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2001 4

Bureau de d茅p么t Bruxelles X Afgiftebureau Brussel X

4e trimestre 2001 | 4de trimester 2001

Revue trimestrielle de la Fondation Belge de la Vocation Driemaandelijks tijdschrift van de Belgische Stichting Roeping

vocatio


Anna Heylen 8-9 1987

Hannover Antwerpen Sainte-Émélie-de-l’Énergie

Isabelle Wilbaux 2-3 1994

Dakar

Trinidad & Tobago

São Paulo

Llallagua

Nathalie Joiris 10-11 1994

Hilde Vandelanotte 14-15 2001


Jean et Danielle Bourgeois 12-13 1967

Hazaradjat

Haikou

Bangalore

Emmanuel Lurquin 6-7 1998

Karen FabrĂŠ 4-5 2000

Agenda 16


Vocation : luthier Isabelle Wilbaux 1994

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Isabelle Wilbaux s’est spécialisée dans la construction des violons et des altos. C’est à l’école internationale de lutherie de Crémone qu’elle décroche en 1988 son diplôme de luthier, après quatre ans d’études sous la direction de Maestro Giorgio Cé. Elle se familiarise ensuite aux techniques d’entretien et de restauration d’instruments anciens en effectuant, de 1989 à 1991, des stages auprès de Ph. Bodart à Besançon et de J.-M. Lozano à Madrid, avant de se consacrer à la construction proprement dite. Elle trouve son inspiration dans les instruments des maîtres italiens de l’Age d’Or qu’elle copie tout en laissant libre cours à sa personnalité. Isabelle Wilbaux a participé à de nombreux concours internationaux : Paris, Prague, Mittenwald, Crémone, Poznan. Elle y fut plusieurs fois finaliste. Elle a notamment reçu un prix de sonorité à Mittenwald en 1993 et trois prix de lutherie à Crémone en 1994. En 1994, elle fut lauréate de la Fondation Belge de la Vocation pour un projet de réalisation d’un quatuor à cordes de sonorité homogène. En 1998, ce quatuor lui a valu le prix Berendt Muller (prix spécial du Jury) lors du concours de la VSA (Violin Society of America) à Salt Lake City. Depuis 1999, Isabelle et son mari et associé Martin Héroux ont reçu pour les instruments réalisés ensemble une médaille de bronze au concours international de la ville de Paris et un certificat de mérite au dernier concours de la VSA.

Isabelle Wilbaux bouwt strijkinstrumenten; ze is gespecialiseerd in violen en altviolen. In 1998 behaalde ze het diploma van vioolbouwer aan de internationale school voor vioolbouw in Cremona. Ze bekwaamde zich in het onderhoud en de restauratie van oude instrumenten tijdens stages bij Ph. Bodart in Besançon en J.M. Lozano in Madrid. Isabelle Wilbaux nam deel aan talrijke internationale wedstrijden. In 1993 kreeg ze een prijs voor sonoriteit in Mittenwald en in 1994 drie vioolbouwprijzen in Cremona. In 1994 was ze laureate van de Belgische Stichting Roeping voor het bouwen van een strijkkwartet met homogene sonoriteit. Met dat strijkkwartet behaalde ze in 1998 de Berendt Muller-prijs (speciale prijs van de jury) tijdens de wedstrijd van de VSA (Violin Society of America) in Salt Lake City.

Texte et photos : Séverine Windels

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La météo canadienne est maussade en cette fin de matinée de la mi-octobre. J’ai quitté Montréal depuis une heure environ et le bus traverse tranquillement la campagne sous une fine pluie d’automne. Au terminus de Joliette, j’ai rendez-vous avec Isabelle et son mari Martin, luthier lui aussi. D’un commun accord, ils ont quitté Montréal il y a environ un an pour s’installer à la campagne, dans le petit village de Sainte-Émélie-de-l’Énergie. Malgré l’immense quiétude qui émane de cette nature encore sauvage, je me demande ce qui a pu motiver leur déménagement de la capitale à ce coin perdu.

Isabelle Wilbaux : «J’ai rencontré Martin en Belgique – pour la petite histoire : c’était à l’occasion d’une soirée que j’avais donnée pour fêter l’obtention de ma bourse de la Fondation – alors qu’il effectuait un stage chez un luthier bruxellois. Son permis de séjour prenant fin avec son contrat de travail, nous avons décidé de nous installer à Montréal. J’avais très envie de connaître ce pays et il ne m’était pas pénible de quitter la Belgique étant donné que j’avais de toute façon souvent travaillé et vécu à l’étranger. A Montréal, nous avions un grand appartement avec un très bel atelier. Nous avions pas mal d’activités et recevions beaucoup d’amis de passage. Ici, évidemment, c’est différent mais c’est un choix de vie. Vivre en pleine nature m’apporte beaucoup et puis c’est une expérience que j’ai voulu partager avec Martin qui est issu de cette région et qui avait envie de retrouver ses racines.» Après avoir traversé la maison, je découvre l’atelier de lutherie où sont soigneusement alignés les outils et les instruments de musique. Deux tables de travail me rappellent qu’ici on travaille en duo. Mais comment est née cette passion pour la lutherie ?

C’est pour attirer l’attention sur le travail de jeunes luthiers compétents et passionnés qu’en 1997 j’ai organisé, en collaboration avec deux amis luthiers, l’exposition Lutherie et archèterie contemporaines bruxelloises

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Isabelle Wilbaux : « Au départ ma vocation était un peu floue et principalement basée sur mon amour pour la musique et pour l’instrument. Ma vraie passion pour la lutherie s’est développée pendant ma formation. C’est là que j’ai compris que c’est un métier où tout est de l’ordre du toucher, de l’ouïe, du senti. Un luthier ne peut pas se contenter de reproduire les gestes qu’il a appris, il doit les réinventer et les adapter à chaque instrument qu’il construit. Le violon est un instrument complexe qui, même après plusieurs années de métier, suscite de nouveaux questionnements. Travailler à deux constitue un plaisir dans la mesure où nous pouvons échanger nos points de vue et nous conseiller mutuellement. Nous mettons en commun nos expériences respectives, Martin ayant une plus grande connaissance des techniques de restauration et moi, plus de pratique dans la construction. Ce sont deux aspects du métier qui sont complémentaires car l’étude des instruments anciens est une source d’inspiration pour la lutherie contemporaine. On peut dire que depuis quelques années la lutherie de construction connaît une véritable renaissance. Le niveau grimpe de plus en plus. Cette dynamique se traduit par l’organisation de conférences, la publication d’articles dans des revues spécialisées, etc. Je crois que cet échange d’informations constitue une évolution majeure dans le métier, et suscite une forte émulation au sein des luthiers fabricants. De plus, si ceux qui ont accès à des instruments anciens magnifiques en font profiter les autres, toute la profession s’en trouve enrichie. Mais, bien sûr, tout n’est pas rose dans ce métier qui a en partie rejoint le marché de l’art. N’oublions pas que le violon est également considéré comme un objet d’art et que par conséquent il possède, outre ses qualités techniques et musicales, une valeur artistique. Certains luthiers trouvent dans la profession d’expert ou de commerçant une manière bien plus lucrative d’exercer leurs talents de connaisseurs. Il existe un réseau très fermé de quelques experts qui possèdent un monopole: eux seuls sont à même de délivrer des certificats pour des instruments de très grande valeur. Le prix d’un violon sur le marché de l’art n’est pas forcément en rapport avec ses qualités intrinsèques. Il est clair qu’il y a une part de snobisme de la part des musiciens à acquérir des instruments anciens et très chers. Je dirais qu’à prix égal un violon ancien est souvent surévalué. Disons que pour 300 000 francs belges vous pouvez acheter un violon neuf de très bonne qualité alors que pour ce prix-là, dans la gamme d’instruments anciens, vous ne trouverez que des violons de moindre qualité ou dans un état de conservation qui n’est pas toujours fiable . C’est aussi pour attirer l’attention sur le travail de jeunes luthiers compétents et passionnés qu’en 1997 j’ai organisé, en collaboration avec deux amis luthiers, l’exposition Lutherie et archèterie contemporaines bruxelloises. Cette exposition, organisée dans le cadre du Concours Reine Elisabeth pour violon, mettait en évidence la facture instrumentale en Belgique et se posait comme objectif de rétablir le dialogue entre l’artiste musicien, le violoniste et l’artiste artisan, le luthier »


Orbis Karen Fabré 2000

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Trinidad en Tobago, Screening day met ORBIS International, 3 Juni 2001, in Port of Spain Hospital.

Depuis 1982, l’organisation américaine non gouvernementale ORBIS parcourt le monde avec son hôpital volant pour soigner les populations des pays sousdéveloppés atteintes de la cécité. Un DC-10 équipé notamment d’un bloc opératoire et d’une salle de conférences permet de former des médecins locaux aux nouvelles techniques chirurgicales ophtalmologiques. ORBIS forme également du personnel soignant aux nouvelles techniques pré et postopératoires. Pour Karen Fabré faire partie de l’équipe ORBIS constituait un véritable rêve. En tant que jeune ophtalmologue elle souhaitait consacrer son savoir à un but humanitaire. Existe-t-il chose plus belle que de rendre la vue ? Pour se spécialiser dans les pathologies ophtalmologiques tropicales, elle obtint en 2000 une bourse de la Fondation Belge de la Vocation qui lui permit d’effectuer un stage intensif de chirurgie au Mexique. En 2001, elle fut engagée par ORBIS. Karen est la première Belge à rejoindre cette équipe internationale de médecins. Un mois jour pour jour après les évènements dramatiques du 11 septembre, l’équipe ORBIS fut informée que pour des raisons financières et de sécurité toutes les missions étaient suspendues jusqu’en juin 2002. Pour Karen et ses collègues, l’annonce de cette nouvelle constitua un véritable choc. Les programmes prévus, en Inde, au Bangladesh, en Guinée, sont annulés. Toute une année de travail soigneusement planifiée est réduite à néant. Nous publions quelques photos que Karen nous a envoyées de ses missions précédentes et nous souhaitons que l’avion ORBIS redécolle prochainement.

Sinds 1982 trekt de Amerikaanse niet-gouvernementele organisatie ORBIS met een tot oogziekenhuis omgebouwd vliegtuig naar de ontwikkelingslanden. ORBIS tracht blindheid in derdewereldlanden te bestrijden door overdracht van gespecialiseerde kennis op de locale artsen. Aan boord van de omgebouwde DC-10 bevindt zich een internationaal medisch team, dat in overleg met een lokaal comité een aantal patiënten selecteert, van wie de oogaandoeningen toelaten om medische technieken en chirurgische ingrepen te demonstreren. Achtenveertig lokale dokters tegelijk kunnen de operaties in een speciaal daartoe ingericht leslokaal live volgen. Via een systeem van microfoons kunnen ze met de chirurg communiceren en vragen stellen. Lokale verpleegkundigen krijgen ook opleidingen in post- en preoperatieve zorgverlening via lezingen en bijscholingen. Voor oogarts Karen Fabré was deel uitmaken van het ORBIS-team een droom. Eerst wilde ze echter haar praktische chirurgische ervaring en haar kennis van tropische oogpathologie uitbreiden. Dankzij de Stichting kon ze in 2000 in Mexico een intensieve chirurgische stage volgen en nieuwe operatietechnieken leren. In 2001 vervoegde ze als eerste Belg het internationale ORBIS-team. Een maand na de dramatische gebeurtenissen van 11 september kreeg het ORBIS-team bericht dat alle missies om financiële en veiligheidsredenen uitgesteld zijn tot juni 2002. Voor Karen en haar collega's is dat een zware schok. De geplande internationale programma's in Guinea, Ethiopië en Bangladesh zijn geannuleerd. De stafleden die zich op de nieuwe missies voorbereidden, zagen een goedgevuld jaar plots leeggewist. We publiceren enkele foto's die Karen ons vanuit haar verschillende missieplaatsen toestuurde. We hopen dat ze zich weldra met vernieuwde energie weer kan inzetten voor de bestrijding van blindheid in de derde wereld.

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Recovery room

Classroom

Operating room

Lasersurgery room

In de DC-10 … Fong Di, een 5 jaar oud patiëntje, dat reeds drie jaar lijdt aan faciaal en nekspasme. ORBIS kon haar een behandeling met Botulinus toxine toedienen, terwijl de locale oogartsen in het leslokaal van de DC-10 “live” meevolgden op het grote scherm en de techniek aanleerden. Op die manier kunnen zij instaan voor de 3 tot 6 maandelijkse injecties die Fong Di zal nodig hebben indien ze goed op het toxine reageert, nadat het ORBIS team Haikou verlaat.

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Rythmes du monde « Certes les vocations aident l’homme à se délivrer Emmanuel Lurquin Dakar, le 22 décembre 1999

1998

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Je suis au Sénégal depuis bientôt deux mois où j’étudie plus en profondeur l’art de jouer le tambour Sabar. Je me rends compte qu’il y a plusieurs grandes familles de griots percussionnistes qui ont chacune leurs particularités. Il est passionnant de chercher à comprendre la construction des rythmes, leurs superpositions ainsi que les différentes techniques instrumentales. C’est une conception rythmique unique, d’une grande complexité tout en étant très belle, dynamique, musicale et très proche du langage parlé, le wolof. J’ai eu la chance d’assister aux répétitions du groupe de mes professeurs, à plusieurs de leurs spectacles, à des fêtes de mariage (où les tambours sont très présents) ainsi qu’à un enregistrement en studio pour la fête du millénaire à Londres. Dans le domaine du rythme, ma curiosité est illimitée et cette recherche est passionnante. Je suis conscient de la chance d’avoir eu une telle opportunité.

Dakar, 22 december 1999

Cours avec Bakhane Seck, Dakar

Ik ben nu bijna twee maanden in Senegal waar ik mij verder verdiep in de techniek van de sabar trommel. Er bestaan hier verschillende grote percussionisten families met elk hun eigen karakteristieken. De ritmische constructies, hun overlappingen en de verschillende instrumentale technieken trachten begrijpen vormt voor mij een sterke uitdaging. Inderdaad, de ritmes die ik hier bestudeer zijn uniek vanwege hun complexiteit maar ook door hun dynamiek, hun muzikaliteit en hun nauw verwantschap met de spreektaal, het wolof. Mijn leraars hebben een percussiegroep waarvan ik verschillende repetities heb bijgewoond. Ik zag ze ook optreden op concerten, huwelijksfeesten (waar trommels een grote rol spelen) en in het kader van een studio-opname ter gelegenheid van het millennium te Londen. Op het gebied van ritmiek is mijn nieuwsgierigheid onbegrensd. Het is een wondere zoektocht. Iedere dag besef ik dat ik veel geluk heb dit te mogen meemaken.

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mais il est également nécessaire de délivrer les vocations»

Un élève du Karnataka Collège of percussion de Bangalore

Antoine de Saint Exupéry

Cherutturuty, le 26 décembre 2000

Bangalore, le 10 janvier 2001

J’ai passé le mois de décembre dans l’État du Kerala situé dans le sud de l’Inde dans une école qui s’appelle le Kerala Kalamandulam où l’on enseigne le théâtre Kathakali, une forme de théâtre très ancienne. On y enseigne la danse classique, les percussions, le chant et le langage des signes propre à cette forme de théâtre (le Mudra). Je découvre avec émerveillement la grande variété des tambours du sud de l’Inde ainsi que leurs différentes techniques et utilisations : lors de fêtes populaires, en accompagnement de représentations théâtrales, en accompagnement de cérémonies religieuses ou tribales, ou encore comme instrument principal de concert où les meilleurs solistes sont accompagnés par d’autres percussionnistes et font preuve d’une science et d’une virtuosité extraordinaires. J’observe aussi la manière d’enseigner parfois très dure ainsi que l’immense respect des élèves pour leurs maîtres. Pendant cette période de festivals, il est très intéressant de constater que ces représentations théâtrales ou musicales sont accessibles au plus grand public. Ici, je m’intéresse plus particulièrement à l’étude du tambour Chenda.

Je suis actuellement dans le sud de l’Inde, dans la grande ville de Bangalore située dans l’État du Karnataka. J’étudie dans une école qui s’appelle le Karnataka college of percussion, dirigé par Monsieur T.A.S Mani, un grand maître du tambour mridangam, et son épouse Madame Rama Mani, une grande chanteuse. Ce sont des musiciens classiques fabuleux et reconnus mondialement. Je les avais vus il y a environ dix ans lors de leur prestation pendant le Jazz Festival à Bruxelles. Ce fut pour moi une grande découverte. C’est là que j’ai compris la force et la beauté du système rythmique indien qui est l’un des plus complexes. Grâce à vous, j’ai maintenant la possibilité de les rencontrer et d’étudier avec eux le tambour Tavil, utilisé aussi bien en musique classique que dans les temples. C’est un grand honneur et un grand bonheur pour moi de côtoyer des artistes ayant une telle connaissance, une telle maîtrise et une telle expérience. C’est aussi une grande chance de pouvoir approcher leur art et de pouvoir me consacrer exclusivement à l’étude et à la pratique instrumentale sans avoir l’esprit occupé par les aléas du quotidien. C’est une expérience inoubliable et incomparablement enrichissante, du point de vue aussi bien humain que culturel.

Cherutturuty, 26 december 2000 De ganse maand december heb ik doorgebracht in de staat Kerala in het zuiden van India. Ik volgde er percussielessen in de Kerala Kalamandulam, een school waar het Kathakali theater wordt onderwezen, een van de oudste Indische vormen van toneel. Er zijn lessen in klassieke dans, in percussie, in zang en in de gebarentaal eigen aan deze toneelvorm, de Mudra. Mijn studie hier is voornamelijk gericht op het bespelen van de chenda trommel. Ik ontdek vol verwondering dat het zuiden van India een enorme verscheidenheid aan trommels kent met even verschillende gebruiken: tijdens volksfeesten, als begeleiding bij toneelvoorstellingen, als begeleiding bij godsdienstige of tribale rituelen of als hoofdinstrument van concerten waar de beste solisten uitblinken door hun beheersing van het instrument en hun vakmanschap. Het onderwijs, dat vaak bikkelhard is, wordt gekenmerkt door het immense respect van de leerlingen voor hun meesters. Opvallend zijn tijdens deze festivalperiode alle voorstellingen van zowel toneel als muziek gratis toegankelijk voor een zeer breed publiek. Bangalore, 10 januari 2001 Ik ben momenteel in Bangalore, een grote stad in het zuiden van India gelegen in de staat Karnataka. Mijn school hier heet het Karnataka college of percussion en wordt bestuurd door Meneer T.A.S Mani een grootmeester van de mrindagam trommel en diens vrouw Mevrouw Rama Mani, een grote zangeres. Beiden zijn uitzonderlijke klassieke muzikanten en wereldberoemd. Ik heb hen een tiental jaar geleden in Brussel zien optreden tijdens het Jazz Festival en was toen al enorm onder de indruk. De Indische ritmiek is een uiterst complex systeem waarin een grote kracht en schoonheid schuilen. Aan de Stichting dank ik niet enkel mijn ontmoeting met deze mensen maar ook de kans om samen met hen de tavil trommel te bestuderen, een instrument dat zowel voor klassieke als voor rituele muziek wordt gebruikt. Het is een eer en een grote blijdschap om te delen in hun kennis en hun deskundigheid. Nog belangrijker is dat ik mij hier volledig kan wijden aan de instrumentale studie en praktijk zonder afgeleid te worden door de kleine beslommeringen van het dagelijks leven. Nu reeds beschouw ik het als een unieke ervaring zowel op menselijk als op cultureel vlak.

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Anna Heylen Dolls Anna Heylen Collectie Zomer 2002 «Satellites of Love»

1987

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Sinds 1993 vormen de “Anna Heylen Dolls“ een vast gegeven in de presentatie van Anna Heylens modecreaties. De poppen zijn haar antwoord op de vraag : “Wat is voor mij mode ?“, als statement van de ontwerpster over de modewereld. Zonder kleding zijn de gelaat- en geslachtloze, grijze, rubberen figuren totaal wezenloos. Hun identiteit krijgen ze pas, als Anna en haar medewerksters ze zorgvuldig en uiterst nauwgezet aankleden met miniatuurreplica's van de stukken uit de collectie, als waren het echte modellen. Volledig met de hand geborduurde jurken, wollen truien, bontjassen, ragfijne sjaals; alles, tot en met de accessoires en de haartooi, krijgt een minutieuze afwerking. De poppen, die aan lange nylon draden hangen, draaien sierlijk om hun as en gunnen de toeschouwer zo een blik op elementen die haast onopvallend in de kleding verwerkt zijn : contrasterende stiksels, glinsterende pailletten en lovertjes, gelaagde strikjes. De poppen stralen eenvoud, kracht en schoonheid uit. De ontwerpster beschouwt schoonheid trouwens als een innerlijke, morele kwaliteit. Ze wil dat haar poppen een boodschap van vrede uitdragen : “De multiculturele maatschappij is een feit; toch was de wancommunicatie tussen volkeren nooit zo groot. Symbolisch reizen de “Anna Heylen Dolls“ de wereld rond. In elk land, in elke stad nemen ze een andere identiteit aan, passen ze zich aan de heersende cultuur aan. Het is mijn persoonlijke, bescheiden manier om bij te dragen tot de uitbouw van een verdraagzame wereld.“ Depuis 1993, les “Anna Heylen Dolls“ forment un élément récurrent dans la présentation des créations de mode de Anna Heylen. Ces poupées constituent une prise de position, un message adressé au milieu de la mode. Une esthétique sobre et puissante se dégage de ces modèles en miniature dont la créatrice aime à croire qu’ils peuvent aussi véhiculer un message de paix et de fraternité : « De fait, nous vivons dans une société multiculturelle ; or, force est de constater que la peur de l’autre crée des fossés entre les peuples. Les “Anna Heylen Dolls“ font le tour du monde de manière symbolique. Dans chaque ville, dans chaque pays elles s’adaptent à leur nouvel environnement, à un autre contexte culturel. J’aime à penser que c’est une manière modeste de contribuer à la paix dans le monde ».

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L’arbre|sculpture Nathalie Joiris 1994

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World Exposition Hannover 2000 Themenparks Photo de Tom Indekeu

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À gauche Rêve. Montage - 1997 Londres À droite Rêve. Montage - 2000 Vienne

Montage. Préparation de l'exposition au Museu da Casa Brasileira, São Paulo. Brésil

De dialoog tussen plantaardige levensvormen en het beeldend werk dat ik sinds enkele jaren in Europa heb gerealiseerd (België, Engeland, Frankrijk, Duitsland) en waarin vreemde of geïmporteerde boomsoorten werden geïntegreerd, heeft me ertoe aangezet om te streven naar een werksituatie binnen andere culturele contexten. Het is mijn wens om de ontmoeting met andere beschavingen naar mijn beeldhouwwerken te kunnen vertalen. Momenteel bereid ik een tentoonstelling voor die in april 2002 zal plaatsvinden in het Museu da Casa Brasileira in São Paulo. Dankzij het warme en vochtige klimaat, zullen mijn beelden er veel sneller veranderingen ondergaan dan in Europa en zal ik er, via de samenwerking met de plaatselijke vaklui, mijn kennis over tropische boomsoorten kunnen uitbreiden. Een ander luik van mijn beeldend werk bestaat uit het realiseren van fotomontages van zogehete “dromen”. Het zijn denkbeeldige projecten die ik wegens gebrek aan de nodige infrastructuur momenteel nog niet kan uitwerken.

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Le travail de dialogue entre le végétal et la sculpture que je réalise depuis plusieurs années en Europe (Belgique, Allemagne, Angleterre, France), intégrant des arbres indigènes ou d’importations, m’a amenée, au fil de mes réalisations, à souhaiter travailler sur des végétations différentes situées dans d’autres contextes culturels que le nôtre. Dans cette approche du végétal, mon souhait est de pouvoir intégrer et de pouvoir formuler dans mon language plastique cette rencontre avec d’autres civilisations. Je prépare en ce moment une exposition au Brésil programmée en Avril prochain au Museu da Casa Brasileira de São Paulo qui me permet d’approfondir ma démarche et, pour la première fois, d’utiliser dans son contexte naturel de nouvelles formes végétales beaucoup plus vivaces. Grâce au climat humide et chaud des tropiques, les sculptures que je place dans ce lieu évolueront de façon beaucoup plus rapide qu’en Europe du nord. De plus, l’utilisation de nouvelles essences d’arbres me permet d’approfondir mes connaissances en botanique et d’apprendre, en travaillant avec des hommes de métiers, une gestion de la nature tropicale. Parallèlement à ce travail, je réalise par ordinateur des montages de «rêves» comme j’aime les appeler. Ces rêve sont des projets «imaginaires», demandant une telle infrastructure qu’il m’est impossible à l’heure actuelle de les concrétiser. Alors, je rêve.


La transhumance du printemps permet aux nomades de rejoindre les hautes vallées du centre de l’Afghanistan afin d’y trouver des paturâges.

Le nomadisme en Afghanistan Jean et Danielle Bourgeois 1967

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Van 1968 tot 1972 leefden Jean en Danielle Bourgeois temidden van de Pachtoun-nomaden, gekend voor hun smokkelactiviteiten tussen Afghanistan en Pakistan. De Belgische Stichting Roeping steunde de drie opeenvolgende expedities, die na afloop bekroond werden met de Prix d'études orientales et d'histoire des religions van het ULBinstituut voor sociologie. Hun buitengewone ervaringen vormden de basis voor een langspeelfilm, die kan gelden als een unieke getuigenis en een onvervangbaar historisch document. In Afghanistan zijn alle nomadische levenswijzen thans immers verdwenen. Het avontuur van Jean en Danielle Bourgeois bewijst dat twee ogenschijnlijk tegengestelde culturen mekaar kunnen verrijken. Welke baat hadden de nomaden bij de aanwezigheid van twee buitenstaanders, die mogelijk hun geheime routes konden prijsgeven? De twee westerlingen van hun kant kozen er bewust voor om de moordenaars- en bandietenreputatie van de stammen op eigen risico te negeren. Toch vond een vreedzame ontmoeting plaats, omdat beide partijen hun angst voor het onbekende konden overstijgen. Volgens toenmalige statistieken waren er in 1970 in Afghanistan nog tussen driehonderd duizend en drie miljoen nomaden. De grote karavanen zijn ten gevolge van oorlogen en de opkomst van de wegenhandel verdwenen. Een eeuwenoude levenswijze is uitgewist.

Photos Jean et Danielle Bourgeois

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À l’approche de l’hiver les nomades quittent les montagnes du centre pour trouver refuge dans la vallée de l’Indus au Pakistan.

Les nomades sont fiers de se prétendre les descendants directes des Aryens qui n’ont jamais émigré vers l’Europe.

De 1968 à 1972, Jean et Danielle Bourgeois ont partagé la vie quotidienne de la tribu nomade pachtoune des Djelalkhel, qui exerçaient leur commerce caravanier de contrebande et l'élevage de leurs troupeaux de chameaux, de chèvres et de moutons entre l'Hazaradjat, au centre de l'Afghanistan, et les rives de l'Indus, au Pakistan. Les trois expéditions successives étaient patronnées par la Fondation Belge de la Vocation, et ce long travail a été couronné par l'Institut de sociologie de l'ULB, qui a décerné aux deux ethnographes le Prix d'études orientales et d'histoire des religions. De cette complicité avec des nomades dont tout les séparait, Jean et Danielle Bourgeois ont rapporté un film long métrage qui restera malheureusement un document d'histoire irremplaçable, car le grand nomadisme afghan a été définitivement anéanti. L'aventure vécue par Jean et Danielle Bourgeois démontre que deux cultures apparemment conflictuelles peuvent s'enrichir mutuellement. Les nomades contrebandiers n'avaient aucun intérêt à tolérer parmi eux deux observateurs qui auraient pu divulguer leurs itinéraires secrets. Les deux occidentaux, de leur côté, prenaient des risques considérables en approchant ces tribus chargées d'une réputation de bandits et d'assassins. Pourtant, une rencontre fraternelle a été possible, parce que les uns comme les autres ont pu dépasser l'obstacle de la peur… Les nomades étaient encore nombreux en Afghanistan en 1970. Les statistiques de l'époque les estimaient entre 300 000 et 3 millions. Les grandes caravanes ont à présent disparu, anéanties par les guerres et l'apparition du commerce routier. Le nomadisme afghan était dû au grand contraste des saisons, et de la haute altitude des régions centrales du pays. Les pasteurs amenaient leurs troupeaux sur les pentes des montagnes de l'Hindou Kouch au printemps, et se retiraient dans les plaines des alentours pour y passer l'hiver. Ces grands déplacements, de plus de 2 500 kilomètres parfois, furent depuis la plus haute antiquité une occasion de commerce. La célèbre Route de la Soie traversait l'Afghanistan de part en part, transitant les précieuses denrées indiennes et chinoises vers les ports de la Méditerranée. Ce grand commerce caravanier s'amenuisa lors de l'avènement des routes maritimes, qui prospérèrent au XVIIe siècle, mais il en restait encore une trace il y a quelques décennies.

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Contact pour les conférences sur les nomades-contrebandiers: Jean et Danielle Bourgeois tél. 083 21 25 91 et 083 21 56 08

Le centre de l’Afghanistan est habité par des Hazaras, descendants des Mongols. Ces populations sont asservies aux nomades.


Llallagua, Bolivië, 5 november 2001 Hilde Vandelanotte 2001

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Dag allemaal,

Op boodschap voor het jongerencongres met Don Costo

Anderhalve maand geleden ben ik uit België vertrokken. Tijd dus om jullie wat nieuws toe te sturen! Hier loopt alles eigenlijk vlot: ik ben al goed ingeburgerd en met het Spaans gaat het goed. Van de werkwoordstijden maak ik wel een soepje, maar de mensen verstaan mij toch. Llallagua is een kleine stad in het Andes-gebergte, dat vroeger een belangrijke rol heeft gespeeld in de mijnindustrie. Sinds het ineenstorten van de tinprijs op de internationale markt en door verschillende overheidsmaatregelen in 1985 is de regio snel achteruitgegaan. Veel mensen verlieten de stad om elders aan de kost te komen. De laatste jaren komen wel meer mensen terug, omdat er ook in de rest van het land weinig werkgelegenheid is. Llallagua ligt 4000 meter boven de zeespiegel en dat voel je! Bij de minste inspanning slaat je hart bijna over en 's avonds ben ik altijd pompaf! Het is er ook koud. Nu is het lente, maar twee weken geleden sneeuwde het! Onlangs was er in de hoofdstad La Paz een bijeenkomst met alle coöperanten van Broederlijk Delen; dat was echt leuk! Broederlijk Delen zendt nog niet zolang coöperanten uit; we waren dus met een bende nieuwelingen samen. Fijn om ervaringen uit te wisselen, weer eens Nederlands te spreken en gewoon mekaar te leren kennen! Het project zelf met de jongeren van Llallagua begint ook goed te lopen. Er waren heel wat problemen in het vorige dagelijkse bestuur. Na wat interne spanningen en ruzies zijn in mei 2001 negen van de twaalf jongeren opgestapt. Sindsdien zijn er geen activiteiten meer geweest. Het eerste wat dus moest gebeuren, was: een nieuw jongerencongres organiseren, om daar een nieuwe ploeg te kunnen kiezen. Dat congres heeft vorig weekend plaatsgevonden en ik denk dat we echt van een succes kunnen spreken! Er waren een vijftigtal jongeren komen opdagen van negentien verschillende colleges, universiteitsgroeperingen en organisaties ! We begonnen op zaterdagmiddag met een aantal sprekers, die elk een halfuur tijd hadden om een voordracht te geven over jongerenthema's; daarna was er tijd voor vragen. Spijtig genoeg kon ik niet naar alle uiteenzettingen luisteren, want ze hadden me voor vanalles nodig: wcpapierhoudertjes in elkaar knutselen met elektriciteitsdraad voor in de toiletten, er waren bijkomende inschrijvingen, de mensen van de keuken hadden een paar ingrediënten tekort, het vieruurtje moest klaargemaakt worden enzovoort. Telkens wanneer ik in de zaal was, had ik de indruk dat de jongeren echt geïnteresseerd waren; ze stelden ook heel veel vragen! Op zondagochtend moesten ze in groepjes werken rond thema's als statuten en reglementen, cultuur en opvoeding, politiek en sociale projecten, economie en ontspanning. 's Middags mochten ze hun ideeën dan in verschillende groepjes aan de hele groep voorstellen. Het leuke was dat de mensen van de Ayllus, vanop het platteland, ook echt betrokken waren, en dat de anderen "van de stad" ook rekening wilden houden met de rurale problemen. Na het vieruurtje begonnen de verkiezingen van het nieuwe dagelijkse bestuur; dat dreigde eventjes in het honderd te lopen. Ze verkiezen hier "por ternas": de groep mag drie namen voorstellen, maar er steken er bijvoorbeeld twaalf hun hand op om iemand te nomineren en dan moet het presidium er willekeurig drie uitkiezen. Je kunt je wel voorstellen wat een geroep en getier dat was! Ik heb de indruk dat we alvast een goede president hebben: een vierdejaars student pedagogie met véél enthousiasme en uitstraling! Nu maar hopen dat hij ook de anderen echt enthousiast kan maken! De sfeer aan tafel achteraf was echt plezant; iedereen leek tevreden. Nu kunnen we een jaarplan beginnen uittekenen! Ik hoop dat het met jullie ook goed gaat. Veel groeten uit Llallagua, ook in naam van alle jongeren!

Foto’s Hilde Vandelanotte

Hilde

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Jongerencongres op 3 en 4 november 2001

Centro Integral Juvenil Kinderen in de speelzaal

Llallagua est une petite ville de Bolivie située dans la région minière de Oruro et de Potosi. Au 16e siècle, la région était source de richesses. Les Espagnols y ont puisé des milliards de dollars dans les mines d’argent et ont exploité des milliers d’Indiens et d’esclaves qui souvent y trouvèrent la mort dans des conditions inhumaines. En Bolivie aujourd’hui les choses n’ont guère changé. Des milliers d’hommes et de jeunes garçons y travaillent dans les mines de zinc et d’étain. Les mines d’argent sont quant à elles fermées depuis des siècles… Dans les mines, les galeries sont étroites et à peine étayées. La température extérieure peut descendre jusqu’à plusieurs degrés sous zéro – Llallagua se trouve à 4000 mètres d’altitude dans la cordillère des Andes – mais dans les galeries il fait parfois plus de quarante degrés. Aucune ventilation ni évacuation d’eau n’y sont prévues. Une seule mine est équipée de rails qui permettent le transport du minerai dans de petits chariots. Sinon, c’est en brouette que les mineurs transportent les sacs remplis de zinc ou d’étain. Parfois, une galerie s’effondre ou des hommes sont blessés à la suite d’une explosion. L’espérance de vie moyenne des mineurs est de 35 ans. Les mines ne font l’objet d’aucun nouvel investissement et donc les conditions de travail y sont les mêmes depuis des siècles. Cette situation dramatique n’entame pas la volonté d’un peuple qui témoigne d’une créativité et d’une dynamique hors du commun. Un peuple qui se bat contre le partage inégal des richesses, contre les trafics de drogue et d’armes, contre l’oppression des fermiers et des indiens. La plupart des jeunes sont au chômage. Ils errent dans les rues et versent rapidement dans la drogue et la petite délinquence. L’Asociacòn Juvenil del Municipio de Llallagua fut fondée à la suite du choc causé par le viol et le meurtre d’une adolescente. Suite à ce drame, des jeunes sont descendus dans la rue pour dire non au désespoir, à la violence, et à la drogue. Ils ont décidé de se battre pour un avenir meilleur. L’association organise des activités de jeux et une école des devoirs au Centro Integral Juvenil et représente les jeunes auprès des instances locales. Elle est soutenue par le Comité de la Familia y la Juventud, qui regroupe des enseignants, des journalistes et des paroissiens. Depuis le 10 septembre 2001, Hilde Vandelanotte, lauréate de la promotion 2001, a rejoint les jeunes de Llallagua et œuvre avec eux pour l’installation d’un programme d’aide à la jeunesse.

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Onze agenda spitst zich toe op de activiteiten van oud-laureaten. Notre agenda est consacré aux activités d’anciens lauréats.

MUZIEK | MUSIQUE

EXPO | EXPO

Tony Nys (Quatuor Danel) altviool/violon alto Concerts de Midi 6/2/02 q 12.40 Museum voor Oude Kunst / Musée d’Art Ancien Info : 02 512 82 47

Patchwork quilts Américains, Anglais, Canadiens et Gallois 1795-1950 Ouvert les dimanches : 2, 9, 16/12/2001; 13, 20, 27/1/2002; 3, 10, 17/2/2002 Asbl Lumière - Espace parallèle Anciennes écuries de l’abbaye 7a Rouge Cloître, 1160 Bruxelles Contact : Chantal Noël Info : 02 675 27 23

Marie Hallynck violoncelle/cello Orchestre national de Belgique 1/12/01 q 20.00 Palais des Beaux-Arts de Charleroi Concerts de Midi 23/1/02 q 12.40 Musée d’Art Ancien/ Museum voor Oude Kunst Info : 02 512 82 47 Véronique Bogaerts violon/viool Concert d’hiver 21/12/01 q 20.00 Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles/Koninklijk Conservatorium Brussel Info : 02 511 51 65 Duo Véronique Bogaerts violon/viool Dominique Cornil piano Concerts de Midi 23/1/02 q 12.40 Musée d’Art Ancien/Museum voor Oude Kunst Info: 02 512 82 47 Inge Spinette piano Nieuwjaarsconcert / Concert du Nouvel An 24/2/02 q 20.00 Koninklijk Conservatorium Brussel / Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles Info : 02 511 51 65 Sophie Karthaüser soprano/sopraan Orchestre Philharmonique de Liège et de la Communauté française Chœur symphonique de Namur 23/12/01 q 20.00 Palais des Beaux-Arts, Bruxelles/ Paleis voor Schone Kunsten Info : 02 511 34 33.

© Espace Parallèle, Bruxelles

Agenda

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TO N E E L | T H É AT R E Olivier Coyette Zugzwang une création de Transquinquennal en coproduction avec le Théâtre Les Tanneurs. 27/11/01 – 22/12/01 Theâtre les Tanneurs, 75 rue des Tanneurs, 1000 Bruxelles. Info : 02 512 17 84 www.lestanneurs.be Pieter De Buysser LOTUS Drive Tekst en regie: Pieter De Buysser Spel: Rijna Saastomoniem, Lise Solar, Raven Ruëll, Jean-Baptiste Lefebvre Co-productie: Lampe / Nieuwpoorttheater 16/1/02 q 20.30 Nieuwpoorttheater, Gent. Info: 09 223 00 00 F OTO G R A F I E | P H OTO G R A P H I E Sebastian Schutyser Mud Mosques 23/1/02 – 10/3/02 Maison européenne de la photographie, 82 rue François Miron, Paris. Info : 0033 1 44 78 75 00 SCULPTURE | BEELDHOUWKUNST Gérald Déderen Œuvres d’Arbres Jusqu’au 7/1/02, Musée des Beaux-Arts de Pau (France). Info: 0033 0559 27 33 02

Welsh Flannel Quilt C. 1900

News VIDEO | VIDÉO Sven Augustijnen laureaat Prijs Jonge Belgische Schilderkunst lauréat Prix de la Jeune Peinture Belge. 20/11201 – 6/1/02 Paleis voor Schone Kunsten / Palais des Beaux-Arts, Bruxelles. Info : 02 507 84 66. MUZIEK | MUSIQUE Muhiddin D. Demiriz a obtenu le prix Irène Fuerison, prix de composition musicale se rapportant à la musique d’orchestre, de l’Académie Royale des Lettres, des Sciences et des Beaux-Arts. La cérémonie de remise des prix a eu lieu le 17 novembre 2001. Concert au profit de la Fondation Belge de la Vocation Les élèves du cours de harpe de Brigitte Pichal des académies de Court-SaintEtienne-Ottignies-Louvain-la-Neuve, de Jodoigne et de Hannut vous invitent au concert qu’ils donneront au profit de la Fondation Belge de la Vocation en la salle de l’Académie de musique de Hannut, rue des Combattants 1 à 4280 Hannut, le samedi 2 février 2002 à 17h précise. Réservation par téléphone au 019 51 14 83 ou par e-mail jeanpayon@compuserve.com

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Vocatio est la revue trimestrielle de la Fondation Belge de la Vocation. Lancé en février 2001, ce magazine a pour but de faire connaître l’action de la Fondation par le biais des projets de ses lauréats. La Fondation Belge de la Vocation fut créée en 1963 par Emile Bernheim à l’exemple de la Fondation française de la Vocation fondée par Marcel Bleustein-Blanchet. Chaque année la Fondation décerne une quinzaine de bourses de 10 000 € à des jeunes de nationalité belge ayant entre 18 et 30 ans et pouvant témoigner d’une véritable vocation. Elle leur donne l’appui financier et le soutien moral nécessaires pour l’accomplir et ce dans des domaines d’activités aussi divers que la médecine, les arts plastiques, le cinéma, la recherche scientifique, la littérature, etc..

Vocatio is het driemaandelijkse tijdschrift van de Belgische Stichting Roeping. Het is in februari 2001 opgericht en heeft tot doel de Stichting bekend te maken via de projecten van haar laureaten. Emile Bernheim heeft de Belgische Stichting Roeping in 1963 opgericht naar het voorbeeld van de Fondation française de la Vocation, gesticht door Marcel Bleustein-Blanchet. Elk jaar reikt de Stichting beurzen van 10 000 € uit aan een vijftiental jonge Belgen die tussen achttien en dertig jaar oud zijn en die kunnen getuigen van een werkelijke roeping; de beurs verschaft hen de morele en materiële middelen om ze te realiseren. Alle domeinen komen in aanmerking: geneeskunde, literatuur, plastische kunsten, film, wetenschappelijk onderzoek...

Fondation Belge de la Vocation Belgische Stichting Roeping Sous le haut patronage de Sa Majesté la Reine Fabiola Onder de hoge bescherming van Hare Majesteit Koningin Fabiola Place de l’Albertine 2, 1000 Bruxelles Tél. 02 213 14 90 | Fax 02 213 14 95 E-mail : fbv.bsr@online.be Site internet : www.fondationvocation.be Le secrétariat est ouvert lundi, mardi et jeudi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h, mercredi et vendredi de 8h30 à 12h30.

Albertinaplein 2, 1000 Brussel Tel. 02 213 14 90 | Fax 02 213 14 95 E-mail : fbv.bsr@online.be Website : www.stichtingroeping.be Het secretariaat is open op maandag, dinsdag en donderdag van 8.30 tot 12.30 uur en van 13.30 tot 17 uur; op woensdag en vrijdag enkel van 8.30 tot 12.30 uur.

Conseil d’administration | Raad van bestuur

Jury

Président d’honneur | Erevoorzitter Claude Wielemans

Ludo Bekkers Gabriel Belgeonne Jean Bingen Thierry Boon France Borel Hugues Boucher Baron Stijn Coninx Baron André Delvaux Lydia Deveen-Depauw Eric Desoppere Annie Devreese-Declerck Rafaël D’Haene Jan Gybels

Président | Voorzitter Edouard Jakhian Vice-présidents | Ondervoorzitters Chevalier Evers Baronne Vaxelaire Baron de Posch Chevalier Leduc Trésorier | Schatbewaarder Edouard De Ruydts

Membres | Leden Gérald Bertot Mme Mickey Boël Rik De Nolf François Desclée de Maredsous Frie Dierickx Visschers Jacques Dopchie Paul Dujardin Roger Forthomme Emmanuel Janssen Andries Kinsbergen, minister van Staat Vicomte Louis le Hardÿ de Beaulieu Mme Jean Michiels Baron Philippson Jacques Planchard, Gouverneur hre Stéphane Rosenblatt Baudouin Ruquois Dominique Snyers Luc Tayart de Borms Emile Toebosch Jacques-Ch. Vanden Schrieck Baron Velge Paul Washer

Edgar Kesteloot Christian Koninckx Pierre Laroche Chevalier Leduc Vicomte Louis le Hardÿ de Beaulieu Marc Mendelson Guy-Roland Pâque Vicomte Ilya Prigogine Luc Putman Gustave Stoop François Terlinden Pierre Van Damme

Secrétariat | Secretariaat Secrétaire général | Secretaris-generaal Sylviane Jacquet de Haveskercke Déléguée | Afgevaardigde Nicole Gautier Secrétaire | Secretaresse Bernadette Stevens

G RAPHISME | V ORMGEVING Marie-Hélène Grégoire. RÉDACTION | REDACTIE Séverine Windels. RELECTURE | HERLEZING Nadine Wampach, Jan H. Verbanck. É DITEUR RESPONSABLE | V ERANTWOORDELIJKE UITGEVER Edouard Jakhian, Albertinaplein 2 place de l’Albertine, Bruxelles1000 Brussel.

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Vocatio 4 - 2001