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64 rue du Capitaine Dreyfus 46 avenue Président Wilson 93100 Montreuil

avec le soutien de HQB conseil

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Tout est calme Franck Loriou M a d a m e

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En l’Etat Franck Gérard Espaces partagés Hortense Soichet

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Stickers des adhérents…JFL

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le.sas vous a fait vibrer ? le.sas vous a fait causer ? le.sas vous a fait gamberger ? Pourtant le sas n’a fait que parler de quotidien. De l’ordinaire beau et mélancolique avec Franck Loriou en adorateur des traces de l’homme sur notre petite planète. De l’ordinaire dur avec Jean Fabien en dénonciateur d’une épreuve sévère traversée par de nombreuses femmes de notre époque. De l’ordinaire drôle avec Franck Gérard en sublimateur de l’espace public. Et enfin, de l’ordinaire tel quel avec Hortense Soichet en observatrice respectueuse des habitats d’une cité toute proche que nous vous proposons pour clôturer la saison. Ce quotidien a éte rythmé par des objets, des visages, des lieux. Peut-être vous y êtes vous retrouvé, peut-être avez-vous découvert une autre manière de vivre ce monde, de l’habiter. C’est bien cette question-là qui nous a animée tout au long de cette première saison. Notre manière d’évoluer dans cet environnement, les transformations que nous y opérons, les histoires que nous y traversons, les comportements que nous y adoptons. Résolument moderne aussi, le.sas est un lieu de promotion de la photographie qui a pour objet de s’attaquer à la description de notre histoire contemporaine. Ce sont des séquences que nous vous avons montrées, nous vous en présenterons bien d’autres ! Nous avons éte très heureux de partager toutes ces réflexions avec vous peuple de Montreuil et d’ailleurs... Nous espérons continuer dans cet esprit d’échange qui a été notre inspiration tout au long de cette première saison. Au nom de toute l’équipe du sas je vous souhaite donc une belle découverte de notre dernière proposition avant de vous donner rendez-vous à la rentrée pour de nouveaux horizons. Barbara Verlhac

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le.sas Ă son ouverture, en fĂŠvrier 2012 JF

6 sommaire


Sommaire

3 avant.propos 7 sommaire 9 chers.visiteurs 11 tout.est.calme 26 Franck Loriou 29 madame.lapin 50 Jean-Fabien 52 en.l’état 70 Franck Gérard 81 espaces.partagés 96 Hortense Soichet 100 contact

7 sommaire


le.sas Ă son ouverture, en fĂŠvrier 2012 JF

8 chers.visiteurs


Chers visiteurs, Bienvenue au SAS ! Petit espace d’exposition, le.sas est un lieu artistiquement engagé. Ici, une attention toute particulière sera portée au discours de chaque artiste, au relief donné à son œuvre par la recherche d’une singularité dans chaque situation. L’objectif ? Provoquer votre curiosité , susciter votre entonnement, bousculer vos pensées. Des dimensions intimes pour vous parler de notre époque si étrange, si excitante et à la fois si dérangeante. Des clichés vous en verrez, mais jamais de stéréotypes, nous préférons l’humanisme. Pas de leçon d’esthétique, le.sas mettra en avant l’engagement de l’artiste dans son sujet : sa volonté de nous faire découvrir un côté du monde, une fenêtre subjective sur notre environnement. Qu’il s’agisse de Montreuil où d’ailleurs, de situations banales ou exceptionnelles, de personnages familiers ou de parfaits inconnus, c’est bien du point de vue de l’artiste dont il sera question. Alors si d’aventure vous circulez par le.sas, préparez-vous à passer d’un monde à l’autre. Un sas est un endroit qui sépare deux environnements différents, notre désir : que vous en sortiez touchés. Voyons si le défi sera relevé ! Barbara Verlhac

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communication virale‌ JF

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D’un pays à l’autre ; dans un jardin ou sur un parking, à l’entrée d’une cour ou devant un immeuble, au dessus d’un capot de voiture ; un coin de plafond, un mur de chambre, une assiette ; Frank Loriou ne cherche jamais à émerveiller le quotidien. A chaque scène la même lumière discrète ; dans chaque angle le même équilibre sobre. Le photographe capte la familiarite toute nue des lieux. L’effet, saisissant, est une attente repoussant l’angoisse et l’ennui. Alors que « tout est calme », on se réveille partout à la fois, comme si le rêve était fini. Le silence révèle les détails qui distinguent la réalite de l’imaginaire. Il appelle une mémoire tendre, bien qu’un peu abrupte au début; des ambiances apparaissent. Un mélange à peine étrange ; une certitude surtout, de retrouver toujours quelque chose. L’exposition est le laboratoire d’un objet à découvrir : le livre d’images. Ici, un genre d’herbier très rare, celui des essences les plus pures. Quand les rassembler évoque une quête, lorsque les conserver suppose d’infinies précautions. François Rochon

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Franck Loriou fĂŠvrier.2012 JFL

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Franck Loriou Né en 1966 en Bretagne, Frank Loriou vit et travaille à Paris. Photographe indépendant spécialise dans l’édition musicale, Frank Loriou a réalise de nombreuses images pour Yann Tiersen, Dominique A, Jean-Louis Murat, JPNataf, Peter von Poehl, etc Autodidacte, il développe en parallèle une recherche photographique, à travers différentes séries sur le quotidien (Tout est calme), l’enfance, ou la nature contrariée (La vie sauvage). Edité en cartes postales par La Marelle Editions en 2008, Frank Loriou a publié en 2009 un ouvrage photographique intitulé « Tout est calme ». Au printemps 2012 il exposera à la Galerie de l’Aimance à Casablanca une série récente sur cette ville dans laquelle il a séjourne à plusieurs reprises.

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Expositons 2010 sept 4th - oct 2th.

La Maison du Peuple + Husson Photographic Bookshop, Brussels (Belgium) 2010 may 29-30th. Still in Motion Pinhole event, Paris (France) 2010 april 29th - may 20th.

Tout est calme L’imagerie Gallery, Lannion (France) 2009 october 24th - december 7th.

Photography is in the Street Collective exhibit, Issoire (France) 2009 june 25th - august 2nd.

Pol/A Collective exhibit, Kamel Mennour Gallery, Paris (France) 2009 march 5 th - may 2th.

Tout est calme Bibliothèque Chateau d’Eau, Paris (France) 2007 may 11-14th. Common Places with Yann Orhan Ateliers de Belleville, Paris (France) 2005 november 05th - december 17th.

Music & graphic design Graphic design center, Echirolles (France)

Publications Tout est calme (Everything’s Quiet) published by the author (www.toutestcalme.fr) 2009 : Tell Mum Everything is OK #3 published by Editions FPCF 2009 :

Postcards and notebooks by La Marelle Editions (www.lamarelle.net) 2008 :

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la vitrine de Madame Lapin JFL

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La vie quotidienne de Madame LAPIN Elle a fini par quitter son mari. Depuis, Madame Lapin rêve... D’une Nouvelle Vie. D’une Nouvelle Chance. Du Grand Amour. Le Vrai, encore une fois. Du Prince Charmant qui va avec et qui tarde à se manifester. Dans son attente, Madame Lapin se démerde. Elle jongle avec son découvert, ses crédits. Elle déteste ses collègues de bureau, leurs jalousies mesquines et les bises échangées de guerre lasse à la machine à cafe . Elle dévore les magazines qui lui promettent des kilos en moins, du Glam même en Province et le re -enchantement à petit prix. Elle croit en son horoscope et court après les bonnes adresses pour aller danser et noyer son désespoir avec ses copines, toutes aussi divorcées. Madame rêve... de sens et d’interdits, de l’envers de l’endroit. Elle rêve de boudoirs, de sortie du placard. Dans l’espoir que sa Vie cesse de lui poser des lapins.

Photographe : Jean Fabien Modèle : Roxane Loiseau

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au charbon

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RTT

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cendrillon

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Madame Lapin C’est   l’histoire   d’une   rencontre   par   la   photographie   entre   Roxane   et   Jean   Fabien.     C’est  l’histoire  d’un  costume  :  celui  d’une  femme  divorcée.     Entre  violence  de  la  situa?on  et  tendresse  de  l’image,  ceAe  exposi?on  vous   invite  à  entrer  dans  un  monde  qui  au-­‐delà  des  apparences  est  bien  réel.     CeAe   épopée   moderne   tantôt   simple   extrait   du   quo?dien,   tantôt   métaphorique,   nous   conduit   dans   l’univers   de   ces   dames   qui   s’accrochent   à   leur  des?n.     A  travers  ce  costume  de  playmate  et  ces  décors  familiers,  c’est  au  registre  des   contes  de  l’enfance  que  nous  raccroche  ces  photographies.     Lorsqu’on   raconte   aux   pe?tes   filles   qu’une   fois   le   prince   charmant   rencontré,   leur  vie  ne  sera  que  tarte  aux  framboises  et  arcs-­‐en-­‐ciel.     Mais   même   dans   les   histoires   pour   enfants,   les   lapins   cherchent   parfois   à   prévenir  du  danger.     C’est  le  lièvre  de  Jean  de  La  Fontaine  qui,  par?t  favori,  fini  par  être  dernier  de   la  course,  happé  par  les  diver?ssements  qui  s’offrent  sur  son  passage.     C’est  aussi  le  lapin  d’Alice  au  pays  des  merveilles  qui  ne  cesse  de  rappeler  le   temps   qui   passe   et   qui   finira   par   meAre   notre   héroïne   dans   une   mauvaise   situa?on.     Peut-­‐être   est-­‐ce   là   une   allusion   de   Jean   Fabien   au   rêve   de   princesse   bousculé   par  les  événements  de  la  vie  ?     Heureusement  Madame  Lapin  rêve  encore...     Au  comptoir  d’un  bar,  en  vacances  devant  un  verre  de  rosé,  en  repassant  son   linge,   on   sent   sur   la   figure   du   personnage   l’espoir   d’un   ailleurs,   un   «   wonderland  »  qui  lui  offrirait  enfin  ce  qu’elle  aAend...     C’est   fort,   ça   pique   le   cœur,   ça   fait   rire   aussi,   bienvenue   dans   la   vie   quo?dienne  de  Madame  Lapin  !     B.V.

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cuisine plus

fatalitas

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la piscine

beta carotene

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camping paradis

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Avant de se mettre à essayer de vivre, Madame Lapin a passé quinze ans en apnée. L’amour à vingt ans, le mariage dans la foulée, les beau-frères vaguement amoureux... Les apéros chez les voisins, les réunions de parents d’élèves. Le soir on fait les devoirs, on promène le chien, une levrette entre deux portes, chut, crie pas, une baffe entre deux verres, chut, tais toi. Le samedi, promenade en forêt, le dimanche repas chez les beaux parents... Le dimanche soir, madame Lapin se demande si c’est vraiment ça la vie. Elle hausse le son de son Ipod, ferme les yeux et puis le lundi arrive. Ca va passer... Tout le monde s’extasie. Quelle belle famille! Parfois quelqu’un attrape un regard vide, un sourire glaçant. Les belles soeurs chuchotent, c’est leur boulot. Mais pas trop quand même. Madame Lapin sait comment cacher les contusions, elle incise les bleus pour faire couler le sang caillé, elle est très forte pour ça. Après elle met du fond de teint. Et puis elle se colle des poches de glace sur les yeux pour les faire dégonfler. Elle regarde ses enfants grandir, elle les trouve beaux. Son mari aussi elle le trouve beau, Elle ne parle jamais, ça limite les dégats... Madame Lapin hausse le son de son Iphone. Ca va passer... Un jour Madame Lapin est partie.

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Au début, tout le monde trouvait ca courageux (en fait c’est de la survie, rien de courageux. La peur de rester au seuil de sa vie ou simplement sur le carreau). Après ca a éte plus compliqué a gérer. Les maris des copines qui se lachent doucement, une amicale main aux fesses, sans y penser, la famille qui pense que tout a une fin, surtout les crises d’adolescence des mères de famille, les amis qui, eux, n’ont pas le temps, doivent sortir le chien et se taper le repas dominical en famille. Madame Lapin n’a pas lache , par une espece d’acharnement presque infantile à ne pas ceder aux determinismes ni aux injonctions bienveillantes. Mais la terreur de la solitude est devenue son obsédante compagne.... Elle pleure souvent quand on ne la voit pas. Quand elle fait ses longueurs dans la piscine, quand elle range ses souvenirs aussi. Parfois elle se roule en boule sous une table, quand les enfants sont à l’école et elle ne bouge plus, pendant des heures. Dans ces moments la, elle rêve de s’évaporer simplement. Bien sur, Madame Lapin s’est inscrite à Meetic, pensant stupidement y trouver un compagnon de coeur ou de jeu. Sa navrante innocence l’a conduite dans les bras de Monsieur Blaireau qui ne pensaient pas plus loin que le bout de sa queue. Et puis évidemment il y avait une Madame Blaireau. Il y a toujours une Madame Blaireau. Madame Lapin a encore pleuré, gémit lamentablement dans les bras d’une amie vaguement compatissante, et puis elle est repartie dans sa quête. Sans rien dire et en sautillant, parce que c’est comme ça qu’avancent les lapins. Madame Lapin

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les feux de l’amour

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le journal du dimanche

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chic planete

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annus horribilis

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la valise RTL

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rencontre avec Franck GĂŠrard JFL

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vernissage 11.février.2012 ©JFL

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C’était à Poitiers à la fin des années 90. Nous marchions dans la rue avec Franck Gérard, en fin d’après- midi. Une déambulation en conversation autour des interrogations éternelles. Qu’est-ce que l’art et ses formes ? Qu’est-ce que l’acte photographique ? Quel rôle pouvons-nous avoir ? Quel sentier emprunter ? Franck répondait avec cette voix particulière qui est la sienne, un phrasé court fait de mots qui paraissent parfois inachevés. Les concepts suggérés apparaissaient et disparaissaient, laissant place à des vides qui ne se remplissaient plus. Il s’est arrête une première fois pour sortir de nulle part un appareil photographique, un petit Leica argentique. C’était devant une fenêtre à demiouverte, il a juste pris une photo. De mon point de vue je ne pouvais pas voir ce qu’il avait vu, j’étais simplement spectateur de l’acte photographique, je ne pouvais dès lors qu’attendre le cliché révéle . Tout en marchant et parlant, il a pris d’autres clichés. A chaque fois j’avais l’impression d’être atteint de cécite partielle, je ne voyais juste pas ce qu’il voyait. C’était presque magique. A chacune des images qui constituent “En l’état” je revis ces instants. Franck Gérard ordonne le monde d’une manière unique, son regard est en permanence braqué sur notre quotidien, mais lui seul y voit cette poésie incidencielle qu’il a la générosite de nous faire partager.

Alexis Tolmatchev

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En L’état Le 13 juillet 1999, je fis l’acquisition d’un appareil photographique. Dès lors, je n’eus de cesse de capturer des images quotidiennement. Ce travail, qui regroupe aujourd’hui des dizaines de milliers d’images, se nomme En l’état. D’abord, parce qu’il m’importe de prendre des images de ce qu’il y a autour de moi, sans intervenir, car la réalite dépasse, à mon avis, tout ce que je pourrais imaginer (La plupart de ces images sont d’ailleurs inventées dans le contexte de la rue, de l’espace public, “ dans l’état ” ; du coup, bon nombre d’entre elles acquièrent un fort sens politique). D’autre part, je pense que nous sommes tous à la fois “ victime ”de ce que nous vivons intérieurement et extérieurement ; ainsi ce mode perceptif nous permet de capter la réalite , et même de l’inventer ; nous sommes dans un aller et retour permanent entre ces deux états et c’est ce qui valide ce que nous percevons, ce que nous voyons. En l’état est donc l’aboutissement de mon attitude et de mon mode de compréhension face au monde jusqu’à parfois une forme de précognition dans ce que je vais voir. Cette multitude d’images, ce regard qualifié par la journaliste Emmanuelle Lequeux “ d’âpre poésie ”, s’est transformé au fil des années en une encyclopédie de mes errances, de mes déplacements. Toutes les images de la série en font partie intégrante mais peuvent en être extirpées tout comme les mots d’une phrase pour former d’autres modules “ syntaxiques ” ; similaire au principe de la table de montage mais avec des images fixes. Libre à vous de former des récits ou d’autres séries en fonction de ce que vous pourriez percevoir dans ce travail. Chaque image est une séquence extraite du réel dont je m’empare pour fabriquer une histoire ou encore travailler sur une des thématiques abordées dans En l’état. C’est une des finalités de ce corpus que je pourrais arrêter aujourd’hui en me concentrant sur mes archives, ce vocabulaire. Le monde est riche de possibles, tout est à photographier : Il n’y a donc pas à se restreindre. En l’état est donc un concept, une “ loi des séries ” qui s’appuie sur un système cognitif à l’instar d’un rhizome ; il ne prendra fin qu’au jour de ma mort.

Franck Gérard

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En l’état, “Contamination” Pour le.sas, la proposition de Franck Gérard a éte d’investir l’espace au maximum de ses capacités, jusqu’à une sorte d’indigestion d’images. Cette saturation, propre au travail de recherche qu’il mène depuis 13 ans, En l’état, se présente sous la forme de modules et de lignes d’images qui se suivent et se contaminent les unes les autres, jusqu’à se diriger vers le plafond, ou encore tentant de sortir des murs, et même de la galerie par l’intermédiaire des deux vitrines du sas pour aller contaminer l’espace public. Cette “contamination” est une redistribution logique, que l’on pourrait croire de l’ordre du capharnaüm, des images de En l’état, qui ne prend jamais la même forme et se réinvente au fil des expositions . Ces images pourraient être celles-la -mêmes qui nous narguent chaque jour mais F. Gérard a décide d’inventer sa propre manière de révéler le monde et s’en sert finalement comme d’une arme, une arme poétique.

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Franck Gérard est né en 1972 à Poitiers. Il vit à Nantes et travaille In Situ. À l’âge de 18 ans il rentre à l’école des Beaux-Arts de Nantes où il choisit comme support d’expression majeur la photographie. Diplôme , il est invité à faire sa première exposition au Confort Moderne à Poitiers. Le 13 juillet 1999, suite à un accident violent, il décide de pratiquer la photographie au quotidien et met l’humanite au centre de son travail; ce corpus se nomme En l’état. En 2000, il est en résidence à La Cité Internationale des Arts à Paris dans le IVème arrondissement. De 2001 à 2003, il vit entre Paris-Belleville et l’Île de Vassivière où il travaille sur une commande publique du CNAP, en collaboration avec le centre d’art et du paysage de Vassivière en Limousin. Il questionne les conséquences politiques et économiques de l’activite humaine sur le paysage. L’exposition a lieu en 2003. Après quelques expositions et achats par des artothèques, il expose en 2005 lors d’une biennale d’art contemporain intitulée Romanes, à Melle dans les Deux-Sêvres, un travail mene in situ intitulé Économie de marché. Invité par Raymond Depardon à exposer aux Rencontres internationales de la photographie d’ Arles durant l’éte 2006, puis au musée des Beaux-Arts de Nantes en février 2007, il continue ensuite à produire des images pour différents projets comme la manifestation Estuaire, Nantes/Saint-Nazaire, 2007 ou une résidence à Poitiers axée sur une ancienne cité d’urgence nommée Pierre Loti. Durant l’année 2009, il a éte invité à saisir le monde en Lorraine par le centre Georges Pompidou-Metz, à exposer au musée d’Art Contemporain de l’universite de Sao-Paulo, à la fondation Ricard à Paris ou encore aux rencontres photographiques de Lorient après une résidence de deux mois à Kiel en Allemagne. Il expose en 2010 un témoignage sur son grand-père (Sur la terre.) aux rencontres d’Arles et à la Bibliothèque Nationale Française.

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Expositions 2011 . Lieu Unique, Safari, Nantes (10 juin-4 septembre) . L’art dans les Chapelles, Chapelle de la Houssaye, Pontivy, Bretagne. . Galerie Briobox, Collectif, Paris. . Sur la terre/ La visite, FNAC de Nantes et L’atelier, Quinzaine Photographique Nantaise. . Sur la terre/ La visite, FNAC de Toulon. . Mois de l’image, Dieppe. . Paysages, domaine de Kerguéhennec, (16 octobre-31 décembre). . La Commanderie, Corbeil-Essonnes, avec le collectif F14. 2010 . . Centre Pompidou-Metz, Fables du lieu, Regards croisés sur le centre Pompidou-Metz, Château d’Haroue , France (3 Avril- 31 août). . La Peau, une exposition sous formes de 36 cartes postales éditées à 2000 exemplaires chacune et distribuées sur le domaine skiable, Vallée de Serre Chevalier, Hautes-Alpes, France (jusqu’au 25 avril). . Zwei mal Kiel, Kiel, Allemagne (Mai-Juin) avec le soutien du conseil régional des Pays-de-la Loire et du Centre Culturel Français de Kiel. . Chapelle des Ursulines, dans le cadre du projet Écriture de Lumière, Ancenis, France (18 Juin- 31Août). . Centre d’Art de Montrelais (2 Juillet- 31Août), France. . Sur la terre, Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles, avec le collectif F14, Abbaye de Montmajour, France (3 Juillet- 19 Septembre). . Sur la terre, Bibliothèque Nationale Française, site François Mitterrand, , avec le collectif F14 et Ray- mond Depardon,Paris, France (29 septembre-13 novembre). . Collectif, Galerie Briobox, Paris III (septembre). 2009 . Fondation d’entreprise Ricard, Félicien Marboeuf, Paris, 3 juin-11juillet, une proposition de Jean-Yves Jouannais. . Constellations, Arsenal, Centre Georges Pompidou-Metz, 16 mai-4 octobre. . Biennale Estuaire Nantes< >Saint-Nazaire, toit de la base sous marine de Saint-Nazaire, 5 juin- 16 août, sur une invitation de Gilles Clément. . Arte Fragil : Resistências, Musée d’Art Contemporain de l’universite de Sao paulo, Ibirapuera, 16 juin au 9 août 2009, Sao Paulo, Brésil.

. La nature envisagée, Parc floral de la Source, Orléans, 1er juillet- 31août. . Galerie Mana.art, Bruxelles, mars-avril 2009. . Rencontres photographiques de Lorient, organisé par la galerie Le lieu, 16 octobre-décembre. . ”Solo show”, Galerie Briobox, 67 rue de Quincampoix, Paris (inauguration de la galerie en octobre). 2008 . Centre d’art contemporain de Pontmain, Mayenne; Paysages. . Château des Ducs de Bretagne, Nantes, Portraits de nantais; L’usage d’une ville. 2007 . Musée des Beaux-Arts de Nantes, salle blanche. . Biennale Estuaire, Nantes/Saint-Nazaire 2007 ; La limite transversale de la mer. . Biennale internationale de Melle 2007 : Eau, air, terre : La sagesse du jardinier. . Galerie Louise Michel, atelier d’artiste en résidence de la ville de Poitiers. . Artothèques de Nantes et d’Angers. . Siège régional de la Banque Populaire Atlantique. 2006 . Rencontres Internationales de la Photographie, Arles ; commissariat artistique : Raymond Depardon. . La Villette, Paris XIXème, Envoyer/promener, les limites du regard ; Des corps composes. . Artothèque du Limousin, Nos paysages, Ussel. . Quinzaine photographique nantaise. 2005 . Biennale Romanes 2005 ; Économie de marché, Melle( 79). . Artothèque de Nantes. 2003 . Centre national d’art et du paysage de Vassivière en Limousin, île de Vassivière ; Le Territoire, L’Assemblée. . Nuit Blanche, Cité internationale, Paris XIVème ; commissariat : Robert Fleck. . École d’architecture et de paysage de Bordeaux. . Galerie de l’école régionale des Beaux-Arts de Nantes; Vanités. 2001 . Cité Internationale des Arts, Paris IVème. 1998 . Confort Moderne, Poitiers. . Chapelle Jeanne d’Arc,Thouars (79).

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Acquisitions, Aides, Commandes, Résidences 2011 Résidence pour L’art dans les chapelles (Avril-juin). Résidence au domaine de Kerguéhennec (Septembre 2011-septembre 2012). Résidence sur une invitation de la structure Le voyage à Nantes (Septembre-avril). Conférence “performée” à l’école supérieure des BeauxArts de Nantes-Métropole, En l’état, user les images. Atelier pédagogique avec le CPIF. 2010 Titulaire de l’aide au materiel de la Direction régionale des affaires culturelles des Pays de la Loire. Collection du département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque Nationale de France. Collection HSBC. Collections privées (France, Suisse). Conférence au Frac des Pays-de-la-Loire. Conférence à l’Institut National d’Histoire de l’Art, Paris 1, La Sorbonne, dans le cadre du séminaire de Michel Poivert. 2009 Projet “Écritures de lumière”, en collaboration avec le FRAC Pays-de-la-Loire et la communaute de com- munes du pays d’Ancenis (44). Atelier artistique au collège La Nacelle, Corbeil-Essonnes (92) en collaboration avec le musée de la photographie de Bièvres; . Aide à la mobilite des Pays de la Loire, résidence à Kiel (Allemagne) en août et septembre. Commande de l’association de préfiguration du centre Georges Pompidou, metz. Commande du parc Floral de la Source, Orléans. 2008 Préselectionne pour le prix de photographie de l’académie des Beaux-Arts Lauréat Mission Jeunes Artistes, forum des images, Toulouse. 2007 Résidence d’artiste de la ville de Poitiers. Préselectionne pour Les ateliers New-Yorkais par Culturesfrance. F14, autour de la commande de Raymond Depardon (projet en cours). Le Louvre, Colloque La sculpture dans l’espace public, présentation de En l’état par Laurent Le Bon, Conservateur au centre Georges Pompidou. Acquisition par un collectionneur privé à Bruxelles.

Commandes du château des Ducs de Bretagne ; La renaissance et L’usage d’une ville. Acquisition et production de vingt photographies par l’Artothèque de Nantes. Acquisition et production de vingt photographies par la Banque Populaire. Acquisition et production de 10 photographies par les Artothèques du Limousin et d’Angers. 2006 Lauréat du prix des Arts-Plastiques de la ville de Nantes. Production de La limite transversale de la mer par le Lieu Unique, Nantes. Commande publique du parc de la Villette, Paris XIX ème. 2005 Acquisition de quatre photographies par l’Artothèque de Nantes. Acquisition de deux photographies par la SAMOA (Sociéte d’aménagement de la Métropole ouest Atlantique), Nantes. Acquisition par des collectionneurs privés à Poitiers et Paris. 2004 Titulairedel’aideindividuelleàlacréationdelaDirectionrégio naledesaffairesculturellesdesPaysdelaLoire. 2003 Acquisition et dépôt au Fond National d’Art Contemporain. Acquisition de huit photographies par l’Artothèque du Limousin. Titulaire de l’allocation d’installation de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France. 2001-2002 Commande publique du Centre national des Arts Plastiques en collaboration avec le Centre national d’Art et du Paysage de Vassivière en Limousin dirigé par Guy Tortosa. 2000 Attribution d’un atelier-logement à la Cité Internationale des Arts (Paris IVème) pour une durée de un an. 1999 Achat de six photographies, collection publique, protocole Direction régionale des affaires culturelles de Poitou-Charentes/CNPE Civaux.

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Bibliographie Catalogue : Paysages en réseaux, l’art dans les chapelles. F14, Trans Photographic Press Commande du Monde Magazine, quatre pages dans le numéro 25 daté du samedi 6 mars 2010. Publication dans Les vanités dans l’art contemporain, Sous la direction d’Anne-marie Charbonneaux, éditions Flammarion. Édition de 36 cartes postales, Serre-Chevalier. Catalogue de l’exposition à la galerie Louise Michel, Poitiers (2008). Catalogue et programme de la biennale Estuaire Nantes/Saint-Nazaire 2007 (Gallimard) et édition de six cartes postales, parus en 2007. Revue 303, coédition erban, à paraître en 2007; texte de Mai Tran, in Né à Nantes comme tout le monde, hors-série de la revue. Catalogue des 37ème et 41ème Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles. Édition des deux images acquises par la SAMOA (Sociéte d’aménagement de la Métropole ouest Atlan- tique) pour leurs voeux, Nantes. Édition de deux cartes postales par l’artothèque du limousin et pour la Biennale Romanes 2005. Journal des expositions du Centre national d’art et du paysage de Vassivière en Limousin, textes de Guy Tortosa. Édition de deux dépliants inspirés par les dépliants touristiques pour l’exposition Le Territoire au Centre national d’art et du paysage de Vassivière en Limousin. Catalogue de l’exposition à la Chapelle Jeanne d’Arc,Thouars. Port-folio tiré à cent exemplaires pour l’exposition du confort moderne (épuise ). Le Transbordeur (journal édite à 5000 exemplaires). Divers articles de presse. Peinture Fraiche et La Vignette de Aude Lavigne (France culture), Émissions télés, magazine Purpose, internet.

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Aujourd’hui, on n’ose plus défendre la monumentalité des grands ensembles, ces machines à vivre ensemble si fatiguées. Doit-on songer à les détruire pour laisser place à une autre image de la ville, tout aussi utopique, ou faut-il les raviver vaille que vaille dans l’espoir de retrouver leur parfum de progrès social qui nous manque tant ? Ce questionnement politique et le regard un peu voyeur qui l’accompagne sur ces territoires, oublie que tous les immeubles sont avant tout une multitude d’habitations, autant de refuges bien à soi, chaleureusement investi. Derrière chaque porte, des habitants comme les autres, à La Noue, au Clos Français comme ailleurs. Il est bon de le rappeler. Hortense Soichet a su justement donner à voir ce qui n’est jamais montré, en refusant la différence pour rechercher ce qu’il y a de semblable. Entrer en ami inconnu, pour une photographie qui préserve. Dévoiler avec le silence de l’attention, l’image laissée au visiteur de confiance.   F.R.

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Espaces partagés - Montreuil La Noue – Le Clos Français / 2011-2012 Durant plusieurs mois, Hortense Soichet est partie à la rencontre d’habitants de La Noue – Clos Fran- çais à Montreuil pour produire un travail sur les manières d’habiter dans des quartiers de logements collectifs. Afin de dépasser la perception offerte depuis l’espace public, les photographies permettent de montrer le quartier depuis l’intérieur, c’est-à-dire en pénétrant dans les logements. Même si les habitants sont absents des images, la démarche privilégiée vise à replacer l’humain au centre de ce travail. Les intérieurs photographiés renseignent sur ceux qui habitent les lieux : la composition du foyer, l’âge des habit- ants, leur origine, leurs centres d’intérêts, etc. Les images révèlent aussi des rapports à l’espace distincts grâce aux objets du quotidien qui meublent ces foyers, à l’agencement privilégie par l’habitant, à l’occupation de l’espace domestique et à l’interaction avec l’extérieur. Après avoir éte présentée dans le quartier La Noue de Montreuil, l’exposition « Espaces partagés » investit main- tenant les murs de la galerie “ le.sas “ et invite à partir à la rencontre de ce quartier à travers une sélection des photographies des espaces domestiques, de paroles sur l’histoire des résidents et d’images laissant voir le quartier depuis les fenêtres des habitations. Projet réalise sur une commande de la ville de Montreuil et avec le soutien de l’Acse .

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Espaces partagés – Habiter L’urbanisation de nos modes de vies est un mouvement inconteste , admis à tel point déterminant que la ville serait devenue l’espace à observer pour vraiment comprendre l’évolution de notre sociéte . Mais cette entrée ne permet pas d’aborder la dimension environnementale, ni de penser l’actualite des espaces fatalement « périphériques », représentant pourtant en surface l’essentiel de notre territoire. Une notion vient à notre secours depuis quelques années, elle nous aide à prendre le recul nécessaire pour s’affranchir des codes et des craintes, des urgences et des grandes idées du moment : l’Habiter. Elle nous appelle à repenser notre habitat de soi-même, réintroduit la part poétique de notre regard sur le lien avec les lieux. La maison, le premier d’entre eux, installe l’origine du repère de notre géographie vécue, tout autant territoire imaginaire. Peu importe où l’on vit. F.R.

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Hortense Soichet est née en 1982 à Toulouse. Elle vit à Paris. Hortense Soichet s’intéresse à la manière dont les gens vivent aujourd’hui. Sa démarche est fondée sur la rencontre avec des habitants dans leur lieu de vie. Formation 2010 : Doctorat théorique en esthétique, sciences et technologie des arts, Universite Paris 8. 2006 : Master recherche d’arts plastiques, spécialite photographie, Universite Paris 8. 2005 : Maîtrise des Sciences et techniques en Photographie et Multimédia, Universite Paris 8.

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Travaux, Réalisations, Expositions 2012 Des habitants  :  la  Haute-­‐Garonne,  exposi7ons  à  la  Plateforme  d’Art  de  Muret,  au  centre  d’art  et  de  photographie  de   Lectoure  (fes7val  Cheminements)  et  au  CAC  Chapelle  Saint-­‐Jacques  de  Saint-­‐Gaudens,  exposi7ons  personnelles.   Les  territoires  de  l’ordinaire,  Fonda7on  Espace  Ecureuil  pour  l’Art  Contemporain,  Toulouse,  exposi7on  personnelle.     Aux  Fenassiers,  texte  d’Antoine  Choplin,  graphisme  Thomas  Pe7tjean,  Créaphis  Edi7ons  et  ville  de  Co-­‐  lomiers  ;   res7tu7on  de  résidence  avec  le  Pavillon  Blanc,  Colomiers.   Espaces  partagés,  quar7er  de  La  Noue,  Montreuil,  avec  le  sou7en  de  la  ville  et  de  l’Acsé.     Rencontres  photographiques  de  Solignac.       2011 Résidence  Ecriture  de  Lumière  en  partenariat  avec  le  Centre  de  photographie  de  Lectoure.   La  GouUe  d’Or  s’expose,  Ins7tut  des  Cultures  d’Islam,  Paris.   Acquisi7on  série  Habiter  la  GouUe  d’Or,  Musée  Carnavalet,  Paris.   Intérieurs,  logements  de  la  GouUe  d’Or,  édi7ons  Créaphis,  2011.  Texte  de  Paul  Ardenne  et  Yankel  Fi-­‐  jalkow.       2010 Habiter  la  GouUe  d’Or,  Eté  Photographique  de  Lectoure.   Habiter  la  GouUe  d’Or,  rue  de  Fleury,  Paris.  Mois  de  la  PHOTO-­‐OFF.  Lauréate  Défi  Jeune,  disposi7f  Envie  d’Agir,   Toulouse.   Lauréate  de  la  bourse  Déclics  Jeunes,  Fonda7on  de  France.       2009 Qui  habite  la  GouUe  d’Or  ?  Work  in  progress,  Echomusée,  Paris.   Le  Sensible  contemporain,  Galerie  de  l’Ecole  des  Beaux-­‐Arts,  Salvador  de  Bahia,  Brésil.       2008     Le  Voyage,  Fes7val  Interna7onal  de  la  Photographie  de  Lianzhou,  Chine  Déplacement,  Cycle  «  Déplacer/Recréer  »,   musée  du  Montparnasse,  Paris.  Déplacement,  fes7val  franco-­‐chinois  Croisements,  galerie  Inter,  798  Art  Zone,   Beijing.       2007 Le  Voyage,  fes7val  interna7onal  de  la  photographie  de  Pingyao,  Chine.    

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Intérieurs

Une philosophie de l’ordinaire doit elle s’intéresser à l’habiter, au logement, à ce haut lieu de l’intimite , de l’ancrage dans le monde ? On peut sans doute répondre par l’affirmative. Mais quel matériau utiliser, vers quoi se tourner pour mettre en évidence l’ordinaire à l’œuvre dans la pratique de l’habiter ? Un ouvrage de photographie, récemment paru aux éditions Créaphis, est entièrement consacré à des photos de logements. Pour une réflexion sur l’ordinaire qui souhaiterait se pencher sur la question de l’habiter, il y a là une oc- casion unique de cerner la spécificite de ce rapport au monde qui passe par l’habitat. Le projet d’Hortense Soichet, pour le décrire rapidement, consiste à photographier des logements : 80 en tout dont 40 composent Intérieurs. « Ce projet consiste à photographier des logements et de tenter de dresser un portrait de ces espaces intimes [1] » Le protocole est immuable : photographie du salon, avec une prise de vue le jour, puis l’on prend connaissance par plusieurs vues du reste de l’appartement. Décrire, de manière brute. Mais la description n’est pas muette. Il y a une mise en langage de l’inscription de l’habitant dans le monde, malgre le monde, et parfois contre le monde. Chaque logement est accompagné d’une brève description et d’une phrase extraite d’un entretien avec l’habitant (...) extrait d’une critique de Thibaud Zuppinger

Quand on a Paul Ardenne pour préfacier, plus un texte du sociologue Yankel Fijalkow, on n’ose pas en rajouter, pour dire encore du bien sur l’ouvrage d’Hortense Soichet. Mais si, on en rajoute. Cette compi- lation photographique d ’appartements du quartier de la Goutte d’Or à Paris est imposante. Par le travail d’investigation, l’effacement de la photographe, de sa photographie, pour emmener nos yeux sur l’essentiel, cette richesse des vies simples, ou moins, décrite par les meubles, les tissus, les objets, les bibelots, etc. Même point de vue, pas une photo couleur ne dépassant l’autre, deux lignes de légende : une pour situer le loge- ment, l’autre pour une opinion des habitants sur le lieu. La définition administrative de ce territoire est « Zone urbaine sensible »(ZUS). Ces initiales, pour l’extérieur, valent mieux, a contrario, pour l’intérieur , de les interpréter « zones d’urbanités sensibles ». Louis Mesple pour Rue89

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le.sas Barbara Verlhac Jean-Fabien Leclanche Franรงois Rochon le.sas.contact@gmail.com https://www.facebook.com/lesas.montreuil

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