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CHAPITRE_4 Conclusion

4.1_Synthèse des résultats L’étude des profils (incluant les motivations, les perceptions et les intentions) et de l’ancrage communautaire (réseaux et institutions) spécifiques aux entrepreneurs forestiers ilnuatsh et la comparaison de ces résultats à ceux obtenus auprès d’entrepreneurs forestiers non autochtones suggèrent deux approches structurantes. D’abord, l’emploi du modèle de l’évènement entrepreneurial (p.35) révèle, au niveau de l’individu, certaines prédispositions nécessaires à la création d’entreprise dans le secteur forestier, soit : un certain niveau de maturité (p.38), de scolarité (p.41) et d’expérience de travail (p.41). De plus, le désir de créer une entreprise est nourri par la présence de modèles d’entrepreneurs, on pense ici aux parents et aux proches qui ont eu un rôle déterminant dans l’histoire des entrepreneurs. C’est manifeste dans le cas des entrepreneurs non autochtones (p.40). On l’observe aussi chez les entrepreneurs autochtones (p.25), quoique les modèles entrepreneuriaux dans le secteur spécifique de la foresterie soient rares pour ces derniers (p.40). Les prémisses théoriques de l’évènement entrepreneurial exigent de porter une attention particulière aux différences constatées entre les perceptions et les intentions des entrepreneurs forestiers ilnuatsh et celles des entrepreneurs forestiers non autochtones. Ces derniers, contrairement à leurs homologues autochtones, semblent très pessimistes quand à l’évaluation de leur sort actuel et avenir (p.4243. Un tel constat mérite des explications.

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RAPPORT FINAL

Cela permet de passer à la deuxième approche structurante, soit celle du capital social (p. 16). Il semble assez clair que les entrepreneurs ilnuatsh disposent d’un réseau social au sein de la communauté de Mashteuiatsh où des institutions formelles (SDEI, DPI et comité conjoint Conseil-Industrie) permettent aux entrepreneurs et aux représentants de la communauté d’obtenir une synergie collective (p.27 et 28). Les entrepreneurs non autochtones ne semblent pas disposer ou utiliser de tels réseaux (p.42). D’ailleurs, cette distinction se reflète dans les motivations à l’entrepreneuriat que présente le tableau 2 (p. 39). L’intention de contribuer au progrès de la communauté n’a pas le même poids dans les deux groupes d’entrepreneurs. Il est intéressant de noter que cette contribution prend la forme de la création d’emplois et du soutien à la jeunesse chez les entrepreneurs autochtones et qu’elle est conditionnelle à la rentabilité financière des entreprises (p.25).

Entrepreneuriat forestier Autochtone  

Rapport final du projet de l'entrepreneuriat forestier Autochtone : le cas de la communauté ilnu de Mashteuiatsh

Entrepreneuriat forestier Autochtone  

Rapport final du projet de l'entrepreneuriat forestier Autochtone : le cas de la communauté ilnu de Mashteuiatsh

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