Issuu on Google+


François Ayroles

Blutch

Nine Antico Jens Harder Frédéric Felder

Bouzard

Placid Jean-Louis Gauthey Boris Hurtel Émile Bravo

Tommi Musturi

Emmanuel Guibert Carlos Giménez Alejandro Salazar Pierre Christin

Rémi

Riad Sattouf


ne effervescence s’installe, ce sont des milliers de bulles qui vont remonter à la surface de Saint-Ouen… Depuis longtemps cette ville accueille des artistes, ils en sont un des cœurs battant, vibrant. Madame Le Maire et l’ensemble de l’équipe municipale portent la conviction que, dans le rapport à la création, des possibles nouveaux transforment les certitudes, abattent les déterminismes et bouleversent le trafic entre les êtres. Une autre manière de se parler, de s’envisager, de se célébrer vient magnifier les talents de ceux qui nous racontent l’histoire que nous aurions pu avoir. En ce mois de mai, ils viennent du monde entier tout droit de la tradition rupestre des grottes de Lascaux, nous conter l’humanité. Homo Bdus… ils ont cassé le style, révolutionné les cases, décoincé la bulle, annulé le formatage, libéré l’espace. Formula Bula va nous suspendre pendant quelques jours à leur crayon, ils sortent de la mine et font escale à Saint-Ouen, qu’ils en soient remerciés. Nous les accueillons avec fierté et humilité, ils vont nous investir de leur grand art et nous de notre intime conviction que là où se déploie la culture, la finitude n’est plus. Gageons que cette effervescence de la rencontre soit elle-même porteuse de promesses d’histoires écrites au gré d’une ville populaire et engagée. Pour ce qui nous concerne, l’œuvre fait déjà partie de notre bien commun. Bon festival !

Hayat Dhalfa

Adjointe au Maire chargée de la culture et de l’animation de la cité


l ne faut, paraît-il, jamais rencontrer ses idoles… Pourtant c’est tellement tentant, comme tout ce qui commence par “il ne faut pas…“! Ce qu’il ne faut pas faire c’est tuer ses idoles, c’est réprimé par la loi. Pour cette première édition de Formula Bula, nous avons rêvé une programmation, riche d’artistes que nous admirons et que nous aimons. Ils nous ont tous bousculés, émus, bouleversés ou passionnés par leurs récits, leurs histoires, émouvantes, dissonantes, drôles, décalées ou encore très sérieuses, documentées et visionnaires… Finalement, à force de persuasion, d’agapes et de digestifs, ce rêve est devenu réalité ! Tous ces artistes nous ont fait l’immense plaisir d’accepter l’invitation à Formula Bula. Car un festival de bande dessinée, finalement, c’est assez étrange… Comme toute œuvre littéraire, une bande dessinée se savoure en solitaire et a bien souvent été façonnée par un auteur seul avec son crayon, voûté sur sa planche… Se retrouver sous les feux de la rampe, sous le regard fasciné et parfois inquiétant de l’amateur de bande dessinée, n’est pas toujours chose aisée, à ce titre nous leur disons, chapeau ! Ainsi, nous pourrons les voir, leur parler, les toucher… bref leur voler un peu de leur temps avant qu’ils ne repartent s’installer derrière leur table à dessin durant de longs mois pour enfin nous offrir une nouvelle histoire…

Ferraille

Direction artistique


Tout un symbole... n 2009, la municipalité donne à la médiathèque centrale le nom de Persepolis, titre de la bande dessinée de Marjane Satrapi afin de mettre à l’honneur cet art populaire. Ce choix n’est pas un hasard : cette œuvre met en lumière l’histoire de Marjie, héroïne autobiographique qui s’émancipe de toutes les formes d’oppression par la culture. Elle fait aussi référence à plusieurs formes de création et à l’indispensable liberté d’expression, car Persepolis est un livre, un film et ... un beau succès éditorial d’une maison d’édition indépendante. Le projet de Formula Bula est né d’une rencontre entre La Maire de Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon, l’élue à la culture, Hayat Dhalfa et Marjane Satrapi. L’idée est de célébrer une génération d’auteurs, d’œuvres et d’éditeurs, à l’exigence artistique doublée d’une créativité moderne en phase avec la société. Rien d’étonnant donc, à ce que deux ans après son ouverture au public, la médiathèque à laquelle Marjane Satrapi a accepté de donner le nom de Persepolis, devienne le lieu central d’une grande manifestation consacrée à la bande dessinée indépendante. Avec 3 500 mètres carrés dédiés à la lecture et au travail sur place, à l’emprunt, à l’écoute et au visionnage, 120 000 documents tous supports, 37 postes multimédia, un auditorium pour découvrir contes, concerts, spectacles, lectures et conférences, Persepolis est un lieu emblématique de la politique culturelle audonienne, en prise avec toutes les formes innovantes de connaissances et de loisirs. La médiathèque et toutes les structures associées à Formula Bula combleront les attentes de leurs publics en accueillant des rencontres, des expositions, des ateliers, des conférences, des animations, des spectacles, des auteurs, des éditeurs, une librairie... durant quatre jours d’une époustouflante programmation pour les petits et les grands, des plus néophytes aux fins connaisseurs du 9ème art. Les bibliothécaires, le personnel de la Ville et de tous les équipements participants seront bien présents en “mode festival“, durant cet événement pour vous faire découvrir un programme inédit et festif !


La Bande dessinée fait école ! vénement convivial qui rassemble une belle part des artistes contemporains de la Bande dessinée, Formula Bula propose une programmation riche de découvertes et de rencontres. Cette aventure n’est possible qu’avec les Audoniens. C’est pourquoi de nombreux ateliers sont proposés pendant les quatre jours pour que petits et grands plongent au cœur du processus de création. Mais la formule ne s’arrête pas là ! Toute une mosaïque d’ateliers est proposée aux enfants et adolescents des établissements scolaires afin de les sensibiliser à l’art de la bande dessinée. Avec le concours précieux des enseignants, les artistes se prêtent au jeu et concoctent pour les élèves de Saint-Ouen de belles recettes pour transmettre leur passion. Visites guidées d’expositions, rencontres d’auteurs, ateliers de créations, présentations de livres… Des classes rencontrent Emile Bravo ou Emmanuel Guibert. Certaines sont guidées dans des parcours pédagogiques et ludiques par les équipes des médiathèques, des arts visuels et de l’Atlas. En compagnie de Rémi, d’autres confectionnent le plus court métrage du monde ! Enfin, des collégiens se laissent transporter dans les dédales de la création avec François Ayroles ou Nine Antico. Pour ces derniers, le fruit de leur travail sera exposé à Persépolis pendant les quatre jours de Formula Bula. Ainsi, en classe ou dans les lieux de Formula Bula, de la grande section maternelle à la Terminale, plus de 1 200 élèves de 54 classes audoniennes participent à cette aventure jusqu’au 11 juin. Au-delà de susciter des vocations, cette expérience leur ouvrira les portes d’un univers graphique et littéraire. Gageons qu’ils en garderont l’empreinte tout au long de leur existence !

Pascal Raynaud © 2011


Nine Antico ine Antico est née en 1981. Pour alimenter les pages de son fanzine Rock this way, elle dessine des comptes rendus de concerts, entrecoupés de saynètes autobiographiques. Après quelques collaborations avec Disco-Babel, Nova Magazine, Trax et les soirées Panik, son travail va s’affirmer dans sa chronique mensuelle pour Muteen, où elle explore les jalousies et autres petites perversités qu’offre l’univers féminin. Parallèlement, elle (re)découvre les joies des crayons de couleurs dans le cahier Mini Vague édité et exposé par Arts Factory. Son dessin particulièrement épuré rappelle celui des illustrations de la Fantômette “pop” des années 1970 et plus généralement de la presse girlie de cette époque. En 2008, Nine publie sa première bande dessinée, Le goût du paradis. Cet ouvrage qui retrace son adolescence dans les années 1990 pourrait se lire comme une version moderne des Mémoires d’une jeune fille rangée, transposée dans une banlieue du 93. L’année suivante, elle participe à plusieurs ouvrages collectifs et ses croquis de concerts sont compilés dans Too drunk to do the show. Dans un style rétro, inspiré tout autant par l’Art Déco, Henry Darger, l’esthétique 70’s de Guy Peellaert et Jean-Claude Forest, elle croise les biographies fantasmées de Betty Page et Linda Lovelace dans Coney Island Baby et poursuit les aventures des pages du magazine Muteen dans Girls don’t cry.

Nine Antico Arts Factory 2008 Le goût du paradis Ego comme X 2008 / rééd. Les Requins Marteaux 2011 Rocks Strips (collectif) Flammarion 2009 Summer of the 80’ (collectif) Dargaud 2009 Too drunk to do the show In my Bed 2009 Girls don’t cry Glénat 2010 Coney Island Baby L’Association 2010 Dessin au crayon de couleur © Nine Antico 2008


François Ayroles rançois Ayroles est né à Paris en 1969. Après une année en faculté d’histoire de l’art, il entre à l’atelier de bande dessinée de l’école des beaux-arts d’Angoulême. Dès 1994, il publie dans la revue Lapin de L’Association, maison d’édition avec laquelle il collaborera de façon suivie (une douzaine d’ouvrages à ce jour). Il intègre l’OuBaPo (Ouvroir de Bande-dessinée Potentielle), collectif crée en marge de L’Association qui, sur le modèle de l’OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle), initié par Raymond Queneau, crée des œuvres sous contrainte artistique volontaire. François Ayroles publie aussi des livres pour les plus jeunes (chez Nathan) et collabore comme dessinateur de presse avec différents journaux comme Libération ou Les inrockuptibles.

Jean qui rit et Jean qui pleure L’Association 1995 Incertain silence L’Association 2001 Les parleurs L’Association 2003 Playback sc. Ted Benoit d’après R. Chandler Denoël Graphic 2004 Les Penseurs L’Association 2006 Le Jeu des dames Casterman 2007 Travail rapide et soigné L’Association 2007 Jean-Pierre Léaud A. Beaulet 2007 Les Amis L’Association 2008 Nouveaux moments clés de l’histoire de la bande dessinée A. Beaulet 2008 Les plumes volume 1 sc. Anne Baraou Dargaud 2010 Les lecteurs © François Ayroles/L’Association 2009


Blutch uteur alsacien né en 1967 du côté de Strasbourg. Il fait un passage par la fameuse École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, véritable matrice de dessinateurs et d’illustrateurs (Tomi Ungerer, Marjane Satrapi, Mathieu Sapin, Lisa Mandel, Lucie Durbiano, Marie Caillou…). Il débarque sur la scène du grand barnum de la BD en gagnant un concours de Fluide Glacial. Dès lors, il figure régulièrement au sommaire de la revue humoristique avec diverses histoires qui sortent en album en 1992 sous le nom de Waldo’s Bar. Devenu auteur phare des années 1990, Blutch fait de nouveau étalage de son talent atypique avec les sorties remarquées des volumes, entre 1996 et 1999, de l’étonnant Mitchum, puis en adaptant le Satyricon de Pétrone dans Péplum. Blutch est un artiste exigeant et éclectique, un dessinateur habité, passionné de cinéma, amoureux des acteurs et du texte. Son œuvre est empreinte de poésie, de passion fiévreuse, de violence parfois et presque toujours d’humour. Aussi à l’aise dans l’illustration que dans la bande dessinée, son style si particulier élève Blutch au rang des auteurs les plus passionnants de la bande dessinée contemporaine.

Waldo’s Bar Fluide Glacial 1993 Sunnymoon tu es malade L’Association 1994 Mitchum Cornélius 1996 réed.1999 Le Petit Christian (2 tomes) L’Association 1998 - 2008 Péplum Cornélius 1998 Rancho Bravo co-scénario Jean-Louis Capron Fluide Glacial 1998 Blotch (Intégrale) Fluide Glacial 2009 Vitesse moderne Dupuis 2002 C’était le bonheur Futuropolis 2005 La Volupté Futuropolis 2006 La Beauté Futuropolis 2008 Autoportrait au stylo à bille et crayon à papier © Blutch 2011


Bouzard é en 1968 à Paris, Guillaume Bouzard s’éveille à la bande dessinée avec Les Tuniques Bleues et décide donc de devenir lui-même auteur de bandes dessinées. Il crée le fanzine Caca Bémol en 1986, véritable labo de triturage graphique. Pendant un peu plus de vingt ans, il s’investit corps et âme dans le fanzinat et la micro-édition. Multipliant les expériences graphiques et narratives, il devient ainsi peu à peu un pilier de l’art séquentiel… Son humour singulier, qu’il pousse jusqu’à un crétinisme confondant, son don de dialoguiste allié à un trait vif et inventif font de lui l’un des auteurs les plus attachants de la nouvelle génération. Il apporte un ton et une fraîcheur savoureuse, à l’humour en bande dessinée, qu’il puise tant dans le comix underground que dans les Pifou Poche de notre enfance. Il publie dans des magazines comme Fluide Glacial, Psikopat ou plus récemment dans le très classieux mensuel footballisticoculturel So Foot. En effet, après la bande dessinée, Bouzard a une autre passion dévorante, le football… Non seulement joueur émérite, il est depuis 2006 chroniqueur graphique de la nébuleuse du ballon rond dans So Foot.

La Nuit du canard Garou Les Requins Marteaux 1994 Les Pauvres types de l’espace 6 pieds sous terre 1995 Plageman (2 tomes) 6 pieds sous terre 1997- 2000 Ricou et Bigou Les Requins Marteaux 2002 Les Tribulations de Pebble et Biozevitch : Le bras qui bouge Fluide glacial 2005 Coincoin, l’homme manchot empereur 6 pieds sous terre 2005 Le club des quatre joue la gagne Fluide glacial 2005 The autobiography of me too (3 tomes) Les Requins Marteaux 2004 - 2008 The autobiography of a Mitrol (2 tomes) Dargaud 2008 - 2009 Football Football (2 tomes) Dargaud 2009 - 2010 Football, football ! © Bouzard/Poisson Pilote 2010


Émile Bravo é en 1964 à Paris, Émile Bravo dessine très tôt sur tout ce qui est à portée de main, jusqu’au livret de famille. Après des études d’histoire de l’art et un début de carrière dans l’illustration et la publicité, il imagine avec son ami Jean Régnaud l’histoire drôle et émouvante d’un jeune apatride, Aleksis Strogonov. Avec Lewis Trondheim, David B., Christophe Blain et Joann Sfar, il fonde en 1995 L’atelier des Vosges, une aventure collective qui fait suite à L’atelier Nawak. L’atelier des Vosges se révèle être une expérience passionnante d’échange et de créativité. Émile Bravo crée la série Les épatantes aventures de Jules (Prix Goscinny du meilleur jeune scénariste, Angoulême en 2002) et réalise dans la foulée Boucle d’or et les sept ours nains et Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill (Essentiel Angoulême, 2008). Puis s’attaque aux origines du héros Spirou dans Le journal d’un ingénu, une aventure de Spirou et Fantasio (Essentiel Angoulême, 2009). Émile Bravo a su remettre au goût du jour une certaine écriture de la bande dessinée jeunesse avec un style graphique qui se rapproche des principes de la “Ligne claire” préconisés par Hergé. « Pour moi, dit-il, la BD est liée au monde de l’enfance, et retourner dans l’enfance, ce n’est pas régresser ».

Ivoire avec J. Regnaud Magic Strip 1990 Aleksis Strogonov (3 vol.) avec J. Regnaud Dargaud 1993 - 2004 Une épatante aventure de Jules (5 vol.) Dargaud 1999 - 2006 C’était la guerre mondiale Bréal 2003 Boucle d’or et les sept ours nains (3 vol.) Seuil jeunesse 2004 - 2009 Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill avec J. Regnaud Gallimard 2007 Journal d’un ingénu : une aventure de Spirou et Fantasio Dupuis 2008 Summer of the 80’s (Collectif) Dargaud 2009 Spirou, le journal d’un ingénu © Bravo /Dupuis 2009


Pierre Christin ierre Christin est un scénariste, écrivain, universitaire, né en 1938 à Saint-Mandé. Il est docteur en littérature comparée sur Le fait divers, littérature du pauvre. Créateur puis responsable de l’école de journalisme de Bordeaux, collaborateur régulier du magazine Pilote jusqu’à la disparition de celui-ci, il est aussi pianiste de jazz amateur. En I965, il part aux États-Unis et sillonne le grand Ouest américain. C’est à Salt Lake City qu’il écrit sa première BD en compagnie de son ami de jeunesse Jean-Claude Mézières. De retour en France, les deux amis lancent en 1967 ce qui se développera comme une longue saga de science-fiction, Valérian. À partir de 1968, il multiplie les collaborations avec des artistes comme : Jacques Tardi, François Boucq, Enki Bilal… C’est avec celui-ci qu’il crée les Légendes d’Aujourd’hui, qui feront date dans l’histoire de la BD et même dans l’Histoire tout court en préfigurant la fin du système soviétique… dix ans avant son écroulement. Avec Annie Goetzinger, il travaille sur une série de portraits féminins rompant avec le principe des séries classiques. Au milieu des années 1970, Pierre Christin commence à publier des nouvelles, notamment dans la revue Fiction, puis bientôt des romans. Il travaille également pour la presse, le cinéma et le théâtre. Avec les années 80-90, les voyages se multiplient : deux tours du monde, l’un par l’hémisphère nord et les mégapoles, l’autre par l’hémisphère sud et les grands déserts. Après l’intérêt pour la géopolitique des rapports Est-Ouest du temps de la guerre froide, l’implication se fait plus forte dans les rapports Nord-Sud du temps de la globalisation.

« Ce n’est pas un hasard si la BD (et le dessin de presse) restent des domaines où le mauvais esprit, le ricanement, le dévoilement, sont encore des valeurs positives, ce qui est de moins en moins vrai dans la presse et l’édition en général, ne proposant plus que des “produits” recyclant sans cesse les mêmes sornettes commerciales, c’est-à-dire la nouvelle idéologie dominante : celle de l’argent. » Pierre Christin. Valérian (15 volumes) ill. Jean-Claude Mézières Dargaud 1970 - 2009 La croisière des oubliés ill. Enki Bilal Les Humanoïdes associés 1975 Le vaisseau de pierre ill. Enki Bilal Les Humanoïdes associés 1976 La ville qui n’existait pas ill. Enki Bilal Les Humanoïdes associés 1977 Les phalanges de l’ordre noir ill. Enki Bilal Les Humanoïdes associés 1979 La demoiselle de la légion d’honneur ill. Annie Goetzinger Dargaud 1980 Partie de chasse ill. Enki Bilal Les Humanoïdes associés 1983 La voyageuse de la petite ceinture ill. Annie Goetzinger Dargaud 1985 Agence Hardy (5 tomes) ill. Annie Goetzinger Dargaud 2001 Fins de siècle ill. Enki Bilal Casterman 2006 Romans Les prédateurs enjolivés Robert Laffont 1976 Le futur est en marche arrière Encre 1979 Petits crimes contre les humanités A.M Métailié 2006 Légers arrangements avec la vérité A.M Métailié 2011 Photo Pierre Christin © Philippe Mastas


Frédéric Felder rédéric Felder est né dans les Pyrénées-Orientales et voit le jour à Perpignan en 1970. Rapidement, sa passion pour les armes à feu le pousse vers une carrière militaire. Lors de la première guerre du golfe, alors que l’état-major lui spécifie de ne pas importuner les Italiens, dont le camp est situé à quelques centaines de mètres, il forme un commando et dérobe tout le stock de grappa transalpin. Cette prise de guerre lui vaut d’être chassé de l’armée. Bien décidé à ne pas finir comme un de ces gars de la Légion, Frédéric Felder monte à Paris, non sans avoir préalablement gagné le concours d’art contemporain du Casino du Boulou. La somme ainsi acquise et sa forte personnalité vont lui permettre de s’imposer comme corédacteur en chef de Ferraille Illustré. Cette ascension fulgurante atteint son climax en 2009 lorsqu’il devient le président des Requins Marteaux. Touche-à-tout de talent, il scénarise de nombreuses bandes dessinées, afin de s’occuper l’hiver et joue dans des films l’été.

Good Stuff (Collectif) Indus Valley 1999 Sierra Nueva (Collectif) La Couenne 1999 Ferraille Illustré (Collectif) Les Requins Marteaux 2003 - 2008 Muerto Kid ill. Witko Les Requins Marteaux 2006 Tooloose ill. Blutch (Collectif) Casterman 2008 Melo Bielo ill. Besseron Dessinge&Co 2010 Filmographie Mes vacances avec Mamie La Poule Noire 1999 Bingo USA Sierra Nueva Película 2001 Hollywood Superstars Les Requins Marteaux 2003 Entre 4 planches Les Requins Marteaux 2005 Villemolle 81 Ferraille Pictures 2009 Il était une fois l’huile Je Suis Bien Content 2010 Photo Frédéric Felder © Poivre Vert


Jean-Louis Gauthey ean-Louis Gauthey est un éditeur né en 1969. Il est également connu pour ses talents d’auteur de bandes dessinées sous le pseudonyme de Jean-Louis Capron. Passionné depuis toujours par la bande dessinée, il se frotte à différents métiers de la chaîne du livre avant de fonder la maison d’édition Cornélius. Fondées en 1991, les éditions Cornélius se spécialisent dans un premier temps dans la sérigraphie puis s’ouvrent peu à peu à l’offset en publiant des auteurs comme Trondheim, David B., Robert Crumb ou encore Willem. Au cours des années 1990, Cornélius se développe et devient une référence incontournable en publiant notamment le chef-d’œuvre de Blutch Péplum ou encore Big Man de David Mazzucchelli. Les éditions Cornélius apportent un nouveau souffle à la bande dessinée indépendante, le catalogue s’épaissit peu à peu, les livres sont maquettés avec goût et passion, la maison d’édition a trouvé son identité. Les auteurs phares de Cornélius s’appellent alors Crumb, Pierre la Police, Blex Bolex, David Clowes, Charles Burns, Tezuka… Jean-Louis Gauthey s’investit dans la traduction d’albums étrangers, ainsi en 2007 NonNonBâ de Shigeru Mizuki remporte le prix du meilleur album au Festival d’Angoulême.

« Simplicité et immédiateté, c’est d’ailleurs ce qui préside à la réalisation des maquettes et des couvertures. Éviter les fioritures et les chichis. Et mettre en valeur avant tout l’auteur et son travail. Les principes graphiques des couvertures nous identifient fortement mais restent très discrets, c’est pour cette raison que nous n’avons pas de logo, tout notre travail doit être digéré par le dessin. » Jean-Louis Gauthey.

Jean-Louis Gauthey aka Jean-Louis Capron. Rancho Bravo ill. Blutch Fluide Glacial 1998 Chiquito la muerte (2 tomes) ill. Hugues Micol Delcourt 2000 - 2001 Viva Pâtàmach ! ill. Killoffer Seuil 2001 Mon poisson rouge Cornélius 2002 Autoportrait © Jean-Louis Capron 2011


Carlos Giménez arlos Giménez est né en 1941 dans le quartier de Lavapiès à Madrid. Il passe une grande partie de son enfance dans les foyers de l’assistance publique, subissant les brimades et la violence des éducateurs franquistes. C’est au sein même de ces foyers qu’il découvre El Cachorro, une série d’aventure de Juan Garcia Iranzo, qui le marquera à jamais... Doué pour le dessin, le petit Carlos fait le vœu de devenir dessinateur de bande dessinée. Malin, il utilise ses talents artistiques comme monnaie d’échange : ici un dessin pour l’instructeur phalangiste lui permet d’éviter quelques heures d’instruction militaire, là une illustration pour un professeur l’exempte de catéchisme… Après ces années d’enfermement et de fanatisme religieux, il revient à la vie civile et retrouve son quartier de Lavapiès à Madrid. Une rencontre va définitivement sceller son avenir, celle de Manuel Lopez Blanco, créateur de la série Les aventures du FBI et fondateur de l’école de Madrid, dont il devient l’assistant en 1959. À la fin des années 1970, après avoir passé trois années à dessiner Gringo en collaboration avec Manuel Median, il débute la fameuse série de science-fiction Dani Futuro avec le grand scénariste Victor Mora. Dani Futuro sera publié dans le journal Tintin. Par la suite, il adapte des grands classiques comme l’Odyssée d’Homère ou L’île au trésor mais en 1977, il débute ce qui sera sans doute son chef-d’œuvre : Paracuellos. C’est dans la revue espagnole Muchas gracias que les premières pages de Paracuellos sont publiées. Parallèlement il entame un projet ambitieux en trois volumes sur les premières années de démocratie dans son pays : España una, España grande et España libre. Il poursuit son travail autobiographique avec Barrio et Los profesionales dans la revue mythique El Papus, ses œuvres sont traduites en français dans Fluide glacial. Carlos Giménez publie dans de prestigieux magazines tels que Pilote, Totem ou Comix International. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des fondateurs européens du genre autobiographique en bande dessinée au même titre que ses pairs américains tels que Will Eisner, Robert Crumb ou Art Spiegelmann. À l’heure où le cinéma se nourrit goulûment de scénarios de bandes dessinées, Paracuellos a bien tenté de nombreux réalisateurs mais en vain… Seul le Mexicain Guillermo del Toro a réussi un hommage appuyé à Giménez avec L’échine du diable, librement inspiré de Paracuellos ; il débute alors une collaboration avec le cinéaste en dessinant notamment les décors du Labyrinthe de Pan.

Dani Futuro (7 tomes) Le Lombard 1973 - 1983 Koolau le lépreux Mosquito 1979 Les professionnels (3 tomes) Fluide Glacial 1983 - 1985 Bandolero Dargaud 1989 Amor, Amor !! Fluide Glacial 1991 Amour toujours ! Fluide Glacial 1993 Aux risques de l’amour Fluide Glacial 1994 Paracuellos (intégrale) Fluide Glacial 2009 Barrio (intégrale) Fluide Glacial 2011 Barrio © Carlos Giménez/Audie-Fluide Glacial 1980


Emmanuel Guibert mmanuel Guibert est né en 1964 à Paris. Après une jeunesse à plat ventre à copier les dessins de Tintin et de courtes études aux Arts Décoratifs, il se consacre à la réalisation de story-boards pour le cinéma et la publicité tout en travaillant sur son premier album Brune. En 1995, il intègre l’atelier des Vosges où il côtoie des auteurs tels que David B., Joann Sfar, Christophe Blain... Ces rencontres vont métamorphoser son approche de la bande dessinée et donner naissance à des œuvres comme Le capitaine écarlate scénarisé par David B. ou La fille du professeur et Les olives noires scénarisées par Joann Sfar. Passeur de mémoire, Emmanuel Guibert met son trait épuré au service du récit vécu. Il retranscrit les souvenirs de la seconde guerre mondiale d’Alan I. Cope (La guerre d’Alan) et met en image l’aventure de son ami photographe Didier Lefèvre en mission en Afghanistan pendant la guerre contre les Soviétiques (Le photographe). Parallèlement, il se lance dans la bande dessinée jeunesse. Avec Ariol (dessiné par Marc Boutavant) et Sardine de l’espace (avec Joann Sfar) il peut, dit-il, développer une fibre totalement débridée où rien n’est interdit. Emmanuel Guibert est un grand raconteur d’histoires et un dessinateur virtuose et polymorphe récompensé à de nombreuses reprises.

Brune Albin Michel 1992 La Fille du professeur sc. de Joann Sfar Dupuis 1997 Le Capitaine écarlate sc. de David B Dupuis 2000 Les Olives noires (3 vol.) sc. Joann Sfar Dupuis 2000 Ariol (10 tomes) ill. de Marc Boutavant Bayard 2000 - 2010 La Guerre d’Alan (3 vol.) L’Association 2000 - 2008 Sardine de l’espace (14 vol.) avec Joann Sfar Bayard 2000 - 2010 Le Photographe (3 vol.) avec Didier Lefèvre et F. Lemercier Dupuis 2003 - 2006 Japonais Futuropolis 2008 Bonbons & boutons : une histoire italienne avec Donatella Guibert Gallimard 2010 Demi-tour 2.0 avec Frédéric Boilet et Benoit Peeters Dupuis 2010 Ariol © Emmanuel Guibert et Marc Boutavant/Bayard 2002


Jens Harder ens Harder est né en 1970 à Weisswasser (Allemagne). Il étudie le graphisme à la fin des années 1990 et fonde avec une bande de copains le collectif d’artistes Monogatari. Il participe à plusieurs albums collectifs et travaille pour différents magazines outre-Rhin avant de signer sa première bande dessinée personnelle en 2003 : Léviathan. En 2005, il séjourne en Israël où il travaille sur un projet du Goethe Institut de Tel-Aviv. Il en découlera l’album La cité de Dieu, un très beau reportage/témoignage sur la ville de Jérusalem. En 2009 paraît Alpha... directions. Premier volume d’une trilogie dont le sujet est la représentation en bande dessinée du processus d’évolution de l’univers (du Big Bang à l’apparition de l’homme). Avec cette œuvre, Jens Harder allie ses deux passions : la science et le dessin. Un album parfaitement documenté avec une mise en page audacieuse et une illustration en bichromie qui lui est chère. « Avec la bichromie, écrit Thierry Groensteen, c’est un peu de lumière qui se dépose sur les traits riches et puissants de Jens Harder, pour mieux nous éclairer ». Par son style inclassable, ce jeune auteur allemand occupe une place unique dans le monde de la bande dessinée d’aujourd’hui.

Léviathan l’An 2 2005 La cité de Dieu l’An 2 2006 Alpha... directions Actes Sud 2009 Alpha © Jens Harder/Actes Sud 2009


Boris Hurtel é à Toulouse en 1972, Boris Hurtel réside à Saint-Ouen depuis 1998. Totalement autodidacte en matière de bande dessinée, il décide après un refus massif des éditeurs de s’auto-publier. En 2004, il réalise une bande dessinée comique sur la vie de Kant et en 2005, une autre sur celle de Nietzsche. En 2006, il sort le premier numéro du fanzine Dérive urbaine, qui réunit des dessinateurs de BD underground autour du thème de l’univers urbain et de ses affres. À ce jour, la revue en est à son quatrième numéro. Par ailleurs, depuis 2009, Boris publie régulièrement dans la revue poitevine, Turkey comix (publiée par les éditions The Hoochie Coochie), ainsi que dans la revue bruxelloise, George. Inversement, on peut retrouver quelques-uns des dessinateurs de ces revues dans les pages de Dérive urbaine. Il a aussi participé au dernier numéro de DMPP, une autre revue éditée par The Hoochie Coochie.

Amourette Kantienne Une Autre Image 2004 Le frigo in Dérive urbaine n°1 Une Autre Image 2009 J’aime pas le blues in Social traitre n°7 Chien Enroué 2009 La fille endormie in Les Livres Sans Poche Tic de Quai 2009 Le Don in George n°26 Gangbang Books 2010 Candy in George n°25 Gangbang Books 2010 Dans ma rue in DMPP N°7 The Hoochie-Coochie 2011 La politique de l’auteur in George n° 31 Gangbang books 2011 Dessin gouache et encre de chine © Boris Hurtel 2011


Tommi Musturi ommi Musturi (né en 1975 à Juupajoki) est un auteur de bande dessinée finlandais. Il est également artiste peintre, directeur de collection et éditeur. Il publie en 2005 Le premier livre de Monsieur Espoir, une série à suivre en 5 tomes éditée à la Cinquième couche. En 2010, son roman graphique Sur les pas de Samuel a été traduit à la Cinquième couche. Pendant plus de dix ans, Musturi a dirigé Glömp, une anthologie de bande dessinée expérimentale dont plusieurs des douze numéros ont été récompensés en Finlande, en Suède et en France. Les bandes dessinées de Tommi Musturi sont souvent muettes et contiennent rarement des scènes d’action. Il utilise le symbolisme pour aborder des thèmes existentiels : la solitude, le comportement de l’individu face à son environnement, la liberté et la nature souvent représentée de manière écrasante. Son œuvre est très riche grâce à l’utilisation d’une grande variété de techniques différentes en fonction de l’histoire ou du message qu’il entend délivrer. Depuis 1995, il fait de la musique, de la bande dessinée, publie des livres sous le nom de Boing Being. En 2006, il co-fonde la maison d’édition finlandaise Huuda Huuda. Actuellement il prépare un long roman graphique intitulé The Future qui détaillera le passé, le présent et le futur de l’histoire de l’humanité.

Le premier Livre de M. Espoir La 5e Couche 2006 Le second Livre de M. Espoir La 5e Couche 2007 Sur les pas de Samuel La 5e Couche 2009 Big Beat Editions Humeurs 2010 Speed Gun Le Dernier Cri 2010 Le Rêve de M. Espoir La 5e Couche 2011 Sur les pas de Samuel © Tommi Musturi/La 5e Couche 2009


Placid é en 1961, Placid publie 20 ans plus tard ses premières pages de bande dessinée dans Charlie mensuel et Hara Kiri. Il a depuis passé ses 30 ans de carrière dans tous les domaines de l’imagerie : BD, illustration, graphzine, dessin d’humour, dessin politique, gravure, peinture, dessin animé, affiche, couverture, pour des dizaines de supports artisanaux ou professionnels, de nombreuses expositions collectives ou personnelles. Sa première exposition rétrospective a lieu à la MJC Bazin à Nancy en 1997. La dernière en date à Pau, galerie Sagace de l’école des Beaux-arts, en novembre 2008. Il explore systématiquement, par période, toutes les techniques, traditionnelles ou contemporaines, pour fabriquer ses dessins : aquarelle, crayon de couleur, fusain, plume, sanguine, pastel, surligneur fluo, logiciel informatique… Il a notamment illustré l’actualité au jour le jour pendant un an dans le site Un Regard Moderne. Quelques livres jalonnent ce parcours, entre autres Art Plastique en 1990 (dessins vectoriels), ou 2006 (crayon noir aquarellable) et 2007 (stylo bille 4 couleurs). Aujourd’hui, il travaille intensivement des paysages à la gouache. Outre un dessin animé en 3D pour la série Laboratoire produite par Christan Janicot, Placid est le maquettiste de la revue trimestrielle XXI.

Livre de bande dessinée L’Association 1987 Rien Les Requins Marteaux 2002 2006 L’Association 2007 2007 L’Association 2008 Les trois grâces. Dessin à la gouache © Placid 2009


Rémi émi est né en 1963, dans le Nord. Il entame dès le milieu des années 1980 une carrière de dessinateur politique qui l’amène à collaborer à de nombreuses publications comme Libération, Les Informations Dieppoises, ou encore Hara-Kiri, le sulfureux journal satirique de feu le Professeur Choron... Encore aujourd’hui, il exerce ses talents d’illustrateur dans les pages du très militant mensuel politique CQFD et dissémine de nombreux dessins dans des revues de bandes dessinées et autres parutions dévolues aux Arts Graphiques tels Beaux Arts Magazine, Hôpital Brut ou Sortez la chienne !. Outre ses travaux de dessinateur qui l’ont conduit à éditer pas moins de 22 albums depuis 1987, Rémi officie aux quatre coins de la France (Toulouse, Lille, Dijon), en qualité de comédien, constructeur et sérigraphe dans des compagnies de spectacle de rue. En 1997, il crée une exposition de machines cinématographiques intitulée Le Paranorama. Présentée dans de nombreux festivals, cette dernière se verra très prochainement agrémentée d’un film d’animation sur lequel il travaille actuellement. Il a publié aux Requins Marteaux, Blasphème au paradis.

Recueils de dessins de presse (11 volumes) L’impubliable 1991- 2002 Homocanis Jean-Pierre Faur éditeur 1995 Le manuel des techniques de la survie Jean-Pierre Faur éditeur 1998 Blasphème au paradis Les Requins Marteaux 2006 Cassos Le Dernier Cri 2001 The End (DVD film animation) Le Dernier Cri 2010 L’art de la guerre Le Dernier Cri 2011 Dialogue entre un prêtre et un moribond Le Chien Rouge 2008 Sauvage Le Chien Rouge 2010 Tord-Boyaux © Rémi/L’Association 2008


Alejandro Salazar eintre, dessinateur et illustrateur autodidacte né en 1959 à Cochabamba en Bolivie. Après des études d’architecture, il réoriente sa carrière en décidant d’apprendre le dessin et la peinture, chez lui… Il devient vite l’un des plus talentueux et respecté dessinateur de presse de son pays. Parallèlement, il s’affirme comme peintre et réalise de nombreuses expositions un peu partout en Bolivie et en Amérique du Sud (il représente son pays à la Biennale du Mercosul au Brésil en 1999). Il est aujourd’hui une figure incontournable de la peinture bolivienne. Ses toiles comme ses dessins grouillent d’animaux humanisés ou bien d’humains animalisés, souvent dans des situations incongrues, poétiques et drôles… Il se plaît à tordre l’ordre naturel des choses, des conventions sociales et du politiquement correct… Salazar se passionne aussi pour les flipbook, comme lecteur dans un premier temps puis comme auteur. En 2005, la maison d‘édition française Flblb publie Songes, un flipbook sur le rêve. Logiquement, il finit par toucher au cinéma d’animation et coréalise en 2009 le court-métrage La abuela grillo à partir d’un conte bolivien. En 2010, il est invité par la prestigieuse Casamerica de Madrid pour réaliser une bande dessinée murale en compagnie d’autres artistes latino-américains et espagnols.

« Le monde qu’il nous invite à découvrir est habité d’animaux et d’hommes mutants aux identités mouvantes, comme dans la vie réelle. » José Antonio Quiroga Santa Cruz.

Instantes Plural Editores 1996 Gato por liebre Plural Editores 2000 El humor en los tiempos del cólera Plural Editores 2002 Sketch book Eureka 2004 Album de Familia Editions Vinetas con Altura 2005 Democracia en movimiento (Flipbook) éditions CNE 2006 Mi cuento de ahorro (Flipbook) éditions BCB 2006 Oro no es plàtano (Flipbook) éditions BCB 2007 Punto com (Flipbook) éditions BCB 2007 © Alejandro Salazar 2010


Riad Sattouf é à Paris en 1978, il passe son enfance entre l’Algérie, la Libye et la Syrie. Très tôt, il tombe raide dingue de bande dessinée grâce notamment à sa grand-mère qui le fournit en lui envoyant des paquets depuis la France. Comme beaucoup, il est subjugué par le dessin animé Les mystérieuse cités d’or… Malgré une irrésistible envie de devenir pilote d’avion, il se reprend et décide d’intégrer l’école des Gobelins. C’est en section animation que ses talents sont repérés par Olivier Vatine qui le présente à Guy Delcourt. En l’an 2000 ap. JC, il publie sa première série Petit verglas chez Delcourt d’après un scénario d’Eric Corbeyran. C’est avec Manuel d’un puceau, publié chez Bréal jeunesse (réédité par la suite à L’Association), que l’on découvre l’univers et l’humour très personnels de Riad Sattouf. En 2005, un peu à la manière de l’Actor’s studio, il s’immerge au cœur de l’action dans un collège chic de Paris durant deux semaines et publie Retour au collège, son premier grand succès. Passionné par l’univers des ados, il publie dans Charlie Hebdo (dès 2004) une page hebdomadaire (La vie secrète des jeunes) mettant en scène des anecdotes véridiques glanées ça et là. Riad Sattouf prolonge son travail sur les amours adolescentes en réalisant en 2009 Les beaux gosses, un long-métrage qui connaît un franc succès (3 Césars, prix du film français, prix Jacques Prévert du scénario). En 2010, c’est aussi la consécration pour son travail d’auteur de bande dessinée avec Pascal Brutal, son héros décérébré, obsédé et musclé, qui remporte le Fauve d’or du meilleur album d’Angoulême.

Petit verglas (3 tomes) sc. de Corbeyran Delcourt 2000 - 2002 Les pauvres aventures de Jérémy (3 tomes) Dargaud 2003 - 2005 No sex in New York Dargaud 2004 Retour au collège Hachette littératures 2005 Pascal Brutal (3 tomes) Fluide Glacial 2006 - 2009 La vie secrète des jeunes L’Association 2007 Filmographie Les beaux gosses 2009 La vie secrète des jeunes © Riad Sattouf/L’Association 2007


Formula Bula est un évènement produit par la Ville de Saint-Ouen /Direction artistique Ferraille.

Conception du livret : Cizo Suivi de réalisation et de fabrication : Mairie de Saint-Ouen. Rédaction des biographies Raphaël Barban et Céline Marguerie. Les bibliographies de ce livret sont suggestives.

Mai 2011

Formula Bula ne serait pas, sans le soutien de tous nos partenaires. Pour cela nous les remercions tous.



Livret des Artistes - Formula Bula -