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réviseurs linguistiques et les personnes ayant contribué aux illustrations et à l’infographie du livre. La production de ce livre fut un travail d’équipe, mais aussi une activité nouvelle et emballante pour moi. Je souhaite que le résultat plaise à tous ceux et celles qui veulent comprendre un peu mieux les multiples dimensions de cette ressource dont nous avons hérité et que nous avons le devoir de laisser en héritage aux générations futures.

devenait soudainement si clair – limpide comme les eaux de la Bonaventure – à la lueur de l’entretien que j’eus cette journée-là... Par la suite, de nombreux contacts se sont multipliés afin de mener à bien mon projet : institutions muséales, artistes, fondations diverses, et j’en passe. Aussi constatai-je avec émerveillement l’ampleur du travail fourni par toute une équipe, lorsque mon travail fut intégré au corpus qui allait devenir Le saumon, 400 ans d’histoire et de passion au Québec. C’est à ce moment seulement, je crois, que j’ai véritablement compris ce que représentait la somme de l’effort fourni par l’ensemble des rédacteurs – pour le plus grand plaisir des lecteurs.

Yvon Côté 19 janvier 2009

Marc-Antoine Jean 19 janvier 2009

Le saumon, des gens de passion au Québec

Le Saumon, 400 ans d’histoire et de passion au Québec : une expérience passionnante 

Lorsque la FQSA a annoncé qu’elle réaliserait un livre, je savais que la charge de travail augmenterait de façon colossale dans mon petit bureau de la rue Racine, à Québec. Mais quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que Bernard et Yvon allaient me demander de rédiger un chapitre entier sur l’art! Bien évidemment, j’acceptai. Dès le début, plusieurs problèmes se posèrent. D’une part, on me parlait de toutes ces babioles à connotation artisanale – horloges, sculptures de cheminée, saumons naturalisés, vaisselle à l’image de la bête, et j’en passe! Et puis il y avait la peinture… Puisqu’il était impensable d’envisager un texte cohérent traitant de tous ces sujets à la fois, j’avais un choix à faire. Et il m’apparaissait déjà bien évident que j’allais replacer les images peintes des rivières à saumon du Québec dans la grande histoire de l’art du paysage au Canada. Cette tâche m’apparaissait toutefois aussi grandiose et colossale que les vastes plaines de Verner… Du coup, je me retrouvai par la force des choses au point où j’étais il n’y a pas si longtemps encore, alors que j’arpentais les rayons de la bibliothèque de l’Université Laval pour mes travaux de recherche au baccalauréat. Cela me permit d’ailleurs de renouer avec mon amour perdu (et maintenant renouvelé) pour l’art. Le véritable choc est toutefois arrivé un peu plus tard, lorsque je rencontrai St-Gilles dans son atelier pour lui faire part de mon projet de rédaction. Je me sentais privilégié d’avoir ce contact avec l’artiste, de découvrir ses idées sur l’art et de savoir où il se plaçait lui-même dans la tradition du paysage. J’étais arrivé bien préparé afin d’entretenir une conversation intéressante avec l’homme, mais tout

Quand Bernard Beaudin et Jean-Pierre Mailhot m’ont rencontré un midi de février 2008 pour me présenter le projet « Le saumon, 400 ans d’histoire et de passion au Québec », ils n’ont pas eu besoin d’insister pour me convaincre de collaborer à la rédaction d’un chapitre de ce livre. Dès le départ, le projet m’a plu en raison de son rapprochement avec les fêtes du 400e de Québec. Le plan de travail présenté par Beaudin et Mailhot m’a séduit immédiatement. Faut dire que ces deux bougres, qui ont œuvré à tour de rôle comme président de la Fédération Québécoise du saumon atlantique (FQSA) il y a quelques années, avaient misé juste en choisissant les thèmes abordés dans chaque chapitre. La liste des collaborateurs potentiels qu’ils m’ont alors présentée m’indiquait hors de tout doute que le professionnalisme et la rigueur que je leur reconnaissais assureraient la qualité du produit final. Enfin, élément déterminant dans ma décision de m’impliquer dans ce projet, tous les profits de ce livre devaient être investis dans la conservation du saumon. Sans aucune hésitation, j’ai proposé de rédiger le chapitre sur la pêche sportive « Souvenirs et conseils pratiques d’un saumonier » Inspiré par la trame de fond du livre, j’ai choisi d’allier anecdotes, trucs et techniques afin non seulement d’illustrer mes propos mais aussi de faire vivre au lecteur les émotions exceptionnelles que le saumon provoque. Je savais que l’expérience serait exigeante, l’ayant déjà vécue il y a vingt ans lors de la rédaction de  Saumon Atlantique, mais je savais aussi qu’elle serait riche tant sur le plan intellectuel que sur le plan humain. Je voudrais saluer tous les Saumons illimités 29

Magazine Saumon 83  
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