fabriqués à l'unité depuis le noyau construit sur place (séchage, étuvage et assemblage), jusqu'au plaquage final en bois précieux. « Esthétique, fonctionnalité et simplicité sont les lettres d'or de ce procédé de fabrication, plus proche du Luthier que des chaînes de montage industrielles. » précise Kafi.

Windlip Snowboards Lisa&Dan

www.windlipsnowboards.com « Les Lauréats » Dan et Lisa Robinson travaillent conjointement pendant plus de dix ans dans la construction et la restauration de yachts, histoire de bien peaufiner leur technique et leur maîtrise des matériaux. C’est tout naturellement qu’ils commencent à fabriquer leurs propres snowboards, et c’est à l’occasion de leur déménagement pour les Alpes françaises qu’ils se décident à lancer Windlip Snowboards. « Notre idée était de pouvoir offrir aux snowboarders le même choix qu’ont eu les surfers pendant si longtemps. Avoir une vraie relation avec un shaper, qui vous construira un snowboard totalement personnel. » Avec des plaquages en palissandre, ébène, cèdre ou bambou, leurs designs sont tout aussi uniques que leurs shapes.

Autant de passionnés à rencontrer pendant l’Ultimate Test Tour. 4 dates à partir du 15 janvier. www.ultimatetesttour.com 5 6 > > L E ma g a z i n e g r at u it D U S N O W B O A R D

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LA COLONNE À MARION Un bon début de saison PAR Marion Haerty

Le temps de la rééducation est terminé, retour sur la neige pour Marion, qui de shooting pour son sponsor wear en Autriche en Trip à destination des Etats-Unis, renoue avec délice avec la vie de rideuse pro.

L

a neige tombe à foison en cette fin de mois de Novembre un peu partout en France. La saison commence bien et mon genou est maintenant assez solide pour pouvoir à nouveau prendre l’air dans tous les sens du terme. J’ai passé une superbe semaine avec Rip Curl à Innsbrück en Autriche en photoshoot pour la wear de l’année prochaine. Sushis, wake-up, bières, skate, chewinggum, shopping, powpow étaient au rendezvous, le tout accompagné de nombreuses péripéties conjoncturelles, intellectuelles et existentielles. Pratiquement tout le team Rip Curl était présent, c’était une bonne occasion pour rencontrer les riders et l’équipe. Retour à la maison, où à cause d’une addiction incomparable à cette poudre blanche, je n’ai pas pu m’empêcher de profiter des journées ensoleillées que pouvait m’offrir les 7 Laux, avec les nombreux centimètres fraîchement tombés ! J’ai ainsi pu rider avec Vicky Miller et d’autres habitants Grenoblois qui m’ont bien motivé pour performer en backcountry.

En direct de l’avion à destination des US, je confirme, la saison commence bien !

Pour finir, une énorme surprise m’est tombée dessus sans que je m’y attende, il y a quelques semaines. Lors d’une fin de journée un peu monotone, j’ai reçu un message vocal en provenance de Rossignol m’annonçant qu’un billet pour les Etats-Unis m’était destiné. J’ai dû probablement provoquer un tremblement de terre dans mon village avec le saut de joie que j’ai fait. En direct depuis l’avion qui m’emporte vers les États-Unis, je confirme : la saison commence bien !

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ITV GRRrL Anne Flore

Marxer s’attaque au

Anne Flore assouvit sa soif de poudre à Zillertal (Autriche) en attendant de pouvoir retourner en Alaska combiner Freeride de haut vol et photo shoot. © Billabong / V.Andrieux

Freeride World Tour

et aux préjugés ! Après avoir remporté le mois dernier l’Award de la meilleur rideuse de l’année 2010, l’incontournable blondboardeuse Franco-Suisse, Anne Flore Marxer, vient tout juste d’annoncer sa participation à la première étape du Freeride World Tour, le 22 Janvier 2011 à Chamonix. Pas vraiment une surprise quand on connaît sa capacité à engager la viande lors des tournages vidéos et autres photoshoots. SnowTime a voulu en savoir plus Age : 26 Sponsors : et profiter de l’occasion Billabong, pour ouvrir au passage la Swatch, Oakley, discussion sur l’inégalité Neff, Etnies, 32, Dakine, Les Ettes. des sexes qui perdure dans le milieu.

Mini CV

 Qu’est-ce qui t’a décidé à participer à une compétition purement freeride, toi qui est connue surtout pour tes prouesses en freestyle backcountry ? C’est vrai que j’ai passé beaucoup d’hivers à faire du backcountry, j’adore ça. Mais la saison dernière, j’ai participé au King of the Hill, un événement freeride légendaire en Alaska dont Travis Rice m’avait parlé. J’y suis allée sans trop savoir ce qui m’attendait, et finalement j’ai fini deuxième… Et surtout, je me suis éclatée ! Voilà pourquoi j’ai décidé de participer à la première étape du FWT, pour renouveler l’expérience.

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 Tu participes à l’étape de Chamonix, te verra-t-on sur les autres épreuves du Freeride World Tour? Pour l’instant, je ne sais pas encore si je vais participer aux autres étapes du tour. Je crois que ça dépendra du soutien accordé aux femmes. Le prize money qui nous est actuellement dédié n’est pas assez important pour que je puisse me consacrer tout l’hiver au World Tour. Mais ce qui est sûr, c’est que je compte faire de plus en plus d’images 100% freeride, notamment en Alaska, LE spot freeride incontournable, que j’adore rider.

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 En snowboard, comme dans beaucoup d’autres sports, les inégalités entre hommes et femmes perdurent. Derrière le physique se cachent peut-être d’autres raisons… Ton avis de rideuse professionnelle ? Je trouve que cette histoire de différence dans les capacités physiques n’est qu’une «mauvaise excuse» pour ne pas mieux soutenir les femmes dans notre milieu. Nous vivons toutes et tous (snowboarders hommes et femmes) grâce aux budgets marketing, qui représentent un certain pourcentage des ventes. Or, 40% des snowboarders


L’idée que celles qui se dénudent aient plus de succès me met hors de moi ! sont des snowboardeuses  ! Logiquement, le budget alloué aux femmes sur le marketing (events, rideuses, pubs, photoshoots, films…) devrait varier en fonction du chiffre d’affaires rapporté par les ventes des produits femmes. Pourtant, quand tu fais le bilan, la plupart des teams snowboard sont composés en très grande majorité d’hommes, et en plus, il y a très peu d’évènements incluant les femmes en Europe. Les prizemoney sont très inégaux, les “Films Crews“ de girls n’ont pas assez de soutien financier pour tourner, les rideuses sont souvent bien moins payées que les riders hommes, et ainsi de suite... L’argument le plus souvent entendu est la différence de niveau entre les pros riders hommes et les pros riders femmes. Mais là encore, ceux qui l’utilisent oublient de comparer les moyens qui sont donnés aux femmes pour progresser par rapport à dont les hommes bénéficient...  Tu milites pour intégrer les filles à l’Air&Style. Tu penses vraiment qu’elles ont le niveau pour se frotter aux mêmes events que les mecs ? Bien sûr  ! Il n’y a qu’en Europe où les filles sont mises de côté à ce point  ! Tous les gros events aux US prou-

vent  que les filles peuvent rider les mêmes modules que les mecs : X-Games, Dew Tour, Us Open, Vans Cup. Ce sont tous des évènements où les filles rident dans les mêmes conditions que les hommes, et les prize money y sont souvent plus équitables. Lorsque j’ai eu l’idée de la pétition pour l’Air&Style, la première chose que j’ai faite a bien sûr été de demander aux autres rideuses si elles aussi voulaient rider ce contest, et elles ont toutes répondu présentes  ! Marie-France Roy, Sarka Pancochova, Cheryl Maas, Tanja Detomas, Lisa Filzmoser, Jenny Jones, Jamie Anderson, Kimmy Fasani, Hana Beaman, Leanne Pelosi, Bev Vuilleumier... J’étais sur place, j’ai vu le kicker, et franchement toutes les rideuses pro rident ce genre de tables tout l’hiver. Si on ne se laisse pas faire, il est vraiment possible de faire changer les choses. L’année dernière par exemple, le TTR avait produit 6 TV shows sans jamais énumérer les filles, même pas celle qui avait gagné le titre de Championne du Monde ! J’ai râlé et c’est grâce à mon action qu’il y a cette année un épisode entier enfin dédié aux femmes. S N O W T I M E

© Swatch

Rendez-vous le 20 janvier 2011 à Chamonix pour la première participation d’Anne Flore à une épreuve du Freeride World Tour. © Billabong / V.Andrieux

 En général, c’est plus facile pour une fille de se faire sponsoriser si elle est plutôt jolie et blonde… Fruit du hasard ou vrai critère de sélection pour les marques ? Je pense que les riders et les rideuses devraient uniquement être soutenus et rémunérés selon leurs compétences sportives. Même si parfois le même genre de critère rentre aussi en compte chez les hommes, je trouve déplorable que quelques mèches puissent changer la donne. Mais pire encore ! L’idée que celles qui se dénudent aient plus de succès me met hors de moi ! C’est ce genre de critères qui tire le côté féminin vers le bas.  Sinon, pas trop anxieuse à l’approche de l’échéance du FWT ? Non  ! En fait je suis surtout curieuse. Curieuse de voir comment se passe un tel événement et de découvrir son ambiance. J’espère vraiment que la neige sera bonne, même s’il est tout à fait possible qu’on ride de la glace ! C’est ça l’avantage quand on fait des images : on choisit où l’on veut aller et où les conditions neigeuses sont les meilleures, quelque chose d’impossible en compétition. Et ça, ça change tout ! Propos recueillis par Clara Quay-Thevenon 5 6 > > L E ma g a z i n e g r at u it D U S N O W B O A R D

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TRIP GRRrL

At The End of

the World Nul besoin d’aller au bout du monde pour assouvir sa soif d’exotisme et de spots quasi inexplorés. À deux pas de chez nous, La haute Maurienne est déjà une autre planète, qui cache en son sein un joyau, un spot à la réputation connue, mais loin de la hype et finalement peu couru par les riders pros. Bienvenue au fin fond de la vallée de la Maurienne, à Bonneval-sur-Arc, en compagnie des filles du team Rip Curl. Texte : Alexandra Barrère - Photos : Jérôme Tanon

Mois d’avril dans la vallée de l’Arc. Dernier jour de poudreuse et premier jour de shooting au sein du team Rip Curl pour Diana, tout juste arrivée de sa Pologne natale.

« Bonneval ? En fait, c’est un petit village typiquement français avec ses maisons en pierre, perdu au bout du monde. » Diana

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Here we are ! Des dômes de partout, des pentes bien vallonnées et personne d’autre à l’horizon que les filles du team. Bienvenue à Bonneval-sur-Arc.

Avril 2010

Cela fait quelque temps que je n’avais pas vu autant de neige un mois d’Avril. Et pourtant... Flash-back. Fin Mars, j’attaque mes nouvelles fonctions chez Rip Curl. Je prends mes repères, la fin de saison est déjà là... Il faut partir tant qu’il y a de la neige, Raph, notre team manager a repéré deux nouvelles rideuses: la Polonaise Diana Sadlowski et Urska Pribosic, qui nous vient de Slovènie. On a besoin de se retrouver, rider et plus qu’accessoirement shooter tant qu’il reste de la neige... J’appelle Jérôme Tanon, lui explique le tout et lui demande conseil...  Ok, c’est parti pour la haute Maurienne, direction Bonneval-surArc, à la porte du parc national de la Vanoise et au pied du plus haut col d’Europe, l’Iseran et ses 2770 m. Jérôme a déjà shooté làhaut avec le Pirates crew la saison dernière, ils y ont trouvé de la bonne neige, légère, des beaux spots backcountry jamais ridés (du moins selon Tanon, ndlr…). Une vallée secrète et protégée. Quelques heures plus tard mon sac est prêt, j’ai trouvé un chalet

en pierre au coeur du village pour quelques centaines d’euros. Go. Mon pote Scorpion, amoureux de la montagne fait partie depuis déjà quelques années des 1 % de la population régionale. Il est là pour nous attendre à Val-Cenis. On passera la nuit ici, chez lui avec Yoann notre cameraman (grippé et au plus bas de sa forme). Pour info inutile Scorpion est fan de Black metal, Panzer division Café-Marduk… Le lendemain, c’est parti, on monte, on se met en mode repérage car les rideuses arrivent ce soir et il faut qu’on puisse leur montrer des spots dès demain matin. Yessssssssss trop bon, de la peuf ! Des dômes partout, de quoi shaper un bon kicker, des pols jam en bois par milliers, des rochers de toutes tailles… Et comme promis par Tanon : personne à l’horizon. Here we are. Ça, c’est fait  ! Djé, Urska, Diana et Lucile Lefèvre, notre petite rideuse frenchie sont dans la maison en pierre. On passe la série LYS Airport : flics, retard, boardbag perdu, écrasage d’hérisson en route. On profite de S N O W T I M E

la soirée au chalet. C’est là qu’on apprend après quelques heures passées entre nous à échanger en Anglais que Jérôme est Parisien ; que c’est le premier trip snow en dehors de sa Pologne natale pour Urska, que Lucile n’a jamais conduit un scooter, et que Diana maîtrise le tail grab comme personne. Pouf. ZZZZZ. Tout le monde écrase.

Biiiiiip. Café-Motley AU réveil...

Soleil : Go ! Powder slashs, oui oui, on trouve très facilement de beaux dômes encore vierges. Easy, même si Lucile a déjà perdu son masque et m’a envoyé à sa recherché pendant plus de 16 minutes montre en main, et en vain... Notre photographe a décidé de couvrir ce trip avec des shots uniquement en argentique. Pression. Je sais qu’il faut que je ramène absolument des shots pour notre campagne pub. Je sais également que les rideuses ont un très bon niveau en park… Mais j’apprends vite qu’elles n’ont pas encore vraiment ridé en Backcountry. Argentique+BCK = pression minimale. On est là pour ça = pression excitante. On dé5 6 > > L E ma g a z i n e g r at u it D U S N O W B O A R D

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TRIP GRRrL « On a pu trouver de bons spots en backountry dans cette mignonne petite station où j’ai laissé quelques gouttes de sang en gobant mon genou. » Marion

Toute dernière rideuse recrutée par Alex pour ce trip au bout de la vallée de la Maurienne, Marion profite de la dernière session backcountry de l’hiver.

cide de shaper un kicker au-dessus d’un petit rocher sur le versant Nord. On grimpe 10 minutes : pelle en main, une petite heure suffira à dégager suffisamment de neige et la faire monter. Crash test, je ne veux pas dire de bêtise, je ne sais plus qui a été la première.En tout cas ça replaque nickel. Le problème c’est plus la prise d’amplitude, on voit vite qu’on ne fera pas de grandes prouesses sur ce saut vu que l’une après l’autre se voit plus se traquer sur la longueur du saut que la hauteur... On bougera vite de spot, ça ne vaut pas le coup. Les joies du shooting. Repérage / Slashs / Arrêt / Cool... STOP On change un peu de programme, on retourne sur les pol jam repérés la veille vers le col de l’Iseran. Le temps se couvre déjà et on a quelques heures de shape devant nous pour monter le kicker et la récep. On restera un peu plus de deux heures avant de redescendre sous la neige. Ce soir Marion Haerty, que j’ai contacté quelques jours plus tôt, nous rejoint.

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Marion 

« Ce trip à Bonneval commença tout d’abord par un message vocal laissé en fin de saison par Alexandra Barrère. Elle m’indiquant quelle voulait que je vienne avec eux, histoire de voir s’il y avait possibilité de me faire rentrer dans le team (oui oui Marion tu ne rêves pas ! C’est bien elle qui est en photo dans ta chambre en train de rider un bon kicker). Arrivée un peu plus tard sur le trip que les autres, un bon feeling s’est tout de suite installé dans ce nouveau team girl. On a pu trouver de bons spots en backountry dans cette mignonne petite station où j’ai laissé quelques gouttes de sang en gobant mon genou… Urska m’a d’ailleurs bien impressionnée en plaquant du premier coup un drop en one foot partant d’un rocher d’au moins 3 mètres de hauteur. Ayant son propre style assez unique à l’aide de la photo en argentique, Jérôme a pu développer de superbes photos résumant bien le trip et nos sessions de ride. Je n’ai que des bons souvenirs en tête de ce séjour, qui ne sera sans doute pas le dernier. C’est vraiment

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chouette de pouvoir être avec des filles motivées qui ont en plus de ça un level quand même assez élevé. » Yoann, notre caméraman va mieux. PizzasPancakes / Chill / Débats politiques / Nouvelle tragique : L’avion dans lequel se trouvait le président polonais Lech Kaczynski s’est écrasé à l’atterrissage, samedi 10 avril 2010 à l’aéroport de Smolensk, dans l’ouest de la Russie. Attentat ou Accident ? Bonne nuit.

Biiiiiiiip. Cornflakes-Daft Punk

Jambon-Cassius pour les filles de l’Est. Objectif Pol Jam Session : le kick a eu le temps de geler, c’est juste parfait. Soleil, motivation, petite couche fraîche, le top du top  ! Les filles commencent par se mettre la pression en tail tap, l’amplitude gagne vite grâce à des ollies de plus en plus propres. Ça devient vite une bonne session grab ! Diana plaque un tail grab parfait qui fera d’ailleurs sa pub cet hiver, well done Mate! Lucile, 15 ans à peine, je tiens à le préciser, nous pose à son tour un parfait tail tap. C’est dans la boîte.


Diana

«  Mi avril, je deviens un “Happy Member“ du team Rip Curl et on enchaîne immédiatement vers Bonneval-sur-Arc pour shooter la campagne pub de l’année prochaine. J’étais tout excitée à l’idée de rencontrer mes tout nouveaux team mates et le reste de l’équipe. Et puis surtout j’étais bluffée de pouvoir shooter directement pour la campagne de pub, et en plus avec Jérôme  ! Je n’avais jamais entendue parler de Bonneval… En fait, c’est un petit village typiquement français avec ses maisons en pierre, perdu au bout du monde. Les conditions n’étaient pas idéales, mais avec un peu d’imagination, on a rempli le contrat, comme vous pouvez le voir en images. What else  ? Les journées étaient longues et bien remplies, les Français mangent à des heures bizarres, on a passé du bon temps, à rider, s’amuser et prendre le soleil  ! C’est passé trop vite et il était déjà temps de rentrer à la maison, l’hiver est fini ! ».

« Le spot était dur à rider et j'appréhendais le premier jump… Mais quand il faut y aller, faut y aller ! » Lucille, 15 ans

Tout premier shooting pour la benjamine de l’équipe. Lucile surmonte son appréhension et sort le shoot de la journée !

Lucile

« Mon premier photo shoot  ! Pendant 5/6 jours, j’ai pu rider avec Marion et des filles étrangères, Urska, Diana. Il y avait aussi ma team manager Alexandra que je remercie pour cette super expérience, avec Jérôme et Yohan comme photographe et caméraman. Le premier jour, on a shapé un spot avec un pole jam qu’on a exploité le lendemain. Le spot était dur à rider et j’appréhendais le premier jump… Mais quand il faut y aller, faut y aller  ! J’ai fait quelques over shoot avant de trouver la bonne speed. Et au bout de 5 ou 6 airs, j’ai enfin tapé le haut du pole jam. On a fini l’après-midi sur un kick en pow pow où j’ai testé des backflip… Mais aucun ne passait. Le troisième jour on est monté quelques temps à pied pour shaper un kicker, où on a fait quelques petites rotations et des grabs ; on a même eu le temps de se faire un petit run de poudreuse avec Marion. Kicker backcountry le jour suivant, il était vraiment cool, il y avait moyen de se mettre de bons shoots. Et c’est déjà le dernier jour ! Pendants que Urska se jetait sur un bomb drop one foot., avec Alex et Marion on a shredé sur la piste on a ridé l’herbe !! c’était vraiment cool. » La session terminée, il nous reste encore un peu de temps pour s’amuser, slashs et reslashs / Chocolat chaud. Debrief sur les collecs outerwear avec les rideuses, tout le monde se lâche, c’est parfait ça part bien

en nawak ! Entre Diana qui veut des slims et des jackets longues, Urska qui veut du bleu mais qui ne sait pas trop comment, Lucile qui veut des gros baggy, et Marion qui veut du “féminine“... Facile de faire un condensé de tout ça ! Je prends des notes détaillées pour que huit mois plus tard elles portent ce qu’elles souhaitent). Jambon / Pâtes / Sauce Salsa/ Jenlain /Internet/ Oreiller

Biiiiiiip. Café-LedZep

Go Go Go, c’est reparti. Faut trouver un nouveau saut en BC. Un que tout le monde sente bien. Urska a envie de poser un 540 Indy, on cherche le spot. On trouve une lip à gauche vers le Sud, y a pas trop de shape, et un landing parfait, que du bon. Euh… Je corrige  : en fait on passera plus de deux heures à lisser une plateforme de prise d’élan correcte. Perfectionnistes ces rideuses… Jérôme se place dans la récep, S N O W T I M E

aucune visibilité du take off, je me mets au niveau du kicker pour faire des signes visibles pour chacun, riders, cameraman, photographe. C’est finalement un joli 3-6 front indy que replaquera Urska sur un spot finalement pas si évident que ça… Session terminée, on trace, on trace, on cherche un nouveau spot, on finit par se poser sur une autre lip un peu bizarre mais qui motive finalement plus ou moins tout le monde. Pas trop de shape requis. Pas de tricks de fous non plus. Pause. Session free, on ride un peu partout ça fait du bien, tout le monde semble être fatigué et on en a marre de se concentrer pour shooter. S’ensuit une bonne session Flat. En redescendant on tombe sur ce gros cailloux. Je parle de suite à Urska de ce one foot bomb drop, c’est la seule que je sens pour maîtri5 6 > > L E ma g a z i n e g r at u it D U S N O W B O A R D

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TRIP GRRrL ser ce trick. Le spot est vraiment engagé, tout le monde est crevé. Urska va le droper. Demain. On shape rapidement une courbe pour avoir le spot prêt dès qu’Urska le sentira le jour suivant. C’est même Yoann qui fera le crash test (pas replaqué  !) et Urska suivra. Deux essais suffiront, les deux seront plaqués (en melon puis en tail grab). Le tail grab validé, super style, engagé, bravo. Urska, elle ne parle pas trop mais ce qui est sûr, c’est qu’elle engage. Son shot fera sa pub.

Urska

«  Ça y est, le Team est en place. Notre premier trip est planifié en suivant. C’est parti pour un photoshoot au milieu de nulle part, quelque part dans le Sud Est de la France. Je n’ai jamais réussi à me souvenir du nom de l’endroit, mais ce n’est pas important. Je suis arrivée en avion ; c’était la première fois que je voyageais avec mon board bag, et évidemment ils l’ont perdu à l’aéroport ! Bien vu pour mon premier trip. Ça ne m’empêche pas d’être contente d’être là et de rencontrer les autres filles du Team. Elles sont super… Sauf que je ne comprends rien à ce qu’elles disent. Va falloir que je prenne des cours de Français un jour. On a pas mal “bossé“ pendant quatre jours non-stop. Diana m’a prêté une de ses board et une paire de boots, mon boardbag n’étant jamais arrivé… Niveau sappes, pas de soucis, on avait la nouvelle collection Rip Curl à dispo, ça y est on était prêtes à shooter ! Ambiance poudreuse de printemps sur le spot, nickel pour shaper des kicker en backcountry pour y shooter des actions. On aura passé pas mal de temps à pelleter, mais ça valait le coup, on a toutes eu de jolis shot. Mon préféré, c’est un one foot depuis un gros rocher. Je me suis fait super peur, mais ça a super bien marché et j’étais toute contente d’avoir tous mes os encore en place. Le seul truc que je n’ai pas kiffé pendant ce trip, c’est les habitudes bizarres des Frenchies au sujet de la bouffe. Avec Diana, on est habitué à avoir notre principal repas en fin d’aprèsmidi, pas à onze heure du soir ! On en a bavé pour se caler sur leur rythme… Vivement le prochain trip ». Eau fraîche / Carambar. Dernière session ride tous ensemble, Jérôme, pose ton sac.

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Le niveau monte d’un ton. Urska ne fait pas de détail et replaque son bomb drop one foot au premier essai.

« Le seul truc que je n’ai pas kiffé pendant ce trip, c’est les habitudes bizarres des Frenchies au sujet de la bouffe. » Urska


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5 Oxbow - Rich Prix public conseillé : 80 euros

8 Electric - EG.5s B4BC Prix public conseillé : 110 euros

3 Oakley – Gretchen Bleiler Signature Prix public conseillé : 149 euros

6 Anon - Hannah Teter Figment Prix public conseillé : NC

9 Von Zipper - Chakra B4BC Prix public conseillé : 135 euros

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Bon à savoir.

Les indices de protection vont de 0 à 4 et n’ont rien à voir avec les couleurs. Un verre sombre non traité accentuera les effets nocifs des UV : les rayons pénètreront encore plus en profondeur car les pupilles se dilatent pour y voir plus clair ! À la montagne et au soleil, on doit avoir des écrans de catégorie 3 ou 4. Les indices 1 et 2 sont réservés exclusivement aux conditions de faible luminosité. Chaque couleur d’écran possède ses propres caractéristiques, affectant différemment notre perception. On peut donc optimiser nos performances en tenant compte de ces propriétés. Gris. Très utilisé car reproduit fidèlement les couleurs, sans changer la vision naturelle. Jaune-Orange. Procurent un effet lumineux et augmentent les contrastes par temps de brouillard, ou à la tombée du jour, mais falsifient quelque peu le rendu des couleurs.

Avec des indices de 1 à 2, déconseillés en cas de fort ensoleillement. Brun. Également beaucoup utilisé. Procure un ton chaud agréable, augmente les contrastes dans les conditions d’ensoleillement, avec cependant une légère falsification des couleurs. Généralement des écrans de catégorie 3 ou 4, selon si la teinte est claire ou foncée. Vert. Offre une courbe de transmission très proche de l’oeil humain, améliore la perception des couleurs. Généralement d’un indice

de protection 3, utilisable les jours très ensoleillés car protège également de l’éblouissement. Rose. Utilisé pour des situations d’éclairage peu favorables, apportant de la luminosité. Uniquement en teinte claire, car le roses foncé modifie la perception des couleurs, et cause des inconforts oculaires. Avec des indices de protection de 1 à 2, à ne pas utiliser les jours de grand bleu Bleu, Violet et Rouge. N’apportent généralement aucun avantage.

Sécurité : j’enlève plus jamais mon masque ! L’œil perçoit 40 % de l’énergie solaire et absorbe 60 % de rayons invisibles : Infrarouges et Ultra-Violets (UVA, UVB). Ces UV sont les plus nocifs avec effets néfastes cumulatifs au fil des années et irréversibles. Présents même par temps très couvert (50%), et réfléchis par la neige à 85%, leur intensité est aussi influencée par l’altitude : la quantité d’UVB augmente de 4% par palier de 300m. De nombreux traitements (anti-UV, anti-reflet, polarisant,…) peuvent vous sauver la vue, et différentes teintes d’écran sont disponibles pour s’adapter à toutes les conditions. À vous de voir.

Jeu - concours Billabong et Snowtime t’offrent la tenue de ride de Sylvain Bourbousson.

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Veste Saude + pant Schucram Bib Prix public : 330 euros

Veste Arena Gingham Prix public : 230,00 euros Matériaux : PFOA / PFOS Free DWR, imper 15 000 / resp 10 000 mm Coupe : classique Détails techniques : Poids : 1361 g (en taille L) - Coutures soudées - Doublure en fourrure polaire - Fourrure capuche amovible par zip Poignets Ninja

Veste : Saude Prix public : 180,00 euros Matériaux : technologie Storm-FIT (membrane en microfibre ultra fine qui repousse le vent, la pluie et la neige). Doublure Polyester Dri-FIT Coupe : longue Détails techniques : Capuche réglable avec fermeture à pression - Poche zippée sur la poitrine gauche - Poches à rabat sur la poitrine droite et avant - Ventilations sous les aisselles en maille zip - Poignets avec manchons Lycra® Jupe pare-neige

Arena Gingham Jkt + Arena Gingham Pant Prix public : 410 euros

Pantalon Arena Gingham Prix public : 180,00 euros Matériaux : PFOA / PFOS Free DWR, Dry Level 2 (imperméabilité 15 000 mm et respirabilité 10 000) Coupe : classique Détails techniques : Poids : 996 g (en taille L) - Coutures soudées - Genoux et fesses isolées - Doublure en tricot brossé - Ventilation entrejambes

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Pantalon : Schucram Bib Prix public : 150,00 euros Matériaux : membrane 2 couches en Twill (imperméabilité 10 000mm et respirabilité 10 000). Isolant Poly-fill 40 grammes Doublure Dri-FIT Coupe : salopette Détails techniques : Construction qui concilie innovation et respect de l’environnement - Salopette détachable Poches doublées avec zips protégés - Bas de jambes zippés Coutures entièrement étanches


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Veste : Connected Prix public : 250,00 euros Matériaux : imperméabilité 15 000 mm et respirabilité 20 000. Isolation molleton 3M™ Thinsulate™ dans le dos Coupe : classique avec longueur anorak Détails techniques : Rabat magnétique - Taille ajustable - Capuche amovible avec système magnétique - Ventilation sous bras Jupe pare-neige amovible

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GRRL BOARDS ALL MOUNTAIN TESTEUSES

CHOICE

Nos testeuses ont sélectionné parmi la trentaine de boards girls tournée pendant les essais Snowlabo leur “Top Four” des planches qu’elles garderaient dans leur quiver pour l’hiver. Un “Testeuse Choice“ exclusif, en 6 planches Freestyle All Mountain et 4 boards All Mountain Freeride. Attention, cela ne veut pas forcément dire que ces sont les meilleures boards pour vous, mais tout simplement celles qui les ont fait craquer, en fonction de leur gabarit et leur style de ride.

Lucie

175cm/58kg Rideuse avant tout freestyle avec un fort penchant pour les gros kickers et le pipe. Elle ride avec des appuis  forts, une grande technique, normal elle est monitrice de snowboard en Suisse.  Saisonnière pour la deuxième année à Verbier, Lucie se tourne de plus en plus vers le freeride et commence à envoyer vraiment du lourd... Lucie’s Choice Apo - Isis Burton - Feelgood Flying V Forum - The Sauce Roxy - Ollie Pop

LN

165cm/53kg Freestyleuse pure et dure, c’est le park qu’elle préfère,  grande amatrice de rails. Les noires du park ne lui font pas peur non plus. Elle ride fort, toujours pour le fun, mais il ne faut surtout pas lui couper la route... Sinon elle mord, on ne l’appelle pas Pit

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Bull pour rien ! Elle ne se limite pas au park, sur pistes elle kiffe le flat et quand les conditions sont au rdv elle ne dira jamais non à une session powpow LN’s Choice DC - Biddy K2 - Lunatique Nitro - Runaway Rome – Lofi

Clara

165cm/53kg Plus freerideuse que freestyleuse, elle préfère les grands espaces aux performances en park. Toujours partante pour sortir sa board, c’est les sessions entre potes dans la fraîche qu’elle préfère. Ce qui ne l’empêche pas de kiffer le flat sur piste et se prendre de gros envols quand la neige est molle. Clara’s Choice Forum - The Sauce Lib Tech - Skate Banana Ross - Justice Salomon - Ivy

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DC - Biddy

FORUM - The Sauce

Taille testée : 151 cm Tailles disponibles : 143 / 147 / 151 cm Largeur patin (cm) : 24,3 Rayon de courbe (m) : 6,6

Taille testée : 147 cm Tailles disponibles : 142 / 147 / 151 cm Largeur patin (cm) : 24,2 Rayon de courbe (m) : 7,0

« Poppy et vive à souhait ! », « trop facile à manière et bien tolérante en plus » pour une vraie twin-tip finalement bien polyvalente. Son cambre inversé la rend facile à rider, confortable, et joueuse. « Mention spécial au rocker, qui ne nuit pas à l’accroche de la board tout en la rendant très accessible ». Partout, elles fait pour jouer, « fun fun fun, légère sous les pieds, on en fait ce qu’on veut en flat ». Pour petits gabarits spécialiste du park et rideuses allround de tous poils.

« Joueuse, maniable, un vrai régal en flat ! », s'exclame une testeuse. Le cambre inversé de cette pure twintip la rend très ludique. Cette petite Forum bénéficie d'un « pop plus que satisfaisant » avec un ollie et des rotations qui se déclenchent facilement. Confortable et tolérante dans un park, elle l'est également sur piste grâce à une conduite facile. Précise et réactive, elle tient la route sur tous les terrains tant qu’on le brusque pas. Une FS joueuse et tolérante pour s'éclater, progresser et passer partout.

Prix public conseillé : 299 euros

Prix public conseillé : 359 euros


FREESTYLE

LIB TECH - Sk8 Banana

NITRO – Runaway

Prix public conseillé : 369 euros

Prix public conseillé : 459,90 euros

ROME - LoFi Rocker

ROXY - Ollie Pop

Taille testée : 148 cm Tailles disponibles : 148 / 149 / 151 / 152 / 154 / 156 / 159 cm Largeur patin (cm) : 24,2 Rayon de courbe (m) : NC

Taille testée : 149 cm Tailles disponibles : 153 / 149 / 146 / 142 cm Largeur patin (cm) : 23,8 Rayon de courbe (m) : 12,0 / 6,4 / 12,0

Taille testée : 149 cm Tailles disponibles : 143 / 146 / 149 cm Largeur patin (cm) : 24,7 Rayon de courbe (m) : NC

Taille testée : 151 cm Tailles disponibles : 141 / 145 / 148 / 151 / 154 cm Largeur patin (cm) : 24,2 Rayon de courbe (m) : 7,9

« Une véritable machine à jouer, qui donne envie de tourner dans tous les sens ! », nos testeuses sont convaincues. « Trop facile, avec un pop de dingue, les ollies sortent tout seul, on en fait ce que l’on veut ». Très tolérante, confortable sur rails et idéale pour le flat, grâce à son profil (cambre inversé prononcé), on oublie par contre la performance sur piste… « Une planche pas ordinaire et super intéressante » ; pour freestyleuses de tous niveaux.

« Du fun  à tous étages ! » Board freestyle par excellence, grande joueuse plutôt que machine à gros rendement, la Runaway a tout pour plaire. Le plus marquant, c'est « son pop hallucinant qui sort sans effort », avouent nos testeuses. Comme toute bonne board qui se respecte, elle est capable de s’évader sans peur du park. « Son accroche fait plaisir, mais attention en terrains difficiles, super vive, elle réagit à chaque relief, ça secoue les jambes ! ». « Un bijou pour le park. »

Une board freestyle efficace et redoutable. Réactive et tonique, elle est également maniable, tolérante et très ludique. « Facile à déformer en torsion, elle est idéale pour le freestyle », affirme une testeuse. Stable sur rails et box, elle est aussi très accessible pour l'apprentissage du flat. « Pas la plus radicale, mais sympa partout, il ne faut pas hésiter à l’emmener hors du park,, même en petit hors-piste ». Pour rideuses de tous niveaux.

« Ça c'est du bon ! Elle porte bien son nom ! », annonce une de nos testeuses. Cette twin-tip dotée d'un double rocker possède un super ollie et un excellent pop, de quoi régaler les plus exigeantes en park. « Mais elle est tout aussi efficace partout, vive le Magne Traction ! ». Stable à grande vitesse, du renvoi en fin de courbes, des changements de direction réactifs, une bonne accroche même en terrains difficiles, un bon déjaugeage : « Roxy fait plaisir ! », avec une bombe super polyvalente sous les pieds de très bonnes rideuses.

Prix public conseillé : 489 euros

S N O W T I M E

prix public conseillé : 449 euros

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ALL MOUNTAIN FREERIDE GRRL BOARDS

APO - Isis

Prix public conseillé : 300 euros Taille testée : 149 cm Tailles disponibles : 146 r / 149 r / 152 r cm Largeur patin (cm) : 24,2 Rayon de courbe (m) : 8,2 «  Elle est devenue bien plus fun avec son cambre inversé », confie une testeuse. Légère sous les pieds, elle a de la présence, «on la sent tonique sous les pieds ». Sur piste rien à redire, « c’est du Apo ». En poudreuse, « cette petite planche plutôt fine en spatule a une très bonne portance, merci le rocker ». Même en freestyle, on se régale grâce à son pop assez puissant et sa tolérance. idéale pour les rideuses de niveau intermédiaire à confirmé, suffisamment puissante pour exploiter toutes ses capacités.

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BURTON Feelgood Flying V Prix public conseillé : 550 euros

Taille testée : 149 cm Tailles disponibles : 140 / 144 / 149 / 152 / 155 cm Largeur patin (cm) : 24,1 Rayon de courbe (m) : 7,36 « La Feelgood se destine clairement aux rideuses qui n’ont pas de limites en termes de terrains ou de style de ride ». L’accroche est au rendez-vous en toutes circonstances, la réactivité aussi. Tout est là au service de la performance, y compris le bon gros pop ! Même si elle figure en catégorie freeride, la Feelgood a aussi un comportement exemplaire sur rails, et grâce à son shape, une bonne aptitude pour les press. Bon niveau conseillé.

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ROSSIGNOL - Justice

SALOMON – Ivy

Taille testée : 149 cm Tailles disponibles : 145 / 149 / 153 cm Largeur patin (cm) : 24,3 Rayon de courbe (m) : 6,6

Taille testée : 149 cm Tailles disponibles : 143 / 146 / 149 / 152 / 156 cm Largeur patin (cm) : 23,9 Rayon de courbe (m) : 7,6

« Une bonne surprise: maniable, joueuse et surtout très polyvalente ! », affirment nos testeuses à l'unisson. Confortable sur tous les terrains et facile à prendre en main, « on se sent bien dessus ». Sur piste, elle « accrocheuse à souhait, la courbe tient bien sur tous les types de virages ». En poudreuse, son rocker a séduit les filles : « la portance est impressionnante et ça tourne tout seul ! ». En freestyle, sa grande maniabilité, pop performant et tolérance la rendent très amusante. « La Justice est la reine de la polyvalence ! »

« Polyvalence et grande performance au programme » ; « une petite boule de nerf, précise et réactive ! ». Précise en courbes, stable en terrains différents et suffisamment dynamique pour tenir les grandes vitesses : « rien ne l’arrête ». Facile à manier, dotée d'un pop efficace, elle saura performer en freestyle également. « Véritable All Mountain à tout faire, et le faire bien », l'Ivy se destine aux rideuses de niveau intermédiaire à confirmé pour continuer à progresser.

Prix public conseillé : 379 euros

Prix public conseillé : 379 euros


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Thomas Delfino

© Oxbow/D.André

Du haut de ses 21 ans, Thomas Delfino, le Rider du crew “À Branler“, fait de plus en plus parler de lui lors des contests, et même un peu plus… Il vient d’être proclamé 2° meilleur Rookie Homme de l’année 2010, derrière son pote Enzo Nilo, et ne compte pas s’arrêter là. Rencontre avec une des révélations du moment.

Wankrider pro  Tu as remporté en Octobre dernier l’Award du 2ème meilleur Rookie de l’année 2010. Quel effet t’a fait cette récompense ? J’ai été très agréablement surpris, ça fait super plaisir  de recevoir une récompense de ce genre, surtout que je ne m’y attendais pas du tout ! Cet Award est une bonne façon de montrer aux gens qui me soutiennent et à moi-même que les efforts valent le coup, d’autant plus quand ils sont récompensés.   Tu t’es blessé au genou lors de la finale du Kumi Yama en Juillet dernier… Ce n’est plus qu’un mauvais souvenir ? Suite à ma blessure (rupture partielle des ligaments croisés), j’ai eu la chance d’échapper à l’opération et j’ai tout mis en œuvre

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pour récupérer et être d’attaque pour ce début de saison  : rééducation sérieuse tout l’été et grosse préparation physique à l’automne. C’est après avoir « foudroyé » un test iso cinétique (contrôle de la force musculaire) avec une jambe d’acier que je suis remonté sur ma board. Les efforts ont payé puisque aujourd’hui je ride avec des appuis solides, la saison a très bien commencé et je suis prêt à tout tuer ! Malgré cette blessure, je garde un très bon souvenir du Kumi Yama, on ne s’attendait vraiment pas à arriver aussi haut !   Il y a quelques années (2005), Oxbow devenait ton premier sponsor, aujourd’hui il l’est encore. À l’heure où les choses

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bougent pour la marque, notamment avec l’arrivée de David Livet comme team manager, comment tu vois les choses ? Ça fait plaisir, le team snowboard grossi de plus en plus. C’est clair qu’il y a une nette volonté de “réveiller“ le team et c’est réussi. Depuis l’arrivée de David Livet en team manager, c’est “que du bon “, la marque va vraiment dans le sens des riders. Grâce à son expérience de rider pro, David connaît exactement nos besoins, et ça se passe super bien.  Tu viens tout juste de signer avec Vans. Un enchaînement logique ? Effectivement, c’est tout récent. Vans m’équipe en boots à partir de cette sai-


Glacier de Dachstein, début Décembre. Premier shooting de l’hiver pour Thomas et petit échauffement des jambes avant l’hiver en compagnie de tout le team Oxbow. © David André

son, je suis content c’est du super matos. Ça s’est fait tout naturellement. Bruno Rivoire, team manager de Vans, également producteur chez Hara Kiri, crew dans lequel je filme, m’a proposé un jour d’intégrer son team, et bien sûr j’ai dit oui !

exemple de toute cette motivation. À l’initiative de jeunes riders, constitué uniquement de rookies qui en veulent… Attention, cette saison, ça risque de faire du bruit ! (Retrouvez-nous sur Facebook !)

 Suite à un joli palmarès en 2010 (3ème  La scène freestyle française fait bien au Tricks or Treat Contest TTR 3 étoiles, en plaisir : elle bouge de plus en plus et le finale du Nescafé Champs Open, en deminiveau des jeunes riders devient vraiment finale du Pleasure Jam TTR 4 étoiles…), impressionnant. Prêts à prendre la relève ? quels sont tes objectifs pour 2011 ? Chaque saison, il y a J’aimerais faire avant de nouveaux riders qui Je ride par envie et toujours tout de l’image, avoir envoient fort. Les jeu- pour le plaisir. Je me rends une belle part vidéo. nes se réveillent ! On a compte de la chance que j’ai. Déjà avec Hara Kiri, vraiment envie de faire avec lequel j’ai déjà bouger les choses dans le bon sens. On veut commencé à filmer, mais j’ai aussi des promontrer qu’après les “vieux“, la relève est là, jets avec Oxbow. Sinon, question contests, et bien en place. On se donne les moyens, je compte participer à un maximum d’épreuon s’unifie et se motive pour repousser nos ves TTR avec l’objectif d’atteindre les demilimites. Le crew “À Branler“ que j’ai intégré, finales pour les plus gros. Ce serait déjà pas récemment monté par Enzo Nilo, est un bon mal, vu le niveau monstrueux qu’il y a. S N O W T I M E

Mini CV

Age : 21 Station : Serre-Chevalier Originaire de : Nice Sponsors : Imperium, Oxbow, FST Handwear, Vans, La Glisse

 Tu rides avant tout pour le plaisir, et ça te réussit. Aimerais-tu pouvoir vivre, à l’avenir, entièrement de ta passion ? Il est vrai que pour moi le plaisir est primordial. Je ride par envie et toujours pour le plaisir. Je me rends compte de la chance que j’ai, et j’espère toujours rider avec le “smile“. Et, si un jour, j’avais l’opportunité de vivre de ma passion, ce serait vraiment une belle occasion à ne pas laisser passer. Propos recueillis par Clara Quay-Thevenon 5 6 > > L E ma g a z i n e g r at u it D U S N O W B O A R D

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portfolio

La Quête

Le plus grand photo contest de la planète.

22,764 images envoyées par 4773 photographes de 112 pays. Le tout passé au crible par un jury de 53 photo editors. 50 finalistes, 10 vainqueurs de catégories et un gagnant à l’Overall. Pour sa seconde édition, le Red Bull Illume s’impose comme le concours photographique vraiment représentatif de la photo d’action. À découvrir dans son intégralité sur www.freepresse.com.

Rider : Marco Smolla Spot : Ruka, Finlande Photographe : Lorenz Holder / Red Bull Illume Fin décembre à Ruka, le soleil ne se lève que trois heures par jour, au alentours de la mi journée. Il fait -28° et tout le monde était bien content de retourner dans la chaleur de l’appartement une fois la journée de shooting terminée. Marco Smolla avait encore de l’énergie à brûler pour attaquer un kicker juste devant notre fenètre. « Je n’ai pas shooté cette image depuis l’intérieur parce qu’il faisait trop froid, mais plutôt pour montrer à quoi ressemble l’ambiance d’un trip aux alentours du cercle polaire. Beaucoup de Facebook, de relaxation, de sommeil, et bien sûr de ride ! ». 46

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La station avait déjà fermé ses portes quand Silvano et ses potes riders se sont rendus au col de Simplon pour profiter de la dernière neige de l’hiver. Le photographe avait envie d’étrenner ses tout nouveaux flashes. « On a construit le mur, après on a attendu qu’il gèle, et ensuite on a creusé le trou ! » Chichement éclairés par les phares de la voiture et des téléphones portables, pas facile de viser… Après quelques tentatives, Martin passe enfin au travers. « Et évidemment, quand on a voulu repartir, les batteries de la voiture étaient à plat ! »

Rider : Martin Seiler Spot : Simplon, Suisse Photographe : Silvano Zeiter / Red Bull Illume

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Rider : Steve Gruber Spot : Hoch-Ybrig, Suisse Photographe : Thomas Stöckli / Red Bull Illume Chaque année, Thomas shoote les campagnes de pub pour Eleven. « C’est cool, ils me laissent faire ce que je veux, et à chaque fois je tente un truc différent. Là j’avais été frappé par les couleurs de la collection. Normalement je ne supporte pas de shooter des séquences, mais là c’était différent. On a attaqué à shooter à huit heure du soir, et la dernière image a été mise en boîte à quatre heure du mat’ ! Le temps de remballer les flashs, batteries et le reste du matos, et je suis allé dormir directement à l’arrière ma caisse. »

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Rider : Inigo Igarza Spot : Vitoria-Gasteiz, Espagne Photographe : Roberto Alegria / Red Bull Illume Roberto, photographe espagnol installé à Paris désirait recréer l’atmosphère des photos de skate à contre-jour, de moins en moins plébiscitées par les magazines ces derniers temps. « Je voulais retrouver cette ambiance, tout en travaillant avec une texture de fond différente, comme je pourrais le faire en studio. J’avais une vision très claire de ce trick en créant un gap à l’aide de deux camions. Le temps de décider deux potes camionneurs pour qu’ils me prêtent leurs engins, de trouver un local assez grand pour les faire entrer et installer les 25 m2 de fond blanc bien à l’abri du vent, et voilà. »


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Rider : Peter Mendia Spot : Buchupureo, Chile Photographe : Chris Burkard / Red Bull Illume Vainqueurs toutes catégories, Chris et Peter avaient pourtant décidé à la toute dernière minute ce trip vers le Chili. Pour se prendre des jours et des jours de pluie… Et puis un matin. « Le vent offshore soufflait, le swell poussait comme jamais, les locaux nous ont emmené sur un spot qui ne marche que très rarement. En franchissant les dunes, on a eu cette vision magique de barrels qui traversaient tout la baie. Les vagues étaient vraiment incroyables, alors j’ai décidé de prendre le risque de shooter de loin, du sommet d’une dune pour obtenir le bon point de vue. Le Shore Break et le vent étaient si forts que j’ai raté la plupart des images à cause du spray. Et puis ce set est arrivé. La lumière, le vent, la vague : tout était parfait, comme si la nature se mettait en totale harmonie juste pour cet instant. Au moment de déclencher, Peter se prend le backwash qui envoie cette gerbe dorée de 3 mètres juste au-dessus de lui, avant qu’il ne reparte pour un autre tube de plus de 20 secondes… »

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STARTING

CREA: JESÚS

DECEMBER 2010


TRIP

Quelque part en péninsule Antarctique, Xavier photographie son compagnon de cordée, Jeremy Jones, pendant qu’ils grimpent une face qu’ils ont repérée depuis le bateau.

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Xavier

De Le Rue

ride sur une

autre planète

À 30 ans et bientôt quelques poussière l’extra terrestre des Pyrénées domine sans partage depuis deux ans le Big Mountain. De ses runs victorieux lors du Freeride World Tour 2009 à ses rides hallucinants en Alaska ou du côté de Chamonix, avant de remettre le couvert en 2010 sur le FWT avec un run historique à Verbier qui lui vaudra un troisième titre consécutif, il ride vraiment sur une autre planète. Deux années qu’il nous en met plein la vue. Pas le temps de se retourner qu’il enchaîne avec plus de trois tour du monde en une année d’activité ! À peine rentré d’un énième trip juste pour les fêtes de fin d’année, il est déjà harcelé par les médias… Retour sur un phénomène.

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TRIP Verbier, FWT 2010. Le bec des Rosses, où Xavier s’est bâti une réputation d’extra-terrestre. Run vainqueur et titre mondial en bas de la descente. Page de droite : Squaw Valley, FWT 2009. Une autre victoire au compteur.

(c) C.Margot/Freeride World Tour

2009. Une année particulièrement intense pour Xavier, qui avec un emploi du temps serré pour cause de course au titre sur le circuit FWT et différents trips, n’aura finalement consacré que peu de temps à tourner pour Standard Films. À peine quinze jours courant avril en Alaska pour un résultat qui n’était pas gagné d’avance. Des conditions de neige plus que moyennes pendant son séjour n’avaient pas permis à Xavier de se livrer totalement, et 2011, Film de l’année ? de son propre aveu, il était un peu inquiet à Heureusement pour Xavier, il aura eu tout l’idée d’avoir une séquence décevante, voiau long de cette année 2009 d’autres ocre pas de part du tout  ! « En fait, les condicasions d’assouvir sa soif de gros ride, dont tions étaient pourries !» Le mois d’avril 2009 LE trip ultime, en direction de l’Antarctique se termine à Chamonix et en Suisse, pour cette fois. « On est parti avec J Jones et mettre en boîte les images de “Deeper“, un les gars de Relentless avec qui j’étais déjà projet de film de sur deux ans, en compaallé au Groenland, un autre trip d’excepgnie de Jeremy Jones tion  ! C’est sûr, déjà qu’on a pu découvrir Les JO ? Je me rappelle le Groenland avait été sur les écrans ce début surtout cette sensation de une belle surprise, une d’hiver. «  Pareil qu’en des meilleurs trips de “Too Much“. Trop d’anneaux Alaska : la neige n’était ma vie. Et puis il y a pas top, surtout en hau- olympiques partout, trop eu la péninsule Ante altitude, le vent avait d’argent, trop d’intérêt tarctique… C’était tout tout soufflé. Au final, à pour ces petits bouts de simplement énorme, la fin de l’hiver, je n’étais métal qui ne veulent pas bien mortel  ! On a pas du tout satisfait de forcément dire grand chose trouvé des runs super ce que j’avais fait devariés, et en plus on a vant les caméras. J’avais vraiment peur de eu du bol avec le temps et les conditions de ne pas avoir de “part“ cette année. Et puis, neige. C’est fou, tu arrives en zodiac, tu as pendant le montage de “Black Winter“, j’ai ces faces imposantes qui se jettent dans la reçu un coup de fil de Jeremy Jones, qui mer… Vraiment un super trip, que du bon ! » avait visionné les images  : “j’ai vu ta part  : Autant d’images en boîtes comme Deeper, elle déchire“. C’est cool, ça m’a rassuré. Si qui s’impose décidemment comme LE film ça avait été pourri, JJ me l’aurait dit. S’il a de Freeride de ces dernières années, avec validé, c’est que c’était bon. Ouf. » Le mansans doute quelques Video Awards à la clef, que de chance avec la météo n’empêchera aussi bien pour les riders que pour la propas les trois minutes de sa part de l’imposer duction. Il a déjà été élu en décembre derle 29 janvier 2010 comme “Standout Of The nier Meilleur Film et Meilleur Esprit Freeride Year“ aux Transworld Riders Poll Awards. au sixième Festival du Film Freeride de St

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Lary, et ce n’est sans doute qu’un début. « Depuis deux ans, il s’est passé tellement de choses dans ma vie  ! Depuis l’Antarctique, j’ai continué de bouger un peu dans tous les sens... En gros depuis, je suis allé en Alaska pour deux trips différents : hélico avec Standard Films et tente avec Deeper. Je suis allé au Brésil surfer ; j’ai ridé des pentes raides jusque début juin ; j’ai passé du temps dans les Pyrénées chez moi  ; je suis retourné camper dans un volcan au Chili ; j’ai fait trois fois le tour de la terre pour des meetings, conférences, trips media, etc ; je suis aller camper au canada.... Bref je ne m’ennuie pas ! j’aimerais parfois passer un peu plus de temps au même endroit, et prendre le temps d’apprécier plutôt que d’avoir l’impression de courir sans arrêt après quelque chose. On n’est jamais content, pas vrai ?  La suite de l’hiver s’annonce au même rythme. Je repars au Japon bientôt, avant de me rendre en Norvège, et ensuite ce sera au tour de l’Alaska. Sans compter les trips pour les six étapes du Freeride World Tour 2011, de la Russie au Etats-Unis en passant par l’Europe. On a prévu de beaucoup shooter d’images en dehors du FWT, parce qu’on fait un videoblog toutes les deux semaines avec Guido Perrini à la caméra et Tero Repo derrière l’objectif, mes deux acolytes qui shootent mes trips. C’est cool, on s’entend


(c) D.Daher/Freeride World Tour S N O W T I M E

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TRIP

Le valais Suisse, presqu’un home spot pour Xav, qui shoote là chaque année sur des pentes dont il a le secret. (c) Tero Repo

bien, je kiffe bien de shooter avec eux. Et puis au milieu de tout ça, j’aimerais trouver le temps de rider avec mon petit frangin Victor pour les webisodes. Rendez vous sur www.timelinemissions.com, le premier épisode est déjà en ligne. »

2010 L’année des Jeux Olympiques

On l’a peut-être déjà oublié, mais 2010 a été une année Olympique pour Xavier, qui mine de rien s’était fixé quelques objectifs, après 2006 et les Jeux de Turin où il avait manqué son rendez-vous avec l’histoire du sport Olympique. «  L’hiver 2008/2009, j’avais fait trois compet’, pour voir où je me situais. Il y en a une où je me prend une quiche, une Coupe du Monde que je gagne et à la troisième compétition, aux Championnats du Monde, je ramène la médaille d’argent. Donc content pour un retour. Alors je m’étais dit, les JO, OK, pourquoi pas, mais… Pas question que ça me prenne la tête. J’ai essayé de bien m’isoler, de me préserver du syndrome du  “gros objectif“. Ce n’est jamais qu’une compet’, c’est pas la peine de s’exciter. La chance que j’ai aujourd’hui, c’est que ma carrière, elle n’est plus là. Alors qu’il y a quatre ans, je flippais vraiment de perdre mes contrats si je ne faisais pas un bon résultat. Cette fois, ce n’était que du bonus, je n’avais plus la pression comme avant. Ce qui n  ‘empêche pas que un an plus tard, pour être honnête, ce n’est pas le meilleur des souvenirs… C’est passé assez vite, je n’y ai pas consacré énormément d’énergie et j’étais content d’y aller, d’être la... Mais avec le recul, au bout d’un moment je me rappelle surtout cette sensation de “Too Much“. Trop d’anneaux olympiques partout, trop d’argent, trop d’intérêt pour ces petits bouts de métal qui ne veulent pas forcément dire grand-chose, trop de blabla. Peut-être que j’aurais eu un autre sentiment avec un de ces bouts de métal jaune dans la poche… Peut-être que ça aurait été encore pire. Le seul truc qui me fait chier, c’est que du coup, je ne peux pas complètement tourner la page du Snowcross. je sais, c’est un peu con, je suis borné.... Mais c’est comme ça. » Pas le temps de ressasser une quelconque amertume après son second echec aux

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olympiades que Xavier est déjà sur le FWT à poursuivre sa quête d’un troisième titre de Champion du Monde. Mars 2009. Xavier remporte l’Xtreme de Verbier. Et pour la seconde année consécutive, il remporte le titre de Champion du Monde de Freeride, presque une broutille dans son emploi du temps. « Et puis surtout, je remporte la “Best Line“ à l’overall, skieurs et snowboarders confondus, pour la deuxième année de suite également  ! Et ça, j’aime bien ! » Mars 2010. on prend les mêmes et on recommence : rien ne change. Best Line, victoire à Verbier, troisième couronne mondiale consécutive… No comment. «  Je me sens bien sur le FWT. Il y a une vraie ambiance, et le niveau est là. À Verbier, quand tu vois ce que les riders arrivent à faire, c’est génial. Ça montre bien le niveau

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qui a été atteint. La vitesse de ride générale était hallucinante, tout le monde a maîtrisé ses runs, il n’y a pas eu de carton, c’est top. Et puis sur le Tour, il n’y a pas la sale ambiance compet’. Il y a juste une bonne émulation entre nous, on a plaisir à se retrouver ensemble sur chaque étape. De mixer le ski avec le snowboard, ça apporte énormément. D’avoir évolué ces trois dernières années avec des skieurs, ça a bien boosté mes runs, et réciproquement. Ce troisième titre, c’est celui qui à mes yeux représente le plus. Pas pour le titre en lui-même, mais plus pour la ride qu’il y a eu derrière. Ça avait mal commencé à Chamonix, avec un Black Out complet. (Xav se met deux boîtes consécutives dans la face du Brevent et termine avantdernier, du jamais vu, ndrl). Mais après ça, j’ai eu l’impression de vraiment m’exprimer,


Les joies du ride en Antarctique. Paysages sublimes, mais à la moindre coulée, c’est direct dans l’océan…

de sortir des runs au maximum de mon potentiel. J’aime bien sentir que j’évolue, et là, ça a été le cas. Depuis les débuts du FWT, je me suis toujours dit de ne pas rider pour le résultat, mais de juste me lâcher sur des lignes qui m’inspirent. De les rider avec mes tripes, et pas avec ma tête. Je pense que si je n’avais pas fait ça et m’étais concentré uniquement sur le résultat, j’aurais fait des runs plus conservateurs, qui n’auraient rien apporté du tout, qui ne m’auraient pas fait vibrer... Et le jour où je riderai comme ça, j’irai faire autre chose et sans aucun regret. Donc pour la suite, la course à un quatrième titre, un de plus ou pas... On verra bien, mais ce qui est clair c’est que je vais me lâcher. “Send it or go home!“ »

(c) Cyril Duval

(c) Tero Repo / Swatch

Depuis les débuts du FWT, je me suis toujours dit de ne pas rider pour le résultat, mais de juste me lâcher sur des lignes qui m'inspirent. De les rider avec mes tripes, et pas avec ma tête.

Propos recueillis par Laurent Molitor S N O W T I M E

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SNOW ART

EPISODE 2

Focus sur la crème des graphismes dans le snowboard au sein des gammes 2010/2011. SnowTime vous présente chaque mois ses coups de cœur pour ces decks aux designs atypiques. Par R.B

BURTON / Whammy Bar Marley

Burton s’est associé avec le label de street music emblématique “Marley & Co.“ afin de nous pondre une toute nouvelle board en série limitée. Le plateau offre une série de photos classiques provenant des archives de la famille de Bob Marley. Une collaboration entière qui a permis à Burton de choisir des images mythiques de la vie du pape du Reggae pour développer les graphismes de la board, hommage à sa tradition, sa musique et son style de vie. Le tout avec une semelle arborant fièrement le traditionnel Lion de Judah et intégrant les coloris du drapeau Rasta. Yeah Man !

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NIDECKER / Pam

Un deck en collaboration avec Pamela Anderson ne peut qu’être un collector pour tout passionné de snow –ou de Pamela- qui se respecte. L’association N.D.Kreative (la section artistique chez Nidecker) a collaboré avec l’artiste JMZ pour vous servir cet objet déjà culte. La légende voudrait que le shape de cette board emprunte le même que le corps de la sirène… Si ta mère ou ta copine refuse que tu te l’achètes, SnowTime te donne un argument imparable : une partie des bénéfices est reversée à PETA, l’association de défense des droits des animaux.

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SNOW ART

EPISODE 2

BATALEON /  Artist Edition

Chaque saison, Bataleon nous sort une board édition spéciale en collaboration avec un artiste. Après l’omniprésent artiste skateur “Parra“ l’année dernière, cette édition spéciale 2011 est signée par Antistrot, un collectif assez fou originaire de Rotterdam. Tous les membres de ce crew se sont rencontrés lors de leurs études au “Willem de Kooning Academy“, où ils détestaient tous le professeur Strot, d’où le nom du collectif. Ils jugeaient que cet enseignant avait un point de vue trop restrictif vis-à-vis de l’art et de la création. Partant alors d’une simple blague, les sept membres se sont mis à dessiner ensemble et n’ont jamais pensé au succès de leurs diverses réalisations. www.antistrot.com

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LAAX, SWITZERLAND

JAN. 8 – 15, 2011 JUNIORS SLOPESTYLE FINALS SATURDAY JAN. 8 JUNIORS HALFPIPE FINALS SUNDAY JAN. 9 SLOPESTYLE FINALS FRIDAY JAN. 14 HALFPIPE FINALS SATURDAY JAN. 15

Christian Haller Foto: Lämmerhirt

Watch It Live On Metacafe.com JAN. 13-15 REGISTRATION & INFO www.opensnowboarding.com JOIN US ON FACEBOOK: www.facebook.com/BurtonEuropeanOpen


Mega Tendance À vos plumes

Ce n’est plus une tendance, à ce niveau, ça s’appelle une Mega Tendance, faite pour durer encore quelques années. Depuis trois saisons, la doudoune s’est de nouveau imposée comme un produit phare et indispensable, mêlant à merveille style, technicité et polyvalence. En 2011, l’offre se diversifie d’avantage et des modèles fleurissent pour toutes les envies : style vintage ou branché pour les fashionistas ; ultra technique pour affronter la haute montagne  ; jusqu’à la recherche du maximum de légèreté et de compressibilité pour les voyageurs au long cours. Débridée, la doudoune ose tout ! Parfait exemple du vêtement crossover permettant plusieurs pratiques, avec en bonus un confort hors norme, ne cherchez pas plus loin le succès de ces tas de plumes de haute technologie. Décryptage d’étiquette

Ouate naturelle ou synthétique  ? Duvet de canard ou duvet d’oie  ? Plumettes ou duvet ? Pas facile de retrouver ses canetons, le garnissage des doudounes variant du tout au tout d’un modèle à l’autre. Petit brief technique pour ne pas se faire plumer et y voir plus clair sur les étiquettes.

La ouate naturelle

Elle correspond au duvet et plumettes prélevés sur les oies et canards. Les plumettes offrent tout le moelleux d’un confort sur-mesure, tandis que le duvet, en emmagasinant un important volume d’air, vous enveloppe d’une douce chaleur thermo régulée. Chaud, léger, respirant, compressible, le garnissage naturel est la matière première idéale pour la confection des doudounes. La perte de ses capacités en milieu très humide est son seul inconvénient. La qualité d’un duvet se paye également. En parlant de qualité, quel est le meilleur type de duvet  ? Pour des oiseaux d’âge égal, le duvet d’oie a un meilleur pouvoir isolant, son rapport chaleur-poids est plus élevé et est donc à privilégier. Cependant, le duvet venant d’un canard plus âgé est meilleur que le duvet d’une jeune oie. Donc plus l’oiseau est mature plus son duvet sera performant… 90/10, 80/20… : ces chiffres correspondent à la proportion de duvet et de plumettes composant le garnissage. Avec une capacité d’isolation inférieure, les plumettes sont indispensables (en petite quantité) pour assurer la cohésion du duvet. 90% de duvet et 10% de plumettes : ces valeurs correspondent à un duvet de très bonne qualité.

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Cuin. Il indique le pouvoir gonflant du duvet (le volume occupé par une once de duvet, en cubic inches). Les valeurs typiques vont de 500 à 1000 cuin. Une valeur élevée correspond à un gonflant plus important et donc à une meilleure performance d’isolation.

La ouate synthétique

Les fibres synthétiques ont l’avantage, contrairement au duvet, de conserver leur pouvoir isolant lorsqu’elles sont humides, raison pour laquelle elles ont été créées. Si à leur création, on était loin des performances des produits naturels, la différence est de moins en moins flagrante aujourd’hui. De nouvelles matières isolantes synthétiques avec des structures à microfibres, révolutionnent le marché de la doudoune. Légères, douces, perméables à l’air et déperlantes, celles-ci n’absorbent pas l’eau, sèchent rapidement et permettent donc de rester au chaud et au sec quelles que soient les conditions climatiques. Le PrimaLoft®, le Polarguard®, Le Thinsulate™ et le Thermolite® sont les concepts phares. Le PrimaLoft®  a été développé par l’armée américaine dans les années 80 afin de trouver une alternative au duvet, perdant ses performances une fois mouillé. Structure à microfibres, l’isolation Primaloft® est réputée pour sa capacité à générer de la chaleur et à repousser l’humidité et pour sa compressibilité. Les microfibres n’absorbent presque pas la transpiration, conservant ainsi un plus grand pourcentage de chaleur en étant mouillé par rapport à la concurrence, elles présentent une performance thermique supérieure avec un toucher plus doux. Et pour finir, elles possèdent une

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compressibilité 42% plus importante que la plupart des autres isolants et absorbent moins de 1% de leur poids en eau. Le Polarguard®, moins connu, est formé de fibres synthétiques longues et dont l’enchevêtrement procure légèreté et gonflant, proche d’une ouate naturelle. Le Polarguard® est reconnu pour son exceptionnelle compressibilité et surtout pour une durabilité supérieure à la plupart des matériaux similaires. Le Thermolite® est une ouate en fibres synthétiques creuses presque aussi légère et compressible que le duvet, offrant de bonnes performances thermiques en milieu humide. Décliné en différentes versions plus ou moins chaudes (Thermolite® Extreme, Extra et Plus), respirantes (Thermolite® Active ) ou légères (Thermolite® Micro) en fonction du programme recherché Le Thinsulate™, marque déposée de la société américaine 3M, est une fibre synthétique dotée de nombreuses vertus. « Thin » fin et « insulate » isolant : comme son nom l’indique, c’est tout d’abord un isolant léger. Les fibres Thinsulate mesurent environ 15 µm et sont plus fines que les fibres de polyester classiques. Cette taille de fibre et l’augmentation de densité qui en découle sont à l’origine de son efficacité en tant qu’isolation thermique. Couplé à une évaporation


FOCUS

Le label Eldeven™. Développé et garantit par Pyrenex, l’expert en duvet pyrénéen depuis 1859, le label Eldeven™ représente le dernier standard de qualité. Issus des meilleures origines européennes, les plumes et duvets Eldeven™ sont lavés avec des savons anti-bactériens, stérilisés et dépoussiérés, dans le traditionnel respect de l’environnement. Ils garantissent des performances exceptionnelles tant au niveau de l’isolation thermique que de la légèreté et de la durabilité du produit. Ce label se retrouve sur les produits Pyrenex et sur des doudounes d’autres marques telles Rossignol, Billabong, Salomon… Chaud, léger, anallergique, respirant et compressible pour ce qui se fait de mieux en la matière. facile de la transpiration, le Thinsulate™ est, à épaisseur égale, plus isolant que le duvet de canard tout en étant moins volumineux et moins sensible à l’écrasement.

Que choisir ?

Il y a encore quelques hivers, la question ne se serait pas posée, le duvet naturel restant la matière isolante de référence. Mais chaque année, les progrès réalisés par les chimistes de l’industrie textile font que cette frontière s’atténue de plus en plus. Aujourd’hui, on peut tout simplement dire que le duvet reste le meilleur… Sauf quand le synthétique prend le dessus ! Le choix se fera donc en fonction de votre type de pratique… Et de votre portefeuille. En restant assez schématique, on peut dire que le duvet remplit tous les usages au mieux, du moment que vous n’évoluez pas en milieu humide. Les fibres synthétiques sont un bon choix pour les enfants en pleine croissance et pour tous les campeurs randonneurs (moins cher que le duvet et séchage rapide une fois mouillé). Aujourd’hui, le duvet continue de remporter le match en termes de poids, de compressibilité et durabilité dans le temps, alors que de son côté, la fibre synthétique remporte haut la main le match du rapport qualité prix. Et avec les meilleures de ces fibres (mais uniquement les meilleures  !), il devient, pour un consommateur normal, de

plus en plus difficile de faire la différence avec les plumes.

Naturiste

À volume égal, aucune fibre synthétique ne peut battre le rapport poids/chaleur de la plume. La durabilité des caractéristiques dans le temps de la plume est pour l’instant incomparable par rapport aux fibres synthétiques. La compressibilité de la plume reste sans

Aujourd’hui, on peut tout dire que le duvet naturel reste le meilleur… Sauf quand la fibre synthétique prend le dessus ! égal, ce qui en fait le compagnon idéal du globe trotter qui veut voyager léger en climat sec. • La plume perd ses propriétés calorifiques une fois mouillée, et surtout met très longtemps à sécher. Ne comptez pas utiliser une doudoune trempée dès le lendemain, une nuit ne suffira pas à la faire sécher. C’est pour cela que dans le cadre d’une utilisation intensive il faut prêter une attention toute particulière au tissu associé, si possible traité avec un produit déperlant (repoussant l’eau). • La plume nécessite un nettoyage à sec, les détergents et autres produits chimiques S N O W T I M E

détruisant les caractéristiques d’isolation de la plume. • La plume, en dehors de celle labellisée Eldeven™ peut-être allergène, surtout dans ses versions les moins chères, qui comprennent souvent des poussières et autres débris de fabrication. • La plume est chère, très chère. Dans le cadre d’une utilisation intensive, la plume est intéressante pour sa durée dans le temps qui rentabilise à terme l’investissement. Pour des activités occasionnelles, les variantes synthétiques sont souvent suffisantes.

Chimiste

L’eau ne pénètre pas dans les fibres synthétiques (elle reste dans le volume d’air entre les fibres), ce qui leur permet de rester efficaces même mouillées, et de plus, elles sèchent très vite. • L’entretien est très facile, direct à la machine à laver. • Les produits synthétiques sont totalement hypoallergéniques • Votre portefeuille sentira bien la différence avec la plume. • Moins compact et surtout moins léger que la plume, ce n’est pas l’idéal pour les obsédés de la course au gramme. • Les fibres synthétiques cassent plus vite que les plumes, à usage égal elles vieilliront plus vite que la plume. Un vieillissement qui varie énormément d’une qualité de fibre à une autre. 5 6 > > L E ma g a z i n e g r at u it D U S N O W B O A R D

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Mega Tendance 1

DOUDOUNES ET DOWNSWEATERS HOMME

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1 BILLABONG – BroadPeak Ouate intérieure : duvet EldevenTM 90% (origine Pyrénées) Prix public conseillé : 239 euros 2 BONFIRE – Sitka Ouate intérieure : duvet de canard Prix public conseillé : 270 euros

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3 DC - Merida Ouate intérieure : duvet Prix public conseillé : 249 euros 4 NITRO L1 - Mendenhall Down Ouate intérieure : NC Prix public conseillé : 249,90 euros 5 Nike 6.0 - Proost Isolation : duvet d’oie 600 + Prix public conseillé : 250 euros

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6 OAKLEY - Down Jkt Ouate intérieure : 100 % Nylon Prix public conseillé : 200 euros 7 Patagonia – Downsweater Spécial Edition Ouate intérieure : duvet d’oie européen 900 Cuin Prix public conseillé : 280 euros 8 Scott – Centric Insulator Ouate intérieure : imitation duvet 540 Prix public conseillé : 130 euros

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DOUDOUNES ET DOWNSWEATERS FEMME

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1 BONFIRE – Astro W’s Ouate intérieure : duvet Prix public conseillé : 230 euros 2 DC - Masella 5K down-insulated long jacket with thumb hole cuffs - couleur : Plum / white Prix public conseillé : 229 euros

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3 NIKE – Vashi Down Jkt W’s Ouate intérieure : duvet d’oie 600+ Prix public conseillé : 220 euros 4 PROTEST – Ashton Bomber W’s Ouate intérieure : Ecoya® 100 % Polyamide Prix public conseillé : 139,95 euros

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5 Burton – AK BK Baker Insulated W’s Ouate intérieure : Dryride Thermex™ 750 cuin Prix Public conseillé : 200 euros 6 Eider – Salka Jacket W’s Ouate intérieure : Duvet de Canard 90/10 Prix public conseillé : 179 euros

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7 Norrona - Lyngen Primaloft clo™100 Jacket Ouate intérieure : Primaloft clo™100 Prix Public conseillé : 199 euros 8 Protest – Kelmarsh Down W’s Ouate intérieure : Ecoya® 100 % Polyamide, duvet 50/50 Prix public conseillé : 99,95 euros

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ON THE ROAD 1

Il est temps de partir. Photographe, freerider, voyageur, freestyler, chacun son sac. 1 Billabong – Parazzi Prix public conseillé : 188 euros

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Billabong / ARVA – Protector 20 Prix public conseillé : 199 euros 2

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3 Dakine – Split Roller Prix public conseillé : 169,95 euros (65 litres) / 179,95 euros (100 litres) 4 Dakine – Low Roller Tailles : 157 cm / 165 cm /175 cm Prix public conseillé : 99,95 euros 5 Electric – Mass Sk8 Pack Prix public conseillé : 81 euros

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6 Nitro - Slash 27 Prix public conseillé : 79,90 euros 7 Fidelity – Groove Master Fixie Prix public conseillé : 69,95 euros

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8 Salomon – Dark Swamp Container 100 L Prix public conseillé : 130 euros

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