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N°58

FREE SKI MAGAZINE

REPORTAGE

Le son du silence dans les Alpes de Lyngen EXPÉRIENCE

Il était une fois des retours d’Est GROS PLAN

Freerando, l’état de grâce ! PORTRAITS JF HOULE va-t-il remettre ça

aux prochains X Games ?


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EDITO

Neige notre amour

L

e syndrome des «années sans neige» plane audessus de nos têtes tel le rapace attiré par le sang frais. En ce mois de novembre qui ressemblait à un mois de septembre, le sujet principal de discussion de tout bon skieur ne concernait certainement pas la baisse de Hollande ou la remontée de Sarkozy dans les sondages, ni même les soubressauts de notre euro international et encore moins la préparation du prochain plan de rigueur. Non, le skieur inquiet regarde le ciel, c’est tout, enfin son appli météo ! Pire, même les choses périphériques à la neige n’intéressent plus le skieur lorsque ça sent la pénurie de flocons, l’inversion de température, pire, le foehn. Dans ces conditions, rien ne l’excite plus, ni film, ni matos, ni event. Le nouveau ski Dupraz D2 ? Tout le monde s’en tape ! Les tests terrains d’avant-saison ? Boudés ! La couv du dernier skitime ? Ouais, bof ! La neige tombée dans les Alpes du sud, au-dessus de Nice ? OK, mais c’est

tout plat là-bas ! Il faut le comprendre, dans ces moments-là le skieur qui aime la neige se sent comme un chien abandonné au début des grandes vacances. En matière de ski, le flocon importe pour qu’il y ait l’ivresse. Sans neige point de salut ! Fermez le ban, envoyez les canons. Aux larmes skieurs citoyens... Quinze jours plus tard, tout le monde séchait ses larmes en regardant la neige tomber. Enfin elle était là ! Et avec le sourire des intéressés, excepté pour quelques stations qui s’étaient lancées dans des events de début de saison, notamment Val d’Isère et son beau Critérium. Perte d’exploitation sur le week-end avalin ? Deux millions d’euros diton. Si certains pensaient qu’on ferait des affaires en montagne sans or blanc, c’est raté. Comme disait ce sage de l’économie du ski, peut-être un politique ou un moniteur, je ne sais plus : «en station, le tout ski c’est fini, mais sans le ski tout est fini». Je ne sais pas vous, mais moi je vote pour lui. CB

© Scott / Dom Daher

EDITO

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SOMMAIRE

En couverture : Hervé Gouy par Stephane Godin

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SKI’s fait

- Le calendrier du FWT - Benoît Paris et ses skis qui sentent bon le sud - Le classement mondial des stations - Easy rider, une initiative originale des 3 Vallées

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18 PORTFOLIO

Dans l’objectif du photographe Patrice Scheyer

26 REPORTAGES

Le son du silence dans les Alpes de Lyngen

34 TRIP

Les frères Collet aux States.

38 PORTRAIT

JF HOULE va-t-il remettre ça aux prochains X Games ?

44 GROS PLAN

Freerando, l’état de grâce… Ou comment le freeride et la randonnée sont en train de jouer la réunification pour le meilleur de la pow pow !

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64 EXPÉRIENCE

Il était une fois des retours d’Est... Ou comment skier 50 cm de poudre alors que c’est la pénurie en Savoie.

70 TESTS

Sous-vêtements : la 1ère couche au banc d’essai.

78 SHOPPING 4

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NOTE DE L’EDITEUR

Si l’éditorial de notre Ski Labo 2012 a fait plaisir aux professionnels de terrain, il semblerait qu’il n’ait pas eu la même réception dans les offices de certains media internet. Tel Zorro, un ex Free Presse pourtant, a pris son «courage» à deux mains et a donc disposé ledit édito sur son face de book se pensant sans doute attaqué. Etonnement chez nous car notre Don Diego, lors de son passage dans notre équipe avait toujours refusé de s’intéresser au matériel de ski, un sujet trop bas de gamme pour sa plume aiguisée comme une épée espagnole. Or, il n’y avait bien sûr aucun Scud lancé contre ce site ou un autre, rien contre les «vrais» internautes ou à fortiori internet. Nous avons délaissé le minitel il y a peu, mais le web on aime en général. A travers ces quelques ligne dans Ski Labo, nous souhaitions simplement exprimer une mise au point consistant à dire qu’il pouvait arriver que certains commentaires d’internautes ne soient pas vrais pour qu’on se fasse une opinion objective sur un ski. J’aurais mieux fait d’être Bernardo ce jour-là ! Avec Zorro, on aurait fait la paire !

Bien sûr que le «consom’acteur» est respectable et nécessaire, évidemment que nous vivons dans une société où l’info est désormais horizontale et ne descend plus forcément d’en haut, pour autant la synthèse sur un modèle de ski fait appel à une culture de marques que chaque skieur, même lorsqu’il croit en la Tartiflette, n’a pas. Un bon test se doit de s’appuyer sur des comparaisons entre plusieurs skis de même catégorie, c’est donc un travail laborieux et de longue haleine, voilà ce que nous affirmions dans cet édito qui bizarrement a énervé les chantres de la liberté d’information. Free Presse ne défend aucune forteresse, nous n’avons aucune concession sur les essais skis en France, nous défendons seulement l’idée qu’en la matière la multiplicité de commentaires n’est pas forcément une aide à la décision. Il arrive même parfois que trop d’avis tuent l’avis et figurez-vous qu’il arrive même que des champions du monde de l’info ski attirant des milliers, que dis-je des millions de visiteurs (!), ne fassent pas vendre la moindre paire de skis en plus. On a beau empiler les chiffres d’audience, les triturer, découvrir qu’un beau jour le ski intéresse des «millions de visiteurs uniques» chaque mois et que malgré cet intérêt soudain le marché du ski reste stable, voire baisse légèrement, ou que les stations ne révolutionnent pas leur remplissage de lits pour autant.

e besoin d ’ont pas s n u , o e n n g e ainsi qu pos de la monta n : c’est alement ro o b p ti a lo s g in le g s d i et plu u d’ima repren i ses on, le sk i d’un pe ources lorsqu’il uer auss promoti ; d’évoq s . Et auss e .. e ne s d ir c u e u n s is it o r ra la e t/ ta F p tôt c’é t de cit ations e e et de faire en dire que plus hau ans plus d’inform ia, mais de neig miers à r é ix e re u re s d p q è ’o e o ti s d v u a le é q En m Zorro r méd ns été eur ; ou » alors ent de tion inte r à notre er que nous avo ves de Cabines tre servit ent et simplem compéti k ux et vo conseille rè m c o main p B d re ro e « o d u d tr u O p n lé d s t k on analyse viennen vre intitu giné par Franc rco, au le ssi l’ li a ro r ne sauri n p M u u i r s d u r rt e s a o Molito pt im uquin ins au qu’il s rco Siffr Laurent n conce notre bo tion lors x, au mo t sur Ma base d’u e sérieu d’inspira dition de ièremen u la é s q r rn l’ e ti u e s e rc s d li d u e a o ru s rs a im urn ce. de Ski T Robert lo n livret p travail jo faire à votre pla rubrique publiées dans u Molitor et René ’images est un orrani s le a p t t d s u n e e n g p Claude B re o les ima sélecti ue» ne par Lau e iq e n n it u U . r fa s u n n e o a «visit la sélecti rition, il y a dix ais là le pa atériel, m m ts de sa dis s te que les sérieux

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Pendant que certains se tournent les pouces,

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SKI’ S FAIT

Made in PAris Des skis qui sentent bon le Sud...

Vingt ans passent qui voient Benoît vendre du chasse-neige. A l’aube de la quarantaine, un nouveau virage. Sieur Pâris plie soigneusement sa tenue de moniteur, sort le tablier. Quitte la neige pour l’atelier. D’indépendant, il devient artisan. Affûte ses outils à bois. Tourne la page. Feuillete les bouquins techniques qui disent tout des matériaux composites. Ses œuvres d’art sentent bon le Sud : à Barcelonnette se pressent les happy few qui rêvent d’une paire hors pair. A partir de 1000 €, ces chanceux s’offrent le luxe ultime : le sur-mesure et l’inédit, version ébène de macassar ou érable moucheté. Contact : ski-bparis@club-internet.fr Myriam Cornu

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© Myriam Cornu

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SKI’S FAIT

Freeride World Tour 2012 C’EST PARTI POUR TROIS ÉTAPES

Le Freeride World Tour entame en 2012 sa cinquième saison. Après l’ouverture du circuit à Chamonix, une étape scandinave s’ajoute au Tour qui s’arrêtera  pour la première fois à Røldal en Norvège. La troisième étape du circuit aura lieu à Fieberbrunn, Autriche. Les meilleurs skieurs s’affronteront ensuite pour la finale sur le Bec des Rosses. Skieur à battre : Aurélien Ducroz, double champion du monde de la spécialité qui, en plus, a l’énorme avantage de ne pas prendre la grosse tête. Gentleman skieur !

Les étapes du Freeride World Tour 2012 (FWT) 1. Freeride World Tour, Chamonix Mont-Blanc 2012 by Swatch Dates: 21- 27 Janvier ; Lieu : Chamonix (FRA)   2. Freeride World Tour, Røldal 2012 by Swatch Dates: 25 Février - 02 Mars ; Lieu : Røldal (NOR) 3.Freeride World Tour, Fieberbrunn 2012 by Swatch Dates: 09 -16 Mar ; Lieu : Fieberbrunn (AUT)

© FWT

4. Freeride World Tour, Verbier 2012 by Swatch Dates: 24 Mars- 01 Avril ; Lieu : Verbier (SUI)

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Les étapes du Freeride World Tour à Rosa Khutor (RUS) et en Amérique du Nord sont sous réserve de confirmation.


ND

A ROLL N I V KE


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© B.Koumanov / La Plagne

La Plagne, la première station mondiale en termes de chiffres d’affaires. Une position bientôt contestée par Chamonix et la Compagnie du Mont Blanc qui vient d’acquérir les remontées des Houches.

Les 10 plus grosses stations du monde

5 SITES FRANÇAIS DANS LE CLASSEMENT Selon Laurent Vanat, un Suisse spécialiste de données chiffrées sur les stations de ski internationales, 46% des 400 millions de visites skieurs recensées dans le monde se font à destination des Alpes (essentiellement France, Autriche, Suisse, Italie), soit le double des visites de skieurs dans les stations US. Dans son classement des stations, Laurent Vanat indique que cinq françaises figurent parmi les dix plus grosses au monde sur les plans fréquentation et chiffre d’affaires... So good !

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Le top 10 La Plagne Skiwelt Wilder Kaiser Les Arcs Courchevel-Méribel/Mottaret Kitzbuhël Ischgl Saalbach L’Alpe d’Huez Whistler-Blackcomb Val Thorens


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© Les 3 Vallées

SKI’S FAIT

Easy rider

LE BAL DES DÉBUTANTS SELON LES 3 VALLÉES Le ski c’est facile ! Pour les spécialistes, c’est une évidence... Mais pas pour le grand public qui se fait toute une montagne d’apprendre à glisser. C’est ainsi que Vincent Lalanne, directeur de l’association des 3 Vallées, a osé cette opération judicieuse qui consiste à s’engager à suivre une famille souhaitant s’initier au ski. Un casting a ainsi été organisé cet automne, c’est la famille Boutry, de Montélimar, qui a été sélectionnée pour relever le défi. Les parents, Elisa et Yves (en photo) ainsi que leurs deux enfants, Judith et Maxime, ont attaqué les cours à Val Thorens le weekend du 10 décembre. Ils passeront ensuite leurs premières vacances de Noël au ski à Courchevel, puis les vacances de février aux Menuires et profiteront de week-ends à La Tania, Brides-les-Bains et Orelle. Ils couronneront leur aventure en participant au rallye « 3 Vallées Enduro » à Méribel, lundi 9 avril. Afin de suivre les progrès de chacun, les différentes sessions d’apprentissage seront filmées puis diffusées à des fins d’encouragements pour les autres. Une idée comme on aimerait en voir plus souvent...

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LE

ond SKI’S FAIT

É dI T o RI a L

Fluid Photo Annual 2012 208 pages de ski collector Changement de formule pour Fluid qui revisite le concept de magazine de ski haut de gamme pour évoluer en version Yearbook 100% Collector. Un seul numéro par an, avec plus de pages, plus de photos, plus de vernis sélectif pour un Fluid XXL à dévorer et conserver dans sa bibliothèque. Fluid Photo Annual compte 208 pages dédiées à une année de ski en images par les plus grands photographes de la planète glisse. En Kiosque depuis le 10 décembre ou sur wwwfreepresse.com Avant d’arriver au “Final Cut“ du Photo Annual 2012 et ses quelques 187 images publiées, (hors partie historique, qui sont elles issues de précédentes sélections tout autant impitoyables) ce sont pas moins de 23591 images qui après réception ont été sélectionnées, triées, re-sélectionnées, pour illustrer une année de ski en images, soit à peine 1% des images reçues. Une sélection draconienne et parfois difficile pour retenir moins d’un pour cent des images visionnées... Un faible pourcentage de publication pour la cinquantaine de nos principaux collaborateurs, mais facilement accepté par ces “masters photographes“ qui partagent la même passion que Fluid. Celle de l’image intemporelle, à dévorer sans modération et à conserver pour les prochaines générations !

Franck Castagna par Guillaume le Guillou The original Photomagazine

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NUMERO 58 PHOTO ANNUAL 2012 - Volume 31

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208 PAGES DE SKI COLLECTOR le plein d’images de la planète ski ▸▸ ▸▸ ▸▸ ▸▸ ▸▸ ▸▸

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Feelings Une photo, Une histoire ▸▸ Fast&Furious skiers CUp An i superFly AntArCtiCA ▸▸ skiliFe JUlien regnier-lAfforgUe Fanatik kAJ ZACkrisson ▸▸ FoCus sCott serfAs, photogrAphe de l’Année Film seCtion grAnd ski soUs toUs les Angles Fusion onZe sUperskiers : seth, tAnner, CAndide, toUs les gUrUs FluiD Files hot dog, glen plAke, roAd trAin, film seCtion sUrf, Best Covers

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PORTFOLIO

Made In Switzerland Sessions au «Pays de la Vallée»

C’est chez lui, en Suisse, que Patrice Schreyer aime shooter avec «ses» riders. Peu peuplé par rapport à sa superficie, ce super spot laisse place à d’immenses espaces vierges et sauvages, le coin rêvé pour un photographe qui aime la nature et le large... Photos : Patrice Schreyer

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Christophe Zufferey, Zinal

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PORTFOLIO

Camille Germann, Zinal

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Christophe Zufferey, La Tsoumaz

Camille Germann & Sam Melly, Zinal

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PORTFOLIO

Floriane Boss, Chasseral

Floriane Boss, Chasseral

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Quentin Willemin, Grimentz

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PORTFOLIO

Camille Germann, Zinal

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Camille Germann, Zinal

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REPORTAGE

SOUND

OF SILENCE

Le son du silence dans les Alpes de Lyngen

Je monte à peaux de phoque, l’esprit bercé par ce rythme répétitif. Un son inattendu, à proximité, me fait sortir de cette transe. Je me demande bien de quoi il s’agit, d’autant plus que les lieux sont complètement déserts, je n’ai pas vu la moindre trace de skieurs sur cette montagne aujourd’hui. Un immense troupeau de rennes surgit devant moi et nous sommes aussi surpris les uns que les autres. Quelle belle combinaison : observer la vie sauvage en pratiquant mon sport favori, immergée dans ce paysage magique… Texte : Julie Nieuwenhuys, Caroline van’t Hoff

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Photos : Graham Austick, Caroline van‘t Hoff


Les montagnes plongent dans la mer sans aucun son si ce n’est celui du silence...

Du ski dans les régions arctiques

Lors d’un précédent voyage en Norvège, je m’étais laissé dire que la randonnée dans les Alpes de Lyngen était considérée comme l’expérience ultime du ski dans ce pays. J’ai gardé cette idée derrière la tête, et au début de mai, elle s’est définitivement concrétisée lorsque je me suis envolée, en compagnie de ma copine de ski Caroline, vers la ville la plus septentrionale de Norvège, Tromsø. Dans l’avion, nous avons le droit à un avant-goût de ce qui nous attend. Tout autour de nous, des montagnes plongent dans la mer et je n’ai jamais rien vu de semblable à ce paysage. Nous sommes prêtes à vivre une aventure dans cette

région isolée, située à 150 km au nord du cercle polaire, à la même latitude que la Sibérie et l’Alaska.

Une pension pour personnes âgées devenue spot de freeride. Pour rejoindre le cœur des Alpes de Lyngen, nous traversons des paysages totalement déserts, au son des mélodies de Bon Iver, parfaitement en harmonie avec ces incroyables chaînes de montagnes. De temps à autre, nous passons près d’un de ces typiques abris en bois rouge devant lesquels le poisson sèche sur des échafaudages spéciaux. La proximité du pôle nous permet de ne pas nous soucier de la

tombée de la nuit : au mois de mai, le jour dure presque 24  heures au nord de la Norvège. Nous arrivons dans le village de Lyngseidet, si minuscule qu’on y trouve ni boulangerie ni café. Nous dormons au Magic Mountain Lodge, qui jusqu’à l’année dernière abritait des personnes âgées. Le lodge vient d’ouvrir ses portes, et il est tenu par un jeune couple scandinave plein d’enthousiasme, Henrika et Patrik. L’atmosphère est très chaleureuse à l’intérieur. Un feu brûle dans la cheminée et des groupes de skieurs habillés de couleurs vives mangent de bon appétit. Nous nous installons sur le balcon, et jumelles à la main, nous observons nos itinéraires des

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REPORTAGE

Ici, les skieurs viennent chercher plus que de la poudreuse ou «envoyer du lourd». Ils viennent prendre aussi un grand bol d’air dans le cerveau.

prochains jours. Le choix est immense, et nous nous décidons pour le mont Rørnestinden, à l’altitude incroyable de 1083  m  ! Nous allons devoir faire son ascension par nos propres moyens, car il n’y a aucune remontée mécanique dans les Alpes de Lyngen. C’est le moment de se souhaiter une bonne nuit…

Chaque virage se mérite Après un petit-déjeuner très simple devant une vue magnifique sur le fjord, puis une descente plutôt accidentée vers le pied de la montagne, nous pouvons attaquer la montée. Nous collons les peaux et commençons notre ascension à travers une forêt de bouleaux aérée. La neige est détrempée, car la randonnée débute au niveau de la mer. Les sommets atteignent 1000 à 1800 m, et l’oxygène est donc plus dense que sur les crêtes alpines, ce qui permet de garder son souffle. Tout en traçant, je me retourne constamment tant la vision de l’éclatante blancheur des montagnes sur le fond bleu profond des

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«

au loin. Nous nous guidons fjords m’enchante. Cette vue enfin nos grâce à ce son, mais il s’agit apporte une toute nouvelle en réalité d’un groupe de dimension à l’ambiance premiers du ski, plus intense que virages bien rennes en quête de mousse. Ce troupeau appartient tout que j’ai pu ressentir auparavant. Je me sens toute mérités dans au peuple indigène sami, qui suit les itinéraires petite devant ces montagnes cette neige qui sont là depuis toujours, de printemps migratoires de ces animaux. et je suis envahie par la Au printemps, ceux-ci se beauté et l’immensité de typique de la dirigent vers la côte qui leur offre une nourriture notre mère la terre. Jamais Norvège. » je n’avais éprouvé une telle plus abondante. Après cette sensation, qui ne peut se traduire qu’en rencontre spéciale, nous apprécions évoquant un grand souffle d’air dans le enfin nos premiers virages bien mérités cerveau. Normalement, je ne pense qu’à dans cette neige de printemps typique la poudreuse et à « envoyer du lourd. » de la Norvège. Encore un virage et je Et là, je suis simplement heureuse de vois des montagnes immémoriales l’absence de remontées et de dessiner surgir des profondeurs d’un fjord d’un notre trace, seule dans les montagnes. bleu étincelant. J’inspire intensément Je commence à apprécier ce principe l’air salé et me prépare à une descente consistant à gagner un par un chaque à couper le souffle. Je me lance… skier virage de la future descente. Après au milieu des étendues marines est la quelques heures la météo change, raison pour laquelle je suis dans les il neige et un vent violent se met à Alpes de Lyngen ; c’est l’endroit le plus souffler. Il est vraiment temps d’attaquer magnifique que je n’ai jamais vu. Nous la descente. La visibilité s’effondre, et dévalons la pente, totalement satisfaites nous entendons une cloche de vache et nous savourons chaque seconde.


Classique aurore borÊale dans ce coin septentrional du monde. Une illumination de plus pour les Alpes de Lyngen, l’un des plus beaux endroits du monde selon Julie et Caroline, les deux reporters.

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REPORTAGE

L’esprit de Lyngen ? Tout est là !

Le grand luxe du Lyngen Lodge Jusqu’ici, ce séjour a été extraordinaire, mais le meilleur est encore à venir. Il est temps de nous laisser gâter au Lyngen Lodge, où nous avons la chance de passer nos dernières nuits. Le Lyngen Lodge est un gîte haut de gamme dans le style norvégien traditionnel, où vous pouvez chausser vos skis juste devant la porte. Nous nous sentons vraiment chez nous dans ce lodge chaleureux et élégant. Le personnel souriant s’occupe vraiment de tout, et tout ce dont vous pouvez rêver et à votre disposition. Les chambres sont douces et accueillantes, la nourriture est délicieuse et il y a même des scones tout frais au retour de la randonnée. La bibliothèque est pleine de livres et de films sur le ski dans l’Arctique. Après une journée intense d’efforts au grand air, la seule chose que vous souhaitez, c’est de transpirer dans le sauna puis de plonger dans la baignoire chaude, avec une vue fantastique sur le fjord. Graham Austick, le charmant propriétaire, nous attend à notre arrivée.

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Assis sur le confortable canapé, il nous raconte comment il a eu cette idée de construire un lodge ici, au milieu de nulle part. « J’en suis certain, ce n’est pas moi qui ai choisi l’emplacement du lodge, mais c’est lui qui m’a choisi. Lors de l’un de mes premiers séjours de ski à Lyngen, cet espace ouvert à proximité du fjord a attiré mon regard. J’ai pris quelques photos avec mon appareil que j’ai perdu le même jour, mais qui a été retrouvé dans la montagne par un skieur norvégien. Il avait reconnu le bateau sur lequel mes invités et moi étions installés, et a ramené l’appareil. Étonnante coïncidence, cet homme était le responsable du plan d’aménagement de la région. Et le reste est entré dans l’histoire  » conclut Graham de son ton modeste et séduisant.

Le son du silence Malheureusement, les températures élevées de la journée précédente et de la nuit ont transformé la neige en glace pilée, parfaite pour un mojito mais pas pour une sortie à ski. Les invités au

Lyngen Lodge ne savent jamais où ils vont faire leur trace quand ils partent, car la devise de Graham est : « chaque jour nous allons vers la meilleure neige des environs  ». Cela peut signifier traverser le fjord dans le bateau du lodge, « The spirit of Lyngen  », ou faire l’ascension des sommets juste derrière le lodge. Aujourd’hui, nous effectuons un petit déplacement en voiture vers le Sorbmegaisa (1250  m). Nous remontons lentement une vallée splendide en suivant Graham, et soudain le ciel s’éclaircit. Le panorama est stupéfiant, et nous pouvons même voir la mer libre à distance. Pendant l’ascension, la magnifique beauté du paysage me donne la chair de poule. Caroline me semble dans un état similaire. Normalement nous sommes euphoriques et remontées à bloc quand nous skions. Aujourd’hui nous sommes plus calmes et très attentives au son du silence. La sérénité du paysage nous submerge et cette magie est presque miraculeuse. Le silence nous amène paix et tranquillité d’esprit.


Laila Peak 6069 m, Pakistan

INSPIRÉ PAR

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REPORTAGE Après cinq heures d’efforts, une corniche immense apparaît, telle que nous l’avions découverte sur des photos. On pourrait penser qu’après une telle ascension nous aurions besoin de quelque repos avant le retour, mais c’est exactement le contraire. Cette vue fantastique, et le vent fort nous poussent à attaquer immédiatement la descente. La montagne semble s’enfoncer directement dans l’océan, et cette envolée de 20  minutes justifie chaque seconde des cinq heures d’ascension. Pendant ces minutes, je suis l’être le plus heureux du monde  : plonger à ski vers la mer est une expérience absolument unique.

Aurore boréale De retour au lodge, nous revivons notre journée dans le jacuzzi tout en appréciant une bière glacée. Alors que mon regard flotte au-dessus du fjord, je me rappelle ce que Graham nous

«

a dit sur les multiples Ces vapeurs qui dure des heures sans que l’astre du jour ne disparaisse facettes du paysage lors des changements de violettes et jamais. Si vous venez au lumière. En raison de la vertes sont Lyngen Lodge pendant cette période, vous pourrez faire des position septentrionale considérées randonnées « nocturnes » pour de Lyngen, il est possible, vivre ces intenses sensations avec un peu de chance, comme l’un de voir des aurores des plus beaux du soleil de minuit. boréales pendant les mois d’hiver. Ce phénomène spectacles Après ce séjour fantastique, météorologique est une naturels sur c’est avec un peu de tristesse vision haute en couleur que nous disons au revoir à Graham, au personnel et au que l’on peut parfois la terre. » voir danser dans le ciel pendant la lodge. Graham nous avait expliqué dès nuit. Ces vapeurs violettes et vertes les premiers jours qu’il s’agissait d’un sont considérées comme l’un des plus endroit exceptionnel ayant un impact beaux spectacles naturels sur la terre. extraordinaire sur ses visiteurs, et nous À partir du mois de mai, il est possible ne pouvons que l’approuver. Nous de voir le soleil de minuit. Pendant ces avons écouté le son du silence dans les quelques semaines, le soleil ne descend Alpes de Lyngen, et nous en sommes jamais sous l’horizon. Il illumine alors profondément bouleversées. Sur le des panoramas incroyables dans un chemin de la civilisation, tout ce qui jour permanent. Vous pouvez comparer nous reste à faire est de contempler le cette expérience à un coucher de soleil paysage avec un immense sourire.

Conseils pratiques Périodes conseillées

Où loger ?

Ça dépend de ce que vous désirez faire, et bien sûr des conditions locales. Si vous arrivez tôt dans la saison (décembre à mars), vous avez de grandes chances d’apercevoir une aurore boréale. Vous trouverez la meilleure poudreuse au mois de mars, et pour une combinaison de neige de printemps et de poudre, venez à la mi-avril. Après la mi-mai, vous verrez le soleil de minuit.

Pour une expérience extraordinaire, nous recommandons un séjour d’une semaine au Lyngen Lodge. Si vous préférez être indépendants, le Magic Mountain Lodge sera peut-être plus adapté. Une troisième option consiste à louer une « hytte » une vieille maison de pêcheur meublée, en général située sur les rives du fjord.

Liens

• Lyngen Lodge : www.lyngenlodge.com Téléphone : (+47) 476 27 853 • Magic Mountain Lodge : www.facebook.com/pages/MagicMountain-Lodge-Norway/107667945982989 • Pour louer une cabane : www.sorheim-brygge.no

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Photo credit: P. Royer - EIDERŠ


TRIP

Collet-xion from Colorado Après un été à s’entraîner sur du synthétique, les frères Collet et leur bande de potes sont partis sur les pentes enneigées du Colorado pour envoyer des tricks et revenir en France au top de leur forme. Retour en images sur ce trip de la Picture family. Photos : Sandy et Andy Collet /

Texte : Christophe Brunet

20 novembre au petit matin, départ pour les US pour les jumeaux Collet, Andy et Sandy, accompagnés par Julien, Julos et Dylan. Après 30 heures de voyage, le camp de base s’établit à Breckenridge, au pied d’une station à plus de 3000 m où la neige est au rendez-vous. Après quelques day off c’est la découverte du nouveau park de Breckenridge et de Keystone où les tables et les rails ont la préférence de la bande de frenchy : en résumé le top pour rider entre potes et travailler ses tricks. En préparation, le double cork 10 et 12 et le double flat : du lourd ! La bande s’est aussi agrandie un moment avec un petit jeune qui monte dans le freeski et qui fait aussi partie de la family Picture : Antoine Adelisse qui se prépare pour les X Games Europe.

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SOMMAIRE TRIP

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Début de saison mouvementée

Ce trip aux US, c’est aussi pour les jumeaux le début de leur saison où ils vont sans cesse bouger pour découvrir de nouveaux spots : l’expression même de la liberté ! Pour 2012 leur objectif se tourne plus sur la production de films et des compétitions comme l’Urban Plagne qui associe ski et images. Ils espèrent bien réussir à accrocher un nouveau award à l’IF 3 Europe pour la deuxième année consécutive. Pas de grande compétition au programme, mais davantage une volonté de faire de belles images, de faire rêver avec une orientation qui sera plus backcountry ; on verra donc moins les jumeaux dans les park cet hiver, mais ils n’ont pas encore fini de nous étonner ! Autre projet pour les années à venir : une collaboration encore plus poussée avec leur partenaire Picture. Les frères font déjà partie de la family et pour 2012 et 2013 une série pro model version tall, très typée freeski, sortira : la Collet-xion avec tee shirt et sweat puis une gamme technique. Une corde de plus à leur arc pour ces Brothers qui adhérent totalement aux valeurs de la marque : rider, partager, protéger. En attendant le trip se poursuit …

Picture, le sponsor des frères Collet, marque des points cette saison : des gammes toujours plus écologiques et techniques avec une membrane biocéramique ; des revendeurs à travers toute l’Europe et en Russie ; bref la Picture family s’agrandit avec des riders comme Sandy Collet ... www.picture-organic-clothing.com

Les Collet brother en resumé Andy - 1er Nokia FISE (Festival International des Sports Extrêmes) en 2007 - 16ème AFO (Austrian Open compétition International) en 2009. Sandy - Double vainqueur de l’Ebouelle contest 2009-2010 - 2ème Urban Plagne 2011 Andy & Sandy 1er IF3 2011 section Best Skitape European.

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JF Houle

© Stef Candé

va-t-il remettre ça aux X Games 2012 ?

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Marrant, sympa, déjanté - en un mot Québécois pure souche branché sur du haut voltage - Jean-François est toujours associé à quelque chose d’exotique, qu’il s’agisse d’un contest pulvérisé ou d’une soirée taillée en pièce. Avec toute la bonhomie propre à nos drôles de cousins nord-américains, il aime ‘innover’ sur ses skis. Ce qui, bien évidemment, a le don de faire craindre le pire aux syndics immobiliers de toute la province, ainsi qu’à tous les services de voiries des villes enneigées. Si ses adversaires nord-américains savent à quoi s’en tenir depuis qu’il sévit à travers tout le continent, c’est en Europe qu’il a décidé de glaner sa plus belle victoire en remportant les derniers Euro X en slopestyle. Cela dit, on aurait pu s’en douter tellement JF est capable du meilleur quand il s’agit de démonter un parcours avec style. elles il a participé. C’est ce qu’on peut appeler de la régularité, ou du talent, c’est selon. À condition de l’asséner de questions à coups de barres de fer. Interview... Propos recueillis par Antoine Grospiron

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© Felix rioux

PORTRAIT


Justement, racontes un peu ton enfance au Québec. Le hockey, les hivers, les caribous, les bûcherons... les filles au printemps… toute la panoplie de nos clichés français quoi… JF : Mon enfance à Québec…Hahahhah ! Et bien, l’été on bûchait des arbres toute la journée ou on chassait le caribous. L’hiver, on se battait sur la glace avec nos crosses de hockey comme vous dites les Français (là-bas ils disent bâton de hockey, NDLR) et, au printemps, c’était toujours la bonne petite période d’accouplement ! Hahahah ! Non, en vérité, l’hiver, tous mes amis jouaient au hockey alors que je manquais des jours d’école pour aller skier en famille. C’est comme ça que tout a commencé.

Tu es donc d’une famille de skieurs ? JF : Si on veut. Mais parents ont toujours skié pour le plaisir, mais pas à un niveau compétitif. C’était l’activité familiale ! Comment as-tu commencé le ski, dans quelle discipline et comment en es-tu venu au freestyle ? JF : Premièrement, je viens de Drummondville au centre de la province de Québec. Les premières montagnes sont à 1h 30 de route minimum, donc c’était pas trop accessible. Mes parents m’ont inscrit dans un club de ski à but non lucratif et je skiais tous les we. On partait dans un bus d’école jaune le samedi matin de Drummondville pour rejoindre Stoneham, et puis on revenait le soir. C’est grâce à ce club que j’ai appris à skier. Au début je n’aimais pas trop, mais j’ai fini par y prendre goût et mes parents ont loué un condo là-bas. J’aimais bien skier dans les sous-bois et me faire des chalenges avec les amis. J’ai toujours voulu être dans l’équipe de bosses, mais c’était trop dispendieux (vous l’aurez compris, coûteux en québécois, NDLR). Je me suis mis à construire des jumps en bas des pistes, à faire des 540 et à poser en switch parce que personne ne le faisait. Voilà comment j’ai commencé !

© Felix rioux

Tu t’es entraîné cet été, tu as un titre à défendre aux X Europe ? JF : Oui, après avoir passé un été de fou à skier à Whistler, aux 2 Alpes et à Tignes, j’essaie de me maintenir en forme en faisant du water jump, de la marche et de la salle. J’ai aussi passé la dernière semaine en camp d’entraînement de trampoline au Skyrider de Toronto avec l’équipe canadienne de slopestyle. Sinon, j’essaie aussi de profiter du dernier temps off avec ma famille et mes amis du Québec. Ça fait du bien !

Wall ride de la mort au Québec.

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PORTRAIT « Presque un pipe mais non... »

Pourtant j’ai lu quelque part que tu avais fait des bosses. JF : En fait, je me rappelle avoir déjà écrit que je faisais des bosses, mais c’était pour être plus crédible. En fait, je m’infiltrais en douce dans l’équipe de bosses qui s’entraînait à Stoneham puisque je n’avais pas d’argent pour intégrer le club. Est-ce que tu avais une idole du ski quand tu as commencé ? JF : Les plus grosse influences que j’ai eu, c’étaient les 3 Phils, là, juste autour de moi, au Lac Beauport (Larose, Bélanger, Dion, NDLR). Et puis JP Auclair qui ridait a Québec. Après, mes idoles ont toujours été Tanner Hall, JF Cusson et l’autre là, qu’est juste a côté de moi dans mon salon : Candide Thovex ! J’aurais jamais cru ça ! Comment va Candide ? Qu’est-ce qu’il fait par chez toi ? JF : Candide va super bien ! Il es venu à Stoneham pour s’entraîner sur les water jump. On a passé une semaine ensemble à faire du trampoline et c’était super cool. On a bien progressé.

Le slopestyle aux J.O, ça ne t’inquiète pas pour le newschool ? JF : Je suis pour le newschool aux J.O, mais seulement si la F.I.S ne prend pas trop le contrôle et n’établit pas trop de critères (NDLR : c’est une utopie ça non ?). Sinon, on risque de perdre l’identité de notre sport qui, à la base, est d’avoir du plaisir sans trop de règles. Mais sinon, c’est clair que les Jeux sont une source d’inspiration et qu’ils représentent un nouvel objectif et un nouveau challenge. Par contre, si je dois changer ma vision du newschool pour me rendre aux J.O, c’est clair que j’arrête tout de suite. Pour moi, ce n’est qu’une compétition parmi tant d’autres, rien de plus. Tu es donc déjà membre de l’équipe canadienne, comment ça se passe et comment s’effectuera la sélection ? JF : Oui, je fais maintenant partie de l’équipe de slopestyle canadienne et, pour l’instant, je n’ai rien eu à faire avec la F.I.S. Ils se sont servis du classement général de L’AFP (Association of Freeskiing Professionals, NDLR) pour me sélectionner. J’ai une petite crainte que les choses ne changent, mais on verra bien. En tout cas, pour l’instant, je suis bien content parce que la Fédération Canadienne est assez souple et nous laisse décider beaucoup de choses. Et puis je trouve qu’on a un bon team avec Alexi Godbout, TJ Shiller, Kaya Turski, Kim Lamare, Phil Casabon, Ian Cosco, Maude Raymond, Jessica Wral et Charle Gagnier. Pas mal 7 caribous sur 10 !

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Je suis pour le newschool aux J.O, mais seulement si la F.I.S ne prend pas trop le contrôle et n’établit pas troP de critères.

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© Felix Rioux

Où t’entraînes-tu quand tu n’es pas sur les routes ? JF : Il n’y a aucun endroit où je peux vraiment m’entraîner au Québec, alors je passe le temps que j’ai entres les compétition à Breckenridge ou Keystone. Mais cette année ce sera différent puisque j’ai décidé de passé la saison a Mammoth parce qu’on a aucune table pour s’entraîner au Québec, ni même dans tout le Canada !

© Felix Rioux

Des nouvelles du tournage avec Quik ? (Qui tente rien n’a rien, comme dit l’adage). JF : J’ai pas trop d’info. Faut en parler avec lui !


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PORTRAIT Pourquoi tu es meilleur quand les conditions sont mauvaises ? C’est à force de t’entraîner dans le rude hiver canadien ? JF : On ne peut pas mettre ça sur le dos des entraînements au Canada, puisque je m’entraîne surtout dans le Colorado ! Je ne sais pas. J’arrive à bien m’adapter et à modifier mes runs en fonction de la température. Et puis Swix a toujours été un bon partenaire pour la préparation de mes skis...

«J’ai eu la chance de créer mon propre ski de A à Z comme j’en avais toujours rêvé.»

Ça fait longtemps que tu shootes pour Level 1 ? Comment ça a commencé ? Tu as fait beaucoup de films avec eux ? JF : Je shoote avec Level 1 depuis quelque années. J’ai toujours aimé ce qu’ils font et jai toujours eu une bonne relation avec le producteur Josh Berman. Je pense qu’il apprécie que j’organise toujours mes sessions de tournage avec eux. Que se soient mes segments dans Turbo, Eye Trip ou After Dark, j’ai tout organisé. J’aime vraiment pouvoir faire mes propres trucs dans ma ville, à Québec.

Qu’est-ce qui t’a décidé à signer chez Coreupt ? Tu as des projets particuliers avec la marque ? JF : Rejoindre Coreupt, c’est l’opportunité que j’attendais depuis longtemps. C’est une petite société qui va grandir d’année en année avec l’influence des riders. J’ai eu la chance de créer mon propre ski de A à Z comme j’en avais toujours rêvé. Et puis je suis content de pouvoir m’exprimer avec eux en français. Je trouve que c’est un plus.  J’y crois à fond et je m’entends très bien avec tout le team. Je suis aussi super content d’être team mate avec mon bon copain Richard Permin. Ça sent la connerie !

Tu participes au montage de te segments ou tu n’as pas forcément le temps ? JF : Non, je n’ai jamais vraiment participé au montage de mes segments. Le problème c’est effectivement un manque de temps et je le regrette. Le jour où j’aurais passé une saison complète à filmer avec Level 1 et que j’aurais assez d’images pour un segment complet, alors je prendrai le temps de monter le tout pour m’assurer que ça me représente ! Sinon, tu fais un peu de photos, vidéos ? Tu touches à l’image ? JF : J’aime bien filmer pour le plaisir avec mes amis pour GSL, mais non, rien de vraiment sérieux.

Décris-nous ton ski. JF : Il s’appelle le Houligan. Ça va être un pur ski de slopestyle/park en 178 cm avec un flex assez rigide.. C’est assez court car c’est comme ça que j’aime skier, bien technique sur les rails. Pour ce qui est du graphisme, c’est un de mes bon amis québécois qui s’en est chargé. Ce sera noir et blanc avec de petits détails qui reflètent ma personnalité et mes origines. Il sort quand ? JF : Cette année normalement, mais il est encore trop tôt pour donner une date précise.

CV VITE FAIT Nom : Houle Prénom : Jean-François Résidence : Stoneham, Quebec, Canada. Age : 25 ans Sponsors : Coreupt, Sweet Protection, Monster, Spy, Dalbello, Swix, D-Structure Vices ? «Impulsif ou tu peux appeler ça ‘faire le Houligan’… ça brasse !»

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«Aucune idée, je vais dire Polygame, ça sonne bien !

© Felix rioux

« Lors de la victoire des X. »

© Stef Candé

Monogame ou polygame ?


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GROS PLAN

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Monter (un peu), pour mieux descendre (beaucoup) : c’est le crédo de la free rando. Avec le nouveau matériel très léger et performant à la descente, l’exercice ne tourne plus au cauchemar. C’est même devenu très tendance. Un dossier complet pour tous ceux qui lorgnent au delà des jalons des stations.

© SALEWA

Par Franck Oddoux

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GROS PLAN

F

ree ski touring, free backcountry, free rando… les appellations ne manquent pas pour décrire une activité qui s’annonce nouvelle. On remarquera simplement au préalable, comme le souligne Glen Plake dans son interview page suivante, que courir la montagne avec des skis ne date pas d’hier. Le hors piste n’a pas attendu le marketing pour être une valeur universelle. L’aseptisation grandissante des pistes produit un désaveux des bons skieurs, il suffit d’aller en station l’été pour prendre la mesure des travaux de nivellement destinés à gommer les difficultés naturelles. Bref, on commence à s’ennuyer ferme sous les remontées mécaniques. Depuis quelques saisons, grâce à l’influence du freeride mais aussi et surtout de l’arrivée de nouveau matériel, de petits malins ont imaginé le moyen de s’offrir de la poudre en carré VIP.

D’abord une histoire de matos…

Juste après 1995, on voit apparaître par exemple des skis comme le Mountain Carve de Dynamic. Un ski qui désarçonne le public par son programme et son shape : c’est un ski léger de randonnée parabolique avec spatule et talons larges (pour l’époque…). C’est un coup d’essai qui ne recueillera pas la faveur des randonneurs traditionalistes mais qui, avec des produits d’autres Les autres marques, poussera la porte de la freerando. Désormais, progrès la question du plaisir de la considérables descente avec des skis légers à concernent les la montée commence est posée. fixations et les Après quelques errements dus à des bureaux de développement chaussures. » qui ont privilégié uniquement le light au détriment de la skiabilité, les choses sont entrées dans l’ordre. On trouve des skis à 1300 grammes (en taille 175 cm) munis de lignes de cotes qui ne sont pas sans rappeler celles de skis de freeride. De nouveaux matériaux ont permis la naissance de skis qui tirent très honnêtement leur épingle du jeu à la descente en neige difficile, en poudreuse, sur la glace. La portance générale a été largement augmentée et la “touch” parabolique est passée par là. Résultat, on tourne facilement en toutes conditions. Il suffit pour s’en convaincre de remonter sur une vieille paire de skis type Yéti de Dynastar ou de vieux Hagan, indestructibles certes, mais terriblement retords en terme de skiablité.

«

Light is right

Les autres progrès considérables concernent les fixations et les chaussures. Or, en matière de fixations, il faut signaler un Ovni, les célèbres Lowe Tech de Dynafit : moins de 200 grammes aujourd’hui ! L’inventeur génial Fritz Barthel était en avance sur son temps d’au moins trente ans en mettant au point ses premiers protos au début des années 80… En parallèle du développement de ces Lowe Tech, les autres

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marques de fixations se mettent au travail pour alléger au maximum. Silvretta, Fritschi, Marker, avec plus ou moins de succès. Les chaussures aussi, commencent à subir des cures d’amaigrissement, la skiabilité en pâti malheureusement  : trop molles, elles n’offrent pas de tenue de cheville et ne permettent pas de gérer l’appui sur la carre en appui deux pieds. Petit à petit, avec l’arrivée de nouveaux matériaux, les courses de ski-alpinisme qui commencent à se gagner aussi à la descente, de nouveaux produits sont proposés sur le marché. Ça devenait urgent car les fixations, les skis étaient au point pour la free rando, ne manquait plus que le dernier chainon : une chaussure digne de ce nom pour piloter ces skis larges d’un nouveau type.

Subitement, les s’élargissent…

domaines

skiables

Alors que tout est tracé depuis longtemps en station, il y a toujours un coin de paradis oublié à une heure du sommet d’une remontée mécanique. Le jeu est de faire dans tous les cas mois de 800 mètres de dénivelé car même si le matériel s’est considérablement allégé, il faut tout de même le monter (en plus du poids de sa carcasse). Bien sur, la notion d’effort est toujours présente mais cette fois-ci elle est orientée vers le plaisir, celui de la descente sauvage entre potes. Le choix de l’itinéraire est primordial. Avec un poil de lecture de cartes, un brin d’expérience de la montagne, les bons plans fourmillent. Vous trouverez à la suite de cet article, quelques idées de virées par notre guide de service. Arva, pelle, sonde, du matériel adapté et les portes d’un ski de caractère s’ouvrent à vous…

«Après quelques

errements dus à des bureaux de développement qui ont privilégié uniquement le light au détriment de la skiabilité, les choses sont entrées dans l’ordre. »


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Š Salewa / Sjostrom

Glen Plake version free randonneur.


GROS PLAN

Glen Plake : « est-ce honteux d’aimer les peaux de phoque ? » Glen Plake, ancien skieur de bosses, icône des magazines de freeride dans les années 90 pratique la free rando, pardon, le free mountainering. On lui a demandé comment on passe du freestyle à la peau de phoque. C’est grave docteur ?

© Salewa / Sjostrom

Propos recueillis par Franck Oddoux

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Quel conseil donnerais-tu à tout ceux qui seraient tentés d’essayer la free rando ?

Glen : (rires gargantuesques…). La mutation dans les têtes s’est faite grâce à l’évolution du matériel. Tout a changé : les skis, les chaussures, les fixations. Les marques ont travaillé le poids de l’ensemble et la skiabilité. Ce matériel est devenu beaucoup plus facile à porter à la montée et à faire tourner à la descente. Avant on parlait de ski touring, maintenant, aux US, on dit : ski in touring !

Glen : Le premier, c’est de ne pas se laisser intimider et ne pas focaliser uniquement sur les pentes raides. Beaucoup de pubs pour vanter les mérites du matos de free rando montrent des gars avec les crampons, les cordes, parfois les piolets. Ça peut faire peur. Le free mountainering n’est pas seulement ça, c’est se faire plaisir dans un environnement 100% naturel, à son niveau. Ce n’est pas forcément une affaire de spécialistes.

Qu’est ce que ça a changé concrètement ? Glen : C’est simple. Avant, le cafiste - c’est comme ça que vous l’appelez ? - faisait avec ses skis tous fins : « je traverse la vallée, je gravis la montagne et je grimpe jusqu’au refuge pour passer la nuit ». Maintenant, les skieurs font  : «  je monte sur la montagne, je passe par le refuge et je me paye une descente de folie de l’autre côté ! ». Ça change tout. Glen Plake skieur de bosses, freerider, l’homme aux soins capillaires débridés faisant du ski de rando, ça fait sérieux ?

photo: Hansi Heckmair, rider: Sandra Lahnsteiner

Glen : C’est marrant, aux US, les magazines ne font que me poser cette question. J’ai toujours fait du mountainering depuis vingt ans. Avant, on n’était qu’un petit groupe, peu visible, c’est tout. J’ai toujours voulu skier la neige la plus naturelle possible. Je veux dire qu’il y a sans doute trop d’artificiel dans le ski, comme le damage à outrance, les canons… La free rando est une possibilité de retrouver l’origine du ski.

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Il y a tout de même des notions de sécurité, comme la progression sur glacier qui est particulière ? Glen : On n’est pas obligé de faire de la haute montagne, on peut évoluer sur des pentes où un guide, le harnais et les techniques qui vont avec ne sont pas forcément nécessaires. Pour la haute montagne, c’est une autre histoire, être accompagné par un pro, ça ouvre des portes pour aller skier ce dont tu rêves. Donc, selon toi, la free rando est bien installée dans le paysage du freeride ? Glen : C’est une suite logique. Depuis combien de temps les skieurs font la Haute Route  ? Depuis 100 ans. On redécouvre ce que des anciens faisaient déjà. C’est toujours une histoire de regard sur la montagne.

© Salewa / Sjostrom

Il y a dix ans, la rando c’était le summum de la ringardise. Aujourd’hui, avec le petit mot magique « free » ajouté, c’est devenu branché… Etonnant, non ?


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les bons outils

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Le matériel de secours indispensable

01 / Sac Arva Rescuer 27

Tout le matériel est logé dans un seul compartiment directement accessible par simple ouverture zippée. Bien vu : le rappel des consignes de sécurité dument imprimée à l’intérieur du sac. Très bon portage des skis. Prix : 99 euros

02 / Pelle Ovo Axe

La vitesse de dégagement d’une victime est cruciale. Seule une pelle solide, ergonomique comme la Ovo Axe permet de gagner de précieuses secondes. Sa poignée est réversible pour être utilisée aussi bien par des droitiers ou des gauchers. Prix : 55 euros

03 / Arva AxiS

Ce boîtier est à la fois analogique et numérique. Il permet de faire des recherches sur une bande de cinquante mètres. Détection simultanée de multiples victimes. Autonomie de 250 heures. Prix : 289 euros

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LES SKIS

04 / Dynafit Stoke

Le Stoke a été mis au point avec l’avis éclairé du canadien Greg Hill, skieur-alpiniste professionnel de (Revel)stoke. Une spatule souple semi-rocker et une construction robuste des chants assurent un comportement trés sain en toutes conditions. Le noyau est en bambou/hêtre, il assure légèreté et réactivité. Un ski pour monter (un peu) et descendre (beaucoup). Lignes de cotes en 182 cm : 130-106-120 mm Prix : 600 euros


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05 / Justice Black Diamond

C’est un Justice redessiné et allégé que présente Black Diamond. La nouvelle construction légère en fibre de carbone renforcée est complétée par un système d’accroche SkinLock pour peaux de phoque. Le Justice offre de solides performances en poudreuse. Ses 115 mm au patin lui permettent de flotter sur la neige tandis que son rocker lui autorise un déjaugeage ultra rapide. Lignes de cotes en 175 cm: 138-111-123 mm Prix : 549 euros

06 / Elan Alaska

Un des skis utilisé par Glen Plake. Avec la technologie Bridge, ces skis combinent une construction ultra légère avec de la stabilité en torsion, pour assurer la meilleure accroche en ascension autant qu’en descente. Lignes de cotes : 108 / 78 / 98 mm Prix : 379 euros

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07 / Movement Bond

Le Bond est doté d’un rocker pour de la facilité en toutes neiges tous terrains. En matière de tenue dans les dévers, sur neige dure, le Bond est particulièrement armé  : rien ne bouge. Un tout nouveau ski pour aller chercher l’exception et repousser ses limites. Lignes de cotes en 177 cm : 120-84-109 mm Prix : NC

08 / Rossignol S3

La technologie Powder Turn rocker du S3 combine un cambre doux à un fort rocker en spatule et en talon. Résultat, il procure une excellente flottaison, et un contrôle de sa trajectoire précis. Quelle que soit la fixation utilisée (Alpine, Touring ou de télémark), le S3 conserve ses qualités intrinsèques. Lignes de cotes : 128-98-118 mm Prix : NC

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les bons outils

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LES CHAUSSURES

01 / Dynafit Titan ultra light

Avec 1,750 grammes, la Titan propose un rapport poids/rigidité excellent. Compatible avec toutes les fixations alpines et bien entendue dotées des célèbres inserts Dynafit, elle permet un ski d’attaque à la descente et de piloter les nouveaux skis free rando larges et plus rigides. Prix : 600 euros

02 / Black Diamond Quadrant

La Quadrant a été conçue pour assurer des appuis précis lorsque l’on évolue sur des skis larges. Rigide, offrant un excellent maintien en cheville, elle est aussi légère avec 1715 grammes sur la balance. Compatible inserts Dynafit. Prix : 469 euros

03 / Dalbello Virus

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La toute nouvelle chaussure de Glen Plake. Le skieur américain a lui même développé ce produit. La Virus possède toutes les qualités des chaussures Dalbello haut de gamme, c’est à dire précision, performance et puissance. La Virus est très fonctionnelle pour la marche, la randonnée à ski, l’alpinisme et le ski loin des pistes. Prix : 479 euros


Les accessoires

01 / Peaux Movement

Un mélange de Mohair pour la glisse et de nylon pour la longévité. Des peaux spécialement créées pour les skis larges de rando freeride.

02 / Sac Rossignol 28 Kurt

Ce Rossignol est compatible avec le système ABS. Cette caractéristique suffit à attirer l’attention de tout freerider. On a aimé son système de portage qui peut convenir aussi pour les snowboards Prix : 121 euros

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Dernier né de la gamme Arva et bénéficiant des dernières avancées technologiques, l’AXIS est l’appareil le plus polyvalent de sa catégorie. Intégrant à la fois un mode analogique et un mode numérique, possédant une largeur de bande de recherche de 50m, son interface simple d’utilisation permet une performance exceptionnelle sur le terrain. Equipé d’un détecteur de mouvements pour une sécurité maximale en cas de sur-avalanche pendant la

recherche, l’Axis propose aussi la fonction exclusive Arva standby qui permet de sonder ou pelleter tout en laissant l’appareil actif pour un éventuel retour en émission en cas de non mouvement. FONCTION STAND BY : Cette fonction permet de travailler sur l’avalanche (pelleter, vague de sondage, etc.) tout en étant protégé en cas de sur avalanche et ceci, sans émission pour éviter de perturber les autres chercheurs. En activant la fonction STAND BY, votre appareil se met en veille en restant cependant actif : en cas de non mouvement pendant 4 minutes, l’appareil rebascule automatiquement en mode émission.


GROS PLAN Des pantalons et des vestes techniques pour transpirer le moins possible à la montée et être protégée à la descente. Maxi test de tenues rando freeride lady.

Salomon Veste : Sideways 3L Pantalon : Sideways II

Le test Le textile Salomon a fait un bon qualitatif. L’ensemble Sideways en témoigne. Souci du détail, qualité de finitions, fonctionnalité, look : le cocktail est bien dosé. La coupe est bien réalisé et les assemblages des panneaux ajustés finement. La veste n’est pas doublée (veste de protection) alors que le pantalon l’est (ouate). Les pantalons sont rapidement trop chauds quand on crapahute un peu pour aller chercher une ligne malgré les zips d’aération des cuisses. Par contre, sur le télésiège gelé en plein mois de janvier, c’est appréciable. On aime sur chaque filet d’aération l’imprimé stylé. La veste est extrêmement solide (les passages dans les taillis en forêt ne lui font pas peur). Les manchons lycra sont particulièrement confortables. On adore les superbes zips courbés des poches et les curseurs dotés d’embouts facilement préhensibles. Last but not least, la poche du téléphone a été disposée loin du cœur, à droite… Pas de filets au niveau des aérations sous les bras. C’est top Curseurs des zips, technicité, coupe, jupe pare-neige amovible. C’est moins bien Capuche qui pourrait être plus enveloppante latéralement.

Efficacité capuche 3,5/5 Chaleur 4/5 Prix Veste : 350 euros Pantalons : 220 euros

Columbia Veste : Parka Melting Point Pantalon : Triple Trail Shell

Le test Columbia joue astucieusement avec différentes épaisseurs, notamment pour la veste qui est constituée d’une couche de protection et d’une autre d’isolation. Le tout est clairement orienté montagne, ski de rando, back country. On a beaucoup aimé la sous veste qui peut se porter seule lors des montées, au refuge  : elle est légère, compressible (très bon col doublé de fine polaire, ultra confortable). Bonus également avec le pantalon, très pratique : il s’ouvre très largement jusqu’à mi cuisse (mais malheureusement pas jusqu’en haut pour pouvoir chausser sans se dévêtir). Sa réalisation est soignée et les guêtres efficaces. C’est top Jeu avec les multiples épaisseurs de la veste. C’est moins bien Réglage de la capuche, curseurs des zips latéraux (pantalon) un peu petit, pas facile à saisir avec les doigts froids.

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Efficacité capuche 3/5 Chaleur 4,5/5 Prix Veste : 449,95 euros (avec sous veste) Pantalons : 299,95 euros


The North Face Veste : Free Thinker Pantalon : Point Five

Le test L’ensemble The North Face est conçu pour l’aventure. On a apprécié son Gore-Tex Pro shell ultra étanche et résistant aux déchirures et autres frottements avec les carres des skis ou rochers. Tout est tourné vers l’efficacité maximale. La protection de la capuche, l’étanchéité sont imbattables. Les zips sont tous étanches, munis de fines cordelettes et d’embouts plastique qui se saisissent aisément avec les doigts. Le pantalon s’ouvre intégralement, on peut le mettre ou le quitter sans ôter ses chaussures. On a aimé les manchons lycra, le superbe serrage velcro des poignets. Mais attention, cette tenue n’est pas doublée, elle assure simplement une protection mais pas d’isolation. C’est top Etanchéité, qualité de fabrication, souci du détail, design sobre, solidité, qualité du pantalon, bretelles, confort du cou, Recco… C’est moins bien RAS

Efficacité capuche 5/5 Chaleur 2/5 Prix Veste : 450 euros (avec sous veste) Pantalons : 300 euros

Degré 7 Veste : Sing Pantalon : Janna

Le test La tenue Degré7 est conçue pour une utilisation 100% piste/freeride. Pour la free rando, il est difficile de marcher avec cet ensemble très chaud. Ceci dit, on retrouve le soin du détail, la qualité de finition chères au fabricant français. La coupe est une vraie coupe lady, très travaillée, ajustée, bref, « elle met en valeur » dira une testeuse. La veste réalisée en Gore-Tex Performance Shell est doublée en ouate polyester. Très chaude et souple elle offre un confort de haut niveau. Le col est le plus confortable de cette sélection avec une vraie polaire en tour de cou. Le pantalon lui aussi très douillet, adopte le système de ceinture large présent dans les gammes Degré 7 depuis plusieurs saisons, on ne change pas ce qui marche. Aucun zip ne permet l’aération des jambes dans l’effort. C’est top Qualité de la coupe et des finitions, chaleur. C’est moins bien Pas conçu pour la rando freeride.

Efficacité capuche 4/5 Chaleur 5/5 Prix Veste : 409 euros Pantalons : 219 euros

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Dynafit Veste : Stoke 3 Pantalon : Manaslu

Le test Le textile Dynafit est la suite logique des produits du célèbre fabricant de skis. L’ADN de la marque est respecté. La tenue est clairement conçue pour crapahuter même si elle ne dédaigne pas pratiquer du freeride pur ou de petites incartades sur la piste. Le tissu est légèrement stretch, ça lui donne un côté ultra agréable dans l’action. Par contre, on note beaucoup de plis plus ou moins gracieux. On a adoré les immenses poches ventrales qui permettent de glisser en vitesse (et en vrac !) ses peaux de phoque. Même plébiscite pour les très larges aérations sous les bras et sur le pantalon. Le confort autour du cou est de type « haut de gamme » et la protection du cou et de la capuche indiscutables. On aime aussi les boutons pression (d’arrêt) au bas du pantalon.

C’est top Consignes de sécurité imprimées au dos de la veste. C’est moins bien Zips raides.

Efficacité capuche 3,5/5 Chaleur 4,5/5 Prix Veste : 500 euros Pantalons : 450 euros

Millet

Veste : LD Alyska Pantalon : LD Alyeska GTX

Le test Equipée du détecteur Recco, cette belle veste Alyska est plutôt typée freeride/piste que free rando. Elle est en effet très chaude dans l’effort même si les testeuses ont apprécié le système d’aération dans le dos (filet). Elle peut se porter simplement avec un sous vêtement technique et une midlayer. Souple, confortable, bien coupée, la veste est très opérationnelle : capuche qui ne cache pas la visibilité latérale, extrémité de manches possédant un manchon lycra plus velcro puissant, jupe pare-neige… Le pantalon est de facture beaucoup plus classique. Doté de bretelles et d’un ingénieux système de rappel de la ceinture, il n’offre cependant pas d’aération au niveau des cuisses.

C’est top Chaleur, souplesse.

Efficacité capuche 5/5 Chaleur 5/5

C’est moins bien Pas de système d’aération au niveau des jambes et des bras.

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Prix Veste : 420 euros Pantalons : 300 euros


Adidas

Veste : Hiking Trekking 3 en1 Climaproof & Duvet Pantalon : 3L Climaproof

Le test L’ensemble Adidas est très cohérent pour une utilisation rando freeride. Le pantalon stretch et fin, doté d’un zip étanche qui court sur quasiment toute la jambe est taillé pour cet exercice. La veste, constituée de deux épaisseurs, dont une amovible permet de s’adapter à toutes les situations climatiques. Bien coupée, elle a tout pour elle sauf des aérations sous les bras. La liaison des deux couches se fait facilement à l’aide d’un zip (ce n’est pas toujours le cas avec ce genre de système hybride). La capuche à visière ne bouche pas la vue latérale et aucun réglage ne permet le passage de l’eau dans le cou.

C’est top Possibilité de jouer avec différentes couches. C’est moins bien Boucle de la ceinture un peu raide.

Efficacité capuche 4,5/5 Chaleur 2/5 Prix Veste : 300 euros Pantalons : 279,95 euros

Mountain Equipment Veste : Valdez Pantalon : Diamir

Le test Réalisée en Gore Tex Pro Shell, cette tenue n’a pas peur de se frotter aux éléments. La coupe (superbe pant…), la réalisation, classent cette tenue dans le haut de gamme. C’est une trois couches en Gore-Tex Pro Shell : c’est très étanche et résistant à la déchirure, au frottement. Les assemblages, les zips, la capuche sont au dessus de toute critique. C‘est assez rare pour être signalé, cette veste de protection est équipée d’une jupe pare-neige amovible. Au regard du prix, c’est un investissement, par contre, on peut l’utiliser pour une multitude d’activités outdoor.

C’est top Etanchéité, robustesse, qualité finitions, zips. C’est moins bien Ceinture du pantalon qui pourrait être plus confortable.

Efficacité capuche 5/5 Chaleur 2/5 Prix Veste : 399 euros Pantalons : 289 euros

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GROS PLAN

Patagonia Veste : W’s Primo Jacket Pantalon : W’s Primo Pants

Le test La Primo jacket et le pantalon Powder Bowl sont tous deux réalisés en Gore-Tex Performance shell. Pourtant, le pantalon semble plus souple que la veste. On sent que Patagonia a eu le souci de durabilité de ses produits. La réalisation est sérieuse, appliquée, digne du haut de gamme. Les zips, les curseurs de zips, les cordelettes, les assemblages, les renforts, les pièces de confort comme la fine polaire dans le cou, tout est conçu pour franchir les années. Que peut-on reprocher à cette tenue ? Sans doute l’absence de bretelles au pantalon. Pour le reste, c’est un sans faute pour cette superbe hard shell Patagonia.

C’est top Sérieux dans la fabrication, étanchéité, solidité, multiples poches, pantalon très agréable. C’est moins bien Pas de serrage ou de zip au pied du pantalon.

Efficacité capuche 4,5/5 Chaleur 2,5/5 Prix Veste : 500 euros Pantalons : 400 euros

Arc’Teryx Veste : Sarissa Pantalon : Sarissa

Le test D’accord, le ticket d’entrée pour cette tenue du fabricant canadien est plutôt rude. Il faut compter 1125 euros… A ce tarif, les prestations sont superbes, et se doivent de l’être. On peut chercher, pas grand chose à redire au niveau des finitions, de la noblesse des matériaux et de manière générale, du soin apportée à la conception. Ainsi, on note une ceinture réglable en deux points extrêmement efficace, discrète et puissante. Belle coupe du pantalon. La capuche est la seule à proposer avec la Peak Performance quatre points de réglage, difficile de faire mieux. L’ensemble Micon prend le parti de l’isolation, il est donc plus recommandé pour le freeride et la rando freeride sur des formats de dénivelé limité. Le rembourrage en Coreloft est à la fois très léger et sèche super rapidement. C’est top Isolation, confort, enveloppement capuche, finitions, système Recco. C’est moins bien Le prix.

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Efficacité capuche 5/5 Chaleur 5/5 Prix Veste : 750 euros Pantalons : 375 euros


Sun Valley Veste : Veins Pantalon : Artic

Le test L’ensemble Sun Valley ne renie pas son ADN : le freeride. Pour la free rando, le tout est un peu chaud et manque d’aérations, notamment au niveau du pantalon et des dessous de bras. Ce dernier propose une coupe basique. Nous avons aimé la veste dont le style est étudié, notamment les découpes en relief. Doublée, cette veste est chaude, elle protège bien le cou. Sa capuche amovible est un complément mais demanderait à être plus technique pour les gros coups de chiens. Elle est agréable à porter et reste étanche en toutes circonstances (nous n’avons cependant pas pu la tester sous la pluie).

C’est top Qualité de la veste, coupe.

Efficacité capuche 4/5 Chaleur 4,5/5

C’est moins bien Très chaude pour de la rando freeride.

Prix Veste : 419 euros Pantalons : 199 euros


© M.Dalmasso / OT Chamonix

GROS PLAN

4 topos où poser ses peaux Quatre itinéraires rando-freeride abordables physiquement, juste évoqués pour se donner l’eau à la bouche. A partir des remontées mécaniques on peut avec la redécouverte des vertus de l’effort, retrouver le plaisir de se confronter à soi même et au milieu. Par Pascal Junique

I

ls sont plaisants car ils partagent trois caractéristiques : premièrement la beauté du cadre et des paysages grandioses, deuxièmement la longueur et la variété des pentes, troisièmement le dépaysement. Se retrouver rapidement en rupture avec l’essaim de la station, arriver dans des lieux préservés, sauvages à l’atmosphère différente. Ils ne comprennent qu’une seule montée, raisonnable. Tous ces itinéraires ont des dénivelés importants. Un enneigement correct tout du long et sur les parties basses parfois techniques sera une garantie pour plus de plaisir et de ski.

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Recommandations Pour chacun il faudra se munir du matériel nécessaire et adapté. En zone glacière, baudrier, corde, piolet, matériel de sauvetage. Pour tous, suivant les conditions d’enneigement et qualité de neige du manteau, les crampons et une corde peuvent êtres parfois utiles. Pelle, sonde et détecteur victimes avalanches obligatoires et une petite trousse secours. Pour les plus fortunés éventuellement sac avec ballons auto gonflant type ABS. Allez prendre les renseignements météo neige et avalanches au service des pistes. Pour les itinéraires, auprès des bureaux de guides locaux. C’est généralement la meilleure garantie pour obtenir les bons renseignements, et la compagnie la plus fiable si vous voulez les parcourir et les apprécier.


favorable. Il est déjà peut-être un peu tard pour redescendre par le même versant qui a déjà trop vu le soleil. On passe en nord-ouest et les quatre vingt premiers mètres raides mettent de suite dans l’ambiance. Ils nécessiteront l’emploi de la corde et la pose d’un ou deux rappels de 50 mètres. (Bon ancrage au départ côté droit). Tout cela dépendra bien sûr du niveau de l’enneigement et de celui des skieurs.

Itinéraire 1 Région : massif du Mont-Blanc Station : Chamonix La flégère Itinéraire : col du Belvédère Arrivée : Le Buet. Vallorcine Montée : 600 m Descente : 1450 m ui, c’est Chamonix et bien sûr il se peut que cela soit un un peu tracé voire encombré. Il constitue un bon itinéraire d’initiation et découverte.

On prend pied en se remettant de ses émotions sur le glacier de Bérard vraiment très peu crevassé et généralement bien bouché. On descend légèrement vers la gauche dans de bien plus larges pentes pour exécuter belles courbes si la qualité de la neige le permet. On peut ensuite si on veut plus bifurquer vers la droite et rejoindre le fond du vallon du même nom que l’on préfère suivre rive droite. A l’arrivée dans les premiers arbres par quelques zones plus plates où il faudra bien sûr un peu pousser sur les bâtons. On reste du même côté pour prendre le chemin parfois étroit et technique, (attention si la neige est dure, à la vitesse et aux rencontres avec les marcheurs en raquettes). Il nous amène au hameau de la Poya puis au bord de la route, au Buet. De là c’est le train ou la route par le col des Montets. Mais ce que je préfère s’il reste du temps, et suivant la forme, la période et l’enneigement, c’est de filer légèrement en aval jusqu’aux remontées mécaniques de Vallorcine et de se payer encore une tranche aux Posettes, aux Jeurs, ou à la Vormaine pour finir sur le village du Tour (bon d’accord, c’est abusé…).

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Il est simple de partir de l’arrivée du télésiège de l’index après le téléphérique de la Flégere ou éventuellement du sommet du téléski de la Floria. On quitte le domaine aménagé par une traversée à flanc plein nord-est de la large combe des Crochues. On vise la base de l’échine rocheuse qui ferme celle-ci. On met alors les peaux pour se diriger vers le Lac Blanc et attaquer les presque 600 mètres de montée pour atteindre juste dans l’axe au-dessus de nous le col du Belvédère (2780m). La pente assez large permet de perfectionner assez longuement et progressivement sa technique de conversion, tester sa condition physique et évacuer les toxines … Au col on va changer complètement de versant, de lumière et de caractéristique de neige. Cela est souvent d’ailleurs

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GROS PLAN

Itinéraire 2 Région : Massif de la Vanoise Station : Champagny, domaine Paradiski Itinéraire : glacier du Cul du Nant Arrivée : Champagny-le-Haut Montée : 80 m Descente : 1750 m

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et itinéraire se déroule sur le versant soleil du sommet de Bellecôte. Il s’adresse à beaucoup, de par sa configuration majoritairement constituée de pentes galbées, à la raideur raisonnable. Son exposition, sa longueur, et pour peu que le timing soit parfait, peuvent lui permettre de constituer un must du ski en neige « de printemps ». (Le contraire est possible)

On se retrouve vraiment projeté dans l’immensité du paysage et du lieu. Tout au long de la descente on pourra se tenir à l’affut de la faune parfois abondante (chamois, bouquetins). Au départ, il convient de se tenir plutôt à droite (très sud) et ainsi éviter les abrupts qui tombent sur le cirque au fond du vallon à l’est. En passant sous la pointe des Chardes on peut apercevoir en contrebas le plat où se dresse le refuge de Plaisance que l’on rejoint. On se tartine un peu de crème solaire avant d’enchainer rive gauche pour franchir un premier resserrement. Le torrent finit sa course dans la vallée qui mène à Champagny par une cascade. On ne le suit plus et on sort avant en traversée vers la gauche (un peu délicat) pour retrouver le passage du sentier d’été, et rejoindre par une dernière pente (parfois déneigée) la piste de fond qui mène du hameau du Laisonney. Nous sommes à un peu plus de trois kilomètres du charmant village de Champagny-le-Haut. Pour cette dernière partie et le rejoindre par la piste de ski de fond, le fartage, la qualité de glisse des skis ainsi que la maîtrise de la technique du skating ont leur importance. De là, taxi ou navette pour la station de Champagny, notre point de départ.

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© Images et reves / la plagne

L’accès se fait en peu de temps et sans être obligé de mettre les peaux (porter les skis sur un sac adapté c’est bien). On y accède depuis le télésiège du glacier, la plus élevée des remontées mécaniques de La Plagne, en une vingtaine de minutes en ascendance vers la gauche pour rejoindre la crète au-dessus à 3250 m d’altitude. De là, une traversée descendante dans une partie un peu raide et on rejoint le glacier peu crevassé du Cul du Nant.


Itinéraire 3

Itinéraire 4

Région : Massif de la Vanoise Station : Sainte-Foy-Tarentaise Itinéraire : face nord de Foglietta Arrivée : La Masure Montée : 320 m Descente : 1600 m et itinéraire présente souvent de très bonnes conditions de neige froide, poudreuse. Il se déroule à partir de la station de Sainte Foy au cachet assez préservé. Elle se situe un peu à l’écart des grands domaines de la Tarentaise et mérite que l’on s’y attarde un peu.

Région : Massif de l’Oisans Station : Alpe d’Huez Lieu : le pic Bayle et le glacier des Quirlies. Arrivée : Clavans en Haut-Oisans Montée : 300 m Descente : 2000 m

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tinéraire qui, malgré une montée plutôt courte, se déroule en zone glacière, crevassée et technique pour sa première partie. Il reste long à descendre pour arriver à Clavans. Pentes aux expositions et inclinaisons variées. Panorama exceptionnel du sommet du pic.

La ligne des trois télésièges successifs nous hisse au sommet de la station en nous laissant le temps d’admirer le paysage. A leur arrivée, au col de l’Aiguille, on entrevoit les possibilités d’itinéraires en direction du lac du Clou au sud. Mais notre but est ailleurs. Une longue arête s’allonge en direction du nord-est. Il est sympa d’être équipé de skis de freeride / rando larges, munis de fixation légères adaptés à ce type d’itinéraire. Nous allons la remonter tout le temps en contrebas sur la droite. Il est relativement agréable de suivre son inclinaison raisonnable, régulière et de serpenter entre les ilôts rocheux que l’on rencontre parfois. D’autant plus que la trace à pied semble souvent pénible à suivre dans la neige profonde. En arrivant de la sorte généralement un peu plus rapidement au sommet de Foglietta que les skieurs-piétons partis en même temps que nous. L’opportunité de faire ses traces sera accrue.

Le télécabine puis le téléphérique du pic Blanc depuis l’Alpe d’Huez permet facilement d’accéder à la crête des Grandes Rousses qui se prolonge vers le nord jusqu’en Savoie. Justement c’est par là que l’on a choisi d’aller. Il faut contourner la gare d’arrivée, franchir la petite ouverture dans la barre de filets qui limite le départ de la fameuse piste de Sarenne du large entonnoir du glacier du Grand Sablât et se rendre plein nord en légère descente au pied des rocher issus du pic de la pyramide. À ce moment-là, mettre les peaux ou les skis sur le sac, si la trace est faite, pour rejoindre la base du Triangle de la face sud du pic Bayle. Grimper (skis sur sac) en prenant la raide pente par la droite pour rejoindre le dernier tiers de l’aérienne arête sud-est que l’on suit ensuite jusqu’au sommet pour la pause panoramique (grandiose).

La combe qui s’étend à nos pieds est immense et de très nombreux départs sont possibles depuis son sommet en continuant l’arête plate qui la surplombe. Certains peuvent être exposés mais la pente du départ toujours raide se calmera rapidement tout en restant soutenue. En bas de cette partie il faudra viser la combe étroite à droite d’un éperon rocheux évident. La suite se déroule dans de multiples combes en légère oblique à droite pour franchir la passerelle qui enjambe le ruisseau du vallon de Mercuel. Une petite remontée, on suit rive droite un long et parfois très rapide (neige dure souvent lustrée par les passages) toboggan qui demandera sang froid et contrôle au milieu de la foret. Apres la traversée au milieu de maisons magnifiquement restaurées du bas du hameau du Crot, on emprunte la route parfois enneigée en pointillé qui mène au village non moins typique de la Masure. Puis taxi ou navette pour Sainte-Foy village ou station.

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Descente en suivant l’arête vers le nord (exposé). En cas d’enneigement insuffisant un petit rappel est nécessaire (ancrage sur rocher) pour rejoindre une épaule qui part vers l’est. La descendre jusqu’à ce que la pente se couche nettement. Continuer en oblique vers le nord-ouest pour enchainer avec une partie raide, plein nord, en laissant les séracs bien à droite. On prend pied sur les faux plats immenses et tellement jouissifs à skier vite jusqu’au lac des Quirlies. Le contourner par la droite (ou au-dessus à gauche). On rejoint le fond du ruisseau Ferrand plein sud dans ces pentes d’alpage propices au ski de printemps. Le suivre en se tenant bien rive droite jusqu’à la bergerie (remontée). Puis globalement on reste rive droite en devinant le sentier d’été. Il reste le passage délicat rive gauche au-dessus de la cascade du Ferrand, les éboulis schisteux, le chemin puis la route fermée l’hiver jusqu’au village préservé de Clavans-le-Haut et la pause à l’auberge pour clôturer cette journée forcément mémorable. Retour taxi pour Auris-en-Oisans et pistes jusqu’à l’Alpe d’Huez .

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La mAgie des retours d’Est...

Ou comment skier 50 cm de poudre alors que c’est la pénurie chez nous... Qu’est-ce qu’un retour d’Est ? Définition de météo France : habituellement, les perturbations qui affectent la France se déplacent d’Ouest en Est. Mais dans quelques cas particuliers, la circulation atmosphérique est inversée et les perturbations touchent notre pays depuis l’Est : on parle alors de retour d’Est. Cette situation est souvent générée par un anticyclone situé sur les îles britanniques ou la Scandinavie, à des latitudes plus élevées que d’ordinaire. Les dépressions sont alors observées vers la Méditerranée ou l’Europe centrale. Une perturbation s’enroule autour de cette dépression et traverse le sud de la France selon une trajectoire de dominante Est qui lui vaudra son appellation de retour d’Est. Texte et photos : Alban Pernet

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Option Bardonnechia L’histoire se passe fin janvier 2011 : alors que de ce côté de la frontière, on skie sur 20 cm de glace depuis presque deux mois, les retours d’Est arrosent régulièrement l’autre versant des Alpes de poudre légère. La solution, empreinter le «magique» tunnel du Fréjus, 13 km de galerie servant de liaison direct entre notre beau pays et nos amis italiens. Côté Modane, la limite de la neige est à 2000 m et le fond de vallée attaque à verdir, alors que de l’autre côté, 20 cm de neige fraiche recouvre les bords de l’autoroute, les forêts, les villages. Cette frontière serait-elle vraiment une barrière à perturbation ? C’est ainsi que la bande des freeskifriends (www.freeskifriends.com), alias Cyril Reignier, Math Marguet et Vincent Rambaud, décide donc de partir à la découverte de Bardonnechia, petite bourgade située à la sortie du tunnel, sentant bon l’Italie, les pastas et les triporteurs Vespa… Les flocons tombés trois jours avant scintillent sous les lumières du petit jour. Après un mois de manque de poudreuse, les premières courbes sont vraiment un régal pour nos riders made in savoie. La neige est déjà bien tracée, mais elle est restée légère du fait de l’exposition nord du domaine. La qualité de neige est bluffante, cette poudreuse colle à la montagne, sûrement dû au fait qu’elle est plus humide que de l’autre côté de la frontière : n’oublions pas, en effet, que les retours d’Est se forment sur la Méditerranée, à moins de 300 km de là et que les sommets de Bardonnechia sont les premiers que les perturbations touchent.

Recherche pow désespérément... Ou comment la bande des Freeskifriends n’hésite jamais à s’expatrier pour conquérir sa dose de poudre.

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Option Montgenèvre

Après deux heures de trajet et la traversée du tunnel du Fréjus, voilà nos Savoyards du côté des Hautes-Alpes, au Sud.

Quelques semaines plus tard, toujours en quête de poudreuse, nous décidons d’une nouvelle session retour d’Est. Direction Montgenèvre, à 140 km de Chambéry, compter deux heures de trajet en passant par le tunnel du Fréjus, puis Oulx et Briançon. En savoie, en ce début d’année 2011, les quantités de neige n’ont pas évolué. Au passage du « magique » tunnel, c’est le même scénario, la forêt autour de l’autoroute est recouverte de 30 cm de poudreuse fraîche et scintillant, le soleil brille et les yeux de nos skieurs s’illuminent… La partie de domaine la plus intéressante se trouve au sud, vers la liaison avec Sestrières. En effet le domaine de la Voie Lactée relie Montgenèvre à Sauze d’Oulx et représente 400 km de pistes entre la France et l’Italie. Le must, le télésiège du Rocher de l’Aigle, perdu au milieu d’ un vaste cirque valloné exposé plein nord. Le cirque fait 2 km de large et il est surplombé de crêtes rocheuses et de couloirs, tout est accessible par gravité et avec 60 cm de poudre, le spot est vraiment magique. Certes la rotation est un peu longue, 20 mn de montée sur deux télésièges pas de débrayable, mais elle permet de repérer les passages et de profiter du panorama…

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Option Valfréjus Pour ceux qui ne situent pas, Valfréjus est un village accroché aux montagnes au dessus de Modane, au fond de la vallée de la Maurienne. A Val Fréjus, vous skiez 1500 m au dessus du tunnel du Fréjus… Un télécabine permet de partir du village et de rejoindre le télésiège de Punta Bagnat, 2200 à 2700 m, offant un terrain de jeu varié. Ici, comme à Montgenèvre, le télésiège est au milieu d’un vaste cirque valonné, surplombé de crêtes. Il suffit de repérer ces lignes depuis le siège et de s’y rendre, soit en tracant à flanc de montagnes, soit en grimpant un peu. De plus, le domaine continue derrière, vers l’Italie, et multiplie les possiblités de freeride. En quinze minutes de montée, on accède au vallée d’ à côté, et là, des runs de 1000 m de dénivelée s’offrent à vous et à votre guide pro, tous les chemins ne mènant pas à la station il est préférable d’être bien accompagné car la partie basse de Valfréjus est raide et dense en végétation. Les runs se terminent souvent par du ski sur cascades de glace, dans des petites gorges étroites, afin de se frayer un chemin entre les archos. Mais le jeu en vaut la chandelle, les runs sont impressionnants, avec des panoramas uniques sur la Vanoise, les Ecrins et l’Italie. Pour l’enneigement, les chutes de 30 cm ou plus sont fréquentes lors des retours d’Est et étant donné l’exposition principalement nord, la neige ne se transforme pas très vite, même une semaine après une chute il est toujours possible de faire ses traces. Le bonheur se lève aussi à l’Est...

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Skis fats stylés aux pieds, dreads sous le bonnet, le bonheur quoi !


Polartec® NeoShell®, le tissu imperméable le plus respirant jamais fabriqué. Créé avec et pour les athlètes comme Jeff Hollenbaugh, NeoShell® libère les passionnés d’outdoor de la sueur, de la condensation et du froid et est désormais utilisé par les plus grandes marques. Libérez-vous sur NEOSHELL.COM Polartec® et Polartec® NeoShell® sont des marques déposées de Polartec, LLC. ©Polartec 2011


TESTS

TestS

sous-vêtements techniques Pour la fabrication d’un sous-vêtement technique, on convoque des fibres hydrophobes qui gardent la chaleur. Cette couche est absolument indispensable au confort du skieur dont le corps doit composer avec des moments d’intense activité (ride) et d’immobilisme au froid (le télésiège). Ski Time a testé la crème des petits dessous sexy.

Certaines tenues de freeride avoisinent les 1000 euros, veste et pantalons. Ce textile technologique, efficace en terme d’imperméabilité et de respirabilité voit ses effets totalement ruinés si les autres épaisseurs de vêtements ne sont pas sur la même longueur d’onde. Et le diapason, en l’occurrence, c’est le système trois couches dont le sous vêtement en est la pierre angulaire. Un T-shirt basique, en coton, garde en effet l’humidité,

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la transpiration et provoque une sensation de froid sur la peau. Le sous-vêtement technique, fabriqué à base de fibre artificielles (Polyester et élasthanne essentiellement) ou naturelles (laine, laine Mérinos…) draine l’humidité vers les couches supérieures : midlayer (fine polaire) et veste de protection (ou softshell). Il n’est donc pas du tout idiot d’investir un peu pour compléter sa panoplie et rider ainsi au sec et au chaud.

© Caroline van‘t Hoff

Par Franck Oddoux


Craft Haut : Warm Zippé Bas : Warm Knicker

Le test Cet ensemble est l’un des must de cette sélection. Seule une coupe étonnante des pantalons au niveau des chevilles pourrait prêter à discussion : le volume est en effet important (conçu pour faire passer de grosses chaussettes  ?) et le tissu perd son côté stretch (ça peut faire des plis avec la chaussure de ski). Pour le reste c’est un tableau presque parfait. Le tissu est extrêmement doux, chaud, confortable. Sa texture est «  délicieusement gauffrée). Il est aussi très solide et garde une belle tenue au fil des sorties et des lavages. Les élastiques sont efficaces, ne se font pas sentir et les coutures sont discrètes malgré une coupe élaborée. On a beaucoup aimé le col zippé qui monte bien en assurant douceur et protection. On aurait aimé sur la veste, un logo blanc en non pas blanc cassé : ça fait plus « clean». Un ensemble incontournable.

Patagonia Haut : M’s Capilene 3 Midweight Zip-Neck Bas : M’s Merino 3 Midweight Bottoms

Le test C’est le métier de base de Craft que d’imaginer des couches pour protéger le corps des attaques du froid. Pas de surprise donc lorsque l’ on teste cet ensemble venu du nord : c’est très bien réalisé, ultra efficace et confortable. Pas moins de trois fibres ont été utilisées pour le tissage. On obtient une chaleur douce et surtout une seconde peau qui régule pendant l’effort en évacuant la transpiration (on l’a aussi essayé en trail). On remarque qu’il n’y a pratiquement aucune couture et surtout pas sur l’arête tibial sensible au frottement avec le chausson de ski. Le dosage de l’effet stretch est très bien réalisé, on a le maintien sans être saucissonné. On aime le sommet du knicker qui remonte très haut sur les lombaires (et ne redescend pas dans l’action) et le tissage en 3D, très techno et doux.

C’est top Tenue du tissu, coupe, confort immédiat, absence de frottements désagréables, passage pour uriner.

C’est top Confort général, douceur des fibres, complexité du tissage qui reste au service du skieur (ce n’est pas une usine à gaz), protection du cou. C’est moins bien Longue étiquette dans le cou, heureusement de contact plutôt doux. Chaleur 4/5 confort 5/5 Coupe 5/5 Matière : Polyamide, polyester, élasthanne   Prix Haut : 79,95 € / Bas : 44,95 €

Millet Haut : Carline Thermal Max Zip Bas : Carline Thermal Max Pant

C’est moins bien Coupe des pantalons au niveau des chevilles. Chaleur 4,5/5 confort 5/5 Coupe 4/5 Matière : Polartec Powerdry Max. Prix Haut : 75 € / Bas : 55 €

Le test Le premier contact avec le tissu de cet ensemble surprend un peu. La douceur n’est pas spontanément au rendez-vous (spécialement si l’on transpire un peu) même si par la suite l’on s’y fait. Le tout est en tout cas très chaud et la coupe bien étudiée. On note que le passage des pieds demande un peu d’attention car un peu serré, mais ensuite, les pantalons sont comme une deuxième peau. La taille du T-shirt est sous évaluée. Un M correspond à un L : à savoir. On a aimé le zip de cou qui descend très bas et permet des enfilages aisés. A l’usage, le tissu garde sa tenue. Un ensemble pour les grands froids qui traversera les saisons.

C’est top Chaleur, solidité. C’est moins bien Moins doux que certains autres ensembles. Chaleur 4/5 confort 5/5 Coupe 5/5 Matière : Polyester recyclé, Polartec Power Dry, laine Mérinos sans chlore.   Prix Haut : 65 € / Bas : 80 €

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TESTS

Degré 7

Le test C’est l’un de nos gros coups de cœur de cet essai. Ce sous-vêtement technique est sans doute le plus doux de la catégorie. Il faut dire que le contact avec la peau est particulièrement choyé car ce t-shirt est réalisé sans coutures. Et puis, il y a surtout le tissu stretch, douillet qui épouse les formes du corps comme une seconde peau : un vrai cocon. Avec le Vasia, pas de démangeaisons, pas de coupe qui gène les mouvements ni d’étiquette qui frotte contre la peau. 100 % confort !

Haut : Vasia

Chaleur 3,5/5 confort 5/5 Coupe 5/5 Matière : 92% acrylique, 8% Elasthanne.   Prix Haut : 79,95 €

C’est top Confort et douceur exceptionnels. C’est moins bien RAS

Le test Notre cœur balance pour le Superfleet Midlayer (le haut) car sa coupe, la douceur du tissu et son col douillet ont été très appréciés. Comme le pantalon, nous sommes en présence d’un tissu peu chaud, fin, qui épouse les mouvements du corps. La coupe du haut est très ample, la taille M correspond à un L. Le bas possède une coupe étrange au niveau du mollet : le tissu ne plaque pas à la jambe et peut faire des plis avec la chaussette de ski. On ne sent pas les coutures bien disposées hors des zones de frottement. L’élastique de taille maintient bien le pantalon dans l’effort, le tout en douceur, sans laisser de marques. L’ensemble est réalisé en actilite Wool Poly.

Under Armour Haut : BaseMap 2.5 Bas : Base 2.0 ¾ pant

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C’est top Confort du Sperfleet Midlayer, col protecteur, ½ zip.

Salomon Haut : Superfleet Midlayer Bas : Superfleeet tights

C’est moins bien Coupe au niveau des mollets. Chaleur 3/5 confort 4/5 Coupe 4/5 Matière : Actilite Wool Poly. Prix Haut : 75 € / Bas : 60 €

Le test Cet ensemble est l’un des plus convaincants de cette catégorie à plus d’un titre. Il est réservé aux températures bien en dessous de zéro (le pantalon est donné pour moins 13 degrés). Le tissu gaufré du haut est incroyablement chaud. Différentes épaisseurs sont justement réparties : plus épais sur le torse et les épaules, plus fin dans le dos et sur les bras. Nous n’avons noté aucune gêne au niveau des coutures très discrètes. Bravo pour les doubles coutures au niveau des poignets et du col. Notre coup de cœur revient au pantalon ¾ qui en plus d’être l’un des plus confortables de la sélection (tissu ultra chaud, stretch et doux), adopte comme son nom l’indique une coupe courte. La chaussette de ski, montante, n’a en effet pas besoin d’accueillir une couche de tissu supplémentaire (le sous vêtement technique) et faire des plis d’inconfort.

C’est top Chaleur, confort, qualité du legging. C’est moins bien Limité pour les températures clémentes. Chaleur 4/5 confort 5/5 Coupe 5/5 Matière : Polyester, Elasthanne, Nylon. Prix Haut : 70€ / Bas : 70 €


Au Vieux Campeur SYMBOLE DU CHOIX, DU CONSEIL ET DU PRIX HIVER/NE I G E 2 0 1 1 / 2 0 1 2 C e r t a i ns prix sont pl u s q u ’ u n e b o n n e s u r p r i s e , une vérita b l e a u b a i n e ! ! !

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MARSEILLE - 2008

THONON-LES-BAINS - 1996

STRASBOURG - 2004

GRENOBLE - 2010

v2


TESTS

Sun Valley

Le test L’ensemble est réalisé en laine Mérino. Cette fibre naturelle fait plutôt bon ménage avec la peau (même si les plus sensibles trouvent le confort en retrait). Elle ne comporte pas de produits chimiques, permet l’évacuation de l’humidité et procure chaleur. La coupe générale est classique mais efficace, le col du T-shirt est particulièrement confortable. Les testeurs ont aussi apprécié le passage pour le pouce en extrémité de manches. Le tissu de cette zone n’a pas montré de faiblesse à l’usage. La couture des pantalons a judicieusement été placée sur le côté (aucune sur-épaisseur sur l’arrête tibiale). Le poids du T-shirt + des pantalons est plus élevé qu’avec une fibre artificielle mais à l’usage ça ne joue peu (sauf en alpinisme où la chasse au gramme est ouverte). Un ensemble sympa, bien réalisé.

Haut : Munder Bas : Trurom

Le test L’ensemble Columbia est totalement original de part sa technologie OmniTech. En effet, l’intérieur du pantalon et de la veste est tapissé de micro picots qui ressemblent de loin à de l’aluminium. Au contact de la peau, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le confort est total, on ne sent rien. Cette technologie est censée améliorer la capacité thermique de l’ensemble. On doit avouer que la différence n’est pas flagrante. En tout cas, cet ensemble est très confortable, souple, sans points de compression dus à des coutures. La coupe du haut et du bas est très bonne, c’est stretch mais pas trop, juste ce que l’on aime. Un bon point pour le passage des pouces qui apporte un confort supplémentaire.

C’est top Concept original, innovation, légèreté, coupe du haut qui descend bien sur les reins.

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C’est moins bien Moins confortable pour les plus sensibles. Chaleur 4/5 confort 4/5 Coupe 4/5 Matière : laine Mérino   Prix Haut : 69 € / Bas : 50 €

Columbia Haut : Heavyweight Long Sleeve 1/2 zip Bas : Heavyweight Tight with Fly

C’est moins bien RAS Chaleur ?/5 confort ?/5 Coupe ?/5 Matière : Polyester, Elasthanne. Prix Haut : 64,95 € / Bas : 59,95 €

Peak Performance Haut : Gaisa Base Long Sleeve Bas : Gaisa Base Long John

C’est top Passage pour les pouces afin que les manches ne remontent pas. Fibre naturelle.

Le test Cet ensemble est comme une seconde peau, l’un des plus doux au toucher. Le tissu stretch ne compresse pas trop et se fait oublier dès les premières secondes. La chaleur procurée par ce produit Peak Performance est peu importante mais reste tout à fait intéressante en milieu/fin de saison ou sous une tenue très chaude (comme savent en faire Peak Performance, cf, la Heli Down Jacket en duvet d’oie). La coupe du pantalon mérite attention car la ceinture remonte très haut dans le dos, les lombaires sont donc toujours au chaud. La transmission de la transpiration à la couche supérieure s’effectue correctement et aucune démangeaison n’apparaît quand le tissu est humide. Last but not least, le look du haut permet de descendre au petit-déjeuner de l’hôtel de Park City sans avoir l’air d’un plouc habillé en sous-vêtement technique.

C’est top Coupe, confort général, protection lombaire, étiquettes disposées sur le côté de la ceinture. C’est moins bien Assez peu chaud. Chaleur 3/5 confort 5/5 Coupe 4,5/5 Matière : Polyesther, Elasthanne. Prix Haut : 75€ / Bas : 65 €


Document non contractuel - Crédits photos : ©Jean-Philippe Nappey - © Galyna Andrushko


TESTS

Dainese

Le test De prime abord, l’ensemble étonne par son poids et son tissu à la maille large (on peut quasiment voir au travers quand on le tend). Une fois sur la peau, on découvre un haut et un bas très confortables et relativement chauds. Le col est très ouvert et ne vient pas provoquer de gène. Une couche supérieure type midlayer viendra protéger la gorge. On a beaucoup apprécié la souplesse du tissu qui épouse bien tous les mouvements. La couture épaisse au pied du pantalon peut faire une sur-épaisseur sur l’arête tibiale avec la chaussette (choisir une chaussette épaisse). Mais le pantalon est plutôt du type ¾, donc en le remontant un peu, on peut éviter ce frottement. Bien laver cet ensemble de manière régulière.

Haut : Underwear Shirt Bas : Underwear Pants

Le test Il y a d’abord le look « prisonnier », gris à rayures qui rappelle O’brother des frères Cohen. On aime la signature verticale Protest sur le mollet. Au delà du look, Protest prouve qu l’on peut proposer des produits qui tiennent la route à des prix respectables. La réalisation est en effet tout à fait à la hauteur et n’a pas grand chose à envier aux produits affichant quasiment le double du prix. Le confort est là grâce à un tissu chaud, confortable, stretch mais pas trop. La coupe du haut et du bas est bonne et les coutures se font oublier (pas de frottement sur le tibia). Bien fini, l’ensemble est équipé d’une ceinture élastique large, 100% efficace. Une seule remarque concerne le col qui gagnerait à être plus large pour les cous un peu forts.

C’est top Rapport qualité prix, tissu qui ne déforme pas.

C’est moins bien Couture sur l’arête tibiale, tissu qui s’étire. Chaleur 3,5/5 confort 4/5 Coupe 4/5 Matière : Polypropylène.   Prix Haut : 39 € / Bas : 35 €

Protest Haut : Nacho Bas : Sparerib

C’est moins bien Diamètre du cou. Chaleur 4/5 confort 4/5 Coupe 4/5 Matière : Polyester, Elasthanne. Prix Haut : 39,99 € / Bas : 39,99 €

The North Face Haut : M Hybrid Long Sleeve Tee Bas : M Hybrid Capri

C’est top Tissu très souple, confortable, le prix.

Le test Cet ensemble est l’un des coups de cœur de cette sélection. Coupe, technicité, confort, tout est présent. Le mix de tissus lisses ou gaufrés, la quasi absence de coutures apportent un confort incroyable. Le tout est stretch et se fait complètement oublier (à l’exception du zip du col un peu trop présent à notre goût). La coupe du pantalon comme du t-shirt est superbe, elle est surlignée par des canaux de tissus. La protection technique est très bonne. Au sujet du pantalon, il faut parler plutôt de corsaire car le tissu s’arrête au sommet des mollets (pas de frottement avec les chaussettes de ski). On aime les empiècements souples derrière les genoux. Une valeur sure pour quasiment toutes les activités outdoor.

C’est top Coupe, qualité des tissus et des assemblages, quasi absence de coutures le côté de la ceinture. C’est moins bien Drôle d’odeur quand le produit est neuf (disparaît au lavage, extrémité du zip un peu présente) Chaleur 4,5/5 confort 4,5/5 Coupe 5/5 Matière : élasthanne Prix Haut : 60€ / Bas : 55 €

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