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3.4.3_La formation La formation et les antécédents professionnels des EFIM et des EFNA, présentés au tableau 4, constituent d’autres facteurs susceptibles d’influencer les perceptions de faisabilité et de désirabilité de partir en affaires. Arenius et Clercq (2005) démontrent qu’une personne détenant une scolarité qui dépasse le niveau secondaire est davantage portée à démarrer une entreprise. Le groupe des EFIM est caractérisé par onze années de scolarité (médiane), soit l’équivalent d’une secondaire V, tandis que le groupe des EFNA ont dix années de scolarité (médiane). TABLEAU 4 Formation et antécédents professionnels des EFIM et des EFNA.

Caractéristiques

EFIM Résultats N

Éducation Pas de diplôme secondaire Diplôme secondaire Diplôme étude professionnel Diplôme étude collégial Baccalauréat Maîtrise Années de scolarité Médiane (années) Expérience3 de travail en milieu forestier Oui Non Médiane (années) Expérience3 en gestion d’entreprise Oui Non Médiane Expérience3 en création d’entreprise Oui Non

EFNA* Résultats N

46% 15% 0% 15% 15% 8%

6 2 0 2 2 1

56% 32% 9% 3% 0% 0%

53 30 8 3 0 0

11,0

13

10,0

94

62% 38% 10,0

8 5 13

59% 41% 27,0

53 37 98

31% 69% 2,0

4 9 13

17% 83% 0,0

17 81 98

54% 46%

7 6

29% 71%

28 69

Arenius et Clercq (2005) ont également démontré un lien positif entre le fait de croire en ses capacités à démarrer une entreprise et la probabilité de démarrer une entreprise; de même que Lindsay et al. (2007) en contexte autochtone. Une différence intéressante semble exister au niveau de l’expérience en gestion et en création d’entreprise. En effet, 4 EFIM (31%) ont une expérience en gestion d’entreprise et huit EFIM (54%) ont déjà démarré une autre entreprise dans l’un ou l’autre des secteurs suivants : la construction, la restauration, l’ethnotourisme ou l’environnement. Dans le groupe des EFNA, 17% des individus ont une expérience en gestion d’entreprise et seulement 29% possèdent une en création d’entreprise.

* Selon les données du so n d a g e P REF O RT ( 2 0 0 7 )

3.4.4_L’organisme de soutien La mise sur pied d’un organisme de développement économique, la Société de Développement Économique Ilnu (SDEI), semble avoir favorisé l’avènement d’une première génération d’EFIM. Selon le modèle de l’évènement entrepreneurial, la SDEI aurait influencé positivement la perception de faisabilité de créer une entreprise des EFIM. Cet effet aurait été rendu possible grâce à la mise sur pied de services facilitant l’accès au financement, d’aide à l’élaboration du plan d’affaires, de conseils d’ordre stratégique. Bref à des interventions de nature à rendre moins ardue la tâche des aspirants-entrepreneurs. De plus, la SDEI a mis sur pied en 2004 le Bureau de projet en milieu forestier qui vise plus spécifiquement à accompagner et à supporter les entrepreneurs forestiers de la communauté (SDEI 2008). Ce qui est remarquable, c’est l’importance qu’accordent les entrepreneurs autochtones à ces services et la fréquence à laquelle ils les utilisent. D’après les données recueillies, 12 EFIM sur 13 affirment avoir eu recours aux services de la SDEI pour le lancement ou la gestion de leur entreprise. Tous les entrepreneurs rencontrés en entrevue qualifient ce service d’important. Un sondage PREFORT, mené à l’échelle provinciale,

3

Il faut souligner que l’expérience réfère aux années antérieures à la création de l’entreprise forestière.

RAPPORT FINAL

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Entrepreneuriat forestier Autochtone  

Rapport final du projet de l'entrepreneuriat forestier Autochtone : le cas de la communauté ilnu de Mashteuiatsh

Entrepreneuriat forestier Autochtone  

Rapport final du projet de l'entrepreneuriat forestier Autochtone : le cas de la communauté ilnu de Mashteuiatsh

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