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event Les X-Games Europe sont de retour L E M A G A Z I N E G R AT U I T D U S K I

mini interview Xavier Marcou et Mathias Lopez au parloir

Award Le harness pant refait parler de lui

SKIS 2012

Les nouveautés qui feront parler d’elles l’hiver prochain Skis exotiques Du bois coule dans leurs veines

mode Castelbajac et Rossignol textile 10 ans de wear pas comme les autres

SKITIME N°55/56 I 2011 I gratuit I servez-vous


Matériel 2012 : l’apothéose freeski

I

l aura suffit de traîner ses basques dans les allées d’ISPO 2011, le plus grand salon du sport au monde, pour s’en convaincre : l’hiver 2012 sera encore et toujours empreint d’esprit freeski, y compris au niveau des gammes skis de piste qui, comme un peu tout en ce moment dans le grand blanc, affichent un jeunisme qui fait plaisir à voir. Enfin, oui, les fabricants osent revisiter ces gammes, hier totalement dédiées à la sacro-sainte performance, en y apportant désormais des touches de fun au niveau déco, un peu de twin-tip et parfois même un poil de rocker. Merci qui ? Merci le freeski donc ! C’est à son crédit qu’il faut mettre le développement technique actuel du ski en général, au point de toucher aujourd’hui toutes les gammes en termes de largeur. Le tout pour le plus grand bénéfice du consommateur lambda. Et ça c’est la bonne voie ! La rédaction

Photo de couverture : © Patrice Screyer Photo ci-contre : © Gabriel Christus - ESPN Images

SKITIME LE MAGAZINE GRATUIT DU SKI est édité par FREE PRESSE Savoie Technolac, 18, Allée du Lac St André 73 382 Le Bourget Du Lac Cedex Tél : 00 33 (0)4 79 65 46 10 Fax : 00 33 (0)4 79 65 46 12

rédaction Laurent Molitor laurent@freepresse.com Loïc Martin loic@freepresse.com CONTRIBUTEURS Antoine Grospiron Jaccoux

Internet : www.freepresse.com

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Directeur de la publication et de la rédaction Claude Borrani claude@freepresse.com

publicité Directeur du service commercial et développement Kamel Beghidja kamelb@freepresse.com (4611)

Chef de publicité Patricia Hartung patricia@freepresse.com (4610) Fanny Marguet fanny@freepresse.com (4610) Abonnements FREE PRESSE Savoie Technolac, 18, Allée du Lac St André 73 382 Le Bourget Du Lac Cedex Administration & relations clients Laurence Rémy laurence@freepresse.com 9, rue des Acacias 40130 Capbreton T +33(0)5 5841 8580 F +33(0)5 5841 8589

Dépôt légAL à parution Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle par quelque procédé que ce soit des pages publiées dans le présent magazine faites sans l’autorisation de l’éditeur est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et d’autre part, les courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées. (art. L.122-4, L.122-5 et L.335-2 du Code de propriété intellectuelle).

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Existe aussi pour homme


12 I sommaire

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Ce qu’il ne fallait pas rater depuis le début de l’année

x games europe

Que nous réserve la deuxième édition des X à Tignes ?

Salomon Jib Academy

Depuis cinq ans, la tournée freestyle réservée aux kids déniche les talents de demain.

SFR Freeskiing Tour

La célèbre tournée de ski freestyle est de retour avec pour objectif d’apporter une assistance financière et humaine aux jeunes riders.

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News

La Clusaz Radikal Mountain

Près de 120 skieurs et snowboarders s’étaient donné rendez-vous mi-janvier à La Clusaz pour ouvrir la saison freeride 2011.

interview

Rencontre avec Xavier Marcou, l’un des responsables de Ho5.

interview

Mathias Lopez revient sur son parcours dans le monde de l’image.

portfolio

Il y a un an, le jeune et talentueux photographe Thomas Charry nous quittait, emporté par une avalanche. Ski Time lui rend hommage.

matos

Intégrer un harnais d’escalade à un pantalon de ski, l’idée semblait osée… Rossignol l’a fait.

matos

ISPO : Tout ce qu’il ne fallait pas rater sur le salon des sports de glisse de Munich.

matos

Rencontre avec Rip’nwood, Brotherwood et Rabbit on the Roof, trois artisans du ski qui aiment le bois.

arty ski

Charly Adam est connu comme le loup blanc dans l’univers graphique du ski français et il n’a de cesse d’y laisser traces de sa patte.

mode

Castelbajac et Rossigol fêtent cet hiver leurs noces d’étain, dix années d’une riche collaboration qui aura bousculé les codes de la planète glisse.

style

Depuis trois saisons, la doudoune s’est de nouveau imposée comme un produit phare et indispensable. Petit tour d’horizon de ce qui se fait de mieux.


MIRJAM JAEGER : SKI FREESTYLE

bolle.com

créa

info@izeecom.com créa •info@izeecom.com Credit Photo © seb •VIARDOT Credit Photo © seb VIARDOT *Mirjam Jaeger porte le masque Nova Tél : 01 41 44 94 80


14 I NEWS

© Tony Lamiche

 Châtel Crew Contest, épisode trois

 La Rocker Week fait vibrer les Abruzzes Belle esquive de la sécheresse pour cette quatrième édition de la Rocker Week de Salomon avec une virée en camping car en direction des Abbruzes et la découverte d’une denrée oubliée depuis début décembre : de la fraîche !

Châtel, station du domaine des Portes du Soleil, organise pour la troisième année le Châtel Crew Contest : une compétition freestyle ouverte aux skieurs et snowboarders associée à un concours photo. Par équipe de trois ou quatre, les crews s’affronteront sous forme de battle sur le snowpark, en choisissant les modules quoi les inspirent. En parallèle du contest, le concours photo permettra à tous les photographes, amateurs comme professionnels, de shooter pendant le contest. Les photos seront ensuite publiées sur le groupe facebook du Châtel Crew Contest et soumis aux votes du public et des professionnels du milieu. La journée s’achèvera avec une soirée concert, placée sous le signe du reggae. Rendez-vousdoncle5mars2011àChâtel.

Quatrième édition et quatrième succès pour cette semaine de ski offerte par Salomon à des skieurs sélectionnés via un jeu concours. Les heureux gagnants de cette édition 2011auront vécu une belle aventure dans une région relativement méconnue de la scène ski : la chaîne des Apenins dans la région des Abruzzes. Encadrés par deux ambassadeurs de la marque, Laurent Niol et Enak Gavaggio, et par deux guides, Tony Lamiche et Cédric Brian Grand, les quatre skieurs sélectionnés ont semble-t-il vécu une semaine de ski forte en émotion et en plaisir de glisse. Alors que les stations françaises vivent un véritable calvaire depuis les chutes qui ont précédé les vacances de Noël, l’équipe de Romain Raisson, le coordonnateur de la Rocker Week, avait déployé ses antennes pour tenter de trouver des flocons quelque part en Europe. Après s’être cassés les dents sur le glacier de Toulle dans le massif du Mont Blanc, les chasseurs de poudre ont frisé la disette. Mais c’était sans compter le nez de Tony Lamiche qui, à force d’appeler ses potes guides à travers l’Europe, aura découvert quelques pépites floconneuses dans la région des Abruzzes. Avec 30 cm, puis 70 cm tombés en quelques jours sur les Apenins, l’équipe s’est précipitée dans les camping car dédiés à la flexibilité de l’opération pour rouler dare dare en direction de Rome avant de bifurquer à l’est et viser l’Adriatique. Une décision qui se sera avéré fructueuse puisque la neige était bien au rendez-vous dans ce petit coin de paradis sans aucun freerider à l’horizon. “C’est l’anticyclone qui frappe et c’est la Rocker Week qui esquive. Pas de neige avez vous dis ? Ah bon ? Et ce coliseum rien que pour nous, qu’en dites-vous ? Deux remontés, treize pellos (skieurs, NDLR), et nous ! Et bien sur 60 de fraîche a taillader dans la forêt. Des runs certes un peu court et manquant de pente, mais de la fraîche quand même. Alors, sous votre soleil de plomb nous avons bien pensé a vous !”, s’exclame avec véhémence le trublion Gavaggio, ravi d’avoir pu reprendre à César ce qui appartient à César. La petite station de Prati Di Tivo aura donc sauvé des neiges les heureux gagnants de cette Rocker Week 2011, confirmant la pertinence de cette formule nomade en ces temps de dieux capricieux. On souhaite aux filles sélectionnées pour la Geisha Week qui aura lieu fin mars et encadrée par Ophélie David et Marianne Brechu de connaître le même sort. Mesdemoiselles, mesdames, à vos clics : http://www.salomonfreeski.com/fr/contest/geisha-week-2011/

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 Red boules

La marque de boisson énergisante qui donne des ailes s’est associée à Casco, marque allemande spécialisée dans les protections, pour sortir une gamme de casques et masque estampillé Red Bull. Le design est plutôt pas mal, le seul hic c’est le prix : 99 euros pour le masque, 239 euros pour le casque… Soit environ une cinquantaine de canettes de taureau rouge ! www.casco-helme.de


Candide Thovex, champion du monde de freeride FWT 2010 sera absent des compétitions jusqu’en 2012. On vous rassure, ce n’est pas à cause d’une blessure : Candide est juste en train de réaliser son propre film, un projet qui lui tenait à coeur depuis longtemps.

Depuis le début de la saison, le park des 7 Laux met gratuitement à disposition du public un big air bag, juste à côté de la cabane du snowpark.

Si vous êtes dans les Pyrénées les 2, 3 et 4 mars, on vous conseille d’aller faire un petit tour du côté de Peyragudes, qui organise la troisième édition du Winter Fise.

Mountain Riders a 10 ans ! Pour fêter ça, l’association une série de conférences à Chambéry, ainsi qu’un concert au Scarabée avec en tête d’affiche Clinton Fearon ! Tout ça se passe du 8 au 10 avril, toutes les infos sur www.mountain-riders.org  Rendez-vous le 26 mars à La Clusaz pour le Blizzard Bulls Ride Challenge, une compétition en trois épreuves : Freeride, Free Cross et Free Mountain. Renseignements et inscriptions :www.blizzard-ski.fr

 Praz Freestyle Days une troisième édition concluante Les 12 et 13 février dernier, la station de Praz sur Arly organisait la troisième édition de son événement dédié au tests matériel et au freestyle, les Praz Freestyle Days, sous un soleil radieux. Au menu du week end, des tests de skis avec Rossignol, de monoskis (si si !) avec Duret et de snowscoots avec Black Mountain, pour au final près de 400 sorties de matériel sur les deux jours. Magic Potion et l’association Mountain Riders avaient cette année encore fait le déplacement, pour sensibiliser le public à la protection de l’environnement en montagne. En marge des stands et à côté de la grosse table du contest du soir, la station proposait un Air Bag pour s’adonner au plaisir du freestyle sans risquer de se casser une patte : ils auront été cent courageux à s’y essayer sur le week-end ! Le dimanche soir, près de 1400 personnes sont venus encourager les freestylers pour le contest, qui offrait 1000 euros de prize money. Les skieurs ont assuré le spectacle toute la soirée, et c’est finalement le Borain Jules Bonnaire qui s’adjuge la première place et le prix du best trick. Le Megèvois Sandy Collet et Julien Eustache de La Rosière terminent respectivement deuxième et troisième. Les dates de la prochaine édition sont déjà annoncées, ça se passera les 18 et 19 février 2012.


16 I NEWS

 Paye Ton Scénar 2011

Prenez l’univers du snowboard et du ski freestyle d’un côté, le monde très chic du cinéma de l’autre, secouez très fort… Et vous obtenez le festival Paye Ton Scénar, organisé par l’association Chemios. Pour cette seconde édition, le festival reprend le concept qui avait fait le succès de la première année : en individuel ou par équipe, vous devez monter un film avec comme seule contrainte une durée de six minutes maximum. Paye ton Scénar se déroule sur l’ensemble de la saison 2010/2011 et se clôturera lors de la soirée de remise des récompense les « Aravis Freestyle Awards » qui auront lieu à la scène nationale de Bonlieu à Annecy le 9 Avril 2011.

Toutes les infos et les résultats de la première édition : www.payetonscenar.com

© Seb Leon

Pour y participer, vous avez jusqu’au 1er avril 2011 pour envoyer votre vidéo, soit par yousendit à info@chemios.com, soit par courrier à l’adresse : Association Chemios 55 rue des clefs 74230 Thônes

 Gavaggio Monster Cross

Du 1er au 4 mars prochain, la station des Arcs accueillera la 2ème édition du GMX (Gavaggio Monster Cross), l’événement incontournable du skicross pour les enfants. Unique en France, le GMX propose à des jeunes de 11 à 14 ans de participer, sous le regard de leurs idoles, à une vraie compétition de skicross adaptée à leur niveau. L’événement, créé par l’enfant du pays, le champion français de la discipline, Enak Gavaggio, rassemblera près de 400 kids en période de vacances scolaires. Pour la 1ère fois cette saison et dans un but de démocratisation de la discipline, le GMX sera ouvert aux jeunes skieurs amateurs et plus seulement aux licenciés évoluant en Ski Club. Ultime reconnaissance après seulement une édition, le GMX a également été homologué par la Fédération Française de Ski et devient en 2011 le Grand Prix de France Jeunes de Skicross. «En créant le GMX, j’ai voulu faire connaître mon sport et faire découvrir aux enfants de nouvelles sensations en les amenant à pousser leurs limites sur les skis», raconte Enak.

 Des sous-vêtements en or

Nouveau venu dans le monde des premières couches techniques, les sous-vêtements Dénériaz. Distribués par Monnet, les sous-vêtements Dénériaz s’articulent autour de la la technologie IR-Reflex, une fibre qui réfléchit les infrarouges émis par le corps humain : en étant au chaud, le corps lutte moins pour thermoréguler sa température. Déclinée sur trois gammes, sous-vêtements Racing, sous-vêtements Performance et chaussettes technique Racing, la fibre IR-Reflex est respirante et sèche rapidement grâce à sa structure cannelée, et bénéficie en outre d’un traitement anti bactérien.

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 3 Vallées Enduro

Dimanche 10 avril, Les 3 Vallées organisent le «3 Vallées Enduro». Le concept est simple, par équipe de 3, il faut réaliser une boucle sur l’ensemble du domaine skiable au départ de Courchevel, Méribel, Les Menuires, Val Thorens ou Orelle, en accumulant un maximum de points sur chacune des spéciales. Au programme, du Skicross à Méribel, un sanie run à Val Thorens, un slalom parallèle à trois aux Ménuires, du freeride à Courchevel, du kilomètre lancé à La Tania… Et plein d’autres surprises, à découvrir en détail sur www.les3vallees.com


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Le plus long télécabine du monde

 Gagnez votre place dans la prochaine production Julbo Si vous avez toujours rêvé d’avoir votre part vidéo, c’est l’occasion ou jamais en participant à un shooting avec le team Julbo. Adri Coirier, Enak Gavaggio et Thomas Diet vousattendent de pied ferme pour la White Session. Si votre dossier de candidature est retenu, la sélection finale se fera à la Grave les 5 et 6 mars, et les quatre meilleurs auront droit à leur semaine de ride et filmage du 7 au 13 du même mois. PS : télémarkeurs et snowboarders bienvenus. www.julbo-eyewear.com/fr/white_ session/le_jeu.html

Le début des travaux concernant ce télécabine tri câble (3S) à Sochi, lieu des prochains jeux olympiques d’hiver en Russie, est planifié pour mai 2011 et la mise en service pour 2013. C’est le projet 3S le plus grand de Doppelmayr et en même temps la 100ème remontée mécanique du groupe qui sera réalisée dans la Communauté d’États Indépendants (CEI). La remontée reliera Krasnaya Polyana avec la station de ski Laura, le lieu des disciplines nordiques des jeux olympiques d’hiver 2014.  

 Orage fait un geste pour Alpine Initiatives

Chaque année lors du salon ISPO à Munich il y a UNE soirée que l’on attend : l’apéro Orage. La musique est bonne, la bière aussi, et c’est l’occasion de rencontrer les acteurs du milieu du ski et du textile dans une ambiance décontractée.  Et bien cette année, Orage a décidé de ne pas organiser sa traditionnelle soirée. La raison est plus que louable : la marque canadienne a reversé  à l’association de JP Auclair, Alpine Initiatives, l’équivalent du coût d’organisation de la soirée.  Créée en 2008, l’association du freeskier canadien a déjà mis en œuvre des projets de construction d’écoles et d’équipement au Kenya, mais aussi sensibilisé de jeunes skieurs aux activités de recherches et de secours en avalanches.  www.orage.com et www.alpineinitiatives.com

EDITION III

HIVER 2010/2011

CONNECTED BY

PRESENTE

Projection aux Aravis Freestyle Awards Prize Money Ton Film projeté à l’ 2011 Wear - Matos - Caméras Supported by TOUR NE TON

COURT M ET RA GE & BECOM E FA M OU S !

Inscription sur www.payetonscenar.com N U M E R O 5 5 / 5 6 I L E m a g a z i n e G R AT U I T D U S K I I S K I T I M E


18 I technical wear

primaloft ...

ou comment innover sur le plan du confort thermique Les vêtements techniques ayant atteint ces dernières années des niveaux impressionnants en matières de respirabilité et d’étanchéité contre les intempéries, c’est désormais du côté du confort thermique que se concentrent les dernières avancées technologiques. Après le temps du “tout pour la protection“, c’est en 2011 au tour des notions de chaleur, de confort et de légèreté de prendre leur envol, pour transformer nos armures contre les intempéries en véritable nid douillet qu’on n’aura plus envie de quitter. Si le duvet naturel a longtemps tenu le haut du pavé en termes de confort et de rapport poids/chaleur, les nouvelles fibres synthétiques développées par Primaloft®, leader mondial en ce domaine, proposent désormais une vraie alternative aux avantages multiples. Dont celui primordial de conserver leur pouvoir isolant lorsqu’elles sont humides contrairement au duvet, raison pour laquelle elles ont été développées. Si à leur création, au début des années 80, on était loin des performances des produits naturels, la différence est beaucoup moins flagrante aujourd’hui. Légères, douces, totalement hypoallergéniques, perméables à l’air et hydrophobes (n’absorbent pas l’eau), les différentes variantes du Primaloft® sèchent rapidement et permettent donc de rester au chaud et au sec quelles que soient les conditions climatiques. Ajoutons-y des performances inégalées en termes de compressibilité (toujours utile pour voyager), de durabilité (toujours sympa quand on est éco-concerné) mais aussi un entretien facile, et vous comprendrez pourquoi il est inutile de chercher plus loin l’immense succès de ces nouvelles fibres synthétiques dont Primaloft® propose différentes versions pour coller au mieux aux besoins des différents génotypes de glisseurs. Isolantes, polyvalentes, légères et compressibles,

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Par Laurent Molitor

ces matières nouvelle génération révolutionnent la façon de concevoir l’intégralité de sa tenue, sous-couches comprises.

Fibre écologique. Pour ceux que la chimie rebute instinctivement, sachez que le Primaloft® Eco (utilisant 70 % de fibres obtenues à partir de produits recyclés) est utilisé par de plus en plus de fabricants, (The North Face, Patagonia, Merrell, Mountain Hardware, Big Agnes, Timberland, et Sierra Designs). À vous de rechercher la bonne étiquette si vous avez la fibre écolo !


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FOCUS PRODUIT

À SHOPPER

La nouveauté de l’hiver : le fil Primaloft® yarn

Primaloft®, la preuve par trois Des vestes techniques aux pantalons, des gants aux sousvêtements haute performance sans oublier les chaussettes, le confort de la tête au pied est assuré dans n’importe quelles conditions climatiques.

Une nouvelle génération de Base Layer voit le jour grâce à ce nouveau textile qui allie les propriétés des fibres Primaloft® avec celles de la laine Mérinos. Les qualités hydrophobes des microfibres synthétiques (repoussant l’eau) et les qualités hydrophiles (attirant l’eau) de la laine s’allient pour former un système de condensation dynamique qui chasse l’humidité de la peau et la repousse vers l’extérieur, en vous gardant au sec pour un meilleur confort. Primaloft® Yarn chasse l’humidité 20% plus vite et sèche 30% plus vite que la laine Mérinos, offrant une performance remarquable à tous les sportifs. Grâce à son tissu de pointe, cette texture offre un grand confort et une grande respirabilité, quelles que soient les conditions climatiques, elle permet de rester au sec et assure une isolation thermique optimale.

la première couche Adidas Terrex Techfit™, un concentré de technologie Conçue pour les sports de montagne intenses et par temps froid, cette gamme comprend un top à manches longues et un pantacourt idéal pour être porté avec des chaussures de ski. Construit en “body mapping“, il cible les zones critiques de chaleur et de transpiration et permet à l’air de circuler au niveau de la peau. Le top et le pantacourt sont sans coutures pour un confort optimal. Et enfin la technologie “Techfit™ Seamless Compression“ comprime les muscles et améliore la circulation sanguine favorisant ainsi l’approvisionnement des muscles en énergie et l’élimination des toxines dues à l’effort. Résultat : non seulement vous êtes bien au chaud et au sec, mais en plus vous pouvez skier plus longtemps en vous fatiguant moins vite !

Chaussettes Millet À découvrir l’hiver prochain, la gamme de chaussettes Millet fabriquées à partir des fibres Primaloft® Yarn et spécialement conçues pour les activités outdoor en hiver.

Gants Lafuma La ouate Primaloft® convient parfaitement aux gants de ski, grâce à ses qualités de chaleur, de légèreté et de déperlance.

Downsweater Millet Chaud, léger, compressible, déperlant, fit et capuche ergonomiques : l’essayer c’est l’adopter.

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©Klaus Polzer

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22 I Event

X Games Europe

c’est beau l’Amérique Après le très beau succès de l’an passé, Tignes s’apprête à recevoir la seconde édition de la grand-messe des sports de glisse aériens.  

Par Antoine Grospiron Jaccoux • Photos : ESPN

Tandis que les X Games américains fêtaient leur quinzième édition, l’alter égo européen s’active pour un second round qui s’annonce explosif. Temple du freestyle depuis les premiers championnats du monde en 1987 ou les Jeux Olympiques en 1992, Tignes est à nouveau au coeur de l’évolution du ski acrobatique en recevant pour la deuxième année consécutive les X Games Europe. Superpipe et slopestyle en ski et snowboard masculin et féminin,

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voilà pour le programme des festivités qui se dérouleront du 16 au 18 mars prochain (on met de côté la démonstration de motoneige parce que c’est absolument ridicule de promouvoir ce sport en Europe et que non, vous ne ferez pas de nous des obèses pétaradant dans le lointain !). Avec une première édition qui avait réuni plus de 65000 personnes, l’ambiance risque à nouveau d’être surchauffée dans le chaudron de la station savoyarde.


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Superpipe : duel franco-américain Pour l’instant, la seule nation européenne a avoir des skieurs invités en pipe est la France. C’est à croire que le halfpipe n’intéresse pas les skieurs du vieux continent. Cette parenthèse mise à part, et pour rester chauvin, le Plagnard Kevin Rolland sera à nouveau le grand favori de cette édition puisqu’il règne sans partage sur la discipline depuis deux ans. Après sa victoire à Tignes et Aspen (station accueillant les X Games américains) l’an passé, Kevin a enchaîné sur une deuxième victoire d’affilée aux États-Unis en janvier et sur le Dew Tour (championnat de halfpipe nord-américain en trois épreuves) en février. La participation de son compère Xavier Bertoni, vainqueur à Aspen en 2009, puis troisième en 2010 et second à Tignes l’an passé, un temps incertain suite à une blessure lors des championnats du monde FIS en janvier, semble être confirmée. Le Tignard aura à coeur de revenir sur ses terres pour défendre sa médaille d’argent et reprendre le chemin des podiums après un début de saison difficile. Mais du côté du halfpipe français, il faudra aussi compter sur le jeune Thomas Krief qui a fait sensation en prenant la cinquième place à Aspen et une troisième place sur le Dew Tour au classement général. Quant à Benoît Valentin dont la seconde place sur la dernière étape du Dew Tour prouve qu’il fait partie des meilleurs riders mondiaux, il n’est pour l’instant pas sur la feuille de match et pourrait être victime du surnombre d’invités américains. Cependant, le coach français Greg Guénet avait bon espoir de voir un quatrième skieur tricolore invité pour l’évènement. Il faudra aussi attendre la compétition de halfpipe disputée à la Plagne dans le cadre du tour SFR pour savoir quel autre skieur décrochera une wild card pour les X Games Europe. Chez les filles, la jeune Anaïs Caradeux, quatrième aux ÉtatsUnis cette année et troisième à Tignes en 2010 aura elle aussi une belle carte à jouer. La skieuse de la Clusaz, pour l’instant seule française invitée, pourra compter sur le soutien du public pour tenter de décrocher un nouveau podium.

Les spécialistes français du superpipe n’auront cependant pas la tâche facile avec la présence des grosses pointures du circuit. Ceux-ci ont, pour la plupart, répondu présents et c’est donc une flopée de spécialistes nord-américains comme Torin YaterWallace (second à Aspen), Simon Dumont (huit médailles aux X Games dont le bronze cette année) ou Justin Dorey (sixième à Aspen cette année) et quelques kiwis bien énervés tels Byron et Jossi Wells qui viendront avec la ferme intention de ravir les couronnes de Kevin et Xavier. Chez ces demoiselles, Anaïs Caradeux devra notamment contrer l’État-Unienne Jen Hudak (première à Tignes en 2010) et les Candiennes Sarah Burke (cinq médailles aux X Games d’Aspen dont l’or cette année) et Roz Groenewoud (seconde à Tignes l’an passé).

Pour l’instant, la seule nation européenne a avoir des skieurs invités en pipe est la France. C’est à croire que le halfpipe n’intéresse pas les skieurs du vieux continent.

Kevin sur le haut du podium après sa victoire aux X Games 15 à Aspen.

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24 I Event

Slopestyle : aucun Français, mais des Européens Côté slopestyle, les Français sont beaucoup moins à leurs aises et il n’y a pour le moment aucun invité du cru. Dans cette discipline, les Européens sont un peu mieux représentés avec quelques pointures comme le Norvégien Andreas Hatveit (troisième à Aspen), le Suédois Henrik Harlaut (cinquième à Aspen), l’Allemand Bene Mayr ou le Suisse Elias Ambuhl. Mais se sont encore les spécialistes États-Uniens tels Sammy Carlson (vainqueur à Aspen cette année), Tom Wallisch (vainqueur à Tignes l’an passé) ou Bobby Brown (premier à Aspen et second à Tignes en 2010, vainqueur du Dew Tour 2011) qui seront au centre de toutes les attentions. Un espoir de voir un Français ou un autre Européen repose également sur les performances des riders sur le tour SFR. Pour l’instant, le Français Guillaume Sbrava et l’Italien Markus Eder sont les mieux placés dans la course à une wild car avant le dernier big air disputé à l’Alpe d’Huez fin février. Chez les filles, tous les regards se porteront vers l’indétrônable Kaya Turski, vainqueur à Tignes et Aspen l’an passé. La Canadienne, blessée au genou lors de son denier saut à Tignes l’an passé, arrivera néanmoins en pleine confiance après sa nouvelle médaille d’or à Aspen en janvier. Elle devra compter sur de sacrées rivales avec la Norvégienne Grete Eliassen (seconde à Aspen en 2009, troisième en 2010 et 2011), ou les États-Uniennes Keri Herman (Seconde à Aspen en 2010 et 2011 et seconde à Tignes l’an passé) et Ashley Battersby (troisième à Tignes en 2010).

Du 16 au 18 mars 2011 à Tignes, les Winter X Games Europe réuniront pendant 3 jours à Tignes les meilleurs athlètes mondiaux dans 8 disciplines : le superPipe et le slopestyle en ski et snowboard dans les catégories hommes et dames. Co-produits par Canal+ Events et ESPN, les épreuves seront retransmises sur Canal + Sport et sur les chaînes ESPN de Canal Sat. Un sujet de 52 minutes sera également retransmis sur Canal + le samedi suivant les épreuves. Quant au web, les épreuves seront diffusées en streaming sur www.winterxgameseurope.com Suivez le programme: Mercredi, 16 Mars 10h - 12h : Ski Slopestyle Hommes éliminations 12h15 - 12h45 : Démonstration Snowmobile 13h - 14h : Ski Slopestyle Femmes Finale 18h - 19h : Ski SuperPipe Hommes Finale Jeudi, 17 Mars 10h - 12h : Snowboard Slopestyle Hommes éliminations 12h15 - 12h45 : Démonstration Snowmobile 13h30 - 14h45 : Ski Slopestyle Hommes Finale

Bon, on ne va pas revenir sur le fait que l’hexagone manque encore d’infrastructures vraiment capables de rivaliser avec les installations de l’oncle Sam, mais étant donné le niveau des skieurs français en halfpipe, il paraît étrange de ne pas voir un mangeur de grenouille agiter les guiboles face aux Yankees. Il n’est pas à douter que l’organisation des X Games privilégie la venue de riders européens afin d’intéresser les médias du vieux continent, mais apparemment, ceux-ci ne sont pas encore au niveau.

La liste des riders invités Halfpipe - Hommes Duncan Adams (USA) Xavier Bertoni (FRA), Justin Dorey (CAN) Simon Dumont (USA) Thomas Krief (FRA) Tucker Perkins (USA), Mike Riddle (CAN) Kevin Rolland (FRA) Taylor Seaton (USA) Byron Wells NZL

Jossi Wells NZL David Wise USA Torin Yater-Wallace USA Halfpipe - Femmes Sarah Burke CAN Anais Caradeux FRA Virginie Faivre SUI Roz Groenewoud CAN Jen Hudak USA Slopestyle - Hommes Elias Ambuhl SUI Bobby Brown USA

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16h - 17h30 : Snowboard SuperPipe Femmes Finale 18h30 - 20h : Snowboard SuperPipe Hommes Eliminations Vendredi, 18 Mars 11h - 12h : Snowboard Slopestyle Femme Finale 12h15 - 12h45 : Démonstration Snowmobile 13h30 - 14h45 : Snowboard Slopestyle Hommes Finale 16h - 17h : Ski SuperPipe Femmes Finale 18h - 19h15 : Snowboard SuperPipe Hommes Finale

Xavier Bertoni aura à coeur de défendre sa Tignes

médaille d’argent devant son public à

Sammy Carlson USA Phil Casabon CAN Ian Cosco CAN Thomas Dolplads NOR Alexis Godbout CAN Henrik Harlaut SWE Russ Henshaw AUS JF Houle CAN PK Hunder NOR Andreas Hatveit NOR Gus Kenworthy USA Bene Mayr GER Alex Schloppy USA Matt Walker USA

Tom Wallisch USA Jossi Wells NZL Jacob Wester SWE James Woods Slopestyle - Femmes Ashley Battersby USA Emma Dahlstrom  Grete Eliassen NOR Keri Herman USA Anna Segal AUS Lena Stoffel GER Kaya Turski CAN Jessica Warll CAN


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26 I Event

jib academy Le creuset des nouvelles générations

Depuis cinq ans, la Jib Academy organisée par Salomon permet aux jeunes freestylers de faire leurs armes en compétition de slopestyle.  

Par Antoine Grospiron Jaccoux

Le concept est “à la cool” comme l’explique Olivier Cotte, organisateur de la Jib Academy avec son équipe de sept personnes comprenant shapers, juges, DJ et speaker. Articulée sous forme d’une jam session le matin, suivie d’une pause barbecue avant que les skieurs sélectionnés pour la finale effectuent leurs deux runs, la Jib permet aux jeunes de se

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confronter les uns aux autres sans trop de pression. Avec deux catégories pour les garçons, goomies (8 à 11 ans) et kids (12 à 15 ans), et une catégorie unique pour les filles (8 à 14 ans, car moins nombreuses), les skieurs et skieuses issus de toutes les montagnes françaises ont l’opportunité de tester leur niveau et de se mesurer les uns aux autres dans une ambiance festive.


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Le jeu avant la gagne Ouvert à tous, la Jib Academy est entièrement gratuite - hormis une assurance journée proposée par Salomon pour les skieurs non licenciés - et récompense les participants de nombreux lots : une paire de ski pour le premier, du matériel pour le reste du podium, mais également de nombreux petits cadeaux pour que la plupart des concurrents repartent avec un petit quelque chose. Le concept de la jam session du matin permet également aux kids de faire énormément de runs sans attendre des plombes, comme c’est souvent le cas lors des compétitions “classiques”. Sans vouloir faire aveuglément l’éloge de la marque annécienne, Salomon a trouvé là un concept qui permet à la fois de dénicher de nouveaux talents, mais qui offre surtout aux jeunes skieurs et skieuses la possibilité de vivre une belle aventure de ski freestyle. Une organisation bien rodée Avec des parcours conçus par Baptiste Collomb-Patton, la Jib Academy présente une homogénéité de la difficulté et une consistance des tracés qui permet aux juges (deux à trois juges de la tournée et un local) de pouvoir très vite repérer ceux qui participeront aux finales. Mettant à profit chaque park de la tournée, les modules sont avant tout pensés pour les jeunes. “C’est top pour les gamins car le snowpark est vraiment adaptés à leurs gabarits. On se met au travail deux jours avant avec Baptiste et Alex (Amelin, ndlr) dans le park de la station, ce qui permet d’avoir des parcours super cleans pour qu’ils puissent skier au top. Et puis avec la jam session, les gamins n’attendent pas des plombes et peuvent tous bien profiter du park. Après ils repartent tous avec leurs dossards et une belle journée de ride, ils sont super contents,” se réjouit Olivier Cotte.

Les modules sont pensés et taillés spécialement pour les jeunes. Un travail important en amont, effectué par Olivier Cotte, Baptiste Collomb-Patton et Alex Amelin. Bravo à eux.

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28 I Event

Un événement international Avec des tournées similaires organisées partout en Europe ainsi qu’en Amérique du Nord, la Jib Academy est devenu un véritable circuit de niveau international. Pour les Français, après trois étapes disputées en France, une finale organisée à Val d’Isère sacrera les meilleurs skieurs et skieuses de l’année. Les trois premiers garçons et la meilleure fille gagneront chacun une place pour la finale Europe qui se déroulera en Finlande, du 14 au 17 avril. Mais le vainqueur de la finale française sera en outre directement qualifié pour la finale mondiale disputée dans l’un des temples du freestyle nord-américain, la station de Mammoth en Californie. Chacun des lauréats pourra alors espérer faire aussi bien que leur illustre prédécesseur sur le circuit de la Jib Academy : Thomas Krief, cinquième du pipe des X Games 2011 !

PROGRAMME 2011 Avec des tournées similaires organisées partout en Europe ainsi qu’en Amérique du Nord, la Jib Academy est devenu un véritable circuit de niveau international

FRANCE - 26 février, La Rosière - 12 mars, La Plagne - 26 mars La Clusaz - 7 avril, Val D’Isère (Finale France) FINALE EUROPE : Finlande, du 14 au 17 avril FINALE MONDE : Mammoth, États-Unis, du 1er au 5 mai

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30 I Event

SFR

Freeskiing Tour l’etoffe des (futurs) héros Avec deux wildcards à gagner pour les X Games Europe et des prix “jeunes talents” pour soutenir des skieurs français ou internationaux, la tournée SFR mise sur l’accompagnement pour faire éclore les stars en herbe.  

Par Antoine Grospiron • Photos : DR / SFR Freeskiing Tour

Cette saison, après une année d’interruption pour réfléchir à la bonne formule, la célèbre tournée de ski freestyle est de retour avec l’objectif de dépasser la simple attribution de trophée pour apporter une assistance financière et humaine aux coureurs sur le moyen terme. SFR et l’équipe d’Olivier Cotte (O Consulting) ont misé sur la force d’attraction des X Games Europe, dont la marque de téléphonie mobile est également partenaire, pour créer une dynamique et attirer les meilleurs riders européens de la scène freestyle. À la clef, des prix

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“jeunes talents” pour les filles et les garçons leur permettant de bénéficier d’une bourse, de journées d’entraînements et d’un soutien marketing. Six lauréats, deux wildcards Attention, cela peut paraître un peu compliqué et, en effet, ça l’est un peu. Tout d’abord, les wild cards pour les X Games : au nombre de deux, elles sont attribuées aux vainqueurs hommes du slopestyle et du pipe. Les filles en sont exclues, sans


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les wild cards pour les X Games sont au nombre de deux, elles sont attribuées aux vainqueurs hommes du slopestyle et du pipe. doute parce que le niveau général étant moindre, mieux valait se prémunir d’une qualification qui aurait pu porter préjudice au concept, ou pire, à l’intégrité physique de ces dames. Les lauréates du slopestyle et du pipe se verront néanmoins récompenser par un bon de 1000 euros pour aller disputer une étape du Dew Tour aux États-Unis. Le Dew Tour, anti-chambre des X Games, étant le championnat de freestyle le plus relevé et le plus réputé au monde. Les deux gagnantes pourront également profiter, au même titre que les hommes, d’une bourse et de journées d’entraînements encadrées par “le sorcier” Greg Guénet, entraîneur des meilleurs français du circuit. Ce “prix jeune talent” a donc pour vocation d’accompagner skieurs et skieuses dans leur apprentissage de la compétition de haut niveau. Calqué sur le modèle des prix jeunes talents attribués dans les univers de la photo et de la musique par la même marque de téléphonie mobile, il représente l’avancée la plus intéressante de cette nouvelle formule. Quant aux juniors, les “kids” comme on les appelle aujourd’hui (sans doute pour les préparer à la notion de surpoids), seuls les garçons sont autorisés à concourir sur le tour SFR. Il ne faudrait pas non plus pousser le bouchon de l’égalité trop loin. Les gagnants du slopestyle et du pipe sont récompensés par des contrats de sponsoring avec les marques Nordica, Orage et Giro, d’un prix de 500 euros pour financer leurs entraînements et l’achat de matériel (et pas du shit, faudra contrôler), et comme leurs aînés, du prix “jeune talent” pour leur mettre le pied à l’étrier.

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32 I Event

Trois étapes de slopestyle, une étape de halfpipe Concernant les étapes, un slopestyle disputé à Val d’Isère et deux big air disputés à la Clusaz et l’Alpe d’Huez détermineront les trois vainqueurs. Côté halfpipe, une seule étape disputée à la Plagne désignera les maîtres du demi tube du 7 au 9 mars. Au moment où nous rédigeons cet article, seul le slopestyle de Val d’Isère a eu lieu et c’est Guillaume Sbrava qui tient la corde puisque cette étape compte pour 60 % des points de la note finale, les deux big air à venir comptabilisant 20 % des points chacun. Derrière le skieur de Praloup, on retrouve l’italien Markus Eder, également deuxième du Red Bull Linecatcher et révélation de la saison, et l’allemand Roy Kittler. Si Sbrava est désormais le mieux placé pour gagner et s’emparer de la fameuse wild card, il faudra tout de même faire de bons scores sur les deux dernières étapes pour contrer ses rivaux. Chez les filles, c’est la jeune Ombéline Maupouet de la Clusaz (16 ans) qui décroche la victoire devant la belge Katrien Aerts et une autre française, Emilie Cruz. Quant aux kids, le Finlandais Lauri Kivari a écrasé la concurrence avec plus de 30 points d’avance sur le français Bastien Dupont-Vieux, suivi d’un autre français, Antoine Adelisse. Dans la lignée des stars qui ont fait leurs armes sur ce circuit, de Xavier Bertoni en passant par Kevin Rolland, Laurent Favre ou Anaïs Caradeux, la nouvelle version du tour SFR semble bien

partie pour dénicher de nouveaux talents européens. L’épreuve du pipe sera notamment très intéressante car de nombreux gros bras du circuit qui n’ont pas réussi à se qualifier pour les X Games Europe ou États-Unis vont venir tenter de décrocher la fameuse wild card. L’équipe dirigée par Olivier Cotte, avec notamment le shaper Baptiste Collomb-Patton et le speaker Alexandre Amelin, a l’expérience des grands rendez-vous pour offrir une tournée de grande qualité. Du côté des juges, le tour peut compter sur l’expérience du chef juge Raphaël Regazzoni, entouré de juges de références internationales, pour départager les compétiteurs. “Aujourd’hui, il y a de plus en plus de section freestyle dans les club des sports. On en trouve partout, notamment dans les Alpes du sud comme à Serre Chevalier, Vars ou Risoul. C’est un développement intéressant car si des mecs comme Xavier (Bertoni, ndlr) ou Kevin (Rolland, ndlr) sont arrivés là où ils sont, c’est grâce aux clubs. Et le SFR, c’est un moyen idéal pour permettre aux jeunes des clubs de se rencontrer et de voir leur niveau. D’ailleurs, tous les bons sont aussi passés par là. Alors maintenant, avec les prix “jeunes talents”, je pense qu’on va encore franchir une étape afin de mieux accompagner, former et aider les grands freestylers de demain”, s’enthousiasme Olivier Cotte. Avec deux wild cards pour défier les spécialistes du slopestyle et du halfpipe, l’organisation sera en tout cas rapidement fixé sur le niveau de compétiteurs de la tournée SFR par rapport au gotha mondial.

Le programme de la tournée 2011 Val Thorens, du 9 au 11 décembre. Slope Style La Clusaz, du 14 au 16 février. Big Air Alpes D’Huez, du 22 au 24 février. Big Air La Plagne, du 7 au 9 mars. Half Pipe

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34 I Event

Le Radikal Mountain ouvre la saison freeride en beauté Mi-janvier, près de 120 riders à une et deux planches s’étaient donnés rendez-vous à La Clusaz pour une compétition de freeride avec à la clé des places pour le FWT.  

Photos : Pascal Lebeau et Benoît Pollet-Villard

Après une première journée de qualification sur la face de Merdassier et un premier écrémage, ils et elles ne sont plus que 51 riders pour la finale. Rendez-vous donc dimanche 16 janvier au matin au sommet de la face Nord de l’Étale, avec deux départs possibles, le Clocher et le Château. Parmi les douze français qualifiés, on retrouve Seb Michaud, Thomas Diet ou encore Jeremy Prevost. Mais c’est finalement le Suédois Erik Sunnerheim qui s’adjuge la première place, réitérant sa prestation de la veille sur les qualifs. Seb Michaud termine deuxième, Jeremy huitième et Thomas quinzième. Chez les dames, on retrouve aussi une suédoise en haut du podium, Janette Hargin. La seule Française, Sarah Martinais, termine à la neuvième place : vraiment dommage quand on voit avec quel engagement elle avait commencé son run. Ce sont donc deux scandinaves qui repartent avec leur ticket pour le sacro-saint Freeride World Tour. www.laclusaz-radikal.com

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36 I interview

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Xavier Marcou, l’un des protagonistes Ho5, LE crew français spécialisé dans la conception et réalisation de snowparks...

Pour satisfaire la demande exponentielle de snowpark, la société ho5 ne cesse d’innover et de vivifier le secteur. Ski Time est allé à la rencontre d’un de ses responsables, Xavier Marcou. 

Propos recueillis par Antoine Grospiron Jaccoux • Photos : Xavier Marcou

X

avier Marcou fait partie de cette bande de potes pyrénéens qui ont monté, voilà six ans, l’entreprise ho5, transcription phonétique de Chaussenque, le plus haut sommet français de la chaîne du sud-ouest. Snowboarder pro, Xavier a toujours eu un penchant pour le développement des espaces freestyle et c’est en 2001, avec un autre pyrénéen de la bande, Nicolas Watier, qu’il a conceptualisé son premier park dans la station des 7 Laux. Depuis, les membres d’ho5 ont fait du chemin, déployant leur savoir-faire à travers de nombreuses stations françaises.

Ski Time : Qu’est-ce qui vous a décidé à créer ho5 ? Xavier : Au tout début, nous étions un petit groupe de freestylers Pyrénéens, on voulait faire parler. L’origine est une base solide de potes, de fun, de freestyle et de Pyrénées. Et puis nous avons cru tout de suite en ce projet. Comment se déroule la mise en place d’un park ho5 ? Xavier : Pour la mise en place d’un Park, nous participons à toutes les étapes du développement :  étude de projet (choix de la zone, analyse, design des parcours...) ; suivi du projet (manager et former l’équipe, adapter le projet au quotidien, conseiller et suivre le projet a chaque étape : terrassement, investissement...) ; réalisation et gestion de projet (optimiser les investissements, organiser le travail, aménager et entretenir le projet, assurer la surveillance des parcours…) ; formation d’équipes (méthode de damage spécifique, travail de shapers, sécurité des parcours freestyle). Aujourd’hui nous avons “verticalisé” notre offre. Nos cinq départements sont autonomes, mais tout à fait complémentaires.

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Le bois a des caractéristiques physiques intéressantes dont nous souhaitons tirer le maximum pour développer une très bonne gamme de produits. Peux-tu nous en dire plus sur le suivi ? Xavier : Un de nos spécialistes accompagne le projet et suit les équipes tout au long de la saison. C’est en quelques sortes le relais entre le service technique et communication de la station et les équipes terrains mises en place. C’est lui qui est en charge de former les équipes damages et shape. Il connaît parfaitement toutes les techniques et, grâce à lui, le projet s’adapte et évolue au quotidien. Depuis 2007, nous sommes intervenants dans la formation des pilotes Snowpark Kässbohrer. Nous proposons aussi une formation au métier de shapers et à la sécurité des parcours freestyle. Les parks français sont souvent l’objet de critiques par rapport à la concurrence étrangère (Suisse, Autriche... ÉtatsUnis). Penses-tu que ces critiques soient justifiées ? Xavier : Les critiques, les comparaisons, tout est justifiable. Il est vrai que nos voisins Européens et surtout les Etats-Unis ont pris d’assaut ces nouvelles disciplines et en font des produits qui ont changé radicalement l’approche de leur station. Certaines d’entre-elles sont connues exclusivement pour cette offre. Sommes nous en retard ? Je ne pense pas. Certaines stations Françaises sont devenues de véritables terrains de jeux. Elles y accordent une grande partie de leur budget. Les parks occupent désormais une place de choix sur leur domaine et le Freestyle entre petit a petit dans les mœurs. Je pense que c’est en grosse partie grâce à notre incroyable scène de riders.


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Nicolas Pasquier www.movementskis.com Spot: Verbier (CH) Photographer: Yves Garneau


38 I interview

mise en boîte ! Nom : Lopez. Prénom : Mathias. Inconnu ou presque du grand public skieur, le jeune monsieur fait son trou dans la production d’images. Et par la même occasion Propos recueillis par Pierre Guyot• Photo : Louis Garnier un nom… Peux-tu te présenter brièvement. Ta femme ton fils, ta maison… J’ai 28 ans, Après avoir passé trois ans à Tignes, je suis revenu dans mon Isère natale et je vis dans un chalet en montagne sur le plateau de la Chartreuse entre Grenoble et Chambéry avec ma chérie et mon fils de quinze mois qui est ma plus grande fierté. Comment est tu arrivé à filmer dans le milieu du ski ? C’est à cause de Julien Lopez ? Oui, en effet tout est de sa faute et je lui en suis encore reconnaissant, il m’a beaucoup aidé. A l’époque où il faisait encore du freestyle je sortais de l’IUT (Service et Réseaux de Communication) et je l’ai suivi tout l’hiver 2002-2003 sur les événements, je le shootais avec son petit camescope DV, je lui ai fait son site internet et je faisais divers travaux en graphisme pour une association à La Plagne, White Babylone. Qu’est ce qui te motive dans ton travail ? Ce qui est le plus stimulant pour moi, c’est de créer, partir de rien... chaque nouveau projet est un challenge. Mais sinon tout me motive, j’adore mon travail, filmer, monter, voyager, communiquer, partager, rencontrer du monde.   Quel que soit le sujet, je suis toujours content d’aller filmer. Mais bien évidement, quand le sujet me passionne et me fait voyager je suis encore plus motivé. Sincèrement la plupart du temps je n’ai pas le sentiment de travailler, je m’éclate à faire ce que je fait. Tu préfères filmer ou monter les vidéos ? J’aime à peu près autant les deux, à condition de garder les proportions suivantes: 70% de mon temps en tournage pour 30% sur l’ordi. Car rester enfermé trop longtemps ne me conviens pas du tout, j’aime être dehors, sur le terrain, en montagne.

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J’adore mon travail, filmer, monter, voyager, communiquer, partager. La plupart du temps je n’ai pas l’impression de travailler. Comment est apparu le projet Follow Us ? L’idée de créer une émission réunissant Xav et Kev est née des discussions entre nous et aussi avec Arnaud Peyrin (leur team manager à ce moment-là). En septembre en voyant que Rossignol ne pourrait pas reproduire ce qu’on avait fait la saison précédente, on a décidé de prendre tout ça en main. Xav et Kev ont démarché les partenaires, j’ai monté le dossier de prod, trouvé les diffuseurs, préparé la ligne éditoriale et la programmation. On a tout de suite eu le soutien de Rossignol pour les financements, ce qui a permis de lancer sérieusement et très rapidement le projet durant l’automne. Tes projets pour cet hiver ? On repart à fond pour une saison Follow Us.tv, plus motivé que jamais, avec l’envie de me surpasser à chaque épisode, apporter des choses nouvelles, des approches différentes, innover encore et toujours en prise de vue, etc... J’ai plein d’idées que je suis impatient de mettre en pratique. J’ai également envie de progresser en motion design, un domaine que j’ai jamais trop pris le temps de travailler. En dehors de Follow Us.tv, il y a toujours mes prestations pour mes clients réguliers comme par exemple la station de Tignes pour qui je travaille depuis quatre ans. Et plein d’autre petits projets.


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Un autoshoot comme Thomas les aimait.

Thomas Charry, un an déjà...

Photos Thomas Charry

C

’était il y a un an. Début février, Thomas Charry, qui passe alors sa saison à Innsbruck en Autriche, nous quittait, emporté par une avalanche. Photographe de talent, passionné d’image, de montagne et de voyage, celui qui ne jurait que par l’argentique, a laissé derrière lui un vide énorme. À ses proches, évidemment, à qui nous dédions ces pages. Mais aussi à tous ceux qui ont croisé ne serait-ce qu’une fois sa route, et qui n’oublierons jamais sa joie de vivre et sa passion sans limites pour l’image.

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Une année après, ses photos continuent à vivre, grâce à Marc, le papa de Thomas, qui organise des expos photos à travers les Alpes, de Chambéry à Gap, d’où il était originaire. Son blog http://thomascharry.wordpress.com est toujours actif, alimenté par Marc Charry, et vous tiendra au courant des expos. On laisse maintenant la parole à quatre de ses potes, Stev, Jerem, JR et Rig. Ciao Thomas...


Petit passage en Pologne début 2010 pour le Polish Freeski Open : Thomas accompagne le team Line.

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Thomas, Un an après ta disparition on repense souvent à ce voyage au Chili qu’on a fait tous les trois, à tous les trips, aux soirées Vodka du pêcheur et autres tawa dans les bars de Grenoble. Des gars sautent, que ça soit par-dessus un guichet de métro, une grosse table, un saute-mouton, t’es là, tu rigoles, ça shoote. Fun et délirant. Dès qu’on pense à toi, on ne peut s’empêcher d’avoir le sourire en se remémorant les conneries faites ensemble. Lucas a suivi tes traces en voyageant en Amérique du Sud et je m’apprête à en faire autant en Australie. S’il y a un truc que tu nous as fait comprendre c’est ça, profiter de la vie maintenant, comme tu as toujours su le faire. Alors on continue de rider et d’avoir le sourire. Tu nous manques mon Tom, on t’aimera toujours. Une soirée entre potes, du bon son, un pétard, un tarot… Des éclats de rire, quelques shoots bien placés, les conneries à la sauce Charry… Un gars plein de vie, une immense joie de vivre, faire du ski avec les potes, des voyages partout où il est possible de poser ses skis, mettre deux heures à régler ton matos pour une photo, un shi fu mi pour savoir qui va servir de crash test sur la grosse table, une soirée, une bière… Un grand bonhomme, un grand vide laissé derrière toi… Tu nous manques vieux filou. Lofoten, Norvège

Stev, Jerem, JR et Rig

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Norvège, Suède, Finlande, États-Unis, Amérique du Sud... Thomas a trimballé son appareil photo un peu partout sur la planète.

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S’il shootait beaucoup de ski et de snowboard, le côté reporter de Thomas l’entraînait aussi sur des évènements tels «l’Oktoberfest», énorme orgie version germanique.

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La Norvège et ses pentes avec vue... Un trip que Thomas a partagé avec Jean-Mi Gouadain

Session pow pow dans l’Arlberg en Autriche.

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TEAM

RIDER> GLOVE > SUBU JP AU RBAN CLAIR


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Le gymnase de cette fac suédoise et ses 7 mètres de haut n’auront pas empêché ce grop drop.

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Harness Pant, le pant Rossignol pas comme les autres…

Intégrer un harnais d’escalade à un pantalon de ski, l’idée semblait osée. Rossignol l’a fait pour la sécurité des skieurs, des freeriders.

Par Franck Oddoux / Photos Fred Renaud/David Tchag/Rossignol

C’est l’histoire d’une invention qui passe presque inaperçue… car son intégration est quasi totale. Comment deviner en effet que se cache un harnais d’escalade dans ce pantalon ? Seul le pontet est apparent. Pour un freerider engagé, un skieur évoluant sur un domaine glaciaire du type Vallée Blanche par exemple, cette innovation est un indéniable progrès de sécurité.

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Une idée de guide L’idée a germé dans l’esprit d’Anne Bauvois, l’une des rares femmes guide de haute montagne en France. « Je travaillais à La Grave avec des clients et chaque matin on devait mettre nos baudriers, c’était un vrai sac de noeuds ! Je me suis demandé à ce moment si on ne pouvait pas intégrer directement le harnais au pantalon… » Anne, qui évolue dans le 7b en escalade, qui s’est offert parmi les plus belles voies des Alpes ou des expéditions en totale autonomie au Pakistan n’est pas du genre à abandonner une idée. Têtue ? Plutôt persévérante et imaginative. Au fil des multiples courses à La Grave, le projet muri. Car au pied de la Meije, sur les glaciers pas si dociles que ça, le ski de freeride est technique : rappels, crevasses, la montagne nous tolère…


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Pour skieur technique… et tous les autres Le baudrier intégré peut intéresser ce type de skieurs mais aussi tous les autres dont la culture haute montagne n’est peut-être pas aussi trempée. L’argument massue est celui-ci : grâce au Harness Pant, en cas de pépin, tous les skieurs évoluant sur glacier n’ont pas besoin de penser en plus de tout l’équipement à un baudrier, ils sont naturellement équipés pour être sortis d’une crevasse. Concrètement, un des harnais les plus légers du marché a été sélectionné. La question était : comment l’intégrer au pantalon afin de respecter les normes, le confort obligatoire, la praticité ? Anne Bauvois a trouvé en Rossignol un partenaire à la hauteur du challenge technique. La gestation du pantalon harnais a été minutieuse mais le résultat est là : un produit cohérent, efficace, discret, qui assure la sécurité de tout un chacun. Cerise sur le gâteau, le harnais presque invisible est protégé des UV, des frottements et donc des déchirures. Le tout est lavable car le matériau, le polyamide supporte bien l’opération. Si vous avez la chance de skier l’une de ces journées exceptionnelles à la Grave, celles qui comptent des grandes courbes dans cinquante centimètres de neige fraiche et de bonnes ambiances petits couloirs, vous saurez que le Harness Pant est né ici. La culture Rossignol vient de là, de la pente, des grands espaces. Anne Bauvois a le sourire, le Harness Pant respecte l’idée qu’elle se fait du produit idéal en montagne : simple – fonctionnel – léger. 

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La gestation du pantalon harnais a été minutieuse mais le résultat est là : un produit cohérent, efficace, discret, qui assure la sécurité de tout un chacun.


52 I MATÉRIEL 2012

preview 2012

ce que nous réservent les nouveautés skis Par Laurent Molitor / Photos : D.R.

Tu parles d’un scoop ! Vous savez quoi ? En 2012 il y aura du rocker partout…… On vous l’annonçait dans les colonnes de Ski Labo depuis quatre ans et c’est désormais avéré. C’est donc tout sauf une surprise si ce “nouveau“ type de spatule en forme de banane, également dénommé “scoop“ en shape de surf dont se revendiquent sans fard certains fabricants, s’est désormais imposé dans les toutes les collections 2012. Le rocker est bel est bien rentré dans les moeurs et il est désormais inutile de se focaliser sur l’arbre qui cache la forêt pour aller un plus loin dans l’analyse de ce que nous réserve le ski de demain. Il aura fallu quelques années pour que la sauce prenne, mais c’est chose faite : un vent de Freeski souffle sur le marché, tout le marché. Dans tous les cas, les shape twin tips se généralisent, que ce soit sur piste ou ailleurs, phénomène que peu de détaillants avaient anticipé cet hiver et qui se sont retrouvé pris de court devant la demande pratiquants jeunes et souvent bien informés. La réaction des fabricants ne s’est pas faite attendre et les collection 2012 sont souvent frappées de la fièvre du «Djeunisme».

Plus dans le détail, que du bon également. En dehors du revival du ski de piste, on craque pour l’efficacité alpine des skis All Mountain ; le côté universel des nouveaux skis de freeride ; la bonne longueur des skis à gros rockers ; le Touring Freeride qui confirme son statut de vraie catégorie ; les filles qui ont la banane ; et enfin les mini Freeskieurs qui ont enfin de vrais Fats ou Twin tips à leur taille. Qui l’eut cru. Si le Freeski est incontestablement depuis des années LE secteur en pleine ébullition, LE banc d’essai où sont testées les évolutions de demain, il réussit dès aujourd’hui à influencer le reste de la production. Et ce n’est qu’un début... Le revival du ski de carve Out les décos race (enfin, parfois…), apparition de shape semi twin tips, confirmation du rocker sur plus de modèles, les skis de pistes vivent une vraie cure de jouvence et les même les purs skis de race ont le vent en poupe comme rarement ces dernières saisons. CoreUpt nous sort  même “un ski de moniteur“ et Black Crows un ski de géant : jamais le ski de piste n’aura été aussi à la pointe de la tendance !

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Vu leur résultat en Coupe du Monde de ski alpin, pas de surprise de retrouver chez Head une gamme Piste / Race très étoffée. Dont un modèle représentatif du renouveau du ski de piste en matières de shape comme de déco :   le GTO.


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L’agressivité sur piste est de mise chez Rossignol avec un nouveau 9 G affichant seulement 74 mm en patin. Après des saisons à jouer la carte de l’Oversize (80 en patin les saisons précédentes), retour au pur ski de course, un hommage aux victoires et à la médaille de Bronze de Tessa Worley ?

Black Crows nous livre en toute petite série non pas un pro modèle de Big Mountain, mais un vrai ski de course aux lignes de cotes FIS ; le Arto ! Rien ne va plus en 2012 ! Ou c’est plutôt l’inverse ?!

Du rocker à tous les étages chez K2, y compris sur les skis de piste les plus performants, à l’image du Charger. 74 mm au patin et Speed Rocker.

Salomon va encore plus loin avec le Kart. Le premier ski Race / Slalom à banane. 71 mm au patin et Carve Rocker à l’affiche.

Le R79 CoreUpt garde l’agressivité sur le dur de leur ski de pipe tout en offrant plus de confort et de polyvalence.

Le nouveau et super classe Atomic D2 Vario Cut 75, un concentré de technologie et de design, l’un des rares skis chez Atomic à ne pas être doté de rocker, puisque 80 % de la gamme 2012 en est pourvu.

Armada avait surpris l’hiver dernier en sortant le Triumph, un ski de piste joueur et monstre efficace. Ils étaient juste en avance d’un an sur le reste des marques Newschool !

Nordica décline évidemment la technologie du double bras en carbone amené cet hiver sur le Dobermann sur des skis de carving moins exclusifs. Ici le Fire Arrow 74 EDT et son monobras en carbone.

Même Stöckli, pourtant jusqu’alors chantre du look et du ski de Racing se laisse tenter par les sirènes du Newschool. Twin Tip et déco tape à l’œil sur un shape de ski de géant avec le Stöckli Rotor 72 !

Le Dynastar Outland, avec rocker en tip&tail s’il vous plaît, (75 et 80 mm au  patin), bien dans l’air du temps des skis de piste à la polyvalence et au confort accrus.

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54 I MATÉRIEL 2012 Piste et All Mountain, même combat ! Au regard des performances des skis “mid wide“ de demain sur le dur et du confort et de la facilité en tout terrain de skis plus étroits, la limite entre les deux univers (All Mountains et les skis 100 % piste) devient de plus en plus floue. On note chez les fabricants européens une réelle volonté de transformer les skis All Mountain (jusque 88/90 mm au patin environ) en de redoutables machines à carver. On privilégie d’une courte tête le plaisir sur le damé et l’accroche sur le dur à la vraie portance en poudre, mais au vu de la réalité des pratiques sur le terrain, on ne peut qu’adhérer à ce compromis réussi entre plaisir toutes neiges et performance sur piste. On trouvera donc dès l’hiver prochain foison de skis un poil larges voire vraiment larges qui carvent très très forts. En 2012 «Piste» et «All Mountain» sont réunies en une catégorie “Race Mountain“ ou “Mountain Carve“ ou “Carve Mountain“, au choix.

Movement Le Fer. Bien dans la cible de ces nouveaux skis tous terrains assez larges (93 mm en patin) et qui sont également des armes à couper sur le dur, le tout avec un look bien Freeski.

Déjà Icône de la tendance «Carve Mountain», mais avec en bonus une énorme dose d’accessibilité en poudre, le BBR de chez Salomon et son V Shape est sans doute le ski qui ose le plus en termes de recherche de polyvalence efficace sur tous les terrains.

Elan et son rocker asymétrique n’hésitent pas à bousculer les conventions pour inventer de nouveaux shapes. Et ça marche ! À essayer d’urgence, l’Amphibio Waveflex82 XTI, un régal de skiabilité, de performance en coupé et de plaisir toutes neiges.

RTM chez Völkl. Tout est dans le nom : Ride The Mountain, quel que soit le versant. Profil rocker associé à des lignes de cotes et un flex progressif pour une polyvalence extrême. « Manoeuvrable comme un ski de Slalom, stable comme un ski de descente et avec des cotes taillées pour le tout terrain » : un vrai «Mountain Race» ce RTM.

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Le Nordica Fire Arrow 80, parfaite illustration de la tendance “Mountain Carve“ des skis à fort caractère alpin qui évoluent sous l’influence du Freeski, de la largeur au shape twin tip sans oublier la déco.

À la frontière entre deux mondes. Légers, accrocheurs et joueurs, et le tout avec une bonne largeur (90 mm en patin), les K2 Sideshow ouvrent de nouveaux terrains aux pratiquants de la piste, vers l’autre versant de la montagne. D’autant plus qu’à l’image de toute la gamme, ils peuvent se monter avec des peaux. Et on vous jure que ça coupe et ça vraiment vite sur la piste ! Difficile de faire domaine d’utilisation plus large.

Blizzard 8.7 Powerfull Suspension. Prenez un Magnum, déjà référence en ski tous terrains et efficace sur le dur ; ajoutez-y le rocker qui va bien pour encore plus de portance et de facilité ; rajoutez enfin le piston IQ Power apparu l’hiver dernier pour un comportement vivant sur piste doublé d’un confort sans faille : et vous voilà en plein dans la tendance «Carve Mountain». Pour nous, c’est plus que du «All Mountain», on est formels. Bon, ça vaut quand même dans les mille euros (avec les fixs)…

Head iPeak 90, le plus large de la série. Technolgie Flow Ride (flex de la spatule qui s’adapte aux appuis) pour la polyvalence toutes neiges, Intelligence Technology pour la réactivité sous les appuis, sans doute le ski le plus versatile de la collection Head 2012.


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56 I MATÉRIEL 2012 Le ski universel existe De 95 à 105 mm et quelques au patin, c’est désormais chose faite : ces skis savent tout faire et le font bien. C’est même la révélation de la série de tests déjà réalisés en avant-première cet hiver. La Paire de skis unique existe, nous l’avons rencontrée. « Pour nous, tout a commencé au cours d’une nuit passée sur une route perdue d’une lointaine montagne   à la recherche d’une paire de ski que l’on ne trouva jamais… » Le monde incrédule ne sera plus jamais le même, mais vous ne le savez pas encore.

Fischer Watea 98, la nouvelle référence Freeride chez Fischer pour 2012. On avait kiffé le 94 cet hiver, mais il manquait d’un peu de portance pour servir de paire unique tout au long de l’hiver. Un test rapide sur la neige nous permet d’affirmer que le 98 résout le problème sans rien sacrifier à la performance sur d’autres terrains, avis aux forts skieurs.

Nouvelle ligne Blizzard et la Flip Core Technology sur quatre modèle de 88 à 118 mm en patin. On a eu la chance de tester rapidement les Bona Fide et leur 98 mm de largeur et… c’est de la balle ! Accrocheurs et stables sur le dur, étonnamment vifs dans les changements d’appui pour leur largeur, confortables en tout terrain, pas de doute, le noyau inversé offre un toucher de neige incomparable. Il paraît que le 108 serait tout aussi efficace sur le dur, on vous tient au courant. Pour un ski de tous les jours, entre 98 et 108 mm au patin (en photo, le Cochise) mon cœur balance en 2012 !

Le Rossignol Experience 98, sans conteste LE ski de tous les jours pour forts skieurs dans la gamme Rossignol 2012. Technologie Autoturn (low rocker en tip&tail) pour la facilité et le confort toutes neiges et lignes de cotes agressives pour le plaisir et l’efficacité en comportement alpin : on en frémissait d’impatience et nos essais du modèle à Crest-Voland, base historique des tests de la marque, nous ont convaincus.

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Le nouveau Scott Venture, belle arme de polyvalence qu’on a eu l’occasion de tourner sur piste. Très agréable et efficace en coupé ; vivant et confortable : nul doute qu’avec ses 96 mm au patin, son rocker et sa spatule Venturi, son comportement en poudre soit également au niveau.

Chez Dynastar, le ski à tout faire pour fort rider s’appelle le Pro 105, développé par Aurélien Ducroz, tout est dit. Le Pro 105  sera également disponible en version Pro Pro, aux couleurs de celles utilisées par le skieur chamoniard sur le circuit du Freeride World Tour.

Enfin ! On attendait depuis longtemps que Stöckli nous gratifie d’un Stormrider vraiment XXL (sans tomber dans le DP Pro…). C’est désormais chose faite avec le Stormrider 95 : tout le toucher de neige et le confort incomparable de la série, avec la largeur et un rocker en plus !

On avait kiffé le Prophet 115, nul doute que le nouvel Influence 105 de chez Line ne devienne également une référence en termes de polyvalence, d’efficacité et de plaisir, quel que soit le terrain envisagé.


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Respirablité à l’air

Imperméabilité

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58 I MATÉRIEL 2012 C’est la taille qui compte ! Et ça change tout même, du moins dans le monde du double rocker FSBC ! Souvent sortis en taille unique au départ (logique puisque ce sont souvent des pros models), les skis de FSBC gagnent les centimètres qu’ils leurs manquaient pour combler les amateurs de Big Mountain. Que ce soit l’Atomic Bent Chetler qui n’existait qu’en185 cm ;   le Scott Mega Dozer, lui aussi en taille unique 185 ; ou encore le JJ chez Armada, précurseur de la catégorie : ces modèles privilégiaient jouabilité, maniabilité aussi bien aérienne que sur neige et accessibilité freestyle, au détriment de la tenue à grosse cadence poudre et tout terrain. Et pourtant, à quelques centimètres près, leur comportement en poudre et en toute neige douce aurait pu les destiner sans complexe à de purs freeriders. 2012, sonne l’heure de l’arrivée de taille “d’hommes“   sur ces modèles qui vont enfin nous permettre de tester sans peur ces skis face à des shapes plus orientés Big Mountain. Une chose est sûre, ça marche. Il n’y a qu’à voire des purs freeriders tels Laurent Niol ou Enak Gavaggio évoluer sur le Rocker2 en 192 cm, ski de Mike Douglas et donc aux origines freestyle pourtant bien affirmées,  pour s’en convaincre.

Le CoreUpt Permin, pardon, le Born to Drop, existe désormais non pas en plus grand, mais en plus étroit, pour une meilleure efficacité en pente raide et sur le dur ; et donc là aussi plus de polyvalence efficace en freeride et sur le dur. Et il s’appelle le Slasher.

Sorti en cours d’hiver dernier face justement à une demande croissante des pratiquants, l’Atomic Bent Chetler est désormais officiellement dispo en 195 cm avec, en 2012, un flex plus dur, notamment en tail, pour de plus gros atterrissages et une meilleure stabilité en grandes courbes.

Völkl fait sans doute partie des fabricants qui ont le plus planché sur le rocker ces dernières saisons, et ça se sent bien dans le Shiro. Un ski oscillant entre Fat et FSBC et qui garde une vraie accroche sur le dur, le tout avec un full rocker. Impressionnant de sensations, quelle que soit la neige.

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Enfin un vrai FSBC chez Black Crows en 2012, avec de vrais rockers et tout et tout (un vrai cambre sous le pied pour une vraie accroche dans la vraie montagne)…  Il s’appelle le Nocta et on dit merci Julien Régnier !

Idem pour le Scott Mega Dozer qui sera dispo en 192 cm en 2012 , permettant à des skieurs moins “FS Oriented“ de s’exprimer sur tous les terrains, Big Mountain compris.

Quant au Rocker2 Salomon que nous avons déjà testé et adoré (voire www.freepresse.com), on est formel, c’est bien vers la plus grande taille (192 cm) qu’il faut se tourner pour une plus grande polyvalence efficace.

Chez Armada, le JJ  passe lui en 196 cm et s’agrémente (sur cette longueur uniquement) d’une plaque Titanal pour un meilleur comportement en grande courbe : c’est le JJ AK . Réservez dès maintenant, il n’y en aura pas pour tout le monde.

En attendant le Soul7 (plus rigide et un poil plus large notamment) encore à l’état de prototype, le Rossignol S7 continue de cartonner grâce à son étonnante accessibilité et facilité au regard de son gabarit. À essayer évidemment. en version 195 cm, baptisé Super 7.


POCombos

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POC est une entreprise suédoise qui s’est donné une seule mission : tout mettre en œuvre pour sauver des vies, et réduire les conséquences des accidents pour tous les riders et athlètes. www.pocsports.com *CASQUES SEULEMENT


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Innovation 2012 Fischer invente la chaussure sur-mesure Par Le Testeur Masqué DE VRAIS TESTS SUR DE LA VRAIE NEIGE Exclusif ! En attendant de faire le tour des nouveautés et des nombreuses innovations à découvrir en 2012 dans l’univers des chaussures de skis, nous avons eu la chance de pouvoir essayer en avant-première la boot dont tout le monde parle : la Fischer Vacuum ! Pour ceux qui n’ont pas suivi, rappelons que Fischer a réalisé la première coque qui se moule directement sur votre pied pour obtenir une chaussure 100% personnalisée. Comment ça marche ? Simple : l’enveloppe externe en plastique est ramollie en étant chauffée à 80°c. Avant de chausser vous pouvez adapter à volonté le futur volume de la botte en enfilant différents caches sur vos zones les plus sensibles afin de leur dégager l’espace nécessaire. Ne reste plus qu’à mettre le tout dans une poche qui mise en pression va plaquer la coque contre le pied en respectant les indications de volumes données. En l’occurrence, le Testeur Masqué aime bien une «toe box» volumineuse, un serrage cheville surverrouillé et n’apprécie pas plus que ça les surpressions aux métatarses. Bernhard Leichtfied, responsable du service R&D Alpine Boots chez Fischer, prend toutes ces remarques en compte, ne reste plus qu’à décider de l’angle d’inclinaison avant (Forward Lean en VA, 3 positions sont proposées, Regular pour le pratiquant lambda, Freeride pour une avancée medium et Race pour du “tout sur la languette“) et c’est parti pour la séance de moulage. En jouant sur la pression de l’air envoyé dans la poche, vous pouvez à volonté ajuster le plastique plus ou moins près du pied en fonction du degré de confort ou de précision recherché ! De 60 à140 mbar de pression pour une option “Sport“, de 140 à 220 pour un fit “Performance“ et enfin 300 mbar pour un fit “Race“ au plus près du pied. Sous les conseils de Bernhard, on opte pour la pression intermédiaire. Au bout de quelques instants, la sensation du plastique qui vient se mettre en forme autour des malléoles et du cou-de-pied est tout simplement surprenante. Quelques minutes plus tard le tour est joué, et dès la descente de la machine, une première constatation s’impose : on n’a

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Confort, légèreté, précision et réactivité : les tests sur la neige sont formels. La Fischer Vacuum est une vraie avancée dans le monde de la chaussure de ski

Chausson

plus fin

(pas

besoin de matière superflue pour s’adapter au plus grand

nombre de pieds, puisque c’est la coque qui va s’adapter), coque au plus près du pied.

Nickel pour la précision, et le gain de poids (environ 800 g la paire). Reste à voir par jour de grand froid si le confort thermique est également au rendez-vous.

pas l’impression d’avoir des chaussures de ski aux pieds ! La différence de poids annoncée (moins 15 %) est étonnamment sensible. Bref, vu de la moquette du stand Fischer à l’Ispo, la Vacuum est déjà séduisante. Restait à vérifier tout ça sur la neige.


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L’essayer sur la neige, c’est l’adopter Tout d’abord, précisons que nous avons essayé la Vacuum en indice de flex 110 pour un gabarit de 180 cm par 78 kg. Le flex est suffisant pour une pratique regular, mais on conseillera aux amateurs de skis fats et de grosses cadences de se tourner vers la 130.

L’intérieur

du shell de la

Vacuum :

Plus

de besoin de système de réglage de canting (et donc gain de poids)

:

le haut de

coque suit parfaitement le galbe de vos jambes.

on sent bien pendant le moulage le plastique se

mettre en forme autour des malléoles.

Tenue

et confort impeccable une fois sur la

neige.

Toujours un moment délicat, quand il s’agit de skier pour la première fois avec une paire de chaussures neuves, dont on sait qu’elle nécessitera quelques ajustements avant d’être complètement adaptée. Que celui qui n’a pas eu mal aux pieds les premiers jours avec ses nouvelles chaussures lève la main ! Quel bonheur d’enfiler une botte à votre pied ! Confort immédiat impeccable, le pied se met en place, rien ne bouge, et surtout aucun point dur ne vient gâcher votre plaisir. Direction les pistes. Neige dure et ski de Géant au programme, rien de tel pour tester les réactions de la Vacuum. Re bonheur. Dès les premiers appuis, on sent immédiatement la précision accrue qu’apporte la coque moulée en forme. La carre accroche comme jamais sur la neige dure de ce mois de février. Même en fin de flexion, on a la nette impression que la botte se déforme moins en coude-pied qu’un modèle traditionnel, on continue de conduire les skis avec une précision exceptionnelle. Autant dire qu’en plus d’être bien confort, on se sent en totale confiance pour augmenter la vitesse de ride. Mieux vaut alors être attentif, si la précision est toujours là, la réactivité de la Vacuum peut surprendre. Car c’est bien là une des autres caractéristiques de ce Shell construit dans un nouveau PU. Pas de doute, le renvoi sous les appuis est nerveux comme jamais. Mieux vaut alors à grande vitesse ne pas durcir ses appuis et rester bien souple sur les chevilles pour suivre le terrain. Sensation garanties, on en redemande ! Enfin, pour revenir à cette première et surprenante sensation de légèreté, soyons clairs : avant de le vivre sur la neige, difficile de croire que le poids d’une chaussure de ski puisse avoir une telle importance sur les sensations et la qualité de ride. Or le feeling est clairement différent, et à la fin de la journée, nul doute que cette réelle et notable baisse de poids ait une influence majeure sur votre niveau de fatigue. Confort, légèreté, précision et réactivité, les tests sur la neige sont

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formels. La Fischer Vacuum est une vraie avancée dans le monde de la chaussure de ski. Et les avantages ne s’arrêtent pas là… Précisons qu’au moulage, la coque adopte automatiquement le canting naturel de vos jambes (l’angle entre la cheville et le tibia). Parfait, évidemment. Mais songez en plus à tous ceux qui, à cause de la nature ou après un accident, ont des chevilles tordues, des tibias avec des angles non naturels nécessitant des cantings extrêmes, impossibles à obtenir avec une coque traditionnelle. Le moulage d’une coque à la forme de votre pied/cheville/bas de jambe peut être la solution pour retrouver de bonnes sensation sur la neige. Entre coque moulée et chausson injecté dans votre coque, que choisir ? Difficile de dire après ces premiers tests quelle solution est globalement la meilleure, chacune semblant avoir ses avantages respectifs. Mais comptez sur nous pour faire un test comparatif entre les deux systèmes permettant d’obtenir une chaussure sur mesure, l’une par le Shell, l’autre par le chausson, et de vous en dire plus très bientôt.

NB : L’erreur à ne pas faire à l’achat : choisir les yeux fermés la même taille que vos précédentes chaussures (surtout pour ceux qui ont l’habitude d’avoir mal aux pieds). On a souvent tendance, en dehors d’une pratique Racing s’entend, à prendre instinctivement une demi pointure supplémentaire pour privilégier le confort en se disant que la perte de précision ne sera pas trop importante. Avec la Vacuum, plus besoin de garder une marge de sécurité, puisque vous pourrez ajuster au millimètre prêt la coque à vos “points durs“. Prenez donc le temps d’essayer longtemps en shop la plus petite taille possible, souvent d’une pointure inférieure à vos habitudes !


64 I artisans du ski

Le bois dans les veines Rip’nwood, Brotherwood et Rabbit on the Roof : trois artisans du ski qui aiment le bois. Présentation...

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Les skis de Mister Beane Des pentes de Chamonix à celles de La Grave ou au détour d’un salon professionnel, cela fait un bail qu’on croise la grande carcasse de Kevan Beane et son accent au goût de chewing-gum made in Hollywood. Inutile de lui demander d’où il vient, il ne peut qu’être Ricain ! Attiré par nos montagnes enneigées autant que par nos femmes (marié à une Française, évidemment), l’histoire d’amour qui le lie à l’hexagone dure depuis plus de dix ans. Car si le lancement de sa dernière marque, Rip’N Wud, est assez récent, cet ancien skieur “hard core“, passionné de tout ce qui glisse sur la neige, l’eau ou l’air (surfer, parapentiste et base jumper accompli) n’est pas un nouveau venu

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Texte Laurent Molitor • Photos : DR dans le monde de la fabrication artisanale de skis. Très tôt, sa passion de la glisse l’amène à se pencher sur la conception de palins freeride. Il fait ses armes en tant que “ghost shaper“ pour Salomon US à l’époque du grand boom du freeride, avant de se lancer dans la fabrication elle-même une fois installé en France. S’en suivent différentes aventures pour de petites marques underground. Avec l’expérience acquise au fil des ans, Kevan sait ce qu’il veut quand il conçoit un ski et c’est tout naturellement qu’il lance enfin sa propre marque. Après quelques années de production uniquement sur commande, depuis deux ans une petite gamme est disponible pour le grand public, par le biais de son show room dans le 7.4 ou sur son site Internet.


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Good wood Rip’N Wud apporte une attention toute particulière au noyau. Le bois est soigneusement sélectionné avant d’être traité et séché dans un environnement contrôlé. À la suite de ce process, une deuxième sélection est faite pour ne retenir que les meilleures essences de frêne blanc, qui seront ensuite lamellées, assemblées et shapées sur place. Le meilleur moyen selon Kevan d’assurer un flex équilibré et identique d’une paire à l’autre. Les skis “Limited Edition“ disposent en plus d’une finition noyer américain, traité avec une huile biologique. Avec une production volontairement limitée à un maximum de 800 paires par an, l’accent est mis sur la qualité bien sûr, mais également sur l’écoute du client, afin de mieux coller à vos exigences. Gage de la capacité des skis de Rip’N Wud à tracer toutes les types pentes et n’importe quelle neige : deux Team riders seront en course sur le FQT cet hiver, le Suisse Claude Alain Reichenbach et le Français William Cochet.

Les skis “Limited Edition“ disposent en plus d’une finition noyer américain, traité avec une huile biologique

La gamme Rip’N Wud est composée de six modèles disponibles en deux finitions différentes, qui vont du All Mountain au Fat avec des largeurs allant de 84 à 111 mm au patin. De 920 à 1100 euros. + D’INFOS www.ripnwood.com / kevan@ripnwud.com Tel. +33 (0) 679 170 015 38 rue de Montréal, ZI Internationale 74100 Ville-la-Grand

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66 I artisans du ski

Un noyau signé Brotherwood est un subtil mélange de trois essences différentes, afin de limiter au maximum l’usage d’autres matériaux issus de l’industrie pétrochimique

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Le chant du bois façon Brotherwood Après un parcours scolaire classique « mais chaotique », Florian donnant priorité à la ride plutôt qu’au Bac qu’il passe en candidat libre, notre jeune haut-savoyard se lance dans une école d’ingénieur pour se spécialiser dans l’étude des matériaux. Et formaliser au passage sa passion pour le plus noble d’entre eux, le bois. C’est finalement son stage de fin d’étude qui achèvera de le convaincre qu’il a bel et bien trouvé sa voie. Il se retrouve chez Duret, fabricant mythique de skis puis de monoskis au début des années 80. Avec le célèbre Jean Phi Thevenod en maître de stage et l’opportunité de rencontrer d’autres industriels et artisans, difficile de trouver mieux pour apprendre le métier. La vraie aventure du shape commence pour Florian qui s’installe alors à Manigod (74) dans la cave à Reblochon de son grand-père ! À l’ivresse de glisser sur son propre matos se mêle plus tard celle de faire découvrir, partager les sensations uniques que procurent ses planchons. Florian, alors rejoint par Alan au détour d’un voyage slovaque, sacrifie son livret A et se lance dans l’aventure industrio-artisanale, avec une production qui culmine aujourd’hui à… 40 planches par an ! Il faut dire que Florian, aussi méticuleux qu’il est passionné, fait tout pour que ses snowboards se démarquent du reste de la production. À commencer par une sélection impitoyable des différentes essences de bois (dont la coupe s’effectue uniquement en période de pleine lune, moment où le bois continent le moins de sève et sèche donc au mieux une fois coupé). Le reste est à l’avenant, de la passion du temps, et encore du temps et de la passion. Pas de secret : chez Brotherwood, on ne compte simplement pas les heures passées à fabriquer votre swallow tail.

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Le Stradivarius des noyaux Un noyau signé Brotherwood est un subtil mélange de trois essences différentes, afin de limiter au maximum l’usage d’autres matériaux issus de l’industrie pétrochimique. Le robinier tout d’abord. Un bois dense, rigide et nerveux (les Indiens d’Amérique en faisaient des arcs) et également imputrescible. Idéal donc sous les carres ; ses caractéristiques mécaniques procurant l’accroche indispensable sur le dur, alors que son imperméabilité à l’eau garantit l’étanchéité en cas de petits chocs contre les cailloux. L’épicéa dit “de résonance“ constitue lui l’âme du noyau. Utilisé notamment en lutherie, pour la fabrication de manches de guitares, ce bois apporte la nervosité indispensable à la vie du noyau. Le cèdre rouge enfin. Une essence très légère, souple, avec une grosse stabilité dimensionnelle et facile à travailler. C’est surtout un excellent amortisseur de vibrations, qui sert d’interface entre le robinier et l’épicéa. Une alchimie naturelle qui garantit légèreté, accroche et pop, caractéristiques communes à tous les modèles signés Brotherwood. Le reste une question d’assemblage, de profilage pour obtenir le flex désiré, et direction la stratification, où fibres triaxiales, carres et semelles sont rajoutées avant le passage à la presse. D’où sortira un swallow unique : le vôtre ! La gamme se compose de swallows à partir de 990 euros ; de skis et télémarks à partir de 1290 euros. Un prix qui inclut un service après-vente individualisé.

+ D’INFOS www.brotherwoodsite.com / shaper@brotherwood.net Tel. + 33 (0) 450 027 566 Route des Futaies 74370 Villaz


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Les magasins labellisés adhèrent à la charte des magasins «montagne authentique» s Le magasin est présent dans sa station depuis de nombreuses années. C’est un acteur local très actif, animé par des personnalités fortes et compétentes. s Il est dirigé par des pratiquants passionnés des sports de montagne. s Les produits sélectionnés par le magasin font l’objet de la plus grande attention. Ils correspondent à des critères techniques rigoureux et à un rapport optimum technique/prix/compétitivité. s Il bénéficie des produits et de la communication «Sélection du Comité Montagne». s Le magasin participe aux programmes de fidélisation de clientèle. s Le magasin est engagé dans le programme d’Eco-Comportement. s La qualité du service est une priorité absolue et la satisfaction du client, un objectif permanent. INNER TW

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Il est constitué de professionnels ayant une parfaite connaissance des pratiques liées à la montagne. Ils ont sélectionné pour vous les produits les plus pertinents et les plus adaptés à votre pratique, se singularisant par leur technicité, leur performance ou leur rapport qualité-prix.

Eco-Comportement Twinner Twinner est engagé dans une démarche d’Eco-comportement, visant à réduire l’impact de ses activités sur notre environnement par le recyclage des skis et snowboards usagés*, l’utilisation de produits biodégradables et écologiques (sacs, produits de traitement, fart)…

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* Sauf stations non encore équipées de zone de recyclage de ce type de matériel.

Document non contractuel - Crédits photos : ©Piotr Morawski - ©Jeffrey van daele

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68 I artisans du ski

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Peter planche sur des shapes hautecouture Ça y est ! Après vingt-trois années passées en France (une fois de plus «à cause» d’une Française…) dont dix à fabriquer à l’unité de véritables œuvres d’art pour la glisse depuis Montreuil, Peter a enfin franchi le pas cet été. Il a quitté sans trop de regret ses lapins et son atelier d’ébénisterie du 9.3 pour emménager au pied des montagnes, à deux pas de Chamonix. Le temps d’affrêter deux semi-remorques pour transporter la presse et le reste de l’atelier, de mettre en famille d’accueil ses fameux lapins qui allaient lui inspirer le nom de sa marque, et direction Les Praz, pour s’installer dans une ancienne scierie, «Le moulin des Artistes», difficile de trouver lieu plus adapté à la poursuite de sa passion. Parcours éclectique donc pour cet Américain passionné de marqueterie et d’ébénisterie. Une double passion qui le conduit à se spécialiser dans le cintrage du bois, discipline ancienne et parfois mystérieuse où rien ne peut remplacer l’expérience chèrement acquise. Pour se changer les idées entre la fabrication de deux meubles sur mesure, Peter a alors l’idée d’utiliser sa connaissance du frêne et des formes pour se lancer dans la fabrication de skis “à l’ancienne“, en noyaux pleins, en lieu et place des traditionnels lamellés collés. Au fil des ans, il développe une technique unique, mêlant frêne et hickory ; deux essences traditionnellement utilisées dans la fabrication des skis avant d’être supplantées par l’arrivée des matières plastiques. Dix ans plus tard, à force de passion et d’acharnement, on ne présente plus les skis de Peter, plus que du sur-mesure, presque de l’art et de la haute-couture de la glisse ! Le doux parfum des essences « J’utilise cette technologie primitive du cintrage en la mariant avec les fibres les plus modernes et les colles les plus adaptées pour trouver un ride à la fois digne de nos ancêtres et crazy comme notre époque !  À part les collages et la structuration des semelles P-tex course, je finis tout à l’ancienne. Avec bien sûr des shapes modernes et adaptés au free ride, mes skis sont de vrais outils de montagnes. » Chaque paire demande évidemment beaucoup de temps de séchage et de fabrication. Après avoir choisi avec un soin extrême les différentes essences de bois, Peter les marie avec des fibres techniques tri-axiales et autres colles soigneusement sélectionnées, toujours avec le souci de n’en mettre que le strict minimum, pour laisser s’exprimer la qualité naturelle du bois.  « On en tire plein d’avantages pour faire des skis d’exception. Un contrôle de qualité extrême dans le choix de tous les composants, tout est   fait main avec des finitions naturelles façon ébénisterie, pour laisser vivre et respirer le  bois. L’antithèse de la voie industrielle tellement «en place» dans les finitions plastiques… ». Une fois de plus, le reste n’est qu’une question de temps… Cuisson longue et polymérisation douce pour une meilleure longévité de l’œuvre, qu’on a tout autant envie d’accrocher au mur que de faire glisser sur la neige, où les Rabbit on the Roof offrent un touché et un amorti à nul autre comparable. Après six mois de travaux et d’installation, le nouvel atelier est enfin prêt à vous accueillir, n’hésitez pas à aller rendre visite sur place à Peter, vous ne le regretterez pas (attention, prévoyez le carnet de chèques, vous risquez fort d’y passer commande d’une paire de Rabbit on the Roof…).

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L'idée de Peter c'est d’utiliser sa connaissance du frêne et des formes pour se lancer dans la fabrication de skis “à l’ancienne“, en noyaux pleins, en lieu et place des traditionnels lamellés collés La gamme présente plusieurs modèles allant du parabolique utilisable sur piste au fat taillé pour le Derby de la Meije en passant par deux skis femmes, sans oublier deux guns de snowboard dont un swallow tail. De 800 à 1200 euros. + D’INFOS Rabbit on the Roof www.rabbitontheroof.com / rabbitontheroof@aol.com Le Moulin des Artistes, 23 Chemin des Dailles Les Praz, 74400 Chamonix Mont-Blanc

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CES TROIS ARTISANS AINSI QUE D’AUTRE MARQUES ÉTAIENT PRÉSENTS

SUR LES ÉTAPES DE «L’ULTIMATE TESTS TOUR», L’EXCELLENT SALON DU

MATÉRIEL FREERIDE INITIÉ ET DÉVELOPPÉ PAR LES NON MOINS EXCELLENTS FRANCKY MORANVAL ET NIELS MARTIN.


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Oui, je m'abonne à SKITIME pour 1 an (4 numéros) et je joins mon règlement de 12 euros par chèque bancaire à l'ordre de FREEPRESSE. A renvoyer à : FREE PRESSE - Savoie Technolac, 18 allée du Lac St André - 73382 LE BOURGET DU LAC NOM________________________________________ PRENOM____________________________________________ ADRESSE________________________________________________________________________________________ _______________________________________________________________________________________________ CODE POSTAL________________________________ VILLE _____________________________________________ TEL________________________________________ EMAIL______________________________________________

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70 I arty ski

Charly Adam est connu comme le loup blanc dans l’univers graphique du ski français et il n’a de cesse d’y laisser traces de sa patte. Ski Time revient sur sa dernière collaboration avec Rossignol Textile... Propos recueillis par Franck Oddoux• Illustrations Charlie Adam Lunettes de soleil, fuseaux, pull-overs moulants, voitures d’époque, architecture et mobilier 1950-1970, l’univers de Charlie Adam exhale un esprit rétro enjoué. Au fil des ans, la patte de Charlie est devenu un véritable patrimoine savoyard et c’est tout naturellement que les marques font appel à lui dont la dernière en date, Rossignol Textile, pour sa gamme 1907. Entre bidules et croquis Charlie le chamoniard est aujourd’hui établi à Annecy où sa boutique installée rue de la Préfecture lui sert d’atelier. C’est dans un joyeux foutoir plein de bidules, d’affiches et de croquis

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que l’artiste conçoit désormais ses planches et reçoit les visiteurs avec son immuable bonne humeur. Un crayon dans une main, une souris dans l’autre, Charlie explique le déroulé de son travail. “Je « crobarde » sur des bloc-notes des ébauches très sommaires, mais passe très vite à l’ordinateur pour mettre en place les idées, la composition... Si l’idée est claire dans ma tête, tout se met assez vite en place sur l’ordi... C’est la partie sympa, ensuite vient le travail, bien plus long, de rendre tout ça vivant, joli, créer une ambiance, la lumière, la profondeur... Beaucoup de choix à faire, d’essais de versions différentes, savoir quand s’arrêter et ne pas aller trop loin dans les interminables détails...”


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72 I arty ski

Un respect mutuel entre la marque et le peintre…

Cocktail de nostalgie et de modernisme

Sa collaboration avec Rossignol Textile s’est mise en place tout naturellement et c’est comme par magie que les pièces de la gamme 1907 prennent place dans les illustrations de l’artiste. “Rossignol évoque pour moi une vraie marque de sport qui a participé à écrire l’histoire du ski depuis ses débuts. J’étais donc ravi qu’on fasse appel à moi pour apporter une nouvelle contribution à cette histoire, et flatté aussi qu’on apprécie l’approche rétro de mon graphisme, et son côté ‘classique’ audelà des clins d’oeil décalés...”, explique Charlie. Ce respect mutuel entre la marque et le peintre a débouché sur un résultat saisissant puisque les produits de la gamme s’intègrent parfaitement dans la composition des dessins. “le choix de mettre en scène les modèles en dessins plutôt qu’en photos permet peut-être d’accentuer l’esprit vintage recherché,” suggère l’artiste.

Pour Charlie, la gamme 1907 est une collection qui célèbre l’esprit Rossignol et s’établit spontanément dans l’offre du fabricant. “la gamme 1907 répond à une clientèle sportive qui recherche un certain retour aux sources, une authenticité, une tradition un peu classique mais sportive et élégante. et cette clientèle n’est pas forcément âgée. beaucoup de skieurs peuvent avoir envie de porter autre chose que des vêtements baggy et fluo pour skier... et pour l’après le ski aussi...” Au fil de la discussion, il apparaît que c’est le savant mélange de la nostalgie et du modernisme qui cimente la correspondance des univers de Charlie et de la gamme 1907. Point de mélancolie ou de spleen, place à l’imaginaire et à la rêverie. “Je pense que l’idée, c’était de rappeler aux gens que Rossignol ne date pas d’hier, que c’est une maison bien française, avec une longue et riche histoire qui a fait sa renommée. Même si la plupart de ses collections sont en plein dans les tendances actuelles et modernes, sa gamme 1907 est là pour rappeler que c’est une authentique marque de ski qui n’a qu’à puiser dans ses propres archives pour faire revivre l’esprit du ski des années 50, 60, 70... le petit coq bleu blanc rouge bien distinctif rappelle des souvenirs à tous les skieurs !”

Sa collaboration avec Rossignol textile s’est mise en place tout naturellement et c’est comme par magie que les pièces de la gamme 1907 prennent place dans les illustrations de l’artiste. S K I T I M E I L E m a g a z i n e G R AT U I T D U S K I I N U M E R O 5 5 / 5 6


françois K., radio slave, arnaud rebotini, discodÊine frivolous, dOP, mustang, naughty J, APM001, coma the national fanfare of kadebostany, french fries...


74 I anniversaire

JCDC,

LE HARD ROCKER DE LA MODE Castelbajac et Rossigol fêtent cet hiver leurs noces d’étain, dix années d’une riche collaboration qui aura bousculé la planète glisse. Propos recueillis par Franck Oddoux • Photos Arnaud Childeric / Kalice - Frédérique Dumoulin Depuis les premières tenues aux extrémités enflammées, en passant par les anoraks striés de drapeaux et les ensembles bleus nuageux, la griffe Jean-Charles de Castelbajac aura profondément influencé l’esthétique de Rossignol. Initié par Jean Holvoet, la collaboration entre le grand couturier n’avait rien d’un coup médiatique, elle marquait la volonté de Rossignol d’associer la liberté de la haute couture et les contraintes techniques des tenues de sport d’hiver. L’alliance de la mode et de la technique Un matin de février, alors que le soleil brille sur le half pipe des Jeux Olympiques de Salt Lake City, Doriane Vidal remporte une superbe médaille d’argent en snowboard freestyle, la première médaille française de ces dix-neuvième olympiades. Mais la jeune perpignanaise n’aura pas attendu la soirée de gala pour faire appel à un grand couturier puisqu’elle a réalisé sa course parée d’une tenue Rossignol signée Jean-Charles de Castelbajac. La collaboration du couturier parisien et du fabricant isérois sort

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au grand jour, dévoilant une nouvelle approche initiée par Rossignol, le mariage du luxe et du vêtement technique. Dix ans après les premières réunions entre Jean-Charles de Castelbajac et Rossignol, Magali Vauge, responsable recherche et développement textile, se souvient des grandes étapes de ce partenariat. “En 10 ans, nous avons toujours essayé d’apporter de l’innovation et d’être précurseur... Nous avons été les premiers à sublimer le Gore-Tex™, nous avions lancé les premiers Cocoon, les Light Down, les premières Soft Shell… En résumé, nous mettons toutes nos compétences techniques au service de sa créativité. En termes de graphisme, nous suivons son inspiration qui est sans limite... mais toujours fondée. Tout est très codifié. La majorité des graphismes et des couleurs font référence à des courants artistiques et musicaux. Par exemple pour la collection 02/03 nous avions utilisé le dragon de JM Basquiat. Les thèmes de Rossignol by JC de Castelbajac se sont de plus en plus rapprochés de son Prêt à Porter. Il nous apporte indiscutablement un côté fashion.”


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76 I anniversaire

L’inventivité, moteur de la collection Tenues camouflages ou disco électrique, combinaison Snowllywood, gaîté, malice, couleurs explosives, en dix ans Jean-Charles de Castelbajac aura fait pétiller son talent dans les collections Rossignol. Désormais, chaque année, le monde de la glisse s’impatiente de découvrir les nouvelles surprises de l’artiste. Et chaque année, JC/DC surprend. “La routine ne s’installe jamais car il est d’une créativité débordante,” confie Magali Vauge. “Les débuts de collection, les premières réunions en janvier sont toujours une fabuleuse aventure. Ensuite nous travaillons avec Caroline Ogier, sa collaboratrice styliste et super skieuse, pour mettre en place la collection. Premiers dessins et coloration en février, puis lancement des protos en mars, avril. C’est lui qui valide chaque étape. Il tient vraiment à suivre toute l’évolution de la collection.” Le mariage entre Rossignol et Jean-Charles de Castelbajac a ouvert la voie à des techniques devenues courantes, comme les imprimés en “all over” sur Gore Tex ou les jumelages entre les graphismes vêtements et skis. Cette collaboration aura aussi fait évoluer les mentalités vers un textile technique plus joyeux et assurément plus osé. Joyeux anniversaire ! 

La routine ne s’installe jamais car il est d’une créativité débordante

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78 I style

DOUDOUNEZ-VOUS ! Depuis trois saisons, la doudoune s’est de nouveau imposée comme un produit phare et indispensable, mêlant à merveille style, technicité et polyvalence. En 2011, l’offre se diversifie davantage et des modèles fleurissent pour toutes les envies. Ski Time vous offre un tour d’horizon... Par Laurent Molitor

On décode l’étiquette Ouate naturelle ou synthétique ? Duvet de canard ou duvet d’oie ? Plumettes ou duvet ? Pas facile de retrouver ses canetons, le garnissage des doudounes variant du tout au tout d’un modèle à l’autre. Petit brief technique pour ne pas se faire plumer et y voir plus clair sur les étiquettes. La ouate naturelle Elle correspond au duvet et plumettes prélevés sur les oies et canards. Les plumettes offrent tout le moelleux d’un confort surmesure, tandis que le duvet, en emmagasinant un important volume d’air, vous enveloppe d’une douce chaleur thermo régulée. Chaud, léger, respirant, compressible, le garnissage naturel est la matière première idéale pour la confection des doudounes. La perte de ses capacités en milieu très humide est son seul inconvénient. La qualité d’un duvet se paye également.

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En parlant de qualité, quel est le meilleur type de duvet ? Pour des oiseaux d’âge égal, le duvet d’oie a un meilleur pouvoir isolant, son rapport chaleur-poids est plus élevé et est donc à privilégier. Cependant, le duvet venant d’un canard plus âgé est meilleur que le duvet d’une jeune oie. Donc plus l’oiseau est mature plus son duvet sera performant… 90/10, 80/20… : ces chiffres correspondent à la proportion de duvet et de plumettes composant le garnissage. Avec une capacité d’isolation inférieure, les plumettes sont indispensables (en petite quantité) pour assurer la cohésion du duvet. 90% de duvet et 10% de plumettes : ces valeurs correspondent à un duvet de très bonne qualité. Cuin. Il indique le pouvoir gonflant du duvet (le volume occupé par une once de duvet, en cubic inches). Les valeurs typiques vont de 500 à 1000 cuin. Une valeur élevée correspond à un gonflant plus important et donc à une meilleure performance d’isolation.


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La ouate synthétique Les fibres synthétiques ont l’avantage, contrairement au duvet, de conserver leur pouvoir isolant lorsqu’elles sont humides, raison pour laquelle elles ont été créées. Si à leur création, on était loin des performances des produits naturels, la différence est de moins en moins flagrante aujourd’hui. De nouvelles matières isolantes synthétiques avec des structures à microfibres, révolutionnent le marché de la doudoune. Légères, douces, perméables à l’air et déperlantes, celles-ci n’absorbent pas l’eau, sèchent rapidement et permettent donc de rester au chaud et au sec quelles que soient les conditions climatiques. Le PrimaLoft®, le Polarguard® et le Thermolite® sont les trois concepts phares. Le PrimaLoft® a été développé par l’armée américaine dans les années 80 afin de trouver une alternative au duvet, perdant ses performances une fois mouillé. Structure à microfibres, l’isolation Primaloft® est réputée pour sa capacité à générer de la chaleur, à repousser l’humidité et pour sa compressibilité. Elle conserve une souplesse et un comportement proche du duvet. Le Polarguard®, moins connu, est formé de fibres synthétiques longues et dont l’enchevêtrement procure légèreté et gonflant, proche d’une ouate naturelle. Le Polarguard® est reconnu pour son exceptionnelle compressibilité et surtout pour une durabilité supérieure à la plupart des matériaux similaires. Le Thermolite® est une ouate en fibres synthétiques creuses presque aussi légère et compressible que le duvet, offrant de bonnes performances thermiques en milieu humide. Décliné en différentes versions plus ou moins chaudes (Thermolite® Extreme, Extra et Plus), respirantes (Thermolite® Active ) ou légères (Thermolite® Micro) en fonction du programme recherché Que choisir ? Il y a encore quelques hivers, la question ne se serait pas posée, le duvet naturel restant la matière isolante de référence. Mais chaque année, les progrès réalisés par les chimistes de l’industrie textile font que cette frontière s’atténue de plus en plus. Aujourd’hui, on peut tout simplement dire que le duvet reste le meilleur… Sauf quand le synthétique prend le dessus ! Le choix se fera donc en fonction de votre type de pratique… Et de votre portefeuille. En restant assez schématique, on peut dire que : Le duvet remplit tous les usages au mieux, du moment que vous n’évoluez pas en milieu humide. Les fibres synthétiques sont un bon choix pour les enfants en pleine croissance et pour tous les campeurs randonneurs (moins cher que le duvet et séchage rapide une fois mouillé). Aujourd’hui, le duvet continue de remporter le match en termes de poids, de compressibilité et durabilité dans le temps, alors que de son côté, la fibre synthétique remporte haut la main le match du rapport qualité prix. Et avec les meilleures de ces fibres (mais uniquement les meilleures !), il devient, pour un consommateur normal, de plus en plus difficile de faire la différence avec les plumes.

Chimiste L’eau ne pénètre pas dans les fibres synthétiques (elle reste dans le volume d’air entre les fibres), ce qui leur permet de rester efficaces même mouillées, et de plus, elles sèchent très vite. L’entretien est très facile, direct à la machine à laver. Les produits synthétiques sont totalement hypoallergéniques Votre portefeuille sentira bien la différence avec la plume. Moins compact et surtout moins léger que la plume, ce n’est pas l’idéal pour les obsédés de la course au gramme. Les fibres synthétiques cassent plus vite que les plumes, à usage égal elles vieilliront plus vite que la plume. Un vieillissement qui varie énormément d’une qualité de fibre à une autre.

Le duvet remplit tous les usages au mieux, du moment que vous n’évoluez pas en milieu humide.

POURQUOI LA PLUME À volume égal, aucune fibre synthétique ne peut battre le rapport poids/chaleur de la plume. La durabilité des caractéristiques dans le temps de la plume est pour l’instant incomparable par rapport aux fibres synthétiques. La compressibilité de la plume reste sans égal, ce qui en fait le compagnon idéal du globe trotter qui veut voyager léger en climat sec. • La plume perd ses propriétés calorifiques une fois mouillée, et surtout met très longtemps à sécher. Ne comptez pas utiliser une doudoune trempée dès le lendemain, une nuit ne suffira pas à la faire sécher. C’est pour cela que dans le cadre d’une utilisation intensive il faut prêter une attention toute particulière au tissu associé, si possible traité avec un produit déperlant (repoussant l’eau). • La plume nécessite un nettoyage à sec, les détergents et autres produits chimiques détruisant les caractéristiques d’isolation de la plume. • La plume, en dehors de celle labellisée Eldeven™ peutêtre allergène, surtout dans ses versions les moins chères, qui comprennent souvent des poussières et autres débris de fabrication. • La plume est chère, très chère. Dans le cadre d’une utilisation intensive, la plume est intéressante pour sa durée dans le temps qui rentabilise à terme l’investissement. Pour des activités occasionnelles, les variantes synthétiques sont souvent suffisantes.

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selection femmes 3 1 2

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01. Nike Vashi Down JKT W’s / 220 euros

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02. Protest Ashton Bomber W’S / 139,95 euros

03. Rossignol by Castelbajac 8

Angel Fire W’S / 650 euros

04. Norrona Lygen Down 750 Jacket W’S / 349 euros

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05. scott Caloosa W’S / 250 euros

06. Patagonia Pipe Down JKT W’S / 300 euros

07. The North Face Crimptastic Hybrid Jacket W’S / 219 euros

08. rip curl Eskimo Puffer / 100 euros

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selection hommes 3 1

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01. Salomon Symphony Down / 500 euros

02. Columbia Alaskan II Down Jacket / 229,95 euros

03. Sun Valley 8

7

Epidem (rĂŠversible) / 175 euros

04. Oakley Down JKT / 200 euros

05. orage B-Dog / 299 euros

06. Eider Olan / 250 euros

07. millet Down Alpine JKT / 250 euros

08. Bergans Sekken Down Jacket / 340 euros

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PHOTO : P. ROYER

www.millet.fr

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EL DICTATOR

“1ER FÉVRIER, PREMIÈRE SÉRIE DE PHOTOS DE LA JOURNÉE. CE MATIN-LÀ AU BRÉVENT, LE SOLEIL ÉCLAIRE LES CRÊTES ESCARPÉES TANDIS QUE LA VALLÉE DE CHAMONIX S’ÉVEILLE (LA MAISON DE KAJ SE TROUVE DANS L’OMBRE, JUSTE EN-DESSOUS DE NOUS). COMME À SON HABITUDE, KAJ DÉVALE CETTE CRÊTE À FOND, AVEC AGRESSIVITÉ, HISTOIRE DE SE METTRE EN JAMBE JUSTE APRÈS LE PETIT-DÉJ’. QUELLE SENSATION GÉNIALE, ET QUOI DE MIEUX POUR BIEN DÉMARRER LA JOURNÉE ? ” - CHRISTOFFER SJOSTROM

COPYRIGHT© SALOMON SAS. TOUS DROITS RÉSERVÉS. PHOTOGRAPHE : CHRISTOFFER SJÖSTRÖM. SKIEUR : KAJ ZACKRISSON. LIEU : CHAMONIX, FRANCE.

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