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OCTOBRE 2020

La vocation qui fait vivre

Pour moi, ce qui me fait vivre se dit en 4 éléments qui fondent toute ma vie. En premier lieu, c’est ma relation avec le Seigneur en le rencontrant tous les jours dans la prière communautaire et personnelle. J’aime définir cette union à Dieu comme un plongeon en sa Sainte Présence vivante en moi, mais aussi dans l’adoration eucharistique quotidienne. En second lieu, c’est le cadeau de la spiritualité franciscaine. Saint François est pour moi un héros de la foi. Il est un guide et un compagnon dans ma vie en Dieu. C’est pour moi un trésor que je désire toujours plus approfondir pour apprendre à en vivre.

Le mot vocation vient du latin « vocare » qui signifie « appeler ». Nous pouvons le prendre dans un sens large impliquant que tout être humain est appelé à une vocation : comme par exemple une vocation humanitaire, médicale ou familiale, etc…

Comme chrétiens, notre vocation est d’être appelés à vivre sa vocation baptismale. Cela implique de vivre une manière particulière notre vie en suivant le Christ. Le chrétien imprègne sa vie de la saveur évangélique et rayonne de son amour pour Dieu. Cet « état » de vie comme baptisé implique et nécessite une metanoia profonde de toutes les dimensions de notre vie. La metanoia c’est le changement radical de notre mentalité dans un processus de conversion continuel. Ce changement doit se concrétiser par des gestes, des comportements et une façon de vivre qui ressemble à celle de Jésus en vivant de ses vertus. C’est le chemin que le Seigneur, l’Église et les saints nous montrent.

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. » (Philippiens 2,5) … « Et c'est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces. » (1 Pierre 2,21) … « Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. » (1 Jean 2,6) Mais à l’intérieur de cet appel dans la vocation de chacun d’entre nous, qu’est-ce qui m’aide, me soutien et me dynamise dans cette suite du Christ comme chrétien ?

En troisième lieu, ce sont mes frères et mes sœurs, particulièrement ceux de ma Fraternité. Mes Frères avec qui je vis tous les jours sont un soutien mais aussi un stimulant dans ma vie spirituelle et m’aide à garder un équilibre tant au niveau humain qu’au niveau spirituel. J’aime mes Frères et j’aime à être à leur service pour leur bien et être simplement comme un frère avec eux. Nos frères et sœurs séculiers sont aussi un lieu de grande joie et de fierté pour moi.

En quatrième lieu, il y a l’apostolat auprès de la jeunesse et des pauvres. Cela me stimule que de faire connaître et aimer Jésus auprès des jeunes qui vivent avec nous comme pensionnaires ou qui nous fréquentent. Ça me fait vivre de voir des jeunes se relever, se retrouver en découvrant Dieu dans leur vie. C’est si beau de voir des jeunes s’épanouir en cheminant dans leur vie humaine et dans la découverte de la foi en Dieu. Voir ces visages éclairés avec plus de lumière et de joie me réjouis grandement. Un jour je me demandais si cela valait la peine ce que nous faisions auprès des jeunes. Pendant toute cette semaine-là plus de 7 jeunes anciens pensionnaires, des fois de plus de 12 années, sont passés à la maison pour nous remercier, nous disant comment leur passage comme pensionnaires avait été important dans leur vie et qu’ils en étaient très reconnaissants. Tout un clin d’œil de Dieu ! Oui, ça aussi ça me fait vivre.

Et toi ? Qu’est-ce qui te fait vivre ?

frère Denis-Antoine, fe


Fra ernitéQuébec

La vocation que Dieu m’a donnée dans sa miséricorde est le gouvernail de ma vie. C’est en elle que j’ai trouvé le sens profond de ma vie : aimer Jésus-Christ et Lui donner ma vie. Cet appel qui est un cadeau de Dieu me fait vivre de l’intérieur et se réalise dans la voie de saint François d’Assise. Est-ce que c’est facile ? Non ! Est-ce que ça apporte de la joie et du bonheur ? Oui ! Tout au fond de mon cœur, c’est Jésus qui veut demeurer et me donner la vie. Il me demande et m’apprend à aimer mes frères, les jeunes, les pauvres qui nous entourent, toute personne humaine et la Création de Dieu, dans un esprit de simplicité, de service et de joie. Saint François est pour moi un guide, un modèle de grande sainteté qui a tout donné et qui s’est donné jusqu’au bout pour l’amour de Jésus. Il me montre le chemin pour bâtir un monde meilleur et plus fraternel. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 15,13). frère Manuel-André, fe

Ce qui m’a le plus séduit dans la Fraternité, c’est la vie incarnée que j’expérimente à chaque jour dans la simplicité de toutes mes actions. Je trouve que notre vie s’enracine dans des actions concrètes de charité et de service qui nous rapprochent de l’Évangile. L’esprit de Saint François et son témoignage est pour moi un modèle à imiter et sa personne même : un frère à découvrir. La vie de prière est essentielle pour moi, comme la vie fraternelle avec mes frères et les jeunes de la maison. Il y a la vie de prière communautaire mais aussi, et c’est bien important, la vie d’oraison personnelle qui fait grandir notre union avec Jésus. J’aime beaucoup accompagner, écouter les autres (pensionnaires) dans leurs besoins, leurs difficultés et aussi leurs joies. Si quelqu’un se sent écouté et non jugé, il pourra s’ouvrir en vérité et en profondeur. Ça me réjouit de voir un jeune grandir et avancer dans la vie. Le talent de guitariste m’aide beaucoup pour soutenir l’animation spirituelle dans la maison et la vie en paroisse. frère Alain, fe

Pour moi la vocation franciscaine est un cadeau du Bon Dieu. Tout pourrait se résumer au privilège que j’ai de pouvoir approfondir ma relation avec le Christ dans un environnement de simplicité et d’harmonie avec les autres Frères de la communauté et les jeunes pensionnaires qui vivent avec nous. J’y découvre des jeunes remplis de talents et de qualités que des fois eux-mêmes ne voient même pas et mes Frères qui me surprennent dans leur amour pour le Christ. Souvent je reste émerveillé des trésors que Jésus cache dans les hommes au point que je me sens si loin dans ce pèlerinage terrestre vers le Ciel. J’en remercie souvent le Seigneur et j’apprends aussi à travers mes Frères et les jeunes comment la vie donnée pour le Christ, dans quelque état de vie que nous avons, est demandante. Elle demande des efforts, des sacrifices, des abandons. Ma vocation franciscaine me rappelle comment nous sommes appelés à nous dépasser tous les jours, et que ce dépassement ne peut se faire sans avoir le Christ ancré dans notre cœur. frère Jeremy-Marie, fe

Durant le confinement au printemps dernier, les pensionnaires devaient rester à la maison. Cela ne les a pas empêché de bien s’occuper. Ici sur les photos, nous voyons une bonne partie des pensionnaires qui ont organisé des tournois de billard dans la salle de jeux. Félicitations à l’équipe qui a gagné le GRAND TOURNOI Jésus-Emmanuel !


émoignage « Un prêtre chez les frères franciscains de l’Emmanuel » Tout a commencé il y a deux ans. C’est au retour du pèlerinage à pied de Montréal jusqu’au Sanctuaire marial du Cap-de-la-Madeleine. Les Frères m’ont proposé de séjourner avec eux à la nouvelle maison de Pointe-Saint-Charles dans l’Ouest de Montréal. Une nouvelle expérience de vie commence : expérience de vie communautaire faite de simplicité, de vie fraternelle et de cheminement dans la foi. En demeurant sur place, j’ai pu assurer la célébration quotidienne de la messe. J’ai partagé aussi leur vie de prière, la récitation de l’office divin, l’adoration eucharistique, le souci des autres. Étant moi-même semi-voyant (en raison du glaucôme), j’ai toujours été bien accompagné autant par les Frères que par les pensionnaires pour me faciliter la vie dans la maison.

Avec humour, je peux affirmer que mon âge «vénérable» (82 ans) n’a pas été un obstacle pour la communication entre moi et les pensionnaires. J’ai même été admiratif de la réceptivité des jeunes face au climat chrétien préconisé par les règlements de la maison : prière avant et après les repas, soirée de prière suggérée deux ou trois fois la semaine. Tout cela vécu en toute liberté.

La présence des Frères et l’accueil des jeunes dans leurs différences ethniques me font penser à une « mini société des nations ». Une ambiance diversifiée dans les opinions exprimées sur tous les sujets d’actualité et en même temps une ambiance vécue dans la bonne humeur, surtout à l’occasion des repas communautaires.

Le leadership des Frères s’est manifesté aussi dans l’organisation des activités sportives pour leur réseau de jeunes, comme le hockey et le soccer….

L’attention aux plus démunis s’est exercée en diverses occasions de soutien individuel et en collaboration avec la paroisse : par exemple la participation pour aider à la distribution des repas aux familles pauvres, la participation aussi à l’activité « Sandwich sans Nom » auprès des itinérants.

L’esprit de saint François d’Assise est palpable aussi dans l’animation spirituelle et apostolique des Frères. Spécialement des rencontres sur le plan personnel et ou dans des conférences en divers domaines de la vie apostolique : les grands sujets de l’heure présentés par des conférenciers de choix et impliqués comme chrétiens dans la société ou dans la pastorale de l’Église. Par exemple : l’activité mensuelle appelée « Samedi des jeunes », ou le cinéma chrétien un vendredi par mois, ou le cours sur la Bible.

Quelle grâce d’avoir un prêtre parmi nous. Même durant le confinement nous avons pu célébrer l’Eucharistie tous les jours En conclusion, je vous rappelle une parole qui m’interpelle à chaque dans notre chapelle. Après année, à la fête de saint François d’Assise le 4 octobre. Ce jour-là, on dit 2 années, le père Jacques que saint François d’Assise a choisi de SERVIR LE CHRIST À LA FOIS nous quitte pour aller vivre à la Résidence Angus. Bonne PAUVRE, LIBRE et JOYEUX. suite à toi et merci pour tout Puisse ce choix entraîner d’autres jeunes avec le même esprit qui animait ce que tu nous as apporté la vie de saint François d’Assise. Que Dieu vous bénisse ! par ta présence. Toujours Jacques Ménard, prêtre en communion de prière…

En terminant ce tour d’horizon, je veux souligner jusqu’à quel point la Fraternité des Frères franciscains de l’Emmanuel a été pour moi un environnement enrichissant et un témoignage de vie apostolique enracinée dans le milieu concret des jeunes et des plus démunis.


Fra ernitéQuébec (suite)

TÉMOIGNAGE D’UNE MEMBRE SÉCULIÈRE DE LA FRATERNITÉ

Depuis plusieurs mois, le groupe Sandwich Sans Nom s’est donne la mission d’aller a la rencontre des plus pauvres dans les rues de Montréal, afin de leur apporter nourriture et réconfort. À l’origine de ce groupe, il y a Jennifer Viger, une jeune femme qui est imprégnée de spiritualité franciscaine et qui fréquente fidèlement les activités de la Jeunesse Franciscaine depuis quelques années. « … » (Entrevue réalisée par Jean-Sébastien Lajoie - avec permission)

Jennifer, peut-tu nous dire quand et comment tu as découvert Saint Fraçois d’Assise?

vraiment une grâce parce que je ne faisais jamais ça à cette époque (aller toute seule dans un lieu inconnu). Rendue dans le métro, je rencontre par hasard JeanSébastien (c’est lui qui m’avait envoyé le message). Il a eu la gentillesse de me guider jusqu’à la porte. Après ça, j’y suis toujours retournée. J’avais été touchée par la charité des Frères, leur accueil, leur gentillesse, la vérité et le zèle dans leur foi. Ça me prenait 1 h 15 aller-retour, et malgré ça, je n’en manquais pas une.

Quelles sont les activités et rencontres franciscaines J’ai d’abord découvert et mieux com- auxquelles tu as participées ? pris saint François petit a petit, à force de Je vais à la Fête des Tentes depuis fréquenter les Franciscains de l’Emmanuel, 2015. Le thème de cette année-là portait à partir de 2013. J’ai été éclairée par leur façon d’être et de vivre, leur miséricorde, sur sainte Claire d’Assise. Il y a deux ans, leur écoute, leur amour, leur accueil, leur j’ai même fait partie du comité organisateur. J’ai participé à la première édition de la sérénité, leur simplicité, leur joie, leur radiSortie Rando en 2017, aux trois premières calité et leur façon d’éduquer dans la foi. éditions de la Sortie Raquette et aux deux Ensuite, il y a les quatre Fête des Tentes Noël de Greccio à Montréal. J’ai aussi parque j’ai vécues et qui m’ont mis des baticipé aux Soirées de la Portioncule avec lises, qui ont clarifié des points précis frère Joachim et sœur Maria. Chez les (même chose pour d’autres rassembleFranciscains de l’Emmanuel, je vais aux ments de la Jeunesse Franciscaine aux- Samedi des Jeunes, aux cours de Bible, quels j’ai participé). Enfin, les livres aux soupers de Noël où l’on mange avec franciscains de sœur Pacelli (Clarisse) les pauvres et au réveillon du 31 janvier. m’ont émerveillée et transformée. « …. » Quelle belle simplicité ! Depuis octobre Mais les racines d’amitié et le contact 2019, je suis en formation comme membre durable ne se sont pas faits là; mais plus séculière et j’assiste à toutes les rencontard. J’étais chez moi à Laval, quand j’ai tres. J’ai été présente à plusieurs des reçu un courriel de la Jeunesse Francis- conférences données par Guylain Prince à caine qui m’invitait au Samedi des Jeunes la Bande FM. Je suis souvent allée chez des Franciscains de l’Emmanuel. L’activité les Clarisses de Valleyfield (c’est le père avait lieu le soir même. Je devais décider Alain Mongeau qui m’avait conseillé d’y si j’allais y aller ou non. Je ne connaissais aller). Chez elles, j’ai trouvé des trésors : pas ça et en plus Montréal c’est grand et je de beaux moments, des rencontres, l’asn’y allais jamais seule. L’autobus passait pect féminin, la légèreté du cœur, le sens dans quelques minutes. Je me suis dit de la pauvreté dans la spiritualité, les « Bon, courage ! Un pas de foi ! » C’était conseils de sœur Suzanne (se faire pré-

sent à la présence), de belles discussions et les livres de sœur Pacelli. J’ai aussi visité des amis à l’ermitage Saint-Antoine. Quel accueil ! À ma fête, j’ai fait une retraite à Rougemont. À ce moment, j’étais en discernement à savoir si j’allais à Rougemont ou chez les Clarisses. Finalement, j’ai attrapé le gros lot parce qu’une fois rendu chez les moines, à ma grande surprise, les Clarisses haïtiennes et québécoises passaient une semaine là-bas. La Providence est surprenante ! J’ai pu dîner et souper avec elles, mieux les connaître et rire… Qu’est-ce qui t’attire le plus dans la spiritualité franciscaine ?

Au début c’était la simplicité (surtout dans les relations). L’accueil, la légèreté, les rires, l’authenticité. De bonnes et vraies relations dans la joie ! La fraternité peut être un trésor qui reflète le visage de Dieu. Ce n’est pas juste des idées qui restent comme des nuages dans notre tête, mais des gestes concrets et des cœurs débordants de charité. Plus tard, ça a été la pauvreté. Vivre des situations de pauvreté où se cache le visage de Dieu. Quand tu es dans la grâce, ces situations deviennent confiance, charité pour les autres, approfondissement de la foi et émerveillement. Un lieu mystérieux où tu découvres que tu es un enfant de Dieu infiniment aimé. Sans ça, c’est une misère noire. Les itinérants sont souvent plus croyants que ceux qui vivent aisément. Trouver les franciscains ça a été de trouver mon identité spirituelle. Je me sens dans mon élément, comme un poisson dans l’eau ! Moi, ça passe par les pieds et non par la tête. Faire des acrobaties de réflexions dans la tête c’est bien, mais ce n’est pas pour moi. Les pieds c’est des actes, c’est vivre l’Évangile et faire des expériences de cœur. Bref, cette spiritualité


est simple, radicale, faite d’expériences et de relations. C’est pour moi une plénitude que je respire. Parlons un peu de « Sandwich sans nom ». C’est bien toi qui a initié ce projet ? Raconte-moi comment tout ça à débuté ?

En 2018, après une messe, je parlais avec une dame médecin appelée Adelaïde. À un moment donné elle m’a demandé si j’aimais ça faire du jardinage. Je lui ai alors répondu que oui, mais que mon jardin à moi, c’était plutôt les pauvres. À travers cette discussion est né le projet de s’entraider pour faire une distribution de boîtes à lunch dans les rues. On avait chacune fait l’expérience de ce genre de projet dans d’autres organismes. On est allées rencontrer l’équipe de la soupe populaire de l’église Saint-Jean-Baptiste, on a fait des démarches auprès de marchands et de la Saint-Vincent-dePaul pour des dons, et on a fait de la publicité sur WhatsApp. On a choisi de nommer le groupe « Sans Nom », car les sansabris sont des personnes oubliées, tout comme leur nom aussi. Ils sont ignorés et leur dignité est écrasée. Ils sont des visages anonymes que nous sommes appelés à aimer. Un peu plus tard un membre important s’est ajouté : Félix. Il a apporté un souffle nouveau et essentiel à la survie de notre initiative. Et aussi, mes frères Franciscains de l’Emmanuel se sont ajoutés pour participer. Je voudrais remercier la Sainte Providence qui nous accompagne sans relâche depuis le début de cette mission. Merci aussi à tous les bénévoles qui sont passés et qui sont le vrai corps du Christ en marche, vivant et miséricordieux. Leur cœur débordant d’amour est un feu qui réchauffe les rues froides. C’est ensemble que nous pouvons faire la différence. Ensemble, nous pouvons aller plus loin que tout seul.

Tout l’été le frère Jeremy organisait, le dimanche aprèsmidi, des rencontres pour jouer au soccer dans un parc près de chez-nous. Ce sont quelques dizaines de jeunes qui venaient régulièrement jouer. À la fin du mois d’août, le frère a organisé un grand BBQ pour fraterniser avec tous les jeunes participants. Ce sont plus de 90 personnes qui furent présentes à cette fête fraternelle et sportive. La majorité de ces jeunes sont des catholiques aimant se retrouver ensemble pour s’amuser mais aussi fraterniser dans la foi en Jésus.


Fra ernitéQuébec (suite)

Le 15 août dernier, Jennifer Viger a reçu le scapulaire franciscain marquant son entrée officielle au temps de formation comme membre séculière de notre Fraternité. Après l’Eucharistie, en la fête de l’Assomption, tous les Frères réguliers et membres séculiers ont fraternisé et fêté autour d’un bon BBQ chez Alina (m.séculière) et son mari Marco. Merci à vous deux pour votre bel accueil ! Et bon temps de formation à toi Jennifer ! Depuis notre fondation en 1985, notre Fraternité a toujours accueilli des jeunes hommes pensionnaires vivant avec nous les Frères un cheminement humain et spirituel. La maison a toujours été pleine de jeunes étudiants soit au niveau collégial ou universitaire, ou bien des travailleurs ou des jeunes en recherche…

Il est beau de voir ces jeunes grandir et de vivre simplement en essayant d’être avec eux des frères et des témoins. Ensemble nous apprenons à vivre les défis de l’Évangile en devenant de meilleurs hommes et de meilleurs chrétiens… L’atmosphère de la maison est habituellement vécue dans un bon esprit familial, d’accueil, de soutien et d’entraide.


Fra ernitéCameroun

En août dernier plusieurs membres séculiers se sont rassemblés pour fraterniser et renouveler leurs engagements à la suite de saint François dans notre Fraternité. Fraternité – Prière – Formation – Mission sont les 4 pôles des rencontres des fraternités locales. Ils sont en tout près de 60 membres séculiers et environ 30 associés au Cameroun. Nous avons la joie d’accueillir 5 nouveaux novices de premère année qui ont pris le saint habit de saint François. En tout, ils sont 6 novices avec celui de deuxième année. (photo de gauche) les Frères Antoine de Padoue, Marie-Rodrigue, Bernardin-Javis, Godwin, et Jean-Louis. Le Frère baissé : Charlain.

Avec le Centre de retraite StFrançois ayant une capacité de 115 lits, les Frères gèrent aussi la Ferme Copertino. Nous voyons le frère Chrisantus avec des centaines de poulets de la ferme. Sans oublier les centaines de lapins. Le travail manuel fait aussi parti de notre vie franciscaine, permettant en partie la survie des Frères.


ADRESSES F R AT E R N I T É S L O C A L E S RÉGION QUÉBEC

- fraternité Saint-Pascal-Baylon (membres séculiers) (Gérald Potvin, responsable) 317 rue Gendron, C.P. 75 St-Léon-le-Grand, Qc G0J 2W0 418-743-2075 ***

- fraternité St-François (Frères réguliers et membres séculiers) Pointe Saint-Charles, Montréal

RÉGION CAMEROUN

- fraternité Marie-Immaculée (membres séculiers) Nkongsamba ***

- fraternité Notre-Dame-des-Anges (membres séculiers) B.P. 03, Loum ***

- fraternité Saint Padre Pio (membres séculiers) B.P. 20, Penja ***

- fraternité Saint Benoît l’Africain - fraternité Saint Joseph de Copertino (membres séculiers) B.P. 50, MBanga ***

- fraternité Bx Frédéric Ozanam Douala (membres séculiers)

la sainte

o chronique

Saint Joseph de Copertino

Joseph Desa est né à Cupertino dans les Pouilles (Italie) dans une famille très pauvre où il reçut une éducation très pieuse de sa mère qui était tertiaire de saint François. Maladroit, d'esprit lent, il voulait néanmoins devenir fils de saint François. Les Capucins n'en veulent pas. Les franciscains l'accueillent mais comme garçon d'écurie. Ils finissent par l'admettre au sacerdoce quand ils découvrent sa richesse spirituelle et humaine. Porteur de dons mystiques étonnants, il attire les foules : miracles, extases, lévitations. L'Inquisition se méfie et ordonne à plusieurs reprises de le mettre à l'écart. Saint Joseph accepte ces mesures avec une grande simplicité et une profonde humilité, sans jamais se plaindre.

Comme à Saint François, les animaux lui obéissaient, les éléments étaient dociles à sa voix; à son attouchement les malades étaient guéris.

En un mot, la nature semblait n'avoir plus de lois en présence des désirs de Joseph.

Le centre qui l'attirait, ce n'était pas la terre, mais le Ciel. Aussi était-il souvent élevé, à la vue de ses frères, à une distance considérable du sol, et là, il demeurait en contemplation, tout absorbé en Dieu. Chaque fois qu'on récitait en sa présence les Litanies de la Sainte Vierge, il s'élevait en l'air et allait embrasser l'image de la Mère de Dieu. Ces transports aériens, ces vols dans l'espace furent si habituels à notre Saint que les actes du procès de canonisation en rapportent plus de soixante-dix survenus dans le seul territoire de Cupertino.

Le 18 septembre 1663, à Osimo, à l’âge de 60 ans, il quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.

La réputation de lévitation qui marqua la vie du saint explique qu'il ait été spontanément considéré comme le patron de tous les métiers liés à l'aviation et aussi des cosmonautes. Il a toujours été considéré comme le patron des étudiants et en particulier des candidats aux examens à cause des énormes difficultés scolaires qu'il rencontra jusqu'à son ordination.

ACT IVIT É S

Cours de BIBLE les Samedis (pour 18-35 ans) Veuillez donner votre adresse courriel au frère Manuel-André.

Octobre - Groupe ADOS - Excursion Mont-Saint-Hilaire - Contactez le frère Manuel-André.

***

Groupe de SPORT (17-32 ans) : Contactez le frère Jeremy-Marie.

***

18-19-20 septembre (cette année seulement pour les gens de la maison) Week-end jeunesse à Chertsey.

- fraternité Bx Luchesio MBouda (membres séculiers) - fraternité Sainte-Agnès d’Assise B.P. 206, Melong (membres séculiers)

***

- fraternité Saint-Albert-Adam Bipaing-Lara à l’extrême nord (membres séculiers) ***

- fraternité de l’Alverne (Frères réguliers) B.P. 206, Melong (237) 67530 1946

CENTRE ST-FRANÇOIS : (237) 67475 8335 ***

- fraternité Saint-Maximilien Kolbe (Frères réguliers) Nkolbisson - Yaoundé (237) 69754 2802

Tous les 3e lundis du mois : Groupe « Sandwich Sans Nom ».

25 septembre - FILMS chrétiens : VICTOR - (pour TOUS les âges). Pour connaître les autres dates donnez votre adresse courriel au frère Jeremy-Marie.

Samedi le 3 octobre : TRANSITUS de saint François. Accueil à 19h00 - Célébration du Transitus à 19 h 30 suivi de l’Eucharistie en l’honneur de saint François. Dimanche le 4 octobre : FÊTE DE SAINT FRANÇOIS !

10 octobre, 14 novembre, 12 décembre (pour 17 à 32 ans) SAMEDI des JEUNES à 19 h 00 pile.

23 et 24 novembre : AGA (Assemblée générale annuelle) des Supérieurs de la Famille franciscaine du Québec, Nous faisons toujours appel à vous pour nous soutenir par vos prières et par vos DONS. Toute initiative est bienvenue pour soutenir notre Mission d’évangélisation, surtout auprès des jeunes : regroupement d’amis - soirée bénéfice - legs testamentaires - assurance-vie au nom des Franciscains de l’Emmanuel, etc...

MERCI de tout Coeur !

Les Frères Franciscains de l’Emmanuel 2111 rue du Centre Montréal, QC, H3K 1J5 514-762-4049 (métro Charlevoix) franciscains-emmanuel.org

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Bulletin Jésus-Emmanuel – Octobre 2020  

Bulletin Jésus-Emmanuel – Octobre 2020  

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