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e n France en Fr a nc e

Février 2009 - N° 4

Journal Mensuel Franco - Turc

A l’approche du 8 mars Journée internationale de lutte des femmes

150 ANS DE LUTTE DES FEMMES Les femmes ouvrières et travailleuses ont un héritage important de lu e et de combat. Elles ont commencé à s’organiser il y a de cela 150 ans. C’est en 1842, au début du mouvement ouvrier que les femmes en Angleterre ont par cipé à une grève générale des Char stes. En 1857, le 8 mars exactement, à New York, les femmes ouvrières employées dans les usines de tex le se me ent en grève et descendent dans la rue pour revendiquer de meilleures condi ons de travail : réclamant la journée de 10 heures, l’augmenta on des salaires, la créa on de crèches et le respect de leur dignité. Ces femmes ainsi que les autres ouvriers ont été enfermés dans l’usine qui a été incendié. 129 ouvrières ont péri dans ce e incendie. Lors de la Commune de Paris en 1871 où elles ont joué un rôle important. Ensuite d’autres combats ont jalonné l’histoire comme la lu e pour le droit de vote des femmes ou celle pour militer en faveur de la paix.

En 1910, lors de la deuxième conférence interna onale des femmes socialistes à Copenhague, réunissant une centaine de femmes de 17 pays différents, elle fait la proposi on d’organiser une journée interna onale des droits de la femme. Inspirée des manifesta ons ouvrières qui ont eu lieu en 1908 et 1909 aux Etats-Unis, ce e proposi on est immédiatement adoptée.

journée 8 MARS 1910ͳ8 MARS Une de luƩe et de 2010 solidarité : LE CENTENAIRE Ce e année, le 8 mars, la Journée Interna onale de la Femme fêtera ses 100 ans, saluant le combat extraordinaire de femmes. C’est en 1910 que Clara Zetkin fit la proposi on de créa on de la Journée Interna onale de le Femme. Ce e enseignante, journaliste et femme poli que marxiste allemande (18571933) s’inscrit dans une démarche révolu onnaire dans le but de lu er pour le droit des femmes.

Ce e année pèse sur le 8 mars, les conséquences aggravantes de la crise économique et des poli ques de régression sociale. Les premières vic mes de ce e crise sont avant tout les

femmes. Elles cons tuent la grande majorité des travailleurs pauvres, une main d’œuvre exploitée et corvéable à merci, touchées par les licenciements, le chômage et la précarité. Elles sont une proie facile pour les contrats précaires, les temps par els imposés, les horaires éclatés. De nombreux indicateurs le montrent, en effet d’après l’Observatoire des inégalités en 2009, les femmes représentent 80% des bas salaires, 53% des pauvres, 54% des chômeurs en France. Pour les femmes immigrées, les inégalités se creusent encore plus. Le taux de chômage des femmes immigrées est de 22%. Les femmes subissent également d’autres formes de violences dans la sphère privée. En effet, en France, 1 femme sur 10 subit des violences au sein du couple. Une femme décède tous les 3 jours sous les coups de son compagnon. Près de 50 000 femmes sont violées par an.

manquent de place et qui n’ont plus de personnels suffisants et de moins en moins qualifiés. La condi on première pour assurer le droit au travail des femmes est ainsi mise à mal. Le démantèlement de l’hôpital public a pour conséquence la fermeture de nombreux services comme le secteur de la maternité, jugé peu rentable et l’augmenta on des frais hospitaliers. Pour ce qui est du travail, le droit à l’égalité professionnelle inscrite dans la loi n’est toujours pas une réalité : en effet, a qualifica on égale, le salaire des femmes était en moyenne inférieur de 25% à celui des hommes en France. Le gouvernement s’a aque ce e année au retraite, et plus précisément à la destruc on du système de répar on et veut allonger l’âge de la retraite. Quant on sait que les femmes retraitées perçoivent une retraite inférieure de 38 % à celle des hommes et que 36 % des femmes retraitées perçoivent moins de 700 euros par mois pour survivre ce qui est inférieur au seuil de pauvreté (870 euros), 64 % ont moins de 900 euros ; on ne peut que s’inquiéter de ce e nouvelle « réforme » des retraites.

Ce e année plus que les autres, ce e journée est un appel à se mobiliser pour refuser de payer la crise capitaliste, c’est aux patrons de la payer, un appel pour revendiquer l’égalité et des droits sociaux. En effet, la poli que de casse des services publiques menace nos acquis sociaux. L’accueil des enfants dans des crèches est un droit remis en cause en raison des économies faits sur le dos des femmes et des enfants qui sont confrontés à des structures qui

Le gouvernement de Sarkozy mène une poli que de régression sociale qui dégrade nos condi ons de vies et accroit la précarité des travailleurs qu’ils soient hommes ou femmes. Il est urgent de nous unir, d’être au coté des travailleurs, des chômeurs, des jeunes qui s’engagent dans la lu e contre les régressions sociales, les priva sa ons, la précarisa on du travail et les guerres. Nous sommes solidaires de toutes les lu es et les mouvements qui font avancer les droits des femmes, pour plus d’équité et de progrès social. Rukan Kabaçalman


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PRÉCARITÉ

Dix millions de mal-logés L

e 15e rapport annuel de la Fonda on Abbé-Pierre publié lundi 1er février fait état d’une précarité aggravante en ce qui concerne le logement. La France compte 3,5 millions de mal-logés, et dix millions de ses habitants sont affectés de près ou de loin par une crise du logement qui ne cesse de s’aggraver. La Fonda on souligne que «l’aggrava on progressive de la crise du logement abou t à un vrai problème de société ». La France manque de logements, et les loyers sont de plus en plus chers. Aux 3,5 millions de mal-logés s’ajoutent 6,5 millions de personnes fragiles suscep bles de basculer à tout moment dans ce e première catégorie en cas d’éclatement de la famille ou de perte d’emploi. Le problème du logement s’ancre dans la durée, et la crise ne fait que renforcer des difficultés qui perduraient depuis longtemps. Un problème dont les Français sont conscients, selon une enquête Nexity citée par le rapport, 80 % es mant qu’il est aujourd’hui difficile de trouver un logement.

600 000 ENFANTS MAL LOGÉS Ce sont les «vic mes silencieuses» de la crise du logement. Selon le rapport de la Fonda on Abbé-Pierre, 600 000 enfants et jeunes de moins de 18 ans souffrent du mal-logement. Le rapport pointe les conséquences parfois lourdes pour leur santé (saturnisme, affec ons respiratoires, mauvaise alimenta on, mauvaise hygiène, troubles du sommeil), leur scolarité et leur intégra on sociale.

L’ACCROISSEMENT DE LA PRÉCARITÉ DU LOGEͳ MENT CHEZ LES JEUNES La jeunesse subit de plein fouet une crise du marché immobilier qui a connu une hausse des prix sans précédent jusqu’au milieu de l’année 2008. Ce e situa on se combine avec une plus grande précarité des jeunes adultes : bas salaires, contrats de travail à durée déterminée, chômage …. La conjonc on précarité + logement cher pèse tout par culièrement sur eux. Entre 1998 et 2008,

les loyers ont augmenté en moyenne de 40 %, les prix de vente des habita ons de 16 %. Pour accéder aux mêmes logements que leurs parents, les jeunes doivent réduire leur niveau de vie et consacrer une par e plus importante de leur budget au logement. Les jeunes ménages qui s’installent et qui veulent acquérir leur habita on sont fortement pénalisés et sont obligés de s’ende er sur des durées longues, jusqu’à 25 ou 30 ans. 21 % des 18-29 ans ne vivant plus chez leurs parents rencontrent des problèmes financiers. Tous les jeunes sont concernés par les difficultés d’accès au logement, qu’ils aient un emploi ou non, mais à l’intérieur de la jeunesse, les écarts sont grands, les plus fragiles connaissent plus que les autres le mal logement. Les plus modestes rassemblent des jeunes ménages en grande difficulté qui, faute de moyens et de sou ens familiaux, n’ont comme autre solu-

on que l’hébergement provisoire chez des amis, dans des foyers, dans des squats ou se retrouvent à la rue mais aussi des jeunes de milieux modestes, mais qui ne disposent pas d’un logement plus durable. Face à la ques on du logement, l’accès à l’emploi durable semble l’enjeu principal pour les jeunes. Le service publique du logement existe-t-il ? Face à ce e crise du logement, le gouvernement de Sarkozy reste muet. Ce e crise du logement résulte de poli ques libérales favorisant la spécula on immobilière et conduisant à une pénurie de logements sociaux, une cherté des loyers et des difficultés grandissantes pour l’accession à la propriété. Dans un contexte de démantèlement du service publique de la santé, de l’éducaon, celui du logement n’y échappe pas. Il s’agit de faire de ce service un marché rentable, un des leviers du système capitaliste. Tout doit générer du profit, évidemment les logements sociaux ne génèrent pas de profits, il n’est pas dans l’intérêt ni de l’Etat ni du marché immobilier privé qu’ils se développent. Des mesures d’urgences peuvent être pourtant prise pour enrayer ce e situa on catastrophique. La France ne construit toujours pas assez de logements, en par culier dans le secteur social, et la demande ne fait que s’accroître. Le nombre des

logements loca fs sociaux disponibles a fortement chuté au cours de la période 1999-2008 (- 14,1 %). Nous revendiquons une poli que de construc on de logements sociaux conséquent et accessible à tous et qu’une par e du parc de logement privé devienne des logements sociaux. Nous revendiquons également la baisse générale des loyers. On sait aujourd’hui que le logement représente une part importante du budget des ménages. En effet, selon les calculs effectués par la Fonda on, le taux d’effort des ménages, c’està-dire leurs dépenses de logement ne es d’alloca ons rapportées aux revenus, se situe désormais autour de 50 % dans le parc privé, contre 28 % dans le parc social, pour des revenus équivalents à un Smic pour un célibataire et 1,5 Smic pour un couple avec deux enfants. En revanche, ces mesures d’urgence ne doivent pas voiler le fait que ce mal-logement persistera tant le système capitaliste qui est à l’origine des crises économiques et du démantèlement des services publiques ainsi que d’une précarité et d’une exploita on plus grandes des travailleurs, demeurera. Zeynep Uzun


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HAITI

HAITI, PEUPLE HEROIQUE ET MARTYR

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cènes de désola on, bidonvilles écrabouillés, corps mu lés, étalement de la misère, élans de générosité, de sou en ; mobilisa ons tous azimuts etc. Tout ça est bien ; mais avant tout, il faut savoir. Il faut savoir que comme aujourd’hui ou le capitalisme financier spéculateur et usurier domine le monde, avec la Banque Mondiale, le FMI et tous les clubs de Paris, de Londres, et tu quan qui montent la garde, au 18ème siècle, le système dominant dans le monde, c’était le système esclavagiste de la traite négrière. Comme aujourd’hui où quiconque ose dire que le système actuel ne peut pas con nuer comme cela, est indexé comme un extraterrestre, en 1803, le peuple haï en dirigé par le Général Toussaint Louverture, a osé me re fin au système esclavagiste et a ba u à plate couture les troupes envoyées par Napoléon pour son rétablissement ; un ers de la populaon périt pendant ce e guerre. Il faut savoir qu’à par r de ce e date, la France, l’Europe et même les USA qui venaient de conquérir leur indépendance ne pardonnèrent pas à ces esclaves noirs, cet affront contre la civilisa on blanche et que de 1803 à 1825, Haï a subi un blocus terrible de toutes ces puissances. De ce e période, date la déforesta on qu’on constate aujourd’hui dans le pays puisque les Haï ens, isolés, ont

dû u liser toutes leurs forêts pour produire de l’énergie. Il faut savoir qu’en 1825, pour lever le blocus contre Haï et perme re sa reconnaissance interna onale, la France, a exigé une indemnité de 150 millions de franc-or soit cinq fois son propre budget de l’époque- pour reconnaître l’indépendance haï enne. Aujourd’hui, ce e somme est es mée à 21 milliards de dollars. Haï a fini de la payer en 1947 !!! Soit pen-

dant plus d’un siècle. Il faut savoir que de 1915 à 1934 les USA occupèrent Haï en lui imposant des pouvoirs dictatoriaux fantoches dirigés par la minorité créole mé-

sse, puisque, selon Robert Lansing le Secrétaire d’Etat américain d’alors, « la race noire est incapable de se gouverner seule puisqu’elle a une tendance inhérente à la vie sauvage et une incapacité physique de civilisa on. » Ils ne se re rèrent que quand ils ont obtenu le paiement des de es de la city Bank que Haï refusait de rembourser et l’abroga on de la loi interdisant la vente des plantaons aux étrangers. Il faut savoir que pendant la guerre froide, les USA sou nrent la dictature des Duvalier père et fils avec les fameux tontons macoutes qui poussèrent à l’exil, des milliers et des milliers

de cadres haï ens, décapitant l’élite intellectuelle du pays. Il faut savoir que depuis la chute de ce e dictature, Haï est enchainé par les programmes successifs du FMI et de la Banque Mondiale qui exigent le démantèlement des quelques services publics de l’île. Le seul pouvoir haï en qui a osé s’opposer à ces diktats, a été renversé par le colonel Raoul CEDRAS avec le sou en des américains qui pour cacher leur implica on dans ce putsch sanglant, ont sub lisé 160.000 pages d’archives secrètes du pays qu’ils ont déménagées à Washington. Souhaitons seulement que les dizaines de milliers de marines américains qui débarquent actuellement sur l’île, y vont pour les Haï ens et non pour autre chose. Mais : Il faut savoir comme l’on dit, que l’Enfer est pavé de bonnes inten ons. Pleurer, compa r, apporter son souen au peuple haï en face au désastre actuel, il faut le faire. Mais : Il faut savoir que le peuple haï en a payé et con nue de payer pour un crime qu’il a commis il y a deux siècles ; un crime de lèse-système ! Celui d’avoir été le premier peuple à dire non à un système de déshumanisa on et d’abê ssement du genre humain, le système esclavagiste. Gilbert KOUESSI

Des larmes de crocodiles derrière un drame humanitaire

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aïti est l’un des pays les plus pauvres du monde où les deux tiers de la population sont au chômage, une majorité d’Haïtiens survit avec un dollar par jour, et l’espérance de vie dépasse à peine 50 ans. Une société extrêmement inégalitaire aussi, où tous ne sont pas pauvres, puisque 1 % de la population détient 50 % des richesses. Le réel problème est que ce pays est une zone sismique connue depuis des années mais dont rien, évidemment, n’a été construit pour faire face aux tremblements de terre. Tous ceux qui prétendent aujourd’hui que cette secousse a été d’une violence exceptionnelle et imprévisible mentent. Le professeur Eric Calais, lors d’un cours de géologie donné dans ce pays en 2002, affirmait ainsi que l’île est traversée par

« des failles capables de magnitudes 7.5 à 8 ». Les innombrables séismes que ce pays a connu dans le passé le prouve. La destruction de Port au Prince en 1751 et 1771, destruction de Cap Haïtien en 1842, séismes de 1887 et 1904 dans le nord du pays avec dégâts majeurs à Port de Paix et Cap Haïtien, séisme de 1946 dans le nord-est de la République Dominicaine accompagné d’un tsunami dans la région de Nagua. Cependant face à cette «évidence scientifique» aucune mesures n’ont été prises . En mars 2008 encore, un groupe de géologues avait alerté sur un risque majeur de séisme de grande amplitude dans les deux ans à venir et certains scientifiques avaient même tenu une série de réunions en mai de la même année à ce sujet

avec le gouvernement haïtien . Ni l’État haïtien, ni tous les États qui aujourd’hui versent des larmes de crocodiles et lancent des appels à la « solidarité internationale », États-Unis et France en tête, n’ont pris la moindre mesure préventive pour éviter ce drame prévisible. Maintenant qu’il est trop tard, Obama et Sarkozy peuvent bien annoncer une «grande conférence internationale» pour «la reconstruction et le développement», les Etats chinois, anglais, allemand ou espagnol peuvent bien envoyer tous leurs colis et leurs ONG, mais aucune infrastructures et jamais de véritables investissements n’ont été réalisés pour améliorer durablement la situation, en construisant des bâtiments antisismiques par exemple. Diyar Comak


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Chômeurs en fin de droits

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ls devraient être un million en 2010, selon les dernières prévisions transmises par l’Unedic. De 40 % à 60 % d’entre eux, selon les sources, se retrouveraient sans aucun revenu après leur indemnisa on chômage, ni alloca on spécifique de solidarité (ASS) ni revenu de solidarité ac ve (RSA). Syndicats et patronat sont d’accord au moins sur un point : l’Etat devra me re la main à la poche pour aider les chômeurs qui arrivent en fin de droits. A l’approche des régionales, ce «million» est devenu une affaire poli que. Le PS réclame une ac on urgente du gouvernement. Nicolas Sarkozy a annoncé, lors de son passage sur TF1 le 25 janvier, que «personne ne serait abandonné». Il devrait inscrire ce e ques on à l’ordre du jour du sommet qui réunira, le 15 février, patronat et syndicats à l’Elysée. Plusieurs solu ons existent. Syndicats et patronat peuvent décider de modifier les condi ons d’indemnisa on des chômeurs. La CGT et FO proposent de rallonger les durées d’indemnisa on, ce que refusent la CFDT et le camp patronal qui ne veulent pas toucher aux règles de la dernière conven on d’assurancechômage signée ensemble et en vigueur jusqu’à la fin 2010. Pour financer le surcoût que représenterait un allongement, dans un

contexte de fort ende ement de l’Unedic, la CGT propose de taxer le «travail précaire» en faisant payer une surco sa on aux entreprises qui usent du travail intérimaire et des CDD. «Les chiffres de l’Unedic montrent que les formes du travail précaire conduisent plus au chômage et donc aux fins de droit «, plaide Maurad Rabhi (CGT). Pour le Medef, il n’est pas ques on d’augmenter les co sa ons des entreprises. L’Etat peut aussi assouplir les condi ons d’accès à l’ASS. Sur le million de chômeurs en fin de droits, 170 000 personnes toucheraient l’ASS en 2010. L’Unedic pourrait alors aider financièrement l’Etat en passant une conven on avec lui. Deux condi ons pourraient être assouplies. Alors qu’il faut avoir travaillé cinq ans sur les dix dernières années, la barre pourrait être descendue à trois ans. Cela perme rait de faire entrer 100 000 personnes supplémentaires, selon M. Lardy. On pourrait aussi modifier les condi ons de ressources du foyer qui sont de 1 665 euros pour un couple. Pour que le chômeur ait droit à l’ASS, le niveau pourrait passer à 2 200 euros, comme pour l’Alloca on équivalent retraite (AER).

ACTUALITE SOCIALE

Plus de 500 millions d’Européens

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a popula on des 27 pays de l’Union européenne dépasse pour la première fois la barre des 500 millions d’habitants au 1er janvier 2010, à 501,26 millions, selon l’Insee et les dernières es ma ons d’Eurostat. Avec 64,7 millions de personnes, la France, où vivent 13% des Européens, est au 1er janvier 2010, le deuxième pays le plus peuplé derrière l’Allemagne (81,7 millions d’habitants) tandis qu’avec 62 millions, le Royaume-Uni, dont la croissance démogra-

phique est soutenue depuis le début des années 2000, arrive en troisième posi on. En dix ans, les popula ons de l’Irlande (4,45 millions) et de l’Espagne (46,08 millions) ont gagné plus de 15%, tandis que celle de l’Allemagne a stagné. En 2009, à l’excep on de la Pologne, de la République tchèque, de la Slovénie et de la Slovaquie, les pays les plus à l’Est ont vu leur popula on décliner, comme la Bulgarie, la Lituanie, la Le onie, la Hongrie, la Roumanie. En termes de fécondité, la

France et l’Irlande restent en tête, autour de deux enfants par femme, devant la Grande-Bretagne. L’essen el de l’augmenta on de la popula on française est dû au solde naturel, contrairement à des pays comme l’Espagne, le Portugal ou l’Italie où le solde migratoire joue un rôle plus important. En 2009, le nombre total de naissances en Europe s’est élevé à 5,4 millions contre 4,8 millions de décès. Les sta s ques 2010 sur le vieillissement de la popula on ne sont pas disponibles pour l’ensemble de l’Union. Néanmoins, selon l’Ins tut sta s que italien Istat, l’Italie est restée en 2009 le deuxième pays le plus vieux de l’UE derrière l’Allemagne et dé ent l’un des taux de natalité les plus faibles de l’UE. En 2008, le pourcentage d’Européens âgés de plus de 65 ans s’élevait à 17% de la popula on totale contre 15,3% en 1998.

La France compte 61,4 millions d’abonnés au mobile Avec 1,8 million de nouveaux clients au dernier trimestre, contre seulement 488 000 au trimestre précédent, la France compte 61,4 millions d’abonnés mobiles à la fin décembre 2009, soit un taux de pénétraon de 95,8 %, selon les chiffres communiqués par l’Arcep. L’autorité de régula on des télécoms précise que ce e forte progression (+ 3% sur le trimestre, + 6% sur un an) est largement due au succès croissant des

Smartphones, en par culier l’i Phone du groupe américain Apple. Plus de 3,6 milliards de SMS ont été échangés au cours de ce dernier trimestre, soit plus de 109 SMS envoyés par mois par client et 19 milliards de SMS échangés sur l’année, souligne l’Arcep. Plus de 23,5 millions de clients ont u lisé un service Internet mobile au cours du dernier trimestre, en hausse de 12,4 % (22,8 % sur l’année). Les clés 3G ont franchi le cap des 2 millions d’unités.


Fransa'da Yaşam - FR - N°4 - Fév 2010