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#42

ÉtÉ 2012

TRAIL

Japon L’Ultra du Mont Fuji

Grandes Voies 30 pages pour se lancer •Tous les conseils de Liv Sansoz •Nos plus beaux spots •Caroline Ciavaldini dit tout

tests

Tout le matos •harnais •cordes •chaussons •casques •sacs à dos

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l'intro

Escape #42

©Fernando Ferreira

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À la force des mains… et des pieds

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n toute logique, l’escalade et le trail, deux disciplines largement auscultées dans ce numéro, ne devraient pas être portées dans le cœur des foules. Et pourtant… Exigeantes sur le plan physique et mental, l’une est en pleine explosion (le trail), l’autre voit aussi le nombre de pratiquants sans cesse progresser. Non mâtinées de technicité comme le VTT, le ski, où le ticket pour les équipements vaut un bras, l’escalade et le trail restent (de loin) des activités pour jansénistes du portefeuille voire pour pisse-froid. C’est sans doute là leur force gravitationnelle, leur magnétisme. On peut oser un rapprochement crossover. Serait-ce un curieux synchronisme avec la notion économique de décroissance ? Le minimalisme qu’entendent les deux activités est dans l’air du temps, une sorte d’effet boomerang du trop plein de technicité, de possession de matériel : le sportif devenu esclave de ses machines. Avec le trail et l’escalade, on touche à la richesse de l’épure : une paire de chaussures, un harnais, des dégaines, corde et casque, et c’est tout. Comme le souligne justement Liv Sansoz qui signe une partie de notre dossier "Grandes Voies", c’est parti pour « un voyage de plusieurs heures ». Ces odyssées verticales ou sur le plancher des vaches, sont libres d’accès, gratuites. Ce dépouillement zen provoque un recentrage sur le corps, son efficacité organo horlogère. On ne peut compter que sur ses muscles, son glycogène, son mental pour avancer ou se hisser. Pas facile mais très "challenging". Haruki Murakami*, dans son « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond » a pesé le poids de l’effort et du plaisir : « Pain is inevitable. Suffering is optional *». Sur le papier, le trail et l’escalade ne matchent donc pas avec l’air du temps, la notion de difficulté étant médiatiquement étouffée par celle de plaisir immédiat. Que viennent donc chercher les sportifs, quelle énergie puisent-ils dans la falaise ou le sentier de montagne ? Sans doute une introspection, un rapport aux éléments plus étroit (le cailloux, la pente), de la convivialité, des horizons à dépasser, de la sueur et des sourires. Ça ne va pas chercher plus loin, mais ça compte. Sans trop coûter !

“ Avec le trail et l’escalade, on touche à la richesse de l’épure : une paire de chaussures, un harnais, des dégaines, corde et casque, et c’est tout. ”

Franck Oddoux * Haruki Murakami, « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond », 10/18, éditions Belfond. ** La formule est en fait de Don Winkley, incroyable traileur américain de 73 ans, vainqueur de la Last Annual State Edurance Run (505 km non stop)


sommaire Escape #42

08 I News

Escalade, trail, alpinisme… Retrouvez les dernières infos de la planète outdoor.

20 I Portfolio

Découverte en images de l'Ultra Trail du Mont Fuji.

30 I Industrie

L'Outdoor Sport Valley nous parle de la création de trois formations pour les futurs cadres de l’industrie des sports outdoor.

32 I Commando Tests Deuxième partie de nos essais matériel en Corse.

38 I Dossier Grandes Voies 40 I Interview

La réunionnaise Caroline Ciavaldini raconte son passage de la résine au rocher.

44 I Reportage

Comment aborder une voie d'escalade de plusieurs longueurs ? On vous dit tout.

54 I Portfolio

Sélection des plus belles images de grandes voies.

60 I Tests

Assureurs, cordes, baudriers, chaussons, sacs à mégnésie… Tout ce qu'il faut pour bien appréhender l'escalade en grande voie.

76 I TRIP

Au coeur de Cap Canaille dans les Calanques, un paradis face à la Méditerrannée. ©Fernando Ferreira

82 I Escape Award Le Myo Velcro, de Millet.

ESCAPE LE MAGAZINE GRATUIT OUTDOOR est édité par FREE PRESSE Savoie Technolac. 18, ALLÉE DU LAC ST ANDRÉ 73 382 LE BOURGET DU LAC CEDEX Tél : 00 33 (0)4 79 65 46 10 / Fax : 00 33 (0)4 79 65 46 12 / Site Internet : freepresse.com

Photo de couverture : Marie Da Silva, par le photographe Fred Labreveux. © Millet Médaillon : ©Photo UTMF

Directeur de publication et de la rédaction : Claude Borrani (claude@freepresse.com) Rédacteur en chef : Franck Oddoux (franck.oddoux@wanadoo.fr) Rédaction : Loïc Martin (loic@freepresse.com), Liv Sansoz Contributeurs Texte : Pascal Junique, Fernando Ferreira Maquette : Phil Martin (phil.mart@sfr.fr) PUBLICITÉ Directeur du service commercial et développement : Kamel Beghidja (46 11) kamelb@freepresse.com Chefs de publicité : Fanny Marguet (fanny@freepresse.com)

Assistante de publicité : Morgane Martini (46 10) morgane@freepresse.com Administration, relations clients et abonnements : Laurence Rémy FREE PRESSE. 9, RUE DES ACACIAS, 40130 CAPBRETON / Tél : 00 33 (0)5 58 41 85 80 Fax : 00 33 (0)5 58 41 85 89 / laurence@freepresse.com

ISSN 2119-1441 Dépôt Légal : à parution Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle par quelque procédé que ce soit des pages publiées dans le présent magazine faites sans l’autorisation de l’éditeur est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et d’autre part, les courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées. (art. L.122-4, L.122-5 et L.335-2 du Code de propriété intellectuelle).


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Escape #42

MB Race : une troisième édition qui monte en puissance Les 7 et 8 juillet prochains, les stations des Portes du Mont-Blanc accueilleront pour la troisième fois la MB Race, un événement VTT qui s’articule autour de quatre épreuves sportives, des animations et un village exposant. "Cette course est encore relativement jeune avec seulement deux éditions au compteur. Nous avons comptabilisé plus de 1000 participants en 2010 et 1400 l’an dernier, explique Stéphane Picot, Co-organisateur de la MB Race Culture Vélo. Nous montons également en puissance en matière de partenariat, avec notamment un village d’exposants de plus en plus consistant." Et si la deuxième édition a essuyé des intempéries qui ont contraint les organisateurs à arrêter la course, l’enthousiasme des coureurs n’a pas été ébranlé, bien au contraire : ils sont gonflés à bloc ! L’organisation a écouté les coureurs Cette troisième session apporte également son lot de nouveautés. De modifications plutôt, comme l’expose Stéphane Picot  : "Il y a deux modifications importantes cette année. La première concerne le parcours : les coureurs nous ont demandé qu’il soit plus technique et donc moins roulant. Pour les satisfaire nous avons décidé de ne pas descendre dans la vallée, mais plutôt de traverser le massif des Aravis. C’est un site exceptionnel, face au Mont-Blanc, qui ravira tous les amateurs de cross-country. En tout, ce sont 40 des 70 premiers kilomètres qui ont été remplacés. Nous éviterons ainsi les parties goudronnées." Samedi 7 juillet, début des hostilités avec l’enduro, composé de six spéciales et six liaisons. Dans la soirée, c’est la course MB Street qui prend le relais. Cette course en plein cœur du village de Combloux assure un spectacle époustouflant. Le dimanche, c’est la journée du crosscountry et de l’ultra marathon. Ce sont près de cinq formats de courses proposés aux participants. Une randonnée de 25 km est organisée afin de découvrir les magnifiques sentiers des portes du Mont-Blanc à son rythme. Un crosscountry de 50 km est également proposé.

Pour les courses chronométrées, tout le monde y trouve son compte avec des tracés allant de 70 à 140 km (70 / 100 / 140 km). Ces courses permettent aux participants d’admirer des paysages époustouflants tout en dépassant leurs limites. Fini le village itinérant, bienvenue à Combloux ! "La deuxième grosse modification concerne l’organisation du village. Nous avons voulu créer un point central à l’événement. Nous aurons un seul village, basé à Combloux.", poursuit Stéphane. L’ensemble des exposants et des animations auront lieu au pied de l’Office de Tourisme. "Nous sommes très fier d’accueillir l’espace de deux jours, une épreuve de cette qualité, et Combloux mettra tout en œuvre pour s’associer à tous ceux qui assureront le succès de cette troisième MB RACE !", rapporte Jean Bertoluzzi, le maire de la commune. Tout au long du week end, le village assurera de nombreuses animations, en particulier pour les enfants : parcours ludique, mini-course, jeux… Dans un esprit décontracté, les 7 - 13 ans apprennent dans la bonne humeur à manier leurs VTT dans des situations amusantes. Rendez-vous les 7 et 8 juillet pour cette grande aventure sportive et humaine ! Toutes les infos sur : www.mb-race.com et www.facebook.com/vttmbrace

MXP : le point sur les expés

Sur les six expés sélectionnées lors de la première session 2012, la première est partie début juin. Il s'agit de Yann Couillard (en photo), qui part explorer en kayak la côte Nord-Ouest du Spitzberg (Norvège), jusqu'à passer le 80ème parallèle. Il est parti de Longerbayen, une des villes les plus septentrionales du globe, et rencontrera, pendant son périple, des scientifiques avec qui il observera la débâcle de l'ours polaire suite à la détérioration de son habitat. Le prochain départ des expés de cette session est prévu en juillet, avec le projet "Albanie 2012", qui emmènera plusieurs jeunes ouvrir des voies d'escalade et équiper la première école de grimpe du pays. On fait maintenant un petit retour en arrière, avec l'équipe du projet "Baffin 2012", lauréat de la session hiver 2011 : ils sont quatre, partis mi-avril en terre de Baffin pour une traversée de cinq semaines en autonomie en tirant des pulkas. Traversée pendant laquelle ils feront une rencontre inattendue - et sous tension - avec un ours blanc ! Autre lauréat de la session hiver 2011, Frédéric de Lanouvelle, du projet Raid Atacama. Frédéric va réaliser une traversée en autonomie du désert le plus aride et le plus haut du monde, en tirant une remorque spécialement conçue

pour l’occasion avec tout son équipement et des vivres pour 25 jours de traversée. S'il réussit, il entrera au Guiness Book… Tous ces projets sont à suivre sur www.escape-magazine.com et www.millet.fr/fr/blog/millet-expedition-project


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Les grands rendez-vous trail à ne pas manquer cet été. Dynafit MOONtain Races Courchevel - 3 juillet 2012

Coureurs en montagne, ne ratez pas l’évènement de l’été 2012 : cinq rendez-vous (5 juin, 3 et 31 juillet, 28 août et 2 octobre 2012) en nocturne les mardis de pleine lune, pour une course en montagne originale. www.courchevel.com/moontain Trail Verbier Saint Bernard - 7 juillet 2012

Rendez-vous à Verbier en Suisse pour deux parcours de 105 et 52 km, auxquels s'ajoute un parcours initiatique de 29 km. www.trailvsb.com Sky Race Trail des Écrins - 22 juillet 2012

Un parcours de 45 km (3000m D+) qui passera dans le Parc Régional du Queyras et des zones classées Natura 2000. www.trailenbrianconnais.com 6000D / Ultra 6000D - 29 juillet 2012

23ème édition de cette course de légende, qui se décline en deux parcours : la 6000D "Classique" de 55 km (3000m D+) et l'Ultra 6000D de 110 km (5600m D+). www.la6000d.com Ultra Trail du Mont Blanc - 31 août 2012

A-t-on besoin de présenter cette course mythique ? Pour sa 10ème édition, la course, toujours au départ de Chamonix, propose 166 km et 9500m de D+ à réaliser en 46 heures maxi. Pour rappel, le record est toujours détenu par Kilian Jornet, qui a bouclé la course en 20h36 l'an dernier… www.ultratrailmb.com

Millet Expedition Project 2012, 2ème session

Alors que les premières expés de la première session 2012 sont à peine parties (voir page précédente), Millet et ses partenaires commencent à organiser la deuxième session. Ceux qui sont intéressés pourront déposer leurs dossiers de candidatures entre le 6 septembre et le 15 octobre. Toutes les infos : www.millet.fr/ fr/blog/millet-expedition-project

Mammut a 150 ans ! La marque suisse souffle en 2012 ses 150 bougies. Pour marquer le coup, Mammut a lancé le projet 150 Peaks. "Le but est de réaliser 150 sommets dans le monde, par 150 équipes équipées en Mammut de la tête au pied avec une collection créée pour l'occasion", détaille Patrick Benyacar, Responsable Com France. Et quand on dit partout dans le monde, c'est partout dans le monde : Argentine, Canada, Pérou, Bulgarie, Chine, France, Japon, Allemagne, Suisse, Tanzanie, USA, Nouvelle-Zélande… "Tout a commencé l'an dernier avec un web contest, poursuit Patrick. Les candidats proposaient une ascension, puis le public votait. Suite à ça, les chefs d'équipes récoltant le plus de voies ont constitué leur team, et un jury a sélectionné 150 projets. Des guides professionnels se sont ensuite greffés à chaque équipe." Ce projet, fortement ancré dans la montagne, n'est pas une énième course à la performance, mais offre la possibilité à tous les amoureux de sommets de proposer leur ascension. "À l'heure actuelle, quasiment 40 % des sommets ont été réalisés. Fin avril, nous avons réalisé la Tournette, un sommet au-dessus d'Annecy. La Meije et le Tacul sont les suivants sur la liste des sommets français." À la rédaction d'Escape, on salue ce qui ressemble fortement au plus grand projet d'ascension jamais entrepris par un équipementier. Encore bon anniversaire, et vivement les 200 ans de Mammut ! http://peakproject.mammut.ch En photo : Le sommet de la Tournette, en avril dernier. Ci- contre, la veste Gasherbrum de la collection anniversaire.


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Escape #42

Tito, comme on l’appelle depuis son arrivée au club d’escalade 'Escapilade' à St Etienne il y a de cela 14 ans, peut être fier de sa progression. Membre de l’équipe de France de bloc* depuis de nombreuses années, il s’est progressivement rapproché des podiums de coupe du monde comme en témoignent sa cinquième place à Eindhoven et Sheffield la saison passée. Eternel insatisfait, Tito met un point d’honneur à toujours se dépasser et aller chercher plus loin.

Propos recueillis par Liv Sansoz

Comment as-tu découvert l’escalade ? Mon frère faisait de l’escalade et je me suis naturellement inscrit à la section UNSS du collège de St Etienne. J’ai donc débuté assez tranquillement dans le milieu scolaire. Puis j’ai pris part à de petites compétitions, ce qui m'a donné envie de grimper plus, de progresser. Je me suis donc inscrit au club local dans cette optique. Tu t’es tourné vers une pratique quasiment exclusive du bloc maintenant, comment en es-tu venu à cette discipline ? Jusqu'à ma première année en senior (19 ans, NDLR) je ne faisais que des voies**. J’ai d’ailleurs été champion de France Junior dans cette discipline. Mais je sentais qu’il

me manquait de la force pour pouvoir progresser. De fait je me suis mis à faire plus de bloc pour améliorer mon niveau en force. Cela m’a plu et en 2004 j’ai complètement basculé sur cette discipline. Quels sont tes objectifs pour cette année ? Je viens tout juste de me qualifier pour les championnats du monde qui auront lieu en septembre à Bercy, c'est mon objectif principal de l'année. Et puis je voudrais faire un podium international cette saison, sur une étape de Coupe du Monde ou pourquoi pas à Bercy... En extérieur je vise le 8B+ bloc.

©MILLET

Thomas Caleyron ou la force tranquille

Peux-tu nous parler de ta progression ? J’ai progressé petit à petit. Il n’y a pas eu de grand déclic mais au contraire, chaque année j’ai appris et acquis de nouvelles compétences. Depuis deux ans je collabore avec Sébastien Gnecchi pour mon entraînement. Je suis en phase avec son approche de l’entraînement. Son regard extérieur m’apporte beaucoup. Quand tu n’es pas en période d’entraînement ni de compétition où est-ce que tu grimpes ? Je suis toujours motivé pour bouger. J’ai déjà grimpé en Suisse, en Autriche, Espagne, à Bishop aux USA. J'ai aussi en projet d'aller en Afrique du Sud. Pour moi Bishop et Fontainebleau sont les deux références pour le bloc.


Tito remercie ses partenaires Millet, Expression, Boulder House, Yogi Tea, Compex, Primus, le conseil régional de la Loire ainsi que son club d’escalade, Escapilad

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** Voies : c’est l’escalade sportive la plus communément pratiquée où l’on grimpe une voie toute équipée et l’on redescend au sol.

Palmarès : • 8c voie, 8B bloc • 5ème à la Coupe du Monde d'Eindhoven (PB) et Sheffield (GB) 2011 et Vienne (AUT) 2012 • 7ème à la Coupe du Monde bloc de Chongqing (CHINE), 2012 • 3ème à l'open international de Sheffield, 2010 • Vice Champion de France bloc 2011 • 3ème au Championnat de France Bloc, 2009 • Champion de France jeune, 2003

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* L’escalade est une activité plurielle. Certains la pratique sous toutes ses formes, d’autres se spécialisent dans une discipline. C’est le cas de Tito qui s’est spécialisé dans le Bloc. Le Bloc consiste à grimper sans cordes, des blocs de hauteur pouvant aller jusque huit mètres. Le grimpeur dispose au pied des crashpads (tapis spécifiques à cette pratique qui amortit le grimpeur en cas de chute) et se fait parer par les autres grimpeurs présents. C’est un effort court, très intense parfois explosif qui demande un réel engagement.

• Age : 28 ans • Né à Evry • Vit à St Etienne où il a commencé à grimper à l’âge de 14 ans • Etudes : maitrise STAPS • Travaille à la salle d’escalade le Mur de Lyon • Blog : http://thomascaleyron.over-blog.com/

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Est-ce que tu pratiques d’autres sports et quels sont tes autres centres d’intérêt ? Depuis un an je me suis mis à la minivoile (discipline issue du parapente mais utilisant des voiles plus petites en surfaces). Je m’intéresse aussi à la photo.

Bio de Tito

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Quel est ton moteur ? S’entrainer et voir les effets payants a toujours été une bonne source de motivation. Cela permet d’essayer des choses toujours plus dures, d’aller chercher un peu plus loin à chaque fois.

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Escape #42

Fin mai, Aix-les-Bains accueillait la 5ème édition de Randolac, un événement regroupant un salon outdoor, des animations, et un show trial qui aura créé la surprise : près de 4000 spectateurs s'étaient déplacés pour la grande nocturne. Situé au bord du lac du Bourget, l'event a battu son record de fréquentation, puisque plus de 20 000 personnes se sont rendues, entre autres, sur le village des exposants. Les plus sportifs se sont quant à eux éclatés sur les épreuves sportives avec des randonnées pédestres, cyclo, canoë mais également avec le raid aventure (200 participants) ou bien encore la régate inter ligue comptant pour les championnats de France. www.savoierandolac.com

Des barres céréales salées

Vous en avez marre des barres énergétiques sucrées pendant vos activités sportives ? Journey a pensé à vous ! À base de céréales complètes bio, les barres proposent des goûts inhabituels : Romarin, Pizza, Barbecue, Parmesan… À essayer ! www.okidosport-nutrition.com

La finale nationale du Rockshow 2012 dans les Ecrins

La finale française du RockShow Salewa aura lieu le 27 juin prochain dans les Ecrins à la Falaise du Fournel, en présence du Team international Salewa, composé entre autre de Roger Schäli, Simon Gietl, Johanna Ernst, Andrea Maruna, Barbara Büschlen... Après trois étapes qualificatives qui ont eu lieu à St Etienne, Paris et Marseille, vingt grimpeurs ont été sélectionnés pour participer à la finale nationale. Sous l'oeil de Max Bonniot, Salewa people et vainqueur du Rockshow 2009, les deux meilleurs gagneront leur ticket pour la Rock Finale 2012 qui aura lieu durant l'Outdoor Show de Friedrichshafen (Allemagne) le 14 juillet prochain. Infos : www.salewa.com/rockshow

©Julien Holdrinet

Randolac, l'event outdoor qui monte

Happy Birthday Climbers ! Les Grandes Causses et la région de Millau sont le théâtre des plus grands événements de la planète grimpe et ce depuis 10 ans maintenant ! Les Natural Games seront l'occasion de fêter ça dignement cette année.  La falaise du Boffi, dans les gorges de la Dourbie, accueillera le team Petzl au grand complet ! Cette année la jolie grimpeuse suisse Nina Caprez et l'un des grimpeurs les plus talentueux de sa génération, Gérôme Pouvreau, seront les parrains et marraines de l'événement, du 28 juin au 1er juillet.  Pour l'occasion deux nouvelles voies ultimes ont été équipées, en8c+ et 8b+. Elles viendront compléter un site déjà riche de plusieurs dizaines de voies et qui seront accessibles à tous durant l'événement. En complément, un contest de bloc regroupera toutes les têtes d'affiches dans le village des Natural Games. La finale de bloc aura lieu en nocturne le samedi devant plus de 25 000 personnes. Plus d'infos : www.naturalgames.fr  

Everest

Le toit du monde a vu défiler une ribambelle d’alpinistes en cette fin mai. De quoi se poser des questions sur l’alpinisme moderne et les motivations à grimper

cette montagne les uns derrière les autres, tous en ligne sur les cordes fixes et à l’aide d’oxygène. Entre les expéditions commerciales, les expéditions avec un but scientifique et les expéditions amateurs, c’est plusieurs centaines de personnes qui se sont retrouvées à la queue leu leu à remonter les pentes de l’Everest. Triste mais logique évolution. Le sommet sans bouteille est toujours réservé à un petit nombre dont Ueli Steck (Suisse) et Conrad Anker (USA) font désormais partie.

Chamonix Adventure Festival 20 au 26 août

L’édition 2012 du Chamonix Adventure Festival promet des soirées inoubliables avec une sélection des plus beaux films d’aventure et environnementaux venus du monde entier. Les réalisateurs, les athlètes, les aventuriers seront là pour partager et échanger avec vous au cours des soirées de projections. Le Festival propose également des stages de photographies et de réalisations cinématographiques assurés par de vrais professionnels de l’image tels que le réalisateur Sébastien  Montaz. Toute l’équipe du Chamonix Adventure Festival vous attend nombreux pour vivre des journées passionnantes au cœur d’un cadre unique au monde. www.chamonixadventurefestival.com/fr


Tout

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VTT et Trail en binôme pour le X2

Sous forme de duathlon alpin, le DYNAFIT X2 Courchevel qui aura lieu le dimanche 22 juillet prochain, est ouvert en solo ou par équipe, en duo. Avec 43km au total, le départ des épreuves aura lieu depuis le village du Praz, à 1400m d'altitude. Ce format de compétition, sous forme de marathon mixte, offrira aux concurrents 19,3km (780m D+/-) de Trail et 23,7km (1180 D+/-) de VTT. En duo, les équipes pourront être mixtes.  Infos sur : www.courchevel.com/X2

Deuter léger! ... en plus

Nouveau modèle 2012

Coupes du monde de Bloc

La coupe du monde de Bloc est déjà bien entamée. A deux épreuves de la fin, le Russe Gelmanov a pris une jolie avance sur le champion du monde Autrichien Kilian Fischhuber. Deux français ne sont pas très loin du podium avec Guillaume Glairon Mondet et Thomas Caleyron respectivement cinquième et sixième. Chez les femmes, Anna Stöhr (Autriche) tient la tête du classement provisoire avec seulement deux points d’avance sur la Japonnaise Akiyo Noguchi. La première française est Mélissa Le Neve à la sixième place. Prochaine épreuve à Vail (Colorado) début juin… et dénouement à Munich en août.

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© Pattitu

Championnats de France de difficulté et de vitesse À Arnas

Pas de répit pour les compétiteurs qui avaient leurs championnats de France en ce week-end de la Pentecôte. En difficulté, nos deux champions de France sont Charlotte Durif et Romain Desgranges. A noter la très belle performance du cadet Thomas Joannes qui se classe troisième chez les seniors. En vitesse, les titres reviennent à Esther Bruckner chez les femmes et Yoann Le Couster chez les hommes. On a hâte de les suivre sur le circuit de coupe du monde qui débutera avec l’étape de Chamonix du 12 au 13 juillet.

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Les perf en falaise

Deuter, fournisseur officiel de l’association des guides de Haute Montagne et de ski en Allemagne

Mathilda Söderlund est une jolie Suédoise qui enchaine voies dures après voies dures. Première Suédoise à enchainer du 8c après travail, elle vient de réussir flash son second 8b+ « Friends like you » dans le Frankenjura en Allemagne. Flash est le mot utilisé lorsque le grimpeur n’est ni à vue ni après travail. Le grimpeur essaye la voie sur la base des méthodes et explications fournies par un autre grimpeur.

1220 gr. 32 litres

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Escape #42

Millet Axon Pro GTX Attention, contrairement à ce que nous indiquions dans le dernier numéro d’Escape, le prix de l’excellente Axon Pro GTX est de 349 euros.

Grand test sacs de voyage et vestes d’isolation Depuis plusieurs mois nous menons un test sacs de voyages. Les marques nous ont fait parvenir trois types de produits  : les rustiques et traditionnels Duffel Bags, des sacs civilisés à roulettes ultra pratiques dans les aéroports et enfin, des sacs mixtes  conçus à la fois pour un vrai portage et le passage en soute. Qu’il appartienne à l’une de ces trois familles, chaque sac doit passer les années malgré les rudoiements du terrain, les chargements brutaux dans les avions. Nous avons testé les meilleurs produits du marché. Tous les tests sont disponibles gratuitement sur notre site outdoor  : www.escape-magazine.com. Un autre test complet est disponible  : les vestes d’isolation fines à utiliser telles quelles ou sous une veste de protection en alpinisme, escalade, trekking…

14ème COMMANDEMENT Quand enfin le geste tu maîtriseras, la falaise à toi s’ouvrira, les longueurs de cordes tu enchaîneras, le vide ton compagnon intime sera, le masque tu tomberas…

©Fernando Ferreira

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www.guides-calanques.com A l’instar de celui de Chamonix, né il y a plus d’un siècle, et de bien d’autres dans les Alpes et les Pyrénées, le Bureau des Guides est affilié au SNGM, le Syndicat National des Guides de Haute Montagne, un label de qualité et de professionnalisme, décerné en exclusivité au Bureau de Cassis pour les Massifs des Calanques et du Cap Canaille, jusqu’aux Montagnes de la Ste Victoire et de la Sainte Baume. Ce Bureau est formé exclusivement de Guides de Haute Montagne, Accompagnateurs Moyenne Montagne, Moniteurs BE d’Escalade, de VTT, de kayak… Ces professionnels des activités de pleine nature offrent les services d’un encadrement de grande qualité pour découvrir, ou redécouvrir, au travers des activités de pleine nature du futur Parc National et ses richesses naturelles, tout en menant une mission de sensibilisation au respect et à la protection de cet environnement à l’équilibre fragile. FF


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TESTS

EN STOCK Par Franck Oddoux

Salomon | Fusion

Très légères (30 grammes sur la balance), les solaires Fusion se font presque oublier sur le nez. Leur maintien pourrait être cependant plus ferme (ça dépend de la physionomie de chacun). L’extrémité des branches en pate d’oie glisse sur les cheveux. La vision est très bonne, avec un champ large, on apprécie bien les clairs obscurs dans les foulées de trail. Indice de protection : 3. Prix : 109 à 139 euros suivant les verres

The North Face | Enduro Pack Plus

Craft | Ensemble Craft Hybrid

Notre préférence va au pantalon ¾ dont le confort immédiat est remarquable. Une sensation qui ne se dément pas dans l’action. Le body mapping permet de conjuguer des panneaux dont les fonctions sont différentes : filet au pied des lombaires pour une aération totale, tissu plus ride sur les cuisses, flexibilité maximale derrières les genoux. Le gros plus  : le tissu ne remonte pas au sommet du mollet provoquant gène et garrot. Le T-shirt est efficace, confortable. Son zip central très long, permet une aération importante. Bien vu les petits caoutchoucs à la taille qui empêchent le t-shirt de remonter. Plis disgracieux au niveau du col. Prix : Hybrid Tee-shirt : 50 euros Hybrid Knickers : 50 euros

Ce sac poche à eau affiche une contenance de neuf litres. Un volume bien calculé qui permet le logement d’une poche à eau de deux litres, ses gels de course, ses vêtements de protection type UTMB. Très léger, ses matériaux sont souples et ne provoquent pas de frottements. L’ingénieux système Boa, grâce à une mollette disposée sur le côté gauche maintient plus ou moins fermement la poche à eau selon son niveau de remplissage  : on évite, au fur et à mesure de sa consommation son ballotage dans le dos. La poche à eau est bien étudiée  : système de fixation, étanchéité et pipette. On a apprécié sa fixation par aimant, sur la poitrine, vraiment très pratique. En plus de la fixation des clés (présente), on aurait aimé une poche étanche en cas d’orage (nous avons noyé notre iPhone…). Prix : 125 euros


nkel.se

ANY

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Le nouveau PRIMUS OmniLite™ TI est notre réchaud le plus perfectionné. Repose sur la même technologie que notre modèle primé, PRIMUS OmniFuel™. Il est plus petit, plus léger et bien plus économe en combustible. Idéal pour tous les types d’aventure, fonctionne par tous les temps et avec la quasi-totalité des combustibles. Notre modèle le plus perfectionné à ce jour.

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ULTRA TRAIL mai 2012 - Le Japon a son UTMB

Le Mont Fuji, au sud de l'ïle de Honshu, Japon, a désormais son ultra trail : 156 km pour 8530 mètres de dénivelé positif. La première édition vient de se dérouler. Début d'une légende.


Mont

 Fuji


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|Ultra trail mont fuji|

Escape #42

Ci-contre : Grande diversité de relief et de conditions : fraîcheur des sous bois et chaleur au niveau des cols. Page de droite : Julien Chorier fait l'effort.

UTMF Mont Fuji

mai 2012 - Le Japon a son UTMB Texte : Franck Oddoux - Photos UTMF

M

ont Blanc – Mont Fuji. Il est parfois des traits d’union inattendus. Cette histoire tient à Tsuyoshi Kaburaki, traileur japonais, finisher de l’Ultra Trail du Mont Blanc The North Face à la 3ème place en 2009. Il s’était juré de faire partager les émotions d’un ultra à ses compatriotes, sur ses terres. La région montagneuse du Mont Fuji s’est imposée d’elle même. Le superbe parcours de 156 km alterne entre passages en forêts, cols avec vues saisissantes sur la montagne sacrée. 8530 mètres de dénivelée au total. Le Français Julien Chorier a bouclé le parcours en 19 heures, talonné par le Canadien Adam Campbell et Kenichi Yamamoto. Tsuyoshi Kaburaki, désormais race director de l’UTMF, adopte une attitude zen originale pour parler de son épreuve : « le but de la course n’est pas la compétition et de courir plus vite que les autres. C’est de découvrir l’environnement extraordinaire du Mont Fuji en explorant ses ressources intérieures ». Un an après le tsunami qui a frappé l’archipel et provoqué l’annulation de la première édition, Tsuyoshi a réalisé son rêve de partage. Escape publie les plus belles images de cette course au pays du Soleil Levant.


Sous l'oeil du Mont Sacré, encore enneigé, les corps commencent à souffrir. Les centres de ravitaillement prennent parfois des allures de retraite russe…

Julien Chorier savoure sa victoire et se prête au jeu de la conf ' de presse improvisée. L'UTMF, magnifique vitrine du trail au Japon, de quoi susciter de futures vocations.


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|Ultra trail mont fuji|

Escape #42

UTMF Mont Fuji

mai 2012 - Le Japon a son UTMB

L'exotisme du parcours c'est bien sûr le Mont Fuji mais aussi ces passages en sous bois, typiques où se cachent parfois des temples.

Derrière Julien Chorier, les locaux mettent la pression pour tenter une victoire à domicile.


ph: Tim Kemple Patagonia, Argentina

COMPAGNON DE VOYAGE RECONNU, GREGORY EST HEUREUX DE VOUS PRÉSENTER…

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shopping

Escape #42

Patagonia Strider Shorts 45 euros

Ce short ultra-léger en polyester possède des panneaux en maille aérée qui laissent l'air circuler et un slip intégré pour un confort sans pareil.

Patagonia Gamut Shirt 55 euros

Ce T-shirt à manches courtes fabriqué dans un jersey en polyester avec zones en maille aérée facilite la circulation d'air. L'assemblage, pratiquement sans couture, offre un confort sans frottement, le top pour courir.

Julbo Ultra 130 euros

Fruit d’une collaboration poussée avec des pros du trail running et du VTT, l’Ultra est l’alliée de ceux qui tiennent la distance et prolongent l’effort à l’extrême.

Millet Axiome GTX

129,90 euros

Confortable, souple et résistante, l'Axiome GTX garantie dynamisme de la foulée, amorti, et respect du déroulé du pied sur les sentiers difficiles et les GR montagneux.

TrAIL, marche active, fast hicking… La montagne version full speed par Loïc Martin

The North Face Single Track Hayasa 120 euros

Chaussure de running rapide et légère pour les courses ou l’entraînement standard.

Lafuma Ensemble Speedtrail 150 euros la veste, 90 euros le pantalon Merrell Trail Gove 109,90 euros

La Trail Glove, avec sa semelle Vibram®, prouve que simplicité, légèreté et technicité font bon ménage !

160 g la veste, 110 g le pantalon, soit 270 g pour cet ensemble, probablement le plus léger du monde. Développé pour les courses d'Ultra, les Speedtrail Jacket et Pant seront dans un premier temps proposé en série limitée dès cet été (200 exemplaires !), puis seront intégrés à la collection été 2013.


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shopping

Escape #42

Teva Reforge Ion-Mask 135 euros

Adidas Terrex Fast X 130 euros

La chaussure de randonnée adidas Terrex Fast X pour hommes est ultra-légère et idéale pour les aventures sportives de plein air.

Montée sur une semelle extérieure Spider365 Rubber® assurant une accroche optimale et durable, cette chaussure outdoor multi activités offre des qualités hydrophobes supérieures.

Mammut Claw GTX 145 euros

Cette chaussure légère intègre de nombreuses innovations  : " 360 Heel Support " pour le maintien talon, semelle Vibram® Reptilia Technology, concept Torsion Reinforcement pour plus de sécurité et de confort, et semelle GORE-TEX® Extended Comfort Footwear.

Primus Compact Trek 49 euros

Toujours utile dans le sac en montagne, la lampe frontale !

Meindl SX1 GTX 159 euros Garmont 9.81 Escape Pro 130 euros

Chaussure multi-activités allant de la course à pied au voyage, l’Escape Pro est extrêmement polyvalente et offre un excellent rapport performance/poids. Grâce à sa semelle HyperGrip avec technologie IceLock, c’est une vraie chaussure 4 saisons. Existe également en version Gore-Tex.

Hanwag Drifter GTX 139,95 euros

Cette chaussure très légère est conçue avec une semelle Vibram et intègre une membrane Gore-Tex.

Eider Target Aero 300 euros

Conçue en Gore-Tex Active Shell, cette veste très légère est à avoir toujours à portée de main, en cas de changement météo brutal.

Karrimor X-Lite 20 99 euros

Ce sac à dos, très léger, intègre une poche pour système d'hydratation et un ingénieux strap de compression pour régler le volume du sac.

Conçue pour la course en montagne, la SX1 intègre une membrane Gore-Tex et une semelle Virbam Speedhiking, pour plus de confort et de technicité.

Deuter Pace 20 58 euros

La devise du Pace 20 est : " minimiser le poids revient à minimiser l'effort ". Avec ses 650 g, on l'utilisera aussi bien en trail qu'en ski rando.


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INDUSTRIE

Escape #42

Avis aux futurs cadres de l'univers outdoor ! Depuis la création de l'association Outdoor Sports Valley en 2010, le secteur de l’industrie des sports outdoor est de plus en plus dynamique dans la région RhôneAlpes. On note l’arrivée de plusieurs entreprises, une hausse de l’emploi significative, la création de plusieurs projets événementiels et de nombreuses synergies entre différentes structures. En septembre 2012, Annecy, la capitale de l’industrie des sports outdoor sur l’arc alpin, offrira trois diplômes de haut niveau permettant de former les futurs cadres, managers, techniciens et commerciaux de l’industrie des sports outdoor. Rémi Forsans, directeur éxécutif de l'Association Outdoor Sports Valley et Pascal Aymar, responsable des formations OSV nous en disent plus. Comment est née l’idée de créer ces formations ? Lors des premières discussions avec les chefs d’entreprises de l’industrie outdoor au sujet de la création de l’Outdoor Sports Valley, la volonté de chacun était de mettre en place un plan d’action qui réponde aux besoins des entreprises du secteur. La création de formations adaptées à notre industrie fut l’un des éléments prioritaire qui ressortait des discussions. L’industrie outdoor est un secteur en plein essor, mais manifestement des compétences techniques et internationales manquent régulièrement pour compléter les effectifs des entreprises. Une fois ce constat établi, comment avez-vous procédé ? Nous avons identifié trois domaines de compétences avec les chefs d’entreprises du conseil d’administration OSV. Nous avons donc décidé la création de trois formations internationales : - Msc in Sports and Outdoor Industry Management en partenariat avec EMLyon Business School - Bachelor Performance Sports Textile & Footwear en partenariat avec l’IUT d’Annecy-Le-Vieux et l’université de Savoie - Bachelor International Sales Specialists in Sports en partenariat avec L’IAE Savoie Mont-Blanc et le CNPC. Nous avons ensuite travaillé avec des professionnels et les organismes de formations partenaires à la mise en place d’un contenu pédagogique sur mesure.

Un grand nombre d’entreprises soutiennent ces formations, on a vu les logos de Petzl, Mavic, Salomon, Adidas, Patagonia, Atomic… entre autres sur les supports de communication liés à ce projet. Quel est leur intérêt à soutenir le projet en amont ? Et de quelle manière le font-elles ? En soutenant ces formations dès aujourd’hui, les entreprises peuvent participer à l’élaboration du contenu pédagogique en veillant à ce qu’il corresponde au mieux aux problématiques du marché des sports outdoor. Elles pourront ensuite travailler au cours de l’année sur des projets de groupe avec des étudiants. Leur intérêt final étant bien entendu d’attirer des compétences du monde entier et d’assurer aux étudiants un stage ou un emploi au sein de leur structure avec pour avantage de limiter le temps de formation interne car ces diplômes seront bien sur plus proches des demandes des entreprises. Vous parlez d’attirer des compétences du monde entier, comment avez-vous procédez pour donner une dimension internationale à ces 3 formations ? L’ensemble des cours est dispensé en anglais, par des professeurs et des intervenants de haut niveau venant de toute l’Europe. Concernant le diplôme de management en partenariat avec l’EMLyon, une partie des cours sera même dispensé à Shanghaï – Chine. Nous souhaitons des promotions de petites tailles (10 à 15 étudiants), hétérogènes, avec des étudiants venant de plusieurs pays différents et pouvant ainsi


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INDUSTRIE

Escape #42

échanger sur leur propre culture. La densification de notre économie des sports outdoor passe aussi par la mixité culturelle. Quelles sont les opportunités que ces programmes offriront aux étudiants venant du monde entier ? En suivant ces formations, les étudiants auront l’opportunité de se spécialiser dans leur domaine de prédilection pour l’industrie des sports outdoor (management de haut niveau, textiles et matériaux techniques, commerce et vente). Le tissu économique important dans la région leur permettra aussi de participer à des projets liés aux problématiques actuelles du marché du sport, de faire un stage au sein d’une entreprise de l’industrie des sports outdoor, d’élargir leur réseau professionnel et augmenter ainsi leurs possibilités de carrière dans l’industrie du sport. Bien sÛr nous n’excluons pas non plus la possibilité que ces étudiants deviennent eux mêmes de futurs créateurs d’entreprises. En disposant en plus des services mutualisés de notre association dont l’accompagnement des jeunes entrepreneurs par exemple, nous tentons de leur offrir toutes les chances de réussite au sein de notre industrie. Nous nous assurons ainsi de la pérennité de notre industrie et des opportunités immenses que représentent ces formations pour assurer un avenir brillant à notre secteur d’activité. Pour plus d’infos : http://www.outdoorsportsvalley.org/pro/actions/formations-5551-0.html

« La plupart des personnes travaillant dans l’industrie des sports outdoor dans les Alpes sont conscientes de la chance qu’elles ont d’exercer leur métier dans le monde du sport et de la qualité de vie générée par le fait qu’elles puissent le faire dans cette région. Cette chance, nous voulons la transmettre, la partager avec des jeunes issus du monde entier au travers de TROIS formations internationales de haut niveau. » Pascal Aymar, Responsable des formations OSV


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test commando

Escape #42

TESTS en CORSICA BIANCA

©Fernando Ferreira

- Part 2

Deuxième partie de nos essais réalisés cette fin d'hiver dans les montagnes corses. Au menu, textile et accessoires pour l'outdoor version neige. Par Fernando Ferreira

Remerciements : Mon pote d’aventure et testeur, honorable membre du club des ZENClumes : Pierre Bertrand. Les marques qui ont joué le jeu et les personnes en charge de leur communication, Armelle Drouhot, Patrice Folliet, Eric Wynn, Pierre Osella, Eric Lafuma, Lucie Lacroix, Màbel Gandia Molina.


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test commando

BOREAL GUETRES MOUNT Le test Une guêtre montante en cordura

Escape #42

CAMP CAMP BÂTON BAUDRIER ALP 95 BACKCOUNTRY CARBON Le test Pourquoi Alp 95 ? pour 95 grammes…

avec système de fermeture par velcro et un élastique de serrage. Facile à mettre en place, très solide, elle résiste vaillamment aux coups de crampons. Une fois en place elle ne bouge plus, la sangle du bas et le crochet d’attache au lacet permettent un ajustement précis. Un lacet élastique permet le maintien vertical de la guêtre, l’élastique est juste un peu trop fin, en fin de journée il fini par être gênant. Etanche, simple de conception et solide, parfaite pour l’alpinisme, un peu lourde pour le trekkeur.

Un bâton carbone télescopique, 3 brins gradués, (sauf le premier  brin ?), très léger, avec une poignée en matière expansée agréable au toucher avec un bon grip. Bien équilibré, avec une bonne prise en main, seul le pommeau aux angles un peu agressifs vient, sur la longueur, altérer la sensation de confort. Dragonne facilement réglable et confortable. Un bâton solide et agréable, un bon investissement pour la randonnée raquettes et le trek.

c'est top | Très solide, simple d’utilisation.

c'est top | les rapports qualité/poids/ prix

c'est moins bien | lacet élastique de serrage trop fin.

c'est moins bien | L’angle pommeau un peu agressif.

Matière : Prix :

Poids : Matière : Prix :

Le test

Pour un baudrier, on frôle le mystique ! On touche à la foi ! Eh bien pour l’athée que je suis, grande surprise ! Ultra léger et compact, il tient dans la poche d’une veste. Facile à mettre (non réglable, bien choisir sa taille) il est opérationnel en une minute. C’est le compagnon idéal pour le ski-alpinisme, ou le trek aventure, pour affronter un passage avec une chaîne ou autre câble tout en s’auto assurant, ou faire un rappel. Je l’ai testé dans un rappel vertical, avec une partie plein gaz : impeccable, même pas mal ! Une sensation de confort assez déroutante au vue du “spécimen“. Il ne peut bien sûr en aucun cas remplacer un vrai baudrier dans des voies d’escalade, ou d’alpinisme, mais pour l’occasionnel et le dépannage il est presque surqualifié.

c'est top | le rapport poids/encombrement/ confort c'est moins bien | RAS

Cordura 29 euros

380 g Carbone 80 euros

Poids : Prix :

95 g 57 euros


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test commando

Escape #42

MILLET MILLET MOUFLES VESTE LONG 3 IN 1 MITT BELAY COMPOSITE JKT CAMP PIOLET ALPINA Le test Un piolet montagne tous terrains. Nous l’avons utilisé en neige et dans quelques goulottes de glace, en configuration alpinisme simple. Lame agressive avec une bonne pénétration en glace vive, bien équilibré, avec un galbe léger. La frappe est précise et la tenue en main en utilisation piolet canne très agréable. La dragonne, vendue avec le piolet, est facile à régler, confortable, et efficace en traction. La panne, de petite dimension, s’acquitte quand même sans problème de sa tâche. Le manche fin terminé par une pointe agressive permet une pénétration sans problème en piolet canne. Un piolet polyvalent et léger. c'est top | Piolet tout terrain, technique et classique. Dragonne incluse. c'est moins bien | Le patch rugueux en bas de manche ne résiste pas (normal ) aux débottage intensifs. Poids : Prix :

470 g en 50 cm 105 euros

Le test Une veste composite, hybride, alliant le Softshell sur les parties les plus exposées - capuche, bras, épaules - avec une partie doudoune en Primaloft, pour la chaleur, la respirabilité, et plus solide que la plume traditionnelle. Un nouveau type de veste légère, solide, confortable, techniquement aboutie, avec une coupe près du corps qui suit parfaitement le mouvement, un col de capuche (3D) qui remonte très haut et offre une véritable protection, les zips faciles, les serrages précis : le tout terriblement efficace. J’ai trouvé un seul défaut, le cordon élastique de serrage de la capuche sans renvoi de blocage et qui vous revient dans le visage avec le vent, ou vous pète au nez s’il vous échappe au serrage, surtout avec les gants ! Par des températures en dessous de zéro, c’est le détail qui énerve ! Un produit novateur, “l’arme technique“ à avoir, de la cascade de glace en passant par la rando à ski ou raquettes, et jusqu’au trek estival. La veste de fond de sac.

Le test Une paire de moufles, trois utilisations  : moufle seule, gant polaire amovible seul, ou gant & moufle. De quoi répondre à toutes les situations. Le truc c’est de pouvoir passer d’une configuration à l’autre sans problème, en particulier quand on passe son temps à faire des photos ! Et ça marche ! Le gant polaire est chaud, dans une matière très douce, épais et solide. Même mouillé, il garde un bon moment ses propriétés caloriques. On remet facilement le gant polaire en place dans la moufle. Il ne bouge plus. Idem pour le sortir, ça marche tout seul grâce à des petits velcros bien placés. Système de serrage rapide par bloqueur Cyberian, débloquage tout aussi rapide. Les manchettes longues protègent parfaitement la main, une large patte velcro de serrage au niveau du poignet verrouille l’ensemble. Parfaite pour le ski de randonnée, les raquettes et l’alpinisme, avec une bonne sensation dans la tenue du piolet. Petit truc, prévoir une paire de gants polaires de rechange…

c'est top | Tout

c'est top | qualité / prix

c'est moins bien | sauf le cordon “libre“ de la capuche

c'est moins bien | RAS Matière : Rhine Flex & DryEdge Prix : 69 euros

POIDS : PRIX :

600 gr 180 euros


Les oiseaux voLent, Les poissons nagent, thorsten fait de La rando. a travers Les aLpes durant 49.5 heures non stop HANWAG ProTeam: Thorsten Hoyer randonneur extrême

Categorie treK | tatra gtx

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Chaussures confortables et pleinement fonctionnelles, avec une construction stable et un appui ferme, conçues pour de longs treks avec un lourd sac à dos. Certains modèles sont compatibles avec des crampons

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test commando

Escape #42

PETZL FRONTALE MYO RXP

MILLET SOUS-VÊTEMENTS CARLINE HAUT ET BAS

Le test La RXP dans la famille MYO est un concentré de technologie et de puissance. Elle permet une gestion pointue du mode d’éclairage et de la puissance nécessaire en fonction de l’utilisation. Une puissance fournie par 3 piles AA, soit entre 50 et 95 h d’autonomie selon le mode utilisé, et une fonction Boust pour une portée max de 95 m à 160 lumens. De quoi voir venir  ! Pas étanche, mais résiste sans problème à l’eau. Un volet grand angle très facile à activer, compacte, robuste. Une frontale pointue, plus lourde que la frontale moyenne (on peut pas tout avoir). On peut l’alléger un peu en utilisant des piles au lithium, et gagner en même temps de la longévité. Pour le confort,

utiliser le bandeau supérieur non monté d’origine. Idéale pour les courses de montagne, les départs ski de rando avant le lever du soleil, le trail de nuit, et les bivouacs “improvisés“… Fiat Lux ! c'est top | autonomie et puissance c'est moins bien | un peu lourde, normal si on veut de la puissance. POIDS : PUISSANCE : AUTONOMIE : PRIX :

175 g de 8 à 140 lumens, mode Boust 160 lumens 50 à 95 h 75 euros

Le test Les sous-vêtements techniques sont une partie de l’équipement à ne surtout pas négliger, surtout en conditions montagne. Ces haut et bas en Carline sont parfaits, légers, ergonomiques, avec une excellente protection contre le froid. La fibre sèche très vite et évacue efficacement la transpiration pour rester au maximum au sec. Ils ont passés avec succès l’épreuve “traitement antibactérien“  : une semaine en refuge en hiver…. Confortables, coutures endroitenvers, aucun frottement. Pour le reste, j’ai une préférence pour le haut version zip avec petit col montant, qui permet d’aérer la “bête“ quand la température monte, et une utilisation toutes saisons, voire en solo dès le printemps. Une qualité de produit et une réputation qui n’est plus à faire. c'est top | Tout

POIDS : 170 g/m3 MATIERE : Carline Wool® Thermal PRIX : haut 59 euros - bas : 39 euros

©Fernando Ferreira

c'est moins bien | RAS


© daviet

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escalade

Escape #42

C'est "l'été Indien" (5c) pour Fred Millon qui déroule sur le magnifique calcaire de la pointe de Chombas dans les Aravis.


La grande voie, ou la grimpe version longue Souvent perçues, à tort, comme élitistes, les voies d'escalade de plusieurs longueurs, les "grandes voies", deviennent accessibles à qui sait se préparer convenablement. Escape a pensé à ceux qui souhaitent s'y essayer, au travers de récit, interview, tests et portfolio. Après vous serez prêt pour ces échappées verticales.

Sommaire

Page 38 : Interview / Caroline Ciavaldini Page 42 : Reportage / L'escalade version terrain d'aventure Page 52 : Portfolio / Sélection de photos de grandes voies Page 60 : Tests matériel escalade


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escalade rencontre

Escape #42

Caroline Ciavaldini

Des podiums en Coupe du monde aux voies sur coinceurs dans le plus pur style traditionnel, la jolie Réunionnaise écume les falaises du monde entier avec James, son compagnon de vie et compagnon de cordée. « Parachutée » à l’âge de 16 ans en Métropole parce qu’elle voulait faire de l’escalade sa vie, la jeune femme fait un retour sur sa carrière et nous parle de ses projets à venir. Lumière sur une grimpeuse aux yeux pétillants, à l’humour facile et qui, du haut des ses 27 ans, est bien décidée à croquer la vie à pleine dents ! Propos recueillis par Liv Sansoz

Comment as-tu commencé l’escalade ? J’ai grandi sur l’île de la Réunion où je faisais beaucoup d’autres sports : tennis, voile et danse. J’avais 12 ans lorsque j’ai découvert l’escalade sur le petit mur de mon collège. Je grimpais avec une belle bande de copains dans un petit club, on s’entassait dans une vieille voiture direction Bassin plat, une falaise à cinq minutes du collège, tous les mercredi et samedi. Progressivement l’escalade a grignoté tout mon temps pour finalement devenir ma vie. Tu as quitté ta famille très jeune pour venir vivre en métropole et pouvoir t’entrainer. Comment est-ce que tu as vécu cela ? Lorsque j’ai eu 15 ans, je me suis surprise à gagner les championnats de France jeunes. La FFME m’a invité à venir regarder une coupe du monde qui avait lieu en France, à Nantes. Je me souviens avoir pris l’avion, 12 heures de vol, 12 000 km pour aller voir ce spectacle, toute seule avec ma petite caméra. J’ai vu Yuji Yirayama (grimpeur

© Collection C. Ciavaldini

le bonheur de grimper

Japonais très charismatique, ndlr) gagner. Les lumières et la musique, la tension d’une Coupe du monde... Dans l’avion, de retour vers mon île, j’ai compris que je voulais vivre ça, faire partie de ce monde si brillant, et j’ai donc pris la décision qui s’imposait : quitter ma famille pour m’exiler au Pôle France jeune, à Montpellier. C’était vraiment une grosse décision, j’ai abandonné une relation fusionnelle avec ma mère, des amis d’enfance, mon île, ma vie d’adolescente. Mais à 16 ans je crois que j’étais déjà bien au clair dans ma tête, ultra déterminée. Mes parents m’ont fait confiance, et je n’ai pas regretté ma décision une seule seconde ! J’ai réussi à réaliser mon rêve, je suis devenue une compétitrice, je suis montée sur les podiums, tout ce travail, toutes ces privations valaient le coup ! Escalade, compétitions et études, comment as-tu géré cela ? De 17 à 22 ans, j’ai passé mes diplômes à la fac de biologie, à Marseille, tout en m’entraînant d’arrache-pied. C’était des années à 100 à l’heure : révisions dans le bus, révisions pendant les repos à l’entrainement, aucun temps libre. Mes parents m’avaient bien rempli la tête, je voulais à tout prix avoir un boulot, même si je m’en sortais à peu près entre les sponsors et les primes de compétition. J’ai donc passé mon agrégation de SVT. A la Coupe du monde de Chamonix, un mois après mes examens, le coach m’a annoncé cinq minutes après la fin de la compétition que j’avais réussi mon concours !!! Tous les


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rencontre

Escape #42

© The north face

fait la rencontre de Stéphanie Bodet et de Nina Caprez, deux filles qui vivent leur passion de l’outdoor, et cette rencontre aura été, je pense, un tournant dans mes choix de grimpeuse. Tu disais que tu étais «  un pur produit résine*  » il y a quelques années. Comment te qualifierais-tu aujourd’hui ? Un pur produit résine reconverti ? Je ne sais pas, juste une grimpeuse sans doute, compétitrice qui s’adonne enfin au plaisir du rocher sous toutes ses formes !

autres étudiants avaient déjà depuis deux jours les résultats, mais moi, concentrée sur ma compétition, j’avais donné mon téléphone à mon coach pour éviter toute distraction. Donc voila, je suis prof de Bio, mais je suis en disponibilité depuis déjà trois ans, grimpeuse pro, et j’essaie aussi de passer mon BE escalade… Pas si facile à concilier avec tous les voyages. Quelles ont été les personnes qui t’ont inspirées ou qui ont joué un rôle majeur dans ta progression ? Mes premiers entraineurs à la Réunion  : Colette et ensuite Remi Barjolin. J’ai toujours senti ces personnes autour de moi me pousser vers le haut. Et puis Coco (Corentin Le Goff, entraîneur national et son compagnon pendant neuf ans, ndlr), mon entraineur depuis mes 16 ans, a fait de moi la compétitrice que j’ai été. On ne réussit pas seul, ou du moins pas moi. J’ai réussi parce que ces personnes-là ont donné de leur temps et de leur sueur pour que je réussisse ! Autour de moi, il y a eu aussi Olivier Guidi, et Rebecca Enault, mes préparateurs mentaux. Pour ce qui est de l’inspiration, j’ai été fan de Liv Sansoz et François Legrand bien sûr, j’ai lu les Rock and Wall et suivi leurs victoires. Plus récemment, j’ai

Peux-tu nous parler de ton évolution de la compétition aux voies en terrain d’aventure ? En dix ans j’ai fait toutes les Coupes du monde de difficulté sauf une, parce que je passais mon concours. Mais l’an dernier j’ai (enfin) gagné ma première Coupe du monde, à Chamonix, après une dizaine de secondes places. C’était le trou dans mon palmarès, la pièce manquante. En le remplissant, j’ai réussi à faire ce que je voulais faire en compétition. J’ai senti assez immédiatement un changement, comme si le feu s’était éteint. Depuis quelques mois j’avais commencé à être franchement tiraillée entre les deux mondes, indoor ou outdoor, à avoir envie d’aventures sur du rocher. J’ai toujours adoré le rocher. Mais pour s’entrainer en compétition, il faut largement privilégier la résine. L’an passé, entre deux coupes du monde, je suis allée assurer mon compagnon, James, dans une grande voie de 800m. James est un grimpeur anglais de « trad » (escalade traditionnelle sur coinceurs, ndlr). En matière d’escalade, compétition et trad sont deux extrêmes d’un même sport, on pourrait même parler de deux sports différents. Forcément, James et moi nous déteignons l’un sur l’autre, il s’est entrainé sur résine, j’ai posé mes premiers coinceurs, et cette année nous avons fusionné nos projets avec les grandes voies. Nous avons passé le mois dernier en Sardaigne pour faire des grandes voies équipées, et c’était un mois de très belles aventures ! Tu es en ce moment en Angleterre pour tes premières voies de trad… Je suis en effet au milieu d’un « Trad road trip » en Angleterre, avec James, Hazel et Hansjorg. James et Hazel sont parmi les meilleurs grimpeurs de trad anglais, Hansjorg est connu pour son solo d’Il Peche, une grande voie très en équilibre, bref, trois grimpeurs qui n’ont pas peur de l’engagement. Mais aussi trois grimpeurs qui savent où se trouve la limite et quand s’arrêter devant le danger. Je fais des voies en posant les coinceurs, pas bien dures, James ou Halez vérifient mes friends, me donnent les astuces pour placer les coinceurs, dans les voies plus dures je pars avec un flash des protections** Bref, j’apprends avec les meilleurs maitres Yoda au monde, et c’est génial ! J’adore ces nouvelles sensations que je découvre en trad : à la difficulté des mouvements, il faut ajouter le puzzle de la pose des protections

“ On ne réussit pas seul. J’ai réussi parce que ces personnes-là m'ont donné de leur temps et de leur sueur ! ”


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Escape #42

Quels sont tes objectifs ou projets pour cette année ? Après l’Angleterre, James et moi partons directement pour Bornéo, pour le Mont Kinabalu. Il s’agit d’une escalade sur granite à plus de 4000m d’altitude. Dans les bagages, un perfo et des friends. J’espère qu’aucun de nous n’aura le mal des montagnes ! Ensuite, je pense passer un peu de temps en France à me refaire des bras : pas facile de rester affutée quand on enchaine les trips ! Et en Septembre ce sera Kalymnos, pour le North Face Kalymnos Festival. Puis sans doute les Etats-Unis après. Bref, pas tant de place pour des compétitions… J’avais le choix entre trois mois dans un pan à m’entraîner pour les Coupes du monde et trois mois entre la Sardaigne, l’Angleterre et la Malaisie… L’outdoor a gagné ! Alors pas de compétitions cette année ? Simplement dire cette phrase est pour moi un soulagement, un petit nuage rose… la compétition, je n’en n’ai juste pas envie maintenant, et on ne part pas à la guerre sans motivation. En 2012, j’ai assez de rocher dehors pour m’amuser ! Tu partages ta vie avec un autre grimpeur de haut niveau. Comment est-ce que vous articulez vos objectifs respectifs  et vos carrières respectives ? James est un grimpeur pro, mais l’exact opposé d’un grimpeur de compétition. Je suis originellement une compétitrice, je pousse la difficulté des mouvements à l’extrême, sur des spits espacés de trois mètres au plus ; James s’engage à l’extrême, avec des voies parfois nonprotégeables, mais dans des mouvements qu’il maitrise. Selon mes règles du jeu, tomber est normal, constant ; selon sa règle, tomber n’est pas autorisé, sous peine de se blesser voire pire. Donc a priori deux opposés. Incompatible ? Sans doute délicat au début, quand j’allais m’entrainer à Tivoli (une superbe salle à Innsbruck), il grimpait dans le Zillertal sur le granite. Mais peu à peu, nous avons commencé à enchainer matinée sur granite, après midi en salle… puis à rêver de grandes voies, ensembles. En deux ans, nous avons fusionné nos projets malgré nos horizons opposés : les grandes voies sur spits avec une difficulté élevée. C’est un bon milieu non ? Pour ce qui est de nos carrières… On essaie d’aligner nos sponsors : The North Face, La Sportiva, Edelrid pour moi. Devenir un grimpeur pro, c’est apprendre à valoriser ses partenaires et avec James je pense que l’on commence à former une belle équipe ! Être grimpeur pro c’est aussi passer des heures derrière son ordinateur, travailler en fait ! Mais nous le faisons à deux, assez efficacement j’espère.

© The north face

(le grimpeur doit placer lui-même ses coinceurs dans les fissures ou les trous pour être retenu en cas de chute. Il n’y a pas de spits dans le rocher, ndlr). C’est un exercice très complexe, presque un nouveau sport pour moi. Savoir quand on peut s’engager, quand il faut s’arrêter et chercher des protections, évaluer leur solidité… Pour l’instant, mon problème, justement, c’est de savoir quand exactement je suis en danger, ou si mes protections me permettent d’avancer.

Ton meilleur souvenir en compétition ? Ma victoire à la Coupe du monde de Chamonix. Je me souviens un instant vers le haut de la voie, une partie de moi s’est rendue compte que j’allais tomber, une autre partie s’est mise à serrer les dents, forcer plus fort, continuer à essayer, et j’ai réussi à attraper la prise d’après. J’ai terminé les trois derniers mouvements dans le même état. Et soudain, la bulle a éclaté, je me suis retrouvée en haut de la voie de finale, avec 8000 personnes qui hurlaient, je venais de gagner ! J’ai partagé ma victoire avec trois autres filles, mais cela me convenait parfaitement. J’étais très heureuse, et prête à partager. De façon générale, ces dix ans de compétitions m’ont apporté des moments d’immense tristesse, des nuits à pleurer pour un podium manqué et aussi d’immenses joies, bref des sentiments hurlés au porte-voix ! Une vie avec le volume tourné au maximum ! Escalade et Olympisme… Quel est ton point de vue là-dessus ? Honnêtement je ne sais pas… Est ce que ce sera un plus pour la médiatisation ou un moins pour la pureté du sport… On verra demain ! Comment te vois-tu dans dix ans ? Dans mes rêves, une famille, quelque part en Europe, avec si possible beaucoup d’escalade. Je suis grimpeuse pro, un « travail » très précaire, j’ai un plan B bien sûr, mais quand, comment, je ne sais pas et j’aime les choses comme cela. De quoi rêves-tu ? Je rêve juste de réussir à continuer ainsi une vie cinq étoiles. J’ai la vie de mes rêves, une vie à deux, chaque jour James et moi nous faisons ce qu’on a toujours rêvé de faire : grimper aux quatre coins du monde. Effrayant parfois de se rendre compte qu’on nous a tout donné, avec juste la peur d’en perdre des morceaux. Mais c’est aussi ce savoir, que tout peut disparaitre en un claquement, qui me pousse à essayer de déguster chaque seconde. * Les grimpeurs compétiteurs s’entraînent principalement sur mur artificiel et on les qualifie souvent de grimpeurs de « résine » ** Un flash des protections : cela signifie qu’avant de partir dans la voie un autre grimpeur indique ou placer les protections ainsi que la taille à utiliser.


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Caro en perfs

Voies à vue : • Une petite dizaine de 8b à vue, et « le mur des six clopes », 8b/+ (à St Léger) Voies après Travail : • Mind control, 8c+ au 3ème essai en 2012 • Fish eye, 8c, au premier essai en 2012 • Métaphysique des tubes, 8c en 2011 • Souvenir du pic, 8c en 2011 • Guerre d'usure, 8c en 2010 • Beberechos, 8c en 2009 • Le Roi du pétrole, 8c en 2009 • Sumazero, 8c en 2008 • Nuria, 8c en 2008 • Pata Negra, 8c en 2007

Compétitions : • Vainqueur de la coupe du monde de Chamonix en 2011 • 2ème de la coupe du monde de Corée en 2010 • 3ème des jeux mondiaux de Kaoshiung • 3ème du classement général de la coupe du monde 2006 et 2005 • Triple championne du monde jeunes • Quadruple championne de France.

Voies de plusieurs longueurs : • Les chemins de Katmandou, 8b+ • Mezziogiorni, 8b max, • Amico Fragile, 8b max • Aria, 8a+ max La plus facile des voies Sardes sur le papier, la plus dure en réalité…

© Collection C. Ciavaldini

• Née le 6 mars 1985 • Réside à Grabels près de Montpellier lorsqu’elle ne voyage pas. • 11 ans en équipe de France • Professeur de SVT agrée • BE Escalade en cours • Site web : www.carolineciavaldini.com • Partenaires : The North Face, La sportiva, Edelrid, Power bar, Weleda, Waxx, Kong


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escalade terrain d’aventure

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L’escalade version

Au sommet de la Pierra Menta, à la recherche des rappels de descente.


L’été arrive et l’on imagine déjà ses weekends et vacances les pieds dans l’eau ou sur des sentiers. Et si pour changer vous vous lanciez dans de belles échappées verticales ?

terrain d’aventure

© P. Royer

 *

*Terrain d’Aventure ou « terrain d’av » pour les intimes : voies longues (plus de deux longueurs) et totalement équipées dans le cas de cet article.

J’entends par là des voies d’escalade de plusieurs longueurs, totalement équipées. Car ce genre de voies modernes n’est pas réservé à une élite, bien au contraire ! Elles se rendent accessibles à celui qui veut prendre un peu de hauteur. En s’y préparant consciemment. Une voie de plusieurs longueurs c’est une voyage de plusieurs heures, une histoire que l’on se raconte. C’est une expérience à la fois singulière et étonnamment enrichissante  : esprit de cordée, sentiment de liberté, joies du sommet partagées et dépassement de soi. Sans parler des paysages à savourer, des rapaces se jouant des thermiques et de l’ici et maintenant à apprécier… Car en paroi, le temps se suspend. A l’image des grimpeurs, petits points sur une ligne verticale à la recherche d’un horizon. Autant de valeurs et d’émotions absorbées par les tumultes de la vie que l’on retrouve l’espace d’une grande voie. Alors, en route vers ce parfum de liberté et d’aventure ? Par Liv Sansoz


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© Sam Bie

Relais bucolique à la Ste Victoire.

L

e terrain d’aventure («  terrain d’av  » pour les intimes) ou voies de plusieurs longueurs, cela vous tente, mais vous n’avez jamais osé. Escape s’est donné comme mission de vous accompagner dans vos premiers pas et de susciter chez vous envie et découverte. Evidemment le prérequis numéro un est que vous soyez déjà un habitué des falaises : vous devez être parfaitement autonome en matière de connaissance des nœuds, assurage, relais et rappel. En prérequis numéro deux il faut un certain enthousiasme pour apprendre de nouvelles choses  : lire des manuels d’escalade, demander conseils à des amis plus expérimentés, essayer par soi-même certaines manipulations en lieu sécurisé. Autonomie et enthousiasme donc. Mais pas besoin, en revanche, de passer du 7a. Il existe un grand nombre de voies de plusieurs longueurs modernes, bien équipées, dont

la difficulté ne dépasse pas le 6a. Vous pourrez vous faire plaisir très rapidement et simplement. Vous en trouverez sûrement une près de chez vous ou à proximité de votre lieu de vacances… Débuter avec un ami expérimenté

L’idéal est de commencer avec un ami plus expérimenté et de bénéficier de son expérience directement sur le terrain. Il pourra vous montrer comment faire son relais, comment l’organiser pour être plus efficace et vous expliquera les quelques notions de base. Ne prenez pas peur il n’y a pas tant de choses que cela dans un premier temps : l’été passé, nous avons fait un «  échange de compétences  » avec une amie parapentiste championne de France. Je voulais apprendre à voler et Christine à grimper. Nous avons donc passé une semaine ensemble à nous superviser dans

nos domaines respectifs. Elle n’avait jamais grimpé auparavant. En une demi-journée en falaise école Christine a appris les basiques : installer son relais, faire monter le second, assurer le premier de cordée, redescendre en rappel. Le troisième jour, elle grimpait en tête sa première voie de plusieurs longueurs sans aucune difficulté. Se faire accompagner donc et puis se documenter, poser des questions aux grimpeurs que vous connaissez, etc… La connaissance est un facteur de sécurité. Le «  terrain d’av  » c’est aussi un certain esprit. On ne s’engage pas dans une voie de plusieurs longueurs comme on va le faire en falaise. Encore une fois, même si cela n’a rien de périlleux, il faut garder à l’esprit que l’on sera pendu sur une paroi pendant un certain nombre d’heures. Approche, météo, incidents potentiels à gérer, fatigue, altitude… sont autant de paramètres à intégrer dans sa représentation de la journée.


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Et puis aussi, d’une façon générale les points sont plus espacés en grandes voies qu’en falaises. Mentalement cela demande plus d’énergie. D’où l’importance de son compagnon / sa compagne de cordée. On ne part pas en grande voie avec n’importe qui juste parce que on a envie de faire cette voie ce week-end là. Etre avec un ami et personne de confiance est primordial. Les moments en parois sont tellement forts, autant les partager avec un ami d’importance. Celui sur qui vous pouvez compte en cas de problème, celui dont vous connaissez la fiabilité, le calme et la présence d’esprit quelque soit la situation. La Cordée, sa progression, © P. Royer

l'enchainement

Le cadre est posé, rentrons un peu plus dans le vif du sujet. A savoir que l’on peut avoir deux types de cordées : une cordée de deux grimpeurs qui la plupart du temps évoluera en « réversible » (un grimpeur prend la tête et au relais suivant c’est l’autre grimpeur qui va prendre la tête) et une cordée de trois. On parle alors de « flèche ». C’est souvent le cas lorsqu’un grimpeur un peu plus expérimenté emmène deux amis. Il fait toute la voie en tête et assure les deux grimpeurs encordés chacun sur un seul brin de la corde. Mais que l’on grimpe en réversible ou en flèche il faut un leader qui s’attaque à la première longueur tranquillement mais résolument. Une fois arrivé en haut de sa longueur le leader installe son relais (cf encadré plus bas). Deux mousquetons, un sangle, un mousqueton primaire dans lequel il va mettre son système d’assurage. Il se vache par ses deux brins de cordes avec des cabestans dans chacun des mousquetons mis dans les spits. Il avale alors la corde jusqu'à ce qu’il y ait de la résistance - signe qu'il est en bout de corde - et installe les deux brins dans son système d’assurage. Il est alors prêt à assurer son compagnon de cordée. Il peut enlever ses chaussons si besoin est, boire, etc. Nous avons abordé plus loin le lexique utilisé dans une cordée. Dans un certain nombre de cas l’on ne s’entend pas

très bien en paroi. Donc des mots simples, des mots percutants et non pas des phrases. Et puis surtout il faut imaginer ce qui se passe : mon second met ses chaussons, défait le relais, "ah, du mou", ça veut dire qu’il a attaqué à grimper. Pendant que le second grimpe, le leader peut déjà mettre un point de renvoi (une dégaine) sur le point le plus haut du relais et repérer la suite. Une fois que le second de cordée est arrivé au relais, il se vache. Il va alors prendre la tête de la cordée. Son compagnon peut enlever son système d’assurage du primaire et le mettre sur lui comme lorsqu’il assure quelqu’un en tête en falaise. Avant de repartir, le nouveau leader récupère le matériel de son compagnon. Il mousquetonne la dégaine du relais et s’élève dans cette deuxième longueur pour atteindre le relais suivant. Même manip, relais, vaché, avaler le mou, fixer la corde, assurer, enlever les chaussons. Puis on échange de nouveau de leader. Et ainsi de suite jusqu’au sommet. VIgilance à la descente

La descente se fait soit en rappel dans la même voie (attention aux autres cordées), soit dans une autre voie plus courte, soit à pied par

derrière. Comme pour le relais, le rappel est une manœuvre importante à bien connaître. Dans tous les cas on vérifie toujours la qualité des relais et il faut toujours être longé lors des manips de corde. En France, on a tendance à faire un nœud simple car il a moins de chance de se coincer. Il faut laisser suffisamment de mou entre le bout de corde et le nœud et bien serrer celui-ci. Et puis il faut mettre le nœud côté ciel et non pas côté rocher pour éviter les frottements corde sur corde. Dernière chose : avant de jeter avec élégance vos deux brins de corde, faites un nœud au bout. Cela pourra vous sauver la vie un jour. Enfin, installez un machard et mettez votre descendeur. Lors de la descente essayez de vous repérer et de retrouver très vite où se situe votre prochain relais. Une fois arrivé au relais, longez vous, enlevez votre descendeur, mais laissez le machard. C’est une sécurité pour votre compagnon de cordée mais aussi pour ne pas perdre la corde. Tirer un peu de mou sur la corde pour que votre compagnon de cordé puisse descendre. Organisez le rappel suivant. Si la descente se fait à pied, pensez bien à mettre vos chaussures de marche dans le sac.


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Petite pause avec vue sur le Mont-Blanc pour Léa Deslandes et Liv Sansoz à la Pierra Menta.

Avertissement : Cet article a pour but de vous donner envie de grimper des voies de plusieurs longueurs toutes équipées. En aucun cas le magazine Escape ni l’auteur de ce texte ne pourront être reconnus comme responsables en cas d’accident lors de cette pratique. Il est de votre propre chef de choisir des voies adaptées, de lire les manuels d’escalade ou de montagne, de vous entrainer, de connaître les manœuvres de secours, de comprendre ce que signifie facteur de chute et force de choc et de pratiquer en conscience.

Souvenirs de ma première voie en terrain d’av Ma première voie de plusieurs longueurs ? C’était à la Pierra Menta. J’avais 15 ans. Mes connaissances en terme de voies de plusieurs longueurs se résumaient à deux voies faites en second l’année d’avant. J’avais une vague idée de comment faire un relais et organiser la cordée. Et une grande envie d’aventure et d’autonomie. Alors la Pierra Menta avec mes deux copines du lycée, c’était décidé, j’allais les emmener. Mais pas n’importe comment. Lecture des manuels de montagne, demande de conseils à notre entraineur au club… Toute la semaine avant je me suis entraînée à faire mes relais, cabestans et autres manips. Le jour « J » j’étais prête pour avaler ces jolies longueurs faciles dans un cadre splendide, sur une paroi emblématique du Beaufortain. Les longueurs se sont enchaînées les unes après les autres. Nous avons rapidement trouvé notre rythme et une certaine efficacité. Je faisais les longueurs en tête, Isa et Murielle me rejoignaient sans trainer. Récupération du matériel, re-organisation de la corde et c’était reparti. Sauf que dans une des longueurs je n’ai pas vu le relais et j’ai continué dans la longueur suivante sans me douter de quoi que soit. Puis là, au milieu de nulle part je me retrouvée arrêtée. La corde tendue et mes deux comparses qui me crient quelque chose 50m plus bas. Je comprends soudain que je suis en bout de corde !! Mince ! Je n’avais pas du tout prévu cela ! L’idée de désescalader en déclipant les points ne m’est pas venue à l’esprit. Je pensais faire un relais. Mais il me fallait deux points. Un vieux piton rouillé mais d’allure solide se trouvait pas très loin… Un spit et un piton cela fait deux points non ? Et voilà mes deux amies à leur tour vachées sur ce relais de fortune pas franchement académique. Nous sommes reparties en rigolant jusqu’au sommet. Avec un sentiment de liberté et de légèreté partagé. Cette aventure m’aura laissé un souvenir impérissable et je le revis comme si c’était hier.

© P. Royer

Si cela peut paraître un peu compliqué sur le papier, après une voie de plusieurs longueurs tout sera limpide comme l’eau du glacier. Et vous comprendrez mieux pourquoi telle et telle chose, pourquoi ce petit détail a en fait son importance… Vous serez alors plus à même de profiter pleinement de chaque sortie. De l’escalade souvent magique, de l’ampleur du décors. Chaque voie de plusieurs longueurs et une invitation sans pareil à voyage minéral.


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Check list des cordées en herbe

• Choisir une voie adaptée : en dessous de son niveau max (5 sup si vous grimpez 6a/b) de longueur adaptée (4 longueurs suffisent pour une première fois) et sur une paroi de saison (éviter les calanques en plein été ou une paroi des Alpes en mars). • Bien étudier le topo, repérer la marche d’approche sur une carte, ainsi que la descente si elle ne se fait pas en rappel dans la voie. • Prévoir plus de temps que ce que donne le topo. On ne peut pas être tout de suite rodé. • Vérifier la météo la veille et le matin. Ne pas oublier de bien regarder le ciel avant de partir. • Eviter de prendre plus de matériel qu’il n’en faut, cela ne vous aidera pas à mieux grimper. En revanche cela alourdira votre sac. • Marcher tranquillement pour arriver frais au pied de la voie. • Prendre une bouteille d’eau pour la voie, des lampes frontales, on ne sait jamais… • Savourez ! Grimper sur plusieurs centaines de mètres est une expérience formidable !

Matériel

• Un harnais confortable avec au moins quatre porte-matériels. • Des chaussons un peu plus grands que d’habitude qui s’enlèvent facilement (à velcro c’est l’idéal). • Un sac à magnésie. • Un casque : indispensable dans ce genre de terrain. Doit être parfaitement ajusté. • Une corde à double pour pouvoir redescendre en rappel (60m). • Ensuite la quincaillerie : - Trois mousquetons à vis minimum par grimpeur. - 10 à 14 dégaines selon les voies. - Trois dégaines rallongées (une sangle dyneema de 60cm et deux mousquetons simples) pour éviter le tirage (souvent le cas lorsqu’il a une petite traversée ou qu’un point est vraiment excentré du reste de la voie). - Un appareil d’assurage (assureur-descendeur). • Autre matériel à avoir : - Un anneau de cordelette chacun pour faire un prussik ou machard. - Une longe ou de quoi se faire une longe (sangle de 120cm). - Au moins une sangle dyneema de 120cm par grimpeur. - Un petit couteau. - Une frontale. Globalement privilégiez la légèreté et le moindre encombrement. Mousquetons et dégaines légères, sangles en dyneema fines… De même au niveau de l’équipement vestimentaire, préférez une petite doudoune légère et très chaude qui se compactera bien plutôt qu’une polaire. Pour les chaussures, si vous devez les porter pour redescendre à pied trouvez le meilleur compromis entre le maintien et le poids. En fait, après deux ou trois grandes voies vous commencerez à bien savoir de quoi vous allez avoir besoin ou pas. En revanche ne soyez pas avare en eau.

Les manips :

Encore une fois nous ne vous montrons que certaines manip des voies de plusieurs longueurs qu’il est à vous d’approfondir. • Le relais : il se fait toujours sur deux points qui doivent impérativement être reliés. Vous trouverez souvent des sangles ou de la cordelette qui relient ces deux points. Vérifier leur état d’usure et n’hésitez pas à mettre votre propre sangle si vous le jugez nécessaire. Le principe est toujours le même  : un mousqueton dans chaque spit reliés par une sangle sur lequel on va fixer notre mousqueton dit « primaire ». Il y a plusieurs façons possibles de faire au niveau de la sangle selon la configuration du terrain. A vous de vous renseigner et de comprendre la raison de ces différentes options.

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Expressions de grimpeurs

« Vaché ! » lorsque le leader est arrivé au relais et s’est vaché. « Ok ! » le leader a avalé la corde et installe son système d’assurage, il est prêt à assurer le second. « Parti » lorsque le second a défait le relais et commence à grimper. Le leader commence à avaler le mou. « Sec ! » s’il faut bloquer la corde. « 5 mètres !» ou « 1 mètre ! » puis « bout de corde » si le leader arrive en bout de corde et qu’il n’est pas encore au relais il est important de le prévenir. « Pierre ! » A hurler ! Et ceci jusqu'à ce que la chute cesse. « Corde !» pour prévenir les autres cordées potentielles que vous ravalez la corde du rappel.

Les nœuds

• Le nœud de huit pour l’encordement. Avec les cordes à double on fera deux nœuds de huit, un sur chaque brin. • Le nœud de cabestan pour se vacher au relais. Il a comme avantage de pouvoir ajuster la longueur de corde au relais sans défaire le nœud. Et de pouvoir être défait facilement même après avoir été mis en tension. • Le nœud de demi-cabestan. Il pourra vous sauver la journée si votre appareil d’assurage vous échappe des mains. Avec le demi-cabestan vous pouvez assurer ou descendre en rappel. S’entrainer avant pour être sûr de bien savoir le faire. • Le nœud de pêcheur double. • Le nœud de sangle. • Le nœud simple ou le nœud de huit pour faire le rappel. Il existe de nombreux autres nœuds en escalade que nous vous conseillons de connaître et de pratiquer.

Trucs et astuces qui peuvent vous simplifier la vie

• Pas super sexy mais franchement pratique, l’élastique à l’arrière des chaussons pour ne pas les perdre lorsqu’on les enlève au relais… • Copie du topo : faire une photocopie du topo et l’avoir dans la poche du pantalon. En cas de doute sur l’itinéraire on l’a à portée de main. • Organiser la corde : faire des longs anneaux qui reposent sur les pieds pour éviter les nœuds et une perte de temps considérable. • Organisation des dégaines sur le harnais : les dégaines courtes devant, les plus longues juste derrière. Mousquetons à vis, système d’assurage et sangles sur les porte-matériel arrières. • Le rouleau de strappal toujours avec soi : il suffit de le passer dans une sangle de dégaine et de remettre le mousqueton du haut si vous pensez en avoir besoin.

Lecture du topo

Au début ce n’est pas toujours évident de se repérer sur une paroi à partir d’un topo dessiné. « remonter les pentes herbeuses jusqu'à des gradins. La voie attaque sur une dalle grise » ne vous aidera peut être pas à trouver le départ de la voie si tout le pied de la face est fait de gradins et de dalle grise… Repérez vous à partir des éléments saillants de la paroi matérialisés sur le topo : Un toit 100m plus haut, un pilier pour un dièdre. Une rampe oblique évidente, un arbre, etc… Faites de même pour repérer deviner le cheminement de la voie surtout si les points sont très espacés. Le prochain relais se trouve à l’attaque d’un pilier ? Repérez ce pilier au-dessus de vous…

Bibliographie :

• Catalogue PETZL (2012) • « Toute l'escalade » de Fred Labreveux et Philippe Poulet ; Collection : A-Z Initiation et perfectionnement (2009) • « Guide de la montagne » aux Editions Guérin (2007) • « Escalade. Initiation, progression, technique, sécurité, entrainement » de Jean-Paul Rousselet et Nicolas Glée. Collection : Les Guides Libris (2002)


Photo credit: D. DAHER /// EIDER ©

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Ambiance plein gaz pour Laurence Combs dans la sixième longueur en 5a de "L’ échine du Diable", à Pierre-Lys. © Sam Bié


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Benjamin Bouissou et Pierre Le Tohic n'ont pas peur de la Roche Décollée ni de sa classique arrête Ouest. Ici dans la troisième longueur en 5c. © Sam Bié

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Guillaume Hilger découvre " l'Effet papillon" dans cette septième longueur en 6c au Cap canaille. © Sam Bié


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jeu vertical Le photographe Fred Labreveux prend de la hauteur pour capturer ce mouvement de Gerard Schaar. Š Millet


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Neuvième et dernière longueur de la traversée "La Commune" (6b) pour Nadine Rousselot. Les Calanques. © Carter

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Monique Forestier flirte avec le soleil d'Inespérance (6a+,6b+,6c+,7a) au secteur la Grande Face à Ceüse. © Carter

Mateus Haladj en action. © Millet / Fred Labreveux


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Christophe Dumarest nous sort le grand jeu pour ce pas de traversée dans "Vive le vent" (7a+) aux Dents de Lafon. © Daviet


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TEST MATOS GRANDES VOIES

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© Daviet

de matériel pour les grandes voies

Nos guides de haute montagne ont testé le matériel utilisé en grandes voies. Tout ce qu’il faut pour faire ses premières armes ou progresser en se concentrant uniquement sur sa technique et le plaisir  : harnais, chaussons, sacs à dos, appareils d’assurage, cordes à double, sacs à magnésie, casques et longes. Par Pascal Junique

Inside

Page 61 : Appareils d'assurage Page 62 : Cordes à double et longes Page 64 : Harnais Page 66 : Chaussons Page 68 : Sacs à magnésie Page 70 : Casques Page 72 : Sacs à dos


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TEST MATOS GRANDES VOIES

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Appareils d'assurage Le conseil Escape : Une petite présentation d’appareils légers et pratiques. Ils servent pour l’assurage du premier, du ou des seconds et pour la descente en rappel. Ils possèdent un fonctionnement commun, et leur manipulation nécessite une même gestuelle qui doit s’apprendre. Ce ne sont pas eux qui bloquent la chute, ce sont votre action et votre capacité à les utiliser. Ils offrent en général deux positions de freinage en fonction de leur placement. Avec le type de diamètre de cordes testées, le placement en freinage fort, celui correspondant au pictogramme gravé sur l’appareil est optimal.

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Petzl Reverso 4

Le test La couleur chrome de ce très léger descendeur assureur le fera remarquer à votre baudrier. Ses gorges de freinage en V plutôt larges et moyennement profondes jouent cependant bien leur rôle. Les cordes les remplissent bien quelque soit le diamètre et l’efficacité est au rendez-vous. Le pictogramme sur le coté visualise assez clairement son fonctionnement.

Le test Cet appareil à la ligne compacte, au métal plutôt épais, dégage une impression de solidité. Il fonctionne bien et laisse sans difficulté défiler les diamètres de cordes à double comme ceux présentés. En action de freinage, lors d’une chute ou en rappel la corde garnit intégralement la profondeur de la gorge légèrement crantée garantissant une bonne efficacité même avec les cordes fines. Les pictogrammes de contrôle du positionnement sont gravés sur le coté.

c'est top | les flasques ajourées qui limitent la chauffe de l’engin en rappel et l’allègent.

c'est top | le câble d’attache, serti en oblique, procure une aisance accrue au clippage et déclippage des cordes dans l’appareil en assurage.

Le test La quatrième génération de ce modèle témoigne de la recherche de plus de légèreté et correction de petits détails d’une conception  qui avait déjà fait ses preuves. Une réduction de la quantité de zicral employée en évidant les parois et ajourant certaines parties allège cet objet, lui conférant une ligne ouvragée mais agréable. Le trou de déblocage a été imperceptiblement agrandi. Il accepte plus de modèle de mousquetons. L’appareil est toujours efficace pour les cordes testées et son freinage efficace même avec de petits diamètres.

c'est moins bien | le trou de déblocage plutôt fin du ou des seconds qui n’accepte pas tous les mousquetons. On en possèdera un adapté ou on choisira de passer une fine sangle.

Prix : 26 euros

c'est top | Les pictogrammes, sont à l’abri de l’abrasion et effacement dans le creux des flasques.

c'est moins bien | le trou de déblocage qui accepte les mousquetons à bec plutôt fin.

c'est moins bien | on surveillera son usure en utilisation intensive.

Prix : 23 euros

Prix : 25,90 euros


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TEST MATOS GRANDES VOIES

Escape #42

Cordes à double

Le conseil Escape  : Pour ce type d’activité, et bien d’autres, ce type de corde est incontournable. On la choisira de 2X50 m (on sera moins limité) et pour ce diamètre ce n’est pas encore trop lourd. Les brins seront de couleurs distinctes pour bien les distinguer. Un diamètre autour de 8,5 mm permet de concilier poids contenu, moindre fragilité, facteur de chute intéressant, polyvalence d’usage, fluidité au maniement et bonne adéquation avec les appareils d’assurage.

LES LONGES Beal Beal Millet Mammut Cobra II Rubix Triaxiale Meteor Diamètre 8,6 mm Diamètre 8,5 mm Diamètre 8,3 mm

Dynadoubleclip et Dynaconnection

Le test Son domaine d’intervention est large : escalade, alpinisme, cascade… Dans ce diamètre intermédiaire, elle offre un bon compromis entre durabilité, résistance à l’abrasion et poids contenu. Le défilement en utilisation à double dans les dégaines reste fluide. La couleur des brins sont biens distincts. Cette corde possède une marge de sécurité appréciable en situation car les tests révèlent très positivement une force de choc basse et un nombre de chutes élevées. Le traitement Dry Cover en série des fils de la gaine réduit l’absorption d’eau et améliore la résistance à l’abrasion. En utilisation plus hivernale type cascade on préféra un traitement Golden Dry (âme et gaine) encore plus hydrophobe.

Le test Nous sommes là encore en présence d’un produit bien adapté à ce type de pratique avec un diamètre passe-partout qui élargit son champ d’application. Elle est légère, vraiment souple à manier et son défilement est sans heurt dans les appareils pour assurer le grimpeur de tête. Un traitement hydrophobe est présent sur gaine et âme. Un marquage existe au milieu de chaque brin. Cela servira utilement si on utilise celui-ci en moulinette ou en rappel court.

Le test Le diamètre plutôt fin de cette corde la destine particulièrement aux voies de plusieurs longueurs. Son défilement dans les mousquetons un peu étroits sera favorisé et le poids à tirer, réduit. On sera un peu plus vigilant sur les chutes. Un pourcentage d’âme assez élevé laisse augurer d’une bonne résistance à l’abrasion et durabilité. Elle reste cependant souple à manier. Plusieurs traitements dont un hydrophobe sont présents. Ses toutes dernières extrémités sont très légèrement affinées et durcies. Elles offrent ainsi moins de probabilités de se coincer dans un interstice lors du rappel de la corde.

Le test Le savoir-faire de Beal dans les cordes trouve son prolongement dans la confection de longes dynamiques pratiques, bien finies, aux terminaisons cousues serties dans une gaine plastique. Cela permet à la personne encore peu débrouillée et peu confiante de les utiliser au relais et lors des manœuvres de descente en rappel sans se préoccuper de leur résistance. Cela évitera aussi parfois à certains d’éviter de bricoler et utiliser des sangles dans des configurations et situations au risque potentiel de rupture élevé. Elles sont également pratiques en canyon. La dynadoubleclip se fixe au pontet du baudrier par une tête d’alouette. Elle présente deux brins en Y l’un court et un long. La dynaconnection se fixe de la même façon. Elle peut également servir pour rallonger un point d’ancrage éloigné de l’axe de la corde et éviter le tirage.

Prix : 199 euros

Prix : 227,90 euros

Prix : 130 euros (pour un brin de 50 m)

Prix : 21 euros


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TEST MATOS GRANDES VOIES

HARNAIS D’ESCALADE

Le conseil Escape  : On privilégiera un modèle confortable, pas trop juste en taille, bien accessoirisé et assez léger.

Escape #42

Arc’Teryx - R 275 Le test S’inscrivant dans les credo de la marque (légèreté, qualité fonctionnelle, souci du détail), ce modèle reprend les atouts du précédent harnais que nous avions testé dans ces pages. Il traduit la prise en compte des quelques petits manques qui avaient été soulevés et le souci d’y remédier. Les porte-matériels ont conservé la forme étudiée qui ordonne bien les dégaines et les rend facilement disponibles. Leur composition est toujours faite d’une sanglette gainée d’un caoutchouc qui les rigidifie. Leur nombre passe utilement à quatre. La ceinture, bien conçue, présente toujours ce mix dosé de tenue et souplesse du matériau. Le harnais assure un confort lors de la suspension, sans point dur et une souplesse qui fait totalement l’oublier dans les mouvements. Une boucle à l’arrière, sans vraiment de résistance à la traction existe pour accrocher des éléments (sac magnésie, baskets d’approche, corde de hissage…). Le tissu aéré de sa face interne empêche un contact trop humide en cas de sudation. Les brides de cuisses ont été légèrement élargies et redessinées pour qu’en suspension elles se positionnent mieux. Le matériau employé est vraiment léger, fin et très aéré. Il est un peu moins confortable en suspension que celui de la ceinture. Les élastiques arrière reliant cuisses et ceinture sont plus aisément réglables et débrayables grâce à un minuscule clip plastique. c'est top | la boucle de réglage ceinture toujours fluide à manipuler. c'est moins bien | le prix pas très léger. Prix : 120 euros

Camp Air CR

Beal Aéro Cliff

Le test Le soutien lombaire efficace de ce baudrier léger est dû en grande partie à sa large ceinture. Elle s’affine progressivement vers les cotés pour moins gêner lors des mouvements d’inclinaison latérale du buste. La boucle supérieure d’encordement est rigide et solide, elle résistera longtemps à l’abrasion. Les cuisses larges participent de la même conception et incluent une mousse trouée plutôt ferme pour l’aération et un tissu interne qui ne garde pas l’humidité. Nous avons apprécié la fluidité des boucles (ceinture et cuisses) pour ce baudrier réglable (cinq tailles disponibles en plus  !). Les boucles de cuisses sont fines, on ne les sent pas. Le tissu externe de protection des mousses est une maille plastique fine et légère, très aérée. Elle semble assez bien protéger des frottements agressifs. Les quatre porte-matériels sont en sanglette gainés d’une durite translucide qui les rigidifie pour faciliter la manipulation des dégaines. On n’a pas omis une petite sanglette derrière pour fixer un accessoire ou une corde de hissage. Il est livré dans une housse originale peu encombrante.

Le test Ce modèle léger est immédiatement reconnaissable avec sa ceinture en deux parties. Sa largeur pour le soutien lombaire reste conséquente, mais cela lui permet d’épouser plus précisément le cambre des reins lors des mouvements. Son aération nécessaire en est également favorisée ainsi que le confort de l’ensemble. Les cuisses assez larges assurent un confort satisfaisant en suspension mais auraient mérité un poil plus de souplesse de façon à les oublier totalement dans l’action. Le revêtement extérieur des sangles style velours côtelé et ses couleurs lui confèrent un look identifiable original et sympa. Les porte-matériels, au nombre de quatre, sont biens positionnés. Les dégaines tombent bien sous la main. Leur diamètre facilite leur manipulation. La boucle de ceinture peu encombrante s’ajuste sans effort. Une petite sanglette à l’arrière permet d’accrocher un élément supplémentaire ou le « sac à pof ».

c'est top | le mini anneau entre les sangles du pontet qui permet d’emprisonner un mousqueton pour qu’il travaille dans l’axe lors de l’assurage.

c'est top | l’ensemble des sangles, des boucles d’encordement ceinture, cuisses et du pontet sont plutôt fines et peu encombrantes. Elles renforcent et épurent l’esthétique et accroissent le confort en mouvement.

c'est moins bien | les élastiques arrière fins sensibles à l’abrasion.

c'est moins bien | les fins élastiques arrière qui relient ceinture et cuisses ni réglables ni débrayables.

Prix : 55 euros

Prix : 49 euros


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Escape #42

Mammut Togir Light

Black Diamond Petzl Momentum SA Corax

Salewa Speed 240

Le test Voir ce baudrier donne immédiatement envie de l’essayer. Ceinture et cuisses de couleur bi tons agréable, ligne harmonieuse, légère, mais sans esbroufe. Une fois enfilé, il tient ses promesses, confortable en suspension grâce à la juste largeur, découpe et conception des sangles, il semble s’absenter dans les mouvements et l’action. Les quatre porte-matériels sont en plastique assez rigide. Leur forme et leur placement judicieux dont celui de l’arrière légèrement plus orienté vers l’avant et le bas assurent une manipulation des dégaines intuitive. Les mousquetons avec doigt à encoche auront une propension à s’accrocher dans l’anneau fin et pas vraiment circulaire. On choisira un modèle à bec sans aspérité (système Key Lock) pour éliminer ce problème. Une boucle de hissage à l’arrière, deux anneaux portebroche complètent l’accessoirisation. La boucle métallique de ceinture se mobilise naturellement. Un renfort plastique sur le dessous de la boucle d’encordement des cuisses annihile son usure et égalise la pression en suspension ou lors d’une chute. Un témoin de couleur apparaît si la sangle du pontet et la boucle d‘encordement ceinture sont trop détruites, marquant ainsi la limite d’utilisation.

Le test Avec ce modèle Black Diamond joue la carte du confort et de la simplicité. Les mousses de la cuisse et ceinture sont épais et moelleux. Ils garantissent un bienêtre certain en suspension et sont ajourés régulièrement. Le tissu intérieur évacue plutôt bien l’humidité et un tissu filet plus aéré prolonge cet effet à l’extérieur sur certaines zones. En mouvement, grâce à la souplesse des sangles d’encordement des cuisses, à la découpe étudiée de la ceinture on finit presque par l’oublier. Pas de fioritures, que du nécessaire. Quatre porte-matériels rigides, parfaitement gainés d’une durite translucide dégagent bien les dégaines de la ceinture. On s’en saisit et les replace avec précision, instinctivement. Une sangle pour le hissage ou fixation du sac à magnésie est cousue entre les deux élastiques réglables et débrayables de liaison arrière.

Le test Salewa s’est mis en quête de légèreté pour ce baudrier. La ceinture et les cuisses sont confectionnées dans un matériau souple et peu épais. Plutôt étroites, comme la ceinture, elles ne créent pas de point dur et on ne les sent pas du tout lors des mouvements d'escalade. Elles offrent bien moins de confort en suspension. Elles sont largement ajourées ce qui favorise gain de poids et aération. Les porte-matériel (quatre au total) sont bien conçus, agréablement rigides, disposés avec leur axe légèrement incliné vers le bas, pour rendre les dégaines mieux disponibles. La liaison arrière ceinture-cuisses est constituée de fils élastiques facilement réglables et débrayables. La boucle pour ajuster la ceinture laisse bien circuler la sangle. Le fin pontet en Dyneema se distingue sans difficulté.

c'est top | le matériau de ceinture sur toute son amplitude de réglage reste avec douceur en contact et protection du corps. Cela préserve de l’appui moins agréable de sa sangle de réglage.

c'est top | le système d’ajustement du tour de cuisse très astucieux, léger, rapide et facile à utiliser. c'est moins bien | il faudra un peu d’utilisation pour que la fine boucle réglant la sangle de ceinture libère et fasse circuler la sangle avec aisance.

Le test Avec ce harnais réglable, Petzl fait le choix de la robustesse, du confort et de la polyvalence d’usage. La ceinture, large, et les cuisses, en mousse assez épaisse mais souple, sont vraiment confortables lors d’une longue suspension. Les zones d’appui sont doublées d’un tissu filet aéré et agréable. Deux boucles autorisent un centrage parfait du point d’encordement si le tour de taille varie lors d’un ajout d’une épaisseur de vêtement ou suivant le gabarit de l’utilisateur. Celles des cuisses sont tout aussi maniables et la sangle fluide défile bien. Une couleur de sangle différente identifie le pontet. Les deux porte-matériels avant sont rigides et très pratiques. Les deux de derrière, souples, ne gênent pas contre le dos d’un sac. Les élastiques arrière sont ajustables et débrayables facilement. Des boucles supplémentaires sur la ceinture sont prévues pour des accessoires de la marque et favoriser l’emport de matériel. c'est top | les deuxièmes passants élastiques à la ceinture de chaque coté emprisonnent l’excès de sangle. Leur petit appendice plastique facilite l’introduction ou la libération de celle-ci.

c'est top | plié, il tient très peu de place. c'est moins bien | les réglages pour une taille ne laissent que peu d’amplitude. Il faudra être attentif au choix de celle-ci si on doit rajouter parfois une ou deux épaisseurs.

c'est moins bien | le poids un chouia élevé.

c'est moins bien | les élastiques arrière fins sensibles à l’abrasion. Prix : 80 euros

Prix : 49,90 euros

Prix : 49,90 euros

Prix : 79,95 euros


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TEST MATOS GRANDES VOIES

Chaussons d'escalade

Le conseil Escape  : Pour ces escalades de plusieurs longueurs, il ne faut pas sacrifier le confort sur l’autel de la précision à tout prix. Cependant une paire de charentaises ne saurait vous rassurer dans la difficulté. Ne vous précipitez pas dans les longs itinéraires, sans les « faire » en école ou mur. A l’achat, les modèles à deux ou trois velcros s’enfilent et s’enlèvent facilement pour, au relais détendre un peu vos orteils. Il y a certainement un chausson qui tout en vous enserrant, vous agresse le pied moins qu’un autre. A vous de le trouver, c’est celui qui vous convient certainement.

Escape #42

Millet Hybrid

Red Chili Spirit Lady

Le test Ce chausson avec ses trois velcros de fermeture satisfera bon nombre de pieds. Son asymétrie modérée, sa pointe ni trop fine, ni trop large le fera convenir à une large palette de rochers et d’escalade. Le dosage de sa souplesse longitudinale aussi bien que latérale participe de cette même polyvalence. L’enrobage du talon autorise un bon maintien, sa poussée est modérée. Le cambre n’est pas excessif.

Le test Les couleurs jaune et bleu immédiatement attractives de ce chausson de conception allemande les feront plutôt choisir par une suédoise… Le chaussant est en cuir et se fait un peu à l’usage. Les orteils sont logés à l’intérieur dans un tissu aéré et agréable. Trois velcros dont celui du haut un peu plus large assurent un serrage très correct. Placés au-dessus d’une languette à deux rabats en mousse et tissu bien ventilé s’ouvrant largement, ils facilitent le chaussage, aidé par les deux sanglettes arrières.

Le dessus de l’avant-pied est renforcé d’un prolongement de l’enrobage perforé. La tenue en est meilleure et la protection augmentée (fissures) sans que le confort n’en pâtisse. Il est très facile de le mettre et l’ôter car une fois les velcros dégrafés, sa confortable languette à double rabat libère un large espace. La gomme est plutôt tendre et bien adhérente. On n’hésitera pas à les choisir une bonne pointure en dessous de l’habituelle. Il convient bien au pratiquant débutant ou de niveau intermédiaire, engagé dans des voies de plusieurs longueurs sur tout type de rocher.

La forme de la pointe, l’asymétrie raisonnable les destine à bon nombre de pieds. L’avant n’est pas plongeant, la semelle plutôt souple et adhérente développe le travail des sensations de l’avant pied. Le talon enrobe bien et la bride caoutchouc procure une poussée qui n’est pas négligeable. Sous le talon, une « impact zone system » avec une fine matière amortissante incluse ne vous dispensera pas d’éviter la chute sur les talons. Il s’adresse aux grimpeuses débutantes à intermédiaires pour progresser ou aux autres, dans les voies longues, pour le confort. Idéal pour les pieds fins.

c'est top | le cuir du chaussant et le petit bourrelet mousse entourant la cheville participent au confort.

c'est top | un prix contenu.

c'est moins bien | la tendance à l’usure un peu rapide de la gomme sur les roches abrasives.

c'est moins bien | il faut un peu de puissance dans le mollet et le pied pour le soutien de l’appui quand la pointe est sollicitée.

Prix : 86,90 euros

Prix : 77,90 euros


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Escape #42

La Sportiva Katana Velcro

Tenaya Inti

Five Ten Anasazi VCS

Le test Ce modèle Katana à deux brides velcros démontre le savoir-faire La Sportiva dans la conception. Le chaussant tolère plutôt bien les pieds larges. Combinaison de cuir et lorica, il possède trois zones à l’intérieur. Les trois quart arrière sont doublés pour moins se détendre, la partie sous l’avant pied et les orteils reste en cuir pour ne pas irriter et le reste est enrobé de tissu doux et plus respirant.

Le test Déjà connue avec son modèle Ra ou Masaï, la marque Tenaya nous présente ce chausson à deux velcros au look classique mais sympa et fabriqué en Espagne. L’extérieur est en microfibre proche du cuir, tandis que l’intérieur est garni d’un tissu coton dont l’enrobage de l’avant-pied ne présente quasiment pas de couture gênante. On l’enfile plutôt facilement. La languette en deux parties ouvre largement le chausson. Son empeigne est close par deux brides velcro confortables ancrées sur le chausson. Celle du haut assez oblique contribue à un meilleur ajustement du serrage de ce chausson au cambre modéré. Malgré une asymétrie effective, de nombreux pieds y trouveront leur bonheur et en l’enfilant, le confort vite ressenti donne envie d’aller l’essayer. Souple, peu plongeant, il procure de bonnes sensations, aidé par une gomme Vibram XS de 4mm sécurisante. La bride de poussée du talon joue son rôle sans excès. Au-dessus de l’avant-pied dans lequel les orteils s’ordonnent plutôt bien, une fine bandelette d’enrobage en Y assure protection, réduit la déformation et favorise la tenue du chausson en appui sur la carre.

Le test En principe, si un modèle se perpétue pendant longtemps c’est qu’il provoque une relative unanimité ou qu’il a rencontré son public. C’est le cas pour l’Anasazi, archétype du chausson à velcro polyvalent. Asymétrie faible, pointe à la finesse dosée, gomme performante, talon à la poussée active et c’est parti pour les longues voies. On se sent précis sur la carre et confiant en adhérence. Une légère retouche il y a pas si longtemps pour un talon un peu plus haut et le passage à la gomme Onyx qui colle bien l’ont bonifié.

La languette d’un seul tenant, assez fine, est très aérée et garnie à l’intérieur d’une fine bouclette agréable. La pointe est fine mais sans plus. L’asymétrie assez nette. En situation, ils vont vous permettre de répondre à tout type d’escalade et de rocher. Dans les escalades longues, le bon grimpeur appréciera leur polyvalence, leur talon profond qui pousse assez, et le cocktail dosé entre souplesse, tenue et adhérence de la semelle Vibram. Le grimpeur qui a envie de progresser découvrira un outil qui l’accompagnera, tandis que le confirmé trouvera un outil pour s’exprimer. c'est top | les patchs circulaires d’ancrage des deux brides velcros qui autorisent de petites options dans le serrage. c'est moins bien | ils chaussent plutôt grand et se détendent après usage. Il faut ne pas trop tenir compte de sa pointure habituelle et prendre bien en dessous. Prix : 99,90 euros

c'est top | tout à fait adapté au programme Grandes Voies.

Le cambre est très peu prononcé et il se détend faiblement, limité par sa doublure intérieure. La languette en deux parties l’ouvre largement sur le dessus. Les deux petites boucles en arrière aident bien à rentrer le talon ou l’enlever au relais car il pousse quand même pas mal. Le grimpeur débutant devra s’y habituer. Le grimpeur confirmé ressentira la précision en pointe. Mais la qualité a un prix...

c'est top | bonne polyvalence. c'est moins bien | les rabats de languette pourraient êtres un peu plus larges pour mieux couvrir le dessus du pied en cas de cou-de-pied fort.

c'est moins bien | j’aurais personnellement aimé un talon un tout petit peu plus profond. Prix : 92,90 euros

Prix : 105 euros


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TEST MATOS GRANDES VOIES

SACS A MAGNESIE

Le conseil Escape  : Petit accessoire emblématique, il s’avère utile par temps chaud pour sécher les doigts et moins glisser sur les prises. Il recueille et emprisonne la magnésie (poudre blanche en vrac ou en sachet micro perforé). Il reste à s’en imprégner les doigts en les plongeant dans le sac. Elle est sensée, avec la confiance retrouvée dans la tenue des prises vous remettre sur les rails et grimper tout aussi sûrement, mais pour moins cher, qu’une autre bien connue.

Beal Cocoon Le test On reconnaît de suite le

fabricant à travers sa ligne graphique et les matériaux caractéristiques employés, adoptés aussi par ce sac. Sa forme ovoïde large garde bien la magnésie dans le fond, la main trouve de la place et le revêtement intérieur doux retient suffisamment de poudre. Pour le nettoyage des prises surchargées de poudre ou de saletés le porte brosse à dent (surtout si on travaille la voie et bloc, indoor, pan) est parfait et esthétique ! Son système de fermeture est remarquable et simple. Juste par une pression, une des deux demi-brides élastiques qui forment l’ouverture rigide quasi circulaire vient immédiatement, comme un clapet, se coller contre l’autre. Cela clôt de façon étanche le haut du sac. Une sangle de ceinture est présente, mais une boucle caoutchoutée permet aussi de le fixer par un petit mousqueton. c'est top | un produit sympa à la fermeture pratique et originale. c'est moins bien | une petite patte devant la demi bride aiderait à l’ouvrir plus facilement. Prix : 23 euros

Escape #42

Black Diamond Chalk bag Le test Ce sac de forme cylindrique possède une large ouverture cerclée et rigidifiée par un jonc résistant et assez élastique pour ne pas se rompre à la déformation. Il est profond et garde bien la magnésie. Il se ferme à l’aide d’un cordon, stoppé par un  petit bloqueur plastique, qui rapproche les parois au niveau du dernier quart de la hauteur du cylindre. Un petit passant élastique est prévu sur le côté pour la brosse.

Le tissu intérieur style petite fourrure s’imprègne parfaitement de magnésie et sèche bien les doigts. Une poche verticale le long du dos et fermée par une glissière permet d’emporter de petits objets ou une barre énergétique si on n'a pas de sac a dos.

Petzl Kodapoche L’ouverture de ce sac présente un ovale qui se prolonge par une poche de forme semblable et de bonne contenance. Cela lui permet de ne pas dépasser trop vers l’arrière et de rentrer la largeur de la main avec aisance. Il est maintenu ouvert par une fibre souple qui peut plier sans rompre. Plutôt léger, agrémenté de deux couleurs, son tissu apparent est souple. La doublure intérieure qui ne lui est pas reliée pour se sortir et vider aisément est très agréable au toucher. Elle se charge bien de magnésie. Le tissu du devant du sac présente une découpe travaillée en forme de poche de pantalon. Il y a en effet une petite poche avec un rabat qui masque la glissière, pouvant contenir de menus objets. Le test

c'est top | la solidité du tissu.

c'est top | le petit clip de blocage de la cordelette de fermeture du sac fait office de sifflet de sécurité.

c'est moins bien | son attache n’est pas prévue pour se fixer avec un petit mousqueton.

c'est moins bien | pas de petite ceinture cordelette ou sangle fournie.

Prix : 14,99 euros

Prix : 20,50 euros


Moon Mammut Sport Chalk bag Impact Chalk Bag Le test Tissu solide pour ce sac.

Son ouverture au léger ovale est simplement maintenue en forme par une fine bandelette un peu rigide sur laquelle est cousue une petite sangle de protection. Sa forme en diminuant sa capacité sur le bas permet sans avoir à emporter beaucoup de magnésie de bien s’imprégner les dernières phalanges. Il s’ouvre et se ferme en faisant circuler une cordelette qui sort d’un côté pour se fermer avec un clip de blocage et qui en la tirant de l’autre côté va permettre facilement l’ouverture. C’est efficace, mais cela demande au début un peu d’attention, car cela change de nos habitudes. Le tissu intérieur légèrement pelucheux joue bien son rôle.

c'est top | une ceinture solide. c'est moins bien | les amateurs de sac à grande capacité et grosses mains resteront sur leur faim.

Prix : 16,50 euros

Le test Ce sac à la forme d’ovale tronqué dans le sens de la longueur côté dos est large. Il est fermé par un cordon proche du haut qui l’entoure, le serre et se bloque par une petite pièce plastique. Assez souple, il est légèrement renforcé par une bandelette caoutchouc sur le haut en arrière et verticalement sur le coté. Elle sert de support à la fine ceinture en sangle qui le fixe à la taille. Elle supporte fermeture zippée qui s’ouvre sur une large poche, pour éventuellement emporter les feuilles de description de l’itinéraire. L’intérieur est garni de tissu style fourrure polaire classique pour retenir la magnésie.

c'est top | la petite boucle de cordelette pour une attache au baudrier par un petit mousqueton.

Borkum Lady

350 gr. (le pied en pointure 4,5)

Comfort fit concept de semelle wellness-sport Le déroulement long et souple optimise le mouvement naturel

Pas de plis dans la zone de la voûte plantaire, même lors d’un déroulement très prononcé

c'est moins bien | son ouverture peu rigide sur le devant.

Prix : 20 euros

Une bonne sensation aux pieds, à la ville comme à la campagne. La forme très prononcée des semelles soutient et renforce le déroulement naturel du pied. La doublure cuir apporte confort et absorption de l’humidité distributeur exclusif

Loisiralp www.loisiralp.com


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Escape #42

Casques

Le conseil Escape : Ces éléments de sécurité sont indispensables. Ils allient maintenant confort et légèreté. On ne saurait s’en passer.

Salewa Piuma Pro 230

Le test A l’essai ce casque très léger se place de suite bien sur le crâne. L’ajustement du tour de tête par la rotation de la large molette arrière bien en place se fait de façon naturelle, même avec des gants. La bride qui la soutient peut se régler en hauteur à l’aide d’une petite patte plastique. Elle se glisse dans une bride de la calotte pour la placer comme on le désire sur l’occiput et régler l’inclinaison du casque. Des mousses amovibles intérieures douces tapissent assez généreusement la calotte. Pas trop de problème pour loger la sangle de frontale dans les ergots ; on sera soigneux, le polystyrène, dans les zones où il apparait sans son revêtement est sensible au poinçonnement. Il est livré avec une housse de transport et sa légèreté a un prix. c'est top | bien pour le programme d’escalade en grandes voies. c'est moins bien | une seule taille disponible.

Petzl Meteor 3 +

Le test Dernière évolution d’un modèle en polystyrène expansé et revêtement calotte polycarbonate, on mesure le chemin parcouru depuis la première génération. La légèreté est toujours là, la forme assez enveloppante et la ventilation nettement accrue. Les mousses garnissant le fond de la calotte sont assez douillettes. La fine couche de polycarbonate s’étend aussi sur tout le pourtour inférieur du casque et permet de laisser un polystyrène fragile le moins possible en contact avec l’extérieur. La bride arrière peut se régler en hauteur pour s’adapter au souhait du grimpeur, et s’escamoter à l’intérieur pour le transport. Les attaches de frontales efficaces sont placées dans des retraits de la coque, sans dépasser. Il est livré avec housse de transport et mousses de rechange. L’extension de son usage vers d’autres pratiques telles le vélo et les sports d’eau vive sont rendus possible par la conformité aux normes européennes pour ces pratiques.

Le test Mammut nous propose un casque à la coque solide pour tout faire en montagne ou en escalade. Sa ligne est originale et travaillée. Il est légèrement échancré en arrière pour ne pas gêner en levant la tète et ne descend pas très bas sur les cotés. Des mousses douillettes amovibles, d’épaisseurs ajustées, garnissent largement sa calotte, la bride du pourtour et l’intérieur de sa molette de réglage. Celle-ci se saisit d’une main et deux doigts, même gantés. Les aérations présentes ne suffisent pas à aérer suffisamment quand il fait chaud le haut de la calotte et les zones de contact avec les mousses. La sangle sous le menton, plutôt souple, voit sa boucle de fermeture également doublée d’un patch mousse. Elle rajoute du confort et évite les démangeaisons voire irritations qui surviennent parfois en ce point.

c'est top | la manipulation d’une seule main de la boucle qui ferme la jugulaire afin d’en régler la tension est un modèle de facilité.

c'est top | la petite boucle de sangle intérieure permet de l’accrocher sur le sac ou ailleurs plus efficacement qu’en utilisant les sangles d’attache.

c'est moins bien | le léger réglage du tour de tète nécessite les deux mains et il est pratiquement impossible avec des gants. Prix : 150 euros

Mammut Skywalker 2

Prix : 69,90 euros

c'est moins bien | on a un peu de mal a glisser la sangle de la frontale dans les deux pattes de l’avant. Prix : 60 euros


10 9 8 7 6 5

GO!

PTLtm

4 3 1

2

TDStm

CCC®

© Yosuke KASHIWAKURA

ésope création chamonix esope@esope.eu

UTMB®

27 août – 2 septembre 2012 www.ultratrailmb.com


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Escape #42

SACS A DOS

Le conseil Escape : Dans la pléthore de modèles, en fonction de vos souhaits, de vos pratiques vous trouverez certainement celui correspondant le mieux à vos attentes. Il devra être confortable sur votre dos et se faire sentir le moins possible. N’emportez que le nécessaire et adapté à l’escalade et conditions du milieu. S’élever, c’est bien plus dur, long et fatigant avec du poids en plus. Les cadors, quand ça va être très long et dur, le sac, ils préfèrent le hisser. Pensez, s’il est un peu lourd, à le pendre au relais. Soyez sympa avec votre second (ou seconde) si vous n’avez pris qu’un sac. Ce n’est pas parce qu’il est moins bon et que vous grimpez en tête, qu’il doit forcément se coltiner le paquetage pendant toute la voie.

Arc’Teryx Cierzo 25

Le test Malgré le poids minimaliste et remarquable de ce sac, Arc’Teryx essaie de lui conserver les fonctionnalités strictement utiles et la possibilité d’en varier le volume en fonction de ce que l’on souhaite emporter. Une poche compartiment supérieur avec petit crochet pour les clefs laisse assez d’espace pour l’appareil photo, les gants, lunettes et autres accessoires. Il est clôt sur son dessus par une fermeture étanche et vient chapeauter le compartiment principal. Son volume est assez généreux. Il est possible de le réduire grâce à un cordon facile à gérer qui permet de rapprocher le devant du sac du dos en formant des soufflets latéraux. On peut également compresser l’ensemble de la charge en reliant sur le devant par un petit crochet les deux séries de fermetures latérales du cordon. Ces cordons peuvent  aussi  emprisonner latéralement vêtements, corde. Les bretelles sont peu épaisses, mais grâce à leur largeur et souplesse dosée elles épousent les formes et ne créent pas de point durs sous des charges raisonnables pour ce type de sac. Il ne manque pas la petite sangle amovible de maintien sternal réglable. Deux pattes à la base du dos avec leur velcros  en  haut  autorisent éventuellement l’emport de piolets pour un usage plus alpin. c'est top | les micro-chainettes de sangle sur les bretelles et le dos qui forment des petites boucles pour la fixation d’objets.

Millet Triolet 25 Le test

Le savoir-faire de Millet dans la conception des sacs à dos est le fruit d’une longue expérience. Rien ne semble manquer dans ce modèle technique, solide, à la forme et au look classique dont l’usage va bien au-delà de l’escalade en falaise en grandes voies. Des bretelles et une ceinture, en mousse perforée et aérée avec filet mesh, permettent de bien soutenir une charge certaine et confortablement la répartir si on le souhaite. La ceinture fixée de façon plus étroite laisse une liberté de mouvement accrue. Le contact se fait prioritairement sur les zones moussées. Deux fines baguettes amovibles, en fibre de verre, placées en X renforcent sa tenue sous la charge. Les deux poches sur le classique rabat du haut sont suffisantes pour abriter les éléments sensibles ou accéder à ce que l’on désire rapidement ou fréquemment atteindre. Le profond compartiment cylindrique fermé par un petit soufflet et un cordon offre une capacité suffisante pour tout ce que vous aurez besoin. Une petite poche plaquée peut maintenir un système d’hydratation souple. Son conduit s’échappe par un petit orifice avec velcro, chapeauté, pour améliorer l’étanchéité par une fine bavette. Deux boucles de hissage en plus de celle classique entre le haut des bretelles complètent l’accessoirisation. Le tissu du bas du sac est résistant, et il recouvre intelligemment le côté des petites poches latérales en bas sensibles à la déchirure.

c'est moins bien | pas de passage prévu à l’extérieur pour un tuyau de gourde souple.

c'est top | les porte-matériels pratiques sur la ceinture et les bretelles. c'est moins bien | deux tailles de dos auraient été top.

Prix : 80 euros

Prix : 109,90 euros

Black Diamond Magnum Le test

Ce petit sac, léger, parfaitement adapté aux escalades à la journée, aux activités sportives de montagne et autres sera apprécié par celui ou celle à la recherche d’un matériel léger peu encombrant et solide. Son ouverture se fait par un panneau frontal au zip non étanche. Celui-ci possède une poche de rangement externe dont la large ouverture à glissière s’abrite sous un petit rabat. Du coté interne apparaît une plus étroite poche avec porte-clefs. Ce panneau dégage un assez large compartiment avec une poche pour système d'hydratation contre le dos. La sortie de sa durite se fait classiquement sur le haut. La fine ceinture est amovible. La sangle sternale de maintien réglable n’est pas oubliée. Le dos ainsi que les bretelles sont en mousse perforée souple doublée au contact du corps en grande partie d’un tissu mesh. Même si la ventilation est très réduite, il ne garde que très peu l’humidité et sèche vite. La légèreté du produit ne s’est pas faite au détriment des tissus, les nylon ripstop choisis sont plutôt épais et solides. c'est top | l’intérieur du haut des bretelles garnies de tissus mesh. Au portage et surtout lors des mouvements des bras, la gêne est réduite et le confort accru au niveau du cou et clavicule. c'est moins bien | la fermeture du rabat frontal pas étanche.

Prix : 59,90 euros


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TEST MATOS GRANDES VOIES

Salewa Pure 25 SL

Le test Ce sac est adapté et a été pensé pour les activités à la journée dans le vaste domaine des activités de montagne hiver (freeride, rando, cascade glace..) et été (alpinisme, escalade…). Le rabat qui découvre le haut du sac possède deux petites poches, une sur le dessus et une intérieure pour le matériel à ne pas égarer. Une fois la solide fermeture à glissière ouverte, il se dégage un profond compartiment garni de nombreuses poches qui favoriseront un placement ordonné du matériel. Sa partie inférieure débouche sur l’extérieur par deux orifices, si on l’utilise lors d’activités estivales on évitera d’y placer de petits objets susceptibles de s’échapper. L’accessoirisation est conséquente. Deux ensembles d’élastiques et velcros ne sont pas oubliés pour attacher deux piolets. Une corde peut être maintenue sur le dessus du sac à l’aide d’une sangle amovible qui passe dans deux boucles plastiques, les sangles de chaque coté bloquant le reste des anneaux. Deux fins cordons élastiques verticaux de part et d’autre de l’avant se réunissent facilement à aide de petits crochets pour comprimer ou réduire le volume intérieur. La ceinture amovible aérée se révèle souple et très confortable. c'est top | les joyeuses couleurs proposées. c'est moins bien | le dessous du sac pourrait être composé d’un tissu légèrement plus épais. Prix : 139,95 euros

Escape #42

Petzl Bug

Le test Pour emporter le matériel d’escalade qu’il fabrique et pouvoir grimper dans des voies de plusieurs longueurs à la journée, Petzl a conçu le sac Bug. Sa forme carrée permet sur un faible encombrement de conserver du volume. Le tissu est solide. Le dos en mousse ferme et tissu filet aéré ne fait pas trop sentir les objets contondants susceptibles de gêner au portage. Celui-ci se fait assez haut et les bretelles avec leur sangle sternale de réglage en hauteur, supportent une charge assez importante sans trop martyriser les épaules. La ceinture s’escamote dans l'espace libéré dans la partie basse du dos. Ouvert par un zip non étanche sur le haut, le seul compartiment s’ouvre sur deux poches, garnies d’un filet qui laisse apparents les objets. Un élastique à côté est prévu pour agrafer la frontale. Sur la sangle formant un chapelet de boucles devant le sac, un casque ou divers objets peuvent se mousquetonner. La corde peut se loger entre deux sangles en dessous du sac. Cela conviendra pour des cordes pas trop encombrantes et lovées de façon soignée et compacte pour qu’elles soient maintenues sans souci. c'est top | bien pour le programme défini.

Mammut Lithium Z 15

Le test La capacité de 15 litres est adaptée pour des activités à la journée. Ce sac en tissu léger d’une capacité de 15 litres assez résistant sera tourné vers les activités outdoor sans emporter de matériel conséquent. Un grand compartiment central avec sa poche pour la gourde souple s’ouvre sur le haut et la moitié des côtés. Devant, une petite poche plus réduite, parallèle, à l’ouverture zippée aussi, pour du petit matériel et les clefs avec leur attache et mousqueton prévu. Une en dessous s’ouvre par une plus longue glissière verticale ; les petites poches en tissu extensible et fragile sur le coté sont situées un peu en hauteur de la base et coté du sac. Deux sangles classiques de chaque côté pour réduire le volume si besoin et/ou fixer rapidement un surplus provisoire. On aura la possibilité d’attacher bâtons par un câble et un astucieux élastique. Deux petites sangles d’une matière souple mais solide forment des boucles symétriques de chaque coté des poches de devant pour accrocher du matériel supplémentaire. La ceinture est large, elle est fendue horizontalement en deux parties. Légèrement élastique, elle maintient bien la charge, tout en préservant vraiment l’aisance dans le mouvement.

c'est moins bien | pas vraiment conçu pour d’autres activités outdoor.

c'est top | la sortie pour le tuyau de la gourde et la fixation de son trajet par les petites sangles élastiques au choix sur l’une ou l’autre bretelle.

Prix : 46,50 euros

c'est moins bien | les fermetures pas étanches. Prix : 80 euros


#40

PRINTEMPS 2012

VIDEO

Seb MontazRoss ouvre les po et rte de son univer s s

TEST

Les meilleu S res chaussures de trail po la compétiti ur on

DEATH V A LL NATIONAL PEY

La Californ ie

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TRIP

Escape #42

Vertigineux rappel dans l’Arche de Castelvieil, face au Cap Canaille.


PARC NATIONAL DES CALANQUES CAP CANAILLE Vous souvenez-vous du long week-end de 4 jours du 11 novembre 1982 ? Non ? Moi oui  ! Avec une bande de copains, nous descendions de notre bourbonnais faire grincer la gomme de nos “EB“ sur le calcaire blanc de ces falaises mythiques surplombant la Méditerranée : les Calanques. Ma première rencontre ! On avait des images plein la tête : Calanques terre promise de la grimpe libre. Texte et photos : Fernando Ferreira

O

n avait potassé à fond les topos et les photos du livre de Gaston Rébuffat  : “Les 400 plus belles voies des Calanques ”. On était époustouflé par la vision en couverture de Gaston en «  grosses  » et knickers, perchés sur le pilier du Devenson au-dessus d’un océan de mer ! On a commencé à avoir les mains moites devant la photo du toit des « Futurs Croulants » ! On a tous rêvé d’aller se suspendre au relais de la « Grande Croisière », et on s’est posé des questions sur l’énigmatique relais avec assurance à l’épaule dans la première longueur de « Super Sirène  »! Quant à la page 156, la «  Boucherie  », un grimpeur en équilibre sur une dalle verticale, une corde pendouillant derrière lui, pas de pitons à l’horizon, juste la plage d’Envau, lointaine, très lointaine… Vision de rêve, cauchemar de grimpeur débutant ! Ce fut un week-end fantastique. Escalade non-stop. On a pris un but dans la première longueur des “Futurs Croulants“ et j’ai trouvé un mousqueton neuf à un relais… Le paradis existait, c’était les Calanques.


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TRIP

Escape #42

Randonnée sur l’arche naturelle du Baou Traouca.

Cinq ans plus tard je m’installais définitivement à Cassis : résident à temps complet. Depuis j’ai parcouru les Calanques en long en large et en travers, en l’air, sur et sous l’eau, et même sous terre, par tous les temps et même dans la neige ! J’ai enchaîné le toit des “Futurs Croulants“ en libre, j’ai re-équipé “Super Sirène“, et je me suis vaché au fameux relais de la “Grande Croisière“ avec une bande de potes. Je n’ai fait qu’une bouchée de la “Boucherie“, mais je n’ai toujours pas fait le pilier du Devenson ! Et surtout, depuis, j’ai claqué des milliers de photos… et pourtant, pourtant j’ai l’impression à chaque fois de découvrir les Calanques. La magie reste intacte ! Je ressens comme un privilège le fait de vivre à côté d’un lieu aussi rare par la beauté et la force qui en irradient. Un terrain de jeux inépuisable.

inédit et fragile des lieux. Mais… la victoire laisse pour l’instant un arrière goût amer ! L’inquiétude reste de mise. Le concept même de ce premier Parc périurbain, bancal, et qui était à inventer, ressemble à un copier-coller des autres Parc. L’avenir des activités douce (escalade, randonnée, kayak…) de pleine nature reste suspendu à la volonté de la future administration. La mercantilisation à outrance, le risque de passer d’un Parc National à un Parc d’attractions, sous cloche, reste possible. Sans compter une éventuelle transformation en laboratoire écologique interdit à toute activité humaine (voir l’épisode du projet de Réserves Intégrales sur 50% des falaises maritimes) ! La dernière Charte V3 reste une coquille vide, qui cadre mal la complexité de la création d’une entité aussi lourde à la périphérie de grandes zones urbaines. Le Parc National résout le problème de fond concernant la protection complète et définitive des Calanques et du Cap Canaille, mais aucun des autres problèmes, pourtant majeurs, comme le rejet des égouts de Marseille dans la Calanques de Cortiou, ceux de La Ciotat au Trou de Jeannette, ou la mise en place d’un véritable plan de protection incendies ne sont résolus  ; ni aucun plan concret prévu d’ailleurs, à moyen ou long terme, ni aucun chiffrage !

“ C'est un privilège de vivre à côté d’un lieu aussi rare par la beauté et la force qui en irradient.”

Le rêve de Gaston

Presque 30 ans plus tard, ce qui était un rêve de Gaston Rébuffat, et l’arlésienne pour le plus grand nombre d’entre nous, devient réalité : le classement du massif en Parc National de la pointe des Goudes au bout du Cap Canaille. Que de chemin parcouru, une victoire pour la protection de l’environnement et la reconnaissance du caractère


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TRIP

Escape #42

De haut en bas, de gauche à droite : Baignade dans les eaux turquoise de la calanque d'Envau. Arc-en-ciel au-dessus du Cap Canaille, baie de Cassis. Silhouette au-dessus de la Calanque de l'Oule. Les mythiques falaises de Soubeyranes, au-dessus de Cassis.

Extrait du texte Bernard Pégourié “ Grimpez ailleurs ! Ici, on (se) protège… ” pour la revue “Cimes 2012 ” : « Mieux connu peut-être est le cas des Calanques, convoitées par les aménageurs dès le début du siècle dernier. Défendues obstinément par les associations locales, puis par le COSINA (Comité de défense des Sites Naturels) qui obtient leur « classement » en 1965, enfin par l’UCL(Union Calanques Littoral) et le collectif "Un Parc national pour les Calanques", leurs efforts se voient récompensés en 2009 lorsque le Premier Ministre promulgue l’arrêté de « prise en considération » d’un projet de Parc national sur leur territoire. Commence alors une période de mise en place au terme de laquelle, au cours de la dernière réunion portant sur l’organisation des activités terrestres en cœur de parc, est présenté un projet de réserve intégrale qui englobe la moitié des falaises des Calanques et du Cap Canaille, dont les plus emblématiques. Face au relatif manque de réactivité de la FFCAM et de la FFME, quelques passionnés se mobilisent, créent l’association "Des Calanques et des Hommes" qui récolte plus de 12000 signatures sur une pétition demandant l’amendement du projet. Dans les mois qui suivent, celle-ci

négocie sans relâche, présente un projet de charte, obtient – entre autres choses - que la zone placée en réserve intégrale soit ramenée à de plus justes proportions ainsi que le lever de l’interdiction de circuler entre le coucher et le lever du soleil. Pourtant, l’administration peine à coucher par écrit les promesses faites oralement, et la publication de la version 3 de la charte, à l’automne 2011, est une déception. Car rien de concret n’y est écrit sur les mesures de sauvegarde du site face à de réels problèmes de pollution et de fragilité aux incendies, ni sur les pratiques « douces » : l’escalade, le vélo tout-terrain… Il semble que ce texte ait été rédigé pour laisser la totalité des décisions aux mains du directeur du Parc et de son conseil d’administration, y compris toutes possibilités d’interdiction. L’enquête publique a eu lieu, le Parc national des Calanques sera créé en 2012, et l’escalade – activité peu impactante et intégrée au site depuis 130 ans – risque de n’y avoir une place qu’entre la bonne ou mauvaise volonté de l’administration et la pugnacité d’une poignée d’individus »


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Escape #42

Un texte qui ne présage en rien de l’avenir, laissant la porte ouverte à toutes les possibilités ou “opportunités“, mais aussi fantasmes et peurs. Depuis un siècle les défenseurs des Calanques ont dû se battre contre des aménageurs, des industriels, et nous risquons dans le futur d’avoir à nous battre contre une administration ayant tous les pouvoirs.

pas n’importe comment, à n’importe quel prix ! Il ne faudrait pas que l’outil se retourne contre ses défenseurs et leur fasse payer les dégâts. L’avenir nous le dira, rapidement. J’espère que pendant encore longtemps on pourra venir grimper entre copains le weekend du 11 novembre, que les Calanques continueront de faire rêver. Sinon cela voudra dire que nous nous serons trompés avec le Parc National, c’était une fausse bonne idée. Pour l’instant, j’y crois toujours, le combat continue. Pour finir en paraphrasant un texte de Bernard Pégourié, Georges Prioreschi, Bernard Vaucher,  dans la revue Cimes 2010 : « Calanques : un siècle d’amour et de vigilance… et après ? ».

“ Les défenseurs des Calanques ont dû se battre contre des aménageurs, des industriels, et nous risquons d’avoir à nous battre contre une administration ayant tous les pouvoirs.”

Toutes les cartes sont dans les mains de l’Etat, de la future administration du Parc et de son directeur et selon la “politique“ adoptée nous pourrons avoir tout et son contraire ! Les Associations de pratiquants resteront vigilantes quand le Parc sera en place, mais leur poids sera quasiment nul au sein du Conseil d’Administration avec 2 sièges ! Le temps risque aussi de faire son œuvre, démobilisant les bonnes volontés engagées et investies depuis longtemps dans le processus de création, laissant alors le champ libre aux gestionnaires administratifs, aux politiques, aux lobbies économiques. Amour et vigilance

Le Parc National des Calanques Cap Canaille est un outil efficace pour préserver et gérer le massif pour les générations futures, mais

Jeudi 11 novembre 2011. Hasard complet : coup fil de mon poto de cordée Sam, après 15 jours de pluie une fenêtre météo pour aller grimper : départ 14 h à la Gardiole. Feu ! J’ai fêté mes 30 ans d’escalade dans les Calanques dans “Rêve de Pierre“ à Castelvieil. On a fini de nuit, à l’ancienne. Clin d’œil du temps qui passe… L’escalade comme la vie de relais en relais !


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TRIP

Escape #42

A gauche : Sylvain Tesson sur les Lames de Goudes. Ci-contre : Escalade à la Candelle, une cordée dans l’Arête de Marseille.

Pratique Toutes les infos de l’Association des “Calanques et des Hommes“ sur : http://les-calanques.org Site officiel du GIP en charge de la création du Parc National : http://www.gipcalanques.fr Livres Revue Cimes 2010, B. Pégourié, G. Prioreschi, B. Vaucher “ Calanques : un siècle d’amour et de vigilance… et après ? ” Revue Cimes 2011, B. Pégourié “ Grimpez ailleurs ! Ici, on (se) protège…” Livre incontournable pour connaître histoires et anecdotes : “ Les calanques du soleil ” de Philippe Hiély, Editions Cres Calanques : Marseille Cassis Cap Canaille Un voyage au cœur des Calanques au travers des 20 ans d’archives photos de l’auteur. Photos de Fernando Ferreira & texte de Santiago Mendieta, aux Editions Privat, sortie le 30 juin 2012. Topo escalade FFME “ Escalade, les Calanques ” de André Bernard, Gilles Bernard, Pierre Clarac, Hervé Guigliarelli, Bernard Privat, Editons Nota Bene. www.topo-calanques.com Encadrement Bureau des Guides Calanques-Cassis-Cap Canaille Office du Tourisme de Cassis www.guide-calanques.com


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escape award

Escape #42

Du muscle et des idées

Millet Myo velcro

Myo  : préfixe qui signifie muscle  ; vient du grec.  Le Myo de Millet a musclé en effet son accroche. Carre interne, micro rainurage laser sur la semelle pour doper l’adhérence, talon monopièce pour crochetage infaillible… Le conseiller technique maison, Dudu Dulac himself, a doté ce chausson expert de nombreuses qualités. Muscle… et peau, serait-on tenté d’ajouter pour être complet. Puissance et précision. Une seconde skin, grâce à un enveloppement quasi organique. Les trois velcros inversés facilitent le chaussage et le confort au relais. Une gomme qui ne laisse pas zipper, des formes fluides pour une grimpe athlétique. Prix : 99,90 euros


Nous encourageons

La Consommation raisonnée

Qu’est-ce que la Consommation Raisonnée ?

Consommation de pétrole : De la culture du coton jusqu’à son acheminement en Europe, en passant par sa confection, un pantalon aura consommé l’équivalent de 25 litres de pétrole1. Consommation en eau : Il faut l’équivalent de 2700 litres d’eau pour la fabrication d’un T-Shirt2. Utilisation de produits polluants La phase d’ennoblissement du coton correspond à l’ensemble

des traitements subis par la matière brute pour devenir du fil (teinture, imperméabilisation, traitement anti-rétrécissement, etc.). Pour cela on utilise des résines synthétiques toxiques. Outre les dangers que cela représente pour les travailleurs, si le pantalon est produit dans un pays ne disposant d’aucune législation sur le traitement des eaux, cela peut avoir des conséquences extrêmement néfastes pour l’environnement. Un magasin engagé dans une politique de Consommation Raisonnée permet à ses clients d’économiser des ressources naturelles précieuses. Il leur permet également de faire un pas de plus vers une consommation responsable, plus respectueuse des hommes et de l’environnement. La mission du magasin TWINNER doté du label est d’aider le client à identifier la nature exacte de son besoin et de l’orienter vers le produit correspondant. (1) - Source Ademe. (2) - Source WWF

Document non contractuel - Crédits photos : ©Lev Dolgatsj

La Consommation Raisonnée désigne une nouvelle forme d’engagement de la part de TWINNER : privilégier la qualité au détriment de la quantité en tenant compte des impacts de la production industrielle en terme écologique et social. Consommer moins pour consommer mieux, cela permet de minimiser l’impact sur l’environnement tout en offrant au client la garantie d’un produit conçu pour durer et répondre au mieux à son usage.


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