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#57

FREE SKI MAGAZINE

Aurélien

Ducroz Le captain du freeride

Ski Story

L’incroyable histoire d’un milliardaire qui aimait le ski…

Gros du sang plan

Skicross, neuf dans le starts !

SKI TESTS made in France Les skis racing 2012


Photo © Blake Jorgenson / * La puissance du tout terrain / Le meilleur de la technologie pour votre plaisir

ALL MOUNTAIN POWER *

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Le Zenith 76 est LA référence en termes de performance et de polyvalence. Stable et capable de s’adapter à toutes les conditions, il sera un allié indispensable pour explorer les domaines skiables variés qu’offrent les montagnes.

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INTRO

JE SKIE DONC JE SUIS… BIEN !

C

E N’EST PAS SIMPLEMENT PARCE QUE LE SKI SE PRATIQUE EN ALTITUDE QU’IL ÉLÈVE SES FANS, MAIS PLUS SIMPLEMENT PARCE QU’IL POSSÈDE DANS CES GÊNES UNE SORTE DE VITAMINE QUI INCITE LES ESPRITS A LA CREATION ET A L’IMAGINATION. DANS CE NUMÉRO, C’EST AUX Etats-Unis QUE FRANCK ODDOUX A TROUVÉ L’EXEMPLE DE CETTE ÉNERGIE DÉLIVRÉE PAR LES SOMMETS EN LA PERSONNE DE ROBERT EARL. LE MONSIEUR, PROLÉTAIRE DE SON ÉTAT, EMPRUNTa un jour DE L’ARGENT POUR ACHETER UNE STATION-SERVICE ET DU TERRAIN SUR LEQUEL IL allait TOUT SIMPLEMENT TROUVER DU PÉTROLE. AVEC SES PREMIERS BÉNÉFICES, NOTRE HÉROS TYPIQUEMENT RICAIN, RACHÈTE CARRÉMENT UNE CHAÎNE DE STATIONSSERVICE, UNE CENTAINE AU TOTAL, ET DEVIENT LOGIQUEMENT MILLIARDAIRE. FOU DE SKI, VITAMINÉ À LA GLISSE DEPUIS TOUJOURS, LE MONSIEUR ENTREPREND ALORS DE SE CRÉER

SA PROPRE STATION DE SKI ET INVESTIT DANS L’HISTOIRE PLUS DE 50 MILLIONS DE $. SNOW BASIN ÉTAIT NÉ  ! CRÉATION EX-NIHILO COMME UNE TRACE DÉDIÉE À SA PASSION. DES EXEMPLES COMME CELUI DE ROBERT EARL SONT LÉGION DANS NOTRE UNIVERS, UN BOUQUIN NE SUFFIRAIT PAS A LES COMPILER ET S’IL FALLAIT MALGRÉ TOUT L’ÉCRIRE NUL DOUTE QUE NOUS COMMENCERIONS PAR NOTRE LÉGENDAIRE EMILE ALLAIS, IMMENSE VISIONNAIRE DU GRAND BLANC DONT LA PASSION POUR LE SKI ILLUMINERA SA VIE CENTENAIRE. EMILE AURA EN EFFET 100 ANS EN FÉVRIER 2012, CE QUI PAR EXTENSION LAISSE PEUT-ÊTRE PRÉSAGER QUE NON SEULEMENT LE SKI APELLE A LA CRÉATION ET L’IMAGINATION, MAIS QU’IL EST AUSSI UN ANTI-OXYDANT PUISSANT. ET SI ON SOUMETTAIT A LA SÉCU LE REMBOURSEMENT DE NOS FORFAITS ? C.B

Photo couverture : Patrice Schreyer Photo edito : Sverre Hjornevik SKI TIME est édité par FREE PRESSE Savoie Technolac, 18, Allée du Lac St André 73 382 Le Bourget Du Lac Tél : 00 33 (0)4 79 65 46 10 Fax : 00 33 (0)4 79 65 46 12 Internet : www.freepresse.com Directeur de publication Claude Borrani claude@freepresse.com

Rédacteur en chef Claude Borrani claude@freepresse.com JOURNALISTES Loïc Martin loic@freepresse.com Franck Oddoux franck@freepresse.com CONTRIBUTEURS Antoine Grospiron Jaccoux, Myriam Cornu, Enak Gavaggio

maquette Rodolphe Maisonnat Directeur du service commercial et développement Kamel Beghidja kamelb@freepresse.com (4611) Chef de publicité Fanny Marguet fanny@freepresse.com (4610)

ASSISTANTE de publicité Béatrice Patard beatrice@freepresse.com (4610) Administration, relations clients et abonnements Laurence Rémy laurence@freepresse.com 9, rue des Acacias, 40130 Capbreton T +33(0)5 5841 8580 F +33(0)5 5841 8589

Courrier & service lecteurs FREE PRESSE Savoie Technolac 18, allée du Lac St André 73 382 Le Bourget du Lac CEDEX T +33(0)4 7965 4610

Dépôt légal à parution ISSN en cours

Ce magazine est une publication FREE PRESSE Les Magazines Free Presse sont distribués dans les plus fameux magasins spécialisés sur l’ensemble du territoire français, en villes et en stations, dans certains magasins de sport généraliste, dans les clubs, écoles spécialisées, résidences hôtelières, en colportage sur les plus grands rendez-vous nationaux et internationaux, salons et événements. 23 magazines Free Presse sont diffusés annuellement, ce qui établit un lectorat estimé à 200 000 par numéro, près de 5 millions pour l’ensemble des publications gratuites Free Presse. Si vous souhaitez des exemplaires de nos magazines pour participer à l’animation de votre business : beatrice@freepresse.com Pour s’abonner : laurence@freepresse.com MERCI DE RECYCLER CE MAGAZINE QUAND VOUS L’AUREZ TERMINÉ NUMERO 57

3


SOMMAIRE #57

48 08 NEWS

Prêts pour l’hiver ? Fartez !

18 FOCUS

32

- Un « skipalace » voit le jour à Val-Thorens. - Before winter à Val d’Isère, une fête avant l’hiver ! - La marque de ski Bohême vient d’être labellisée « Entreprise du Patrimoine Vivant » - L’Ultimate Tests Tour 2012 compte trois étapes cet hiver.

26 EXPERIENCE

La White Session, des journées de ski entre amateurs et pros organisées par Julbo.

32 REPORTAGE

Dominique Daher et Antoine Grospiron ont accompagné des skieurs sur l’Etna… Ils racontent.

42 SKI STORY

42

Franck Oddoux nous raconte l’incroyable histoire du milliardaire de Snow Basin, une de ces histoires typiquement américaines.

48 LOFOTEN

Le récit du premier trip aux Lofoten d’un jeune photographe plein de talent.

54 PORTRAIT

54 4

NUMERO 57

Aurélien Ducroz se pose plus que jamais comme le skieur emblématique de sa génération.

62 GROS PLAN

Skicross, du sang neuf dans les starts !

70 GUIDE D’ACHAT

Les skis racing 2012


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Welcome to lofoten

Norrøna ambassador Bruno Compagnet riding Breitind with our new lofoten Gore-Tex Pro Shell jacket and pants in fields of gold and yellow saffron. lofoten remixed.

Welcome to nature


NEWS

K2 et Rolling Stones fêtent leurs 50 ans !

Alors que Val-Thorens la pt’ite jeune fête ses 40 ans, La Plagne, elle, soufflera 50 bougies cette année, tout comme la marque de ski américaine K2.

P

our l’occasion, K2 a associé son image à celle de sRoling Stones qui, eux aussi, fêtent cette année leurs 50 ans d’existence. C’est ainsi que vous pourrez découvrir une gamme complète aux couleurs du groupe vieillissant, à commencer par un modèle produit sur la base du très bon Sideshow.

Après avoir inauguré la télécabine urbaine la plus longue du monde aux Etas-Unis, Poma vient de décrocher un nouveau contrat pour la construction d’un second tramway aérien à Rio de Janeiro. Coût des travax : 6 millions d’euros.

Dameuse verte ?

La lettre du Cluster CIM nous apprend l’arrivée imminente d’un prototype de dameuse écologique à hydrogène. Baptisé Dhymont, la newsletter nous informe que « le projet vient d’être retenu dans le cadre du 12ème appel à projets R&D du FUI. Porté par l’entreprise SymbioFCell (73) associée à l’entreprise Aztec (74) et à deux laboratoires, l’institut FC LAB de Belfort (90) et le CEA Liten (38), il permettra de valider l’utilisation de piles à combustible de forte puissance, dans des conditions de fonctionnement extrêmes ».

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NUMERO 57

HUGO PHOTO

Poma et son projet carioca

Bouteille Blanche

Qui sera le meilleur sommelier de montagne en 2012 ?

C

’est une fois encore sur les pistes de Val d’Isère que Luc Reversade et Bernard Magrez réuniront une brochette d’œnologues de prestigieux restaurants et bars à vins des stations de ski européennes et autres villes des Alpes. Rouge, blanc et vins de montagne sont au programme des dégustations de cette troisième édition de la Bouteille Blanche, lesquelles seront bien sûr complétées par un « blind test » ouvert au grand public. Avis aux amateurs, le gagnant repartira avec un lot de bouteilles qui valent le détour.


COLLECTION WHITELINE REPOUSSE LES LIMITES DE L’HIVER

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NEWS

Travaux d’été… V

SETAM - Val Thorens

EVOLUTION 2

EVOLUTION 2

EVOLUTION 2

al Thorens met en service son quatrième Funitel cet hiver, le Funitel de Thorens. Il est composé de deux trains de deux cabines de 33 places chacune. Ce nouveau Funitel permettra d’accéder depuis le sommet du télésiège de la Portette (2 795 m) au col du Bouchet, à 3 000 m d’altitude en moins de deux minutes. A noter aussi que la station la plus haute d’Europe s’est équipé de 4000 mètres de réseaux de neige de culture pour sécuriser les pistes basses du domaine skiable. Au passage, de nouveaux enneigeurs sont mis en service afin de réduire la consommation d’énergie. On n’oubliera pas enfin, et c’est plus qu’un détail, de nouvelles toilettes publiques au sommet du Funitel du Bouquetin !

Héléski à Marrakech !

Evolution 2 vient d’installer l’unique base héliski du continent africain…

Ça chauffe ! A

près la Suisse, pionnière en la matière, c’est en France que l’on voit le plus se développer l’installation de bâches protectrices sur les glaciers. Après les Arcs, Chamonix, Val Thorens et la Plagne se sont également équipées cette année. Le principe est simple : un géotextile blanc spécialement traité renvoie les rayons du soleil et ralentit la fonte. Les premiers résultats semblent convaincants puisqu’aux Arcs plus d’un mètre de neige a été conservé sur le sommet du glacier du Varet.

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Au cœur de l’Atlas marocain, le ski se fait entre 4 187 mètres et 2 000 mètres d’altitude en fonction des conditions d’enneigement. Les sommets de déposes autorisées par les autorités marocaines se situent entre le sommet du Toubkal au sud-ouest et le BOU IGUENOUANE au nord-est. A quoi s’attendre sur le plan ski ? « Le relief des descentes est varié, raconte Hervé Favre, le créateur d’Evolution 2. C’est assez identique aux reliefs alpins, on retrouve des combes, des pentes fortes, des couloirs et des vallons… L’environnement est rocheux, aucune zone de forêt, même aux altitudes les plus basses. » Et la neige Hervé ? « Les conditions de neige sont assez identiques à celles rencontrées dans les Alpes avec des diffaérences de qualité importantes en fonction des orientations, neige sèche sur les versants nord, neige dure et humide sur les versants sud, est et ouest.» Pour les inquiets en vol, pas de soucis : les pilotes qui volent sur l’Atlas ont une expérience de vols dans les Alpes… Ouverture : du 15 février au 15 avril 2012.

+ D’infos : www.evolution2.com


NEWS

Textile Exchange se révèle

Anciennement connu sous le nom Organic Exchange, Textile Exchange est une organisation internationale non lucrative qui soutient l’accélération des pratiques responsables dans la chaîne de production textile. En somme, elle concentre ses actions sur la réduction des effets nocifs de l’industrie textile mondiale et la maximisation des effets positifs en s’engageant par exemple dans l’expansion de textiles durables comme le coton biologique et les fibres synthétiques recyclées. Bon à savoir 

> Les déchets textiles occupent près de 5% de toutes les décharges > Il faut 2700 litres d’eau pour produire un T-Shirt en coton > En 2009, 60 milliards de kilos de tissu a été produit dans le monde

Capitaine Michaud a passé la fin de son été dans la Cordillère des Andes avec ses potes riders.

> En moyenne, 1 citoyen américain jette 30 kilos de vêtement chaque année > 1 trillion (un milliard de milliards) de kilowattheure est utilisée chaque année par l’industrie textile mondiale, soit 10% du bilan carbone mondiale ! > 20% de la pollution industrielle de l’eau dérive de la teinture et autres traitements textiles (selon la Banque Mondiale) > Depuis 1970, la production mondiale de fibres synthétiques a explosée. Ces fibres sont produites à partir de pétrole brut, une ressource nonrenouvelable, et au processus de transformation et de fabrication consommant énormément d’énergie.

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Michaud et les copains envoient le steak en Argentine !

L Big bosses à Méribel

A Méribel, le 20 décembre 2011, on attend la crème des « bosseurs » avec la seconde étape de coupe du monde de ski de bosses. En lice, Guilbaut Colas, premier au classement général de l’hiver dernier.

a troupe des douze riders invités sur le 3ème Seb Michaud Invitaçion a vécu dix jours d’anthologie en immersion totale dans la cordillère des Andes argentine. Le spot de « Valle Hermoso » s’est révélé être un choix stratégique autant pour les conditions de neige que pour la réalisation d’un film de ski freeride. Le défi de réunir dix des meilleurs freeriders(euses) au monde pour un trip unique en autonomie fait partie des challenges que Seb Michaud et son équipe aiment relever. Bien joué les gars ! (Photos Dom Daher et Tero Repo)


Ça glisse pour Swix

D

ébut de saison à

Swix

et

Toko,

Sölden, dans le ski room

les techniciens s’activent

autour de l’ingénieur chimiste, une «grosse tête» passionnée de ski en quelque sorte, qui ne cesse à longueur d’année de tester et «retester» la qualité des semelles des meilleurs skieurs du monde. Sur le ski, notre «chemical brother» dispose une goutte d’eau qu’il visualise ensuite sur son écran. Le but : repérer la semelle qui repousse le plus l’eau. Quand la goutte reste bien ronde, c’est bingo. Bon, faut dire aussi que les farts utilisés ici coûtent la bagatelle d’environ 200 € les 30 grammes. La course aux centièmes n’a pas de prix...

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NEWS

La Rolls des caméras embarquées C

ontour+ est annoncée comme du très haut de gamme. On ne l’a pas encore essayée, mais le fabricant nous annonce des avantages non négligeables : elle permet, par exemple, un flux vidéo en temps réel grâce à un connecteur HDMI ; de saisir des scènes plus larges grâce à l’apport d’un objectif plus grand (170°) ; elle inclut aussi une prise pour micro externe permettant d’enregistrer une piste audio depuis une source externe sur votre vidéo.

Courchevel renoue avec l’esprit du ski Suite au vif succès de la coupe du monde filles organisée en 2010 à Courchevel (18 000 spectateurs comptabilisés), la station renouvelle l’opération les 17 et 18 décembre prochains pour deux épreuves féminines toujours : slalom géant et slalom spécial. 80 athlètes sont attendus.

Le meilleur du ski-alpinisme en images…

E

n octobre et novembre derniers, les marques Dynafit et Primaloft ont organisé une tournée européenne de présentation de films dont le dénominateur commun était le ski alpinisme. Le projet incluait des courts-métrages montrant toutes les facettes du ski alpinisme : la randonnée free ride en Patagonie, l’histoire d’une longue série d’expéditions à ski et un documentaire consacré à Mireia Miró, compétitrice espagnole de ski alpinisme auréolée de succès. A noter que les deux skieurs de randonnée DYNAFIT, Basti Haag et Thomas Steiner, apparaissaient dans l’un des films les plus passionnants du programme. Intitulé « Los Andes », il présentait des images à couper le souffle prises au cours d’une randonnée de quatre semaines dans les Andes.

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Nouvel Elan

+

22% de ventes pour les skis Elan au niveau mondial la saison dernière. Par les temps qui courent, la nouvelle à de quoi surprendre. Un succès que la marque slovène expliquait lors de la présentation de sa gamme 2013 (en photo) par l’arrivée de l’Amphibio. Cette technologie Elan bouscule en effet les conventions pour inventer de nouveaux shapes «sans compromis entre rocker et cambre». Sur le terrain le résultat est convaincant, l’Amphibio, même le nouveau 88 mm au patin testé lors de cette session autrichienne, est à la fois facile à déclencher et super fluide dans la conduite. Un modèle à servir comme ski unique quelles que soient les conditions, une voix qui continue de nous entraîner vers une quête vieille comme le ski, la quête du «vrai» ski polyvalent...

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Dernier né de la gamme Arva et bénéficiant des dernières avancées technologiques, l’AXIS est l’appareil le plus polyvalent de sa catégorie. Intégrant à la fois un mode analogique et un mode numérique, possédant une largeur de bande de recherche de 50m, son interface simple d’utilisation permet une performance exceptionnelle sur le terrain. Equipé d’un détecteur de mouvements pour une sécurité maximale en cas de sur-avalanche pendant la

recherche, l’Axis propose aussi la fonction exclusive Arva standby qui permet de sonder ou pelleter tout en laissant l’appareil actif pour un éventuel retour en émission en cas de non mouvement. FONCTION STAND BY : Cette fonction permet de travailler sur l’avalanche (pelleter, vague de sondage, etc.) tout en étant protégé en cas de sur avalanche et ceci, sans émission pour éviter de perturber les autres chercheurs. En activant la fonction STAND BY, votre appareil se met en veille en restant cependant actif : en cas de non mouvement pendant 4 minutes, l’appareil rebascule automatiquement en mode émission.


NEWS

FWT 2012

l’Expo et le Test Le Freeride World Tour innove en 2012 et lance son EXPO et TEST sur les étapes de Chamonix (France), Fieberbrunn (Autriche) et Verbier (Suisse). L’EXPO sera l’occasion pour l’ensemble des acteurs du monde du freeride (équipementiers, acteurs du tourisme de montagne, artisans, etc.) de présenter leurs produits et services au public dans le cadre unique des étapes du Freeride World Tour. Elle sera ouverte pendant 3 jours du vendredi au dimanche et des villages de chalets en bois seront installés au cœur des stations: ambiance conviviale et chaleureuse garantie! Un espace TEST sur les pistes donnera au public la possibilité de découvrir les dernières nouveautés de la saison.

Les dates Freeride World Tour Expo : 

FWT / D.DAHER

FWT – Chamonix-Mont-Blanc 2012: 20- 22 janvier 2012 FWT - Fieberbrunn 2012: 9 - 11 mars 2012 FWT - Verbier 2012: 23 - 25 mars 2012

Méribel et le Saulire Express

Méribel a engagé cet été la première phase d’un important chantier - le plus gros investissement en France depuis plus de vingt ans - pour moderniser la liaison historique menant au point culminant de son domaine skiable. Saulire Express, une télécabine huit places en deux tronçons pouvant fonctionner séparément (intégralité prévue pour décembre 2012).

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16éme Pyramide d’oz

2000 m de dénivelé, un parcours de 15 km, des pentes qui peuvent atteindre 60°... Pas de doute, la Pyramide d’Oz est de retour ! Cette seizième édition, qui compte pour la Coupe de France de ski alpinisme par équipe, et qui fait partie du Trophée de l’Oisans, se déroulera le dimanche 22 janvier 2012. Pour encourager les skieurs, rendez-vous en haut du téléphérique de l’Alpette, à Oz en Oisans. Et pour les plus motivés, les inscriptions sont ouvertes : 04 76 80 78 01 / 04 76 80 79 04

*Johan Jonsson aimez les champs de poudre

*

Freestyle.CH, place aux tout jeunes ! A tout juste 16 ans, Kaï MAHLER jouait à domicile à Zurich... Il n’a pas déçu son public et tous les supporters venus le soutenir. Après une seconde place au Big Air des Winter Games NZ en Nouvelle-Zélande, le jeune rider Movement confirme son excellente forme et de grosses ambitions pour la saison 2012. Equipé d’une série limitée Movement pour l’occasion, Kaï prend la quatrième place des qualifications et gagne les demi-finales... Il termine à la seconde place derrière Elias Ambühl. Le célèbre Jossi Wells complète le podium.

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Ça chiffre -17% : c’est la chute de la fréquentation de la

montagne cet été en Rhône-Alpes par rapport à l’été 2010. Une météo défavorable et un coût perçu de la montagne trop important par la clientèle sont mis en avant par Rhône-Alpes Tourisme pour expliquer ce recul et l’écart avec les autres départements. Bizarre comme les politiques ne se remettent jamais en question, eux !

105 millions d’euros : c’est le coût du téléphérique

que le Val d’Aoste va s’offrir entre Courmayeur et la Pointe d’Helbronner. Signée Doppelmayr, la remontée XXL transportere jusqu’à 300 000 touristes par an.

14… c’est le nombre de télésièges équipés de

« Magnestik Bar » dans les 3 Vallées. Cet appareil permet de verrouiller magnétiquement le garde-corps des télésiège

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4 000 mètres… de réseaux de neige de culture ont été installés à Val Thorens, pour sécuriser les pistes basses du domaine skiable.

SKIER JOHAN JONSSON PHOTO GÖSTA FRIES


SKI’S FAIT

ALTAPURA

A Val-Thorens, le groupe Sibuet inaugure en décembre le premier « ski palace », soit un hôtel de prestige mais dédié aux skieurs. Son nom : Alta Pura. Ski Time a demandé à Nicolas Sibuet ce qui se cachait sous ce concept… Quelles sont les idées force de ce concept ? Qu’est-ce qui fait qu’un skieur se sentira mieux à l’Alta Pura que dans un autre hôtel prestige ?

NICOLAS SIBUET : L’idée d’un hôtel haut de gamme revisité pour les skieurs nous trottait dans la tête depuis un moment. Quoi de mieux que la plus haute station d’Europe et le plus grand domaine skiable au monde pour inaugurer ce concept. Chaque élément ou service de l’hôtel a été

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pensé et réfléchi pour les skieurs. Son emplacement bord de piste, départ et arrivée skis aux pieds, la présence d’un ski shop en interne pour lequel on travaillera en partenariat avec un des acteurs principaux de la station et un grand nom du ski, Goitschel. La décoration est aussi liée à des thèmes ski, les lieux ont été étudiés en fonction des problématiques des skieurs, de grands rangements dans les chambres, des placards chauffants pour les vêtements de ski, presque tout en fait a


été revisité et adapté pour les besoins des skieurs. Après le ski, c’est aussi la détente avec un spa Pure Altitude, une de nos marques, retravaillé avec des soins sportifs, comme la récupération dans la salle de sport ou notre parcours chaud-froid. Le plaisir de boire un verre entre amis, à se raconter les exploits de la journée au bar extérieur ou au coin de la cheminée. Et encore une somme de petites attentions que le skieur découvrira tout au long de son séjour.    Aviez-vous en tête d’autres stations pour ce premier « ski  palace » ?

NICOLAS SIBUET : Oui, nous avons longtemps travaillé sur ce concept pour la Station de Flaine. C’est de là qu’est partie l’idée d’un « ski palace ». Comme le projet a rencontré des difficultés, c’est finalement à Val-Thorens que c’est fait la première réalisation. Mais nous nous sommes servis du projet de Flaine comme un laboratoire d’idées. Envisagez-vous le développement d’autres « ski palaces » ?

NICOLAS SIBUET : Oui, nous envisageons de continuer à développer le concept, pourquoi pas revenir sur le projet de Flaine ou dans d’ autres stations, nous n’avons encore rien de précis. La seule chose qui est sûre c’est que la valeur principale du concept tourne autour du ski, mais chaque projet doit être unique et adapté aux valeurs de la station où il sera implanté, ce qui nous laisse encore plein de choses à imaginer.

Propos recueillis par C.B. / Photos Tristan Shu

Alta Pura, le concept d’hôtel haut de gamme dédié aux skieurs, ne pouvait qu’être installé en bord de piste...

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BOHEME

SKI’S FAIT

SKIS BOHEME

LE PETIT FABRICANT GRENOBLOIS LABELISÉ « ENTREPRISE DU PATRIMOINE VIVANT » Ce label est une marque du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. Les maisons labellisées se caractérisent « par la détention d’un patrimoine économique spécifique issu de l’expérience manufacturière, la mise en œuvre d’un savoir-faire rare reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité et l’attachement à un territoire ». Attribué pour une période de cinq ans, ce label rassemble des fabricants attachés à la haute performance de leur métier et de leurs produits.

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SALOMONFREESkI.COM

QUEST 14

“La moitié de notre équipe a dû se pointer au chalet Selkirk wilderness dans l’intérieur de la Colombie-Britannique (Canada), pendant que l’autre voulait rester au lit par une matinée glaciale à vous congeler les poumons. Sachant qu’une semaine de tempête était au programme, Adam et moi nous sommes levés avant l’aube pour assister au genre de lever de soleil qui vous conforte dans le choix que vous avez fait de devenir skieur professionnel et de vous installer au sommet de cette montagne... Avec en prime une descente en poudreuse de 1 000 mètres de dénivelé sans la moindre présence humaine aux alentours. ” - Cody Townsend

TéLéCHARGER SALOMON POwFINDER

COPYRIGHT© SALOMON SAS. TOUS DROITS RESERVES. PHOTOGRAPHE : ADAM CLARk. SkIEUR : CODY TOwNSEND. LIEU : SELkIRk wILDERNESS, BRITISH COLUMBIA.


FOLIE DOUCE

SKI’S FAIT

B4 WINTER

VAL D’ISÈRE INAUGURE LA SAISON EN FÊTE

FOLIE DOUCE

Dans SKI TIME, nous avons toujours aimé souligner et relayer les bonnes idées.

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C’est le cas de ce « Before Winter » organisé à Val d’Isère le 9 décembre prochain. L’idée ? Bête comme choux : une grosse fête dédiée aux jeunes saisonniers et autres acteurs économiques déjà en place à cette époque, une sorte de « happy welcome » où professionnels et particuliers viennent inaugurer la nouvelle saison. Ce soir-là, au centre Oxygen, sont attendus près de 300 jeunes. Au programme : un défilé, un buffet assuré par les cuisines de l’excellente Fruitière, un dancefloor géant et une programmation musicale assurée par le team de la Folie Douce.


Certaines vestes révolutionnent la mode.

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SKI’S FAIT

ULTIMATE TEST TOUR

3 ETAPES POUR LE SALON DU MATÉRIEL FREERIDE Sainte-Foy, Verbier et La Grave accueilleront l’Ultimate Test Tour début 2012, le beau petit salon imaginé par Franck Moranval durant lequel on peut essayer du matos freeride.

L’occasion rêvée de retrouver le bon esprit du freeski d’antan, mais aussi et surtout les gros skis des marques engagées, des petites mais aussi des grosses comme Salomon, fidèle au poste, Nordica, Dynastar, Black Diamond, Scott, Black Crows, Zag, Coreupt, Jones Snowboard, Freeride Equipement ou Alp Control. L’Ultimate sent le « white spirit » et ça fait du bien.

Les étapes Sainte Foy : 7 et 8 Janvier Verbier : 14 et 15 janvier La grave : 18 et 19 février

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EXPERIENCE

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«5 jours qui ont changé leur vie...» our participer à l’aventure, il suffisait de s’inscrire au jeu-concours sur le site Internet de Julbo. Ouvert à tous, une seule condition était requise : aimer rider ! A la suite des dépôts de candidatures, seulement 16 participants ont été retenus pour venir rider deux jours à La Grave, les 5 et 6 mars 2011, et tenter de se qualifier pour une semaine de shooting en compagnie d’Enak Gavaggio, Thomas Diet, Géraldine Fasnacht, Antoine Montant et Ophélie David du team Julbo.

Par Dom Philoux / Photos Tristan Shu

2 000 participants ont tenté leurs chances, 16 ont été sélectionnés et seulement 4 ont gagné. Deux jours de qualifications, où malgré l’enjeu, il s’agissait plutôt d’une session de ride entre potes qui s’appelaient, entre autres, Enak, Ophé et Bichon ! Avec des conditions météorologiques superbes, les 16 participants ont passé deux grosses journées de ride sur les pentes de la Meije. A la suite de ces qualifications, quatre gagnants ont été sélectionnés : Verena Fendl, Luc Fantin, Maud Koch et Martin Vaillant ; soit 2 filles et 2 garçons. Verena est Allemande et vit littéralement pour le ski et le freeride. Elle n’a pas hésité à faire près de 1 000 km pour venir à La Grave ! A 20 ans tout juste, ses gestes précis et beaux ont conquis le jury. Maud, avec une volonté qui soulèverait des montagnes, a annoncé la couleur directement en arrivant le vendredi soir. Sûre d’elle-même mais aussi consciente de ses limites, elle a démontré sans trop en faire que ses capacités méritaient qu’on lui fasse confiance. Toujours souriante et enthousiaste, elle a su enthousiasmé le jury. Quant à Luc, il savait que c’était une chance presque unique qui lui était offerte et a tout donné pour la saisir. Plus expérimenté que les autres, il aime le ski par-dessus tout. Ce fort skieur à la passion discrète a un style et une aisance qui lui permettent d’entrevoir le très haut niveau en freeride. Et enfin Martin est le futur pro du groupe. Moniteur stagiaire, son style instinctif et agressif fait de lui une valeur sûre. Engagé, intéressé, discret, il a vécu

Julbo remet le couvert de la White Session en 2012. A vous de jouer !

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EXPERIENCE

cette Julbo White Session comme un déclic. Il était sûr de vouloir skier pour vivre. Il est désormais convaincu qu’il vivra pour skier.

RECHERCHE POW POW…

L’aventure s’est donc poursuivie pour ces quatre chanceux dès le lendemain et pour cinq jours de prises de vues (du 7 au 11 mars 2011), avec les cinq mêmes pro riders du team Julbo : Ophélie David, Thomas Diet, Géraldine Fasnacht, Enak Gavaggio et Antoine Montant, dont leur palmarès est chargé en récompenses tant dans le domaine du freeride que celui du skicross, ou encore du speedride. Cette deuxième partie de la Julbo White Session a donc élu son camp de base au pied de la Meije pour la semaine. Mais sous le soleil omniprésent, son rayon d’action s’est étendu sur près de 200 km à la recherche de poudreuse, notamment sur les versants restées vierges des dernières chutes de neige des domaines d’Abriès, du Queyras, de St Christophe en

La découverte de la vie de freerider passe forcément par beaucoup de marches. C’est aussi ça le contrat !

Ambiance vidéo au moment du debrief quotidien.

Le parrain

au parloir ! - Enak, qu’as-tu pensé de cette première Julbo White Session ? - « C’était vraiment bon esprit avec des riders qui n’avaient pas froid aux yeux. C’était bien de confronter nos expériences, de les conseiller et leur montrer que faire de belles images c’est quand même du boulot ! » - Qu’as-tu pensé des riders ? «  Et des rideuses hein ! Super sympas, motivés par la glisse et vraiment costauds, car il fallait tenir la cadence, même le soir ! » - Es-tu prêt à renouveler l’expérience la saison prochaine ? « La question ne se pose même pas ! Bien sûr ! D’autant plus qu’en étant obligé de partir à une journée de la fin, je peux te dire que je serais bien resté un peu plus ! Alors comptez sur moi pour 2012 ! »

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Démonstartion stylée d’Antoine Montant, malheureusement disparu depuis dans un accident de base jump.

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EXPERIENCE

Deux filles et deux garçons avaient été sélectionnés en finale, dont Verena, une jeune Allemande littéralement amoureuse de grand ski.

« C’était fantastique. En plus, comme je dévore les magazines et les films de ski, pouvoir rider et boire une bière avec ceux qui me font rêver comme Enak, Ophélie ou ce fou furieux d’Antoine Montant, c’était une chance incroyable ! »

Oisans ou encore d’Italie. Après un premier jour de calage où les participants ont appris à chercher la plus belle ligne, la plus belle attitude, la plus belle image et répéter, répéter encore jusqu’à ce que les caméramans et photographes soient enfin satisfaits ; ils n’avaient plus qu’à se faire plaisir et être les pro riders de la prochaine campagne publicitaire Julbo ! Et puis forcément, partager la même passion, ça aide à briser la glace pour vivre des moments uniques, s’imprimer d’images de folie, descendre des pentes extraordinaires et partager de grands moments de communion entre pros riders ou non. « C’était fantastique. En plus, comme je dévore les magazines et les films de ski, pouvoir rider et boire une bière avec ceux qui me font rêver comme Enak, Ophélie ou ce fou furieux d’Antoine Montant, c’était une chance incroyable ! », nous dévoile Luc. C’est ça le but de la Julbo White Session : donner la chance aux passionnés de vivre une expérience unique auprès des meilleurs et sur les meilleurs spots de ride.

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SKI TRIP REPORT

ETNA Une montagne noire recouverte de neige, le spectacle est inouï. Autour de nous, la terre fume de toutes parts, crachant des fumeroles tandis que l’air embaume le dioxyde de souffre. Nous sommes aux alentours de 3330 mètres, près du sommet de l’etna, et nous avons des skis aux pieds. Par Antoine Grospiron-Jaccoux - Photos : Dom Daher

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Février 2011 : les conditions de neige désastreuses en France obligent les riders à se tourner vers des massifs inhabituels, voire des volcans.

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SKI TRIP REPORT

E

n ce début février, les conditions de neige demeurent désastreuses dans les Alpes et les skieurs du Freeride World Tour (FWT) cherchent à faire le plein d’images entre deux étapes. Il a neigé plus de 50 cm sur le volcan le plus haut d’Europe et Aurélien Ducroz n’a pas eu de mal à convaincre cinq amis à l’accompagner pour quelques jours de shooting dans la plus grande île méditerranéenne. Le clan des Siciliens est composé de deux autres skieurs du FWT, Seb Michaud et Adrien Coirier, et d’une amie de longue date, elle aussi compétitrice à ses heures, l’italienne Julia Monego. Côté image, Sylvain... est là pour filmer et Dom Daher pour photographier.

Mungibeddu

Conduite musclée à travers les autoroutes italiens pour rejoindre Milan, le tout en sifflotant la Dolce Vita. Arrivée sur les chapeaux de roue entre les lignes lumineuses de l’aéroport, les femmes ont des bottes hautes et le personnel d’Alitalia ferme les yeux sur l’excédent de poids, ce voyage est de bon augure. À peine le temps de profiter de la gentillesse du personnel naviguant et nous voilà déjà arrivée à Catane, seconde ville de Sicile. Nuit courte dans une auberge de Nicosi, gros bourg sur les flancs de Mungibeddu, a’muntagna, l’Etna en sicilien. 8h du matin, pas de temps à perdre, Lucio, l’ami d’Aurélien et représentant d’Helly Hansen sur l’île, nous presse. Nous sautons dans deux véhicules pour gagner la station de ski sur les flancs du volcan. Après une demiheure de trajet à travers des vergers de citronniers et d’orangers, puis une forêt de genêts, la route sinueuse plonge soudain à travers la surface noire, brisée et chaotique de la lave. Au détour d’un virage, surgissant des méandres noires, apparaît le faîte d’un toit puis un muret. Lucio nous

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explique tout naturellement qu’il s’agit d’un village enseveli lors de la dernière grande éruption de 20022003. Avec plusieurs explosions volcaniques par siècle, les habitants ont appris à vivre avec les forges titanesques qui travaillent sans cesse au coeur de leur terre.

« la route sinueuse

plonge soudain à traverS la surface noire...» La lune noire

Arrivé à Sapienza, lieu-dit de la station de ski d’Etna Sud, petite station qui pourrait très bien avoir été téléportée depuis les Vosges, nous sommes accueilli par Rosario, un guide local affublé d’un inamovible cigare. Nous prenons un long télécabine et arrivons au sommet d’une station qui paraît banale. On en oublierait presque le lieu où l’on se trouve. Puis, guidés par Lucio et Rosario, nous longeons le flanc de la montagne et débouchons au coeur d’un paysage extraordinaire : des dizaines de petits cratères fumant, des reliefs d’un noir anthracite disputant le paysage au blanc immaculé de la neige et, plus loin, des pentes vertigineuses de plusieurs centaines de mètres plongeant vers un glacier de lave avec, en arrière plan, la Méditérannée. Nous avons tous le souffle coupé par ce spectacle irréel. Nous courrons de droite et de gauche, comme pris d’une fièvre volcanique. Chacun trouve un promontoir pour admirer le spectacle et chercher les meilleurs spots pour shooter. Après quelques conciliabules, les skieurs se décident pour l’un des superbes couloirs qui se jettent vers cette vallée de lave, qui ressemble à s’y méprendre à un gigantesque glacier en noir et


Aurélien s’est trouvé cinq compagnons pour ce trip : Julia Monego, Seb Michaud, Adrien Coirier, le photographe Dom Daher et un caméraman, Sylvain.

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EXPERIENCE

Amie de longue date d’Aurélien et compétitrice à ses heures, l’Italienne Julia Monego taille la courbe sur les pentes du plus haut volcan d’Europe.

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SKI TRIP REPORT Barre qui pique

Après les quelques minutes de ravissement, le professionalisme des skieurs reprend les commandes. Évaluation des barres à sauter, luminosité, conditions de neige, en quelques minutes skieurs et opérateurs se sont mis d’accord pour les premières images de la journée. La neige est assez changeante, mais l’exposition orientée Est donne un manteau majoritairement ferme avec une petite surcouche tendre. C’est agréable à skier, mais la moindre erreur pourrait coûter cher. Une chute non enrayée dans ces couloirs à près de 40°, avec des rocs de laves prêts à vous écharper tout au long d’un toboggan de plusieurs centaines de mètres, n’incite pas forcément à sauter des barres. C’est pourtant ce qu’ils font, chacun leur tour, comme s’il s’agissait d’une activité bénine. «Fais gaffe, la deuxième pique un peu,» déclare Seb à propos d’une triple barre qu’Adrien s’apprête à sauter. Une fois les passages effectués, un autre problème surgit, la remontée dans cette neige dure. Personne n’a pris ses crampons et la remontée sur la pointe des chaussures s’avère délicate. “Putain, dans le raide, j’enfonçais que dalle. Et avec les barres en-dessous, fallait mieux pas se la coller,” souffle Adrien, trempé de sueur, en remontant l’un des couloirs. L’après-midi déroule tandis que skieurs et cadreurs semblent satisfaits du travail accomplis. Plus haut, en revenant vers le versant sud, nous croisons plusieurs tombes isolés, celles de skieurs ou de promeneurs qui ont sans doute pris un aller simple dans un couloir.

« Putain, dans le raide, j’enfonçais que dalle. Et avec les barres en-dessous, fallait mieux pas se la coller... »

Bien qu’il soit entré en éruption près d’une centaine de fois au cours du XXe siècle, l’Etna n’aura pas effrayé Aurélien.

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SKI TRIP REPORT

Secondi pasti

Après une belle journée de labeur, il y aura une présentation des films d’Aurélien en présence du maire devant des villageois émerveillés, puis un dîner sur le port de Catane, suivis de quelques verres dans un bar de snowboarders, avant de regagner la pension. Le lendemain, le réveil est brumeux et nous prenons du retard. Cette fois, Lucio nous emmène versant nord, au lieu dit de la station d’Etna Nord, là où se trouvait la station de Paino Provenzana, entièrement détruite par l’éruption de 2002-2003. Depuis, un restaurant s’est reconstruit et déjà les touristes reviennent. Vaseux, à la bourre, nous ne pouvons monter vers le sommet, comme prévu, à peaux de phoque. Lucio a alors vite fait de négocier les services du seul rattrack local. Tout le monde se pelotonne sur la machine qui balance ses gaz sur les quelques randonneurs qui montent

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courageusement. Une vingtaine de minutes plus tard, nous sommes à quelques mètres d’une gueule béante qui fume tel Vulcain, au milieu de jets de vapeurs et de souffre qui cachent le ciel. Minuscules personnages, nous n’en menons pas large sur ce sol constellé de rocailles éruptives.

« au milieu de jets de vapeurs et de souffre qui cachent le ciel.» Après quelques photos d’usage, nous redescendons vers la vallée dans le décors fantasmagorique fait de volutes de fumées transperçant un contre-jour irréel. Descente merveilleuse sur une neige assouplie par un soleil de midi, nous lançons de grandes courbes droit vers la mer, vers le retour, après deux jours d’une aventure superbe.

Grandes courbes sous le soleil de midi et sur une neige assouplie. Ici, l’aprèsski sent la mer.


SOMMAIRE SKI STORY

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Snow Basin

La station au goût de pétrodollars Des lustres à 250 000 dollars, des dorures comme s’il en pleuvait, des sanitaires en marbre… Ce n’est pas un château ni même le descriptif d’un hôtel 4 étoiles Luxe. C’est Snow Basin, station en Utah, voulue et rêvée par le billionnaire Robert Earl. C’est grand, (ultra) cher, beau et baroque. Ski Time a fait le voyage. Découverte. Texte et photos : Franck Oddoux

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a neige de Snow Basin a un goût de pétrodollars. Pas de ceux qui vaguement entassés au fond de quelques valises font quelques millions, Non, Snow Basin, c’est le grand jeu, le bingo, du genre Végas et l’euro millions réunis. Le propriétaire de la station performe à la 101ème place du classement Forbes magazine, qui liste les américains les plus riches, ceux qui ont du flouze, de l’oseille, de la maille, bref, ceux qui sont blindés du portefeuille. Robert Earl Holding pèse 4 billions de dollars  ! Traduisez  : 4 milliards… Pas franchement gêné par des fins de mois difficiles, ce natif de l’Utah décide dans les années 1990, d’assouvir son vieux rêve  : posséder sa propre station de ski. Un caprice doré : imaginez un peu, on appuie le matin sur le bouton des remontées mécaniques et le domaine skiable est à soi pour des sessions privées. Sauf que ce passionné de glisse a une vision pour Snow Basin. Ce sera ouvert à tous, y compris et surtout les lodges ultra luxe. Cerise sur le gâteau, le forfait ne sera pas plus cher qu’ailleurs.

Parti de rien, Snow Basin s’offre les JO

Robert Earl Holding ne fait pas les choses à moitié. Il sait que l’état de l’Utah est pressenti pour accueillir les Jeux Olympiques de 2002. Il met les petits plats dans les grands et s’offre des infra-structures top niveau. La qualité de la piste de descente et ses remontées mécaniques flambant neuves lui assure de devenir station olympique. C’est un carton plein, Snow Basin décroche les mythiques anneaux et Carole Montillet gagne la descente ici, à deux pas de Salt Lake (1). Mais le plus curieux, le plus étonnant de l’histoire se cache dans les lodges. L’architecture, massive, presque typique des stations américaines (à ce jeu, Deer Valley et Park City n’ont pas à rougir) cache certains trésors. Robert Earl Holding a tenu à exhiber des lustres monumentaux, réalisés spécialement en cristal de Murano. La facture  ? 250 000 dollars pièce… L’exception a un prix qui apparemment n’a pas beaucoup compté pour le

billionnaire. La liste des réalisations uniques donne le tournis  : sculptures monumentales, cheminées colossales, boiseries finement travaillées, douches pour les skieurs, toilettes en marbre, robinetteries qui hésitent entre l’or massif et le plaquage, moquettes tellement épaisses que le portefeuille qui tombe de la poche disparaît à jamais… Montant de l’addition totale ? Personne ne sait réellement, mais on avance le chiffre de plusieurs dizaines de millions de dollars. L’atmosphère dégagée par ces lodges ouverts à tous est un peu surréaliste  : la sensation de se retrouver dans un décor de château revisité mais avec une ambiance rondins de bois et cabane au Canada ultra luxe. C’est avec une décontraction feinte que l’on marche sur les moquettes avec les chaussures de ski, que l’on croque son hamburger sous les lustres royaux, les boiseries et les dorures.

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SKI STORY

Snow Basin : ambiance cabane au Canada version grand luxe et pow pow Ă  gogo.

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SKI STORY

Robert Earl, le monsieur qui a créé Snow Basin, ne s’est pas arrêté en si bon chemin et depuis il est aussi devenu aussi le propriétaire de Sun Valley.

Sous le coup de pioche, le pétrole

Robert Earl Holding, âgé aujourd’hui de 84 ans, est un vieux monsieur qui pilote encore son business florissant. Il ne s’est pas endormi sur ses lauriers, l’argent qui sommeille, selon un vieux précepte capitaliste, ce n’est jamais bon. Le vieux Robert est l’heureux propriétaire de la station de Sun Valley dans l’Idaho, du bluffant Grand America Hotel à Salt Lake City et d’autres joyaux disséminés aux US. Comment ce fils de gardien d’immeuble en est arrivé là  ? Celui qui possède un ranch de 1600 kilomètres carrés dans le Wyoming est l’archétype du self made man dont le mythe américain nous a habitué. Tout a commencé avec un coup de chance digne des meilleurs contes. En

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empruntant, il rachète un jour un bout pot : il fait fortune. Les dollars tombent de station service, située au niveau du plafond, ou plutôt de chaque pompe d’un col battu par les vents. L’ancien à essence : il en possède 2600 ! Victime propriétaire l’oblige à acquérir en même d’une attaque en 2002, Robert Earl temps un terrain en friche autour de la Holding est aujourd’hui partiellement station service. Par hasard, il s’aperçoit paralysé. Il a du remiser ses skis et que ce lopin regorge de En empruntant, mettre entre parenthèses ses virées à la neige entre pétrole ! Il se débrouille il rachète un gens de bonne compagnie. Il pour le faire exploiter et jour un bout de reste de l’aventure un lieu au bingo, il commence à station service cachet unique, une sorte de engranger les dollars. Il située au niveau croisement improbable entre investit ensuite dans la d’un col battu Versailles et une station de distribution de l’essence par les vents. ski. Ce républicain pur jus a en rachetant une à une des centaines de stations services. su, en tout cas, démocratiser le luxe à Celui qui a déjà trainé ses guêtres la neige. tricolores aux US n’aura pas manqué de faire le plein au moins une fois dans Snow Basin accueille aussi la descente les célèbres enseignes Sinclair qui hommes, le Super G, le Combiné et quadrillent le territoire. Deuxième jack une partie des Jeux Paralympiques.

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SKI TRIP

LES MONTAGNES DANS LA MER Pour un jeune photographe qui découvre les Lofotën, il y a mille raisons de s’émerveiller. Sverre Hjornevik a trouvé les mots pour le dire. Ambiance ! Par Sverre HJORNEVIK

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Choix de la pente (ou pause pipi ?) dans un décor de cinéma.

J

e ne connaissais personne, hormis deux Italiens chargés d’un tas de provisions qui nous ont valu d’interminables négociations au check in ... et nous voilà mal installés à bord d’un avion low cost, occupés à convoiter l’accoudoir central. Je suis fatigué et contrarié, il fait nuit noire, c’est la tourmente et cependant l’arrivée aux îles Lofoten, perdues au milieu de la mer, au bout du monde, a quelque chose de féerique. Par les fenêtres éclairées, j’aperçois les ambiances douillettes des pittoresques maisons de bois…

BIÈRE ET CREVETTES

Les pires tourmentes endurées en montagne n’ont rien à voir avec ce que l’on vit ici. Nous voulions juste faire un petit tour, histoire de prendre l’air et d’essayer la neige, quand un aigle s’est envolé à quelques pas de nos skis : comment résister, alors, à l’envie d’atteindre le sommet ? Je prends une plaque de glace blanche pour de la neige dure, et je me retrouve 50 m plus bas, sauvé par une forêt de bouleaux qui ont eu la charmante idée de pousser sur une falaise rocheuse.

Vegard me rejoint pour une descente très agréable dans un bosquet… Le déjeuner face à la mer, au fond d’un fjord, emmitouflés dans des peaux de renne, à proximité d’un Tipi, a un petit côté exotique. Une gentille mamie nous a invités chez elle pour goûter aux vaflers, mais il est trop tôt. Nous décidons donc de refaire un tour dans les bois. En sortant de la forêt, un vent effrayant nous fait glisser sur une dizaine de mètres ! La vieille dame nous attend avec du thé, du café et de délicieuses gaufres tartinées de confiture maison, de crème et de fromage de chèvre. Elle parle en dialecte local : hormis Nikolai et Vegard, personne ne comprend rien à ce qu’elle raconte ! Gavé, la tête vide, je contemple par la fenêtre la tourmente, le vol des aigles et les bateaux qui rentrent au port. Sur l’archipel, l’accueil est extraordinaire. Nous terminons la soirée en dînant chez un ami qui a probablement partagé avec nous tout le fruit de son travail de pêcheur de la journée. Nous refaisons le monde devant des montagnes de crevettes accompagnées de fleuves de bière.

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SKI TRIP

67°52_47.82 N,12° 59_3.08_E Ici, on recherche la meilleure pente et l’exposition qui nous offrira la neige optimale. En l’espace de quelques kilomètres, les conditions géographiques peuvent changer du tout au tout. Havard nous conduit à un fjord particulièrement enneigé. Une heure et demie de route et de tunnels, et on se croirait au Japon. Après de magnifiques paysages marins et des montagnes enneigées, nous voici sur une route taillée entre deux murs de neige. Il neige à gros flocons. Nous remontons vers une crête qui domine les fjords. Giuliano part en suivant une ligne déviée et disparaît derrière la crête, sur une pente raide jonchée de roches et de cascades de glace… J’engage 3 virages et une plaque de 40  cm se décroche sous mes pieds. Ruth décrit de belles courbes sur ce qui reste de la pente. Nous nous retrouvons tous au parking.

JAPAN AIR Havard a trouvé un «artva», il doit avoir bu toute la nuit. Nous revenons à l’endroit de la veille. Les garçons sont déchaînés… faire un 360 sur un saut de 10 mètres en guise d’échauffement n’est plus de mon âge. Mais qu’ont-ils, ces «  boys  »  ? Nous atteignons le sommet sous la grêle ; il paraissait offrir plusieurs possibilités de descente. Mais de près, c’est moins sûr. Les Vikings s’élancent dans un saut impressionnant. Giuliano et moi éclatons de rire  : Havard a contrôlé un départ risqué et il voudrait notre avis concernant les 8 mètres de vol qu’il a évalués… En fait, il y en a au moins 15…

TOUR DE BABEL

Les journées se suivent, semblables, mais sans monotonie. En l’espace d’une heure, on passe d’une grosse chute de neige à une journée printanière. La lumière et l’ambiance se transforment et se renouvellent. On fait de la poudreuse en écoutant les cris des mouettes qui accompagnent les chalutiers de retour au port !

Hey Ho, let’s go !

Depuis 10 jours, nous nous levons à 5 heures du mat’ en dormant 4 heures par nuit, nous montons des centaines de mètres de dénivelé en peaux de phoque pour descendre en poudreuse des défilés étroits qui plongent dans la mer turquoise. Nous sommes épuisés, mais personne ne se décourage.

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Les journĂŠes aux Lofoten ne se ressemblent pas, mais elles passent souvent par des couloirs ĂŠtroits qui plongent dans la mer.

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SKI TRIP

LE DERNIER COMBAT J’ai pris le sac à dos du caméraman qui a des difficultés. J’ai les poumons en feu et les jambes lourdes. Je grimpe jusqu’au sommet avec Keital et Ruth. Au crépuscule, un homme âgé s’approche, pour voir qui skie sur « sa » montagne, qu’il sillonne encore malgré son âge. Il est 23 heures et nous rentrons, exténués.

L’ENFER ET LE PARADIS En montagne, avec Giuliano, on est comme des gamins ! Inutile de parler : ça roule, nous sommes mus par la même flamme. Ensemble, nous savourons l’une des plus belles descentes du voyage. Nous dénichons une pente cachée que nous dévalons en hurlant. Les traces de nos trajectoires se croisent élégamment avant de disparaître, éphémères, emportées par le vent.

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PORTRAIT

DAN FERRER

Captain

F

EN 2003, à ses débuts sur les championnats du monde freeride, Aurélien Ducroz n’en menait pas large. Presque dix ans plus tard il a tout gagné dans la discipline. Au point de ne pas résister à l’appel de nouvelles aventures et du large...

ils de guide et de monitrice de ski, Aurélien est né à Chamonix et a grandi dans la vallée. Comme la plupart des jeunes de son âge, il prend les chemins du Club des Sports en ski alpin l’hiver et en escalade l’été. À dix ans, il commence à pratiquer le saut à ski sur le tremplin synthétique des Houches, ouvert pendant l’été. Il aime jouer au skieur volant et se prend d’autant plus de passion pour ce sport que sa petite taille est devenue un handicap pour le ski alpin. « À partir de 14 ans, j’ai arrêté l’alpin pour ne faire plus que du saut. Je n’ai grandi que très tard, à 19 ans. J’étais vraiment minuscule et en alpin ça devenait dur. Pour le saut par contre, c’était parfait et ça marchait bien, donc voilà, j’ai décidé de faire du saut à skis.» Sur un tremplin, la légèreté est une condition impérative, la taille d’Aurélien devient un atout et, grâce à sa technique, il se classe rapidement parmi les meilleurs Français. Champion de France junior à deux reprises, il est le plus jeune skieur à concourir en coupe du monde à 15 ans et demi. Son objectif est alors les Jeux Olympiques de Salt Lake City. Malheureusement, il se blesse au genou lors d’un stage en Allemagne et se retrouve à l’hôpital tandis

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que ses coéquipiers terminent leur préparation. Son destin va basculer un soir de janvier 2002. Didier Lafond, le réalisateur de la trilogie d’Apocalypse Snow, ami d’enfance de son père et demeuré très proche de la famille Ducroz est au bout du fil. Il est responsable des scènes d’action pour le long métrage Snowboarder, et cherche des doublures pour la star du film. « Au début, j’étais terrorisé ! » Mais trop heureux de trouver une échappatoire à son isolement, Aurélien décide de tenter le coup. « J’ai loué une board chez mon oncle, des pompes avec un gros 44 écrit au marqueur derrière. Le premier jour, on s’est fait poser en montagne et comme la plupart des autres snowboarders pressentis pour servir de doublure étaient des freestylers… Ils n’étaient pas vraiment à l’aise dans un couloir raide. Et moi, j’avais l’air d’un singe sur mon snowboard avec les bras écartés, mais j’avançais. Au final, ils n’ont gardé que moi pour faire tout le film. J’ai fait faire des lettres à mon médecin pour dire que mon genou allait mal et que je ne pouvais plus sauter jusqu’à la fin de l’hiver. Et c’est parti pour un mois et demi à Verbier, à me faire déposer en hélico dix fois par jour. Je volais partout, c’était génial. »


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C.MARGOT / FWT


PORTRAIT

De retour à Chamonix, Aurélien ne regarde plus le saut à ski de la même façon. Il en a marre de surveiller constamment son poids et le tournage lui a donné le goût du ride en toute liberté. Il passe quand même l’été à s’entraîner au saut, mais la passion n’y est plus. « À la fin de l’été, je n’en pouvais plus des régimes. À 18 ans, quand j’ai commencé à grandir, j’ai pris 25 cm en deux ans et beaucoup de poids. Enfin, beaucoup de poids… Je pesais 62 kilos pour 1m80. Du coup, c’était toujours le même refrain : « il faut que tu sois plus maigre, mange moins ». Et quand tu as ça toute la journée dans la tête, à la fin t’es obstiné. Un coup, j’ai fait un régime sans manger pendant 10 jours parce qu’ils n’arrêtaient pas de me le dire, parce que c’était prescrit par le médecin de la fédé. Je suis descendu à 55,5 Kg. J’avais commencé pendant un stage pour terminer chez moi, et à la fin c’est mon père qui me sortait du lit parce que je ne pouvais plus me lever. » Aurélien finit par claquer la porte de la fédé à la fin de l’été 2002. Il ne sait trop ce que lui réserve l’avenir, mais une chose est sûre : il veut faire du freeride ! L’hiver arrive. Il s’inscrit à la Cham Helly Hansen qui se déroule sur ses terres. Il remporte l’épreuve et gagne du même coup un contrat de sponsoring avec la marque scandinave. Fort de ce succès, il décide de s’inscrire en amateur à la célèbre Freeride des Arcs. Il se classe second, ce qui lui donne la possibilité de concourir avec les pros. il termine 23ème le premier jour et 9ème lors de la finale. Soit 15ème au général, ce qui lui permet de marquer un point… Et de se qualifier pour le Tour l’année suivante. S’ensuit un été à travailler au téléphérique de l’aiguille du Midi, à économiser afin de pouvoir faire la première étape, qui aura lieu à Whistler. Il n’a aucun sponsor financier mais un partenaire fringue avec Helly Hansen, des optiques avec Cébé qui l’a suivi après son départ de la fédération de ski et enfin des planches fournies par Salomon. Après des années dans le giron fédéral, le changement d’univers.est brutal. « Quand je suis arrivé à Whistler, je ne connaissais personne, pas un rider, rien. Heureusement, Manu Gaidet m’a pris sous son aile. Il m’a emmené pour reconnaître et m’a montré en gros ce qu’il fallait faire. Et puis il gagne et moi je fais trois. Et à la fin de l’année, il gagne au classement général et moi je termine troisième !

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«Son destin va basculer un soir de janvier 2002. Didier Lafond, le réalisateur de la trilogie d’Apocalypse Snow, ami d’enfance de son père et demeuré très proche de la famille Ducroz est au bout du fil.»

C.MARGOT / FWT

Le grand saut vers le freeride

Ci-dessus : Aurélien lors de l’étape Chamoniarde du FWT 2011. A droite : à Squaw Valley, la même année.


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C.MARGOT / FWT


PORTRAIT

D.DAHER / FWT

« Rebelote deux saisons plus tard, Aurélien reprend son du en 2011 après avoir bien figuré en 2010. Et de deux titres de Champion du monde freeride, deux ! »

À Chamonix, une étape du FWT 2011. Cette année-là, Aurélien gagnera le tour pour la seconde fois.

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Ce qui est drôle c’est que Nicolas Hale-Wood (organisateur de l’Xtrême puis du Freeride World Tour, NDLR) a invité les trois premiers skieurs du WT à venir faire l’Xtrême (qui ne faisait pas partie du World Tour à l’époque, ndlr). Donc dès la première année, je me suis retrouvé à Verbier. Et pour moi c’était un coup de bol, c’était génial. Je crois que je fais quatre cette année-là, quand Jean-Yves Michelot a gagné. Juste après on avait la finale du World Tour IFSA à Kirkwood. Manu fait trois sur l’étape et remporte le général tandis que je gagne l’étape. Voilà, j’étais dedans, j’avais envie de faire ça et ça marchait. Alors j’ai décidé d’y aller plein but. » Armé d’un nouveau sponsor ski avec Dynastar, Aurélien s’attribue la seconde place du classement IFSA 2004/2005. L’année suivante, il remporte l’Engadin Snow et surtout l’Xtrême de Verbier, la compétition qui lui tient le plus à coeur. La saison 2007 le voit gagner une autre compétition prestigieuse, l’étape de Snowbird en Utah, ce qui lui permet d’être à nouveau sur le podium du World Tour avec une troisième place. En 2008 naît le nouveau championnat du monde organisé par Nicolas Hale-Wood : le Freeride World Tour (FWT). Qualifié d’office au vu de ses résultats, il termine à nouveau la saison à la troisième place derrière Seb Michaud et Henrik Windstedt. Heureux d’être à nouveau parmi les trois premiers, Aurélien n’est cependant pas satisfait, ce qu’il veut c’est le titre. Cette saison 2009 sera la bonne. Après avoir remporté une nouvelle fois Verbier, Aurélien touche enfin le Graal : il est sacré champion du monde de freeride FWT. Rebelote deux saisons plus tard, Aurélien reprend son du en 2011 après avoir bien figuré en 2010. Et de deux titres de Champion du monde freeride, deux !

Grand large pour esprit libre

Marins et montagnards ont toujours été liés par l’esprit d’aventure et le respect du milieu dans lequel ils évoluent. Amateur de voile depuis de nombreuses années, Aurélien découvre la compétition en parrainant le bateau de la série 6.50 du skipper Adrien Hardy en 2006. Invité sur le voilier à plusieurs reprises, il se lie d’amitié avec son barreur qui le prend comme équipier sur le prologue de la course « Les sables – Les Açores – les Sables » où ils terminent seconds. Aurélien a également la chance de pouvoir naviguer sur le trimaran d’Yvan Bourgnon et sur le monocoque de Sébastien Josse. Ça y est, il est accro à l’eau salée et décide d’acquérir son propre 6,50 mètres afin de se lancer dans la compétition. Son objectif : la transat en solitaire La Charente Maritime – Bahia en 2011, autrefois connue sous l’appellation de Mini Transat et considérée comme l’école de la course au large. Afin de combiner ses deux objectifs, le freeride et la course à la voile, Aurélien s’est entouré d’une équipe et a mis en place un défi jumelé Mer et Montagne : Latitude Neige Longitude Mer. Il s’agissait d’un projet global qui regroupe quatre saisons de compétitions, deux saisons de contests de freeride plus deux saisons de mini 6.50. L’objectif était de gagner le championnat du monde de freeride et de se qualifier pour cette transatlantique en solitaire. Pari gagné puisqu’en plus de son titre de Champion du monde freeride (dont une belle victoire 2011 sur l’Xtrême de Verbier), cette année 2011 a aussi vu Aurélien se qualifier la transat 6.5. À bientôt 30 ans, Aurélien a conscience que l’on ne peut faire ce sport trop longtemps. La voile à haut niveau peut se pratiquer à plus


AND

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ROLL N I V E


PORTRAIT

«Je commence par une Mini Transat parce que tout le monde a commencé par une Mini. Tous les grands marins d’aujourd’hui, que se soient Desjoyaux, McArthur, ils ont tous commencé par là.»

long terme et la plupart des marins atteignent leur maturité à la quarantaine. Si Aurélien ne fait pas de plans sur la comète, il sait que plus le temps passe et plus le bateau aura des chances de prendre le pas sur la montagne. « Quand je vois le Vendée Globe cette année, ce que les mecs ont fait, ce qu’ils y vivent, je trouve ça dingue. Et si un jour je peux, je ne dis pas être comme eux, mais essayer de ressentir ce qu’ils ont pu ressentir, j’ai vraiment envie. Et si ça marche pourquoi ne pas rêver d’un Vendée Globe dans 10,15, 20 ans, je n’en sais rien. Le jour où j’aurais assez d’expérience. Mais le but ce n’est pas de réaliser ce projet dans deux ans et de dire : voilà j’ai fait ma transat, c’est fini. Je commence par une Mini Transat parce que tout le monde a commencé par une Mini. Tous les grands marins d’aujourd’hui, que se soient Desjoyaux, McArthur, ils ont tous commencé par là. Voilà, j’espère que c’est le début d’une aventure. J’aimerais accéder progressivement à de plus gros bateaux. Le ski va forcément se calmer parce qu’on ne fait pas du ski de compétition jusqu’à 45 ans, et j’aimerais que la voile prenne doucement le pas sur le ski. C’est vraiment mon souhait. » Sur sa première transat, Aurélien aura tenu bon jusqu’au 23 octobre dernier. Ce jour-là, il sera contraint à l’abandon après un retour forcé à Mindelo, l’ile du Cap Vert où il avait effectué la réparation de son safran deux jours aupravant. A peine 100 milles après sa reprise de course en direction de Bahia, Aurélien a constaté une nouvelle rupture de ferrure de safran à laquelle s’ajoutaient des dégâts importants sur son tableau arrière le forçant à faire demi-tour. La Transat 2011 s’arrêta prématurément pour Aurélien et le Nissan 417, mais qui peut douter désormais de son potentiel sur les mers et océans du globe ?

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JAG (avec la rédaction)

DAN FERRER

DAN FERRER


www.laclusaz-radikal.com

jeudi12

openradikal

samessdioi1n4 jibse

// Freeride contest // Jib session

CrĂŠdit Photo : Pascal Lebeau / Design / SELM La Clusaz

18h30

le14et15janvier2012

RESTONS FRAIS


RACING TIME

DU SANG NEUF DANS LES STARTS

Présentation des nouveaux guerriers qui remplissent le réservoir du ski cross tricolore. Explications de l’évolution de ce sport et des qualités nécessaires aux skiercrosseurs nouvelle génération, et analyses de Xavier Kuhn, ex-membre de l’équipe aujourd’hui passé coach. Par Nolwenn Patrigeon L’après Kuhn/Gavaggio

En dix ans, le skicross a beaucoup évolué, ce sport jeune de plus en plus reconnu et fraîchement arrivé dans l’arène olympique est encore à l’évidence en constante mutation. Après les Jeux de Vancouver, on a pu voir une bonne douzaine de coureurs du circuit coupe du monde mettre fin à leur carrière et partir vers de nouveaux horizons : fin d’une époque. Xavier Kuhn et Enak Gavaggio illustrent ce phénomène en France. Dix années passées tout en haut (avec bien sûr des hauts et des bas, des blessures, des galères…), mais tout de même une décennie à pratiquer un sport traumatisant physiquement, et réussir à rester parmi les meilleurs : respect. Après eux, non pas le déluge, mais pas de réel leader chez les hommes, capable de remporter une coupe du monde: il était donc

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nécessaire de refonder une équipe solide. Cette vague de départ aurait pu être l’aubaine des compétiteurs tournant sur le circuit coupe d’Europe, mais il n’en fut rien, car entre temps la donne à changée. Comme dit Xavier : « aujourd’hui le premier obstacle se situe déjà au niveau des qualif. Chaque année le niveau de ski augmente, ca ski de plus en plus fort, donc de plus en plus vite. Et ce qui n’était pas forcement vrai il y a dix ans le devient aujourd’hui : la qualité première d’un skicrosseur c’est son ski. Le premier objectif est d’avoir le plus de mecs possible aux start des finales ». La majorité des tricolores présents sur le circuit européen ski cross ne possédait pas ces qualités suffisantes de gros niveau technique en ski pur. Il a donc fallut aller chercher ces oiseaux rares … .


Le temps passe et la génération de l’après Gavaggio est en train de prendre place...

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RACING TIME

Casting sauvage

L’équipe d’encadrement formée de Michel Lucatelli, Max Ancenay (tous deux anciens membres de l’équipe de France en alpin partis ensuite sur le circuit pro) et Xavier Kuhn, est alors allée au charbon : prospecter, sonder le terrain, discuter avec les entraîneurs et les skieurs eux-mêmes. Michel, qui a le plus d’expérience, à particulièrement œuvré pour détecter ces gladiateurs potentiels. Tous viennent du haut du panier du circuit alpin : ces gars et ces filles là, ils tournent à 15 ou 20 points FIS… « Bien sûr cela ne suffit pas, ce n’est pas ça qui va en faire le vainqueur de la coupe du monde, mais c’est aujourd’hui une condition essentielle. Sans cela, cela devient très compliqué. Après, il est plus facile de travailler le reste : le départ, l’engagement, les sauts, le choix des lignes

Événement incontournable du skicross en France, l’étape de Coupe du monde aux Contamines-Montjoie fête cette année sa 10ème organisation ! Rendez-vous du 13 au 15 janvier 2012.

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etc… Même si ca aussi, ce n’est pas donné à tout le monde » explique Xavier. Partant de ce postulat de base, un vrai groupe s’est construit, fait de quelques « anciens » et de beaucoup de nouveaux, plutôt affamés. Plus qu’un groupe, une réelle équipe. Les caractères ont aussi été pris en compte lors des sélections, il faut que les tempéraments soient compatibles, afin que l’ambiance soit bonne, et qu’il y ait une réelle cohésion de groupe. Xavier ajoute : « Même si sur un run c’est chacun pour sa pomme, il existe des techniques pour faire barrage et ne pas se gêner entre potes, sans perdre de vitesse. Et puis quand on passe de nombreux mois ensemble, avec le stress, la pression, la fatigue etc, si en plus tu ne peux pas te blairer, c’est vite l’horreur… »


L’équipe

Bovolenta Arnaud 06.09.1988 / Arêches Beaufort Surnom : le Bison CHAPUIS Jean Frederic 02. 03.1989 / Val Thorens Surnom : Man fred MIAILLER Sylvain 25.09.86 / Alpe d’Huez Surnom : Mirouf

1

Equipe B

DEVOUASSOUX Jonas 23.10.1989 / Chamonix Surnom : JO

2

DUMAX BAUDRON YANN 31.08.1988/SAINT GERVAIS Surnom : Dingo

Femmes Equipe A DAVID Ophélie 06.07.1976 / Alpe d’Huez Surnom : Ophé

JOSSERAND Marion 06.10.1986/ Chamrousse Surnom : Jojo

Equipe B

BARON Alizée 06.08. 1992 / Champsaur BOULANGEAT Meryll 06.09.1986 / Tignes

Equipe Jeune

3

4

MIDOL Bastien 03.08.1990 / Grand Bornand Surnom : Bastos

Le top français de la discipline

1 Jean Fredéric CHAPUIS 2 Ophélie DAVID 3 Arnaud BOVOLENTA 4 Sylvain MIAILLER 5 Marion JOSSERAND

DANDEVILLE Lucas 10.09.1991 / Megève Surnom : Lulu

Statuts particuliers (entraînement avec le groupe fédé, pris en charge par leurs clubs)

RIGOLE Fab MIDOL Jonathan BERGER Marielle

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RACING TIME

CARTE BLANCHE Par ENAK GAVAGGIO

Enak Gavaggio est l’un des pionniers de la discipline. Pour Ski Time, il revient sur «son» histoire du skicross...

ainsi que les YOZ madmasters en Europe. C’est pile à cette époque que le skicross n’a pas su trouver sa place. Alors que les acteurs principaux avaient tout entre leurs mains (j’en fais partie), personne n’a réussi à unir tout ce milieu afin d’en établir les règles, les codes et le chemin à suivre. Tous ces événements étaient commandités par des chaînes de télé (CNN, NBC, Eurosport), les organisateurs brassaient un an pour mettre au point leur compète, car tout devait être proche de la perfection. Et ça marchait, l’ambiance était électrique, les tracés étaient gigantesques et les retombées presse-télé monstrueuses.

Tout a commencé à Crested Butte, U.S.A, lors des X Games 1998. Le premier skicross de l’histoire allait être officialisé lors d’une compétition internationale. Depuis Quand la FIS fut venue... cette première épreuve, beaucoup de choses A cette époque et vu de loin, rien ne faisait très ont changé, évolué, des formules de courses en sérieux pourtant, ou peut-être plus simplement passant par les participants, mais surtout par les qu’on ne nous a pas pris au sérieux. C’est dirigeants. précisément là que le deuxième acte s’est annoncé. Le premier acte du skicross était « made in La FIS (Fédéartion Internationale de Ski) voyant Freeride ». A cette époque, sur les compètes, une nouvelle discipline prendre de l’essor a sauté on croisait de super skieurs alpins comme Rob sur l’occasion pour la récupérer, en montant un Boyd, Denis Rey, Jéremy Nobis ; une ribambelle tour, avec comme récompense suprême un globe de freerideurs comme Seth Morrison, Shane Mc de cristal. La FIS fonctionne avec un Conckey, Kent Kreilter, Brant Moles ; cahier des charges, l’objectif étant « Le skicross et même des freestyleurs old school de faire une tournée, de dépenser est passé à dont mister Grospiron en personne. le moins de cash pour en gagner le Les acteurs étaient tout aussi barges deux doigts plus possible. Pour la FIS le seul et que les tracés. De cette époque je d’être une unique critère est d’avoir un podium me souviens de jumps immenses, discipline et peu importe comment. de tracés sans aucune norme de En toute logique s’en est suivi la hors norme » sécurité, de vitesse, de chutes, bref désertion des derniers freerideurs que du Rock And Roll. de l’époque, les Zachrisson, Liliqvist C’est a cette époque que le skicross a attiré bon et autres. La FIS a appuyé fort et a tué le sport nombre de sponsors, d’athlètes, d’envies et de avant même qu’il ne puisse faire vraiment sa place. curiosités. Il n’existait que très peu de compétitions Les tracés sont devenus radicalement plats, sans de skicross durant les trois premières saisons, saut, sans pointe de vitesse, avec des règles et une pas plus de trois ou quatre. Il y avait bien sûr les ambiance très germanique si je peux me permettre, X-Games, mais aussi les Core et Gravity Games, bref, bien loin des ambiances des débuts.

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Voyant cela, certains tours sont apparus, en définitive pas pour concurrencer directement la FIS, mais pour essayer de reprendre les rennes de la disciplines . Le circuits tels les « Salomon Crossmax Séries », « Honda Ski tour », « Jeep king of the Moutain », ont repris la main sur le plan médiatique, faisant des cartons au niveau des audiences. Cela n’aura malheureusement pas marché assez longtemps, en aseptisant les tracés la FIS a très efficacement ouvert les portes de la discipline, les listes de départs n’affichaient plus que d’anciens skieurs alpins, tous venus de circuits Coupe d’Europe minimum, là où la fougue du freerideur ne valait plus grand chose face a la technique de l’alpin. L’âme de la discipline n’était pas morte pour autant, car ces skieurs alpins, tous fortes têtes et un brin rebelle, avaient eux aussi à coeur de pousser la discipline dans la bonne direction. Ils ont pris le relais, se sont aussi battus pour que soient organisés des tracés dignes de ce nom, mais le rouleau compresseur qu’est la FIS n’en a eu que faire.

Le chantage olympique Dans l’acte 3 nous avons eu l’annonce des Jeux Olympiques, des skieurs de différentes nationalités se sont vu imposer des règles très strictes, pas de participation aux épreuves « folkloriques » comme XGames ou autres, au risque de ne pas pouvoir participer aux Jeux ou de se voir évincer des groupes nationaux. Cette annonce a sellé définitivement le sort de tous les circuits parallèles. Vous l’aurez compris, le skicross est passé à deux doigts d’être une discipline hors norme, il reste maintenant à espérer que les dirigeants en charge de cette discipline réagissent vite avant que l’on assiste à une éniemme discipline littéralement coulée par la FIS.


I

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BELLIS

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Les magasins labellisés adhèrent à la charte des magasins «montagne authentique» • Le magasin est présent dans sa station depuis de nombreuses années. C’est un acteur local très actif, animé par des personnalités fortes et compétentes. • Il est dirigé par des pratiquants passionnés des sports de montagne. • Les produits sélectionnés par le magasin font l’objet de la plus grande attention. Ils correspondent à des critères techniques rigoureux et à un rapport optimum technique/prix/compétitivité. • Il bénéficie des produits et de la communication «Sélection du Comité Montagne». • Le magasin participe aux programmes de fidélisation de clientèle. • Le magasin est engagé dans le programme d’Eco-Comportement. • La qualité du service est une priorité absolue et la satisfaction du client, un objectif permanent.

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Twinner est engagé dans une démarche d’Eco-comportement, visant à réduire l’impact de ses activités sur notre environnement par le recyclage des skis et snowboards usagés*, l’utilisation de produits biodégradables et écologiques (sacs, produits de traitement, fart)…

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Il est constitué de professionnels ayant une parfaite connaissance des pratiques liées à la montagne. Ils ont sélectionné pour vous les produits les plus pertinents et les plus adaptés à votre pratique, se singularisant par leur technicité, leur performance ou leur rapport qualité-prix.

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Le Comité Montagne

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EN

* Sauf stations non encore équipées de zone de recyclage de ce type de matériel.

Document non contractuel - Crédits photos : ©Piotr Morawski - ©Jeffrey van daele

MAG

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PORTE

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RACING TIME

Mode opératoire

3 coachs, un technicien, un préparateur physique et un kiné, les conditions d’encadrement sont optimales. Comme tous les skieurs, l’année se construit autour d’un objectif : être au top physiquement, techniquement et mentalement dès le début de la saison. Selon l’ex-skicrosseur « la première Coupe du Monde n’est pas décisive mais elle est importante. Tout le monde a les crocs, en a marre de s’entraîner et rêve d’en découdre afin de voir si tout le boulot fourni a payé. Un bon résultat direct permet en plus de la confiance, d’être craint par la suite, ce qui a une grande importance dans ce sport. Prendre l’ascendant psychologique sur ses adversaires, c’est déjà une part du boulot qui est fait. » Après une pause printanière de rigueur, le moi de Juin a été rentabilisé avec un gros bloc de ski, à Val d’Isère dans de supers conditions, puis aux Deux Alpes avec du ski à haute vitesse (type Super G) sur de la neige bien dure. Juillet et Aout, les skieurs sont entre les mains du prépa physique : programme personnalisé pour chacun. Le physique est primordial et notamment le haut du corps, les alpins ont

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souvent tout ce qu’il faut en bas, mais de solides épaules sont nécessaires à un bon départ et à tenir la bagarre. Tout cela ne doit pas être au détriment de l’agilité… bref, un bon casse tête pour le coach physique. A la fin de l’été Mario confirme : « ce sont des machines. Force, explosivité, résistance… logiquement ils n’arriveront pas fatigués en finale, au contraire ils devraient être en pleine puissance. » Après une journée spécifique accro avec un gymnaste pour bosser les sauts et sentir son corps en l’air, tout ce petit monde repart début septembre pour 7 jours à Zermatt. Ski en géant, quelques essais de matos pour ceux qui ne sont pas encore calés et retour des blessés : Alizée Baron (tibia péroné), JF Chapuis (genou) et Marion Josserand (genou, rupture des croisés lors d’une malheureuse chute lors de la finale de la coupe du Monde aux Contamines alors qu’elle avait la victoire au bout des spatules). L’automne se poursuivra entre stage et entretient physique avant le début de la saison… premier rendez-vous mi-décembre à San Candido en Italie…


MATOS

Racing Carve, Slalom et Géant : nos 20 paires pour faire le bon choix !

ATOMIC

Atomic / Race Ti GS Atomic / D2 Race Atomic / D2 Race GS Blizzard / R Power Full Suspension IQ Blizzard / GTR Sport Full Suspension IQ Dynamic / Victoires Dynastar / Speed Omeglass Ti Dynastar / Speed Omeglass WC Elan / SLX WaveFlex Fusion Fischer / RC4 World Cup RC Pro Fischer / Viron 4.4 Head / X-Shape MTX Nordica / Dobermann SL Pro XBi CT Nordica/ Dobermann GS Pro XBi CT Rossignol / Z76 Ti Rossignol / World Cup 9 GS Salomon/ 2V Race Powerline Salomon / X Kart Stöckli / Laser SC Völkl / Racetiger RC

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Atomic Race Ti GS

Atomic D2 Race SL

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 154/161/168/175/182

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 155/160/165/170

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 118,5/72/104 (175 cm)

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 123/67/107,5 (165 cm)

RAYON (en m) : 16,2 (175 cm)

RAYON (en m) : 11,5 (165 cm)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 699€ (avec fixations NEOX TL 12)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 899€ (avec fixations NEOX TL 12)

Le Race Ti GS est un ski de slalom géant qui convient particulièrement à la pratique du Racing Carve. Avec son noyau bois de la spatule au talon et ses deux inserts en titane, il est fluide et assure une transmission sans faille de la puissance. Le système Power Bridge à mouvement libre procure une accroche optimale. Pour les skieurs confirmés qui préférèrent les grandes courbes.

La technologie Doubledeck associe deux plates-formes qui coulissent librement l’une sur l’autre pour créer un ski unique. Le Control Deck (partie supérieure) transmet la puissance développée par le skieur directement à l’Adapter Deck (partie inférieure), plus souple, qui se charge de procurer une accroche optimale. Avec son patin étroit, le D2 Race SL permet des changements de carre rapides et offre une précision parfaite dans la conduite de virages courts.

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MATOS

Atomic D2 Race GS

R Power Full Suspension IQ

Blizzard

GTR Sport Full Suspension IQ

LONGUEUR TESTÉE EN CM (disponibles) : 164/169/174/179/184

LONGUEUR TESTÉE EN CM (disponibles) : 167/174/181

LONGUEUR TESTÉE EN CM (disponibles) : 153/160/167/174

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 114/70/98 (174 cm)

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 113/68/97 (174 cm)

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 117/70/101

RAYON (en m) : 17,8 (174 cm)

RAYON (en m) : 17,5 (174 cm)

RAYON (en m) : 15 (167 cm)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 899€ (avec fixations NEOX TL 12)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 999,90€ (avec fixations IQ Power 12)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 599,90€ (avec fixations IQ Power 11)

Le D2 Race GS a le palmarès le plus étoffé de la Coupe du monde de ski alpin. Il bénéficie de la technologie Double Deck : lors des longues courbes bien taillées sur la carre, le ski absorbe les vibrations avec une grande efficacité. Le D2 Race GS se destiné donc tout naturellement aux skieurs qui recherchent la performance, avec une préférence pour les grandes courbes.

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Blizzard

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Matérialisé par un insert booster carbone sur toute la longueur du ski, la technologie Power Suspension apporte une rigidité plus accrue en torsion, une diminution des vibrations et une plus grande réactivité. Les passages de petite à grande courbe n’auront jamais été aussi réactifs et plaisants.

Nouveau venu dans le catalogue 2011, le GTR Sport intègre la technologie Full Suspension, qui réduit cinq fois les vibrations et améliore le contrôle du ski, tout en offrant 20 % de gain de poids. La technologie Powerframe, quant à elle, assure une bonne transmission de l’énergie et une accroche maximum.


ABONNEZ-VOUS À SKI TIME 4 NUMÉROS = 12 EUROS BULLETIN D’ABONNEMENT Oui, je m’abonne à Ski Time pour 1 an (4 numéros) et je joins mon règlement de 12 euros par chèque bancaire à l’ordre de FREE PRESSE. À renvoyer à : FREE PRESSE - Savoie Technolac, 18 allée du Lac St André - 73 382 LE BOURGET DU LAC NOM

PRÉNOM

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MATOS

Dynamic Victoires

Speed Omeglass Ti

Dynastar

Speed Omeglass WC Slant Nose

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 149/156/163/170

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 155/165/177

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 155/165

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 124,5/70/109

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 119/67/102

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 120/65/102

RAYON (en m) : 11,5

RAYON (en m) : 12 (165 cm)

RAYON (en m) : 13

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 679€ (avec fixations XTO 10)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 799€ (avec fixations PX 12 Racing)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 969€ (avec fixations PX Racing 14)

Performance, tolérance et confort sont au programme de ce Victoires, qui résume parfaitement le savoir-faire de Dynamic. Si sa déco s’éloigne des codes graphiques des skis de racing, ne vous leurrez pas : son efficacité fait des merveilles en courbes taillées, quel que soit le rayon. Construction noyau bois entouré de carbone.

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Dynastar

NUMERO 57

Conçu pour le slalom et le racing, le Speed Omeglass Ti est le petit frère de la version World Cup. Plus accessible donc, mais toujours aussi diablement performant, le juste milieu entre compétition et plaisir. Construit en sandwich avec un noyau bois, ce shape est complété par deux inserts titanales de part et d’autre. Pour les professionnels (pisteurs) et autres skieurs exigeants.

Le ski de slalom pour les athlètes de Coupe du monde. Les chants, qui courent sur toute la longueur du ski, apporte une accroche sans faille, tandis que le Slant Nose (spatule au profil asymétrique) augmente la légèreté et, surtout, le contrôle et la précision. Le Speed Omeglass WC Slant Nose bénéficie de la norme FIS.


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s en présence des équipes des films, des + de 100 séances, des avant-première

soirées, des concerts...


MATOS

ELAN

SLX WaveFlex Fusion

RC4 World Cup RC Pro

Fischer Viron 4.4

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 150/155/160/165/170

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 165/170175/180/185

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 150/155/160/165/170

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 116/66/104 RAYON (en m) : 12,9 (165 cm)

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 116/71/100

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 117/70/100

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 749€ (avec fixations ELX

RAYON (en m) : 17 (175 cm)

RAYON (en m) : 16 (165 cm)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 749€ (avec fixations RC4 Z13)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 359€ (avec fixations RS10)

Le Elan SLX WaveFlex est un ski de slalom pour les afficionados de pur ski de précision, qui intègreles meilleures avancées technologiques incluant le WaveFlex, les chants RST et le response frame woodcore. Un dualTi (double plaque titanale) super résistant spécial course offre un contrôle des cares supérieur et une réponse pour une extrême précision à ski.

76

Fischer

NUMERO 57

Le spécialiste du slalom géant : grâce à la technologie du ski à trou et à la finition World Cup de la semelle et des carres, ce ski est idéal pour les grandes courbes. La construction Sandwich Sidewall avec double couche de titane 0.8 et noyau bois procure un flex idéal et une accroche optimale des carres, même sur piste glacée à grande vitesse.

Le Viron 4.4 est un pur ski de de carving sportif. Équipé des technologies Sidewall et Dynamic Grip Control, il offre au skieur un rebond optimal et une accroche parfaite, que ce soit sur neige gelée ou plus souple. Il intègre également le Powwerrail, une plaque de fixation plus large et plus basse, pour une meilleure transmission des appuis. Pour les skieurs sportifs !


MATOS

Head

X-Shape MTX

Dobermann SL Pro XBi CT

Nordica

Dobermann GS Pro XBi CT

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 149/156/163/170/177

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 155/165/170

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 171/176/181/186

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 126/73/110 (177 cm)

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 120/67/103

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 111/67/97

RAYON (en m) : 14 (177 cm)

RAYON (en m) : 13 (165 cm)

RAYON (en m) : 18 (176 cm)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 499,95€ (avec fixations PR II)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 799€ (avec fixations N Power 2S XBi CT)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 799€ (avec fixations N Power 2S XBi CT)

Dans l’optique rendre ses skis Supershape plus accessibles, Head a crée la série X-Shape. Le X-Shape MTX est livré avec le technologie Head Intelligence, qui convertit les impulsions mécaniques, dues au terrain, en impulsions électriques. Ces impulsions électriques sont ensuite redistribuées dans des fibres implantées dans le ski, qui se raidissent et apportent rigidité et stabilité. Un ski de tous les jours pour les skieurs de bon niveau.

78

Nordica

NUMERO 57

Nordica a pris le meilleur des technologies de ses skis de Coupe du monde pour en faire un ski de slalom orienté grand public, mais aussi performant que ses grands frères estampillés World Cup. Construction noyau bois avec double lame titanal et chants droits, et plaque xbi intégrée dans la construction du ski. Pour les amateurs de courbes coupées extrêmes !

Le Dobermann GS Pro XBi CT est un ski de géant dérivé des modèles de Coupe de monde, adapté pour le grand public. Sa construction noyau bois avec double lame titanal, chants droits et plaque xbi intégrée dans le ski. Un concentré de technologie pour les amoureux de vitesse !


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5 Chalets snacks sur les pistes

des Arcs avec vue sur le Mont Blanc ! 1

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MATOS

Rossignol Z76 Ti Basalt TPX

Radical World Cup 9 GS

SAlOMON

GS LAB W POWERLINE X

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 154/162/170/176

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 162/168/174/180/186

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 184

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 127/76/108

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 118/72/100

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 101/67/87

RAYON (en m) : 15,1 (176 cm)

RAYON (en m) : 18 (174 cm)

RAYON (en m) : 17 (171 cm)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 599,95€ (avec fixations Axium 120S TP12)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 759,95€ (avec fixations Axium 120S TP12)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 630€ (avec fixations)

Chargé comme une pile, le Zenith Z76 est construit à partir d’une nouvelle fibre de basalt associée à des lamelles de titane : il gagne nettement en résistance et en souplesse, par rapport à une construction plus classique avec une fibre de carbone. Le basalt est le matériau privilégié pour supprimer les vibrations et améliorer le contact avec la neige, qu’elle soit dure ou souple. Un bon choix pour les saisonniers à la recherche d’un ski polyvalent et performant.

80

ROSSIGNOL

NUMERO 57

La nouvelle spatule en cascade du Radical 9 GS assure un contact total entre la carre et la neige lors des virages, ainsi qu’une meilleure répartition du poids. Sa solide construction en sandwich a noyau bois apporte une précision et un contrôle maximum en grandes courbes à bonne vitesse. Pour les skieurs confirmés et anciens compétiteurs.

Powerline, c’est le nom du système d’amorti actif qui équipe ce GS Lab. Cette technologie, qui a fait ses preuves en Coupe du monde, fait de ce ski l’un des plus stables et les plus puissants pour les virages à grande vitesse, sur neige dure ou gelée. Sa construction monocoque titane (une barre de titane gainée de caoutchouc court sur toute la longueur du ski) et sa semelle de qualité en font un excellent modèle pour ceux qui skient vite, très vite.


MATOS

SAlOMON X Kart

Laser SC

Völkl

Racetiger RC PSi

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 150/157/164/171

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 149/156/163/170/177

LONGUEURS DISPONIBLES (en cm) : 160/165/170/175/180

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 122/72/107 (171 cm)

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 122/72/104

LIGNES DE CÔTES (en mm) : 117/69/99 (170 cm)

RAYON (en m) : 13,6 (171 cm)

RAYON (en m) : 14,9 (170 cm)

RAYON (en m) : 16,1 (170 cm)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 700€ (avec fixations Z12)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 995€ (avec fixations Z12)

PRIX PUBLIC CONSEILLÉ : 695€ (avec fixations S Motion)

Doté de la toute première forme de Rocker pour slalom (brevetée par Salomon), le X-Kart est un ski de carving à rayon de virage très court. Il permet d’enchaîner les petits virages avec une grande vivacité tout en restant fluide, et sans jamais perdre son côté joueur. Il intègre en outre la technologie d’amorti actif Powerline.

82

Stöckli

NUMERO 57

Ski polyvalent à tendance slalom, le Laser SC bénéficie d’une construction sandwich avec un noyau en fibre de verre laminée et un support titanal en partie médiane, et d’une semelle graphite traitée comme celle des skis de course. Le résultat ? Un contrôle et une précision parfaits, comme une montre suisse !

Ce ski racing orienté grand public est le premier à intégrer un réglage individuel grâce à trois paramètres : l’âge, le poids et le niveau du skieur. Pour que chacun profite au maximum de la précision et de l’efficacité que le Racetiger RC offre. À consommer sans modération !


SALOMONFREESKI.COM

ROCKER2 “C’était à la fin d’une grosse journée avec l’équipe de Salomon Freeski TV. Après une journée complète à tourner des séquences énormes, la meilleure photo a finalement été la toute dernière, prise sur le chemin du retour.” - Grant Gunderson

TéLéCHARGER SALOMON POwFINDER

COPYRIGHT© SALOMON SAS. TOUS DROITS RESERVES. PHOTOGRAPHE : GRANT GUNDERSON. SKIEUR : CODY TOwNSEND. LIEU : MT. bAKER bACKCOUNTRY, wASHINGTON.


SKI TIME #57