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· REVUE ANNUELLE 2006

Communiquez avec nous, demandez-nous des informations :

ASSOCIATION DES PRODUITS FORESTIERS DU CANADA

L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie canadienne des produits forestiers représente 3 % du PIB et exporte plus de 40 milliards de dollars chaque année, et elle constitue l’un des plus grands employeurs du Canada ayant des activités dans plusieurs centaines de collectivités et procure presque 900 000 emplois directs et indirects sur tout le territoire canadien. Avec l’aide de ses membres, l’APFC conçoit des programmes visant à promouvoir l’action de chef de file du Canada dans le domaine commercial et économique, de l’aménagement forestier durable et de l’intendance de l’environnement.

Canada · Association des produits forestiers du Canada 99, rue Bank, bureau 410, Ottawa (Ontario) Canada K1P 6B9 fpac.ca · ottawa@fpac.ca Tél : 613-563-1441 · Téléc. : 613-563-4720 Europe · Produits forestiers du Canada, 12A, Place Stéphanie, 1050 Bruxelles, Belgique Tél : 32-2-512 50 51 · Téléc. : 32-2-502 54 02 L’Association des produits forestiers du Canada est un fier partenaire du programme Produits de bois canadien.

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Imprimé sur du papier offset canadien contenant 30 % de fibres de post-consommation.

Sociétés membres de l’APFC Visitez fpac.ca pour accès aux liens des sites web de nos membres.

Être

Design par McMillan. ©2007, Association des produits forestiers du Canada. Also published in English.

REVUE ANNUELLE

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LA VOIE À SUIVRE

Qu’évoque l’énoncé suivant? Organisme canadien qui travaille à conserver les habitats fauniques, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à maximiser le recyclage, qui s’attend à ce que toutes les opérations forestières soient certifiées pour l’aménagement forestier durable par une tierce partie et qui fait la promotion des allégements fiscaux pour les investissements qui visent à réduire les émissions polluantes. Un groupe de conservation reconnu à l’échelle internationale? Non. En fait, il s’agit des membres de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC). L’APFC et ses membres entretient des relations avec un certain nombre de groupes environnementaux, une réalité qui en surprend certains. Nos réalisations en matière d’environnement surprennent aussi, qu’il s’agisse de la réduction de 44 % de nos émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990 ou encore de l’utilisation accrue de la biomasse que nous préconisons comme source d’énergie renouvelable. Nous croyons qu’être un chef de file en matière d’environnement est bon pour nos entreprises, car cela mène à de meilleures pratiques d’aménagement forestier et d’utilisation des ressources, à un taux de recyclage plus grand, à l’autosuffisance énergétique grâce à des combustibles renouvelables et à des relations plus productives avec les autres intervenants. C’est aussi une démonstration claire du dossier environnemental des produits forestiers canadiens, dont tout canadiens peuvent être fiers.

L’industrie du 21e siècle que nous voulons concrétiser combinera les vertus du passé et les nouvelles orientations qui reflètent le caractère changeant des marchés. Nous serons imaginatifs, innovateurs, durables, préoccupés de notre clientèle, concurrentiels, bons partenaires et bons voisins, et notre secteur constituera un bon investissement. Nous y arriverons par le biais de cinq grands objectifs (et de quelques idées audacieuses), qui nous définiront.


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L’industrie des produits forestiers s’efforce d’être viable au plan économique, souhaitable au plan social et responsable au plan environnemental. Cela concorde bien avec ce que les Canadiens attendent de nous : être de bons gestionnaires de l’environnement, de bons employeurs, de bons voisins et des créateurs de richesses pour tous. Depuis plus de dix ans, ces objectifs convergent et ce qui les sépare s’est rétréci encore l’an dernier, avec l’adoption de l’Initiative de l’APFC sur le développement durable, qui vise à améliorer le caractère durable des opérations de nos membres à tous les égards. Cette année, nous faisons un pas de plus en publiant notre premier Rapport sur le développement durable, qui fournit des preuves empiriques de nos progrès sur ces fronts. Aujourd’hui, c’est l’aspect économique qui nous préoccupe le plus. Les difficultés que connaît l’industrie canadienne des produits forestiers sont sans précédent. Des concurrents étrangers, dont les coûts sont plus bas et les technologies, plus récentes, prennent une place importante sur nos marchés traditionnels et la force du dollar canadien désavantage l’industrie par rapport aux producteurs américains. L’amélioration de notre compétitivité à l’échelle du globe nous obligera à faire des changements structuraux fondamentaux ainsi qu’à rechercher des produits innovateurs et des technologies de transformation qui permettront de desserrer l’emprise des coûts élevés et d’emprunter des avenues moins traditionnelles au chapitre des revenus, comme la production et la vente d’énergie renouvelable. Bien que nous soyons fiers des progrès réalisés à ce jour, il reste beaucoup à faire, car nos concurrents ne nous attendront pas si nous hésitons à aller de l’avant. Le Canada est tout à fait capable d’établir la norme pour l’industrie forestière et papetière mondiale du 21e siècle. La nouvelle industrie canadienne sera très différente sous certains aspects et elle ne se fera pas sans consolidation ni rationalisation, processus souvent douloureux, mais l’industrie émergera comme concurrent d’envergure internationale plus fort et continuera à être l’épine dorsale de l’économie du Canada rural.

CINQ OBJECTIFS STRATÉGIQUES Avrim Lazar

James (Jim) A. Shepherd

Président et chef de la direction Association des produits forestiers du Canada

Président et chef de la direction Canfor Corporation Président du conseil d’administration Association des produits forestiers du Canada

Plusieurs des photos de cette revue annuelle présentent des modèles d’origami créés en exclusivité pour l’APFC par Joseph Wu, un artiste de Vancouver. L’origami est l’art du pliage du papier. Ce mot japonais signifie littéralement plier (oru) du papier (kami). Nous croyons que l’origami illustre parfaitement la résistance, la polyvalence et l’élégance du papier. Photographie : Martin Lipman


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Les perspectives à moyen terme indiquent une industrie canadienne qui sera allégée et plus ciblée, mais plus forte. Le producteur canadien de l’avenir sera vraisemblablement beaucoup plus grand qu’aujourd’hui et bénéficiera ainsi davantage des économies d’échelle, ou encore il se spécialisera dans un seul produit pour garder des relations étroites avec chacun de ses clients. Les grandes entreprises s’appuieront sur leurs produits principaux par des fusions et des acquisitions et se débarrasseront des actifs moins importants. Une grande taille procure des avantages considérables, notamment des coûts unitaires et des coûts de capital plus faibles, une plus grande capacité d’investissement et de R&D et une plus grande aptitude à financer le développement des marchés étrangers ou des interfaces clients/fournisseurs sophistiquées dans la chaîne d’approvisionnement. Se donner une envergure mondiale permet à une entreprise d’obtenir des contrats d’approvisionnement à l’échelle d’une région ou d’un continent avec des détaillants géants comme Home Depot, Lowe’s, Bureau en gros ou Wal-Mart. Une industrie canadienne restructurée et composée de grands joueurs aidera à équilibrer le marché, qui penche actuellement en faveur des concurrents étrangers beaucoup plus gros et des énormes clients multinationaux. Les grandes surfaces et les gigantesques conglomérats du secteur des médias dominent la clientèle, ce qui leur donne beaucoup de poids dans les négociations. Malgré la présence de certains joueurs de calibre international dans des secteurs comme le papier journal et le bois d’œuvre, nos entreprises sont petites selon les normes internationales. En effet, aucune société canadienne ne se classe parmi les 20 plus grandes entreprises de produits forestiers dans le monde en termes de vente.

ÉTABLIR DES POLITIQUES CONCURRENTIELLES

Graphique, Joseph Wu

La consolidation que l’industrie entreprend n’a que trop tardé. Malheureusement, les gouvernements provinciaux ont souvent miné la viabilité d’usines prospères en renflouant des installations en difficulté ou en adoptant des politiques qui empêchent la rationalisation. De plus, les responsables de la réglementation fédérale, préoccupés par le maintien de la concurrence sur le marché intérieur, sont intervenus dans des opérations de fusion concernant des usines canadiennes, bien qu’on puisse affirmer aujourd’hui qu’il n’y a à peu près pas un produit du bois ou du papier qui ne peut être obtenu à l’extérieur de nos frontières. À long terme, les résultats pour l’industrie et pour l’économie sont meilleurs lorsqu’on permet aux forces du marché de s’exercer. Par exemple, en raison du grand nombre de fermetures d’usines depuis un an, l’offre et la demande de produits comme la pâte de résineux et le papier non couché sans pâte mécanique se sont mieux équilibrées, ce qui a soutenu les prix et permis à de nombreuses usines canadiennes de papier de commencer à générer des rentrées de fonds. Le fait de permettre une restructuration basée sur les conditions du marché créera des entreprises plus fortes qui pourront compétitionner plus efficacement sur les marchés mondiaux. C’est ainsi que les collectivités et les travailleurs qui dépendent de l’industrie et qui la soutiennent pourront compter sur un avenir plus solide. Lorsque les producteurs canadiens amélioreront leur bilan, plusieurs collectivités, qui vivent actuellement sous la menace de perdre leur usine, retrouveront stabilité. Les fermetures ne sont jamais un processus facile, en particulier dans les petites localités. Mais quand elles sont inévitables, l’industrie, les gouvernements et les syndicats ont tous un rôle à jouer pour aider les employés et les collectivités dans la transition.

LA TEMPÊTE PARFAITE

1.

ÊTRE STRUCTURÉS POUR RÉUSSIR À L’ÉCHELLE GLOBALE

La vague de fermetures d’usines, définitives ou temporaires, qui a déferlé en 2003 et s’est accélérée en 2005 et 2006 reflète l’impact de puissantes, certaines à long terme, d’autres d’origine intérieure, qui ont réduit la capacité de l’industrie à générer des bénéfices ainsi que la viabilité de nombreuses installations.

Vigueur du dollar canadien : La valeur du dollar s’est appréciée de 40 % en quatre ans seulement. Aux taux de change actuels, les installations canadiennes s’évertuent à demeurer concurrentielles en termes de coûts par rapport à leurs compétiteurs américains, malgré une productivité égale ou supérieure. Concurrents à faibles coûts : Les immenses usines de pâtes et papiers construites récemment en Asie et en Amérique latine, qui bénéficient de fibre et de main-d’œuvre bon marché ainsi que de diverses formes d’aide gouvernementale, exercent une pression sur les prix et soutirent des parts de marché aux producteurs dont les coûts sont plus élevés. De plus, les producteurs européens ont déployé beaucoup d’énergie à accroître leur présence sur le marché des États-Unis. Coûts élevés de la fibre : L’est du Canada doit composer avec une fibre dont le coût est parmi les plus élevés dans le monde, surtout parce que les politiques gouvernementales ont restreint l’accès à la fibre et imposé des obligations coûteuses aux producteurs.


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Climat commercial : Le fardeau fiscal combiné sur les dépenses en capital des producteurs forestiers canadiens est parmi les plus importants des industries forestières dans le monde et est beaucoup plus lourd que celui des autres industries canadiennes des ressources, comme les secteurs des mines, du pétrole et du gaz. Étant donné l’importance du renouvellement du capital dans l’adaptation de l’industrie à la vigueur du dollar, ce fardeau fiscal exceptionnellement lourd sur les investissements dans l’industrie a des effets particulièrement pervers. Ralentissement de la construction résidentielle aux É.-U. : Après plusieurs années de demande et de prix élevés pour le bois d’œuvre, les panneaux et les autres produits du bois, le ralentissement de la construction résidentielle en Amérique du Nord a donné lieu à un repli marqué du marché au printemps 2006. Dans la situation actuelle, même les usines les plus concurrentielles en termes de coûts se battent pour demeurer rentables et l’industrie canadienne du bois de sciage connaît d’importantes fermetures après plusieurs années de croissance nette. Bien que les paramètres fondamentaux à long terme de l’industrie des produits du bois demeurent positifs, la plupart des observateurs prévoient une baisse cyclique sur le marché résidentiel nord-américain, qui persistera longtemps en 2007. Prix élevé de l’énergie : Les coûts d’électricité ont augmenté radicalement dans certaines régions (en particulier en Ontario). L’énergie peut constituer le quart du coût de production de la pâte mécanique ou du papier journal dans l’est du Canada. Invasion de l’électronique : La demande pour le papier journal diminue régulièrement depuis 2000 en raison des changements d’habitudes de lecture, des mesures énergiques de réduction des coûts adoptées par les éditeurs et de la percée d’Internet, et le même phénomène commence à se faire sentir sur la demande des entreprises en papier pour photocopies, formulaires et papiers haut de gamme pour les rapports annuels.

UNE INDUSTRIE TRÈS VULNÉRABLE AUX FLUCTUATIONS DES TAUX DE CHANGE ET AUX COÛTS ÉNERGÉTIQUES Source : Marchés mondiaux CIBC, septembre 2005.

Vulnérabilité plus élevée au $Can

Vulnérabilité élevée au $Can

90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 -10 -20

Vulnérabilité élevée au $Can et aux coûts énergétiques

Mobilier Machines Équipement électronique Produits métalliques Équip. transp.

Inform./ électr.

Impression Habillement Alimentaire Tissus Boisson/tabac

Papier

Porte-conteneurs, Joseph Wu

Métaux Produits chimiques

Produits pétroliers Vulnérabilité élevée aux coûts énergétiques

Faible vulnérabilité

0.1

Bois

1

10

100

Intensité énergétique plus élevée

2. LES POINTS POSITIFS Le bois est un produit essentiel qui rend abordable l’accession à la propriété en Amérique du Nord. Les produits de construction en bois (bois d’œuvre, contreplaqué et produits d’ingénierie comme les panneaux à copeaux orientés OSB) constituent de loin le meilleur choix environnemental par rapport à l’acier ou au béton, qui demandent plus d’énergie à produire et à recycler. Le bois de démolition peut en effet être composté, transformé en pâte, en palettes, en litière pour les animaux ou encore utilisé comme combustible ou paillis. Lors des périodes de forte demande, le marché nord-américain a permis aux fabricants de bois d’œuvre et de panneaux d’obtenir des rendements intéressants et de réinvestir dans leurs opérations. Ainsi, certaines usines de la Colombie-Britannique comptent maintenant parmi les producteurs les plus grands et dont les coûts sont les moins élevés au monde. Le Canada comble environ le tiers des besoins en bois d’œuvre du marché américain et 40 % de sa consommation de produits OSB. Les progrès réalisés dans les produits du bois et les méthodes de construction laissent entrevoir un fort potentiel d’expansion de l’utilisation du bois d’œuvre et du bois d’ingénierie dans la construction commerciale et institutionnelle.

ÊTRE ADAPTÉS À LA DEMANDE CHANGEANTE DES MARCHÉS


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VOUS POURRIEZ ÊTRE SURPRIS D’APPRENDRE QUE L’INDUSTRIE CANADIENNE DES PRODUITS FORESTIERS… · représente 3 % du PIB canadien · procure plus de 340 000 emplois directs dans tout le Canada.

Bien que les nouveaux marchés à croissance rapide soient réellement prometteurs, l’Amérique du Nord reste le plus important marché pour le Canada. Notre principal objectif à court terme est de préserver la part essentielle de notre pays sur ce marché. Être en Amérique du Nord procure des avantages certains. En raison de la proximité de nos clients, nous pouvons leur fournir de vrais services à valeur ajoutée basés sur des délais d’exécution rapides. Les grandes surfaces comme Wal-Mart, Home Depot, Lowe’s, Rona, Bureau en gros et Office Depot veulent des produits sur mesure ou du soutien pour la mise en marché et un appui solide de leurs fournisseurs. Les acheteurs veulent de plus en plus de produits qui proviennent de sources durables, dont le contenu est certifié ou recyclé et qui respectent les exigences de leurs politiques d’achat et les demandes des consommateurs pour des produits écologiques. Il n’y a tout simplement pas de meilleur endroit que le Canada pour répondre à ces besoins. Notre objectif est de maximiser ces avantages, ainsi que d’autres particularités canadiennes, comme la longueur de la fibre de résineux et la gamme des essences feuillues, afin d’établir des relations durables avec notre clientèle. Notre stratégie consiste à améliorer les marges sur nos produits actuels, à développer de nouveaux produits qui tirent parti de la fibre canadienne, à offrir des services à valeur ajoutée ou des produits sur mesure et à améliorer continuellement les pratiques de l’industrie en matière d’aménagement forestier durable.

DES CHANGEMENTS EN COURS L’industrie canadienne des produits forestiers du 21e siècle intégrera des stratégies qui modifieront les relations des producteurs avec leurs principaux marchés et leur façon d’exploiter les nouvelles possibilités.

Modification de la gamme de produits : L’industrie n’est pas restée inactive depuis dix ans, pendant que la concurrence étrangère s’intensifiait et que la menace qui planait sur l’imprimé se précisait. Les producteurs canadiens de papier ont converti le surplus de capacité de production de papier journal en se tournant vers des catégories de produits qui connaissent une croissance, comme les papiers couchés ultralégers et le papier satiné, destinés au publipostage et autres documents promotionnels. Les producteurs de bois ont aussi été actifs, profitant de la forte demande du secteur de la construction résidentielle en Amérique du Nord pour accroître leur capacité de fabrication de produits de bois d’ingénierie.

Chercheur, Joseph Wu

Création d’une nouvelle demande pour les produits du bois : L’industrie du sciage des deux côtés de la frontière canado-américaine travaillera à susciter une nouvelle demande pour les produits de construction en bois comme solution de rechange préférable à l’acier et au béton au plan environnemental. Il y a particulièrement place pour une augmentation de l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle (écoles, hôpitaux et petits commerces). Renforcement du dossier environnemental : Le Canada est un chef de file à l’échelle internationale pour ce qui est de l’aménagement forestier durable et de la certification des forêts : il compte plus de territoires forestiers certifiés par une tierce partie que tout autre pays. Cette assurance accrue en matière de développement durable distinguera les produits canadiens exceptionnels de manière à stimuler l’intérêt des clients et des utilisateurs nord-américains et d’outre-mer. Développement de nouveaux marchés étrangers : Les partenaires gouvernementaux et industriels canadiens accentuent leurs efforts pour mettre en marché des produits et des systèmes de construction en bois, entre autres grâce à des concepts d’habitation avancés au plan environnemental comme le programme Super E, afin de favoriser l’utilisation des produits de bois canadien sur des marchés comme la Grande-Bretagne, le Japon et la Chine. La Chine constitue déjà le plus important client étranger du Canada pour la pâte, car ce pays veut devenir le premier producteur de papier au monde. Le Canada est en bonne position, comme principal exportateur de pâte de résineux, pour accroître le niveau de ses exportations vers la Chine, à condition qu’il demeure concurrentiel en ce qui a trait aux coûts, à la qualité et au service. Tirer parti des avantages canadiens par de nouveaux produits : Par des activités concertées de R&D dans l’industrie et les universités, on cherche à développer des produits à valeur ajoutée qui profitent des avantages naturels du Canada, comme la longue fibre du bois résineux ou la diversité de nos approvisionnements naturels, qui ne sont pas facilement surpassés par nos concurrents étrangers. Le papier ultraléger, une spécialité des fibres longues, réduit les coûts d’expédition par la poste des catalogues en diminuant leur poids sans limiter la surface d’impression. Les produits de bois d’ingénierie de nouvelle génération, comme le bois de placage lamellé (LVL) ou les produits de copeaux orientés (OSL), sont fabriqués à partir d’essences feuillues sous-utilisées.

3.

ÊTRE TRANSFORMÉS PAR L’INNOVATION ET LES IDÉES


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Pour être et demeurer à l’avant-garde, l’industrie canadienne des produits forestiers se doit d’être aussi versée dans le développement et l’application de nouvelles idées et technologies que les autres pays. Le Canada doit reprendre le leadership de la conception et de la mise en marché de nouveaux produits et procédés recherchés dans les secteurs des produits de construction, des pâtes et papiers, des produits biochimiques, de la bioénergie et de la foresterie. Son esprit d’initiative pour ce qui est de l’innovation dans le secteur forestier ne fera pas que renforcer la compétitivité de l’industrie des produits forestiers même, mais il créera de nouvelles possibilités économiques liées à la fourniture de connaissances et de technologies sur les marchés internationaux. La mise au point et la commercialisation rapide des technologies de transformation les plus prometteuses demanderont un système d’innovation efficace, stratégique et tourné vers l’avenir.

VOUS POURRIEZ ÊTRE SURPRIS D’APPRENDRE QUE L’INDUSTRIE CANADIENNE DES PRODUITS FORESTIERS… · a dépensé plus de 8 milliards de dollars en améliorations environnementales depuis 1990 · investit chaque année plus de 4 milliards de dollars pour améliorer ses installations · est l’une des industries qui contribue le plus à la R&D (500 millions de dollars par année).

LA RECHERCHE S’ACCÉLÈRE La concentration et l’intensification des programmes de recherche qui visent le développement de nouveaux produits et de nouvelles technologies sont des éléments décisifs pour l’avenir. Tous les intervenants partagent de plus en plus le désir de « faire les choses en grand ». Les trois centres de recherche publics/privés de l’industrie forestière canadienne, Paprican (pâtes et papiers), Forintek (produits du bois) et FERIC (génie forestier) sont en voie de fusionner en un nouvel institut de recherche pour le secteur forestier au Canada, qui sera le plus grand institut du genre dans l’industrie mondiale de la forêt et du papier. Le gouvernement fédéral, par l’entremise du Service canadien des forêts, fournit un appui important au nouvel organisme. « Ce regroupement permettra de constituer une masse critique de recherche dans une même structure, afin de développer des solutions innovatrices et globales qui mettent à profit la spécificité de la fibre canadienne », affirme Ian de la Roche, président et chef de la direction du nouvel institut de recherche. Aujourd’hui, il est difficile de prévoir avec précision les technologies qui seront déterminantes dans l’avenir, mais certaines d’entre elles, qui verront bientôt le jour, nous donnent une idée de ce qui nous attend :

Bioraffineries : Le monde recherche de nouveaux combustibles et des produits tirés de la biomasse pour remplacer les combustibles fossiles. On pourrait construire des bioraffineries aux usines en place afin d’extraire de la bioénergie et des produits biochimiques de la biomasse pour produire de l’éthanol, du biodiesel et une gamme de substituts biodégradables aux plastiques conventionnels. Substituts au bois d’œuvre : Le nouveau centre de la fibre du Canada travaille à maximiser les caractéristiques particulières de la fibre du bois canadien. Compte tenu des progrès en cours dans la technologie des polymères, il sera bientôt possible d’utiliser des presses thermiques conventionnelles pour faire du bois à copeaux orientés une solution de rechange viable au bois traditionnel. Ce bois offrira une résistance plus constante dans chacune des pièces et ne présentera pas de nœuds ni d’autres défauts d’aspect.

4.

ÊTRE CONCURRENTIELS À L’ÉCHELLE INTERNATIONALE


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VOUS POURRIEZ ÊTRE SURPRIS D’APPRENDRE QUE LE CANADA EST LE PLUS GRAND EXPORTATEUR DE PRODUITS FORESTIERS AU MONDE ET QUE L’INDUSTRIE CANADIENNE DES PRODUITS FORESTIERS…

UNE HISTOIRE PARTICULIÈRE Lorsque l’usine de papier locale (et le plus gros employeur de la ville) réduit l’ampleur de ses activités, il faut que la communauté s’adapte. Les solutions imaginées à Powell River, sur la côte de la Colombie-Britannique, offrent un modèle de collaboration à cet égard. Au milieu du siècle dernier, l’usine locale fournissait 4 % du papier journal dans le monde. Au cours des années, les opérations ont été rationalisées et modernisées. (On a fait beaucoup d’améliorations au plan environnemental, ce qui a aidé la localité à se classer première pour la qualité de l’air selon l’Association pulmonaire de la province.) La ville a accordé un allégement fiscal pour aider l’usine à demeurer concurrentielle. Puis, l’an dernier, la ville de Powell River, la Première nation Sliammon et l’usine ont conclu un accord unique. L’usine a vendu 325 hectares de territoire en surplus à une société en commandite, propriété des trois partenaires, pour développer un parc commercial marin, un parc d’industries légères, un lotissement résidentiel et de grands espaces verts. Les taxes de l’usine seront réduites en conséquence. La ville peut ainsi diversifier son économie et son assiette fiscale tout en aidant l’usine à demeurer concurrentielle; de son côté, la Première nation Sliammon peut offrir à ses membres de nouvelles possibilités économiques durables.

· génère des revenus de plus de 80 milliards de dollars chaque année · est le plus grand exportateur de produits forestiers aux États-Unis · est un chef de file dans la pénétration des nouveaux marchés — en 2004, les produits forestiers étaient les principales exportations canadiennes en Inde, en Chine et en Corée du Sud.

Aussi vigoureuse qu’est et que sera la nouvelle génération de concurrents étrangers, notre tâche consiste à accentuer les avantages qui nous distinguent. Confrontés aux faibles coûts de la main-d’œuvre et de la fibre et aux économies d’échelle considérables dont bénéficient les usines en construction en Asie et en Amérique latine, nous devons agir rapidement. Nos concurrents le font assurément.

· plus grand utilisateur de transport ferroviaire (2004) — 45 millions de tonnes · 2e utilisateur de transport par camion (2004) — 18 milliards de tonnes/km

65 60 55 50 45 40 35

2005

2004

2003

2002

30

2001

*LE TRANSPORT CONSTITUE LE SECOND ÉLÉMENT DE COÛT (ENVIRON 30 %) DANS LA STRUCTURE DES COÛTS DES ENTREPRISES FORESTIÈRES, PRÉCÉDÉ UNIQUEMENT DE LA FIBRE. L’INDUSTRIE DES PRODUITS FORESTIERS EST LE :

PÂTES ET PAPIERS FABRICATION

Source : Statistique Canada.

1997

Cependant, certains facteurs déterminants de la position concurrentielle de l’industrie sont directement influencés par les gouvernements. Une grande partie de ses coûts de base (fibre, eau, énergie, transport*) est établie ou fortement influencée par les gouvernements et les politiques publiques. Alors que l’industrie fait sa part pour améliorer sa compétitivité en réduisant ses coûts, en investissant pour améliorer sa productivité et en cherchant de nouveaux marchés, les gouvernements de tous les niveaux doivent aussi chercher des façons d’assurer un cadre politique concurrentiel.

BOIS

PRODUCTIVITÉ DE LA MAIN-D’ŒUVRE DANS L’INDUSTRIE DES PRODUITS FORESTIERS Productivité de la main d’œuvre : production /heure en dollars constant de 1997

Nous devons réduire la différence de coûts pour demeurer concurrentiels, et rentables, sur nos principaux marchés. Plus nos coûts sont faibles et plus nos produits et services sont uniques, plus nous serons rentables et en mesure de réinvestir dans nos opérations. Des investissements majeurs ont fait des scieries de la Colombie-Britannique les usines les plus concurrentielles en termes de coûts dans le monde. En réalité, le Canada compte aujourd’hui la plus grande scierie du monde à Houston, en C.-B., trois des plus grandes usines de panneaux OSB — à Englehart (Ontario), Fort St. John (C.-B.) et High Level (Alberta) — et la plus grande usine de produits de bois d’ingénierie à Kenora, en Ontario.

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1998

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TAUX EFFECTIFS MARGINAUX D’IMPOSITION SUR LE CAPITAL EN 2005 Source : C.D. Howe, 2005.

· plus grand utilisateur de transport maritime outre-mer en dollars de commerce (Transports Canada, 2003) — $7,3 milliards.

40 35 30 25 15 10 5 0 Allemagne Canada États-Unis Japon Italie France Corée N.-Zélande Espagne Australie Norvège Pays-Bas Finlande Royaume-Uni Belgique Danemark Suisse Irlande Suède Portugal

Pourcentage

20 Adapter le cadre fiscal de l’industrie, qui impose des coûts élevés aux investissements en capital, doit constituer une urgence pour les gouvernements. L’industrie canadienne est plus fortement imposée que tous ses principaux concurrents. Les entreprises de produits forestiers ont été taxées parce qu’elles étaient hautement capitalistiques, alors que d’autres industries des ressources et leurs investisseurs obtenaient des allégements fiscaux pour trouver des capitaux, par exemple la possibilité d’émettre des actions accréditives. L’industrie doit gérer sa propre transformation, mais si les gouvernements veulent obtenir les revenus et les avantages économiques que procure une industrie en santé, ils ont un rôle essentiel à jouer pour encourager sa compétitivité à long terme. En 2006, le gouvernement fédéral a établi un programme pour accroître la productivité canadienne par l’entremise d’un certain nombre de mesures, entre autres par une réduction des niveaux d’imposition des investissements en capital à long terme. Il faut d’autres mesures de cette nature pour améliorer encore davantage la position concurrentielle de l’industrie à l’échelle internationale.


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VOUS POURRIEZ ÊTRE SURPRIS D’APPRENDRE QUE L’INDUSTRIE CANADIENNE DES PRODUITS FORESTIERS PLANTE PLUS D’UN DEMI-MILLIARD D’ARBRES CHAQUE ANNÉE ET QUE LE CANADA… · conserve 91 % de sa superficie forestière d’origine · compte plus de forêts protégées que tout autre pays (40 millions d’hectares) · compte plus de forêts certifiés par une tierce partie que tout autre pays (123 millions d’hectares).

La future industrie canadienne des produits forestiers continuera à apporter des améliorations qui solidifieront son statut de chef de file mondial du développement durable. Une telle reconnaissance ne fait pas que rassurer nos clients, en garantissant que nos produits proviennent de forêts bien aménagées et que les produits canadiens des sociétés membres de l’APFC sont synonymes de respect pour la planète, mais elle nous donne également la crédibilité nécessaire pour influencer le processus d’élaboration des politiques environnementales et des règles commerciales. Ce respect n’est pas suscité par un intérêt de pure forme pour le développement durable, mais plutôt par des faits concrets : · Établissement puis atteinte de notre engagement à certifier par une tierce partie les territoires forestiers aménagés par les membres de l’APFC selon l’une de trois grandes normes d’aménagement forestiers durables reconnues à l’échelle internationale · Dépenses de 8 milliards de dollars pour traiter les effluents des usines et les émissions dans l’atmosphère et pour éliminer presque entièrement les dioxines et les furannes · Lancement d’une initiative regroupant de multiples intervenants pour élaborer un plan d’action sur la qualité de l’air · Entente formelle pour réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre malgré la réduction déjà réalisée, qui correspond à 44 % sous le niveau de 1990 · Promotion d’une plus grande utilisation de la cogénération à base de biomasse — presque 60 % de l’énergie nécessaire à l’industrie des pâtes et papiers provient actuellement de sources renouvelables

Canard en vol, Joseph Wu

· Encouragement des Canadiens à porter le taux national de récupération du papier à au moins 55 % et fabrication de plus de produits à contenu recyclé et en fibre vierge provenant de sources certifiées par une tierce partie. · Collaboration avec des groupes environnementaux pour faire pression pour l’adoption de la loi fédérale sur les espèces en péril et travail avec le gouvernement et des organisations non-gouvernementales environnementales pour la mettre en application · Collaboration avec des groupes internationaux pour trouver une solution au problème mondial de l’exploitation forestière illégale · Engagement à retracer les approvisionnements en fibre jusqu’à la forêt d’origine d’ici la fin de 2008 pour assurer aux consommateurs que la fibre qu’ils utilisent provient de sources légales.

· Établissement de relations d’affaires avec les Autochtones canadiens et création d’emplois pour favoriser le renforcement de l’économie autochtone. L’amélioration continue est un élément essentiel du concept canadien de développement durable. Ce dernier sera toujours en évolution, parce qu’on peut toujours faire mieux. L’intégration des points de vue d’autres parties intéressées à la planification de l’aménagement forestier aide à établir la confiance de ces intervenants et peut même faire en sorte qu’ils défendent le choix des produits canadiens par rapport à ceux de rivaux qui n’ont pas un dossier aussi reluisant au chapitre du développement durable. La responsabilité de programmes relatifs à la santé de l’environnement et à la sécurité des lieux de travail s’est installée dans toute la hiérarchie de nos entreprises. C’est simplement une meilleure façon de gérer nos entreprises et avec le temps, ce sera aussi positif pour les résultats financiers que pour l’environnement.

TAUX DE RÉCUPÉRATION DU PAPIER AU CANADA Source : Conseil des produits des pâtes et papiers. 49 % *

50 40 30 20 10

* Estimation

2006

2000

0

1990

ÊTRE RECONNUS COMME CHEFS DE FILE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

· Établissement de relations de travail avec de grands groupes environnementaux pour accroître les activités de conservation dans les principaux écosystèmes forestiers du Canada

Pourcentage

5.


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QUESTIONS LIÉES À LA CONSERVATION DE LA FORÊT BORÉALE

Déclaration commune de l’Initiative boréale canadienne (IBC) et l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) sur la région boréale du Canada Chefs de file des organismes préoccupés par la santé de la forêt boréale canadienne, l’APFC et l’IBC reconnaissent que voir à la conservation des écosystèmes forestiers de la région constitue une nécessité et une occasion à saisir. Le fait de composer avec les nombreuses forces qui influencent le milieu boréal, comme les pressions économiques, les facteurs d’agression écologique (y compris les changements climatiques) et les attentes en constante évolution de la population assure une amélioration continue de l’aménagement forestier. La possibilité de façonner une vision et une réalité réellement durables pour la forêt boréale ne sera pas toujours présente. Les décisions qui seront prises d’ici cinq ans quant à l’utilisation du territoire et à l’allocation des ressources détermineront dans une large mesure l’orientation du développement et de la conservation. L’IBC et l’APFC reconnaissent que c’est aujourd’hui que l’avenir se décide et qu’elles ont la responsabilité d’agir et de favoriser l’innovation au chapitre de la conservation des forêts en collaboration avec les gouvernements et les autres parties intéressées. Ainsi, l’APFC et l’IBC croient toutes deux : 1. que la planification de la conservation des valeurs écologiques et culturelles devrait se faire avant l’établissement de nouvelles tenures dans les parties de la forêt boréale qui ne sont pas encore attribuées, de façon à respecter les droits constitutionnels des peuples autochtones; 2. qu’il existe un besoin d’amélioration continue en ce qui concerne les démarches de conservation dans les zones déjà allouées pour l’aménagement; 3. qu’il faut encourager la mesure et la communication des progrès vers le développement durable, par la certification par une tierce partie selon des normes, des objectifs et des lignes directrices régionales qui reflètent les valeurs associées à la forêt boréale; 4. que l’utilisation des connaissances scientifiques et traditionnelles est nécessaire pour que la planification ait des retombées saines et qu’on atteigne les objectifs visés en matière de conservation des valeurs naturelles et culturelles. septembre 2006

CERTIFICATION DE L’AMÉNAGEMENT FORESTIER DURABLE : PROMESSE TENUE En janvier 2002, les sociétés membres de l’APFC prenaient un engagement ambitieux, unique en son genre parmi les associations industrielles de produits forestiers dans le monde. Elles s’engageaient alors à faire certifier avant la fin de 2006 toutes leurs opérations forestières selon l’une de trois grandes normes de certification par une tierce partie de l’aménagement forestier durable reconnues à l’échelle internationale (Association canadienne de normalization — CSA; Forest Stewardship Council — FSC; Sustainable Forestry Initiative® — SFI), comme condition pour rester membres de l’Association. À la fin de 2006, nous pouvions annoncer l’atteinte de notre objectif. Tous les territoires forestiers de l’APFC qui faisaient l’objet de l’engagement de janvier 2002 ont été certifiés.1

TRAVAILLER AVEC LE MONDE Si vous consultez les BlackBerry du personnel de l’APFC ou de plusieurs de nos sociétés membres, les noms de grands groupes environnementaux vont ressortir. On y trouvera aussi des organismes sans but lucratif, comme Metafore, un catalyseur qui réunit de grands clients qui cherchent à obtenir du bois et du papier provenant d’opérations conformes aux principes du développement durable ainsi que des fournisseurs de produits forestiers, dans le but de faciliter le dialogue et l’action sur des questions liées à l’environnement et au développement durable. L’accent mis sur le consensus dans l’industrie canadienne contribue à la création de plusieurs coalitions multilatérales d’organismes pragmatiques, qui partagent l’objectif de progrès environnementaux substantiels. Ces partenariats bilatéraux et multilatéraux touchent à la conservation, à la faune, au développement des collectivités, des ressources humaines et des compétences, aux questions autochtones, à la qualité de l’air et de l’eau, aux forêts modèles, à la recherche et à bien d’autres aspects. Non seulement vont-ils aider à façonner les politiques, mais ils influenceront aussi l’opinion publique pour faire en sorte que les Canadiens ne nous voient pas comme un groupe d’usines, mais comme une industrie qui pense à long terme, qui a des solutions pour certaines de leurs préoccupations et qu’il vaut la peine d’appuyer. Cela s’étend aussi à notre influence sur les pairs du Canada au sein de l’industrie mondiale : l’APFC a été un moteur de l’accord international sur le développement durable adopté par le Conseil international des associations forestières et papetières, qu’elle a aussi signé. Cette entente marquante lie près de 90 entreprises et associations nationales dans le but de favoriser l’aménagement forestier durable, de combattre l’exploitation forestière illégale, d’encourager le recyclage et la réutilisation de la fibre, de suivre des pratiques d’aménagement saines au plan environnemental, de concevoir des solutions en matière de changements climatiques et d’énergie renouvelable et d’investir dans les travailleurs et les collectivités.

LA CRISE DU DENDROCTONE AU CANADA Les préoccupations de l’industrie au sujet du réchauffement de la planète sont le reflet des impacts que ce phénomène peut avoir sur les forêts canadiennes. Les hivers plus chauds ont contribué à transformer l’épidémie de dendroctone du pin, qui devait être un problème localisé, en une catastrophe environnementale majeure. Sans le froid intense normalement associé aux hivers canadiens, rien ne peut empêcher l’épidémie, qui a déjà touché plus de neuf millions d’hectares de forêts en Colombie-Britannique (une région équivalent en taille de la province du Nouveau-Brunswick) et a traversé les Rocheuses pour atteindre l’Alberta, de s’étendre vers l’Est. C’est un problème unique de développement durable et les leçons qu’en tirent les Canadiens — gouvernements, instituts de recherche, industrie et collectivités — influenceront d’autres pays dans leur façon de s’adapter aux impacts nuisibles des changements climatiques sur les écosystèmes forestiers. La réaction du Canada consistera notamment à élaborer des stratégies de récupération et de régénération à l’échelle de cette épidémie sans précédent, à déterminer la bonne quantité de forêts endommagées à laisser intactes pour conserver les habitats fauniques (et l’emplacement de ces zones), à reboiser les parcs et les zones de conservation, à développer des produits pour aller chercher la valeur résiduelle du bois endommagé par le dendroctone et à gérer l’impact de ce fléau sur les collectivités qui abritent une scierie, dans leur transition vers une longue période de récupération où la récolte sera plus faible.

Les membres de l’APFC représentent maintenant près de 80 % des 123 millions d’hectares de forêts certifiées au Canada. Selon « L’état des forêts au Canada 2005-2006 », moins de la moitié des 310 millions d’hectares de territoires forestiers canadiens (soit 143 millions d’hectares) est à la disponibilité du secteur forestier est fait l’objet d’un aménagement forestier. Quatre-vingt-six pour cent de la forêt aménagé canadienne est certifiée. L’engagement de l’APFC a aussi placé le Canada en première place pour les territoires forestiers certifiés dans le monde. En se qui concerne les forêts mondiales en production qui sont certifiées, le Canada représente plus de la moitié des certifications reconnues par le Programme de reconnaissance des certifications forestières (PEFC), d’envergure mondiale, et près du quart des certifications selon les normes du FSC.

LA CERTIFICATION AU CANADA ET DANS LE MONDE

MEMBRES DE L’APFC (96,2 millions d’hectares)

Source : Coalition canadienne pour la certification de la foresterie durable, décembre 2006.

140

123,7

120

1

80 60

41,7 4,9

6,3

7,8

9,9

Malaisie

Australie

Allemagne

Russie

Canada

4,4

22,1

É.-U.

4,3

Suède

1,9

Brésil

0

17,4

France

20

Finlande

40

Chili

Millions d’hectares

100

Une division d’une société membre de l’APFC a subi une vérification par une tierce partie et attend sa certification FSC au début de 2007. La superficie touchée représente environ 1 % des territoires que l’APFC s’est engagée à faire certifier.

Forêt infestée par le dendroctone. Source : www.bcforestinformation.com


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DES IDÉES D’AVANT-GARDE

Pylône, Joseph Wu

1.

ÊTRE UNE SOURCE D’ÉNERGIE VERTE


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VOUS POURRIEZ ÊTRE SURPRIS D’APPRENDRE QUE L’INDUSTRIE CANADIENNE DES PRODUITS FORESTIERS PRODUIT SUFFISAMMENT D’ÉNERGIE VERTE POUR ALIMENTER PRESQUE DEUX FOIS LES VILLES D’OTTAWA ET DE GATINEAU ET QUE LES MEMBRES DE L’APFC… · ont diminués leur consommation de combustibles fossiles de 45 % depuis 1990 · produisent presque 60 % de leurs besoins en énergie à partir de sources d’énergie renouvelable à faible impact · ont réduits leurs émissions de gaz à effet de serre de 44 %, plus que tout autre secteur industriel canadien.

Pour apaiser les inquiétudes que suscitent les approvisionnements en pétrole brut et leurs prix, qui semblent augmenter en même temps que la température du globe, l’industrie canadienne des produits forestiers dispose d’une solution qui combine le meilleur des deux mondes : penser vert. Réduire l’utilisation des combustibles fossiles, devenir autosuffisante et même fournir des quantités nettes d’énergie. Investir dans la cogénération à base de biomasse, pour produire de la vapeur et de l’électricité, améliore le rendement financier d’une usine et rapporte des dividendes au plan environnemental. Les usines de pâtes et papiers des membres de l‘APFC comblent eux-mêmes presque 60 % de leurs besoins en énergie, principalement à partir de biomasse neutre en CO2. Les usines ont réduit leur consommation de combustibles fossiles de 45 % depuis 1990. Aujourd’hui, moins de 20 % de notre énergie provient du pétrole et du gaz naturel. Notre but est de devenir autosuffisants en sources d’énergie renouvelables à l’échelle de l’industrie. Les 1700 MW d’énergie verte déjà produits par le secteur canadien des pâtes et papiers sont suffisants pour alimenter un million de foyers, soit les villes de Calgary et d’Edmonton réunies. L’industrie peut doubler cette production en s’assurant de nouveaux approvisionnements en résidus de biomasse et en modernisant ses procédés, qui demanderaient moins de vapeur, ce qui permettrait aux usines d’utiliser une plus grande partie de leur capacité de production d’énergie à base de biomasse pour produire de l’électricité. Les nouvelles technologies, comme la gazéification de la liqueur noire des usines de pâte kraft pour produire de la vapeur, de l’électricité ou des matières premières pour le bioraffinage, sont très prometteuses. Par exemple, un membre de l’APFC a établi un partenariat avec Nexterra Energy Corp. pour un projet de gazéification en Colombie-Britannique. La nouvelle technologie révolutionnaire convertit les résidus de bois en énergie thermique propre à faible coût, qui remplace le gaz naturel, dont le coût est élevé, et rend l’usine presque autosuffisante en énergie. Le système fera épargner plus de 1,5 million de dollars à l’usine en coûts annuels de combustibles et il améliorera aussi la qualité de l’air locale et réduira les émissions de gaz à effet de serre de l’entreprise de 12 000 tonnes par année, soit l’équivalent de retirer 3000 voitures de la route. Les projets de cogénération à base de biomasse n’existent pas uniquement dans les provinces où les tarifs d’électricité sont élevés. Le Québec et la ColombieBritannique, qui exigent certains des tarifs les plus faibles au pays, en font aussi la promotion par le biais de leurs services publics dans le cadre d’une stratégie de diversification par l’énergie verte. Hydro-Québec a convenu d’acheter de l’électricité de deux nouveaux projets de cogénération à base de biomasse dans des usines de papier journal, l’une à Gatineau et l’autre à Bromptonville. Le projet de Bromptonville, d’une valeur de 80 millions de dollars, pourra générer 23 MW d’électricité en brûlant des boues, de l’écorce et des résidus de pâte mécanique. Parmi les avantages environnementaux de ce passage à la cogénération, on trouve :

2.

· Une économie de 30 millions de litres de combustibles fossiles par année. · Une réduction des émissions de CO2 de l’ordre de 83 000 tonnes, ce qui équivaut à retirer 13 000 voitures de la route. · 600 tonnes par jour de boues, d’écorce et de résidus ligneux qui ne seront pas enfouis. · Une amélioration de la qualité de l’air — par une réduction de 60 % des particules émises. Ces technologies sont très prometteuses du point de vue environnemental et économique, mais elles exigent des investissements substantiels. On peut faire plus pour accélérer la conversion à l’énergie renouvelable et la mise en œuvre des technologies les plus novatrices par un régime fiscal et des mesures incitatives qui favorisent les investissements en capital. COMBUSTIBLES FOSSILES

BIOMASSE

ELECTRICITÉ ACHETÉE

AUTRES ÉNERGIE

(NETTE) ACHETÉE (NETTE) POURCENTAGE DE L’ÉNERGIE TIRÉ DE LA BIOMASSE — MEMBRES DE L’APFC (USINES DE PÂTES ET PAPIERS)

Source : Rapport de surveillance de la consommation d’énergie de l’APFC, 1990 – 2005.

Sources d’énergie (pâtes et papiers), 1990

Sources d’énergie (pâtes et papiers), 2005

49 %

56 %

0%

22 % 30 %

16 % 2%

25 %

ÊTRE LES DÉFENSEURS DE L’UTILISATION EFFICACE DES RESSOURCES


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D’un groupe de sociétés qui ont a réduits leurs émissions de gaz à effet de serre de 44 % par rapport au niveau de 1990 se profile un nouveau leadership au plan environnemental : les usines de pâtes et papiers des membres de l’APFC produiront de l’air plus propre. L’APFC a été à l’origine du Forum des pâtes et papiers sur la qualité de l’air, une tribune formée d’intervenants multiples qui a étudié des stratégies pour réduire les émissions des usines. Le Forum a réuni des représentants de l’industrie, du gouvernement, des communautés autochtones et des groupes environnementaux. Le consensus qui est ressorti de deux ans d’études techniques favorisait un mélange de mesures obligatoires et d’initiatives, les secondes encouragées par une approche fondée sur les lois du marché, qui amorceraient un processus d’amélioration continue. Ce consensus, fortement appuyé par l’industrie, préconise l’établissement de limites nationales pour des substances variées, notamment pour les émissions de particules et les oxydes de soufre associés au smog et aux pluies acides, ainsi qu’une stratégie pour stimuler les investissements en capital et le renouvellement du secteur dans le but de réduire les émissions de façon marquée. Bien que les principales émissions de l’industrie diminuent depuis de nombreuses années, on peut faire encore beaucoup plus. L’analyse technique du Forum a conclu qu’avec des mesures incitatives appropriées, il pourrait être possible de réduire les principales sources d’émissions de 40 % de plus par rapport aux niveaux de 2003 d’ici le milieu de la prochaine décennie, et, grâce à des politiques pertinentes, ces réductions pourraient atteindre 75 % dans les années suivantes. Cela entraînerait aussi d’autres réductions des émissions de gaz à effet de serre. Tous les intervenants sont tout à fait conscients de la situation financière difficile de l’industrie et reconnaissent que la modernisation de l’industrie est un objectif souhaitable autant du point de vue environnemental qu’économique en raison des fortes réductions d’émissions qu’entraînerait l’adoption des plus récentes technologies. Le secteur des pâtes et papiers est déterminé à travailler avec le gouvernement pour se conformer à des limites d’émissions plus sévères, tout en faisant la promotion de sa vision de développement durable en s’engagent à l’amélioration continue. La mise en pratique de cette vision encouragera l’efficacité énergétique et une baisse de la consommation de combustibles fossiles, aidera à stabiliser la situation des collectivités, créera un modèle que les autres industries pourraient utiliser pour réduire leurs émissions et offrira aux fournisseurs canadiens plus de possibilités du côté de la commercialisation des technologies de transformation. Le monde aura une autre raison de considérer les produits forestiers canadiens comme souhaitables au plan environnemental.

ACTUELLE -44 % ENGAGEMENTS KYOTO -6 %

Cadre de tableau, Joseph Wu

TOTAL DES ÉMISSIONS DIRECTES DE GAZ À EFFET DE SERRE DES MEMBRES DE L’APFC (USINES DE PÂTES ET PAPIERS) CONTRES LES OBJECTIFS KYOTO Source : Rapport de surveillance de la consommation d’énergie de l’APFC, 1990 – 2005.

10

-20 -30 -40 2005

2004

2003

2002

2001

2000

-50 1990

Réduction en %

0 -10

VERS UNE ÉLIMINATION DES PERTES Les membres de l’APFC appuient sans équivoque le recyclage de tout le bois et le papier à des fins d’utilisation productive, pour la production d’énergie par exemple. La fermeture des fours coniques, ces grands incinérateurs de déchets de scierie qui sont courants dans l’Ouest canadien, a des conséquences très heureuses sur ce plan. L’Alberta et la Colombie-Britannique sont deux provinces qui comptent un grand nombre de ces fours, nombre qui diminue cependant. Près de la moitié des fours en service en 2000 ont été fermés et une grande partie de la biomasse sert maintenant à la production d’énergie, ce qui s’est traduit par une réduction estimée à 37,5 % des émissions de particules totales (PM) et de dioxyde de soufre (SO2). C’est ainsi que la qualité de l’air des localités concernées s’est améliorée et que les sociétés forestières et les sociétés d’électricité indépendantes qui se servent de l’écorce et d’autres rejets pour produire de l’énergie ont connu un nouvel élan.

3.

ÊTRE PARTENAIRES DE L’ÉCONOMIE AUTOCHTONE


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Les Autochtones du Canada sont des partenaires naturels pour l’industrie des produits forestiers. Ils sont attachés à la terre au plan spirituel et montrent un intérêt particulier pour une industrie forte et pour l’utilisation durable des forêts afin de soutenir les économies locales. La nouvelle stratégie de l’industrie intègre des usines et des communautés autochtones locales dans des relations mutuelles qui renforcent l’économie rurale et autochtone. Depuis plusieurs décennies, les liens économiques entre les producteurs et les entreprises autochtones prolifèrent et les communautés autochtones jouent un plus grand rôle dans le développement durable. Les relations fructueuses entre une communauté autochtone et une société de produits forestiers sont basées sur le respect et mènent à des possibilités d’emplois, de fournitures de produits ou de services, de programmes de formation pour les jeunes et de coentreprises. Aujourd’hui, l’industrie des produits forestiers est le plus gros employeur industriel des Autochtones canadiens et compte des centaines de partenariats bilatéraux avec certaines des quelque 16 000 entreprises autochtones du pays. Voici quelques-uns de ces partenariats :

Colombie-Britannique : À Fort St. John, Six Nations Ventures mesure et manutentionne le bois qui arrive à l’usine de panneaux OSB de Peace Valley, un établissement d’envergure mondiale dont deux membres de l’APFC sont propriétaires. Alberta : Bigstone Forestry Inc. est une entreprise de récolte créée en partenariat par deux membres de l’APFC et par la Première nation crie de Bigstone, à proximité de Wabasca. Bigstone Forestry a commencé ses opérations en 2000 et a plus que doublé le nombre de ses employés depuis. Elle en compte maintenant 24. Manitoba : Des entreprises autochtones comme Nelson House Forest Industries et Moose Lake Loggers fournissent de la fibre aux principales usines de cette province, soit des usines de papier (The Pas et Pine Falls), une scierie (The Pas) et une usine de panneaux OSB (Swan River). Ontario : La pépinière Anishnaabe Gitigewin de Wabigoon, près de Dryden, propriété de la Première nation Wabigoon, produit plus de cinq millions de plants par année. Québec : La communauté atikamekw d’Obedjiwan est copropriétaire, avec un membre de l’APFC, d’une scierie construite il y a six ans qui fournit des copeaux à l’usine de pâte d’un autre membre de l’APFC à Saint-Félicien. L’entreprise est si florissante que la communauté a utilisé du bois d’œuvre local pour construire 80 maisons ainsi qu’un centre sportif. Nouvelle-Écosse : Dans le cadre de son processus d’amélioration continue de l’aménagement forestier durable, l’usine d’un membre de l’APFC prévoit accroître le volume de résineux et de feuillus récoltés en vertu d’ententes avec les Premières nations (Micmacs), pour le porter à 62 000 tonnes d’ici 2007, soit quatre fois plus qu’en 2005.

CONCLUSION L’industrie canadienne des produits forestiers a pris de l’expansion, jusqu’à devenir le plus grand exportateur de produits forestiers au monde, une industrie de 84 milliards de dollars qui représente 3 % du PIB canadien. Elle continue de profiter grandement de la qualité et de la diversité de la fibre canadienne, de la proximité de l’immense marché américain, de l’abondance de l’eau et, dans certaines provinces, d’une électricité relativement peu coûteuse. Les secteurs clés continuent de jouir de paramètres économiques robustes et réinvestissent dans la modernisation et la croissance. C’est le cas entre autres des fabricants de papiers mouchoirs et d’autres produits à usage sanitaire, des producteurs de bois d’œuvre d’une grande partie de l’Ouest canadien ainsi que des fabricants de bois d’ingénierie et de catégories de papier servant à l’impression de catalogues et d’autres documents promotionnels. Pendant près d’un siècle, ce modèle basé sur de la fibre, de l’énergie, de l’eau et des moyens de transport abordables a été florissant. Depuis quelques années cependant, les avantages concurrentiels traditionnels de l’industrie s’érodent, à mesure que les nouveaux concurrents étrangers à faibles coûts inondent les marchés mondiaux de pâte, de papier et de bois d’œuvre. La flambée et la force soutenue du dollar canadien désavantagent les exportateurs canadiens sur le marché américain. Les tarifs d’électricité et le coût de la fibre qui montent en flèche dans certaines provinces ainsi que l’impact d’Internet sur les communications imprimées mettent certaines usines dans une position intenable. Trop d’usines canadiennes sont plus vieilles, plus petites et commandent des coûts plus élevés que celles de leurs nouveaux concurrents étrangers. Et dans certains cas, les gouvernements fédéral et provinciaux ont empêché ou retardé la réalisation de réformes structurelles essentielles. Bien que l’industrie investisse plus de quatre milliards de dollars par année dans l’amélioration de ses installations, les producteurs de pâte et papier obtiennent des rendements médiocres depuis dix ans et leur taux de réinvestissement est tombé sous le coût de la dépréciation. L’objectif est maintenant de créer un cercle « vertueux », où les capitaux commenceront à être réinjectés dans les secteurs où ils se faisaient rares, afin d’améliorer la productivité et de générer davantage de bénéfices à des fins de réinvestissement. Il faut pour cela une nouvelle approche toute canadienne.


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· REVUE ANNUELLE 2006

Communiquez avec nous, demandez-nous des informations :

ASSOCIATION DES PRODUITS FORESTIERS DU CANADA

L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie canadienne des produits forestiers représente 3 % du PIB et exporte plus de 40 milliards de dollars chaque année, et elle constitue l’un des plus grands employeurs du Canada ayant des activités dans plusieurs centaines de collectivités et procure presque 900 000 emplois directs et indirects sur tout le territoire canadien. Avec l’aide de ses membres, l’APFC conçoit des programmes visant à promouvoir l’action de chef de file du Canada dans le domaine commercial et économique, de l’aménagement forestier durable et de l’intendance de l’environnement.

Canada · Association des produits forestiers du Canada 99, rue Bank, bureau 410, Ottawa (Ontario) Canada K1P 6B9 fpac.ca · ottawa@fpac.ca Tél : 613-563-1441 · Téléc. : 613-563-4720 Europe · Produits forestiers du Canada, 12A, Place Stéphanie, 1050 Bruxelles, Belgique Tél : 32-2-512 50 51 · Téléc. : 32-2-502 54 02 L’Association des produits forestiers du Canada est un fier partenaire du programme Produits de bois canadien.

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Imprimé sur du papier offset canadien contenant 30 % de fibres de post-consommation.

Sociétés membres de l’APFC Visitez fpac.ca pour accès aux liens des sites web de nos membres.

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