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N UM É RO 35 | P r i n te m ps 202 1

Architecture à vivre


On bâtit à la hauteur de l’avenir. fondsimmobilierftq.com

Des projets immobiliers qui soutiennent notre économie et qui enrichissent nos communautés, c’est ce qu’on met en chantier. Avec des partenaires leaders dans leur secteur, on participe financièrement et stratégiquement à la réalisation d’un développement urbain durable et responsable.

Projet : Espace Montmorency – Laval LEED® Or V4 AQ (aménagement des quartiers) obtenu LEED® Platine V4 NE (noyau et enveloppe tour de bureaux) visé

En partenariat avec :


INNO MAGAZINE PRINTEMPS 2021

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Éditrices France Goyet, présidente Luciana Moreira Branco, vice-présidente Graphisme Effet Boomerang Rédaction Mariane Landriau Jacinthe Barabé (MSDL) Photographes Adrien Williams Benjamin Séropian Raphaël Thibodeau Stéphane Brügger Stéphane Groleau Stéphane Poulin Vincent Brillant Correction Mariane Landriau Jacinthe Barabé (MSDL) Page couverture MSDL Architectes, Adrien Williams Ventes Neila Gueddouche France Goyet

SOMMAIRE MSDL ARCHITECTES 1 SQUARE PHILLIPS

GROUPE BRIVIA LA PLUS HAUTE TOUR RÉSIDENTIELLE À MONTRÉAL

Directrice financière Nadeau Létourneau inc. Conseiller juridique Fasken Martineau Dumoulin Imprimerie Deschamps Impression

PAGE 16-17

MSDL ARCHITECTES CHUM PHASE 2

PAGE 18-23

MSDL ARCHITECTES COMPLEXE DES SCIENCES | CAMPUS MIL

PAGE 24-27

PRISMA LES SOLUTIONS DE RANGEMENT PRISMA

PAGE 28-29

MSDL ARCHITECTES ÉCOLE ALTERNATIVE TOURTERELLE ÉCOLE SECONDAIRE DE L’AGORA

PAGE 30-31

GROUPE GEYSER UN PARTENAIRE-BÂTISSEUR ENGAGÉ POUR LA RÉUSSITE DE VOS PROJETS

PAGE 32-33

MSDL ARCHITECTES LE SQUARE CHILDREN’S

Administration Nadeau Létourneau inc.

PAGE 08-15

PAGE 34-37

SOPREMA UNE EXPERTISE EN ÉTANCHÉITÉ RECHERCHÉE POUR LE SQUARE CHILDREN’S

PAGE 38-39

MSDL ARCHITECTES CARREFOUR DES SCIENCES

PAGE 40-43

AQUA BIOTECH TITRE

PAGE 44-45

MSDL ARCHITECTES MAISON LOUIS-HIPPOLYTE-LA FONTAINE

PAGE 46-47

MSDL ARCHITECTES Le magazine est publié par

PAVILLON D - ÉCOLE DE TECHNOLOGIE SUPÉRIEURE

PAGE 48-49

MSDL ARCHITECTES TECHNOPÔLE EN RÉADAPTATION PÉDIATRIQUE INNO Magazine inc. 4477, boul. Métropolitain Est, bureau 203 Saint-Léonard (Québec) H1R 1Z4 Tél. : 514 871-1511 / 450 394-1511 ISSN 1920-0161 innomagazine.com Distribution Postes Canada

PAGE 50-51

STANTEC CHEF DE FILE EN DÉVELOPPEMENT DURABLE

PAGE 52-53

MSDL ARCHITECTES DE GRANDPRÉ CHAIT

PAGE 54-57

LES DRAPERIES DE L’EST MAXIMISER LE CONFORT DES OCCUPANTS

PAGE 58-59


MOT DE L’ÉDITRICE Bonjour!

FRANCE GOYET Éditrice | INNO Magazine Présidente | Les Grands Bâtisseurs

À l’approche de la belle saison, je suis très heureuse de vous présenter ce numéro qui met en lumière certaines des plus récentes réalisations de la firme MENKES SHOONER DAGENAIS LETOURNEUX Architectes, notamment le 1 Square Phillips, qui deviendra le plus haut immeuble résidentiel du centre-ville de Montréal. Vous trouverez également dans les pages qui suivent des articles exposant le travail de plusieurs entreprises qui ont participé au succès et à la concrétisation des espaces inventés par cette firme d’architecture, dont le Groupe Brivia, le promoteur derrière le 1 Square Phillips. Nous parlerons également de l’aménagement d’étagères mobiles conçu par les Solutions de rangement Prisma au Complexe des sciences de l’Université de Montréal, des solutions de toitures innovantes de Soprema au Square Children, Stantec, de la nouvelle école Agora-Tourterelle construite par le Groupe Geyser et des services clés en main de Draperies de l’Est. J’aimerais remercier mes fidèles clients de même que les nouveaux d’avoir répondu à mon offre spéciale au cours des derniers mois. C’est ma façon de vous montrer ma reconnaissance pour m’avoir soutenue au fil des années. Si vous voulez augmenter votre visibilité auprès de la communauté des professionnels de l’immobilier et de la construction, je vous invite à communiquer avec moi. Enfin, je vous invite à visiter le site web grandsbatisseurs.com et à faire partie du réseau des Grands Bâtisseurs afin de rester à l’affût des plus récentes nouvelles dans le domaine. Bonne lecture!


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MSDL ARCHITECTES / 1 Square Philips

1 SQUARE PHILLIPS « Nous avons conçu le 1 Square Phillips pour celui ou celle qui souhaite vivre l’expérience dynamique et branchée du centre-ville de Montréal et du quartier des spectacles, tout en profitant d’un cadre intime, privé. Dès que l’on accède au site, on avance dans le jardin intérieur, réelle oasis au cœur de la ville, exceptionnel lieu de quiétude. Puis, en entrant dans la tour, on y jouit de l’un des plus hauts sommets de la ville et de vues spectaculaires sur le fleuve, le mont Royal et le grand Montréal, explique Jean-Pierre LeTourneux, architecte concepteur et associé principal de Menkès Shooner Dagenais LeTour neux Architectes. Nous avons profité de cette occasion rare d’investir un lieu enclavé, jamais construit auparavant, pour y créer un environnement paisible, un jardin, un écrin somptueux. » Débuté en 2019, le 1 Square Phillips se situe au 1201-1215 Place Phillips, au centre de l’îlot formé par la rue Place Phillips, la rue Saint-Alexandre, le boulevard René-Lévesque et la rue Sainte-Catherine. À proximité de la Place du Frère-André et de la Maison William-Dow, le projet permet, entre autres, d’encadrer le square Phillips sur la portion nord-est, de créer un nouveau milieu de vie dans ce quartier vibrant et de densifier le centre-ville.

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Se composant de trois phases, il regroupe deux tours résidentielles de 61 et 21 étages totalisant 1229 unités, un hôtel de 14 étages (168 chambres) et un stationnement souterrain de 4 niveaux (419 places). S’intégrant admirablement au tissu urbain, il contribue à la démarche de revitalisation de la rue Sainte-Catherine Ouest, initiée par la Ville de Montréal en 2019 et qui inclut, entre autres, le réaménagement du square Phillips et de ses environs. La première phase du 1 Square Phillips, culminant à 232,5  m d’altitude et dont l’achèvement est prévu pour 2024, deviendra l’une des plus hautes tours résidentielles de Montréal. Conjuguant à la perfection qualité de vie, urbanité et intimité pour offrir un milieu de vie d’exception, cette tour de 61 étages abritera 788 unités résidentielles, dont 293 logements en location, sur 20 étages, et 495 condominiums, penthouses et super-penthouses, sur 38 étages. Sa volumétrie singulière génère des vues imprenables sur le paysage montréalais et permet la création, au 50e étage, d’un spectaculaire lieu extérieur végétalisé. L’espace bien-être, situé au 2 e étage, rassemble pour sa part diverses installations  telles qu’un spa (parcours d’eau incluant piscine, sauna humide, sauna sec et bassin d’hydromassage), un salon de yoga, une salle de musculation et une salle cardio. Visant un confort sans compromis, l’éclairage, les matériaux et le mobilier ont tous été choisis avec soin afin de façonner un environnement privilégié.


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MSDL ARCHITECTES / 1 Square Philips

HABITER LA VILLE, VIVRE L’EXTRAORDINAIRE

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Adjacent au square Phillips et à la Place du Frère-André, le 1 Square Phillips se greffe avantageusement à la promenade Fleuve-Montagne, un réseau d’espaces verts et de lieux publics qui rehaussent l’expérience du centre-ville. De plus, comme la tour se situe au cœur de la zone de protection patrimoniale de la Maison William-Dow, témoin de l’architecture bourgeoise urbaine de la seconde moitié du XIX e siècle, rien n’est laissé au hasard pour développer un ensemble raffiné. L’utilisation, entre autres, de pierre calcaire sur la façade donnant sur le square Phillips fait écho à celles en pierre de taille grise de cette imposante demeure bourgeoise de style néo-Renaissance.


Composé de trois grands volumes de verre de différentes hauteurs, la tour résidentielle s’intègre à la ville avec adresse, particulièrement grâce au verre gris argenté de ses façades est et ouest. La tour devient alors comme le miroir de la ville, dialoguant par ses reflets à la fois avec le ciel et l’environnement urbain. Les façades sud et nord, quant à elles, sont animées de larges balcons, rythmant le mur-rideau fait de verre transparent, lui conférant un aspect dynamique et optimisant toujours plus les vues incomparables sur le fleuve et le mont Royal. Permettant une transition en douceur du jardin intérieur vers la tour, le rez-de-chaussée accueille les résidents dans un hall somptueux, au design recherché et élégant. Rappelant la réception des grands hôtels, il offre des espaces conviviaux et un parcours instinctif vers les différents services. L’utilisation de finis et de couleurs riches, de matériaux nobles comme le bois et le marbre, tout est réuni pour en faire un lieu invitant, révélant un décor classique et prestigieux. L’espace bien-être, situé au 2 e étage, propose un environnement où se conjuguent à merveille effervescence et détente. Les espaces volontairement isolés les uns des autres assurent aux usagers l’ambiance parfaite selon l’activité qu’ils y pratiquent. Que ce soit pour prendre le café matinal, pour profiter du coucher de soleil ou pour déguster un verre en soirée, le Salon panoramique du 21 e étage s’avère l’endroit idéal pour savourer l’expérience distinctive du 1 Square Phillips. Reflet d’un style de vie actif et urbain, le 21e propose différents espaces s’adaptant aux besoins et aux envies des résidents. Les lignes simples et épurées du mobilier de même que l’ambiance tantôt feutrée tantôt vive conviennent à l’utilisation de ces espaces comme le prolongement de son logis. On y trouve une salle de cinéma, un espace de travail collaboratif ainsi qu’une salle multifonctionnelle. Maximisant les occasions de profiter de l’altitude de l’édifice tout en étant connecté au cœur de Montréal, le 1 Square Phillips présente, au 50e étage, un décor à couper le souffle. La salle multifonctionnelle avec cuisine, lounge et bar donne accès à la terrasse végétalisée, un espace grandiose splendidement aménagé d’où les vues sont absolument incroyables : le fleuve d’un côté et le mont Royal de l’autre. L’endroit comprend une salle de jeux et plusieurs salons pouvant accueillir tout aussi bien des réunions d’affaires, des rencontres informelles que des moments d’étude ou de lecture.


MSDL ARCHITECTES / 1 Square Philips

UNE EXPÉRIENCE GARANTE DE SUCCÈS Un projet d’une superficie brute de 125 720 m2, incluant une tour de 197,35  m de hauteur, commande un vaste savoir-faire et des connaissances pointues. De fait, pour concevoir et réaliser un édifice qui s’insère sur un terrain exigu, entouré de nombreuses autres constructions (édifices patrimoniaux, fondations, réseaux urbains, services enfouis…), chaque détail doit être planifié, vu et revu. Une lecture juste de l’environnement urbain ainsi qu’une connaissance approfondie des lieux publics, commerciaux et des espaces verts existants sont indispensables pour prétendre mettre en œuvre un projet qui taillera sa place, respectueusement, au cœur de la ville. Qui plus est, lorsque le site n’a jamais été construit, accueillant tantôt des terres vierges puis cultivées, des jardins de villas somptueuses, une cour d’école et, jusqu’au début des travaux

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d’excavation, un stationnement de surface, le projet doit tenir compte de la grande responsabilité qu’il porte alors qu’il constitue une intervention architecturale nouvelle dans la trame urbaine de ce secteur. « Sans aucun doute, notre expérience compte dans l’équation, affirme Jean-Pierre LeTourneux. Notre compréhension des multiples enjeux d’un tel projet nous permet de développer une réponse sensible aux problématiques complexes comme la densité du territoire, la diversité des échelles et la présence d’espaces publics rassembleurs. » Plusieurs réalisations de la firme d’architecture montréalaise témoignent effectivement de son expertise quand vient le temps d’œuvrer en contexte urbain dense ou bien de redéfinition de cette densification, dont la Maison Manuvie et YUL condominiums.


Par ailleurs, toujours soucieuse de l’impact environnemental des projets qu’elle réalise, MSDL Architectes a veillé à conjuguer les impondérables d’un édifice de grande hauteur de nature résidentielle et commerciale, en particulier dans un quartier avec un achalandage continu, aux défis d’une réalisation respectueuse de l’environnement. En sus des choix écoresponsables pour les matériaux utilisés (faible émission de COV, équipements sanitaires et électroménagers économes en eau et en énergie, etc.), ce nouvel ensemble résidentiel permet la densification du noyau de la vile, contribuant dès lors à éviter l’étalement urbain et réhabilite un espace occupé par un stationnement de surface asphaltée qui, en plus de provoquer en soi un îlot de chaleur, empêchait l’infiltration de l’eau de pluie dans les sols. Le projet prévoit dorénavant un stationnement souterrain, des stations de recharge répondant aux besoins des véhicules électriques, un stationnement de vélos intérieur, sans oublier que le site bénéficie d’un accès facile au transport en commun.

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MSDL ARCHITECTES / 1 Square Philips

Alors que l’on imagine aisément le cadre enchanteur que constituera la terrasse du 50 e étage pour les usagers, les concepteurs eux envisagent surtout les enjeux inhérents à l’aménagement d’une cour abondamment végétalisée à… 150 mètres de hauteur ! Afin de s’assurer que le toit-terrasse soit conforme aux critères prescrits par la Régie du bâtiment, des mesures ont été mises en œuvre, avec la collaboration des ingénieurs en structure et des architectes de paysage, mais aussi avec des agronomes, des ingénieurs forestiers, des manufacturiers de toitures à membrane protégée et le Service de sécurité incendie de Montréal. Cette concertation permet d’assurer la résistance des aménagements paysagers en toiture aux effets de l’érosion et à ceux du vent, de réaliser un ancrage adéquat des arbres, en plus de planifier chacun des travaux et des entretiens qui devront être exécutés avec rigueur. Plus précisément, afin de minimiser les impacts de l’érosion, parmi différentes stratégies, incluant une étude du système racinaire des arbres et le choix avisé des espèces végétales, le substrat de plantation sera recouvert, aux endroits clés, d’une membrane de contrôle d’érosion fixée à l’aide de disque d’ancrage ; pour atténuer l’action du vent, les arbres seront attachés à la dalle structurale grâce à un système de sangles, câbles et tendeurs en acier inoxydable ; pour éviter le glissement

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des composantes du toit, les portions végétalisées sont contenues dans des bacs de béton préfabriqués sur mesure auxquels s’attachent des bancs-gradins où les résidents pourront s’asseoir. À toutes ces solutions innovantes mises en place viennent s’ajouter, puisque les plantes et les arbres constituent une charge combustible additionnelle, celles de lutte contre les incendies, comme l’installation d’une prise de refoulement au palier de l’escalier et des systèmes d’irrigation performants. Les enjeux liés à la sécurité incendie ne se sont pas limités au toit-terrasse et plusieurs aspects en ce domaine ont en effet demandé une grande vigilance lors de la conception et de l’élaboration des plans, que ce soit la planification des accès véhiculaires, la validation des manœuvres des camions de pompier, l’aménagement adéquat d’un poste central d’alarme et de commande, d’une aire de refuge à mi-hauteur de la tour pour les pompiers, ainsi que d’une salle mécanique intermédiaire pour les surpresseurs et les pompes incendie. Enfin, parmi tous les enjeux inhérents à la conception d’un édifice de grande hauteur figure un aspect souvent négligé alors qu’il représente pourtant des défis tout aussi importants et des considérations techniques complexes : le lavage des vitres.


L’APPROCHE HUMAINE « Quelle que soit la hauteur ou l’échelle du projet, notre approche demeure toujours la même, précise Jean-Pierre LeTourneux. Nous voulons réaliser le meilleur projet possible, c’est-à-dire

durable, habilement intégré à la trame urbaine, et offrant un cadre de vie inspirant, confortable et sûr. » De plus, la firme utilise la technologie BIM (modélisation des données du bâtiment), ce qui lui permet d’atteindre un niveau de précision indispensable à l’élaboration d’un bâtiment d’une telle hauteur. « Il n’y a pas de secret, conclut M. LeTourneux, nous prenons le temps d’analyser chaque aspect des attentes du client, des besoins des futurs résidents et des normes en vigueur. Tout est considéré avec soin selon notre engagement constant et indéfectible à développer une architecture de qualité. »

Images : MSDL Architectes

Le 1 Square Phillips sera pourvu d’une plateforme sur rail en toiture, conformément à la réglementation qui stipule que tout édifice de plus de 150 mètres doit être équipé d’une cabine de toit avec quatre câbles suspendus à une structure roulant sur rail. Ce type d’appareillage assure une stabilisation de la plateforme et, par le fait même, une sécurité optimale.

Dupras Ledoux

est fier de collaborer avec MSDL pour concevoir des projets audacieux !

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GROUPE BRIVIA / 1 Square Phillips

LA PLUS HAUTE TOUR RÉSIDENTIELLE À MONTRÉAL

Depuis sa création en 2000 par Monsieur Kheng Ly, le Groupe Brivia compte déjà 20 projets terminés ou en développement dans la grande région de Montréal ainsi qu’à Québec. L’entreprise québécoise spécialisée en développement et investissement immobilier a connu une croissance accélérée au cours des 10 dernières années en étendant son marché à Québec, Mont-Tremblant et Toronto, mais aussi en diversifiant son portfolio en y incluant des unités locatives et des résidences secondaires au pied du Versant-Soleil, à Mont-Tremblant.

Comme les tours résidentielles de cette taille se font rares au centre-ville, le Groupe Brivia a mandaté la firme Hill West Architects de New York pour agir à titre de consultants auprès de MSDL, du fait de leur vaste expertise dans les édifices de grande hauteur. D’autres entreprises québécoises réputées ont participé à la naissance du concept, comme la firme d’architecture de paysage Claude Cormier et associés, les firmes de génie-conseil Dupras Ledoux et NCK, innédesign ainsi que Magil Construction.

UN SITE EXCEPTIONNEL Au début de 2018, le Groupe Brivia fait l’acquisition du terrain situé e n t re l e s r u e s d u S q u a re - P h i l l i p s e t S a i n t - A l e x a n d re , dans le quadrilatère délimité par la rue Sainte-Catherine et le boulevard René-Lévesque, un stationnement au fort potentiel immobilier inexploité pendant près de 60 ans. Son objectif  : déployer tous les efforts possibles pour concevoir un projet qui contribuerait à la revitalisation de ce secteur du centre-ville de Montréal.

Seulement trois mois après l’ouverture du bureau des ventes en novembre 2019, plus de 75 % des unités avaient trouvé preneur. Malgré un ralentissement des ventes pendant la période de confinement, les travaux de construction ont pu commencer le 16 juillet 2020, et l’excavation était en voie de se terminer au printemps 2021.

UNE SYNERGIE D’EXPERTS

En harmonie avec les bâtiments environnants, le design respecte l’historique du monument du Square Phillips consacré au roi Édouard VII et offre une qualité de vie unique grâce à ses espaces intimes et à un accès privilégié aux nombreux attraits du centre-ville.

Quelques mois plus tard, le promoteur lançait un appel d’offres au processus rigoureux, auquel ont participé plusieurs firmes montréalaises. « Notre choix s’est arrêté sur MSDL en raison du design proposé, mais aussi parce que nous avions réalisé d’autres projets d’envergure avec cette firme d’architectes, notamment le YUL phases 1 et 2, le QuinzeCent, et la restauration de la Maison Louis-H. La  Fontaine, sur l’avenue Overdale, dont les travaux ont exigé beaucoup de minutie », explique Vincent Kou, vice-président, développement corporatif et croissance. «  Nous connaissions la qualité des conceptions de MSDL, leur sens de l’innovation et leur capacité à mettre sur pied un projet de cette envergure. » Ainsi est né le prestigieux projet 1 Square Philips, dont la première phase de trois deviendra la plus haute tour résidentielle de Montréal, avec ses 61 étages, 498 unités de condominium et 298 unités locatives s’élevant à 232,5  m au-dessus du niveau de la mer.

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« Nous sommes très fiers de travailler sur ce projet avec MSDL. Le design de classe mondiale proposé par la firme va assurément transformer cette portion du centre-ville, avec sa terrasse ouverte au 50e étage, qui offre une vue directe sur le pont Jacques-Cartier, le fleuve Saint-Laurent et le quartier des spectacles. Le 1 Square Philips fera partie intégrante du relancement économique de la métropole et contribuera à l’effervescence commerciale aux alentours du site », estime M. Kou.


www.briviagroup.ca

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Image : MSDL Architectes


MSDL ARCHITECTES / CHUM dernière phase

DERNIÈRE PHASE DU NOUVEAU CHUM

En 2018, les firmes Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes et Jodoin Lamarre Pratte architectes ont été mandatées pour réaliser la dernière phase du nouveau Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), érigée à l’angle du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Denis au centre-ville de Montréal. Cette dernière phase du projet suit celles du Centre de recherche (2013) et de l’hôpital (2017 – Phase 1). Visant une certification LEED Argent, le projet comporte la démolition de l’hôpital Saint-Luc, la construction de deux nouvelles tours, connectées entre elles de même qu’avec l’existant, et de l’amphithéâtre Pierre-Péladeau. À son terme, le CHUM sera l’un des plus importants centres hospitaliers en Amérique du Nord.

car l’hôpital, étant occupé, devait demeurer en service continu, et les activités de construction, nécessitant une présence rapprochée, devaient se faire sans engager la moindre entrave aux circulations ni limiter les accès des abords du site. De plus, les travaux d’excavation et la conception de la structure ne devaient imposer aucune charge sur les infrastructures existantes de la ville (plusieurs services enfouis). Par ailleurs, les exigences liées à un milieu hospitalier de cette envergure ont nécessité une coordination interdisciplinaire exemplaire. Plus spécialement, cette dernière phase du CHUM devait réussir sa cohabitation avec les phases précédentes, surtout en ce qui concerne la tour 1 où se trouve le prolongement des cliniques externes. Cette tour s’ouvrant entièrement sur l’existant, sa réalisation a impliqué des connexions multiples et complexes en s’arrimant parfaitement de plain-pied à tous les niveaux, et ce, sur deux axes de circulations.

GRAND PROJET, GRANDS DÉFIS Situé en plein cœur d’un quadrilatère très achalandé du centre-ville de Montréal, le complexe hospitalier du CHUM s’intègre à un environnement urbain dense, à proximité de l’autoroute Ville-Marie, d’une station de métro et des quartiers cosmopolite et historique de Montréal. Cet emplacement présentait de nombreux défis,

En réalité, le mot « complexe » est sans doute celui qui définit le mieux ce projet. D’emblée, un pareil développement en milieu hospitalier implique une multitude de considérations plus importantes les unes que les autres, en ce qui a trait notamment aux équipements médicaux spécialisés, aux exigences de confidentialité, de contrôle des infections, de fluidité

Fiche du projet • Localisation – 1000, rue Saint-Denis, Montréal (Québec) • Partenaires – Conception : CannonDesign + NEUF architect(e)s • Révision de la conception, exécution et surveillance des travaux : Jodoin Lamarre Pratte / Menkès Shooner Dagenais LeTourneux architectes en consortium • Construction : Pomerleau • Ingénierie : Pageau Morel, SDK • Période de réalisation – 2018 — 2021

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• Envergure – 73 752 m² / 275 M$ • Amphithéâtre – 5 582 m2 répartis sur 3 étages • Tour 1 – Cliniques externes – 15 étages (14 807 m2) • Tour 2 – Bibliothèque et bureaux administratifs – 15 étages (18 619 m2) • Stationnement – 852 places sur 5 étages (31 600 m2) • 210 places pour les vélos • Vestiaires – 3311 casiers pour le personnel (40 % du global)


La poursuite d’une conception déjà entamée a elle aussi représenté un défi de taille. Tout en préservant les intentions conceptuelles de départ, une actualisation des plans a dû être effectuée afin d’optimiser les espaces et les circulations, et de démontrer une parfaite conformité aux codes et normes en vigueur pour ce projet. Des aménagements commencés en phase 1 mais inachevés ont été repris, entraînant une suite de défis, particulièrement ceux liés à la connexion aux services électromécaniques existants ainsi qu’à la configuration des compartiments et des parcours d’issues vers les circulations verticales.

S’ajoutant aux enjeux inhérents à l’envergure du projet et au maintien des activités de l’hôpital, l’échéancier très serré a constitué un autre des grands défis. Le stationnement souterrain de 852 places, qui rejoint l’existant, était attendu à la fin de 2019, soit deux ans à peine après l’attribution du mandat, et ce, en considérant que la circulation des voitures vers le stationnement et le débarcadère devait être maintenue en tout temps sur le site occupé par la construction. Tout le projet réalisé en mode conception-construction (« fast-track » plus de 60 lots en soumissions) a représenté une suite ininterrompue de consultations, analyses, décisions, dessins, constructions, empressant les professionnels, consultants, fournisseurs et autres à travailler en parfaite synergie. Sans oublier l’essentielle communication avec les nombreux intervenants, soit le gouvernement du Québec, le CHUM, Veolia (opérations et entretien des installations) et le Collectif Construction Santé Montréal (responsable de la conception-construction de la portion hôpital livrée en phase précédente), tout au long du projet.

Photos : Adrien Williams

des circulations et d’efficacité des aménagements. Tout est méticuleusement analysé, conçu et réalisé pour permettre la composition d’un milieu de soins qui soit à la hauteur des activités qui s’y tiennent, des personnes qui y travaillent et des usagers qui y sont soignés et accompagnés. Si tout cela s’est avéré dans cette dernière phase du CHUM, il faut aussi y ajouter les défis d’une réalisation dans un cadre très exigu, sur rue, où chaque déplacement de main-d’œuvre ou de matériaux entraîne un calcul mathématique quasi sans fin !

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Photos : Adrien Williams

MSDL ARCHITECTES / CHUM dernière phase

L’ÊTRE HUMAIN AVANT TOUT Plus que tous les autres types de bâtiments, celui qui accueille un milieu de soins se conçoit en plaçant l’humain au cœur de l’intention. En reprenant les bases de la démarche conceptuelle amorcée, cette dernière phase du CHUM vise à créer un environnement capable d’accompagner les usagers, de les soutenir au fil des diagnostics, des traitements, des suivis, des visites à leurs proches, en somme, un environnement bienveillant pour les patients de même que pour le personnel qui y travaille. La qualité des espaces possède un impact direct sur la qualité de vie des usagers, sur le sentiment de sécurité et de confiance, de m ê m e q u e s u r l e b i e n - ê t re d u p e r s o n n e l e t s u r s o n expérience quotidienne au travail. La concertation des différents professionnels impliqués a mené au développement d’espaces de travail et d’aires de repos ergonomiques, abondamment fenestrés, pourvus d’éclairage adapté à la tâche et de vues sur l’extérieur. De plus, l’approche a misé sur une hiérarchisation claire des circulations guidant les usagers dans leurs déplacements, les rendant intuitifs et simples. L’architecture joue, en effet, un rôle essentiel dans la planification et la fonctionnalité des parcours, permettant notamment de diminuer le niveau de stress lié à l’orientation. Une évaluation des plans a été réalisée afin de comprendre les liens entre les différentes salles, cliniques, bureaux…, pour proposer une solution qui maximise l’efficience des soins et des services de soutien. Des unités ont été réorganisées pour optimiser les superficies et réduire les temps de déplacements, permettant au personnel médical d’être davantage auprès des patients. Sur la plupart des étages, les cloisons ont été alignées, assurant plus de flexibilité lors de futurs réaménagements. Se basant sur ce qui avait été approuvé par le CHUM en soumission clinique des aménagements globaux, sur les évaluations postoccupation

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disponibles et sur l’expérience et les recommandations de l’équipe dans des projets similaires, la conception du mobilier intégré a donné un résultat entièrement adapté aux besoins du personnel, entre autres, en matière de séquence d’utilisation, de sensibilité des contacts humains, d’ergonomie et de robustesse, le tout dans un souci de pérennité. En plus des systèmes standards d’un bâtiment de cette ampleur (systèmes d’urgence, alarme incendie, vidéosurveillance, etc.), le projet hospitalier intègre tous les systèmes électromécaniques et de télécommunication nécessaires au fonctionnement d’un hôpital du 21e siècle : stations de transport pneumatique et plus de 500 points de sortie des services de gaz médicaux (air médical, vide médical, oxygène et évent) raccordés à partir des réseaux de la phase 1, ossature de fibre monomode et multimode, distribution câblée en cuivre, système d’appel de garde local et centralisé EZ-CARE, horloges synchronisées, systèmes téléphoniques, téléavertisseurs, systèmes de géolocalisation des patients et biens de valeur par triangulation, gestion des places de stationnement en temps réel, systèmes d’antennes distribuées (DAS), appel de code bleu, bouton panique, une couverture Wi-Fi complète, des systèmes de carrousels pour la distribution automatisée et le retour des uniformes, ainsi qu’un système de transport par véhicules autoguidés (robots) pour les fournitures. Enfin, afin de favoriser l’esthétisme des vues depuis les hauteurs, les équipements ou sorties mécaniques-électriques en toiture ont été évités et une attention particulière a été portée au revêtement architectural général des toitures, plus spécialement celle du bâtiment de l’amphithéâtre Pierre-Péladeau.


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Photos : Adrien Williams

MSDL ARCHITECTES / CHUM dernière phase

AMPHITHÉÂTRE PIERRE-PÉLADEAU Avec sa forme très singulière et son enveloppe en panneaux de cuivre, un matériau noble, durable et rappelant les toitures de plusieurs bâtiments institutionnels emblématiques de Montréal et d’ailleurs au Québec, l’Amphithéâtre Pierre-Péladeau constitue le « cœur » du projet. L’auditorium principal, d’abord conçu avec gradins fixes, a été revu, à la demande du client, pour intégrer des gradins rétractables. Cette salle multifonctionnelle, incluant divers équipements technologiques et scénographiques, peut ainsi accueillir 365 personnes dans sa configuration standard, alors qu’en mode cabaret, elle offre près de 150 places. Le bâtiment abrite également cinq salles de réunion modulables (les parois mobiles permettent de configurer jusqu’à 10 salles de réunion), où la confidentialité est assurée notamment par l’utilisation de verre triple. Véritable prouesse structurale, la volumétrie du bâtiment et ses grandes portées ont été obtenues par une trame porteuse complexe ainsi qu’une coque et des planchers en porte-à-faux. Intégré au-dessus du stationnement souterrain, ceinturé par un chemin de circulation périmétrique avec accès au stationnement et doté

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d’un lanterneau vitré pleine largeur en toiture, cet amphithéâtre a été la source de nombreux enjeux fonctionnels et techniques et a demandé une grande maîtrise tant dans la conception que dans l’exécution. Le choix du cuivre a, lui aussi, entraîné un certain nombre de défis techniques, surtout en ce qui a trait à la réalisation de la toiture (très légèrement inclinée – 5 %, alors qu’usuellement, les toitures en cuivre ont une pente égale ou supérieure à 30 %), lui valant d’ailleurs le Prix Excellence en toiture Claude-Jacques 2021 de l’AMCQ. Cette dernière phase du CHUM marque la fin d’un gigantesque projet de développement urbain dans le secteur de la santé. Un complexe hospitalier d’avant-garde où chercheurs, médecins, spécialistes unissent leurs forces pour contribuer à une société meilleure qui prend soin de ses habitants. Une fois de plus, l’architecture s’est avérée essentielle pour la réalisation d’une vision sociétale collective empreinte de sens et de valeurs humaines.


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MSDL ARCHITECTES / Complexe des sciences – Campus MIL

COMPLEXE DES SCIENCES DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

S’échelonnant sur une période de trois ans, la construction du Complexe des sciences du Campus MIL de l’Université de Montréal a représenté le plus gros chantier universitaire au Canada, et le quatrième en importance au Québec après ceux du CHUM, du pont Samuel-De Champlain et de l’échangeur Turcot. Des projets de cette envergure sont peu nombreux au Québec, et même au Canada. Pour bien comprendre la portée et mesurer l’ampleur de cette réalisation, il faut faire un léger retour dans le temps… Au début des années 2000, le terrain de l’ancienne gare de triage Outremont était pressenti pour accueillir le nouveau CHUM, mais comme ce dernier a plutôt été érigé au centre-ville de Montréal, l’UdeM en fait l’acquisition en 2006. S’ensuit un long cheminement qui allait permettre d’établir le plan de développement, d’assembler le financement et de réhabiliter l’ensemble du site, en collaboration avec les gouver nements provincial et fédéral ainsi qu’avec la Ville de Montréal. Cette réhabilitation inclut notamment des travaux de décontamination, d’infrastructures, et de démantèlement des voies de garage des trains.

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L’arrivée des professionnels en consortium en 2014 marque une étape importante : le projet prend forme concrètement. Commence alors la conception et la réalisation du pont piétonnier qui devait être terminé avant le déménagement du sud vers le nord des deux voies ferrées du Canadien Pacifique. Élément incontournable de la « promenade bleue », qui relie la place Alice-Girard à la station de métro Acadie, ce pont permet d’enjamber la voie ferrée. L’équipe se souviendra longtemps de ce 20 août 2016 alors qu’elle disposait de deux heures à peine (durée autorisée par le CP pour interrompre la circulation de ses trains) pour procéder à l’assemblage du pont ! Ce « petit défi » fut le premier d’une longue série que l’équipe a relevée avec brio. Que l’on pense, entre autres, aux stratégies à déployer afin de combiner les exigences environnementales d’une certification LEED à celles des usages scientifiques, à la localisation du projet au-dessus d’un tunnel de métro, à la planification des ajouts futurs d’une phase  II sur le site ; l’expertise, la collaboration et la communication se sont avérées essentielles à la mise en œuvre d’un tel projet.


Photo : Stéphane Brügger

LE PROJET EN CHIFFRES Une réalisation de cette complexité et de cette envergure mobilise de nombreuses ressources, qu’elles soient humaines ou matérielles. Pour mener à bien ce projet majeur, d’une superficie de près de 60 000 m², plus de 80 sous-traitants et fournisseurs ont été mis à contribution, soit près de 3 850 travailleurs pour un total de 2 300 000 heures travaillées. Avant de devenir un lieu de savoir et de recherche, un espace collectif vivant et un milieu de vie rassembleur, le Complexe des sciences a fait l’objet de plus de 1 000 pages de plans et 3 700 pages de devis. Il a également requis un programme fonctionnel et technique (PFT) de 3 476 pages et 37 documents de références ou études diverses. Ensuite, étape préalable nécessaire à la construction, l’excavation a permis de retirer 55 000 m3 de sol, dont 21 000  m 3 de roc, ce qui correspond approximativement

à 130 000 tonnes métriques d’excavation, soit presque 4 semi-remorques/heure pendant 100 jours (en grande partie réutilisée comme matériau de remblai). Passant de la conception à la construction, le bâtiment est constitué, entre autres, d’environ 16 000 m2 de mur-rideau, 11 000 m2 de toiture, 400 000 kg d’acier pour les conduits d’air et de 33 000 m3 de béton (soit l’équivalent de 9 piscines olympiques). Son armature représente quant à elle près de 4 000 tonnes métriques, ce qui correspond à environ 1 600  km en longueur d’armature, soit une distance supérieure à celle qui sépare Montréal de Kuujjuaq ! Si ces quelques chiffres peuvent sembler anecdotiques, ils témoignent néanmoins de l’abondance de moyens nécessaires et de l’ampleur des défis reliés à un projet d’architecture d’une telle envergure.

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Photo : Stéphan Poulin

MSDL ARCHITECTES / Complexe des sciences – Campus MIL

VUE DE L’INTÉRIEUR Composé de deux pôles (Sciences et Enseignement), le Complexe des sciences propose aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs un environnement suscitant avant tout l’échange et la collaboration. Les nouveaux espaces, dotés des plus récentes technologies, ont été conçus pour stimuler l’interdisciplinarité, l’interactivité et l’innovation pédagogique. Ils intègrent des espaces publics, des lieux de rencontres formelles et informelles comme autant de catalyseurs de créativité. La bibliothèque compte 330 places individuelles de travail et 13 salles pour les travaux d’équipe. Elle comprend, entre autres, un laboratoire de visualisation constitué d’un mur de 27  écrans haute définition, interactifs et tactiles, un studio d’édition numérique, une cartothèque ainsi que des ordinateurs configurés pour maximiser l’exploitation des données géospatiales.

Élément central du projet, la bibliothèque unit les deux pôles le long de deux grandes cours paysagées et se dévoile en paliers multiples sous la promenade bleue, jusqu’à l’agora et l’atrium. La volumétrie de ce parcours génère des espaces généreux, ouverts et lumineux qui favorisent la rencontre et offrent de larges perspectives visuelles sur les autres composantes du complexe. En plaçant l’étudiant au cœur des priorités, l’architecture et le design d’intérieur des bâtiments créent des espaces stimulants, flexibles et modulables, propices aux échanges interdépartementaux, notamment par la localisation des laboratoires de recherche qui préconise une mixité des départements, plutôt qu’une ségrégation par étage.

« Le Complexe des sciences nous a donné accès à des installations qui facilitent notre vie, sans compter que la disposition des lieux est beaucoup plus optimale qu’avant ! » Éric Guadagno, responsable de laboratoire pour le Département de sciences biologiques

« Les installations du Complexe des sciences nous offrent plusieurs nouveautés, dont des hottes, des paillasses, de l’instrumentation… Au-delà des installations, l’expérience étudiante est transformée. » Simon Constantineau, responsable de laboratoire pour le Département de géographie

« L’environnement est certainement plus agréable et plus adapté. […] Grâce aux nouvelles installations du Complexe des sciences, nous pouvons faire des montages optiques qui n’étaient pas possibles sur le campus de la montagne. » Danielle Kéroack, coordonnatrice au développement en enseignement pour le Département de physique

« L’environnement offre aussi les outils pour mieux apprendre et il est maintenant à l’image de ce qu’on trouve dans les entreprises. » Lorraine Phang, technicienne de laboratoire pour le Département de chimie

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(Source : nouvelles.umontreal.ca)


EN ROUTE VERS LA PHASE 2 équipements spécialisés en opération tels que les imprimantes à béton, à portique et de grès à grande échelle, qui pourraient ainsi accompagner au quotidien, par leurs impressionnantes fonctions, la vie au cœur du complexe. Enfin, il importe plus que jamais aux concepteurs de rechercher la même qualité dans les parcours et les circulations afin de pousser encore plus loin l’interconnexion, l’interdisciplinarité et la synergie qui composent l’étoffe de ce pôle incontournable d’enseignement et de recherche. Partenaires : Lemay et NFOE Architectes

Photo : Benjamin Seropian

Les firmes Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes, Lemay et NFOE sont très fières que l’UdeM leur ait confié la réalisation de la seconde étape du Complexe des sciences. Elles envisagent un projet qui s’inscrit en continuité de l’étape 1 tout en développant une signature complémentaire pour les deux nouveaux pavillons qui accueilleront les départements des Sciences des données (mathématiques et informatique). L’approche architecturale envisagée prévoit notamment la mise en scène d’espaces distinctifs, comme la mise en vitrine de certains

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PRISMA / Les solutions de rangement

DES SYSTÈMES D’ÉTAGÈRES MOBILES AUX MULTIPLES APPLICATIONS

Créée en mars 2000, l’entreprise Les solutions de rangement Prisma se spécialise dans l’optimisation des espaces à l’aide de systèmes de rangement mobiles et fixes. L’entreprise est l’un des plus importants distributeurs québécois des produits Montel, un fabricant de réputation internationale fondé en 1924 et basé à Montmagny. La clientèle de Prisma se compose d’entreprises et d’institutions de différents secteurs d’activité, entre autres de bibliothèques, de commerces de détail, de musées et galeries d’art, et d’établissements de santé et d’enseignement. « On aime dire qu’on agrandit les espaces de l’intérieur en ajoutant des pieds cubes en hauteur et en largeur », résume Vicky Béland, directrice du développement des affaires. «  En éliminant les allées de circulation, un système de rangement mobile permet de réaliser un gain d’espace de 50  % par rapport à un système fixe, ce qui permet de combler le besoin d’espace, bien présent à Montréal et dans les centres-villes. »

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PROJET D’ENVERGURE AU COMPLEXE DES SCIENCES Prisma a récemment terminé un mandat pour le rangement d’équipements (microscopes, balances et autres articles de laboratoire) dans cinq salles du Complexe des sciences de l’Université de Montréal. En collaboration avec la firme d’architectes MSDL, l’entreprise a conçu l’aménagement des étagères à partir de la collection Mobilex, de manière à maximiser l’espace des pièces et à répondre aux exigences du projet, notamment un plancher peu élevé et la résistance au feu. Prisma a ensuite fourni les matériaux nécessaires et son équipe d’installateurs certifiés a procédé à l’installation.


En cours de mandat, les installateurs ont constaté que le revêtement de plancher composé de panneaux de béton craquait lors de l’ancrage des rails au sol. Pour pallier cette problématique, Prisma a travaillé de concert avec l’entrepreneur général EBC afin de trouver une solution de remplacement. L’expert en solutions de rangement a rigoureusement planifié ses interventions avec les différents intervenants sur le chantier afin d’assurer la bonne progression des travaux et le respect de l’échéancier. En tant que partenaire de longue date de l’Université de Montréal, Prisma a réalisé plusieurs autres mandats pour cette institution, le plus récent étant la conception d’un système de rangement de CD et de livres pour le Centre de conservation des sciences.

DE NOUVEAUX MARCHÉS

Photos : Prisma

En raison de leur grande polyvalence, les systèmes de rangement mobiles peuvent servir à de nombreuses applications. Au cours des dernières années, avec la popularité grandissante des fermes urbaines, Prisma a développé des marchés non traditionnels pour ses produits et services, comme les systèmes de culture verticale, de plus en plus répandus dans l’industrie du cannabis et de l’agriculture. Prisma développe aussi son expertise dans les systèmes de rayonnage et de rangement mobiles pour palettiers dans les entrepôts et les centres de distribution, un autre secteur en forte croissance. « Ces nouvelles avenues nous permettent de diversifier davantage notre offre », soutient Vicky Béland. www.rangementprisma.com

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MSDL ARCHITECTES / École Agora-Tourterelle

ÉCOLE AGORA-TOURTERELLE

Proposant une approche innovatrice, l’École alternative Tourterelle École secondaire de l’Agora réunit environ 450 élèves de la maternelle jusqu’à la 5e secondaire. Conçu pour répondre aux besoins particuliers liés aux modes d’apprentissage alternatifs, l e n o u v e a u b â t i m e n t s u g g è re u n e l e c t u re a c t u a l i s é e de l’établissement scolaire comme milieu de vie ouvert et unificateur. Implantée sur le terrain de l’école primaire Pierre-Laporte, l’école Agora-Tourterelle (5 750 m²) se développe sur quatre niveaux et comprend des classes, des espaces de services et des espaces collectifs, dont certains sont accessibles à la communauté, soit une grande bibliothèque, un gymnase avec une scène, et un atelier culinaire. L’organisation spatiale assure une variété considérable d’espaces d’apprentissage qui s’adaptent autant à la pédagogie par projets qu’aux périodes « décloisonnées » (moments pendant lesquels les élèves choisissent où ils vont, et ce sur quoi ils travaillent). L’approche conceptuelle a été calquée sur l’approche éducative innovatrice afin de concevoir des espaces particuliers, comme les « créalabs », où la collaboration et le travail de coopération sont favorisés. Il en est de même pour les locaux de projets, avec leur ameublement flexible (tables hautes ou basses, diverses assises, tableaux blancs interactifs…), et les nombreux espaces artistiques qui présentent des aménagements distincts selon les besoins de chaque discipline artistique (arts visuels, musique, théâtre, cinéma). L’adaptabilité et la complémentarité des espaces permettent également de répondre aux besoins du programme axé sur l’entrepreneuriat  : les créalabs peuvent, par exemple, devenir des « boutiques éphémères » où les produits des élèves sont vendus dans le cadre de ce programme.

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UNICITÉ ET COLLECTIVITÉ Ce projet s’est articulé en trois parties : le pôle réflexion (classes), le pôle création (classes spécialisées, laboratoires, « Fab Lab », local d’outils, classe multimédia, studio de pratique, studio de montage vidéo, de nombreuses salles de travail en collaboration, etc.) et le pôle action (gymnase double et vestiaires). Au-delà des considérations programmatiques, le design des intérieurs façonne les espaces comme autant de lieux où l’on se sent bien, accueillis, réconfortés... Répartis dans tout le bâtiment, ils prennent la forme de niches, d’alcôves, de gradins afin de proposer à chaque élève un espace selon ses besoins et sa personnalité. La volumétrie du bâtiment a fourni l’amplitude nécessaire à la création d’un espace central, ouvert et lumineux, appelé la « Place publique » et rapidement devenu un lieu emblématique de la nouvelle école. Se déployant sur deux niveaux, il relie le coin repas à des espaces collaboratifs par des bancs-gradins en bois naturel. Cette valorisation du bois, particulièrement évidente ici, se duplique partout dans le bâtiment, participant à créer une ambiance des plus chaleureuses. Le jeu de couleurs intégré aux surfaces par l’utilisation de panneaux de vinyle, un matériau durable et résistant, contribue, quant à lui, au dynamisme des lieux tout en définissant des repères dans l’environnement.


INTÉGRATION ET PARTICIPATION À LA COMMUNAUTÉ L’intégration du bâtiment sur un site exigu et dans un quartier résidentiel de faible densité a représenté un défi de concertation, entre autres, en ce qui a trait à la hauteur de bâtiment. L’expérience de l’équipe a permis d’accompagner le client dans les démarches de représentation auprès des instances municipales et de faire du projet une réussite en termes d’acceptabilité sociale. La cour d’école (1 805 m²), elle-même adjacente à un grand parc, bonifie l’offre aux familles du quartier. Complètement réaménagée, gazonnée, avec plus de 200 nouveaux arbres plantés, elle est le fruit d’une réflexion concertée avec le voisinage et les représentants des deux écoles qui se la partagent (Pierre-Laporte et Agora-Tourterelle). Elle inclut une classe extérieure en gradins et des plateformesateliers propices à la découverte et à l’exploration, de même que des espaces pour les jeux et les sports, comme un terrain de soccer avec surface de gazon synthétique qui fait le bonheur des enfants dès les premiers jours de beaux temps.

DÉVELOPPEMENT DURABLE Composant un milieu important pour la collectivité, le projet porte en soi une responsabilité en matière de qualité architecturale et de pérennité. Des mesures de développement durable y ont donc été intégrées afin de concrétiser un engagement environnemental conséquent. Ainsi, il recourt, par exemple, à la géothermie et au gaz naturel pour assurer la totalité des besoins en chauffage et en refroidissement de l’école et de l’école voisine. L’installation comprend aussi une unité d’apport d’air neuf dédiée avec roue enthalpique qui récupère l’énergie de l’échange d’air. De plus, l’éclairage DEL sur détection de présence et les variateurs de vitesse aident à réaliser des économies d’énergie. Parmi les autres mesures mises en place se trouvent : une conception de l’enveloppe du bâtiment établie selon les niveaux de performance de ASHREA 90.1 ; une toiture blanche contribuant à la réduction des îlots de chaleur ; le choix de matériaux écoresponsables et à contenus recyclés ; l’ergonomie des espaces de travail et l’optimisation de l’éclairage naturel, préservant la santé des usagers ; l’accès direct au réseau de pistes cyclables de la ville ; et l’intégration de deux bassins de rétention et d’un dispositif naturel de gestion des eaux de surfaces. Par cette attention portée à l’impact environnemental de sa réalisation et par un souci constant de contribuer à la qualité du patrimoine bâti, MSDL Architectes a su développer un projet à la hauteur de cet écosystème important qui forme et transforme les jeunes. En plus d’offrir aux élèves un endroit privilégié pour leur apprentissage, un cadre de travail stimulant aux enseignantes et enseignants de même qu’au personnel administratif, l’école s’avère un point attractif dans le quartier et un lieu de partage dans la ville.

Photos : Stéphane Brügger

Par l’orientation du bâtiment, les ouvertures optimales, ainsi que par le choix d’insérer plusieurs parois de verre, la lumière est omniprésente dans le projet. Qu’elle soit naturelle ou artificielle, elle joue un rôle prépondérant dans la composition d’un milieu de vie où enfants et adolescents évoluent par leurs apprentissages multiples. Les filtres de couleur intégrés aux parois semblent jouer avec la lumière, développant, avec les matériaux, les finis de couleurs vives, la transparence et les appareils d’éclairage diffusant une lumière délicate, des espaces enjoués et attrayants.

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GEYSER / Un partenaire-bâtisseur

UN PARTENAIREBÂTISSEUR ENGAGÉ POUR LA RÉUSSITE DE VOS PROJETS CONSTRUCTION D’UNE ÉCOLE INNOVANTE Depuis sa création en 2009, Groupe Geyser doit son succès aux valeurs de fierté, d’écoute, de respect et de rigueur qu’il véhicule à titre de partenaire-bâtisseur engagé pour la réussite de ses clients. Afin de poursuivre sa croissance, l’entreprise a déménagé ses activités à la suite de l’acquisition d’un immeuble au printemps 2020. Situées au cœur du secteur Sainte-Rose à Laval, les nouvelles installations ont été rénovées et aménagées de façon écoresponsable et intègrent de multiples atouts inspirés du système LEED afin de favoriser le bien-être de sa centaine d’ambassadeurs, notamment de la lumière naturelle en abondance, un gymnase avec vestiaires et douches, une salle multifonction, une terrasse au toit et des accès à des bornes de recharge pour les véhicules électriques. Le bâtiment comprend également un nouvel entrepôt pour optimiser la gestion des équipements et des stocks de matériaux.

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Le nouveau bâtiment de l’École Innovatrice situé à Greenfield Park était destiné à héberger deux écoles alternatives relevant du Centre de services scolaire Marie-Victorin, soit l’école secondaire de l’Agora et l’école primaire Tourterelle. Également, la nouvelle cour extérieure devait être partagée avec l’école primaire voisine Pierre-Laporte. La construction de la nouvelle école s’est révélée un excellent exemple de l’ampleur du savoir-faire requis lorsqu’une coordination importante entre les différentes parties prenantes s’impose. Groupe Geyser a été appelé à collaborer à cet effet avec la firme MSDL architectes, avec qui il partage sa rigueur et son engagement pour le travail bien fait. Le projet était situé sur le terrain de l’école existante Pierre-Laporte et se divisait en quatre phases afin de permettre la continuité des activités scolaires durant les travaux. Le phasage comportait entre autres l’aménagement d’une salle mécanique imposante dans l’école en fonction en parallèle à la construction de la nouvelle école innovatrice. Les deux écoles ont été mécaniquement interconnectées par des tunnels afin de partager l’apport énergétique des nouveaux puits de géothermie.


Les locaux des nouvelles écoles Agora et Tourterelle se démarquent des écoles traditionnelles par la présence de nombreux tableaux interactifs, d’espaces ouverts et partagés, de très hauts plafonds, de plusieurs détails architecturaux éclatants agrémentés d’une quantité importante de vitrage permettant une luminosité hors du commun dans le milieu éducationnel. Réparti sur deux étages, l’atrium central fait partie de la signature du bâtiment, incorporant du bois décoratif, une œuvre d’art de verre et un gradin central. La construction du nouveau bâtiment sur le terrain d’une école existante a certes augmenté le degré de difficulté de la logistique de livraison des matériaux et de la mobilisation des équipements lourds puisqu’il fallait veiller notamment à la sécurité des enfants lors des arrivées et des départs. Pour réaliser ce bâtiment avant-gardiste dans un échéancier serré, une collaboration étroite ainsi qu’une cohésion étaient indispensables entre les différentes parties. Les valeurs de Groupe Geyser étaient heureusement partagées par MSDL et le CSSMV ce qui a fortement facilité le bon déroulement du projet.

MISE À PROFIT DE PROCORE Groupe Geyser est l’un des premiers entrepreneurs généraux au Québec à avoir choisi d’optimiser sa gestion de projets en utilisant la plateforme collaborative Procore en 2016. L’utilisation de cette plateforme durant le projet a permis de maximiser la collaboration entre les différents intervenants tels que les équipes en chantier, le client, les professionnels, les sous-traitants et les fournisseurs. « MSDL a adhéré à notre initiative quant à l’utilisation de cette plateforme collaborative. Leurs professionnels étaient entièrement engagés envers la qualité des ouvrages et les besoins des clients, ce qui rejoint nos valeurs. Cette rigueur se manifestait au quotidien et l’utilisation de Procore avec MSDL a donc été naturelle et bénéfique pour tous. Ainsi, le projet a non seulement été réalisé dans un esprit de collaboration, mais en réelle coopération  », souligne Jason Duff, directeur des opérations chez Groupe Geyser. Actuellement, Groupe Geyser travaille entre autres à la construction d’ateliers municipaux, d’immeubles multilogements, d’écoles primaires, d’universités et d’agrandissement d’hôpitaux. Sa mission consiste à mettre le client, public et privé au sommet de ses priorités et à constamment innover afin d’être LE PARTENAIRE-BÂTISSEUR en matière de construction.

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MSDL ARCHITECTES / Le Square Children’s

LE SQUARE CHILDREN’S

En plus de composer un nouveau milieu de vie au cœur de Montréal, le Square Children’s participe à la revalorisation du site de l’ancien Hôpital de Montréal pour enfants. Mariant les usages résidentiel et commercial, le projet s’inscrit dans une démarche de revitalisation du secteur. Profitant d’un cadre verdoyant remarquable et de la richesse cosmopolite de Montréal, l’ensemble s’est développé en écho au quartier, son histoire, son patrimoine, pour mieux contribuer à son essor et s’ouvrir à sa communauté. Délimité par l’avenue Atwater, le boulevard René-Levesque et les rues Sussex et Tupper, le site de l’ancien Hôpital de Montréal pour enfants (HME) est situé au cœur d’un quartier en pleine transformation. Connu sous le nom de Village Shaughnessy, ce secteur en bordure du centre-ville se distingue par son cadre bâti diversifié incluant maisons en rangée, conciergeries, immeubles à appartements, commerces, bureaux ainsi que grands ensembles institutionnels. À proximité du métro Atwater, le projet de redéveloppement de l’ancien HME et ses quatre tours, de 23 à 29 étages, répondent aux objectifs de requalification du quartier et affirment le caractère résidentiel du secteur. En créant des milieux de vie de qualité, selon une approche innovatrice au service de la mixité des fonctions urbaines et à l’image de la pluralité de la population, le Square Children’s vient stimuler et consolider la vie culturelle et sociale de cette partie de la ville.

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Au centre du concept architectural se trouve la volonté de s’imprégner des espaces verts et parcs publics présents aux abords, soit le square Cabot, la place Henri-Dunant et le parc Hector-Toe-Blake, de même que des vastes cours verdoyantes du Collège Dawson, du Collège de Montréal, du Centre canadien d’architecture, situées à proximité. Les volumes des tours ont donc été implantés selon une translation est-ouest permettant de maximiser la connexion physique et visuelle entre les différents îlots de verdure. De plus, le pôle donnant au sud du site se désaxe légèrement pour venir s’appuyer sur les limites du parc Hector-Toe-Blake et du boulevard René-Lévesque. Cet alignement sur le cadre bâti montréalais vient générer un signal fort, évocateur. Les cours végétalisées au cœur de l’îlot, amplement visibles depuis les intérieurs grâce à une généreuse fenestration, accentuent elles aussi le rapprochement à la nature. Constituant un repère pour les résidents des tours, elles participent à l’interrelation du projet au contexte urbain dans lequel il s’intègre. Les terrasses panoramiques, le chalet urbain situé au 26 e de l’une des tours du Alexander et ceux aux 29 e et 30 e étages des tours ESTWEST, les piscines extérieures sur les toits, l’aménagement des espaces limitrophes aux entrées, chaque occasion est saisie pour établir la nature comme élément liant le projet à son quartier. Les résidents composent dès lors une nouvelle communauté, active, ouverte et écoresponsable.


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Images : MSDL Architectes


MSDL ARCHITECTES / Le Square Children’s

L’ART DE VIVRE ENSEMBLE Les basilaires, faits de larges panneaux de verre pleine hauteur, poussent plus loin les liens qui s’établissent entre le Square Children’s et le quartier. D’abord, au basilaire des tours Alexander, se trouve le centre Sanaaq (anc. centre de Peter-McGill), un centre culturel et communautaire positionnant la vie culturelle et artistique tel un cœur vibrant au rythme de la diversité du secteur. L’allée aménagée en place publique qui conduit à l’entrée principale de même que la marquise qui surmonte cette dernière marquent la présence de ce nouvel acteur identitaire et rassembleur. Depuis la rue Tupper et le parc Henri-Dunant, l’accès principal du centre se distingue également grâce à son immense volume lumineux et translucide situé au deuxième niveau, en surplomb de l’entrée. Ensuite, le basilaire des tours ESTWEST accueille pour sa part des espaces commerciaux. Agrémentant la vie du voisinage et améliorant l’offre de proximité, les commerces se révéleront, tout comme le centre Sanaaq, par une abondante fenestration qui saura mettre en vitrine, outre leurs produits et services, leur important apport à la qualité de vie des résidents. En effet, le projet s’inscrivant dans l’élan de revitalisation du Quartier des grands jardins entamé par la Ville de Montréal depuis quelques années, il contribue à améliorer la qualité de l’habitat et des services aux citoyens. La partie résidentielle du projet, quant à elle, se subdivise en deux pôles, les tours ESTWEST formant celui des unités en copropriété, et les tours Alexander Appartements, celui des unités locatives. Le tout crée un ensemble cohérent au langage architectural à la fois similaire et complémentaire : les deux ensembles se lisent comme une entité qui aurait été scindée en deux, exposant ainsi son cœur de couleur blanche contenu dans un écrin plus foncé. L’enveloppe noire à l’aspect minéral produit alors un contraste avec les cours intérieures et leur éclat.

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Regroupant quelque 1150 unités résidentielles (allant de studios à penthouses), qu’elles soient locatives ou en copropriété, et réunissant donc une population plus nombreuse que bien des villages du Québec, le Square Children’s ne s’impose pourtant pas comme un nouveau quartier en soit, mais plutôt comme une nouvelle collectivité qui se joint au quartier existant, s’y intégrant avec respect. Chaleureux, accueillants, raffinés, les espaces collectifs tels que le gym, les piscines, les salons de jeux, les terrasses se présentent à l’image de la sensibilité de cette approche. Les intérieurs des logements et des condominiums poursuivent dans ce même ordre d’idée pour déployer des espaces distinctifs et lumineux. Transformer un site ayant marqué l’histoire de la ville et joué un rôle central auprès de sa population nécessite une approche attentive. Il importe de lui insuffler un vent de renouveau et d’en faire un lieu adapté à la vie contemporaine, mais aussi de garder vivante la mémoire qu’il représente. L’approche adoptée abonde en ce sens et favorise l’émergence d’un milieu de vie qui, tout en étant branché, dynamique et audacieux, est à la fois inspiré des valeurs d’ouverture et de bienveillance que défendait le centre hospitalier.


37 Photos : Square Children – MSDL Architectes


SOPREMA / Expertise en étanchéité

UNE EXPERTISE EN ÉTANCHÉITÉ RECHERCHÉE POUR LE SQUARE CHILDREN’S

Très sollicitée pour assurer l’étanchéité, l’isolation et l’insonorisation des plus importants projets immobiliers au Canada, la division nord-américaine de Soprema a récemment été mandatée pour collaborer avec la firme Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes (MSDL) afin de trouver des solutions pour différents composants du complexe résidentiel mixte Square Children’s, érigé à l’ancien emplacement de l’Hôpital de Montréal pour enfants. Constitué de six tours, ce projet d’envergure très attendu comportera à terme près de 1400 unités résidentielles et des aires communes incluant une terrasse au toit, de même que des commerces, des bureaux et un hôtel d’environ 250 chambres.

UNE TOITURE HAUTEMENT PERFORMANTE Dans un premier temps, pour la toiture, Soprema a proposé un revêtement bicouche d’élastomère. Il s’agit d’un système comportant un isolant protégé, c’est-à-dire qui ne se détériore pas au fil des années, puisqu’il n’est pas exposé aux intempéries, ce qui confère une durée de vie de 25 à 40 ans à la toiture. Soprema a fabriqué et installé tous les composants de la toiture, incluant le pare-vapeur, l’isolant de pente, le support de membrane auquel les deux membranes sont soudées. « Les architectes de MSDL utilisent les toitures d’élastomère depuis plusieurs années et connaissent bien les nombreux avantages de ce produit innovant  », précise Sylvain Dion, représentant architectural. «  Les gallons des membranes procurent un chevauchement robuste, et par conséquent, il y a moins de chances que le toit comporte une malfaçon. »

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UN BASSIN DE RÉTENTION PARTICULIER

AUTRES PROJETS COMMUNS

Dans un deuxième temps, l’expertise de Soprema a été mise à profit dans l’étanchéité des bassins de rétention du Square Children’s. Pour réduire la complexité de la mise en œuvre, les architectes ont choisi de placer ces bassins sous terre, plutôt qu’au toit, comme c’est habituellement le cas. Toutefois, la Ville exigeait que le bassin souterrain comporte certaines protections pour ralentir la descente des eaux provenant des toits vers les égouts.

En plus de leur collaboration au Square Children’s, Soprema et la firme MSDL ont fait équipe à maintes reprises au cours des dernières années, notamment dans le cadre de plusieurs interventions au CHUM, soit pour la phase II, l’amphithéâtre Pierre-Péladeau et le Centre de recherche, pour lesquels Soprema a fourni les solutions d’étanchéité et d’isolation des toits. Ils ont aussi travaillé de concert pour l’école hôtelière de la Montérégie et le nouveau siège social montréalais de la Banque Nationale.

Dans cette optique, Soprema a proposé le produit Colphene LM BARR, une membrane d’étanchéité monocomposant appliquée à l’état liquide, à base d’élastomère STPE hydroréactif. Plus facile à installer qu’une barrière thermosoudée, cette technologie innovante permet une adhésion continue au substrat et résiste aux conditions météorologiques extrêmes sans se fissurer ni ramollir.

« Nous avons une très belle synergie avec la firme MSDL. Ses experts sont minutieux et rigoureux, et nous savons que leurs créations sont de qualité supérieure, alors c’est toujours un plaisir de collaborer avec eux », soutient Sylvain Dion.

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MSDL ARCHITECTES / Carrefour des sciences appliquées

CARREFOUR DES SCIENCES APPLIQUÉES

Concevoir un lieu où les étudiants, les scientifiques, les ingénieurs et les entrepreneurs travailleront ensemble et innoveront pour mener des recherches porteuses qui transformeront positivement notre futur. Tel était le défi que les concepteurs devaient relever pour réaliser un Carrefour des sciences appliquées qui sache répondre aux attentes de l’Université Concordia. Inspirés par la volonté de provoquer la rencontre des idées, de susciter l’émergence de projets innovateurs, de soutenir le développement de connaissances et de savoir-faire d’avant-garde, ils ont élaboré un environnement audacieux, stimulant, performant.

UN LIEU ADAPTÉ AUX PLUS HAUTS STANDARDS

Ce projet de 8700 m2 abrite des installations à la fine pointe de la technologie, répondant ainsi au besoin d’espace qu’occasionne l’intensification des activités de recherche et de formation de l’Université Concordia dans le domaine des sciences. Conçues pour favoriser la collaboration interdisciplinaire, les nouvelles installations attirent les diplômés de même que les talents des études postdoctorales et les accompagnent dans leurs explorations scientifiques avancées.

Situé sur le Campus Loyola de l’arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce, le Carrefour des sciences appliquées constitue un nouvel espace de recherche et développement, disposant, entre autres, d’équipements technologiques qui permettent de procéder à des études de faisabilité industrielles de préproduction. Avec ses espaces ouverts, lumineux et inspirants, l e n o u v e a u p a v i l l o n e n c o u r a g e l a c ré a t i o n d ’ a l l i a n c e s avec des partenaires externes (industries de produits biomédicaux, bioproduits et nanomatériaux). Déjà, il accueille plusieurs centres et plateformes de recherche multidisciplinaires, dont le Centre de microscopie et d’imagerie cellulaire, le Centre d’applications biologiques pour la spectrographie de masse et le Centre de recherche en nanosciences.

Composé de quatre étages avec deux niveaux en sous-sol, il est relié au pavillon des sciences par une passerelle au 3e étage. Il comprend un hall d’entrée, un amphithéâtre de 150 places, des salles de réunion, des salles de travail interactives et divers l a b o r a t o i re s . A n t i c i p a n t d ’ o re s e t d é j à l a c ro i s s a n c e des infrastructures de recherche de l’institution, l’édifice est conçu comme la première phase d’un projet plus ambitieux, offrant la possibilité d’être prolongé vers le nord.

En raison de la diversité des recherches et des activités à fort potentiel commercial et industriel qui s’y conduisent, le projet comprend des laboratoires aquatiques, humides, de biotransformation, de recherche, informatiques, etc., chacun possédant ses exigences propres. La grande variété de typologie des laboratoires de recherche et d’enseignement a ainsi entraîné son lot de défis et profité de la vaste expertise des professionnels impliqués.

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ALLIER AVANT-GARDE ET PATRIMOINE

Dans un même ordre d’idées et dans le respect de la valeur paysagère-urbaine qui inclut tout un réseau de circulation piétonne, l’approche a favorisé le prolongement de ce réseau imitant

les cloîtres et les préaux des bâtiments anciens. De plus, depuis les premiers agrandissements jusqu’aux plus récentes constructions sur le campus Loyola, la connexion entre les pavillons s’est faite et a été maintenue principalement par le biais de passages couverts et de passerelles aériennes. Le Carrefour des sciences appliquées poursuit ce principe avec un lien piétonnier aérien le connectant au Complexe des sciences Richard J. Renaud, qui plus est la seule alternative envisageable pour créer un lien sécuritaire et accessible beau temps mauvais temps. Toujours dans l’objectif d’assurer une intégration harmonieuse au contexte environnant, le projet ajoute un troisième quadrangle dans cette portion du site, constituant un nouveau jalon dans la séquence des espaces extérieurs qui ponctuent le parcours des usagers. La requalification des abords de cet espace contribue à la création d’un milieu de vie unique pour les étudiants, les chercheurs, les employés, les occupants des résidences et les riverains qui pourront également en bénéficier.

Photos : Stéphane Brügger

Le concept d’aménagement du Carrefour des sciences appliquées devait intégrer les valeurs clés exposées dans l’énoncé d’intérêt patrimonial du Campus Loyola  : la valeur paysagère-urbaine ; l’intérêt des pavillons de l’ensemble initial, dont le Pavillon administratif qui s’est imposé par son échelle et sa tour ; l’intérêt des chambres paysagères entraînées par l’implantation pavillonnaire caractéristique du campus ; la présence d’arbres qui encadrent les parcours piétons et véhiculaires ; la présence et la mise en valeur d’œuvres d’art variées et marquantes. Par le fait même, le choix d’implantation poursuit le modèle d’agencement pavillonnaire, s’organisant de part et d’autre de l’axe de composition central. S’ensuit une valorisation du dialogue entre les interventions architecturales réalisées au cours des différentes phases d’expansion du campus.

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Photo : Carrefour des sciences Concordia – Stéphane Brügger

MSDL ARCHITECTES / Carrefour des sciences appliquées

INSTAURER UN NOUVEAU LANGAGE

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Soignée et cohérente, la composition volumétrique participe elle aussi à dynamiser le parcours des usagers. La verticalité exprimée par le mur-rideau du volume des étages 2 à 5 permet d’établir l’appartenance du pavillon au cadre bâti du campus. L’enveloppe du rez-de-chaussée, composée de verre clair pour les portions ouvertes et de brique allongée pour les espaces fermés, joue avec les contrastes de pleins et de vides pour installer un dialogue avec l’environnement.

Ce nouveau bâtiment, conçu et construit dans une optique de durabilité, vise la certification LEED de niveau Or. Par le fait même, il s’inscrit en parfaite adéquation avec les activités de recherche qui s’y tiennent et qui portent majoritairement sur l’agriculture, le développement durable et la santé. Également, la certification LEED s’est naturellement imposée pour concrétiser l’ambition, partagée par l’Université et les concepteurs, de contribuer d’une manière tangible à l’édification d’une société meilleure.

L’emploi du mur-rideau ouvre ainsi la porte à l’utilisation d’un vocabulaire renouvelé, précurseur de ce récent développement sur le site, et faisant écho aux recherches d’avant-garde qui se tiennent au Carrefour des sciences appliquées. Cet aparté au langage architectural existant distingue le nouveau pavillon qui, bien qu’établi à l’extérieur de l’ensemble principal, contribue – par sa volumétrie et les percées visuelles qui en découlent – à dégager des vues vers le cœur du campus et à mettre en valeur le pavillon administratif et sa tour, point de repère irrévocable du site.

Nécessitant des efforts conjoints de toutes les disciplines impliquées dans le projet et une excellente collaboration de l’Université, la démarche aura notamment permis d’améliorer la biomasse existante du Campus Loyola : 2 arbres ont dû être coupés pour réaliser le projet alors que 38 feuillus et 35 conifères ont été plantés, et ce, sans qu’un système d’irrigation ne soit requis. Résultat : bilan net positif de la biomasse.

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Les objectifs de performance énergétique ont, pour leur part, commandé une mise en service améliorée des systèmes et des enveloppes, garantissant leur conformité avec la conception (eau chaude domestique, chauffage, ventilation, climatisation). Des tests in situ ont d’ailleurs été pratiqués par UL pour optimiser la durabilité des composants et un entretien adéquat de l’enveloppe. En outre, le projet se greffant à un ensemble existant, des modifications ont dû être apportées au plan de développement global du campus afin de s’assurer que d’éventuels ajouts s’effectueront toujours selon les exigences LEED.

CRÉATION D’UNE IDENTITÉ FORTE POUR L’UNIVERSITÉ CONCORDIA Le Carrefour des sciences appliquées participe au développement et au rayonnement de l’Université Concordia, l’une des principales AERMQ.qxp_Mise endu page 1 21-03-08 16:19 universités Québec. Alliant les Page plus 3récentes technologies,

les recherches actuelles en matière d’organisation spatiale, d’aménagement, de conception résiliente et holistique, le nouveau pavillon promet de répondre aux attentes des usagers présents et futurs. Si le projet offre des espaces optimisés, intégrant adéquatement des appareils spécialisés de haute performance dans le respect des standards universitaires et de recherche, il vise surtout à composer un milieu de vie sain, singulier, rayonnant, où l’esprit créatif est stimulé. L’humain a été placé au cœur de l’intention et a influencé chacun des gestes de design, assurant ainsi la pérennité du lieu. Issu d’une conception écoresponsable et innovante, accueillant des installations propices à des activités de recherches diversifiées et prometteuses, déployant un nouveau langage architectural qui vient renchérir celui de l’ensemble existant, le Carrefour des sciences appliquées concrétise la vision de développement de l’Université Concordia et exprime avec éloquence son identité. Partenaire : NFOE Architectes

MISSION : la qualité, d’abord et avant tout!

www.revetementrhr.com Spécialiste de l'enveloppe du bâtiment

Bureau : Saint-Jean-sur-Richelieu Succursale : Valleyfield Tél. : 450 359-7868

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AQUABIOTEC / Laboratoires aquatiques

AQUABIOTECH DEPUIS PLUS DE 30 ANS Aujourd’hui, plus que jamais, les chercheurs sont confrontés à une très sérieuse concurrence pour l’obtention de leurs fonds de recherche. Ils doivent publier des articles scientifiques originaux, de haute qualité. Et c’est en créant des protocoles novateurs aux conditions expérimentales plus précises, fiables et sophistiquées qu’ils peuvent propulser leur recherche dans ces nouvelles sphères. Et, bien entendu, leurs poissons devront survivre et se reproduire avec brio dans un environnement artificiel. Pas une mince affaire car le poisson, par exemple la truite, est un animal fragile et sensible à son environnement, tel la luminosité, le courant, le pH de l’eau, etc.. Nous savons tous que les salmonidés prospèrent dans des eaux froides et bien oxygénées. Or, reproduire ces conditions en captivité 24 h sur 24 sans interruption, avec très peu d’eau de disponible, peut relever du défi. Coupez la circulation ou l’aération d’un bassin de truites et vous les retrouverez flottant en surface de l’eau après 30 minutes!

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Perdre un cheptel unique est une catastrophe pour un chercheur, ses étudiants et son département. Les biologistes fondateurs d’AQUABIOTECH INC. sont bien au fait de ces risques et car ils furent, eux-mêmes, producteurs de Saumon atlantique pendant huit années. C’est dans leur station pilote de Coaticook (Qc, Canada) qu’ils ont raffiné leur sixième sens, et mis à l’épreuve l’équipement qu’ils ont mis au point pour produire jusqu’à six tonnes de saumons dans une eau extrêmement recyclée (≥ 99 %) : l’équivalent d’une toilette qui coule selon un client universitaire! Depuis plus de 30 ans maintenant, AQUABIOTECH INC. s’investi à développer des équipements de recherche sur mesure. Ayant eux-mêmes réalisées des études de doctorat en aquaculture et épuration des eaux, les fondateurs, appuyés par une équipe de professionnels certifiés et expérimentés, comprennent l’ampleur des besoins. C’est en répondant aux demandes individuelles qu’au cours des années, la compagnie a cumulé une expertise hors du commun.


ÉLECTRONIQUE À l’ère du numérique, Ils peuvent maintenant intégrer de multiples contrôles environnementaux reproduisant des phénomènes tel que le réchauffement climatique et la pollution environnementale directement dans le laboratoire. Ils simulent les marées, le courant des rivières, les fluctuations de température, de pH, d’oxygène, de salinité, etc.. Tout cela afin de permettent aux scientifiques de d’évaluer plus facilement l’impact de ces facteurs sur la vie aquatique et marine. “Aquabiotech Inc. has designed and built a truly world-class aquatic facility in Concordia’s Applied Science Hub,” Dylan Fraser, associate professor in the Department of Biology at Concordia University. “The Concordia University research team is able to address emerging questions such as exploring fish’s ability to adapt to climate change, harvesting or habitat fragmentation brought on by human activities, how small populations of fish cope with environmental stressors and more.”

AMÉNAGEMENT AQUABIOTECH est fière de collaborer au succès du nouveau pavillon de l’université Concordia. Par ses instruments, elle contribue à une plus grande efficacité énergétique et une faible consommation d’eau (économie d’eau de 97 % et plus). Rehaussant les normes éthiques du bien-être animal dans la conception de ses laboratoires, ses instruments offrent une stabilité environnementale en maintenant une qualité d’eau optimale et une réduction impressionnante de la vibration et du bruit. “They pay very close attention to detail in all building components (filtration, circulation, pumps, flow, tank setup, emergency preparedness etc.) and build facilities for long-lasting durability and reliability. Throughout the design and construction process, Aquabiotech Inc. professionals were very open to discussing and listening to our needs as researchers. I wholeheartedly recommend Aquabiotech Inc. to any researchers or companies in need of constructing a custom-built aquatic facility.”

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MSDL ARCHITECTES / Maison Louis-Hippolyte-La Fontaine

MAISON LOUIS-HIPPOLYTE-LA FONTAINE L’histoire du projet de la Maison Louis-Hippolyte-La Fontaine est étroitement liée à celle, fort médiatisée, de l’îlot Overdale. Le développement de cet espace, laissé vacant depuis plus de 25 ans, était attendu depuis longtemps. Construite vers 1845 pour George Bourne, brasseur de La Prairie, cette maison fut témoin d’événements marquants de notre histoire que sa restauration permet de raconter, de mettre en valeur et de sauvegarder. Alors qu’elle venait tout juste d’être achetée par Louis-Hippolyte La Fontaine, son plus célèbre propriétaire, premier Canadien français premier ministre du Canada-Est, la maison est victime des émeutiers qui, dans la nuit du 25 au 26  avril 1849, après avoir incendié le marché Sainte-Anne dans lequel siège le Parlement, se rendent à la résidence et mettent le feu aux dépendances, à la bibliothèque, au mobilier et au décor intérieur. Heureusement, La Fontaine n’y habite pas encore. Quatre mois plus tard, les émeutiers reviennent et lancent une nouvelle attaque, cette fois à l’arme à feu. Cet assaut conclut les protestations contre la sanction royale accordée par le Gouverneur Lord Elgin au projet de loi, adopté par le Parlement en février 1849, qui devait indemniser les gens pour les pertes subies durant les rébellions de 1837-1838. La Maison Louis-Hippolyte-La Fontaine rappelle aussi l’époque révolue où le centre-ville de Montréal présentait un paysage bien différent : des villas, de vastes jardins, des vergers… Elle est l’une des rares et des plus anciennes villas au centre-ville et un excellent exemple d’architecture résidentielle néoclassique à Montréal. Elle témoigne, par le fait même, de l’évolution de l’architecture urbaine puisque l’expansion de Montréal a vu cette villa plusieurs fois transformée : ajout d’un étage, maison en rangée, convertie en multilogements, en maison de chambres, désertée, occupée par des squatteurs, barricadée, vandalisée…

LE PARCOURS DU COMBATTANT Plusieurs projets de développement de l’îlot Overdale, incluant la maison, ont été présentés puis rejetés ou abandonnés jusqu’en 2011, alors que le Groupe Brivia s’en porte acquéreur. Il s’agit, à ce moment-là, du plus grand terrain disponible au centre-ville de Montréal sur lequel il est possible de construire un projet de plein droit. Le site et la maison étaient, à ce moment, en très mauvais état…

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Lors de l’inauguration officielle, tenue le 23 septembre 2020, Anik Shooner, architecte, cofondatrice, associée principale de MSDL Architectes et responsable de ce projet, s’exprimait ainsi : « Comme architecte, quand on regarde un projet complété et qui satisfait notre vision, on a le cœur léger et, la nature humaine aidant, on oublie les combats qu’on a menés pour y arriver. Je dois vous dire que la maison Louis-Hippolyte-La Fontaine, dans l’état dans lequel vous la voyez aujourd’hui, est le résultat du parcours du combattant. » Dans ce cas-ci, le « combattant » est, en fait, une petite armée composée du développeur, Kheng Ly de Brivia, puis des nombreux intervenants (historiens, consultants, professionnels, organismes, Ville…) qui ont cru à cette vision de faire de l’îlot Overdale et de la Maison La Fontaine, un grand projet.


TRAVAIL D’ÉQUIPE La concertation et la collaboration se sont avérées cruciales pour cette réalisation. Il y eut d’abord l’étude patrimoniale menée par Louis Brillant qui, s’ajoutant à de nombreuses rencontres avec la Ville de Montréal, a entraîné la rédaction et l’émission d’un énoncé de valeur patrimoniale de la maison. Ensuite, après des échanges et discussions, l’époque de la restauration a été décidée : la réhabilitation devait permettre de ramener le bâtiment à son apparence la plus marquante, soit celle d’origine, au moment où il était la propriété de Louis-Hippolyte La Fontaine. « On a travaillé avec Menaud Lapointe, de la firme Beaupré-Michaud, spécialiste en patrimoine, et il a fallu s’inspirer d’images de maisons montréalaises de la même période pour refaire le toit à 4 pans, le détail des cheminées, les fenêtres, le portique à l’avant d e l a m a i s o n , l e s b o i s e r i e s , l e m u r d e m o e l l o n …  » , explique Mme  Shooner. En effet, la quasi-inexistence d’images de maisons comparables et la piètre condition du bâtiment existant brouillaient considérablement les pistes des caractéristiques du bâtiment d’origine et de son évolution. Cette villa du centre-ville constitue une trace exceptionnelle de ce pan de l’histoire architecturale de la métropole. « Il est remarquable d’avoir, au centre d’une ville, dans le quartier des affaires, une représentation de ce qu’était Montréal à l’époque, c’est-à-dire des villas, dans ce cas-ci sise dans un verger qui descendait vers le sud, puisque plusieurs des rues qui sont là aujourd’hui n’existaient pas alors », commente Anik Shooner. Afin d’en raviver le souvenir, un large espace vert fut maintenu autour de la propriété et des pommetiers y ont été plantés, évoquant ainsi les vergers qui ont longtemps occupé le domaine.

Photos : Raphaël Thibodeau

La restauration de la maison représentait d’abord un indispensable travail intellectuel afin de bien comprendre son histoire, qui la relie indéniablement à celle de Montréal, et aussi à celle du Québec et du Canada. L’étude et l’analyse de sa valeur patrimoniale, historique, culturelle et architecturale ont permis de mesurer toute l’importance de conserver ce témoin privilégié de tant d’événements historiques, parfois violents, mais qui ont néanmoins façonné notre patrimoine. Cependant, au-delà de cet héritage collectif, la Maison La Fontaine tient en outre sa valeur du fait qu’elle « appartient » à Montréal, aux Montréalaises et Montréalais. Dès l’apparition des premiers signes de chantier sur le site, les résidents du quartier ont posé des questions, exprimant leurs préoccupations. Leur grand intérêt pour le projet était palpable, aussi furent-ils rassurés d’apprendre que « leur » maison ne serait pas démolie, bien au contraire, que le projet en cours allait lui redonner sa splendeur d’autrefois.

DÉLICATESSE ET MINUTIE L’architecte explique également que tout le travail effectué a nécessité minutie et délicatesse. « Cela peut sembler étrange de parler de délicatesse quand on fait de la construction, mais dans le cas d’une restauration comme celle-ci, il le fallait, il fallait faire attention, prendre le temps de bien faire les choses. » La maison avait été abandonnée pendant de nombreuses années, très mal entretenue ou pas entretenue du tout. En somme, la maison était en plus mauvais état encore que ce qui avait été anticipé. Au début de la construction s’est d’ailleurs produit un affaissement de la maison : elle fut renforcée, par l’installation de colonnes t e m p o r a i re s , j u s q u ’ à c e q u ’ u n e s o l u t i o n s o i t t ro u v é e et que s’achèvent les étapes préalables des travaux. La maçonnerie de la façade avant a également représenté un défi de taille. Dans le plus grand respect des règles de l’art, la maison a été démontée et les pierres numérotées afin de pouvoir la reconstruire à l’identique. Les pierres fissurées ont été consolidées grâce à des techniques de restauration éprouvées. Les marques d’impact des projectiles tirés sur la façade par les émeutiers ont toutefois volontairement été conservées. Pour recréer le toit à quatre versants, typique de cette époque, on a dû démolir l’étage supérieur, une fausse mansarde construite vers 1905 alors que la maison avait été transformée en immeuble à logements. Le portique et l’escalier d’accès au piano nobile furent également reconstitués afin de redonner à la maison l’éclat et la prestance qu’elle présentait au 19e siècle. Cette restauration majeure fait revivre l’histoire de la maison et de son propriétaire. Lui rendant l’aspect architectural de style néoclassique qu’elle avait au moment où Louis-Hippolyte La Fontaine l’habitait, elle permet d’affirmer l’importance du bâtiment sur ce site et dans la ville, en plus de s’avérer un riche héritage pour Montréal.

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MSDL ARCHITECTES / Pavillon D - ÉTS

PAVILLON D - ÉCOLE DE TECHNOLOGIE SUPÉRIEURE Innovation. Intégration. Interconnexion. Le Pavillon D a été conçu sous l’inspiration de ces trois mots clés, faisant ainsi de ce nouveau pavillon un projet porteur pour l’École de technologie supérieure (ÉTS). Par sa mise en œuvre, l’identité de son campus urbain s’affirme et son caractère rassembleur, ouvert sur la communauté, s’en trouve renforcé. Une identité ancrée dans l’innovation_ L’ÉTS invite ses étudiants et son personnel à se dépasser constamment, à relever les défis avec audace et détermination et à ajouter une large dose d’inventivité à tout projet, quel qu’il soit. Le Pavillon D s’inscrit dans cette volonté de dépassement et d’innovation notamment par le développement d’une géométrie distinctive, d’une matérialité alliant transparence et opacité ainsi que d’une sérigraphie sur le verre du mur-rideau. Représentation abstraite du transfert de connaissances, du génie créatif des étudiants et de l’afflux des idées sur le campus, cette impression numérique sur verre symbolise l’esprit avant-gardiste dans lequel l’approche éducative et formative de l’ÉTS est profondément enracinée. Dès lors, le Pavillon D instaure habilement le dialogue avec la Maison des étudiants tout en l’ouvrant davantage avec l’espace public. Une intégration sensible à son milieu qui contribue au plus important projet d’aménagement paysager du campus_ Le Pavillon D poursuit la création d’interfaces dynamiques telle qu’amorcée par la Maison des étudiants et le Planétarium Dow, permettant l’émergence de liens forts avec la collectivité. Le traitement des façades sur les rues William et Murray accentue la mise en valeur de la rue William, renforçant l’appartenance de l’ÉTS à son quartier et définissant plus encore le rôle déterminant que l’institution compte jouer dans sa communauté, de pratique autant que de proximité. Le choix d’une implantation qui préconise un alignement de la façade principale avec les façades des bâtiments de la rue William concourt à l’encadrement de l’espace public tout en entraînant un généreux dégagement au centre de l’îlot. Le remarquable apport de lumière naturelle ainsi généré rend possible l’aménagement de nouveaux espaces extérieurs de qualité dont bénéficient à la fois les usagers du campus et les résidents du quartier. Une interconnexion qui accentue l’appartenance au campus, à l’industrie et à la ville_ La mise en place des espaces créatifs au rez-de-chaussée distingue le Pavillon D et met en lumière l’un des éléments importants ayant contribué à la renommée de l’ÉTS, soit la priorité que l’établissement accorde à l’offre d’une formation axée tant sur la théorie que sur la pratique.

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En effet, la topographie développée met en évidence cette approche : côté parc et Maison des étudiants, les espaces des clubs étudiants avec leur porte de garage vitrée s’ouvrent comme des kiosques sur une large circulation, alors que, côté rue William, les ateliers de fabrication sont positionnés en vitrine. Le mur-rideau, composé de panneaux de verre, approfondit cette connexion avec l’extérieur, contribuant à l’animation du parc. L’approche architecturale permet de multiples configurations et présente un traitement distinctif plus élaboré et soigné que celui du traditionnel espace technique. Ainsi, le lieu favorise la synergie des différents usagers, l’interconnexion, le partage de ressources et le réseautage. Configuration des zones de travail collaboratives favorisant les rencontres_ Le projet du Pavillon D dépasse les limites strictes de l’activité universitaire. Les espaces de collaboration et de détente y sont considérés comme l’extension des salles de cours et participent au développement académique de chaque étudiant. Afin de soutenir la pleine appropriation de ces lieux, il est apparu judicieux de répartir les salles de classe et les espaces collaboratifs aux derniers étages du nouveau pavillon. Orientées sur le parc, nourrissant le dialogue avec la Maison des étudiants, les zones de travail collaboratives contribuent au déploiement d’une vie étudiante forte et foisonnante au sein du campus et composent un lieu de convergence animé. Des escaliers ouverts, éléments clés de design actif, y favorisent de saines habitudes de vie, en plus d’encourager les rencontres et les échanges. Complétant habilement la Maison des étudiants, le Pavillon D compose avec elle la vitrine parfaite de toute l’effervescence de l’activité étudiante du campus urbain de l’ÉTS. En plus de participer à la revitalisation et au développement du secteur, il affirme la place prépondérante de ce dernier au sein du quartier Griffintown. Soignant la matérialité, la volumétrie, l’alignement et l’échelle, le concept élaboré rend possible une adéquation complète entre le lieu et l’environnement auquel il appartient. Une démarche audacieuse, une architecture distinctive et un engagement immuable envers la pérennité de nos institutions sont autant d’éléments qui font du Pavillon D un lieu d’exception, un témoin fort de l’innovation et un espace rassembleur connecté à sa communauté.


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Photos : Stéphane Brügger


MSDL ARCHITECTES / Technopôle en réadaptation pédiatrique

TECHNOPÔLE EN RÉADAPTATION PÉDIATRIQUE

Le Technopôle en réadaptation pédiatrique est une initiative d’envergure internationale réunissant sous un même toit les soins, la recherche, les partenariats, l’enseignement et l’évaluation des technologies. Projet visionnaire du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, il constitue un lieu unique d’idéation et d’innovation à portée scientifique, économique, sociale et communautaire. Établi sur le site du Centre de réadaptation Marie Enfant (CRME), il sert la mission de l’établissement en réadaptation, adaptation et intégration sociale pour les enfants et les adolescents présentant une déficience motrice ou de langage.

et écrite (SACOÉ), Recherche, Enseignement, HUB technologique et Programme ministériel des aides techniques à la communication ( P M AT C O M ) . Te n a n t c o m p t e d e l a l i s t e d e s l o c a u x e t d e s é q u i p e m e n t s , e t i s s u d ’ u n p ro c e s s u s m i s a n t sur la collaboration avec le client, un plan d’aménagement optimal a été élaboré et mis en œuvre afin d’atteindre les objectifs du CHUSJ, tout en maximisant le déploiement de technologies de pointe.

Le CHU Sainte-Justine est le plus grand centre mère-enfant au Canada et l’un des quatre plus importants centres pédiatriques en Amérique. Il est reconnu pour ses pôles d’excellence intégrant les soins spécialisés et ultraspécialisés, la recherche de pointe, l’enseignement, la promotion de la santé et l’évaluation des technologies et modes d’intervention en santé. Le Technopôle en réadaptation pédiatrique découle de la nécessité de moderniser les espaces des aides techniques, de répondre à des standards de qualité universitaires élevés et d’utiliser des pratiques et des technologies les plus efficientes et les plus performantes possibles.

Le Technopôle permet de réunir les chercheurs du CHUSJ de même que des acteurs de l’industrie afin de cocréer, de valider et de mettre en valeur des innovations en santé en situation réelle de soins. Conçu pour en faire l’un des plus importants « living lab » (laboratoire vivant) en réadaptation pédiatrique, le projet s’est élaboré en misant sur des pratiques innovantes. L’approche conceptuelle était en effet axée sur la réalisation d’un environnement créatif, fonctionnel, durable et ouvert pour les chercheurs, les cliniciens, les professionnels, les jeunes et leur famille. Les espaces sont généreux et lumineux, les équipements sont intégrés de façon optimale, les circulations sont fluides, et des endroits formels et informels se marient pour plus de flexibilité.

Le bâtiment réunit 9 programmes de surspécialités, 1 unité de réadaptation fonctionnelle, 1 unité d’hébergement, 12 salles multifonctions pour le travail de cocréation et la collaboration, une dizaine d’équipements technologiques inédits en réadaptation pédiatrique canadienne de même que des bureaux et des services. Avec l’ajout de 7 060 m2 bruts d’infrastructure sur trois étages reliés au bâtiment existant, le Technopôle permet de subvenir aux besoins en espaces de plusieurs secteurs d’activités distincts : Orthèses/ Prothèses, Positionnement, Suppléance à la communication orale

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COCRÉATION ET INNOVATION

Intégré judicieusement aux bâtiments existants, ce projet d’agrandissement a permis de fermer et de valoriser la cour intérieure qui est depuis abondamment utilisée par les employés et par la garderie. Composé principalement de verre, le mur-rideau de la façade qui la jouxte établit la connexion entre la cour et un espace bistro sur deux étages, lieu de rencontres et d’échanges. La façade est, également composée


L’approche architecturale a aussi tenu compte de l’organisation du travail, du renouvellement des équipements, de l’acquisition de technologies de pointe, des besoins changeants d’un milieu de recherche et d’expertise en perpétuelle évolution. Que ce soit dans le domaine clinique, la recherche ou l’enseignement, le Technopôle présente un lieu en adéquation avec les exigences des services qui y sont développés et offerts aux enfants. Afin de stimuler une émulation féconde au sein des équipes de recherche et de mettre en valeur leurs travaux et leur impact concret sur la santé des jeunes, le projet met en vitrine, par l’utilisation de cloisons de verre, certains laboratoires qui donnent ainsi à voir des procédés d’intervention innovants, des équipements usant des plus récentes technologies et des méthodes audacieuses qui contribuent à des avancées déterminantes en réadaptation pédiatrique.

PROJET CERTIFIÉ LEED

®

Construit sur le site du Centre de réadaptation Marie Enfant (CRME) du CHU Sainte-Justine, le Technopôle en réadaptation pédiatrique a obtenu sa certification LEED Argent (plus précisément, LEED v4, conception et construction de bâtiments - noyau et enveloppe) en janvier 2021. Le projet inclut plusieurs mesures d’efficacité énergétique, dont l’installation de thermopompes permettant la récupération de chaleur, un système de ventilation à débit variable et un réseau hydronique de chauffage et de refroidissement à débit variable. Une mise en service améliorée pour tous les éléments de chauffage, ventilation et climatisation a également permis d’optimiser chaque composante assurant par le fait même une importante économie d’énergie et la pérennité des installations.

Le projet étant situé au 5200, rue Bélanger Est, dans le quartier Rosemont à Montréal, sa conception a visé une participation significative à la réduction des îlots de chaleur. Œuvrant de concert avec l’équipe de paysage, MSDL Architectes a intégré une section de toit vert, un espace vélo couvert en plus de favoriser une implantation, une volumétrie et une matérialité qui contribuent à une abondante luminosité pour le plus grand bonheur et bien-être des usagers. De plus, de nombreux arbres ont été plantés, en collaboration avec la Soverdi, et les eaux de pluie peuvent en grande partie être réutilisées à travers un bassin filtrant. En fait, la réduction de la consommation d’eau tant extérieure qu’intérieure a orienté les options de conception et de réalisation. En ce qui a trait aux intérieurs, la sélection de produits et matériaux s’est notamment effectuée sur la base de déclarations environnementales de produits (DEP) et de déclarations sanitaires. Les choix faits ont ainsi permis de répondre aux exigences LEED, mais surtout d’offrir un environnement sain et sécuritaire aux enfants et à leur famille de même qu’aux chercheurs et travailleurs de la santé. La primauté de la qualité de l’air en milieu hospitalier a elle aussi nécessité la mise en place des meilleures pratiques comme des rapports d’inspection hebdomadaires et leur suivi rigoureux. Projet d’une importante complexité à bien des égards, réalisé en régime accéléré et en gérance de construction, le Technopôle en réadaptation pédiatrique a impliqué la production de 52 lots de construction en moins de 18 mois. Un tel contexte a exigé de notre équipe une grande adaptabilité et une parfaite maîtrise en planification, exécution et gestion. L’architecture concrétise ainsi la vision d’avant-garde du CHUSJ en créant un environnement stimulant dédié à la réadaptation pédiatrique, où les besoins des enfants et adolescents sont, encore et toujours, au centre de toute action, de toute innovation.

Photos : Stéphane Brügger

d’un mur-rideau en verre, entraîne elle aussi une interrelation entre l’espace public extérieur et les bureaux qui, bordés d’une large circulation vitrée, profitent d’une luminosité exceptionnelle. La fenestration pleine hauteur et l’application d’une pellicule translucide sur la partie inférieure permettent de conjuguer l’intimité nécessaire des rencontres médicales à une lumière à la fois abondante et douce.

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STANTEC / Développement durable

CHEF DE FILE EN DÉVELOPPEMENT DURABLE Fondée au Canada en 1954, la firme d’ingénierie Stantec se positionne comme un chef de file mondial en conception, avec ses 22 000 employés répartis dans 350 bureaux aux quatre coins du globe, dont 1  500 employés et 15 succursales au Québec. Nommée cinquième entreprise la plus durable au monde et la première en Amérique du Nord, selon Corporate Knights, Stantec se distingue par son sens de l’innovation, qu’elle met à l’œuvre en ingénierie, en urbanisme, en architecture de paysage, en environnement, en science des sols et en gestion de projets. En plus de ses services de conception traditionnels à toutes les phases d’un projet, la firme multidisciplinaire poursuit sa croissance notamment dans quatre marchés émergents, soit les villes intelligentes, la restauration des écosystèmes, la transition énergétique et les changements climatiques.

la vitesse des moteurs, pour limiter la dépense énergétique aux besoins réels en chauffage et humidification; l’installation d’une chaudière électrique et d’une chaudière à condensation à haute efficacité; et l’éclairage à diodes électroluminescentes (DEL) avec détecteurs de présence. Les ingénieurs ont également participé à l’implantation d’un toit vert au-dessus de l’atrium, contribuant à réduire les îlots de chaleur. « Ce projet est un excellent exemple de la concrétisation de notre plan stratégique, qui s’appuie sur la lutte aux changements climatiques, la transition énergétique et le développement des villes intelligentes  », souligne Luc Séguin, directeur principal, développement stratégique.

UN ENGAGEMENT POUR LA PROTECTION UNE EXPERTISE APPRÉCIÉE AU TECHNOPÔLE

DE LA PLANÈTE

Forte de ses multiples expertises, Stantec s’est ainsi vu confier l’ensemble de l’ingénierie du Technopôle en réadaptation pédiatrique du CHU Sainte-Justine, en avril 2017. La tenue d’ateliers PCI (processus de conception intégrée) combinée à la modélisation des données du bâtiment a permis de réaliser le projet en mode accéléré pour respecter l’échéancier serré tout en maximisant la collaboration entre les ingénieurs, la firme d’architecture MSDL et le client.

Au cours des dernières années, Stantec a multiplié sa participation à des projets novateurs et écoénergétiques comme celui du Technopôle. La firme a également fourni des services d’ingénierie en mécanique, électricité, structure et génie civil pour le pavillon d’accueil net zéro du Parcours Gouin, une vitrine technologique et éducative faisant la promotion du développement durable auprès des citoyens de Montréal. Elle a aussi conçu la nouvelle bibliothèque de Varennes, le premier bâtiment institutionnel net zéro au Canada.

Les exigences variées et spécifiques à chaque espace, incluant des laboratoires secs, un simulateur de marche et des espaces locatifs destinés aux entreprises en démarrage en recherche et développement, se sont ajoutées à la complexité du projet.

De plus, Stantec participe activement à de nombreux projets d’infrastructures d’envergure partout au Québec, qui répondent aux défis de mobilité et d’électrification des transports, tout en mettant de l’avant les principes de développement durable.

De plus, le bâtiment devait intégrer d’importantes mesures de développement durable en vue de l’obtention de la certification LEED niveau argent. Pour ce faire, les ingénieurs de Stantec ont mis de l’avant des concepts efficaces, incluant : des roues thermiques sur les systèmes de ventilation pour récupérer l’énergie; l’utilisation de thermopompes pouvant récupérer la chaleur; des sondes à CO2 et un réseau hydronique à débit variable modulant

Déterminée à asseoir sa réputation de chef de file en développement durable, Stantec s’engage à atteindre la carboneutralité de ses activités d’ici 2022 et l’objectif zéro émissions nettes d’ici 2030, notamment en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre, en compensant par l’achat de crédits carbone et en faisant appel à son bureau de l’innovation pour développer des solutions de récupération ou de stockage d’énergie, par exemple.

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MSDL ARCHITECTES / De Grandpré Chait

Photo : Stéphane Groleau

DE GRANDPRÉ CHAIT

Le cabinet d’avocats De Grandpré Chait a profité du déménagement de ses bureaux aux 25e et 26e étages de la tour du 800, boulevard René-Lévesque Ouest pour développer un environnement qui reflète davantage sa culture d’entreprise et renforce le sentiment d’appartenance.

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Au moment d’amorcer le projet de design d’intérieur des nouveaux bureaux, les attentes énoncées se présentaient étonnamment sous forme de paradoxes : on souhaitait préserver une certaine tradition tout en bousculant les façons de faire ; respecter des conventions établies depuis longtemps dans le secteur, mais rompre avec certaines idées préconçues ; conserver l’image de réussite associée à l’occupation de l’espace tout en le démocratisant. L’équipe d’architectes a compris très tôt que l’écoute attentive serait au centre du processus de conception et de réalisation. Elle a d’abord tenu des ateliers, impliquant aussi bien les avocats que les adjoints, afin de dresser le portrait le plus exact possible du cabinet, de son historique, sa mission, ses champs d’expertise et ses valeurs. Fort d’un patrimoine presque centenaire, De Grandpré Chait possède des racines à la fois dans les cultures anglophone et francophone. Cette caractéristique lui a bien souvent permis de se distinguer, notamment au cours de jugements déterminants qui ont marqué l’histoire juridique canadienne. Si ce mariage des cultures est ressorti comme l’une des grandes fiertés lors des consultations, l’importance de l’apport de chaque membre de l’équipe au succès du cabinet est également apparue comme une réalité à mettre en valeur dans les nouveaux aménagements.

Photo : Vincent Brillant

L’analogie avec la colonne vertébrale proposée au fil des rencontres s’est imposée comme élément central du projet, rappelant justement le rôle crucial de chaque personne dans la réussite des activités du cabinet. Les espaces de travail, salles de projets et services internes de gestion documentaire sont donc mis en scène suivant une trame conceptuelle à la fois linéaire et centrale, dégageant les perspectives et favorisant la fluidité des parcours. Les bureaux au périmètre, les postes en aire ouverte, les salles de travail collaboratif et l’espace modulable, tout est interrelié, organisé autour de cette composante médiane à dominante boisée, véritable repère au cœur des nouveaux bureaux.

La distinction est dans la finesse des détails.

plomberie.com

514 766-3531 55


Photo : Vincent Brillant

MSDL ARCHITECTES / De Grandpré Chait

DÉMOCRATISER L’ESPACE Accentuant l’ouverture des espaces et bonifiant de façon majeure la luminosité, les cloisons de verre constituent l’un des éléments clés des nouveaux aménagements. Que ce soit au 26 e étage, que les bureaux occupent au complet, ou au 25 e étage, occupé en partie, le verre est utilisé pour encadrer tant les bureaux fermés des avocats, situés au périmètre, que les salles de rencontres et de travail collaboratif. Le retour en verre, qui sépare les bureaux fermés des circulations, intensifie d’ailleurs l’effet d’ouverture recherché. Le carrefour, regroupant trois salles de projets entre les deux ailes de bureaux et la cuisine, de même que les alcôves aux couleurs vives rythment l’espace, créent des respirations dans la trame, participent au dynamisme des lieux, favorisent le travail collaboratif spontané et l’appropriation de l’espace

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par les employés. Enfin, la cuisine s’adapte elle aussi aux besoins des usagers en offrant à la fois un centre rassembleur, avec de grandes tables pourvues de bancs, et des cabines au bord des fenêtres pour plus de tranquillité et d’intimité. Dès la réception, adjacente à un vaste espace modulable, la vue vers le fleuve s’impose. L’absence de cloisons hautes, l’omniprésence de la transparence de même que le choix de mobilier intégré sobre préservent et accentuent les percées visuelles et les perspectives partout dans le bureau. Le décloisonnement de l’espace est dès lors des plus tangibles. La matérialité et la configuration des lieux actualisent le virage audacieux pris par De Grandpré Chait vers un environnement ouvert, à la fois convivial et raffiné.


Préconisant l’interconnexion et la collaboration, diverses stratégies ont été élaborées afin d’apporter une grande flexibilité aux aménagements. Tant les espaces collectifs, les bureaux fermés que les aires de travail ouvertes présentent diverses typologies. Tous adaptés à l’utilisation des nouvelles technologies, ils participent à un équilibre entre les zones formelles et informelles. Sans négliger les considérations de confidentialité inhérentes aux activités juridiques, le projet offre un cadre propice à la proximité indispensable à la mise en œuvre de la vision intégrée et multidisciplinaire du cabinet. Répondant aux exigences de rangement et aux préoccupations de confort acoustique et de mixité des espaces (rencontres internes, clients, avocats adverses…), les nouveaux bureaux – totalisant près de 3 250 m2 – sont conçus pour optimiser le fonctionnement de plusieurs équipes sur deux étages. La relation au milieu de travail changeant constamment, les besoins évoluant, les incontournables d’aujourd’hui ne seront certainement pas ceux de demain… Pour assurer la pérennité des nouveaux bureaux, il était essentiel d’envisager dès le départ leur adaptabilité aux changements de paradigmes en cours et à venir. Élément particulièrement évocateur de cette approche, un grand espace modulable, pourvu de cloisons mobiles, se transforme au besoin en espace de travail, en salle événementielle ou en centre de conférences. Le mobilier peut également y être reconfiguré afin d’accueillir convenablement des réunions avec des clients, des séances de travail internes ou des événements.

CHALEUREUX, INNOVANT, DURABLE L’ouverture, la lumière, la transparence ont particulièrement influencé le langage développé pour exprimer le concept. Les matériaux et les finis choisis le concrétisent habilement : l’essence de bois, soit le chêne blanc, est claire et lumineuse ; le tissage serré du tapis allie élégance au confort acoustique ; le verre coloré et la palette de couleurs génèrent une ambiance vivante et vibrante ; les matériaux mats pour les surfaces de la cuisine servent parfaitement le style contemporain et la céramique du hall se conjugue au verre pour témoigner du prestige du lieu. À travers un processus totalement intégré, MSDL Architectes a également développé toute la signalétique du projet : ébénisterie, inscription sur verre, pellicule autocollante en vinyle noir pour identifier les bureaux, pictogrammes, par exemple, pour le vestiaire, les cabines focus, etc. En somme, chaque élément joue son rôle pour déployer les intentions conceptuelles et en établir la pertinence. La conception des aménagements des nouveaux bureaux du cabinet d’avocats De Grandpré Chait, ne laissant de côté aucun détail, participe à créer un environnement de travail d’avant-garde qui unifie les équipes et inspire l’innovation. Offrant aux usagers une expérience améliorée, le projet invite au dépassement de soi, stimule l’esprit créatif et contribue à la réussite collective.

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DRAPERIES DE L’EST / Maximiser le confort des occupants

MAXIMISER LE CONFORT DES OCCUPANTS Véritable référence dans le domaine des toiles, rideaux et stores au Québec, l’entreprise Les Draperies de l’Est se démarque par son approche client hautement personnalisée et ses conseils d’experts. D’abord axé sur les mandats résidentiels lors de sa fondation en 1952, ce fournisseur spécialisé a graduellement développé sa clientèle commerciale, une expansion qui s’est faite tout naturellement en raison de la solide structure organisationnelle déjà en place. L’arrivée de Mylène Lessard à la vice-présidence en 2008 a permis à l’entreprise de prendre un nouvel envol grâce à l’informatisation de ses processus et à l’ajout de la domotique à son offre de produits et services, propulsant ainsi le volet commercial. En plus d’offrir des produits conçus sur mesure et adaptés à chaque fenêtre d’un édifice, Les Draperies de l’Est sont en mesure d ’ a p p u y e r l e s a rc h i t e c t e s e t e n t re p re n e u r s g é n é r a u x en leur proposant les meilleures solutions et des devis précis à partir des plans d’un immeuble ou des mesures prises sur place.

DES SOLUTIONS DE DOMOTIQUE DE POINTE Au cours des dernières années, les mandats pour les toiles et rideaux motorisés se sont multipliés. Ils peuvent être activés par un interrupteur ou une télécommande, ou encore être reliés au système de domotique afin qu’ils s’ouvrent et se ferment selon un horaire précis. L’ajout de capteurs solaires permet de pousser l’automatisation davantage par l’activation de l’ouverture et de la fermeture des toiles selon le niveau d’ensoleillement. Ces options de motorisation s’avèrent des atouts indispensables pour les nouvelles constructions qui comportent souvent de grandes fenêtres.

« Nous pouvons aussi conseiller les concepteurs selon le positionnement du bâtiment et les aménagements intérieurs. Au bout du compte, on vise à ce que les toiles deviennent un outil de travail, sans qu’on ait à s’en soucier », affirme Mylène Lessard, vice-présidente et décoratrice. Non seulement la programmation de l’ouverture et de la fermeture des toiles rehausse-t-elle le confort des occupants, mais elle contribue également à augmenter l’efficacité énergétique d’un édifice, par exemple en empêchant les rayons du soleil de réchauffer les pièces en été, limitant le recours à l’air climatisé. La programmation domotique peut même tenir compte du taux d’occupation et faire en sorte que les toiles s’abaissent en présence de plusieurs personnes.

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DES BUREAUX AUX HÔPITAUX L’équipe des Draperies de l’Est a eu l’occasion de collaborer à plusieurs reprises avec MSDL architectes, notamment par l’intermédiaire de l’entrepreneur général P+R Desjardins lors de la conception et de l’installation de rideaux et toiles motorisés pour les nouveaux bureaux du cabinet d’avocats De Grandpré Chait. L’entreprise a réalisé plusieurs projets au centre-ville, fournissant les toiles pour tous les étages des édifices de la Place Ville Marie et du 1000, de la Gauchetière. Le spécialiste en draperies peut aussi fournir des rideaux – du voile léger au tissu opaque, motorisés ou non – pour les salles de réunion et de réception, afin d’ajouter une touche de raffinement ou d’intimité au décor, tout en permettant l’insonorisation, la réduction de l’écho ou l’assombrissement de la pièce. En outre, Les Draperies de l’Est possèdent une vaste expertise dans les rideaux séparateurs, comme ceux qu’on retrouve dans les hôpitaux pour procurer de l’intimité aux patients. Lors de l’agrandissement de l’Hôpital Le Gardeur, l’entreprise a fourni l’ensemble des rideaux séparateurs et des systèmes de rails, ainsi que les toiles pour les fenêtres des chambres de la nouvelle aile. « Peu d’entreprises offrent une aussi grande variété de produits et connaissent aussi bien les systèmes de domotique complexes. Nous sélectionnons les meilleurs fournisseurs pour chaque type de produit, en favorisant les producteurs locaux et des produits durables autant que possible, et tout est conçu sur mesure  », souligne Mylène Lessard.

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Bâtir le futur ENSEMBLE!

RÉSEAU DES GRANDS BÂTISSEURS : UNE COMMUNAUTÉ DYNAMIQUE ET INNOVANTE Créé en 2020 afin de faire revivre l’essence de Montréal 2025, le Réseau des Grands Bâtisseurs, propulsé par le site GRANDSBATISSEURS.COM, est une plateforme qui permet aux différents acteurs du secteur de l’immobilier et de la construction de bénéficier d’une visibilité inégalée auprès de leurs clients et partenaires.

Le réseau est divisé en plusieurs champs d’expertise pour permettre aux abonnés de s’afficher dans la catégorie de leur choix. De plus, la nouvelle section Grands projets répertorie les plus importants chantiers en cours ou très récemment réalisés ainsi que les projets qui changeront le visage immobilier du Québec en raison de leur caractère innovant.

QUELS SONT LES AVANTAGES DE FAIRE PARTIE DE LA COMMUNAUTÉ DES GRANDS BÂTISSEURS?

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POUR PLUS D’INFORMATION : GRANDSBATISSEURS.COM | France Goyet, 514 871-1511 | france.g@innomagazine.com


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groupemontoni.com

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Inno Magazine 35 - Printemps 2021  

Magazine spécialisé dans le domaine de la construction et de l'architecture du grand Montréal et du Québec

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